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Initiative législative — 52022IR5488

CELEX52022IR5488
TypeInitiative législative
Datejeudi 9 février 2023

Texte intégral

3.5.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 157/28


Avis du Comité européen des régions sur le thème «La stratégie européenne en matière de soins»

(2023/C 157/06)

Rapporteur:

Heinrich DORNER (AT/PSE), membre du gouvernement du Land de Burgenland

Texte de référence:

Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions sur la stratégie européenne en matière de soins

COM(2022) 440 final

RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CdR)

Priorités politiques

1.

a bien conscience que des services de soins de qualité sont nécessaires dans le domaine de l’éducation et de l’accueil de la petite enfance, de sorte que les enfants développent leurs aptitudes et compétences cognitives, linguistiques et physiques, qu’ils observent un mode de vie sain et actif et qu’ils ne soient pas exposés à la pauvreté et à l’exclusion sociale, aussi bien que dans le domaine des soins de longue durée, pour aider les personnes âgées et/ou handicapées à conserver leur autonomie et à vivre dans la dignité. Ils sont aussi un moyen de faire face à l’évolution démographique et à la croissance exponentielle de la demande de soins. Une intervention précoce, un travail de promotion de la santé mené en ce sens et la prévention des maladies sont de nature à favoriser un allongement de la durée de vie autonome, saine et active et à retarder l’apparition des besoins en soins;

2.

estime que le coût abordable des services de soins de qualité, leur accessibilité et leur disponibilité sont autant de conditions qui doivent être réunies pour répondre à la constante augmentation des besoins en matière d’éducation et d’accueil de la petite enfance, permettre aux personnes âgées et/ou handicapées d’exercer leur droit à une vie autonome et, dans le même temps, soulager leurs proches et soutenir leurs familles;

3.

constate que les personnes travaillant dans le secteur des soins ne sont pas toujours appréciées à leur juste valeur, ce qui se traduit souvent, à certains endroits par une faible rémunération, un bas niveau d’études, de maigres perspectives en matière de progression de carrière, peu de possibilités de formation, une absence d’aide et d’accompagnement psychologique, et parfois aussi par une précarité de l’emploi;

4.

souligne que les femmes sont touchées de manière disproportionnée par l’insuffisance des services de soins, car ce sont encore et toujours elles qui doivent pour l’essentiel assumer des responsabilités familiales supplémentaires ou prodiguer des soins informels, ce qui nuit à l’équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée ainsi qu’à leurs possibilités d’exercer un travail rémunéré. Les femmes représentent 90 % des travailleurs du secteur des soins formels, où elles occupent encore trop souvent des emplois précaires et mal rémunérés. Dans l’Union européenne, 92 % des femmes prodiguent régulièrement, c’est-à-dire plus d’un jour par semaine, des prestations de soins non rémunérées, et 81 % quotidiennement. Leurs responsabilités familiales empêchent 7,7 millions de femmes en Europe d’exercer une activité professionnelle (1);

5.

fait observer que, dans de nombreux pays, les systèmes de soins ont été en mesure de s’adapter rapidement et de continuer à fournir des prestations de qualité pendant la crise de la COVID-19. Dans le même temps, la pandémie a mis en évidence un certain manque de résilience du système de soins; le Comité souligne que l’emploi et la continuité des services dans le secteur des soins et de la prise en charge peuvent être garantis par la mise en place de structures patronales résistantes aux crises, notamment en ce qui concerne la structure de propriété et l’utilisation des bénéfices réalisés;

6.

relève la pénurie de main-d’œuvre qualifiée qui touche le secteur des soins dans toute l’Europe et les vastes implications qui en découlent pour la société, en particulier dans les zones touchées par le dépeuplement ou les régions moins développées, où les soins aux personnes âgées et dépendantes sont moins accessibles, mais aussi le potentiel considérable que représente ce secteur pour le marché du travail puisque, dans les dix prochaines années, 8 millions de postes seront potentiellement à pourvoir dans les secteurs de la santé et de l’aide sociale (2);

Principes fondamentaux

7.

