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AccueilDroit européen52023AE2172
Avis institutionnel52023AE2172

Avis du Comité économique et social européen a) Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — Le marché unique a 30 ans [COM(2023) 162 final] b) Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — La compétitivité à long terme de l’UE: se projeter au-delà de 2030 [COM(2023) 168 final]

CELEX52023AE2172
TypeAvis institutionnel
Datemercredi 24 avril 2024

Résumé IA

Cet avis du CESE commente deux communications de la Commission célébrant les 30 ans du marché unique et esquissant les priorités pour la compétitivité européenne au-delà de 2030. Il souligne la nécessité de renforcer la résilience du marché intérieur, de réduire les charges administratives pour les PME et d'approfondir l'intégration dans les secteurs stratégiques comme l'énergie et le numérique. Pour un professionnel du droit français, ce texte offre un aperçu des orientations politiques non contraignantes qui influenceront les futures propositions législatives européennes en matière de concurrence et de régulation.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/4056

12.7.2024

Avis du Comité économique et social européen

a) Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — Le marché unique a 30 ans

[COM(2023) 162 final]

b) Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — La compétitivité à long terme de l’UE: se projeter au-delà de 2030

[COM(2023) 168 final]

(C/2024/4056)

Rapporteure:

Émilie PROUZET

Corapporteur:

Stefano PALMIERI

Consultation

Commission européenne, 2.5.2023

Base juridique

Article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Compétence

Section «Marché unique, production et consommation»

Adoption en section

29.1.2024

Adoption en session plénière

24.4.2024

Session plénière no

587

Résultat du vote

(pour/contre/abstentions)

234/0/3

1. Conclusions et recommandations

1.1.

Le Comité économique et social européen (CESE) accueille favorablement la communication de la Commission européenne relative à la compétitivité à long terme de l’UE, publiée le 16 mars 2023. La Commission y reconnaît que la compétitivité de l’Union est actuellement à la traîne, notamment en ce qui concerne la productivité et certaines technologies transversales. S’agissant de relever les défis à venir au-delà de 2030, le CESE estime que la compétitivité est déterminée par une pluralité d’acteurs et de facteurs qui façonnent des écosystèmes complexes et doivent être envisagés dans le cadre d’une vision intégrée. Parmi ces facteurs influant sur la compétitivité et la productivité de l’écosystème et qui ont chacun leurs propres caractéristiques figurent les systèmes territoriaux, les entreprises sous leurs formes multiples et diverses, les travailleurs, les partenaires sociaux et les administrations publiques.

1.2.

L’Union doit adopter un programme d’action en faveur de la compétitivité qui, conformément aux principes du marché unique et de l’économie sociale de marché, soit tourné vers l’avenir, bien défini et coordonné, et qui favorise la prospérité des entreprises, des emplois de qualité, l’amélioration du niveau de vie des citoyens européens et l’inclusion, tout en améliorant la capacité du système de l’UE à innover, investir, réaliser des échanges commerciaux et soutenir la concurrence sur le marché mondial pour le bien commun, ainsi qu’à jouer un rôle moteur dans notre transition vers la neutralité climatique.

1.3.

Le CESE reconnaît que le marché unique doit continuer à jouer son rôle et à fonctionner sans heurts, tant dans des circonstances normales qu’en temps de crise. Pour assurer son bon fonctionnement, il convient de détecter et d’éliminer systématiquement les obstacles au marché, ainsi que d’empêcher l’apparition de nouvelles entraves. Le Comité invite tout particulièrement les États membres à s’engager fermement à mettre en œuvre et à faire respecter correctement la législation de l’UE. Tout cela doit s’accompagner d’outils de contrôle et de protection appropriés, ayant trait à la qualité du travail, au maintien de conditions de concurrence équitables pour toutes les entreprises, aux droits des citoyens et à la protection des consommateurs. En outre, le CESE maintient que l’autonomie stratégique ouverte de l’UE doit être développée en tant qu’élément clé du projet européen, dont le caractère unique et les atouts reposent sur une combinaison d’intégration économique et sociale, afin de garantir «une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social, et un niveau élevé de protection et d’amélioration de la qualité de l’environnement», comme le prévoit l’article 3, paragraphe 3, du traité sur l’Union européenne.

1.4.

Le CESE soutient la mise en œuvre d’un cadre budgétaire de l’UE propice aux investissements et à la croissance, qui garantisse la durabilité économique et permette aux secteurs privé et public de s’engager dans une planification à long terme et de mener de meilleures politiques, mais qui respecte également les objectifs du socle européen des droits sociaux.

1.5.

