| CELEX | 52022IR5388 |
| Type | Initiative législative |
| Date | jeudi 16 mars 2023 |
| 30.5.2023 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 188/79 |
Avis du Comité européen des régions sur le thème «Législation européenne sur la liberté des médias»
(2023/C 188/08)
|
I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENT
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre commun pour les services de médias dans le marché intérieur (législation européenne sur la liberté des médias) et modifiant la directive 2010/13/UE
COM(2022) 457 final
Amendement 1
Considérant 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Il convient de tenir compte du rôle particulier des médias en tant que bien économique et culturel, ainsi que des compétences respectives de l’Union européenne et de ses États membres découlant de ce rôle.
Amendement 2
Considérant 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Toutes les évolutions pertinentes du marché doivent être prises en considération.
Amendement 3
Considérant 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Les compétences respectives de l’Union européenne et de ses États membres doivent être prises en compte.
Amendement 4
Considérant 5
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
|
|
Exposé des motifs
Il semble inapproprié de considérer les mesures prises conformément à la responsabilité et à la compétence nationales pour protéger le pluralisme des médias comme s’il s’agissait d’un obstacle au marché intérieur.
Amendement 5
Considérant 6
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
|
|
Exposé des motifs
La réglementation devrait rester axée sur la compétence de l’Union européenne.
Amendement 6
Considérant 7
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
La réglementation devrait rester axée sur la compétence de l’Union européenne.
Amendement 7
Considérant 10
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
L’Union européenne elle-même devrait également être liée aux exigences de transparence. Dans le même temps, le seuil d’un million d’habitants n’est pas réaliste pour les petits États membres. Le fait d’abaisser le seuil de population et de combiner ce dernier avec un seuil minimal de dépenses annuelles réduit le risque de manque de transparence, tout en évitant de créer une charge administrative disproportionnée liée aux obligations de déclaration.
Amendement 8
Considérant 11
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Les compétences respectives de l’Union européenne et de ses États membres doivent être prises en compte.
Amendement 9
Considérant 13
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Les compétences respectives de l’Union européenne et de ses États membres doivent être prises en compte.
Amendement 10
Considérant 14
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Les compétences respectives de l’Union européenne et de ses États membres doivent être prises en compte. La liberté éditoriale devrait de surcroît être prise en compte en tant qu’élément garantissant la diversité des médias.
Amendement 11
Considérant 18
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Le rôle particulier des médias publics à la lumière du protocole d’Amsterdam doit être respecté.
Amendement 12
Considérant 19
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Il convient d’éviter les contradictions avec le droit applicable.
Amendement 13
Considérant 20
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Une vision différenciée de la liberté éditoriale doit être prise en compte.
Amendement 14
Considérant 21
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Une vision différenciée de la liberté éditoriale doit être prise en compte.
Amendement 15
Considérant 22
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Les différentes structures de contrôle des médias doivent être prises en compte.
Amendement 16
Considérant 23
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Les différentes structures de supervision des médias doivent être prises en compte.
Amendement 17
Considérant 24
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
L’indépendance des travaux du comité doit être garantie.
Amendement 18
Considérant 26
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
L’ordre des compétences applicable doit être préservé.
Amendement 19
Considérant 30
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Les compétences du comité devraient être axées sur les problématiques transfrontières.
Amendement 20
Considérant 31
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Il convient de tenir compte du rôle important des principaux services intermédiaires en ce qui concerne la disponibilité des contenus médiatiques.
Amendement 21
Considérant 32
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Il convient de tenir compte du rôle important des principaux services intermédiaires en ce qui concerne la disponibilité des contenus médiatiques.
Amendement 22
Considérant 33
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Il convient de tenir compte du rôle important des principaux services intermédiaires en ce qui concerne la disponibilité des contenus médiatiques, tout en se réjouissant de tout moyen susceptible de faciliter la vérification du respect d’exigences spécifiques.
Amendement 23
Considérant 35
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Il convient de tenir compte du rôle important des principaux services intermédiaires en ce qui concerne la disponibilité des contenus médiatiques.
Amendement 24
Considérant 37
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
La compétence des États membres pour garantir la pluralité des médias ne devrait pas être limitée.
Amendement 25
Considérant 39
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
La priorité doit être accordée aux questions relatives au marché intérieur.
Amendement 26
Considérant 40
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
La priorité doit être accordée aux questions relatives au marché intérieur.
Amendement 27
Considérant 41
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Les autorités nationales ou les organismes nationaux de régulation sont chargés d’évaluer les concentrations dans les médias à l’intérieur de leurs frontières.
Amendement 28
Considérant 42
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
La pertinence du pluralisme des médias doit être affirmée sans ambages.
Amendement 29
Considérant 43
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
La priorité doit être accordée aux questions relatives au marché intérieur.
Amendement 30
Considérant 44
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Il devrait être clair que les États membres ont le droit et le devoir de décider de critères conformes aux principes fixés.
Amendement 31
Considérant 50
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Les tâches de la Commission devraient se concentrer sur les aspects liés au marché intérieur. Ces aspects devraient nécessairement comprendre les évolutions des marchés des médias dans les États membres, notamment au motif que ces derniers sont de nature à interagir avec le marché unique. Une vue d’ensemble des éventuelles vulnérabilités et un mécanisme d’alerte à ce sujet peuvent également contribuer à l’élaboration de mesures adéquates pour préserver la liberté et le pluralisme des médias.
Amendement 32
Considérant 51
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Dans la mesure où les États membres pourraient devoir réajuster leur système réglementaire national, le règlement devrait fixer un calendrier approprié.
Amendement 33
Article premier, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. Le présent règlement établit des règles communes pour le bon fonctionnement du marché intérieur des services de médias, y compris la création du Comité européen pour les services de médias, tout en préservant la qualité des services de médias . | 1. Le présent règlement établit des règles communes pour le bon fonctionnement du marché intérieur en ce qui concerne les services de médias, y compris la création du Comité européen pour les services de médias, tout en s’efforçant de préserver la qualité desdits services. 2. Le règlement établit, dans la mesure nécessaire à la réalisation de l’objectif énoncé au paragraphe 1, des principes de base communs en tant que normes minimales pour le fonctionnement sûr et sans entrave des services de médias et de l’activité des journalistes, tout en garantissant l’indépendance et la pluralité des médias. |
Exposé des motifs
L’objectif et le champ d’application du règlement devraient refléter le domaine de compétence de l’Union européenne et donc faire clairement référence à l’harmonisation du marché intérieur. Les services de médias font partie du marché intérieur. Toutefois, il n’y a pas lieu de supposer un «marché intérieur des services de médias» uniforme, d’autant plus que, en dépit d’une convergence constante des médias, ces derniers sous toutes leurs formes, ne peuvent être, du point de vue de l’utilisateur, rattachés à un seul marché. Par ailleurs, pour définir de manière significative le champ d’application du règlement et clarifier ses objectifs, il convient de préciser que l’objectif de l’acte juridique est d’élaborer des normes minimales communes visant les activités des fournisseurs de services de médias et des journalistes ainsi que de promouvoir les activités transfrontières à la lumière de l’indépendance et du pluralisme des médias.
Amendement 34
Article premier, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||||||||
| 2 . Le présent règlement n’a pas d’incidence sur les règles établies par: | 3. Le présent règlement n’a pas d’incidence sur les règles établies par: | ||||||||||
[…] |
[…] |
Exposé des motifs
Il convient de préserver la norme établie par la directive «Services de médias audiovisuels» (2010/13/UE), et il est ainsi précisé que ses exigences ne sont pas non plus affectées par les dispositions complémentaires de l’acte juridique à l’examen.
Amendement 35
Article premier, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 3. Le présent règlement n’affecte en rien la possibilité qu’ont les États membres d’adopter des règles plus détaillées dans les domaines couverts par le chapitre II et la section 5 du chapitre III, pour autant que ces règles soient conformes au droit de l’Union. | 4. Les États membres ont la faculté, en ce qui concerne les services de médias qui relèvent de leur compétence, de prévoir des règles plus détaillées ou plus strictes dans les domaines couverts par le présent règlement, sous réserve que ces règles soient conformes au droit de l’Union. |
Exposé des motifs
Conformément aux traités européens, la souveraineté culturelle et, partant, la compétence en matière de réglementation des médias relèvent des États membres. L’Union européenne doit respecter la diversité des cultures, et elle ne dispose que d’une compétence complétive et d’appui dans ce domaine, qui est protégée par l’article 167 en liaison avec l’article 6, point c), du TFUE. Par conséquent, comme dans la directive «Services de médias audiovisuels», l’harmonisation ne devrait pas aller au-delà des normes minimales.
Amendement 36
Article 2, point 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Le financement est un facteur essentiel pour la pertinence d’une offre de service public pour le marché intérieur et un élément essentiel des médias de service public. De plus, le caractère très ouvert du terme «mission» ne permet pas de limiter raisonnablement le champ d’application. Par exemple, il pourrait également couvrir, de manière injustifiée, les fournisseurs privés de services de médias soumis par la loi à des exigences de pluralité.
Amendement 37
Article 2, point 10
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
| ||||
|
|
|
Exposé des motifs
La définition figurant dans la législation sur les services numériques (1) est ajoutée aux fins de son inclusion à l’article 17.
Amendement 38
Article 2, point 15
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
L’Union devrait également être incluse dans tout ce qui concerne la publicité d’État. Dans le même temps, le seuil d’un million d’habitants n’est pas réaliste pour les petits États membres. L’abaissement du seuil de population et son examen combiné à un seuil minimal de dépenses annuelles réduisent le risque de manque de transparence tout en évitant de créer une charge administrative disproportionnée liée aux obligations de déclaration.
Amendement 39
Article 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Droits des destinataires de services de médias Les destinataires de services de médias dans l’Union ont le droit de recevoir des contenus d’information et d’actualité divers, produits dans le respect de la liberté éditoriale des fournisseurs de services de médias, dans l’intérêt du discours public. | Liberté et pluralisme des médias Les États membres doivent garantir, sans préjudice de leur droit constitutionnel national, et conformément à l’article 11 et aux autres droits fondamentaux de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, ainsi que dans le respect des libertés fondamentales du marché intérieur, un cadre législatif et administratif approprié pour assurer un pluralisme (effectif) et l’indépendance des médias, qui tienne compte également du point de vue des utilisateurs. |
Exposé des motifs
La liberté d’information est un droit fondamental consacré par la loi, mais qu’il convient de définir plus précisément et de mettre en balance avec d’autres intérêts légaux. La portée d’un droit prévu par la loi n’est pas claire à cet égard, et elle devrait donner lieu à une définition juridique plus approfondie. Pour ce qui concerne les offres locales et régionales, la pertinence de la norme pour le marché intérieur est discutable.