renvoie au principe no 9 du socle européen des droits sociaux et au droit que celui-ci prévoit, pour les parents et les personnes ayant des responsabilités familiales, de bénéficier de congés adaptés et de formules de travail flexibles, ainsi que d’avoir accès à des services de garde;

8.

renvoie au principe no 11 du socle européen des droits sociaux et au droit que celui-ci prévoit, pour les enfants, à des services d’éducation et d’accueil de la petite enfance abordables et de qualité;

9.

renvoie au principe no 17 du socle européen des droits sociaux relatif à l’inclusion des personnes handicapées et au droit qu’il prévoit pour celles-ci à une aide au revenu, à un environnement de travail adapté à leurs besoins et à des services leur permettant de participer au marché du travail et à la société;

10.

renvoie au principe no 18 du socle européen des droits sociaux et au droit que celui-ci prévoit à des services de soins de longue durée abordables et de qualité, en particulier des services de soins à domicile et des services de proximité;

11.

renvoie à la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et au droit que celle-ci prévoit, pour les personnes âgées, à mener une vie digne et indépendante et à participer à la vie sociale et culturelle;

12.

renvoie à la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (3) et au droit que celle-ci prévoit, pour les personnes handicapées, à bénéficier de mesures visant à assurer leur autonomie, leur intégration sociale et professionnelle et leur participation à la vie de la communauté;

13.

invite les États membres de l’Union qui ne l’ont pas encore fait à ratifier et à mettre en œuvre les conventions correspondantes de l’Organisation internationale du travail, en particulier les conventions no 189 concernant le travail décent pour les travailleuses et travailleurs domestiques, no 190 sur la violence et le harcèlement dans le monde du travail et no 149 sur le personnel infirmier;

14.

renvoie à la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées et à l’obligation que celle-ci prévoit d’encourager la formation aux droits reconnus par ce texte des professionnels et personnels qui travaillent avec des personnes handicapées, de façon à améliorer la prestation des aides et services garantis par ces droits;

15.

renvoie à l’article 19 de la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées et au droit d’accès que celui-ci prévoit, pour les personnes handicapées, à une gamme de services à domicile ou en établissement et autres services pour leur permettre de vivre dans la société et de s’y insérer;

Observations générales

16.

se félicite que, dans sa communication sur la stratégie européenne en matière de soins, la Commission ait à son tour mis en avant les problématiques que le Comité avait déjà exposées dans un avis d’initiative antérieur (4) sur le thème des soins et de la prise en charge des personnes dépendantes, et qu’elle ait repris à son compte une partie des solutions qui y étaient avancées, par exemple la création d’un système d’encodage efficace permettant une collecte et un traitement exhaustifs des données. Il devient urgent de mettre en place un système d’interopérabilité entre secteurs (en particulier ceux de la santé et de l’aide sociale);

17.

souligne la nécessité d’une stratégie commune, portée en Europe par l’ensemble des collectivités locales et régionales dotées de compétences dans les domaines de la santé, des soins et de l’éducation, par les États membres, ainsi que par les institutions de l’Union, afin de garantir des soins de longue durée accessibles qui répondent à la fois aux besoins des bénéficiaires et à ceux du personnel qui les prodigue, et d’assurer dans toute l’Union des services de garde d’enfants de qualité, abordables et accessibles. Cette stratégie doit en conséquence être intégrée également dans le processus du semestre européen. Ce faisant, il convient de tenir compte du fait que, conformément au principe de subsidiarité, les soins ainsi que l’éducation et l’accueil de la petite enfance sont organisés différemment dans chaque État membre;

18.

considère que la stratégie européenne en matière de soins marque un premier pas important et constructif vers la concrétisation du socle européen des droits sociaux et l’amélioration du système de soins en Europe, et y voit une possibilité de contribuer à améliorer les soins de longue durée et l’éducation des jeunes enfants, ainsi que de renforcer l’égalité des sexes et l’équité sociale dans les systèmes en question;

19.

