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AccueilDroit européen52023AE0689
Avis institutionnel52023AE0689

Avis institutionnel — 52023AE0689

CELEX52023AE0689
TypeAvis institutionnel
Datemercredi 14 juin 2023

Texte intégral

18.8.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 293/100


Avis du Comité économique et social européen sur la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — «Mettre à profit les talents dans les régions européennes»

[COM(2023) 32 final]

(2023/C 293/15)

Rapporteure:

Tatjana BABRAUSKIENĖ

Consultation

Commission européenne, 8.3.2023

Base juridique

Article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Compétence

Section «Union économique et monétaire et cohésion économique et sociale»

Adoption en section

30.5.2023

Adoption en session plénière

14.6.2023

Session plénière no

579

Résultat du vote

(pour/contre/abstentions)

181/0/3

1. Conclusions et recommandations

1.1.

Le Comité économique et social européen (CESE) se réjouit que, dans sa communication intitulée «Mettre à profit les talents dans les régions européennes» (1), la Commission s’engage à soutenir la conception et la mise en œuvre de stratégies régionales et territoriales ciblées fondées sur la situation et les atouts spécifiques des régions, à appliquer de manière ambitieuse le socle européen des droits sociaux et la vision à long terme pour les zones rurales de l’Union européenne, ainsi qu’à utiliser de façon ciblée les fonds européens existants, en vue d’adapter leur déploiement aux tendances démographiques observées dans l’Union. Un marché du travail de qualité devrait être au cœur des mesures stratégiques qui ont été définies, couvrant les politiques inclusives du marché du travail, le soutien aux travailleurs, les environnements attrayants pour les entreprises, la mobilité équitable, la cohésion sociale, les services de base et l’accès à une formation de qualité ainsi qu’au développement des compétences, afin de renforcer la compétitivité européenne.

1.2.

Le CESE souligne qu’il y a lieu de garantir à tous, au sein de l’Union européenne, l’aspect fondamental de l’intégration européenne que constitue la liberté de circulation, tout en se concentrant sur une approche globale, visant le long terme, du développement régional et de l’intégration sur le marché du travail. Il importe également de protéger la liberté de circulation des personnes sur le marché du travail européen, laquelle doit rester un choix et une chance, plutôt qu’une pression que subissent, pour des raisons socio-économiques, les personnes confrontées à un manque de perspectives ou de possibilités dans leur propre région.

1.3.

Le CESE souligne qu’afin de mieux remédier aux pénuries de main-d’œuvre et de compétences, il est nécessaire de prévoir des solutions à long terme pour soutenir le développement régional, sous la forme, par exemple, de meilleures infrastructures, de ressources durables, d’emplois de qualité supérieure, de soutien efficace aux personnes qui ne travaillent pas, ne suivent pas d’études et ne sont pas en formation et aux chômeurs, d’une aide ciblée à une intégration équitable des ressortissants de pays tiers sur le marché du travail, de l’accès à des services publics de qualité, y compris à une éducation publique et à un apprentissage tout au long de la vie inclusifs et de qualité, ainsi que de l’accessibilité, pour tous les travailleurs, d’actions de reconversion et de perfectionnement professionnels qui soient inclusives et de qualité, ou encore de la participation des syndicats et des employeurs, s’agissant de recenser les aptitudes nécessaires aux différentes régions et d’assurer le développement des compétences.

1.4.

Le CESE se félicite que dans l’objectif de réduire les disparités régionales et de mettre en œuvre le socle européen des droits sociaux, il ait été procédé, au titre de la politique de cohésion, au déploiement d’une série d’instruments de financement de l’Union pour la période de programmation 2021-2027, à savoir le Fonds européen de développement régional (FEDER), le Fonds social européen plus (FSE+), le Fonds de cohésion (FC) et le Fonds pour une transition juste (FTJ). Il plaide en faveur d’une complémentarité et d’une coordination renforcées entre les fonds de l’Union pour la relance, la résilience et la cohésion, y compris le Fonds pour une transition juste, de manière à garantir qu’ils sont utilisés pour stimuler la création de postes, offrir des possibilités d’emplois de qualité et garantir l’amélioration des infrastructures matérielles, en réduisant les inégalités socio-économiques et en comblant l’écart de développement entre les régions de l’Union. Appuyée par les programmes Interreg, qu’il convient de soutenir davantage, la coopération transfrontière contribue à accroître l’attractivité des régions frontalières.

1.5.

Le CESE invite la Commission européenne et les États membres à mettre en place des politiques de cohésion et des fonds de l’Union visant à donner aux transitions sur le marché de l’emploi une configuration telle qu’aucun travailleur ni aucune région ne soit laissé de côté. Il est primordial de garantir des conditions attrayantes pour les entreprises tout en faisant droit à la nécessité qui s’impose à elles d’investir dans l’innovation et la compétitivité et de s’adapter à des besoins en constante évolution. Le Comité appelle la Commission européenne et les États membres à tenir compte de ces éléments lors du réexamen à mi-parcours du cadre financier pluriannuel (CFP).