Le CESE estime que pour redynamiser la compétitivité de l’UE, il est nécessaire de mettre en œuvre une stratégie industrielle européenne intégrée qui, en promouvant un système industriel européen intégré, octroie les rôles principaux à l’entreprise et à ses travailleurs.

1.6.

Le CESE partage l’avis de la Commission selon lequel un niveau élevé de services publics et d’infrastructures dans l’ensemble des régions et territoires européens, en particulier ceux qui accusent un retard par rapport à la moyenne, est également nécessaire pour que le marché unique puisse fonctionner. Pour le Comité, une mise à disposition adéquate d’infrastructures physiques et sociales revêt une valeur stratégique s’agissant de garantir la compétitivité de l’écosystème de l’UE. Cette mesure stratégique requiert i) d’opter pour une politique de cohésion qui favorise la convergence et la résilience économiques, ii) d’investir dans des services publics de qualité et des réseaux de transport, d’énergie et de données à l’épreuve du temps, en mettant particulièrement l’accent sur la fourniture d’infrastructures critiques, ainsi que dans des projets transfrontaliers et multinationaux, et iii) d’investir dans l’éducation et l’apprentissage tout au long de la vie pour promouvoir une main-d’œuvre qualifiée préparée aux défis de demain, ainsi que dans un système de santé de qualité, des soins de longue durée et l’aide sociale, et dans des logements abordables.

1.7.

Le CESE apprécie les efforts déployés par la Commission pour définir 17 indicateurs clés de performance (ICP) pour les neuf dimensions de la compétitivité. Toutefois, il estime que i) pour certaines dimensions de la compétitivité, certains indicateurs clés ont été laissés de côté et ii) la dimension européenne des ICP masque les distinctions territoriales existantes.

2. Contexte

2.1.

L’UE s’est elle-même fixé pour objectif de renforcer sa résilience et son influence dans le monde, mais elle accuse une perte de la compétitivité nécessaire pour y parvenir. Sa part dans l’économie mondiale devrait connaître une baisse constante, passant de près de 15 % à seulement 9 % d’ici à 2050 (1). Il est dès lors impératif d’améliorer sa productivité et sa compétitivité. À cette fin, l’UE doit adopter un programme d’action en faveur de la compétitivité qui, conformément aux principes du marché unique et de l’économie sociale de marché, soit tourné vers l’avenir, bien défini et coordonné, favorise la prospérité des entreprises et des travailleurs, en améliorant leur capacité à innover, investir, réaliser des échanges commerciaux et soutenir la concurrence sur le marché mondial pour le bien commun, ainsi qu’à jouer un rôle moteur dans notre transition vers la neutralité climatique. Cela est essentiel non seulement pour garantir la prospérité, l’innovation, les investissements, les échanges commerciaux et la croissance futurs, mais aussi pour créer des emplois de qualité et améliorer le niveau de vie.

2.2.

Le CESE accueille favorablement la communication de la Commission européenne sur la compétitivité à long terme de l’UE, publiée le 16 mars 2023. La Commission y reconnaît que la compétitivité de l’Union est actuellement à la traîne, notamment en ce qui concerne la productivité et certaines technologies transversales. La finalité de sa communication est donc de présenter des objectifs en matière de compétitivité en mesure de contribuer à la réalisation des objectifs stratégiques à long terme de l’UE, en relevant les défis à venir au-delà de 2030. De ce point de vue, le CESE estime que, pour combler l’écart de croissance et d’innovation, il est nécessaire de mettre en place des conditions favorables à une croissance durable, en gardant à l’esprit que, dans le contexte mondial actuel, la compétitivité est déterminée par une pluralité d’acteurs et de facteurs qui façonnent des écosystèmes complexes et doivent être envisagés dans le cadre d’une vision intégrée. Parmi ces facteurs influant sur la compétitivité et la productivité de l’écosystème et qui ont chacun leurs propres caractéristiques figurent les systèmes territoriaux, les entreprises sous leurs formes multiples et diverses, les travailleurs, les partenaires sociaux et les administrations publiques.

3. Observations générales

3.1.

Le CESE partage l’avis de la Commission selon lequel le marché unique est «l’une des plus grandes réalisations de l’UE», ainsi qu’un des fondements de la paix et de la prospérité dont elle jouit et de son influence géopolitique dans le monde.

3.2.