est bien conscient que des services sociaux tels que l’éducation et l’accueil de la petite enfance ou les soins de longue durée font partie d’un secteur économique important, qui répond aux besoins en matière de soins, crée des emplois et contribue à réduire les coûts de la santé, et qui par conséquent est utile pour la société à de multiples égards;

20.

se réjouit que la Commission propose un traitement coordonné et conjoint de la question des soins de longue durée et de celle de la garde des jeunes enfants, en mettant en place, conformément au principe de subsidiarité, des mesures de soutien au niveau européen (comme des travaux d’analyse communs, un échange de bonnes pratiques ou un soutien financier de l’Union aux réformes et aux investissements) ainsi que les cadres d’action dans lesquels s’inscriront les réformes et les investissements aux niveaux national, régional et local. Le Comité invite également la Commission à aiguiller les investissements publics dans les services de soins de longue durée dans le cadre de l’utilisation des programmes et instruments financiers de l’Union. Il apparaît aussi nécessaire d’assurer la complémentarité des fonds européens relevant de divers programmes, afin d’en maximiser les effets;

21.

estime que pour compléter la taxinomie environnementale, qui vient contribuer à la mise en œuvre du pacte vert, la Commission devrait présenter d’urgence une proposition établissant une taxinomie sociale. Une telle taxinomie sociale fournirait aux investisseurs potentiels et aux entreprises une orientation claire sur ce qu’il est possible d’entendre par «investissement social». L’absence d’une telle taxinomie sociale fait pour le moment obstacle à de potentiels investissements privés dans les soins de santé et les services sociaux;

22.

souligne que, dans le cadre de la facilité pour la reprise et la résilience, 33 % des dépenses sociales prévues dans les 25 plans nationaux pour la reprise et la résilience déjà validés par la Commission et approuvés par le Conseil sont consacrées à la santé et aux soins de longue durée (pour environ 45 milliards d’EUR), 33 % sont destinées à l’éducation et aux services de garde d’enfants (45,7 milliards d’EUR), et 14 % portent sur les politiques sociales (19,7 milliards d’EUR);

23.

considère que la mise en place de services de soins abordables, plus accessibles, disponibles et de qualité est une démarche importante pour favoriser la participation des femmes au marché du travail et, partant, l’égalité des sexes. Il importe d’analyser les services existants, d’y repérer les complémentarités et de réduire les chevauchements et les doublons, afin d’orienter les ressources et de mettre en avant la valeur ajoutée de la pluridisciplinarité;

24.

souligne que les PME et les organisations à but non lucratif locales et régionales sont des prestataires importants de services de soins; relève à cet égard que les marchés locaux et régionaux des services de soins devraient permettre à ces PME et organisations à but non lucratif d’entrer en concurrence, sur un pied d’égalité, avec des prestataires de services de plus grande taille. Les institutions de l’Union, ses États membres et les collectivités locales et régionales devraient s’employer à donner à la multitude des prestataires de services les moyens d’exercer leur activité ainsi qu’à favoriser le bon fonctionnement des marchés locaux et régionaux des services de soins. Dans le cadre de marchés publics socialement responsables, le Comité invite les collectivités territoriales à tenir compte, en leur qualité d’acheteurs publics, des incidences sociales découlant, à l’échelle locale et régionale, des modalités de production, d’approvisionnement et de fourniture des services;

Observations concernant l’éducation et l’accueil de la petite enfance

25.

estime que la révision proposée des objectifs de Barcelone est une démarche utile pour élargir encore l’accès à la garde d’enfants, et souligne sa complémentarité avec la recommandation du Conseil établissant une garantie européenne pour l’enfance (5). Encourager la participation à l’éducation et à l’accueil de la petite enfance est dans l’intérêt supérieur de l’enfant et de ses perspectives de vie, l’objectif étant de promouvoir l’inclusion sociale;

26.

voit dans la prise en compte du rythme de fréquentation de l’éducation et de l’accueil de la petite enfance un ajout pertinent pour évaluer la progression de l’offre de services en la matière dans les États membres, qui permettra une analyse et une évaluation plus précises des progrès dans chacun d’eux;

27.