En revanche, les États membres ont le droit et le devoir de garantir la diversité des opinions et des médias et, partant, de donner à leurs réglementations respectives en matière de médias l’orientation qui leur sied. En structurant cette réglementation, ils sont tenus de respecter les libertés fondamentales du marché intérieur dans la mesure où celles-ci concernent la fourniture transfrontière de services de médias. Par conséquent, comme l’a fait observer la Commission dans ses rapports sur l’état de droit, la grande majorité des États membres disposent déjà d’une réglementation efficace pour permettre l’existence d’un paysage médiatique diversifié, avec des médias indépendants, conforme aux valeurs, normes et objectifs européens. Cela ne devrait pas conduire les États membres à réduire leurs efforts pour continuer à remplir leurs obligations avec le plus grand engagement possible, au vu notamment des insuffisances qui ont également été constatées, et de l’évolution négative pour l’indépendance et la diversité des médias.
Le texte devrait donc mettre l’accent sur cette obligation et l’inscrire en droit, afin que l’Union et ses États membres aient la capacité de lutter conjointement contre les insuffisances systémiques sans pour autant compromettre le bon fonctionnement des systèmes médiatiques.
Amendement 40
Article 4, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Droits des fournisseurs de services de médias 1. Les fournisseurs de services de médias ont le droit d’ exercer leurs activités économiques dans le marché intérieur sans restrictions autres que celles autorisées par le droit de l’Union. | Indépendance des médias 1. Les États membres prévoient des mesures appropriées pour faire en sorte que les fournisseurs de services de médias puissent exercer leurs activités économiques dans le marché intérieur sans restrictions autres que celles autorisées par le droit de l’Union. |
Exposé des motifs
Le droit visé dans la proposition de règlement à l’examen semble vague et par conséquent, guère applicable. Néanmoins, si sur cette base, les plaintes des fournisseurs de services de médias pouvaient être portées directement devant les tribunaux, l’on aurait là un moyen approprié pour contester toute mesure prise par un État membre à l’égard d’un fournisseur de services de médias, y compris toute mesure justifiée que les autorités de régulation auraient prise. Dans la mesure où les droits des fournisseurs de services de médias, et aussi ceux des journalistes, garantis par les libertés et droits fondamentaux, doivent être définis plus en détail et font partie, en tant que tels, du système juridique national, il faudrait que les États membres soient tenus de respecter ces droits de manière appropriée.
Amendement 41
Article 4, paragraphe 2, point (a)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Il s’impose d’être parfaitement clair sur le fait que l’interdiction de toute influence sur les stratégies éditoriales ou les décisions des fournisseurs de services de médias ne concerne pas les mesures prises par les organismes nationaux de régulation visant à respecter ou à faire respecter les exigences fixées par la loi, en particulier pour ce qui concerne l’offre des fournisseurs de services de médias.
Amendement 42
Article 5
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Garde-fous pour le fonctionnement indépendant des fournisseurs de médias de service public | Médias de service public |
| 1. Les fournisseurs de médias de service public communiquent, de manière impartiale, des informations et des opinions diverses à leurs publics, conformément à leur mission de service public. | 1. Les États membres peuvent prévoir des médias de service public qui répondent à leurs besoins démocratiques, sociaux et culturels. |
| 2. La direction et le conseil d’administration des fournisseurs de médias de service public sont nommés selon une procédure transparente, ouverte et non discriminatoire et sur la base de critères transparents, objectifs, non discriminatoires et proportionnés préalablement définis par le droit national. | 2. Le financement des services de médias publics sert la mission de service public et tient compte des besoins liés à l’accomplissement de cette mission. À cette fin, les États membres garantissent des mécanismes pour assurer un financement adéquat sur une base prévisible ainsi que le respect de la mission fixée par la loi ou suivant des procédures établies par la loi. |
| La durée de leur mandat est fixée par le droit national et est adéquate et suffisante pour garantir l’indépendance effective du fournisseur de médias de service public. Ils ne peuvent être renvoyés avant la fin de leur mandat qu’à titre exceptionnel s’ils ne remplissent plus les conditions prédéfinies légalement requises pour l’exercice de leurs fonctions, préalablement prévues par le droit national, ou pour des raisons spécifiques liées à un comportement illégal ou à une faute grave tels que définis au préalable par le droit national. |
|
| Toute décision de renvoi est dûment justifiée, fait l’objet d’une notification préalable à la personne concernée, et comporte la possibilité d’un contrôle juridictionnel. Les motifs de renvoi sont mis à la disposition du public. |
|
| 3. Les États membres veillent à ce que les fournisseurs de médias de service public disposent de ressources financières suffisantes et stables pour l’accomplissement de leur mission de service public. Ces ressources sont de nature à permettre que l’indépendance éditoriale soit préservée. | 3. Sans préjudice de la compétence des États membres de conférer, de définir et d’organiser ladite mission de service public, les États membres prennent des mesures pour que les services des médias de service public tiennent compte de la nécessité de préserver le pluralisme. À cette fin, les prestataires de services publics devraient notamment être tenus de présenter de manière équilibrée un éventail de thématiques et de points de vue aussi large que possible, et de respecter les principes d’objectivité et d’impartialité dans le rapport des faits. |
| 4. Les États membres désignent une ou plusieurs autorités ou organismes indépendants, chargés de contrôler le respect des paragraphes 1 à 3. | 4. Lorsqu’ils définissent et organisent leurs médias de service public, les États membres prévoient des mesures appropriées pour garantir leur indépendance éditoriale ainsi que l’indépendance de leurs autorités ou organismes de contrôle. |
Exposé des motifs
Les activités des médias de service public, qui, par leur nature, opèrent au niveau national et sont partiellement décentralisées dans les États membres, n’ont qu’un impact limité sur le marché intérieur. Leur organisation interne n’a aucun lien perceptible à cet égard.
Il appartient aux États membres de concevoir et de définir leur secteur de médias de service public. Par conséquent, les dispositions ne sont ni compatibles avec les compétences de l’Union européenne ni suffisamment souples pour répondre à l’évolution possible de la demande des fournisseurs de services de médias investis d’une mission de service public.
Compte tenu du droit qui appartient aux États membres de décider eux-mêmes de la structure, de l’organisation et du financement de leurs médias de service public, il convient d’ancrer les exigences essentielles pour l’intégration des médias de service public au sein du marché intérieur, lesquelles s’appliquent déjà, en vertu du protocole d’Amsterdam, à la radiodiffusion de service public. À cet égard, il convient de préciser que les États membres sont libres de créer et de financer des médias de service public en fonction de leurs besoins démocratiques, sociaux et culturels.
Amendement 43
Article 6, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| Obligations des fournisseurs de services de médias qui produisent des contenus d’information et d’actualité | Obligations de transparence des fournisseurs de services de médias qui produisent des contenus d’information et d’actualité | ||||
| 1. Les fournisseurs de services de médias qui produisent des contenus d’information et d’actualité offrent aux destinataires de leurs services un accès facile et direct aux informations suivantes: | 1. Les États membres veillent à ce que les fournisseurs de services de médias qui produisent des contenus d’information et d’actualité offrent au moins aux destinataires de leurs services un accès facile, direct et permanent aux informations suivantes: | ||||
|
| ||||
|
| ||||
|
| ||||
|
| Cette disposition est applicable sans préjudice des mesures supplémentaires prévues à l’article 5 de la directive 2010/13/UE. |
Exposé des motifs
Le rôle des États membres doit être dûment reconnu.
Amendement 44
Article 6, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 2. Sans préjudice des dispositions nationales de droit constitutionnel conformes à la charte, les fournisseurs de services de médias qui produisent des contenus d’information et d’actualité prennent les mesures qu’ils jugent appropriées en vue de garantir l’indépendance des décisions éditoriales individuelles . Ces mesures visent en particulier:
| 2. Sans préjudice des dispositions nationales de droit constitutionnel conformes à la charte, les fournisseurs de services de médias qui produisent des contenus d’information et d’actualité prennent en considération les mesures qu’ils jugent appropriées en vue de garantir l’indépendance des décisions éditoriales. |
Exposé des motifs
La garantie de la liberté interne des médias au sens de la liberté éditoriale n’est pas une exigence absolue découlant des droits fondamentaux, même en tenant compte des diverses traditions constitutionnelles nationales. En tant qu’instrument permettant de garantir la diversité, l’indépendance du personnel éditorial doit être considérée de manière différenciée, et une tension existe entre les libertés entrepreneuriales et les libertés des médias eux-mêmes. La priorité devrait donc porter sur les obligations de transparence qui permettent à l’utilisateur de reconnaître et de classer les antécédents potentiels de certaines évolutions. Toute autre mesure concernant les libertés éditoriales devrait être laissée à la discrétion des mécanismes d’autorégulation.
Amendement 45
Article 7, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. Les autorités nationales ou les organismes nationaux de régulation visés à l’article 30 de la directive 2010/13/UE sont chargés de l’application du chapitre III du présent règlement. | 1. Les autorités nationales ou les organismes nationaux de régulation visés à l’article 30 de la directive 2010/13/UE sont chargés de l’application du chapitre III du présent règlement en ce qui concerne la fourniture du service ou du contenu d’un service de médias audiovisuels au sens de l’article 1er, paragraphe 1, point a), de la directive 2010/13/UE . Les autorités nationales ou les organismes nationaux de régulation visés dans la phrase qui précède sont également responsables de l’application du chapitre III du présent règlement à d’autres égards, sauf si (et dans la mesure où) un État membre a désigné d’autres autorités nationales ou organismes nationaux de régulation, ou encore imposé un système d’autorégulation ou de corégulation. |
Exposé des motifs
Le mandat des autorités compétentes au titre de la directive «Services de médias audiovisuels» (2010/13/UE) (2) devrait s’étendre au-delà du contenu ou des offres de services de médias audiovisuels et de vidéos créées par les utilisateurs au sens de la directive 2010/13/UE seulement si (et dans la mesure où) d’autres autorités ou organismes, y compris des organismes de système d’autorégulation tels que ceux couramment en vigueur pour la presse, ne sont pas établis au niveau national pour d’autres secteurs des médias. Pour tous les organes de contrôle de l’État, l’article 7, paragraphe 2, dispose que les exigences de la directive 2010/13/UE relative à la surveillance indépendante des médias s’appliquent, ainsi que le principe d’un financement suffisant.