1.6.

Afin de garantir que les ressources du Fonds de cohésion soient affectées équitablement à un développement régional efficace et de qualité, le CESE demande à la Commission européenne et aux États membres de lancer un débat sur les prochains processus qui sous-tendront le cadre financier pluriannuel pour ce qui est d’assurer l’évaluation des besoins et des fonds au niveau de l’Union et de parvenir à réaliser un développement régional efficace et créer activement des emplois.

1.7.

Le CESE invite la Commission européenne et les États membres à faire en sorte que le marché du travail et les politiques de cohésion de l’Union soient basés sur un investissement durable dans des emplois de qualité, l’accès à la formation et aux services essentiels, le dialogue social et les négociations collectives, en conformité avec le respect de l’autonomie des partenaires sociaux et avec les mécanismes nationaux de concertation sociale.

1.8.

Le CESE encourage la Commission européenne et les États membres à respecter les droits de l’homme et à lutter efficacement contre la corruption, préservant ainsi l’état de droit, qui joue un rôle essentiel afin de rendre les régions attirantes pour les acteurs du marché du travail, ainsi qu’à garantir que les audits de la Commission européenne veillent avec plus d’efficacité à une utilisation opérante des fonds de l’Union, en particulier les fonds décentralisés.

1.9.

Le CESE plaide en faveur d’un dialogue social efficace et d’une participation effective des organisations de la société civile (OSC) en ce qui concerne toutes les questions en lien avec cette stratégie, de sorte à parvenir à un développement régional de qualité, répondant aux besoins des personnes qui vivent et souhaitent vivre dans les régions concernées, tout comme à ceux des entreprises, en particulier pour ce qui est d’allouer les fonds du FSE+ de manière agissante pour lutter contre le chômage des jeunes.

1.10.

Le CESE attire l’attention sur la nécessité de garantir une gouvernance démocratique dans les politiques de développement des régions, ainsi qu’une coopération étroite entre leurs pouvoirs publics, les organisations de partenaires sociaux, les services de l’emploi et les prestataires régionaux d’enseignement et de formation. Il convient d’utiliser efficacement le dialogue social pour attirer des entreprises dans des zones défavorisées et y garantir des postes de travail de qualité, des salaires décents, une sécurité d’emploi grâce à des contrats classiques et à l’accès à la protection sociale, une offre d’apprentissage tout au long de la vie, des conditions de travail favorables dans un environnement sûr et sain, des horaires raisonnables, offrant un bon équilibre entre vie professionnelle et privée, une représentation syndicale et des droits en matière de négociation.

1.11.

Le CESE demande à la Commission européenne d’utiliser le semestre européen et le tableau de bord social de l’Union comme outils qui permettent de formuler des recommandations ciblées à l’intention des États membres afin de lutter contre les inégalités régionales.

1.12.

Le CESE invite les États membres à veiller à ce que dans le cadre de la loi européenne sur le climat et du mécanisme de protection civile de l’Union, soutenu par le plan industriel du pacte vert (2), un véritable appui soit offert aux régions (3) par les politiques qu’ils mènent en matière d’adaptation au changement climatique et de réduction des risques de catastrophe, ainsi qu’à associer les partenaires sociaux et la société civile à des analyses régulières de l’incidence socio-économique de ces interventions, de sorte à anticiper les changements et à créer des perspectives d’emplois de substitution dans les zones et les secteurs touchés par ces évolutions.

1.13.

Le CESE incite les États membres à assurer la mise en œuvre effective de la directive de l’Union relative à des salaires minimaux adéquats et de la recommandation du Conseil relative à l’accès des travailleurs salariés et non salariés à la protection sociale (2019) (4), ainsi qu’à améliorer les conditions de travail et les salaires en étendant la couverture des conventions collectives et en garantissant un accès égal à la protection sociale quel que soit le statut professionnel de l’intéressé, s’agissant d’éléments qui jouent un rôle essentiel pour que les régions séduisent les travailleurs de tous les niveaux de compétence, grâce à des emplois et à des salaires attirants.

1.14.

Le CESE souligne que les gouvernements, les collectivités locales et régionales, les services sociaux, les entreprises et les syndicats se doivent de travailler ensemble dans le cadre du dialogue social afin d’apporter des solutions efficaces aux travailleurs en ce qui concerne leurs besoins en matière de parentalité et de prise en charge de proches, en leur garantissant des services de garde d’enfants et de soins de longue durée inclusifs et de qualité (5).

1.15.

Le CESE insiste sur le rôle clé que la plateforme européenne visant à lutter contre le travail non déclaré, mise en place sous les auspices de l’Autorité européenne du travail (AET), pourrait jouer pour encourager la conversion du travail non déclaré en emplois décents et déclarés, et, ainsi, contribuer aussi au développement des régions en renforçant leur assiette fiscale et en améliorant l’accès des travailleurs à la protection sociale.

1.16.