Toutefois, le CESE souligne que, trois décennies après son entrée en vigueur, le marché unique reste fragmenté et que son intégration stagne. Selon la Commission, les échanges de biens intra-UE n’ont augmenté que de 3,5 % depuis 2006 par rapport à la taille de l’économie de l’Union et les échanges de services entre États membres ne représentent que 6 % du PIB de l’UE (2). La libre circulation des biens, des services, des personnes, des capitaux et des données n’est toujours pas une réalité dans de nombreux domaines. Les entreprises, en particulier les jeunes pousses et les PME, sont confrontées à la difficulté ou à l’impossibilité de croître et de se développer par-delà les frontières en raison d’une multitude d’obstacles qui privent l’UE d’un énorme potentiel économique, lequel est estimé, pour les seuls biens et services, à 713 milliards d’EUR d’ici la fin de 2029 (3). Toutefois, les chocs récents, notamment la pandémie et la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, ont non seulement mis en lumière la vulnérabilité du marché unique aux crises, mais également montré à quel point l’économie européenne dépend d’un marché unique pleinement opérationnel. En outre, un marché unique sain peut renforcer la capacité de résistance et de réaction de l’Union face aux futures crises.

3.3.

Dans le même temps, les entreprises, en particulier les PME, doivent faire face à des coûts et des charges réglementaires considérables et en augmentation, découlant des législations européenne et nationales. Il est urgent de prendre des mesures, tant à l’échelon européen qu’au niveau national, pour mieux gérer le flux des coûts et des charges réglementaires, réduire la bureaucratie inutile et aider activement les entreprises à se transformer face aux effets cumulés des nombreuses nouvelles réglementations et à respecter celles-ci. La transition dépend de nombreux facteurs et les entreprises jouent un rôle important à cet égard.

3.4.

Le CESE accueille favorablement les mesures proposées par la Commission pour faire progresser l’intégration du marché unique, notamment dans le domaine des services. Il se félicite également des dernières conclusions du Conseil qui préconisent de mettre l’accent sur «l’approfondissement du marché unique, la préservation de son intégrité, de ses quatre libertés et de son ouverture, l’égalité des conditions de concurrence et la création d’un cadre réglementaire propice à la croissance et de nature à alléger la charge administrative, ainsi que sur le renforcement de la politique industrielle et la réduction des dépendances stratégiques, en particulier dans les domaines les plus sensibles» (4). Toutefois, le Comité souligne que dans la pratique, la volonté politique nécessaire pour mettre en œuvre et faire respecter cet engagement fait souvent défaut au sein des États membres. En outre, il constate que la communication ne propose pas de vision politique globale couvrant les différentes directions générales afin d’approfondir le marché unique dans tous les domaines. Pour cette raison, le CESE demande instamment que l’achèvement du marché unique devienne à nouveau un projet central pour l’avenir de l’UE et se voie accorder la priorité politique la plus élevée dans toutes les institutions de l’UE.

3.5.

En ce qui concerne le contrôle de compétitivité, le CESE se félicite de son introduction visant à soutenir la création d’entreprises et l’amélioration des conditions de travail, et renvoie à ses récentes recommandations (5). Il demande qu’il soit pleinement et rapidement mis en œuvre. En outre, le Comité invite instamment la Commission à communiquer clairement et sans délai sur la manière dont le contrôle sera appliqué dans la pratique. Il convient d’accorder l’attention et le poids nécessaires à la compétitivité dès le stade de l’élaboration de toute nouvelle initiative.

3.6.

Promouvoir le rôle des partenaires sociaux et renforcer la négociation collective sont des éléments importants pour améliorer la compétitivité.

3.7.

D’après les données les plus récentes, il existe au sein de l’UE 2 950 pôles industriels régionaux qui représentent environ un quart des emplois en Europe (61,8 millions, soit 23,4 % de l’emploi total européen) (6). Étant donné leur rôle tellement important dans l’économie réelle, il convient de mettre particulièrement l’accent sur ces pôles et leurs travailleurs dans toute stratégie à long terme pour l’Union.

4. Un marché unique et un cadre réglementaire efficaces

4.1.

À l’instar de la Commission, le CESE reconnaît le rôle du marché unique en tant que pilier principal de l’environnement des entreprises de l’Union et convient de la nécessité d’en garantir le bon fonctionnement, tant dans des circonstances normales qu’en période de crise. Pour assurer le bon fonctionnement du marché unique, il importe de détecter et d’éliminer systématiquement les obstacles au marché, ainsi que d’empêcher l’apparition de nouvelles entraves. Tout cela doit s’accompagner d’outils de contrôle et de protection appropriés, ayant trait à la qualité des emplois, au maintien de conditions de concurrence équitables pour toutes les entreprises, notamment en évitant toute surréglementation injustifiée, aux droits des citoyens et à la protection des consommateurs.

4.2.