Amendement 46
Article 10, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Structure du comité 1. Le comité est composé de représentants des autorités nationales ou des organismes nationaux de régulation visés à l’article 30 de la directive 2010/13/UE . | Structure du comité 1. Le comité est composé de représentants des autorités nationales ou des organismes nationaux de régulation visés à l’article 7, paragraphe 1, du présent règlement . |
Exposé des motifs
L’organe sera composé de représentants des autorités ou organismes nationaux de régulation chargés, en vertu du droit national, de la surveillance des fournisseurs de services de médias. Cela permettra d’inclure non seulement les autorités ou organes compétents en matière de médias audiovisuels, de manière à tenir compte des responsabilités différenciées au niveau national, lesquelles, dans certains cas, sont réparties à la fois sur le plan fonctionnel et géographique. En tout état de cause, les autorités ou organismes publics ne sont pris en compte que s’ils satisfont aux exigences de l’article 30 de la directive 2010/13/UE.
Amendement 47
Article 10, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 3. Lorsqu’un État membre compte plusieurs autorités nationales ou plusieurs organismes nationaux de régulation, ces autorités ou organismes de régulation se coordonnent selon les besoins et désignent un représentant commun qui exerce le droit de vote. | 3. Lorsqu’un État membre compte plusieurs autorités nationales ou plusieurs organismes nationaux de régulation, ces autorités ou organismes de régulation , y compris les systèmes d’autorégulation et de corégulation, se coordonnent selon les besoins et désignent un représentant commun qui exerce le droit de vote. |
Exposé des motifs
Les organes d’autogouvernance et de cogouvernance devraient être associés dans le cadre de leurs responsabilités respectives.
Amendement 48
Article 10, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 4. Le comité est représenté par son président ou sa présidente. Le comité élit un président ou une présidente parmi ses membres à la majorité des deux tiers de ses membres disposant du droit de vote. La durée du mandat du président ou de la présidente est de deux ans . | 4. Le comité est représenté par son président ou sa présidente. Le comité élit un président ou une présidente ainsi qu’un vice-président ou une vice-présidente parmi ses membres à la majorité des deux tiers de ses membres disposant du droit de vote. La durée du mandat du président ou de la présidente ainsi que du vice-président ou de la vice-présidente est d’ un an . Le (la) président(e) et le (la) vice-président(e) peuvent être réélu(e)s une fois pour une période maximale d’un an. Au cas où le (la) président(e) ne serait pas en mesure d’exercer ses fonctions, le (la) vice-président(e) exerce les pleins pouvoirs du (de la) président(e). Le comité fixe les modalités de son fonctionnement dans son règlement intérieur. |
Exposé des motifs
Comme pour l’ERGA, la durée du mandat du président (de la présidente) devrait être d’un an, avec la possibilité d’être réélu(e) une fois. Cela permettra également aux petits organismes nationaux de régulation de participer par l’exercice d’une présidence.
Pour garantir la capacité d’action du comité, il convient de prévoir la nomination d’une vice-présidence.
Amendement 49
Article 10, paragraphe 5
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 5. La Commission désigne un(e) représentant(e) au comité. Le (la) représentant(e) de la Commission participe à toutes les activités et à toutes les réunions du comité, sans disposer du droit de vote. Le (la) président(e) du comité tient la Commission informée des activités en cours et prévues du comité. Le comité consulte la Commission dans le cadre de l’élaboration de son programme de travail et des principaux résultats attendus. | 5. Le (la) président(e) du comité tient la Commission informée des activités en cours et prévues du comité. Le comité donne à la Commission la possibilité de contribuer à l’élaboration de son programme de travail et des principaux résultats attendus. Il fait rapport chaque année aux États membres. |
Exposé des motifs
Pour garantir l’indépendance du comité, la Commission ne devrait pas nécessairement assister à la totalité des réunions du comité. Il convient toutefois de lui accorder un droit fondamental à l’information. En outre, la Commission devrait avoir la possibilité de formuler des observations et des suggestions sur le programme de travail du comité. Les informations sur les travaux de ce dernier devraient également être mises à la disposition des États membres, sachant que ses travaux et conclusions peuvent présenter pour eux un intérêt dans la poursuite du développement de leur cadre juridique national.
Amendement 50
Article 10, paragraphe 6
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 6. Le comité , en accord avec la Commission, peut inviter d’autres experts et observateurs à assister à ses réunions. | 6. Le comité peut inviter d’autres experts , des représentants de la Commission et des observateurs à assister à ses réunions. |
Exposé des motifs
Le comité devrait pouvoir mener des discussions avec des tiers, en particulier des experts, sans avoir à solliciter l’accord de la Commission. Le comité devrait également envisager d’inviter la Commission à assister à ses réunions.
Amendement 51
Article 10, paragraphe 8
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 8. Le comité adopte son règlement intérieur à la majorité des deux tiers de ses membres disposant du droit de vote , en accord avec la Commission . | 8. Le comité adopte son règlement intérieur à la majorité des deux tiers de ses membres disposant du droit de vote. Avant d’adopter sa décision, le comité donne à la Commission la possibilité de formuler des observations. |
Exposé des motifs
Pour garantir son indépendance, le comité adopte son propre règlement intérieur, comme c’est le cas pour l’ERGA. Celui-ci ne devrait pas avoir à solliciter l’approbation de la Commission. Il semble toutefois raisonnable de donner à la Commission la possibilité de formuler à l’avance des observations sur les règles de procédure.
Amendement 52
Article 11, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Secrétariat du comité 1. Le comité dispose d’un secrétariat, qui est assuré par la Commission. | Secrétariat du comité 1. Le comité dispose d’un secrétariat, qui est assuré par la Commission et qui dispose du personnel et des ressources matérielles nécessaires. Le personnel du secrétariat n’est soumis qu’aux instructions du (de la) président(e), et il ne peut recevoir d’instructions de service de la Commission qu’à la seule condition que son indépendance dans l’exercice de ses fonctions n’en soit pas affectée. |
Exposé des motifs
Il convient de se féliciter que le comité soit assisté par un secrétariat pour accomplir ses tâches.
Sa capacité à fonctionner ne peut être garantie que si le secrétariat est doté par la Commission des ressources humaines et matérielles adéquates. Pour maintenir une surveillance indépendante et non gouvernementale, il faut s’assurer que le personnel du secrétariat ne soit soumis qu’aux seules instructions du (de la) président(e) du comité ou, en son absence, du (de la) vice-président(e). Pour ce qui concerne les questions de service, le secrétariat ne peut être soumis à des instructions de la Commission que dans la mesure où son indépendance dans l’exercice de ses fonctions n’en est pas affectée.
Amendement 53
Article 11, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 2. La mission principale du secrétariat est de contribuer à l’accomplissement des tâches du comité énoncées dans le présent règlement et dans la directive 2010/13/UE. |
|
Exposé des motifs
L’extension est redondante par rapport au paragraphe 3, et il convient d’éviter qu’elle ne soit interprétée comme l’élargissement d’une tâche indépendante.
Amendement 54
Article 11, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 3. Le secrétariat apporte un appui administratif et organisationnel aux activités du comité. Le secrétariat aide également le comité à accomplir ses tâches. | 2. Le secrétariat apporte un appui administratif et organisationnel aux activités du comité. Sur instruction du (de la) président(e), le secrétariat aide également le comité à accomplir ses tâches. |
Exposé des motifs
Il convient de préciser que la fonction et le rôle du secrétariat consistent exclusivement à soutenir et à assister le comité.
Amendement 55
Article 12, premier alinéa
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Tâches du comité Sans préjudice des compétences conférées à la Commission par les traités, le comité promeut l’application effective et cohérente du présent règlement et des règles nationales mettant en œuvre la directive 2010/13/UE dans l’ensemble de l’Union. Le comité: | Tâches du comité Sans préjudice des compétences conférées à la Commission par les traités, le comité promeut l’application effective et cohérente du présent règlement et met en œuvre de façon cohérente la directive 2010/13/UE dans l’ensemble de l’Union. Le comité: |
Exposé des motifs
Si l’on entend préserver les compétences des États membres et maintenir une surveillance fondamentalement décentralisée par les États membres, il est préférable d’écarter l’idée d’un contrôle direct des mesures nationales par le comité, qui nécessiterait une application et une interprétation du droit national par celui-ci. En ce qui concerne la directive «Services de médias audiovisuels» (2010/13/UE), le comité devrait plutôt se limiter à sa mise en œuvre; cela correspond à l’article 30 ter, paragraphe 3, de la directive 2010/13/UE, qui prévoit en tant que mission de l’ERGA une «mise en œuvre cohérente de la présente directive». Cette approche devrait être poursuivie et clarifiée en conséquence.
Amendement 56
Article 12, point (b)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Les tâches du comité devraient se limiter aux règlements européens et à leur mise en œuvre en droit national, et ne pas inclure de contrôle de l’application du droit national, qui devrait rester une prérogative exclusive des régulateurs nationaux.
Amendement 57
Article 12, point (c)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Les questions de réglementation relèvent de la responsabilité du législateur et non de l’autorité de surveillance, et elles ne devraient donc pas en l’espèce être incluses dans les missions du comité. Par ailleurs, les conclusions du comité qui présentent un intérêt général devraient également être mises à la disposition des États membres, car elles peuvent également être importantes pour eux.
Amendement 58
Article 12, point (e)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||||||
|
| ||||||||
|
| ||||||||
|
| ||||||||
|
| ||||||||
|
|
|
Exposé des motifs
Pour garantir l’indépendance et la neutralité politique du contrôle, le comité devrait pouvoir agir de sa propre initiative et non en consultation avec la Commission pour tout ce qui concerne la coopération, les mesures d’exécution et aussi vis-à-vis des prestataires tiers. Il convient aussi de préciser que le comité a pour mission de conseiller les autorités ou organismes de régulation nationaux sur des questions pratiques.