Le CESE fait observer qu’une protection sociale assurant une couverture efficace, ainsi qu’une coordination opérante entre les régimes de sécurité sociale, constituent des éléments essentiels pour garantir que les travailleurs mobiles bénéficient d’un traitement équitable. Il appelle la Commission européenne à améliorer ses outils pour mieux soutenir l’employabilité dans les régions.

1.17.

Le CESE demande aux États membres d’élaborer des politiques en matière de compétences et d’apprentissage tout au long de la vie dans le cadre du développement régional, en les combinant avec des investissements et des mesures stratégiques complémentaires qui aient pour objectif, tout à la fois, d’améliorer la qualité de l’éducation et de la formation et leur accessibilité pour tous, de façon à préparer la population face aux besoins de la vie au quotidien et du marché du travail, et de rendre les régions plus attrayantes pour les apprenants, les travailleurs et les entreprises. En Europe, chacun devrait pouvoir bénéficier d’une carrière de qualité et d’une orientation en matière d’apprentissage tout au long de la vie, qui fournisse des informations fiables sur les possibilités d’emploi et d’apprentissage au niveau régional.

1.18.

Le CESE fait valoir que dans la perspective du développement régional, il est nécessaire de garantir l’égalité d’accès à des services publics de qualité, tels que la prise en charge de longue durée, des logements et services culturels d’un prix abordable, les transports, la fourniture d’énergie ou la connexion à l’internet, ainsi qu’à des prestations et infrastructures éducatives adéquates, comme des structures d’éducation et de soins pour les jeunes enfants et des mesures dans le domaine de l’enseignement, de la formation et de l’apprentissage tout au long de la vie, tout en mettant en œuvre des politiques efficaces en ce qui concerne les droits de l’homme et la lutte contre les discriminations. Il appelle les États membres à garantir que les autorités réalisent des investissements durables dans un enseignement public de qualité.

1.19.

Le CESE invite les États membres à lutter contre les pénuries d’enseignants (6) et à rendre cette profession attrayante, en offrant aux personnes qui la pratiquent des salaires justes, des conditions de travail décentes, une formation initiale et continue de qualité et des possibilités de développement de carrière, de manière à améliorer la qualité de l’enseignement dans les régions. Le dialogue social joue un rôle essentiel pour élaborer et mettre en œuvre les réformes de l’éducation liées à la transition écologique et numérique des établissements et structures d’enseignement, tout comme lorsqu’il s’agit d’améliorer les compétences et les aptitudes que les enseignants et les formateurs doivent acquérir au cours de leur formation professionnelle initiale et continue, y compris en ce qui concerne la transition écologique et numérique.

2. Contexte

2.1.

Le 17 janvier 2023, la Commission européenne a publié une communication intitulée «Mettre à profit les talents dans les régions européennes» (7), dans laquelle elle présente des mesures ciblées pour promouvoir et retenir les talents dans les régions en retard de développement et en faire des endroits plus attrayants. Il s’agit de la première initiative clé de 2023 ressortissant à l’Année européenne des compétences (8). Dans sa nouvelle politique, la Commission met avant tout l’accent sur les régions où la population en âge de travailler décline à un rythme accéléré et dans lesquelles les diplômés universitaires sont peu nombreux, ainsi que sur celles que les jeunes délaissent en nombre.

2.2.

Après avoir enregistré une baisse de 3,5 millions de personnes entre 2015 et 2020, la population de l’Union en âge de travailler devrait encore perdre 35 millions d’unités d’ici à 2050. Au sein de l’Union, 137 millions d’habitants, soit environ 30 % de sa population, résident dans des zones rurales. Or, 22 % des personnes interrogées dans le cadre de la récente enquête Eurobaromètre ont affirmé que, ces dix dernières années, leurs possibilités d’emploi dans ces aires de ruralité s’étaient détériorées (9). La proportion de jeunes qui ne travaillent pas ni ne suivent d’études ou de formation est bien plus élevée dans les régions concernées, s’élevant à 19 %, contre 13 % en moyenne pour l’ensemble de l’Union. Trop de jeunes n’achèvent pas le second cycle de l’enseignement secondaire et en sont réduits à n’avoir que de faibles perspectives d’emploi. Dans d’autres régions, le manque de perspectives professionnelles peut les dissuader de parvenir au stade des études supérieures ou en pousser certains à chercher un emploi ailleurs, de sorte que le taux de chômage des 15-34 ans y atteint 14,6 %, soit bien plus que la moyenne de l’Union, où il se situe à 11,1 %.

2.3.

Selon le huitième rapport sur la cohésion (2022) (10), les principales raisons de la migration et de la fuite des cerveaux qui affectent certaines régions de l’Union résident dans le manque de services publics et sociaux, surtout dans les secteurs des soins de santé et de l’éducation, ainsi que dans le déficit de possibilités d’emploi et les carences territoriales en matière de connexions et d’infrastructures matérielles, par exemple pour ce qui concerne les transports. L’objectif stratégique de la Commission consiste à promouvoir le développement de ces régions par une offre d’emplois de qualité et l’amélioration des services publics, dont, plus spécialement, les systèmes éducatifs. En outre, elle met l’accent sur le déploiement d’une meilleure connectivité numérique des régions moins développées, en particulier les zones rurales et isolées. C’est pourquoi la communication recense des secteurs spécifiques au sein du plan d’action rural de l’Union et définit, pour stimuler les talents dans ces zones en retard de développement, un mécanisme à huit piliers dit «de valorisation des talents».