Le CESE renvoie au train de mesures de la Commission de mars 2020 sur la gouvernance du marché unique, qui définit clairement toutes les mesures nécessaires pour améliorer la mise en œuvre et l’application de la législation européenne et supprimer les obstacles existants sur le marché unique. Le Comité est préoccupé par le manque de progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures annoncées et demande à la Commission de faire le point sur les avancées réalisées à ce jour, les travaux en cours et les prochaines étapes.

4.3.

Le CESE attire l’attention sur les recommandations qu’il a formulées en matière de subsidiarité et de proportionnalité dans ses précédents avis (7). Il réaffirme que l’Union ne doit intervenir que dans la mesure où les principes de subsidiarité et de proportionnalité sont pleinement respectés et où une action commune apporte une valeur ajoutée pour tous.

4.4.

Le CESE souligne que le bon fonctionnement du marché unique relève de la responsabilité de l’ensemble des institutions de l’UE et de tous les États membres. Il invite en particulier ces derniers à «européaniser» de manière plus ambitieuse leurs marchés nationaux, conformément aux recommandations du Semestre européen et du tableau d’affichage du marché unique, et à tenir les nombreux engagements pris au niveau politique.

4.5.

Lorsque les États membres ne transposent pas et ne mettent pas en œuvre correctement et intégralement le droit de l’Union dans les délais impartis, la Commission devrait prendre des mesures fermes. Toutefois, le CESE constate avec inquiétude que le nombre des actions de la Commission européenne contre les infractions au marché intérieur commises par les États membres a considérablement diminué au cours des trois derniers mandats de la Commission. Il est essentiel que celle-ci joue son rôle de gardienne des traités et veille à une harmonisation appropriée. À cette fin, la Commission doit s’assurer qu’elle dispose de capacités et de ressources suffisantes.

4.6.

Le CESE estime que, parmi tous les nouveaux défis qui se posent au marché unique, la priorité doit être donnée à la promotion de l’autonomie stratégique ouverte de l’UE. Il souligne qu’au cœur même de ce concept figurent un marché unique performant et compétitif et une base industrielle solide, lesquels reposent notamment sur une combinaison d’intégration économique et sociale, afin de garantir «une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social, et un niveau élevé de protection et d’amélioration de la qualité de l’environnement», comme le prévoit l’article 3, paragraphe 3, du traité sur l’Union européenne.

4.7.

En ce qui concerne la réduction de 25 % des obligations d’information, le CESE se félicite de l’objectif fixé et demande qu’il soit réalisé pleinement et en temps utile. Cela étant dit, il souligne que ces obligations ne représentent qu’une très faible part des coûts et des charges pour les entreprises. Il invite donc la Commission à aller au-delà des seules obligations d’information et à développer une approche plus élaborée des coûts administratifs. De même, les coûts de mise en conformité et d’ajustement, qui représentent les coûts les plus élevés pour les entreprises, doivent être dûment pris en compte.

5. Accès aux capitaux et investissements privés

5.1.

Le CESE appelle instamment à l’achèvement de l’union bancaire et de l’union des marchés des capitaux, ainsi qu’à la mise en place d’un cadre fiscal de l’UE cohérent. L’arbitrage entre réglementations et les failles réglementaires doivent être évités de manière à garantir la stabilité et la sécurité juridique. Parmi les autres outils recensés par la Commission comme étant dotés d’un effet de levier figurent la finance durable et les fonds publics d’amorçage.

5.2.

Le CESE soutient la mise en œuvre d’un cadre budgétaire de l’UE propice aux investissements et à la croissance, qui garantisse la durabilité économique et permette aux secteurs privé et public de s’engager dans une planification à long terme et de mener de meilleures politiques, conformément aux objectifs du socle européen des droits sociaux. Une attention particulière doit être accordée au maintien de la discipline budgétaire à moyen et à long terme. Il convient d’éviter toute augmentation des taxes et impôts, de même que les dépenses publiques inefficaces ou l’accumulation de dettes pour les générations futures. Pour renforcer la durabilité économique, l’UE doit lutter contre la fraude fiscale, l’évasion fiscale et le dumping fiscal, et le système fiscal doit être propice aux investissements et à l’entrepreneuriat et encourager l’activité économique et le travail, et sa progressivité doit être garantie.

5.3.

En outre, l’accès aux financements à un coût raisonnable étant vital pour les entreprises et au vu de la nécessité d’éviter une dépendance critique vis-à-vis des décisions extérieures, l’Union devrait promouvoir des marchés des capitaux performants et stables ainsi qu’un secteur bancaire solide et indépendant en son sein. L’UE doit également éviter les mesures réglementaires inutiles qui pourraient compromettre, directement ou indirectement, l’accès au financement, en particulier pour les PME. Il faudra en tenir compte dans la réglementation des banques. Le même principe s’applique à l’élaboration des critères de la finance durable. De plus, il convient de faciliter l’accès aux différents canaux et formes de financement afin que les fonds parviennent rapidement aux entreprises.