De plus, des ajustements de suivi seront nécessaires à la suite des modifications apportées aux articles 14 et 21 du règlement à l’examen.
Amendement 59
Article 12, point (f)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||||
|
| ||||||
|
|
Exposé des motifs
Conformément à la proposition de modification de l’article 20, il convient de préciser que le réexamen ne concerne que des mesures prises par les autorités nationales de régulation et donc pas des mesures législatives.
Et dans le droit fil de la proposition de suppression de l’article 22, un amendement en conséquence est nécessaire au point f) ii).
Amendement 60
Article 12, point (h)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||||||
|
| ||||||||
|
|
Exposé des motifs
Conformément aux modifications proposées à l’article 15, paragraphe 2, et à l’article 21, paragraphe 3, du règlement à l’examen, les points h), i), h) et ii) sont supprimés.
Amendement 61
Article 13, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. Une autorité nationale ou un organisme national de régulation peut à tout moment solliciter la coopération ou l’assistance mutuelle (l’«autorité qui fait la demande») d’une ou plusieurs autorités nationales ou d’un ou plusieurs organismes nationaux de régulation (les «autorités à qui la demande est faite») aux fins de l’échange d’informations ou de l’adoption de mesures utiles à l’application cohérente et effective du présent règlement ou des mesures nationales mettant en œuvre la directive 2010/13/UE. | 1. Une autorité nationale ou un organisme national de régulation peut à tout moment solliciter la coopération ou l’assistance mutuelle (l’«autorité qui fait la demande») d’une ou plusieurs autorités nationales ou d’un ou plusieurs organismes nationaux de régulation (les «autorités à qui la demande est faite») aux fins de l’échange d’informations ou de l’adoption de mesures utiles à l’application cohérente et effective du présent règlement ou à la mise en œuvre de la directive 2010/13/UE. |
Exposé des motifs
Le comité devrait avoir pour mission d’assister, sur demande, pour les questions relatives à la mise en œuvre de la directive «Services de médias audiovisuels» (2010/13/UE), et non l’application du droit national transposant la directive. Cette dernière tâche incombe aux autorités ou organismes nationaux, et à eux seuls.
Amendement 62
Article 13, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 4. L’autorité à qui la demande est faite ne peut refuser de traiter la demande et d’y répondre que dans les cas suivants: | 4. L’autorité à qui la demande est faite ne peut refuser de traiter la demande et d’y répondre que dans les cas suivants: | ||||
|
| ||||
|
| ||||
| L’autorité à qui la demande est faite expose les motifs de tout refus de traiter la demande et d’y répondre. | L’autorité à qui la demande est faite expose les motifs de tout refus de traiter la demande et d’y répondre et fait référence, si cela est nécessaire et possible, à l’autorité compétente. |
Exposé des motifs
Dans le cas d’un refus pour des motifs de compétence, l’autorité compétente du point de vue de l’autorité à l’origine du refus devrait également, si possible, être nommée, ce qui permettra à l’autorité requérante de donner sans tarder suite à sa demande.
Amendement 63
Article 13, paragraphe 5
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 5. L’autorité à qui la demande est faite informe l’autorité qui fait la demande des résultats obtenus ou de l’état d’avancement des mesures prises en réponse à la demande. | 5. L’autorité à qui la demande est faite informe sans retard injustifié l’autorité qui fait la demande de son refus d’adresser une demande ou des mesures prises en réponse à la demande , ou encore de l’état d’avancement et des résultats obtenus . |
Exposé des motifs
Pour garantir l’efficacité de la procédure, il convient de préciser que l’autorité à qui la demande est faite est aussi soumise à un délai adéquat en cas de rejet de la demande. Il convient de commencer utilement par les mesures prises par l’autorité sollicitée, lesquelles peuvent être suivies ultérieurement d’autres étapes.
Amendement 64
Article 13, paragraphe 6
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 6. L’autorité à qui la demande est faite met tout en œuvre pour traiter la demande et y répondre sans retard injustifié. L’autorité à qui la demande est faite communique des résultats intermédiaires dans un délai de 14 jours civils à compter de la réception de la demande, et elle transmet ensuite régulièrement des informations actualisées sur l’état d’avancement de l’exécution de la demande. Dans le cas d’une demande de coopération accélérée ou d’assistance mutuelle accélérée, l’autorité à qui la demande est faite traite la demande et y répond dans un délai de 14 jours civils. |
|
Exposé des motifs
La disposition figurant au paragraphe 6 semble redondante et ne présente aucune valeur ajoutée par rapport à celle introduite au paragraphe 5, qui dispose déjà qu’un refus ne peut être opposé que dans des cas strictement définis. L’obligation envisagée de mettre «tout en œuvre» n’est pas claire et elle semble impossible à appliquer. Les délais semblent aussi trop rigides et, dans la mesure où ils vont au-delà d’un «retard injustifié», ils sont inutiles. Sans remettre en cause l’exigence d’efficacité de la procédure et le sérieux dans le traitement de la demande par l’autorité ou l’organe à qui la demande est faite, il convient de veiller à ce que, en particulier, les autorités de contrôle dont la structure est moins large puissent aussi s’acquitter correctement de leurs missions.
Amendement 65
Article 13, paragraphe 7
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 7. Lorsque l’autorité qui fait la demande estime que les mesures prises par l’autorité à qui la demande est faite ne sont pas suffisantes pour traiter sa demande et y répondre, elle en informe l’autorité à qui la demande est faite sans retard injustifié, en expliquant les raisons de sa position. Si l’autorité à qui la demande est faite n’est pas d’accord avec cette position, ou que l’autorité à qui la demande est faite s’abstient de réagir, l’une ou l’autre des autorités peut saisir le comité. Dans un délai de 14 jours civils à compter de la réception de cette saisine, le comité émet, en accord avec la Commission, un avis sur la question, y compris des recommandations de mesures. L’autorité à qui la demande est faite met tout en œuvre pour tenir compte de l’avis du comité. | 6. Lorsque l’autorité qui fait la demande estime que les mesures prises par l’autorité à qui la demande est faite ne sont pas suffisantes pour traiter sa demande et y répondre, elle en informe l’autorité à qui la demande est faite sans retard injustifié, en expliquant les raisons de sa position. Si l’autorité à qui la demande est faite n’est pas d’accord avec cette position, ou que l’autorité à qui la demande est faite s’abstient de réagir, l’une ou l’autre des autorités peut saisir le comité. Dans un délai de 14 jours civils à compter de la réception de cette saisine, le comité s’efforce de trouver une solution à l’amiable avec la participation des autorités ou organismes de régulation concernés. |
Exposé des motifs
L’effet de l’avis du comité ne peut être clairement défini. Le comité pourrait de surcroît intervenir dans des procédures soumises au droit national concerné. L’intervention du comité prévaudrait sur la compétence des régulateurs nationaux. Par conséquent, dans l’ensemble, un mécanisme de règlement des désaccords semble plus approprié et plus efficace. Or, un mécanisme comparable est déjà prévu à l’article 14, paragraphe 4, de la proposition de règlement.
Amendement 66
Article 14, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 2. L’autorité nationale ou l’organisme national à qui la demande est faite informe, sans retard injustifié et dans un délai de 30 jours civils , l’autorité nationale ou l’organisme national qui fait la demande des mesures prises ou prévues en application du paragraphe 1. | 2. L’autorité nationale ou l’organisme national à qui la demande est faite informe, sans retard injustifié, l’autorité nationale ou l’organisme national qui fait la demande des mesures prises ou prévues en application du paragraphe 1. |
Exposé des motifs
L’exigence de délai semble trop rigide et, par rapport au délai de 14 jours prévu à l’article 13, ne se justifie pas facilement pour garantir que la procédure soit aussi rapide que possible. Par conséquent, un délai fixe devrait également être écarté ici.
Amendement 67
Article 14, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 4. Si aucune solution amiable n’a été trouvée à la suite de la médiation du comité, l’autorité nationale ou l’organisme national qui fait la demande ou l’autorité nationale ou l’organisme national à qui la demande est faite peut demander au comité d’émettre un avis sur la question. Dans son avis, le comité apprécie si l’autorité ou l’organisme à qui la demande visée au paragraphe 1 est faite a donné suite à cette demande. Si le comité estime que l’autorité à qui la demande est faite n’y a pas donné suite, il recommande des mesures à prendre pour se conformer à la demande. Le comité émet son avis, en accord avec la Commission, sans retard injustifié. | 4. Si aucune solution amiable n’a été trouvée à la suite de la médiation du comité, l’autorité nationale ou l’organisme national qui fait la demande ou l’autorité nationale ou l’organisme national à qui la demande est faite peut demander au comité d’émettre un avis sur la question. Dans son avis, le comité apprécie si l’autorité ou l’organisme à qui la demande visée au paragraphe 1 est faite a donné suite à cette demande. Si le comité estime que l’autorité à qui la demande est faite n’y a pas donné suite, il recommande des mesures à prendre pour se conformer à la demande. Le comité émet son avis, sans retard injustifié. |
Exposé des motifs
Pour préserver la neutralité et l’indépendance du comité, la coordination de l’avis avec la Commission devrait être exclue. Au lieu de cela, il convient de laisser au comité le soin de poursuivre le développement de la procédure jusqu’à la conclusion d’un accord à l’amiable. Par ailleurs, il devrait être obligatoire d’informer la Commission des résultats obtenus et des mesures à prendre.
Amendement 68
Article 14, paragraphe 5
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 5. L’autorité nationale ou l’organisme national à qui la demande est faite informe, sans retard injustifié et dans un délai maximal de 30 jours civils à compter de la réception de l’avis visé au paragraphe 4, le comité, la Commission et l’autorité ou l’organisme qui fait la demande des mesures prises ou prévues en rapport avec l’avis. | 5. Le comité informe la Commission des résultats obtenus, notamment des mesures adoptées ou prévues par l’autorité ou l’organisme à qui la demande est faite. |
Exposé des motifs
Outre les droits généraux de participation et d’information de la Commission, le comité devrait informer cette dernière des résultats de la procédure de conciliation, en particulier des mesures adoptées ou prévues par l’autorité requise. Une telle disposition garantira un flux d’informations vers la Commission qui sera compatible avec les principes d’indépendance et de neutralité de l’État en matière de contrôle des médias, tout en lui permettant de remplir son rôle de «gardienne des traités».