3. Observations générales

3.1.

Le CESE se réjouit que, dans sa communication, la Commission s’engage à mettre effectivement en œuvre le socle européen des droits sociaux. Toutefois, son texte ne s’attache pas suffisamment à faire d’un marché du travail de qualité et, en particulier, du soutien aux actifs, le cœur même des interventions stratégiques qu’elle a définies. Pour garantir des emplois de qualité pour tous les travailleurs et dans toutes les régions, il s’impose d’adopter une démarche plus globale, embrassant des politiques équitables du marché du travail, une mobilité juste, la cohésion sociale, les services de base et l’accès à une formation de bon niveau et aux compétences. Si le développement régional doit effectivement avoir rang de priorité, il s’impose aussi de protéger la liberté de circulation des personnes sur le marché du travail européen. Il y a lieu de réaliser le développement régional en prenant dûment en considération les perspectives démographiques, économiques et sociales, ainsi que les causes du dépeuplement de certaines régions. Dans la conception de stratégies régionales opérantes visant à inverser les tendances au déclin démographique et à rendre les régions attrayantes pour la population, une place centrale doit être réservée aux aspects socio-économiques et environnementaux et à la durabilité.

3.2.

Le CESE souligne que l’élément fondamental de l’intégration européenne que constitue la liberté de circulation doit être garanti à tous au sein de l’Union. La mobilité des travailleurs ne peut toutefois constituer un expédient commode pour remédier aux pénuries de main-d’œuvre tout en se dispensant d’aborder certains problèmes sous-jacents, comme la nécessité d’améliorer la qualité des emplois et l’accès à la formation. Dans les faits, la plupart des États membres sont confrontés aux mêmes déficits de compétences. Ramener la mobilité des travailleurs à une simple question d’offre et de demande fait courir le risque d’exacerber les inégalités et les disparités sur les marchés du travail entre les pays et les régions de l’Union, d’où la nécessité de garantir que les politiques européennes et nationales adoptent, en ce qui concerne le développement régional et l’intégration sur le marché du travail, une approche globale et axée davantage sur le long terme. Dans le même ordre d’idées, combler les pénuries dans les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre en donnant des emplois précaires à des travailleurs étrangers ou à des groupes marginalisés sans améliorer l’attractivité de ces branches d’activité risque d’avoir pour seul résultat de pérenniser les inégalités sociales et, ainsi, de priver les sociétés et les économies concernées de progrès inclusifs.

3.3.

Les politiques climatiques seront lourdes de conséquences pour les travailleurs et les industries et exigeront un effort massif en matière de formation, ainsi que de reconversion et de perfectionnement professionnels. Il y a lieu de mettre cette transition à profit pour créer des emplois de qualité, offrant de bonnes conditions de travail, dans l’ensemble des secteurs et des régions. Plutôt que de s’appuyer exclusivement sur des données globales, les stratégies en matière de climat doivent tenir compte des spécificités régionales et locales, et soutenir les régions les plus touchées. Pour ne pas compromettre l’adhésion de la communauté à l’indispensable transition, il convient aussi de veiller à ce que les travailleurs puissent trouver dans la région même où ils sont actifs actuellement des emplois de substitution qui soient de bonne qualité.

3.4.

Les collectivités régionales devraient échanger leurs expériences sur la manière de développer les zones rurales pour qu’elles soient des lieux où, grâce au soutien en faveur du développement économique et de la diversification qui leur est accordé, ainsi qu’à celles qui sont en retard de développement, il soit possible d’apprendre, mener son existence et travailler en bénéficiant d’une bonne qualité de vie et de services appropriés. Les stratégies de spécialisation intelligente, dans leur fonction d’outil visant à créer des emplois diversifiés et qualifiés, restent trop souvent axées sur les secteurs traditionnels. Il existe toutefois de bons exemples de transitions industrielles qui, étant le fruit du dialogue social, méritent d’être pris en compte.

3.5.

Le CESE invite la Commission européenne et les États membres à mettre en place des politiques de cohésion et des fonds de l’Union visant à donner aux transitions sur le marché de l’emploi une configuration telle qu’aucun travailleur ni aucune région ne soit laissé de côté. Il convient de garantir des conditions attrayantes pour les entreprises tout en faisant droit à la nécessité qui s’impose à elle d’investir dans l’innovation et la compétitivité et de s’adapter à des besoins en constante évolution. Il faut que les travailleurs aient la possibilité de vivre dans toutes les régions d’Europe, lesquelles doivent, quant à elles, être en mesure de prospérer grâce au travail, et être attrayantes pour les entreprises et les actifs.

3.6.