n’est pas sans savoir que, dans le secteur de l’éducation et de l’accueil de la petite enfance, les conditions de travail, la considération et la rémunération dont jouit le personnel encadrant ainsi que sa participation à la formation et au perfectionnement professionnels continus sont primordiales pour garantir les meilleurs services possibles, assurés par des professionnels qualifiés et spécialisés, et obtenir ainsi de meilleurs résultats sur le plan du développement des enfants;

Observations concernant les soins de longue durée

28.

souligne que l’attractivité des professions liées à la santé et aux soins est indissociable de l’amélioration des conditions de travail, de l’adéquation des salaires, de l’éducation et de la formation ainsi que des possibilités de reconversion et de perfectionnement professionnels, et se réjouit à cet égard que soit proclamée, en 2023, l’Année européenne des compétences;

29.

sait toute l’importance que revêt une représentation forte des travailleurs, tant pour l’amélioration constante des conditions de travail dans le secteur de la santé et des soins que pour la conduite du dialogue social en tant que composante fondamentale du modèle social européen; dans ce contexte, se félicite que la Commission européenne ait annoncé, en janvier 2023, la mise en place d’un nouveau dialogue social sectoriel pour les services sociaux au niveau de l’Union, y compris pour le sous-secteur des services de soins, dialogue qui garantira également une représentation des collectivités locales et régionales en leur qualité d’employeurs du secteur public;

30.

salue les principes de qualité posés pour l’ensemble des prestataires de soins de longue durée dans la proposition de recommandation du Conseil sur l’accès à des soins de longue durée abordables et de qualité, et souligne que ce secteur devra à l’avenir être guidé, non pas par la recherche du profit, mais par l’injection régulière d’investissements dans des mesures d’amélioration de la qualité et dans un personnel hautement qualifié. Dans ce contexte, le Comité soutient l’appel lancé par le Parlement européen à la Commission pour qu’elle présente une directive-cadre sur les soins de longue durée, formels et informels, qui établirait des principes fondamentaux et prévoirait des critères fondés sur des preuves pour des services de soins et d’assistance de longue durée de qualité, accessibles et intégrés dans l’ensemble de l’Union (6);

31.

souligne, en lien avec l’invitation adressée aux États membres à mettre en place un cadre de qualité pour les soins de longue durée [au paragraphe 6 de la recommandation du Conseil correspondante (7)], que des systèmes visant à garantir la qualité des soins sont déjà souvent en place au niveau national ou régional et qu’il convient dès lors d’en tenir dûment compte, y compris aux fins de respecter les principes de subsidiarité et de proportionnalité;

32.

estime que les investissements consentis dans les soins s’inscrivent dans une démarche globale qui ne se contente pas de poursuivre des objectifs d’ordre social ou sociétal, mais envisage aussi ces investissements comme des incitations positives sur le plan économique;

33.

fait observer qu’il importe d’être particulièrement attentif à ce que les prestataires de services de soins soient formés à la psychologie;

Recommandations concernant l’éducation et l’accueil de la petite enfance

34.

préconise une normalisation dans la collecte des données aux niveaux local et régional ainsi que le maintien de la pratique de l’apprentissage mutuel pour jeter les bases d’un soutien ciblé aux régions et rendre possibles les comparaisons à l’échelle territoriale dans toute l’Europe, ainsi que pour aider les autorités nationales et régionales, au moyen des indicateurs recueillis, à surveiller la qualité des services de garde d’enfants;

35.

recommande d’augmenter et d’élargir les possibilités de soutien financier à l’installation et à l’entretien ou à la modernisation de structures de garde d’enfants pour faire front aux disparités dans le rythme de développement des régions et des villes de l’Union européenne;

36.

parmi la gamme des services personnalisés disponibles, recommande d’étoffer l’offre de ceux qui sont les plus demandés et qui facilitent une vie autonome, comme l’assistance personnelle et l’aide à domicile;

37.

considère que l’amélioration des conditions de travail et de l’image du personnel travaillant dans l’éducation et l’accueil de la petite enfance, ainsi que l’adéquation de sa rémunération, font partie intégrante de la mise en œuvre de la stratégie en matière de soins;