Amendement 69
Article 15, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. Le comité encourage l’échange de bonnes pratiques entre les autorités nationales ou les organismes nationaux de régulation, en consultation avec les parties prenantes, le cas échéant, et en étroite coopération avec la Commission, sur les aspects réglementaires, techniques ou pratiques propres à assurer une application cohérente et effective du présent règlement et des règles nationales mettant en œuvre la directive 2010/13/UE. | 1. Le comité encourage l’échange de bonnes pratiques entre les autorités nationales ou les organismes nationaux de régulation, sur les aspects techniques ou pratiques propres à assurer une application cohérente et effective du présent règlement et une mise en œuvre de la directive 2010/13/UE. |
Exposé des motifs
Il semble utile que le comité favorise les échanges entre les autorités nationales ou les organismes nationaux de régulation. La Commission pourrait participer à ces échanges. Toutefois, elle ne devrait pas avoir de fonction (co)déterminante. En outre, comme à l’article 12, les tâches du comité en ce qui concerne la directive «Services de médias audiovisuels» (2010/13/UE) devraient se limiter à sa mise en œuvre. L’application du droit national devrait rester du ressort des autorités nationales et organismes nationaux de régulation.
Par ailleurs, il ne semble pas nécessaire que le comité procède à des consultations ciblées des parties prenantes dans ce contexte. Le comité serait libre, en vertu de l’article 10, paragraphe 6, de la présente proposition de règlement, de consulter des experts lors de ses délibérations. La poursuite du développement de la législation ne devrait pas, cependant, revenir au comité en sa qualité d’autorité de régulation des médias, et donc, en tant que partie réglementée du pouvoir exécutif lui-même.
Amendement 70
Article 15, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 2. Lorsque la Commission publie des lignes directrices relatives à l’application du présent règlement ou des règles nationales mettant en œuvre la directive 2010/13/UE, le comité l’assiste en lui fournissant une expertise sur des aspects réglementaires, techniques ou pratiques , notamment en ce qui concerne: | 2. Lorsque la Commission publie des lignes directrices relatives à l’application du présent règlement ou des règles nationales mettant en œuvre la directive 2010/13/UE, le comité l’assiste en lui fournissant une expertise sur des aspects techniques ou pratiques. | ||||
|
|
Exposé des motifs
La contribution du comité devrait porter sur des questions techniques et pratiques, comme c’est le cas pour l’ERGA et ainsi que visé à l’article 30 ter de la directive 2010/13/UE.
L’article 7 bis de la directive 2010/13/UE prévoit un degré élevé de flexibilité de la part des États membres en ce qui concerne la définition des exigences relatives à la visibilité et, dans cette mesure, à la visibilité des contenus d’intérêt public général. Cette approche et l’objectif qu’elle poursuit ne devraient pas être remis en cause par une compétence de la Commission en matière de lignes directrices. Le comité devrait tout au plus pouvoir publier des avis (non contraignants) sur les données empiriques recueillies par l’intermédiaire des autorités ou organismes de régulation nationaux, qui peuvent être utilisés à titre indicatif par les États membres pour qu’ils prennent des mesures.
Amendement 71
Article 16, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. Le comité coordonne l’élaboration, par les autorités nationales ou les organismes nationaux de régulation, de mesures relatives à la diffusion des services de médias proposés par des fournisseurs de services de médias établis en dehors de l’Union qui ciblent des publics dans l’Union, ou à l’accès à de tels services, lorsque, compte tenu notamment du contrôle que des pays tiers peuvent exercer sur eux, ces services de médias portent atteinte ou présentent un risque sérieux et grave d’atteinte à la sécurité publique et à la défense. | 1. Le comité coordonne l’élaboration, par les autorités nationales ou les organismes nationaux de régulation, de mesures relatives à la diffusion des services de médias proposés par des fournisseurs de services de médias établis en dehors de l’Union mais relevant de la compétence d’un État membre en vertu de l’article 2, paragraphe 4, de la directive 2010/13/UE, qui ciblent des publics dans l’Union, ou à l’accès à de tels services, lorsque, compte tenu notamment du contrôle que des pays tiers peuvent exercer sur eux, ces services de médias portent atteinte ou présentent un risque sérieux et grave d’atteinte à la sécurité publique et à la défense. |
Exposé des motifs
Il convient de se féliciter de l’amélioration de la coopération entre les régulateurs nationaux dans les cas où il existe un risque sérieux et grave de porter atteinte à la sécurité publique et à la défense. Le nouveau mécanisme envisagé devrait compléter utilement les mécanismes de la directive «Services de médias audiovisuels» (2010/13/UE) afin d’en améliorer l’efficacité. Par exemple, le mécanisme devrait s’appliquer en cas de situation transfrontière touchant plusieurs États membres.
La directive 2010/13/UE prévoit la compétence d’un État membre dans certains cas où il n’y a pas d’établissement d’une entreprise dans l’Union, par exemple lorsque des signaux provenant de pays tiers sont transmis par une liaison montante technique dans un État membre. Dans ces cas, une coordination appropriée est requise entre l’État membre cible et l’État membre qui exerce la compétence à l’égard du fournisseur de services de médias.
Toutefois, les questions purement nationales ne devraient pas faire l’objet d’une coordination de la part du comité. Par conséquent, lorsqu’il s’agit de limiter les signaux qui s’adressent directement à des États membres depuis l’extérieur de l’Union, il n’est pas nécessaire de prévoir des mécanismes de coopération obligatoires supplémentaires, sachant que des mesures d’exécution peuvent être prises par les États membres eux-mêmes conformément au principe de la place de marché applicable à l’époque. À cet égard, le recours obligatoire à un mécanisme de coopération entraverait plutôt l’application de la législation et limiterait indûment la souveraineté de l’action des États membres.
Amendement 72
Article 16, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 2. Le comité , en accord avec la Commission , peut émettre des avis sur des mesures nationales au sens du paragraphe 1 dont l’élaboration est jugée appropriée. Toutes les autorités nationales compétentes, y compris les autorités nationales ou les organismes nationaux de régulation, mettent tout en œuvre pour tenir compte des avis du comité. | 2. Le comité peut , à la demande des autorités nationales ou des organismes nationaux de régulation de deux États membres concernés rendre des avis au sens du paragraphe 1 dont l’élaboration est jugée appropriée. |
Exposé des motifs
Le comité devrait être en mesure de formuler des recommandations d’action. Celles-ci ne devraient pas faire l’objet d’une coordination avec la Commission pour garantir l’indépendance et le caractère non gouvernemental de la supervision des médias. La prise en compte de la recommandation du comité par l’autorité ou l’organisme de régulation national ne peut avoir lieu que sous réserve d’une base juridique correspondante. À défaut, aucune obligation de mise en œuvre ne devrait être adressée à l’autorité ou à l’organisme de régulation national.
Amendement 73
Article 17
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| Contenus des fournisseurs de services de médias sur les très grandes plateformes en ligne | Contenus des fournisseurs de services de médias sur les très grandes plateformes en ligne et sur les très grands moteurs de recherche | ||||
| 1. Les fournisseurs de très grandes plateformes en ligne prévoient une fonctionnalité permettant aux destinataires de leurs services de déclarer que: | 1. Les fournisseurs de très grandes plateformes en ligne et les fournisseurs de très grands moteurs de recherche respectent le droit à la liberté d’expression et à la liberté des médias et contribuent de manière appropriée à la pluralité des médias. | ||||
|
| ||||
|
| ||||
|
| ||||
| 2. Lorsque le fournisseur d’une très grande plateforme en ligne décide de suspendre la fourniture de ses services d’intermédiation en ligne en ce qui concerne le contenu proposé par un fournisseur de services de médias qui a fait une déclaration conformément au paragraphe 1 du présent article, au motif que ce contenu est incompatible avec ses conditions générales, sans que ce contenu contribue à l’un des risques systémiques visés à l’article 26 du règlement (UE) 2022/ XXX [législation sur les services numériques], il prend toutes les mesures possibles, dans le respect des obligations qui lui incombent en vertu du droit de l’Union, y compris le règlement (UE) 2022/ XXX [législation sur les services numériques], pour communiquer au fournisseur de services de médias concerné l’exposé des motifs accompagnant cette décision avant que la suspension ne prenne effet , comme l’exige l’article 4, paragraphe 1, du règlement (UE) 2019/1150. | 2. Les fournisseurs de très grandes plateformes en ligne et les très grands moteurs de recherche prévoient une fonctionnalité permettant aux destinataires de leurs services de déclarer que: | ||||
|
|
| ||||
|
|
| ||||
|
|
| ||||
|
|
| ||||
| 3. Les fournisseurs de très grandes plateformes en ligne prennent toutes les mesures techniques et organisationnelles nécessaires pour que les plaintes introduites au titre de l’article 11 du règlement (UE) 2019/1150 par des fournisseurs de services de médias qui ont fait une déclaration conformément au paragraphe 1 du présent article soient traitées et résolues en priorité et sans retard injustifié. | 3. Lorsque le fournisseur d’une très grande plateforme en ligne ou d’un très grand moteur de recherche qui permet la diffusion de programmes ou de publications de presse décide de supprimer, de rendre impossible l’accès ou d’interférer de toute autre manière vis-à-vis d’un service ou d’un contenu proposé par un fournisseur de services de médias qui a fait une déclaration conformément au paragraphe 2 du présent article, au motif que ce service ou ce contenu est incompatible avec ses conditions générales, sans que ce contenu contribue à l’un des risques systémiques visés à l’article 26 du règlement (UE) 2022/ 2065 [législation sur les services numériques], il prend toutes les mesures possibles, dans le respect des obligations qui lui incombent en vertu du droit de l’Union, y compris le règlement (UE) 2022/ 2065 (législation sur les services numériques), pour communiquer au fournisseur de services de médias et à l’autorité ou à l’organisme de contrôle compétent déclaré concerné l’exposé des motifs accompagnant cette décision avant que la suspension ne prenne effet, comme l’exige l’article 4, paragraphe 1, du règlement (UE) 2019/1150. | ||||
| 4. Lorsqu’un fournisseur de services de médias qui a fait une déclaration conformément au paragraphe 1 considère que le fournisseur d’une très grande plateforme en ligne restreint ou suspend fréquemment, sans motifs suffisants, la fourniture de ses services en ce qui concerne le contenu qu’il propose, le fournisseur de la très grande plateforme en ligne entame, à la demande du fournisseur de services de médias, un dialogue constructif et effectif avec celui-ci en vue de trouver, de bonne foi, une solution amiable pour mettre fin aux restrictions ou aux suspensions injustifiées et pour les éviter à l’avenir. Le fournisseur de services de médias peut notifier le résultat de ces échanges au comité. | 4. Si, sous un délai de 24 heures, le fournisseur de services de médias fournit à la très grande plateforme en ligne des motifs suffisants pour considérer que le service ou le contenu concerné n’est pas incompatible avec ses conditions générales, la plateforme peut ne pas mettre en œuvre sa décision. Si, après un examen approprié, la très grande plateforme en ligne considère toujours que le service ou le contenu concerné est incompatible avec ses conditions générales, elle a le droit de porter l’affaire devant l’autorité ou l’organisme de contrôle compétent déclaré, qui décide sans retard injustifié si l’ingérence fondée sur les conditions générales de la plateforme est compatible avec la liberté d’expression et la liberté des médias. Tant qu’une telle décision n’a pas été prise, la plateforme ne met pas en œuvre la décision qu’elle entend prendre. | ||||
|
| Les fournisseurs de très grandes plateformes en ligne prennent toutes les mesures techniques et organisationnelles nécessaires pour que les plaintes introduites au titre de l’article 11 du règlement (UE) 2019/1150 par des fournisseurs de services de médias qui ont fait une déclaration conformément au paragraphe 1 du présent article soient traitées et résolues en priorité et sans retard injustifié. | ||||
| 5. Les fournisseurs de très grandes plateformes en ligne mettent chaque année à la disposition du public des informations sur:
| 5. Lorsqu’un fournisseur de services de médias qui a fait une déclaration conformément au paragraphe 1 considère que le fournisseur d’une très grande plateforme en ligne invoque l’incompatibilité du service ou du contenu qu’il propose avec ses conditions générales , le fournisseur de la très grande plateforme en ligne entame, à la demande du fournisseur de services de médias, un dialogue constructif et effectif avec celui-ci en vue de trouver, de bonne foi, une solution amiable pour à l’avenir. Le fournisseur de services de médias peut notifier le résultat de ces échanges au comité. | ||||
| 6. En vue de faciliter la mise en œuvre cohérente et effective du présent article, la Commission peut publier des lignes directrices pour définir la forme et les modalités de la déclaration visée au paragraphe 1. | 6. Les fournisseurs de très grandes plateformes en ligne mettent chaque année à la disposition du public des informations sur: | ||||
|
|
| ||||
|
| 7. En vue de faciliter la mise en œuvre cohérente et effective du présent article, la Commission peut publier des lignes directrices pour définir la forme et les modalités de la déclaration visée au paragraphe 1. |
Exposé des motifs
Au vu de l’importance croissante des services intermédiaires pour la découverte et l’accès aux contenus médiatiques, et en particulier de leur importance pour les offres et les contenus des fournisseurs de services de médias régionaux et locaux, les très grandes plateformes en ligne ainsi que les très grands moteurs de recherche devraient assumer leur responsabilité à cet égard d’une manière spécifique.