Pour réussir à gérer efficacement les transitions vers une relance juste et inclusive, il est nécessaire d’asseoir les politiques de l’Union concernant le marché du travail et la cohésion sur un investissement stable et à long terme dans des emplois de qualité, l’accès à la formation et aux services essentiels, le dialogue social et les négociations collectives. Le semestre européen et le tableau de bord social de l’Union constituent des outils clés pour formuler, à l’intention des États membres, des recommandations ciblées afin de lutter contre les inégalités régionales et de garantir que des emplois et des services de qualité soient disponibles dans chaque région.

3.6.1.

Le CESE invite la Commission européenne et les États membres à faire en sorte que le marché du travail et les politiques de cohésion de l’Union soient basés sur un investissement durable dans des emplois de qualité, l’accès à la formation et aux services essentiels, le dialogue social et les négociations collectives, en conformité avec le respect de l’autonomie des partenaires sociaux et avec les mécanismes nationaux de concertation sociale.

3.7.

L’attrait d’une région ne dépend pas seulement de ses atouts en rapport avec des possibilités d’emploi de qualité, offrant des rémunérations intéressantes, de bonnes conditions de travail, une solide formation et des perspectives d’évolution au cours de la carrière, mais est également déterminé par des conditions de vie d’un niveau décent, dont, entre autres exemples, l’accès au logement à des prix abordables, à une éducation et à des services publics de haute qualité, ainsi qu’à de bonnes infrastructures. Tout en reconnaissant le rôle que jouent la législation et les mécanismes de concertation sociale de chaque État membre, il convient de relever que les disparités entre les normes sociales et professionnelles, le faible taux de couverture des négociations collectives, le manque d’investissement et la confiance limitée dans les institutions peuvent vite devenir des facteurs qui creusent entre les régions des fossés structurels nuisant au développement d’un marché du travail européen équilibré.

3.8.

Le CESE est ravi de constater que, dans sa communication, la Commission vise à établir une coopération étroite entre les autorités régionales, les organisations de partenaires sociaux, les services de l’emploi et les prestataires d’enseignement et de formation. Il convient d’utiliser efficacement le dialogue social pour attirer des entreprises dans des zones défavorisées et y garantir des postes de travail de qualité, des salaires décents, une sécurité d’emploi grâce à des contrats classiques et à l’accès à la protection sociale, une offre d’apprentissage tout au long de la vie, des conditions de travail favorables dans un environnement sûr et sain, des horaires raisonnables offrant un bon équilibre entre vie professionnelle et privée, une représentation syndicale et des droits en matière de négociation.

3.9.

Le CESE estime que la communication ne devrait pas se borner à chercher à attirer des travailleurs hautement qualifiés, ou «talents», dans des régions désavantagées en vue de leur développement économique. Sur le marché du travail de nombreuses régions de l’Union, l’offre de travailleurs de toute catégorie est sous contrainte, alors que 26,4 % de la main-d’œuvre européenne inactive réside dans des régions défavorisées, en raison d’un manque de possibilités d’emploi de qualité, de la méfiance vis-à-vis des institutions publiques, de motifs familiaux, d’un travail dans l’économie clandestine, ou d’autres facteurs encore. Les entreprises ont besoin de conditions favorables, de travailleurs compétents et d’infrastructures de qualité pour pouvoir innover et être compétitives, et elles se doivent de promouvoir la reconversion et le perfectionnement professionnels de leur main-d’œuvre et de chercher à attirer des employés performants pour occuper des postes décents. La communication et les initiatives qui en découleront devraient plutôt se concentrer sur la façon dont une transition équitable vers une économie verte et numérique peut soutenir le renforcement des compétences de tous les travailleurs.

3.10.

Le CESE se félicite que pour la période de programmation 2021-2027, plusieurs instruments budgétaires de l’Union ressortissant du financement de la politique de cohésion, en l’occurrence le FEDER, le FSE+, le Fonds de cohésion et le Fonds pour une transition juste aient été mobilisés aux fins de réduire les disparités régionales et de mettre en œuvre le socle européen des droits sociaux. Dans les zones rurales et non urbanisées, l’aptitude à l’emploi et le développement économique peuvent être stimulés par des interventions ciblées. Dans cet objectif, il convient de garantir une complémentarité et une coordination plus poussées entre les fonds de l’Union pour la relance, la résilience et la cohésion, dont le Fonds pour une transition juste, pour stimuler la création de postes, offrir des possibilités d’emplois de qualité et réaliser des avancées en matière d’infrastructures matérielles. Il y a lieu de renforcer l’efficacité des fonds de cohésion, afin de réduire les inégalités socio-économiques et de combler les écarts de développement entre les régions de l’Union. Pour promouvoir des emplois décents, les aides d’État et l’utilisation de fonds en provenance du budget de l’Union doivent être soumises au respect de conditions sociales sévères, obligeant leurs bénéficiaires à respecter le droit du travail et les conventions collectives applicables.

3.11.