6. Investissements publics et infrastructures

6.1.

Le CESE partage l’avis de la Commission selon lequel un niveau élevé de services publics et d’infrastructures dans l’ensemble des régions et territoires européens, en particulier ceux qui accusent un retard par rapport à la moyenne, est également nécessaire pour que le marché unique puisse fonctionner. Pour le CESE, une mise à disposition adéquate d’infrastructures physiques et sociales revêt une valeur stratégique s’agissant de garantir la compétitivité de l’écosystème de l’UE. De l’avis du Comité, l’amélioration de la connectivité au sein du marché unique pour tous les États membres, notamment grâce au développement et à la modernisation des infrastructures et des interconnexions pour les transports et l’énergie, y compris les réseaux, est essentielle.

6.2.

C’est pourquoi le rôle des investissements publics présente une importance stratégique en ce qui concerne l’investissement dans les infrastructures physiques et sociales en Europe (8). Cette action stratégique nécessite:

—

une politique de cohésion favorisant la convergence et la résilience économiques, et des investissements dans des infrastructures décarbonées, qui garantiront que la croissance durable et inclusive soit l’un des principaux outils de la Commission européenne pour assurer la compétitivité européenne à long terme;

—

des investissements dans des services publics de qualité et des réseaux de transport, d’énergie et de données à l’épreuve du temps, en mettant particulièrement l’accent sur la mise à disposition d’infrastructures critiques, et dans des projets transfrontaliers et multinationaux, qui sont essentiels pour la préparation aux situations d’urgence et qui doivent répondre aux objectifs sociaux et environnementaux de l’Europe;

—

des investissements dans l’éducation et l’apprentissage tout au long de la vie, dans les systèmes de santé, les soins de longue durée et l’aide sociale, ainsi que dans les logements abordables; des investissements dans des systèmes de santé de qualité et dans une main-d’œuvre qualifiée, préparée aux défis de demain;

—

des mesures d’investissement et de politique budgétaire appropriées qui permettront de soutenir les infrastructures sociales européennes.

7. Recherche et innovation

7.1.

Le CESE estime que l’innovation est la clé de l’augmentation de la productivité et qu’elle est essentielle au développement, à l’amélioration de la capacité d’adaptation et au renouvellement des entreprises. Des investissements, tant publics que privés, dans la recherche et l’innovation sont nécessaires au succès futur de l’Union.

7.2.

La coopération entre les entreprises, les universités et les organismes d’innovation doit être facilitée, car elle constitue un moyen pratique non négligeable d’encourager l’innovation productive. Le CESE tient pour évident que l’excellence dans le domaine des technologies clés nécessite une hausse considérable des investissements tant publics que privés dans la recherche et l’innovation, la mise en place d’infrastructures de recherche, de développement et d’innovation de classe mondiale, l’attraction de talents et la création d’écosystèmes basés sur la coopération entre les entreprises, les universités et les instituts de recherche (9).

7.3.

Selon la Commission, les incitations fiscales, les partenariats public-privé, les mesures d’appui à la R&D&I et les fonds de cohésion sont les outils nécessaires pour accélérer l’innovation et compenser les déséquilibres régionaux dans les dépenses de R&D au sein de l’UE.

8. Énergie et matières premières

8.1.

L’accès aux ressources de base nécessaires à la production — énergie, matières premières, capital et données — dans des conditions concurrentielles est essentiel pour préserver la compétitivité de la production industrielle et des activités connexes et, à terme, pour les maintenir dans l’UE. Eu égard aux prix élevés de l’énergie pesant lourdement sur la compétitivité des industries européennes à forte intensité énergétique, auxquels s’ajoutent des exigences accrues en matière de durabilité environnementale, notamment l’impératif d’électrification, l’UE doit favoriser les mesures qui tiennent compte simultanément de tous les objectifs fondamentaux de la politique énergétique: la sécurité de l’approvisionnement, des prix abordables et la neutralité climatique.

8.2.