38.

souligne qu’il est très important de combler le décalage entre la fin du congé de maternité, de paternité ou du congé parental correctement rémunéré ou indemnisé et l’entrée en milieu d’accueil ou d’éducation des jeunes enfants; à cet effet, recommande aux États membres d’envisager l’instauration d’un droit légal à bénéficier de l’éducation et de l’accueil de la petite enfance;

Recommandations concernant les soins de longue durée

39.

suggère de vérifier si des instruments ou actes législatifs contraignants, ainsi qu’une augmentation en conséquence des fonds consacrés à la cohésion, sont nécessaires pour garantir à toutes les personnes qui en ont besoin et partout en Europe un accès universel, égal et effectif à des services de soins de qualité, et pour assurer à tous les aidants des conditions de travail dignes et respectueuses de la santé, un soutien professionnel, ainsi qu’une rémunération suffisante, veiller à la qualité des emplois et renforcer l’attractivité des métiers dans le secteur des soins, de manière à refléter la valeur sociale et sociétale du travail effectué par ces personnes;

40.

recommande d’augmenter et d’élargir les possibilités de soutien financier à l’installation et à l’entretien ou à la modernisation de structures de soins aux personnes âgées pour faire front aux disparités dans le rythme de développement des régions et des villes de l’Union européenne;

41.

recommande d’élaborer une stratégie globale concernant les besoins futurs en main-d’œuvre spécialisée dans l’Union européenne, afin notamment de ramener l’exode des travailleurs hautement qualifiés au sein de celle-ci à un niveau supportable pour les régions touchées par ce phénomène, et d’encadrer de manière uniforme les activités des prestataires de soins et des auxiliaires intervenant à domicile originaires de pays tiers;

42.

propose que, dans le domaine des soins de longue durée aussi, des objectifs et indicateurs soient établis, sur un modèle analogue aux objectifs de Barcelone, et que la collecte de données aux niveaux local et régional soit organisée en conséquence pour jeter les bases d’un soutien ciblé aux régions et rendre possibles les comparaisons à l’échelle territoriale dans toute l’Europe;

43.

se dit favorable à la désignation de coordonnateurs nationaux pour les soins de longue durée ou à la mise en place d’un autre mécanisme de coordination approprié, en fonction de la situation nationale, pour aider à la mise en œuvre des mesures;

44.

juge important de reconnaître le rôle joué par les collectivités locales et régionales en faveur d’un vieillissement actif dans d’autres aspects de la vie, tels que l’inclusion dans la société, l’intégration dans la vie locale ou encore l’accès à la culture, à l’éducation et au logement. Sur la base du partenariat en faveur d’un vieillissement actif et en bonne santé, il est important de renforcer les écosystèmes régionaux et locaux qui garantissent une contribution de toutes les politiques et de tous les principaux secteurs;

45.

préconise une campagne d’envergure européenne visant à rendre les professions liées à la santé et aux soins plus attrayantes et à équilibrer la représentation des hommes et des femmes dans ces métiers.

Bruxelles, le 9 février 2023.

Le président du Comité européen des régions

Vasco ALVES CORDEIRO


(1) COM(2022) 440 final.

(2) COM(2021) 50 final.

(3) Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (JO C 202 du 7.6.2016, p. 389).

(4) Avis du CdR sur le thème «Plan d’avenir pour le secteur des soins et de la prise en charge des personnes dépendantes — Un défi européen, des perspectives locales et régionales» (JO C 440 du 29.10.2021, p. 56).

(5) Recommandation (UE) 2021/1004 du Conseil du 14 juin 2021 établissant une garantie européenne pour l’enfance (JO L 223 du 22.6.2021, p. 14).

(6) Résolution du Parlement européen du 5 juillet 2022 intitulée «Vers une action européenne commune en matière de soins» [2021/2253 (INI)] (JO C 47 du 7.2.2023, p. 30), paragraphe 61.

(7) Recommandation du Conseil du 8 décembre 2022 sur l’accès à des soins de longue durée abordables et de haute qualité (JO C 476 du 15.12.2022, p. 1).


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