Les efforts visant à lutter contre la corruption et à préserver l’état de droit jouent un rôle essentiel pour qu’une région devienne attirante aux yeux des acteurs du marché du travail. Il est crucial de garantir que l’utilisation opérante des fonds de l’Union, en particulier les fonds décentralisés, soit surveillée plus efficacement par la Commission européenne et par les institutions de contrôle de l’Union, par exemple, la Cour des comptes européenne et l’OLAF. Afin de donner l’assurance que le Fonds de cohésion est affecté équitablement à un développement régional efficace et de bonne qualité, le CESE estime que la Commission européenne et les États membres se doivent de lancer un débat sur les prochains processus qui sous-tendront le cadre financier pluriannuel, de sorte à garantir que les besoins et les fonds feront l’objet d’une évaluation au niveau de l’Union.

3.12.

La gouvernance démocratique dans la gestion et la bonne répartition des fonds de l’Union peut être assurée grâce à la participation effective des partenaires sociaux et des organisations de la société civile concernées aux décisions sur l’utilisation de ces ressources européennes pour le développement régional. Le dialogue social et civique doit être utilisé efficacement, de manière à déboucher sur un développement régional de qualité, qui réponde aux besoins des personnes qui vivent et souhaitent vivre dans les régions concernées mais aussi à ceux des entreprises.

3.13.

La double transition, écologique et numérique, exerce une forte incidence sur les industries présentes dans les régions. Un environnement compétitif pour les entreprises, axé sur la croissance durable, peut aider à attirer des populations dans les régions et à rendre l’Union compétitive et attrayante à l’échelle mondiale. En collaboration avec les partenaires sociaux et les parties prenantes, les collectivités régionales doivent d’urgence mettre en place des stratégies efficaces qui tiennent compte de leurs besoins et possibilités de développement économique, afin de susciter l’intérêt des citoyens et des entreprises. Il convient d’assurer un équilibre entre les politiques de l’Union et celles des régions, dans le respect de la subsidiarité qui leur est applicable.

3.13.1.

Il conviendrait de mettre en œuvre les initiatives, récemment annoncées, du plan industriel du pacte vert, dont le développement des compétences constitue l’un des quatre piliers, et du règlement «zéro émission nette» en veillant à leur donner une forte dimension régionale, en particulier en ce qui concerne le projet de créer des académies des industries à zéro émission nette.

3.14.

Avec l’obligation qu’il impose de dépenser au moins 12 % des fonds dans les États membres où la proportion de jeunes qui ne travaillent pas et ne suivent pas d’études ou de formation est supérieure à la moyenne européenne, le FSE+ reste le principal outil d’intervention pour lutter contre le chômage des jeunes et assurer la mise en œuvre de la garantie européenne pour la jeunesse. Les États membres se doivent cependant de redoubler d’efforts afin que toutes les régions, y compris les plus défavorisées, présentent un attrait pour les jeunes étudiants et travailleurs. Les partenaires sociaux et les autres parties prenantes doivent être associés de manière significative à la conception et à la mise en œuvre des mesures, ainsi qu’à l’évaluation qui est effectuée de l’utilisation des fonds provenant du FSE+, de façon à garantir qu’ils encouragent effectivement à créer des emplois de qualité et des postes d’apprentissages et stages rémunérés intéressants pour les jeunes chômeurs. S’agissant de conférer un attrait aux emplois et à l’éducation, il conviendrait de prendre en considération les métiers en pénurie, et les partenaires sociaux doivent recevoir les capacités et le soutien voulus pour mettre en œuvre certaines politiques et mesures spécifiques qui redorent le blason de ces métiers confrontés à des pénuries de main-d’œuvre.

3.15.

Les régions peuvent être attrayantes pour les travailleurs de tous les niveaux de compétences si elles offrent des emplois et des salaires intéressants. À cet égard, une mise en œuvre effective de la directive de l’Union relative à des salaires minimaux adéquats, ainsi que l’amélioration des conditions de travail et des rémunérations, grâce à une augmentation de la couverture par les conventions collectives, constituent des facteurs qui jouent un rôle crucial. Les pouvoirs publics nationaux, les collectivités locales et régionales, les services sociaux, les entreprises et les syndicats se doivent de travailler ensemble dans le cadre du dialogue social afin d’apporter des solutions efficaces aux travailleurs en ce qui concerne leurs besoins en matière de parentalité et de prise en charge de proches, en leur garantissant des services de garde d’enfants et de soins de longue durée inclusifs et de qualité.

3.16.

La plateforme européenne visant à lutter contre le travail non déclaré de l’Autorité européenne du travail (AET) pourrait encourager la conversion du travail non déclaré en emplois décents et déclarés et, ainsi, contribuer aussi au développement des régions en renforçant leur assiette fiscale et en améliorant l’accès des travailleurs à la protection sociale. Il convient d’assurer un accès égal à la protection sociale, quel que soit le statut professionnel de l’intéressé, comme le prévoit la recommandation du Conseil relative à l’accès des travailleurs salariés et non salariés à la protection sociale, de 2019 (11).

3.17.

