| Sur la base des évaluations de la législation existante et des contributions des parties prenantes, une liste complète de mesures potentielles a été établie. À la suite d’un premier examen analytique, 22 mesures ont été retenues en vue d’une évaluation approfondie. En fin de compte, 17 mesures privilégiées ont été regroupées en 3 options stratégiques indépendantes, correspondant à chacun des 3 domaines problématiques recensés: 1. Une classification adéquate des substances chimiques extrêmement dangereuses sera assurée par les actions suivantes: - introduire les perturbateurs endocriniens et des substances PBT, vPvB, PMT et vPvM en tant que nouvelles classes de danger dans le règlement CLP et leur donner la priorité en vue d’une classification harmonisée; - publier les raisons qui poussent à s’écarter des autoclassifications notifiées dans l’inventaire des classifications et étiquetages de l’ECHA, ainsi que les noms des notifiants; - exiger la mise à jour des notifications d’autoclassifications dans un certain délai; - renforcer la hiérarchisation des priorités en vue d’une classification harmonisée à un stade précoce; et - permettre à la Commission d’ouvrir et de financer des dossiers de classification et d’étiquetage plus harmonisés, y compris en donnant mandat à l’ECHA. 2. L’amélioration de la communication sur les dangers sera assurée par les actions suivantes: - aborder explicitement la notion de vente par recharge, en prévoyant des dérogations aux obligations en matière d’étiquetage et en limitant cette pratique aux seuls dangers légers; - améliorer la lisibilité des étiquettes CLP en réglementant le formatage des étiquettes; - permettre que certaines informations supplémentaires qui ne sont pas obligatoires en vertu du SGH passent au format numérique lorsque leur disponibilité physique sur l’étiquette ne contribue pas à la protection de la santé humaine et de l’environnement, et en créant un cadre pour un nouvel étiquetage numérique de ces informations; - permettre une utilisation plus large des étiquettes dépliantes pour les produits chimiques commercialisés dans plusieurs pays de l’UE; et - prévoir une dérogation aux exigences en matière d’étiquetage pour les produits chimiques vendus aux consommateurs en vrac (par exemple, le carburant) et les très petits emballages (par exemple, les instruments d’écriture). 3. Remédier aux principales lacunes et ambiguïtés juridiques sera assuré par les actions suivantes: - clarifier les règles applicables aux offres et à la publicité en ligne; - renforcer l’obligation pour un acteur économique responsable des ventes en ligne de se conformer aux exigences du règlement CLP; et - introduire des obligations ciblées de notification aux centres antipoison en cas de perte d’informations, par exemple lorsque des produits chimiques se déplacent d’un État membre à l’autre ou sont réétiquetés. Les options ci-dessus ont été privilégiées par rapport aux options suivantes, qui ont été écartées: Premièrement, en ce qui concerne la classification des dangers, l’option stratégique consistant à introduire des valeurs de référence harmonisées pour la toxicité pour l’homme et pour l’environnement. Bien que ces valeurs soient utiles, le règlement CLP ne peut pas prévoir leur utilisation dans d’autres législations sur les substances chimiques, ce qui entraînerait des coûts supplémentaires et une faible valeur ajoutée. En outre, une telle mesure n’a guère bénéficié d’un soutien lors de la consultation publique. En revanche, les options privilégiées se complètent, s’attaquent aux différents facteurs du problème et contrebalancent les coûts supplémentaires par une valeur ajoutée supplémentaire. Deuxièmement, l’option consistant à demander une mise à jour des orientations afin de clarifier les obligations du règlement CLP en ce qui concerne les produits chimiques vendus dans des emballages de très petite taille, en vrac et au moyen de recharges ne répond pas suffisamment au problème. Comme le texte juridique lui-même manque de clarté, les orientations n’ont pas la même valeur juridique qu’un texte juridique clarifié. Troisièmement, l’option stratégique consistant à mener périodiquement des campagnes de sensibilisation sur l’affichage des éléments d’étiquetage en ligne. Étant donné que les consommateurs pourraient ne pas se souvenir du contenu des campagnes de sensibilisation lorsqu’ils achètent en ligne, cette option est moins efficace que fixer des règles sur les offres en ligne, renforcer les règles relatives à la publicité en ligne et renforcer la nécessité d’un acteur économique responsable dans la chaîne d’approvisionnement. En ce qui concerne les notifications des centres antipoison, les mesures mutuellement exclusives de notifications complètes aux centres antipoison par tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement et de notifications aux centres antipoison par les entités qui renomment et réétiquètent les produits ont été écartées au profit d’obligations de notification ciblées. Cette dernière option présente le meilleur coût pour les opérateurs par rapport aux bénéfices sociaux, car il permet d’éviter de nombreux cas de perte d’informations sans obliger tous les distributeurs à notifier par défaut. |