Il en va de même pour ce qui est des matières premières. Les investissements industriels, l’exploitation minière, les infrastructures, la construction et la fourniture d’électricité sont tous liés, et chaque étape de la chaîne de valeur est pertinente pour le produit final. Toutes les matières premières sont importantes. Par exemple, le ciment, les matières rocheuses et les matériaux de construction sont nécessaires à l’exploitation minière ainsi qu’à l’édification des éoliennes et des installations industrielles sans combustibles fossiles. Plus précisément, la transition vers une économie à zéro émission nette consommera énormément de matières premières. À mesure que l’adoption de technologies plus propres progressera, le secteur des matières premières deviendra de plus en plus crucial pour la transition énergétique. Les hausses de prix et les goulets d’étranglement seront inévitables, étant donné que la demande dépassera l’offre et que la volatilité des prix créera une incertitude quant aux investissements de capitaux initiaux considérables qui seront nécessaires à la production. Des interactions entre l’offre, la demande et les prix apparaîtront pour différents produits de base, ce qui conduira à des boucles de rétroaction suivies d’une combinaison d’évolutions technologiques, de volatilité de la demande et de substitution des matières premières. Les matières premières seront au cœur des efforts de décarbonation et de l’électrification de l’économie au fur et à mesure que nous passerons des combustibles fossiles à la production d’électricité éolienne et solaire, aux véhicules électriques à batterie et à pile à combustible, à l’hydrogène et à d’autres types de technologies énergétiques propres.

8.3.

En tant que fournisseur de matières premières pour l’économie, le secteur minier devra croître à un rythme sans précédent afin de permettre les évolutions technologiques requises. Il devra évoluer plus rapidement, malgré sa réputation traditionnelle d’industrie caractérisée par des délais longs et une forte intensité de capital. Par ailleurs, des solutions exploitables sont nécessaires pour combiner efficacement l’utilisation économique des ressources naturelles et la protection de la biodiversité et de l’environnement. Il convient de réduire les émissions de dioxyde de carbone le plus rapidement possible, en abandonnant les méthodes traditionnelles de combustion du pétrole brut, du gaz naturel et du charbon. À mesure que de nouvelles technologies de production et de stockage de l’énergie verront le jour, la demande de matières premières changera également (augmentation de l’utilisation des métaux et réduction de notre dépendance à l’égard des combustibles fossiles).

9. Circularité

9.1.

Le CESE reconnaît le rôle que les règles de l’Union en matière de marchés publics peuvent jouer dans la transition vers une économie durable et circulaire et recommande l’adoption de «critères environnementaux minimaux» pour les marchés publics, comme le prévoient déjà les directives européennes, afin de réduire au minimum et, dans le meilleur des cas, d’éviter les incidences négatives sur l’environnement et la production de déchets tout au long du cycle de vie des produits (10).

9.2.

En outre, du fait qu’ils prolongent le marché unique, les marchés internationaux et le commerce extérieur ouvert et fondé sur des règles demeurent des fondements de l’économie de l’Union. Pour aider les entreprises à tirer parti des débouchés commerciaux mondiaux, l’UE doit lutter activement contre le protectionnisme et promouvoir le commerce bilatéral et des conditions de concurrence équitables.

10. Numérisation

10.1.

Les technologies numériques et les secteurs verticaux qui leur sont essentiels (IA, etc.), ainsi que leurs infrastructures, exercent une influence profonde sur la compétitivité. Nous devons développer notre connectivité future, l’IA, la recherche et l’innovation, en combinant de grandes quantités de données avec un traitement rapide et itératif et des algorithmes intelligents, afin de permettre aux logiciels d’apprendre automatiquement des schémas ou caractéristiques qui ressortent des données. La Commission nous rappelle également que nous devons poursuivre nos efforts en matière de cybersécurité et de numérisation. Le Comité est convaincu que les défis que pose la transition numérique au marché unique doivent être relevés au moyen d’un dialogue social et d’une position avancée de l’Union dans l’application de la législation commune en matière de technologies numériques, de manière à protéger les plus vulnérables et à s’assurer que l’efficacité poursuivie ne nuise pas à la cohésion sociale, économique et territoriale, ni à la santé et à la sécurité des travailleurs et des personnes, tout en veillant à ce qu’elle ne mette pas non plus en péril la stabilité politique (11).

10.2.

Tout en maintenant des normes élevées, toute réglementation doit concourir à la réussite de la numérisation et à la compétitivité des entreprises. Le secteur public doit également numériser ses propres opérations et services, y compris ses processus administratifs, sans laisser personne de côté. Un exemple de besoin urgent qui pourrait être satisfait en partie par la numérisation est l’accélération des procédures d’autorisation pour les investissements et les autres opérations commerciales.

10.3.

Le CESE souligne, entre autres, que les données étant des matières premières essentielles pour le présent et l’avenir, leur disponibilité, leur accessibilité et leur circulation fluide doivent être garanties. À cette fin, des règlements et des règles favorables, ainsi que des technologies avancées, sont nécessaires.

10.4.