Une protection sociale assurant une couverture efficace et une coordination opérante entre les régimes de sécurité sociale constituent des éléments essentiels pour garantir que les travailleurs mobiles bénéficient d’un traitement équitable. Les outils numériques, tels que le passeport européen de sécurité sociale, peuvent améliorer l’identification et la vérification transfrontières et aider ainsi les travailleurs à détecter, exporter et revendiquer leurs droits cumulés en matière de sécurité sociale. Pour inciter les actifs à accepter des postes dans des régions défavorisées, il s’impose d’éliminer les traitements inéquitables, comme la double imposition ou les exonérations de sécurité sociale pour les travailleurs mobiles, afin de s’assurer que ceux qui ont exercé leur liberté de circulation ne s’en trouvent pénalisés ni par l’État membre qui les accueille, ni par leur pays d’origine lorsqu’ils y retournent.

3.18.

Si les politiques en matière de compétences jouent un rôle important dans le développement régional, cette action doit également se doubler d’investissements et de mesures complémentaires qui sont destinés à relever l’attrait des régions pour les travailleurs et les entreprises. Tous les niveaux de compétences étant nécessaires sur le marché du travail, le développement régional doit s’efforcer d’attirer dans les zones concernées des travailleurs de toutes les catégories, y compris ceux qui sont moyennement ou peu qualifiés, et non les seuls «talents» et les profils à hautes qualifications.

3.19.

Le CESE se réjouit que la communication vise à garantir l’égalité d’accès à des services publics de qualité, tels que la prise en charge de longue durée, des logements et services culturels d’un prix abordable, les transports, la fourniture d’énergie ou la connexion à l’internet, ainsi qu’à des prestations et infrastructures éducatives adéquates, comme des structures d’éducation et de soins pour les jeunes enfants, et des mesures dans le domaine de l’enseignement et de la formation. Ces dispositifs d’éducation doivent être bénéfiques et attirants non seulement pour les travailleurs hautement qualifiés, mais aussi pour ceux de tous les autres niveaux de compétences.

3.20.

Le portail Europass doit être amélioré, afin de fournir aux personnes des informations claires sur les possibilités d’emploi et de formation, sur l’accès aux services d’orientation et sur les procédures de reconnaissance. Dans ce cadre, le portail européen sur la mobilité de l’emploi (EURES) pourrait apporter une contribution plus poussée à une mobilité équitable de la main-d’œuvre, notamment en promouvant des pratiques de recrutement équitables, ainsi que des emplois directs de qualité, et en luttant contre les procédés abusifs de mobilité par-delà les frontières. Avant de pouvoir participer à EURES, les services privés de l’emploi devraient être à même de produire de sérieuses références en la matière. Dans le cadre de son mandat visant à garantir une mobilité équitable et efficace de la main-d’œuvre, l’Autorité européenne du travail doit non seulement soutenir les travailleurs désireux de faire usage de leur liberté de circulation, mais aussi ceux qui, ayant l’intention de retourner dans leur État membre d’origine, empruntent le chemin inverse.

3.21.

Le CESE se félicite que dans la perspective du développement régional, la Commission plaide pour la promotion d’une éducation, d’une formation et d’un apprentissage tout au long de la vie qui soient de haute qualité. Il est vital de fournir à tous les travailleurs, qu’ils se rattachent au secteur public ou privé, de même qu’aux adultes qui ne sont pas actifs sur le marché du travail, un accès équitable à l’éducation et la formation des adultes, en s’attachant à mettre en œuvre la résolution du Conseil sur un nouvel agenda européen dans le domaine de l’éducation et de la formation des adultes (2021-2030) (12), la recommandation du Conseil relative aux comptes de formation individuels (13) et la recommandation du Conseil relative aux microcertifications (14), afin d’atteindre l’objectif de 60 % de participation des adultes à des formations (15). Il convient aussi de dispenser un soutien efficace aux travailleurs pour qu’ils accèdent à la formation des salariés et aux congés de formation rémunérés, en veillant à ce que les différents systèmes de financement fassent l’objet d’une gouvernance conjointe, à laquelle les partenaires sociaux soient associés. Tout un chacun devrait avoir accès aux compétences entrepreneuriales et bénéficier d’une aide financière pour créer sa propre entreprise.

3.22.

Dans les régions concernées, il y a lieu d’améliorer l’éducation, la formation et l’apprentissage tout au long de la vie abordés dans une perspective globale et de les rendre attrayants pour les apprenants et les parents, étant entendu que les compétences clés, en particulier la citoyenneté démocratique, et les aptitudes de base et transversales, tout spécialement dans les matières relevant des sciences, technologies, ingénierie, arts et mathématiques (STIAM), jouent un rôle primordial à cet égard, en plus des aptitudes pertinentes pour le marché du travail. Des emplois de qualité devraient également être disponibles, afin d’encourager les jeunes des régions défavorisées à décrocher des diplômes de l’enseignement supérieur. Les collectivités régionales doivent en outre améliorer la qualité de l’éducation afin de construire une citoyenneté démocratique et des valeurs européennes communes. Pour l’Europe, disposer de citoyens qualifiés et bien informés constitue un enjeu qui va au-delà de l’éducation formelle et s’étend aux connaissances acquises de façon non formelle ou informelle. Ils doivent être en mesure de faire la démonstration des connaissances qu’ils ont acquises et de les utiliser au cours de leur carrière ainsi qu’aux fins de poursuivre leur éducation et leur formation. Il conviendrait d’améliorer la reconnaissance de l’apprentissage non formel et informel.