Du fait de leur position dominante sur le marché, de leur orientation généralement ouverte, du degré élevé de dépendance des utilisateurs ou encore de l’inclusion des intérêts affectés des opérateurs de plateforme et d’autres tiers, le droit des plateformes de définir leurs règles d’utilisation, qui leur permet, après avoir mis en balance les droits et intérêts fondamentaux contradictoires des parties et les intérêts des tiers à s’y trouver inclus, d’exiger des utilisateurs qu’ils respectent certaines normes de communication dans des conditions générales allant au-delà des exigences du droit pénal, doit être limité non seulement par le principe d’égalité, qui exige au bas mot que toutes les offres soient traitées de manière égale, mais aussi par la garantie de la liberté et de la pluralité des médias.
À cette fin, il convient de mettre en place un mécanisme qui tienne compte du rôle prépondérant des services de médias et qui associe les autorités de contrôle nationales existantes de manière à garantir le respect des normes juridiques.
Amendement 74
Article 19, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Droit à la personnalisation de l’offre de médias audiovisuels 1. Les utilisateurs ont le droit de modifier facilement les paramètres par défaut de tout appareil ou toute interface utilisateur contrôlant ou gérant l’accès à des services de médias audiovisuels et l’utilisation de ces services, afin de personnaliser l’offre de médias audiovisuels en fonction de leurs intérêts ou de leurs préférences, dans le respect de la législation. La présente disposition n’a pas d’incidence sur les mesures nationales mettant en œuvre l’article 7 bis de la directive 2010/13/UE. | Droit à la personnalisation de l’offre de médias audiovisuels 1. Les utilisateurs ont le droit de modifier facilement les paramètres par défaut de tout appareil ou toute interface utilisateur contrôlant ou gérant l’accès à des services de médias audiovisuels et l’utilisation de ces services, afin de personnaliser l’offre de médias audiovisuels en fonction de leurs intérêts ou de leurs préférences, dans le respect de la législation. La présente disposition ne porte pas atteinte aux mesures nationales mettant en œuvre l’article 7 bis de la directive 2010/13/UE ou à d’autres mesures nationales concernant la recherche de services de médias ou de contenus afin de garantir le pluralisme des médias . |
Exposé des motifs
L’ajout vise à faire en sorte que les règles en matière de visibilité soient également valables et puissent être développées au-delà de l’article 7 bis de la directive 2010/13/UE sur les services de médias audiovisuels, sachant qu’elles servent à garantir la pluralité.
Amendement 75
Article 20, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 2. Toute procédure nationale ayant pour finalité la préparation ou l’adoption d’une mesure réglementaire ou administrative visée au paragraphe 1 est soumise à des délais précis fixés à l’avance. |
|
Exposé des motifs
L’idée de principe de la disposition est compréhensible, mais celle-ci ne semble pas appropriée dans tous les cas, en particulier dans le domaine de la préparation ou de l’adoption d’une disposition légale ou d’un acte administratif dans le cadre d’une procédure d’office au sens du paragraphe 1, un délai spécifique déjà fixé à l’avance ne peut être exigé ici sans plus d’explications.
Amendement 76
Article 20, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 4. À la demande de la Commission, le comité rédige un avis lorsqu’une mesure législative, réglementaire ou administrative nationale est susceptible d’avoir une incidence sur le fonctionnement du marché intérieur des services de médias. Après que le comité a rendu son avis, et sans préjudice des pouvoirs qui lui sont conférés par les traités, la Commission peut émettre son propre avis sur la question. L’ avis du comité et, le cas échéant, celui de la Commission sont rendus publics. | 3. À la demande de la Commission, le comité rédige un avis lorsqu’une mesure prise par une autorité ou un organisme de régulation national est susceptible d’avoir une incidence sur le fonctionnement du marché intérieur des services de médias. Les avis du comité sont rendus publics. |
Exposé des motifs
La distinction entre mesures législatives et administratives, d’une part, et mesures réglementaires, d’autre part, reste floue. Le comité, en ce qu’il est composé de représentants des organes exécutifs nationaux, qui sont eux-mêmes soumis à une réglementation nationale, ne semble pas le mieux approprié pour évaluer les mesures législatives.
La Commission devrait continuer à jouer son rôle de gardienne des traités et consulter le comité en conséquence sur les questions techniques ou autres questions professionnelles. Le comité doit donc avoir la possibilité, à la demande de la Commission, de donner son appréciation des mesures prises par les organismes de régulation nationaux lorsque celles-ci ont une incidence sur le marché intérieur.
Amendement 77
Article 21, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Évaluation des concentrations sur le marché des médias 1. Les États membres prévoient, dans leur ordre juridique national, des règles de fond et de procédure permettant d’évaluer les concentrations sur le marché des médias susceptibles d’influer sensiblement sur le pluralisme des médias et l’indépendance éditoriale . Ces règles | Évaluation des concentrations sur le marché des médias 1. Les États membres prévoient, dans leur ordre juridique national, des règles de fond et de procédure qui assurent que les concentrations sur le marché des médias sont évaluées avec pour visée de préserver le pluralisme des médias, et qui comprennent des mesures appropriées pour garantir, maintenir et promouvoir le pluralisme des médias, compte tenu également de l’importance de l’indépendance éditoriale . Ces règles |
Exposé des motifs
Pour éviter des limitations au champ d’application des libertés fondamentales, il faut préciser que les États membres peuvent (et doivent) adopter des mesures destinées à préserver le pluralisme des médias dans le cadre de la législation sur la concentration des médias.
Amendement 78
Article 21, paragraphe 1, point (b)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
La liberté éditoriale peut contribuer à préserver le pluralisme des médias.
Amendement 79
Article 21, paragraphe 1, point (d)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
La notification des concentrations découle déjà du point b), les exigences en général (critères «objectifs, non discriminatoires et proportionnés» ainsi que leur transparence) sont déjà énoncées au point a). Par ailleurs, la liberté éditoriale n’est pas un critère indépendant, mais un élément possible pour garantir le pluralisme des médias.
Amendement 80
Article 21, paragraphe 1, point (e) (nouveau point)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
|
|
|
Exposé des motifs
Les États membres devraient prévoir, à l’avance et conformément aux principes énoncés à l’article 3, des critères ou des valeurs de référence pour que soient définis et fixés, par l’autorité ou l’organisme de régulation national compétent, des critères au regard desquels l’admissibilité d’une concentration doit être évaluée.
Pour décider si une concentration est admissible, il convient également d’examiner si les entités acquérantes et les entités acquises resteraient économiquement viables en l’absence de concentration, s’il existe d’autres solutions pour garantir leur viabilité économique et si les mesures visées au point f) sont réalisables et efficaces.
Amendement 81
Article 21, paragraphe 1, point (f) (nouveau point)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
|
|
|
Exposé des motifs
Les États membres devraient également prévoir des mesures ou des critères permettant de définir les mesures qui peuvent être imposées à l’entité concernée en cas de concentration conformément à l’article 3, afin de garantir, de maintenir et de promouvoir le pluralisme et l’indépendance des médias. Pour savoir si une concentration est admissible, il convient également d’examiner si les entités acquérantes et les entités acquises resteraient économiquement viables en l’absence de concentration, s’il existe d’autres solutions pour garantir leur viabilité économique.