Dans le même temps, le CESE soutient la nécessité d’investir dans la cybersécurité afin de continuer à protéger des produits et processus de plus en plus numériques et intégrés.

10.5.

Le CESE soutient la position de la Commission européenne et de l’entreprise commune pour le calcul à haute performance européen selon laquelle il convient d’accroître les investissements dans le développement des compétences clés en matière de calcul à haute performance dans les sciences et l’industrie européennes.

11. Éducation et compétences

11.1.

Le CESE poursuivra ses travaux dans ce domaine après l’Année européenne des compétences (12).

11.2.

En outre, comme le souligne la Commission, en raison de l’évolution démographique, les pénuries de main-d’œuvre s’imposent de plus en plus comme l’un des principaux obstacles à la croissance des entreprises et à la continuité des activités, tant au niveau national que régional, et ce en raison d’une multiplicité de facteurs. Comme le mentionne le rapport EURES 2022 de l’Autorité européenne du travail, les nouvelles technologies, la transition vers une économie neutre pour le climat, le vieillissement de la main-d’œuvre et les conditions de travail et d’emploi ont contribué de manière significative à l’évolution de la relation entre l’offre et la demande de main-d’œuvre en Europe (13). Le succès de toute initiative politique dans ce domaine nécessitera une approche globale abordant toutes les dimensions des défis qui se posent. Le CESE soutient le travail de l’économie sociale et la mise en œuvre de politiques actives du marché du travail visant à mobiliser les personnes inactives et les chômeurs et à favoriser les possibilités offertes, par exemple, par l’emploi et l’entrepreneuriat féminins ou la migration légale, ainsi que les incitations à opter pour l’apprentissage, notamment le soutien à l’apprentissage transfrontalier, et la possibilité de réexaminer des systèmes d’apprentissage afin de vérifier leur attractivité et le degré de mobilité qu’ils permettent.

11.3.

En outre, la coopération entre les secteurs public et privé doit être renforcée, compte tenu du rôle joué par les entreprises en tant qu’employeurs, partenaires sociaux et prestataires de formation. Les changements dans le travail et la vie professionnelle exigent également de la main-d’œuvre qu’elle soit résiliente. La mobilité transfrontière des travailleurs, des étudiants et des talents doit être encouragée et facilitée, tant au sein de l’UE qu’en coopération avec les pays tiers, par exemple en contribuant à l’adéquation entre l’offre et la demande. L’Union doit donc mettre en place les conditions adéquates pour attirer une main-d’œuvre hautement qualifiée et garantir la reconnaissance des qualifications.

12. Commerce et autonomie stratégique ouverte

12.1.

Le CESE partage l’avis de la Commission. Pour tirer le meilleur parti du commerce extérieur, nous devons éviter toute dépendance critique à l’égard de pays qui ne sont pas gouvernés de manière démocratique et promouvoir la coopération et les accords bilatéraux avec des partenaires partageant les mêmes valeurs. Le CESE soutient le réexamen complet qui définit un nouveau critère de référence en matière de commerce et de développement durable (CDD) (14).

12.2.

Par exemple, la perturbation des chaînes d’approvisionnement et marchés internationaux causée par les crises récentes a mis en évidence la nécessité de réduire les dépendances critiques de l’UE, en particulier à l’égard des combustibles fossiles russes et des métaux chinois. Il convient donc de renforcer la capacité et les ressources industrielles de l’Union et de concevoir de nouveaux écosystèmes entrepreneuriaux. Les sources d’énergie et les chaînes d’approvisionnement en matières premières, les produits intermédiaires et les composants doivent également être diversifiés.

12.3.

De l’avis du CESE, la responsabilité des entreprises en matière de réorganisation des chaînes de production et d’approvisionnement en réponse aux demandes de la société devrait s’inscrire dans le cadre d’une stratégie industrielle qui favorise la création d’un système industriel européen intégré.

12.3.1.

L’UE devra promouvoir un système industriel européen intégré capable de faire en sorte que les différentes parties et secteurs économiques des États membres de l’UE collaborent de manière synergique et coordonnée afin d’accroître l’efficacité, la compétitivité et la valeur globale de l’UE dans son ensemble. La collaboration et la coopération entre les différents acteurs concernés (entreprises de l’UE) doivent être maximisées afin de développer l’économie de tout le continent.

12.4.

Un progrès rapide est nécessaire en ce qui concerne la ratification et la mise en œuvre des accords commerciaux finalisés, et l’achèvement des négociations en cours. Il convient également d’exploiter pleinement les accords commerciaux existants, en accordant une attention particulière aux besoins des PME en matière d’internationalisation.