3.23.

La Commission européenne suggère de déployer des fonds de l’Union pour améliorer la connectivité numérique dans les zones rurales et isolées afin de faciliter l’éducation et la formation à distance et de réduire les déficits de compétences. Le CESE répète (16) qu’il est impératif de garantir l’accès à une connexion internet à haut débit dans les régions défavorisées, en consacrant au moins 10 % des fonds de NextGenerationEU à l’objectif spécifique de la numérisation en milieu rural. Il convient de doter les établissements d’enseignement et de formation, les étudiants, les enseignants et les formateurs d’équipements numériques, car des outils de coopération virtuelle sont susceptibles de faciliter l’accès à l’apprentissage dans les campagnes, ainsi qu’en ce qui concerne les aidants familiaux et les personnes handicapées. Toutefois, la condition sine qua non pour offrir une éducation de qualité et lutter contre le décrochage scolaire consiste à tisser des relations interpersonnelles entre les élèves, les enseignants et les parents, afin de mieux répondre au besoin de chaque apprenant. C’est pourquoi les emplois dans les établissements d’enseignement doivent être à même d’attirer des enseignants et des formateurs hautement qualifiés.

3.24.

Les enseignants jouent un rôle essentiel pour améliorer la qualité de la formation dans ces régions. Il convient d’apporter une aide opérante aux enseignants, dans chacune des composantes de l’éducation, ainsi qu’aux formateurs, le but étant d’améliorer la qualité de l’enseignement dispensé de manière à assurer le développement des compétences dans le cadre de la transformation écologique et numérique du secteur éducatif. Le dialogue social assume une fonction essentielle pour concevoir et mettre en œuvre les réformes liées à la transition écologique et numérique des écoles et définir les compétences et aptitudes que les enseignants et les formateurs doivent acquérir au cours de leur formation professionnelle, tant initiale que continue.

Bruxelles, le 14 juin 2023.

Le président du Comité économique et social européen

Oliver RÖPKE


(1) COM(2023) 32 final.

(2) Un plan industriel du pacte vert pour l’ère du zéro émission nette (europa.eu), COM(2023) 62 final.

(3) Europe’s changing climate hazards — an index-based interactive EEA report («L’Europe face à des risques climatiques en mutation — un rapport interactif de l’AEE fondé sur des indices») — Agence européenne pour l’environnement (europa.eu).

(4) Recommandation du Conseil du 8 décembre 2022 sur l’accès à des soins de longue durée abordables et de qualité 2022/C 476/01 (JO C 476 du 15.12.2022, p. 1) et recommandation du Conseil du 22 mai 2019 relative à des systèmes de qualité pour l’éducation et l’accueil de la petite enfance (JO C 189 du 5.6.2019, p. 4).

(5) Recommandation du Conseil sur l’accès à des soins de longue durée abordables et de qualité 2022/C 476/01 (JO C 476 du 15.12.2022, p. 1) et recommandation du Conseil relative à des systèmes de qualité pour l’éducation et l’accueil de la petite enfance (JO C 189 du 5.6.2019, p. 4).

(6) Rapport de suivi de l’éducation et de la formation 2022 (europa.eu).

(7) COM(2023) 32 final.

(8) «La Commission lance les travaux sur l’Année européenne des compétences», direction générale de l’emploi, des affaires sociales et de l’inclusion, Commission européenne.

(9) Vision pour les zones rurales.

(10) Inforegio, «Eighth Report on Economic, Social and Territorial Cohesion» («Huitième rapport sur la cohésion économique, sociale et territoriale»).

(11) Recommandation du Conseil du 8 novembre 2019 relative à l’accès des travailleurs salariés et non salariés à la protection sociale 2019/C 387/01 (JO C 387 du 15.11.2019, p. 1).

(12) Résolution du Conseil sur un nouvel agenda européen dans le domaine de l’éducation et de la formation des adultes (2021-2030) 2021/C 504/02 (JO C 504 du 14.12.2021, p. 9).

(13) Recommandation du Conseil relative aux comptes de formation individuels en vue de renforcer la formation des adultes en âge de travailler.

(14) Recommandation du Conseil du 16 juin 2022 sur une approche européenne des microcertifications pour l’apprentissage tout au long de la vie et l’employabilité 2022/C 243/02 (JO C 243 du 27.6.2022, p. 10).

(15) Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — «Plan d’action sur le socle européen des droits sociaux», COM(2021) 102 final.

(16) Avis du Comité économique et social européen sur le thème «La transition énergétique et numérique dans les zones rurales» (JO C 486 du 21.12.2022, p. 59).


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