Amendement 82
Article 21, paragraphe 1, dernier alinéa
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| L’évaluation visée au présent paragraphe est à distinguer des appréciations relevant du droit de la concurrence, y compris celles qui sont prévues par les règles relatives au contrôle des concentrations. Elle est sans préjudice, le cas échéant, de l’article 21, paragraphe 4, du règlement (CE) no 139/2004. | Les évaluations et mesures visées au présent paragraphe vont au-delà des appréciations relevant du droit de la concurrence, y compris celles qui sont prévues par les règles relatives au contrôle des concentrations. Elles sont sans préjudice, le cas échéant, de l’article 21, paragraphe 4, du règlement (CE) no 139/2004. |
Exposé des motifs
À ce stade, la relation entre les évaluations déclarées comme différentes à cet égard demeure floue. La modification indique que l’évaluation au moyen d’éléments garantissant la pluralité prévue ici va au-delà des appréciations relevant du droit de la concurrence, et qu’elle peut prévaloir sur elles, le cas échéant, également sur le plan du résultat.
Amendement 83
Article 21, paragraphe 2, premier alinéa
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 2. L’évaluation visée au paragraphe 1 tient compte des éléments suivants: | 2. L’évaluation visée au paragraphe 1 , en particulier, devrait tenir compte des éléments suivants: |
Exposé des motifs
Les critères d’évaluation introduits par l’article 21 devraient cibler les aspects ayant trait à la sauvegarde de la diversité. L’évaluation devrait aussi porter sur l’existence et la nature des options permettant de contrecarrer tout ce qui risque de limiter ou de menacer la pluralité des médias, et qui sont susceptibles de résulter d’une concentration, au moyen de mesures de sauvegarde supplémentaires.
Amendement 84
Article 21, paragraphe 2, point (a)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
|
|
Exposé des motifs
Il convient de préciser qu’il y a différents niveaux (en plus du niveau européen) à prendre en considération. La pondération prédéterminée des niveaux n’a pas lieu d’être. La dimension de liberté dans la formation de l’opinion publique doit être mise en relief. Il faudrait aussi ajouter que, au-delà de la diversité des services, la diversité des contenus doit également être préservée, et qu’il s’impose de veiller tout particulièrement à ce que ces contenus soient accessibles et facilement trouvables, s’agissant là d’un défi spécifique pour garantir la diversité, surtout pour ce qui concerne l’environnement en ligne.
Amendement 85
Article 21, paragraphe 2, point (c)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
|
|
Exposé des motifs
La question de la viabilité économique ne doit pas passer au premier plan lorsqu’il s’agit d’évaluer une concentration du point de vue de la sauvegarde de la diversité. Dans la poursuite de l’objectif de garantir de façon cohérente la pluralité, la priorité doit être mise sur la concurrence journalistique et sur la question de savoir si, ou comment, celle-ci peut être protégée ou soutenue par des mesures destinées à préserver la diversité des médias. Du point de vue de la pluralité, chaque concentration n’est pas nécessairement justifiée si la viabilité économique de l’entreprise concernée était quoi qu’il en soit perdue sans la concentration, ce qui à cet égard représenterait une absence d’alternative. Elle le serait néanmoins si la pluralité du marché devait (encore davantage) en pâtir.
Amendement 86
Article 21, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 3. La Commission, assistée par le comité, peut publier des lignes directrices sur les éléments à prendre en compte lors de l’application des critères permettant aux autorités nationales ou aux organismes nationaux de régulation d’évaluer les effets sur le pluralisme des médias et l’indépendance éditoriale des concentrations sur le marché des médias. | 3. Le comité, peut publier des avis sur les éléments éventuellement pertinents lors de l’application des facteurs visés au paragraphe 2 permettant d’évaluer les effets sur le pluralisme des médias des concentrations sur le marché des médias. |
Exposé des motifs
La Commission ne devrait pas recourir à des actions concrètes limitant la possibilité pour les États membres de réagir aux besoins nationaux, régionaux ou locaux lors de l’application et de la pondération des facteurs pris en considération.
Les avis du comité pourraient fournir des orientations aux régulateurs nationaux quant à la manière de répondre aux besoins aux niveaux national, régional et local dans le cadre de leurs compétences ou encore sur la conception des mesures nationales. Il convient de préciser que lesdits avis ne font référence qu’aux éléments contenus au paragraphe 2, et ne couvrent pas de manière exhaustive l’évaluation des concentrations dans les médias à cet égard, et ce, pour permettre aux autorités nationales d’évaluer les concentrations dans les médias sur la base des autres critères nécessaires.
Amendement 87
Article 21, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 4. L’autorité nationale ou l’organisme national de régulation consulte au préalable le comité sur tout avis ou toute décision qu’elle (ou il) entend adopter et qui évalue les effets sur le pluralisme des médias et l’indépendance éditoriale d’une concentration sur le marché des médias soumise à l’obligation de notification, lorsque cette concentration est susceptible d’avoir une incidence sur le fonctionnement du marché intérieur. | 4. L’autorité nationale ou l’organisme national de régulation informe au préalable le comité d’une concentration sur le marché des médias soumise à l’obligation de notification, lorsque cette concentration est susceptible d’avoir une incidence sur le fonctionnement du marché intérieur. L’autorité nationale ou l’organisme national de régulation peut, avant d’adopter une décision ou une mesure, demander au comité un avis concernant une concentration sur le marché des médias soumise à l’obligation de notification et ses effets sur le pluralisme des médias et le fonctionnement du marché intérieur. |
Exposé des motifs
En vertu du pouvoir réglementaire, seules les concentrations ou les fusions qui sont pertinentes pour le marché intérieur devraient être exemptées des exigences contraignantes visées à l’article 21. À tous les autres égards, les exigences ne devraient pas aller au-delà de recommandations.
L’autorité nationale ou l’organisme national de régulation ne devraient pas être tenus de consulter le comité — d’une part, pour préserver la compétence de l’autorité nationale et, d’autre part, pour éviter de retarder les procédures au niveau national. Toutefois, l’autorité nationale de régulation compétente devrait informer le comité des cas pertinents. Celui-ci devrait aussi avoir le droit de prendre position dans tous les cas où il juge qu’un intérêt pour le marché intérieur est en jeu.
Amendement 88
Article 21, paragraphe 5
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 5. Dans un délai de 14 jours civils à compter de la consultation visée au paragraphe 4, le comité émet un avis sur le projet d’avis ou de décision national qui lui est soumis, en tenant compte des éléments visés au paragraphe 2, et transmet cet avis à l’autorité qui le consulte et à la Commission. | 5. Lorsque le comité est invité à s’exprimer, il émet un avis dans les plus brefs délais, en tenant compte des éléments visés au paragraphe 2, et transmet cet avis à l’autorité qui le consulte et à la Commission. |
Exposé des motifs
Le délai fixé semble rigide et peut se révéler trop court pour des cas complexes.
Amendement 89
Article 21, paragraphe 6
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 6. L’autorité nationale ou l’organisme national de régulation visé(e) au paragraphe 4 tient le plus grand compte de l’avis décrit au paragraphe 5. Lorsque cette autorité ne suit pas l’avis, en tout ou en partie, elle fournit au comité et à la Commission une justification motivée expliquant sa position, dans un délai de 30 jours civils à compter de la réception de cet avis. Sans préjudice des pouvoirs qui lui sont conférés par les traités, la Commission peut émettre son propre avis sur la question. | 6. Sans préjudice des pouvoirs qui lui sont conférés par les traités, la Commission peut émettre son propre avis sur la question. |
Exposé des motifs
La Commission devrait avoir la possibilité de réagir à l’avis. Un effet contraignant pour l’autorité nationale compétente ne semble pas approprié dans ce contexte, sachant que la concentration doit être finalement évaluée dans le cadre du droit national. Dans son rôle de «gardienne des traités», la Commission est libre de vérifier l’existence de règlements appropriés et de veiller à leur application à la lumière du droit de l’Union.
Amendement 90
Article 21, paragraphe 7 (nouveau paragraphe)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
|
| 7. L’avis du comité et, le cas échéant, celui de la Commission sont rendus publics. |
Exposé des motifs
Il s’agit d’une reprise du paragraphe 3 de l’article 22 en raison des modifications proposées à ce même article.
Amendement 91
Article 22, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Avis relatifs aux concentrations sur le marché des médias 1. En l’absence d’une évaluation ou d’une consultation conformément à l’article 21, le comité élabore , à la demande de la Commission, un avis sur les effets sur le pluralisme des médias et l’indépendance éditoriale d’une concentration sur le marché des médias, lorsque cette concentration est susceptible d’avoir une incidence sur le fonctionnement du marché intérieur des services de médias. Le comité fonde son avis sur les éléments énoncés à l’article 21, paragraphe 2. Le comité peut porter à l’attention de la Commission les concentrations sur le marché des médias susceptibles d’avoir une incidence sur le fonctionnement du marché intérieur des services de médias. | Avis relatifs aux concentrations sur le marché des médias 1. En l’absence d’une évaluation ou d’une consultation conformément à l’article 21, le comité élabore un avis sur les effets sur le pluralisme des médias et l’indépendance éditoriale d’une concentration sur le marché des médias, lorsque cette concentration est susceptible d’avoir une incidence sur le fonctionnement du marché intérieur des services de médias. Le comité fonde son avis sur les éléments énoncés à l’article 21, paragraphe 2. Le comité peut porter à l’attention de la Commission les concentrations sur le marché des médias susceptibles d’avoir une incidence sur le fonctionnement du marché intérieur des services de médias. |
Exposé des motifs
Le comité devrait avoir la capacité d’élaborer un avis en toute indépendance, sans devoir y être invité par la Commission.
Amendement 92
Article 24, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 2. Les autorités publiques, y compris les pouvoirs nationaux, fédéraux ou régionaux, les autorités ou organismes de régulation, ainsi que les entreprises publiques ou autres entités contrôlées par l’État au niveau national ou régional, ou les pouvoirs locaux d’entités territoriales de plus d’un million d’ habitants, mettent à la disposition du public des informations précises, complètes, intelligibles, détaillées et annuelles sur les dépenses publicitaires qu’ils ont allouées à des fournisseurs de services de médias, ce qui comprend au moins les renseignements suivants: | 2. Les autorités publiques, y compris les pouvoirs européens , nationaux, fédéraux ou régionaux, les autorités ou organismes de régulation, ainsi que les entreprises publiques ou autres entités contrôlées par l’État au niveau national ou régional, ou les pouvoirs locaux d’entités territoriales de plus de 100 000 habitants, le critère de population devant être examiné conjointement avec la définition d’un seuil minimal de dépenses annuelles, mettent à la disposition du public des informations précises, complètes, intelligibles, détaillées et annuelles sur les dépenses publicitaires qu’ils ont allouées à des fournisseurs de services de médias, ce qui comprend au moins les renseignements suivants: |
Exposé des motifs
La modification proposée correspond à celle de la définition de la «publicité d’État» visée à l’article 2.
Amendement 93
Article 25
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 1. La Commission exerce une surveillance indépendante du marché intérieur des services de médias, y compris des risques qui pèsent sur lui et des progrès réalisés dans son fonctionnement et sa résilience. Les conclusions de l’exercice de surveillance font l’objet d’une consultation avec le comité. | 1. La Commission exerce une surveillance indépendante du marché intérieur en matière de services de médias, pour ce qui concerne les risques qui pèsent sur lui et des progrès réalisés dans son fonctionnement et sa résilience. Les conclusions de l’exercice de surveillance font l’objet d’une consultation avec le comité. | ||||
| 2. La Commission définit les indicateurs de performance clés à utiliser pour la surveillance décrite au paragraphe 1, en consultation avec le comité. | 2. La Commission définit les indicateurs de performance clés à utiliser pour la surveillance décrite au paragraphe 1, en consultation avec le comité. | ||||
| 3. L’exercice de surveillance comprend les éléments suivants: | 3. L’exercice de surveillance comprend les éléments suivants: | ||||
|
| ||||
|
| ||||
|
| ||||
| 4. L’exercice de surveillance est réalisé chaque année et ses résultats sont rendus publics. | 4. L’exercice de surveillance est réalisé chaque année et ses résultats sont rendus publics. |
Exposé des motifs
Les tâches de la Commission devraient être orientées, conformément à ses compétences, sur des aspects du marché intérieur dans sa globalité. Dans ce contexte, la prise en compte des marchés nationaux peut également constituer un élément important pour une évaluation.
Amendement 94
Article 28, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 2. Le présent règlement s’applique à partir du [ 6 mois après l’entrée en vigueur]. | 2. Le présent règlement s’applique à partir du [ 20 mois après l’entrée en vigueur]. |
| Toutefois, les articles 7 à 12 et l’article 27 s’appliquent à partir du [3 mois après l’entrée en vigueur] et l’article 19, paragraphe 2, s’applique à partir du [48 mois après l’entrée en vigueur]. | Néanmoins, l’article 19, paragraphe 2, est applicable dans un délai de [48 mois après l’entrée en vigueur]. |
Exposé des motifs
Une transposition par les États membres étant nécessaire, il faut prévoir une entrée en vigueur prolongée.
II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CdR),
| 1. | soutient fermement les actions visant à préserver la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias, ainsi que la sécurité des journalistes, qui sont essentiels pour garantir l’intégrité de l’espace européen de l’information et assurer le fonctionnement de la démocratie européenne à tous les niveaux — régional, local, national et européen; prend acte, à cet égard, des objectifs déclarés de l’initiative de la Commission relative à une proposition de règlement établissant un cadre commun pour les services de médias dans le marché intérieur, ainsi que de la recommandation qui l’accompagne relative aux garanties internes pour l’indépendance éditoriale et la transparence de la propriété dans le secteur des médias; |
| 2. | juge crucial de garantir la solidité, le pluralisme, la rentabilité, l’innovation, l’indépendance et la fiabilité du paysage médiatique européen, ainsi que sa capacité à avoir une portée élargie à tous les groupes de la société, comme autant d’éléments de première importance pour l’Union européenne et ses démocraties, comme pour ses citoyens, ses consommateurs et ses entreprises; |
| 3. | souligne la nécessité de prévoir des dispositions puissamment contraignantes relatives à la transparence en matière d’allocation des dépenses pour la publicité d’État; estime toutefois que l’exemption des exigences pour les entités territoriales de plus de 1 million d’habitants n’est pas applicable à un certain nombre de petits États membres, ce qui crée de facto une faille dans la législation qui permet d’échapper à la transparence; demande dès lors que ce seuil soit considérablement abaissé jusqu’à 100 000 habitants; invite en outre la Commission à examiner le critère de population en liaison avec la définition d’un seuil minimal de dépenses annuelles; |
| 4. | réaffirme avec force que la subsidiarité, la proportionnalité et la gouvernance à multiniveaux sont des principes essentiels et des composantes fondamentales du fonctionnement de l’Union et de sa responsabilité démocratique; souligne qu’une directive serait un acte juridique plus à même de servir efficacement ces principes, tout en poursuivant les objectifs de l’initiative; |
| 5. | souligne que, dans de nombreux États membres, les régions jouent un rôle dans la réglementation et dans le soutien aux secteurs des médias et de la culture, et déplore que la proposition de règlement ne prenne pas explicitement la mesure de cette compétence; |
| 6. | met en garde contre les effets négatifs potentiels d’une réglementation excessive sur les systèmes médiatiques bien établis des États membres où la liberté et le pluralisme des médias sont garantis; juge que, dans ses efforts visant à améliorer la diversité et l’indépendance des médias, l’initiative ne devrait pas porter préjudice au bon fonctionnement des systèmes médiatiques tels qu’ils existent dans la majorité des États membres; |
| 7. | plaide à cet égard pour la prudence vis-à-vis des initiatives visant à harmoniser et à centraliser la réglementation des médias au niveau européen. Cette remarque concerne à la fois la répartition des compétences entre les différents niveaux de pouvoirs européens et la préservation de la diversité culturelle dans l’Union européenne, ainsi que les effets potentiels sur le pluralisme des médias, en particulier aux niveaux régional et local, qui pourraient se produire si l’on appliquait une perspective purement commerciale; |
| 8. | s’interroge en outre sur l’opportunité de réglementer les systèmes de médias sur la seule base juridique de la compétence du marché intérieur au titre de l’article 114 du TFUE, compte tenu du fait que, au-delà de la dimension économique, les services de médias ont une fonction importante dans les secteurs de la culture, de l’éducation, de l’inclusion sociale ou encore de la protection de la liberté d’expression; |
| 9. | préconise, à cette fin, qu’il soit clairement affirmé que la protection de la liberté et du pluralisme des médias relève de la responsabilité des États membres, et qu’il convient de reconnaître que ces objectifs vont au-delà de la simple promotion du marché intérieur; |
| 10. | met en garde contre l’introduction de restrictions à la capacité des États membres à appliquer de nouvelles règles, ou des règles plus strictes, dans les domaines couverts par le règlement. Il doit rester possible d’introduire des dispositions plus ambitieuses ou plus détaillées pour préserver la diversité des médias dans les traditions constitutionnelles respectives des États membres, lesquelles, en cas de doute, devraient prévaloir sur les considérations liées à l’économie de marché; |
| 11. | souligne que le contrôle dans le domaine de la sauvegarde du pluralisme des médias doit suivre la structure des compétences; dans la mesure où ce contrôle intervient dans des domaines qui ne concernent pas uniquement le marché intérieur, il doit tenir suffisamment compte de la souveraineté culturelle des États membres; |
| 12. | souligne en outre qu’il ne doit en aucune façon y avoir de chevauchement en matière de contrôle des médias au niveau européen pour ce qui concerne la sauvegarde du pluralisme des médias, y compris l’indépendance éditoriale qui, indépendamment du devoir et de la responsabilité des États membres de garantir le pluralisme des médias, doit être mis en œuvre de manière efficace et que le respect des principes d’un contrôle indépendant des médias à l’abri de toute influence politique doit être garanti; |
| 13. | tout en reconnaissant la nécessité d’une coopération plus étroite entre les autorités de régulation des médias, demande qu’une attention particulière soit accordée à l’indépendance du «comité européen pour les services de médias» proposé à l’égard de toute influence politique et commerciale; demande en outre que la composition dudit comité reflète la structure réglementaire et les traditions existant dans les différents États membres; |
| 14. | demande l’introduction d’obligations concrètes pour les très grandes plateformes en ligne allant au-delà de la présentation d’un exposé des motifs avant l’imposition d’une restriction, pour protéger le contenu journalistique et éditorial dans le secteur des médias en ligne; |
| 15. | réaffirme son engagement à poursuivre les efforts visant à préserver la résilience démocratique, l’état de droit et les droits fondamentaux, compte tenu notamment des menaces croissantes d’ingérence dans l’ordre démocratique européen; et soutient fermement toutes les actions visant à garantir un débat politique ouvert, équitable et pluraliste. |
Bruxelles, le 16 mars 2023.
Le président du Comité européen des régions
Vasco ALVES CORDEIRO
(50) Directive 2013/34/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative aux états financiers annuels, aux états financiers consolidés et aux rapports y afférents de certaines formes d’entreprises, modifiant la directive 2006/43/CE du Parlement européen et du Conseil et abrogeant les directives 78/660/CEE et 83/349/CEE du Conseil (JO L 182 du 29.6.2013, p. 19).
(50) Directive 2013/34/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative aux états financiers annuels, aux états financiers consolidés et aux rapports y afférents de certaines formes d’entreprises, modifiant la directive 2006/43/CE du Parlement européen et du Conseil et abrogeant les directives 78/660/CEE et 83/349/CEE du Conseil (JO L 182 du 29.6.2013, p. 19).
(55) Règlement (CE) no 139/2004 du Conseil du 20 janvier 2004 relatif au contrôle des concentrations entre entreprises (le «règlement CE sur les concentrations») (JO L 24 du 29.1.2004, p. 1).
(55) Règlement (CE) no 139/2004 du Conseil du 20 janvier 2004 relatif au contrôle des concentrations entre entreprises (le «règlement CE sur les concentrations») (JO L 24 du 29.1.2004, p. 1).
(1) Règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques) (JO L 277 du 27.10.2022, p. 1).
(2) Directive 2010/13/UE du Parlement européen et du Conseil du 10 mars 2010 visant à la coordination de certaines dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres relatives à la fourniture de services de médias audiovisuels (directive Services de médias audiovisuels) (JO L 95 du 15.4.2010, p. 1).
Initiative législative — 52023IE0430
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE0848
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE1864
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE1906
14/12/2023