12.5.

Le CESE accordera une attention particulière aux nouvelles initiatives négociées avec les États-Unis, en plus de celles visant à résoudre les problèmes actuels (la loi américaine sur la réduction de l’inflation, les différends relatifs à la sauvegarde de l’acier et de l’aluminium, etc.).

13. Observations relatives aux facteurs et aux ICP

13.1.

En ce qui concerne la proposition de la Commission d’établir 17 indicateurs de performance clés (ICP) qui seront mis à jour chaque année avant le Conseil européen de mars, le CESE estime qu’elle est globalement utile. Afin de susciter les discussions politiques et les actions de suivi nécessaires au sein du Conseil, le Comité recommande, tout d’abord, que les ICP fixent des objectifs clairs et contraignants et fassent l’objet d’un suivi, d’une évaluation et d’un rapport minutieux. Deuxièmement, la définition d’objectifs devrait se faire en coordination avec d’autres indicateurs, notamment ceux du tableau d’affichage du marché unique, du programme d’action pour la décennie numérique et du Semestre européen. Troisièmement, le CESE invite instamment les États membres à approuver pleinement ce système et à s’engager à atteindre les objectifs fixés. Enfin, le Comité demande avec insistance à la Commission de prendre des mesures énergiques lorsque les États membres ne satisfont pas à ces objectifs.

13.2.

Le CESE apprécie les efforts déployés par la Commission pour définir 17 ICP pour les neuf dimensions de la compétitivité. Toutefois, il estime que des indicateurs clés ont été laissés de côté pour certaines dimensions de la compétitivité, et que la dimension européenne des ICP masque les distinctions territoriales existantes. Pour ces raisons, il y a lieu de prévoir des ICP supplémentaires.

13.3.

Il est quelque peu incompréhensible que des indicateurs mesurant le niveau de compétitivité d’un système économique tels que ceux concernant l’emploi dans l’industrie de haute technologie [i) haute technologie; ii) moyenne-haute technologie, iii) moyenne-basse technologie, iv) basse technologie] et dans les services à forte intensité de connaissances [i) services à forte intensité de connaissances de haute technologie; ii) services marchands à forte intensité de connaissances; iii) services financiers à forte intensité de connaissances; iv) autres services à forte intensité de connaissances] soient négligés, de même que l’emploi dans le secteur de la R&D.

13.4.

Le Comité est d’avis qu’il serait plus approprié de remplacer l’ICP «investissement public en pourcentage du PIB» par l’«investissement par actif», qui comprendrait six groupes: i) logements; ii) autres bâtiments et ouvrages (routes, ponts, aérodromes, barrages, etc.); iii) matériels de transport (navires, trains, aéronefs, etc.); iv) ressources biologiques cultivées (forêts gérées, bétail, etc.); v) produits intellectuels (R&D, logiciels et bases de données, etc.) et vi) équipements des technologies de l’information et de la communication (ordinateurs, logiciels, bases de données, équipements de télécommunications, matériel). Chaque actif serait mesuré en pourcentage de la formation brute totale de capital fixe (15).

13.5.

Le CESE exprime les mêmes préoccupations en ce qui concerne l’ICP «échanges commerciaux avec le reste du monde» en pourcentage du PIB. Il serait plus indiqué de ratifier et de mettre en œuvre les ALE conclus avec les régions/pays partenaires comme le Mercosur, le Mexique, l’Australie, les États-Unis, la Chine, le Japon, la Corée du Sud ou encore l’Indonésie, tout en tenant également compte ici des différences régionales existant entre les zones régionales de l’UE.

13.6.

Tout en respectant les rôles de la Commission et d’Eurostat, le CESE souhaiterait garantir que les organisations de la société civile et les partenaires sociaux contribuent à définir les domaines de compétitivité et les indicateurs connexes qui sont plus appropriés pour mieux cerner le problème.

13.7.

Le CESE estime, à l’instar de la Commission, que le système des ICP devra faire l’objet d’un suivi et d’une évaluation minutieux et être intégré à d’autres indicateurs tels que ceux du tableau d’affichage du marché unique, du programme d’action pour la décennie numérique et du Semestre européen.

Bruxelles, le 24 avril 2024.

Le président

du Comité économique et social européen

Oliver RÖPKE


(1) PwC (2017), «The long view: how will the global economic order change by 2050?» (Vision à long terme: quels changements pour l’ordre économique mondial d’ici à 2050?).

(2) Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions: «Le marché unique a 30 ans», COM(2023) 162 final.

(3) Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions: «Le marché unique a 30 ans», COM(2023) 162 final.

(4) Réunion du Conseil européen (29 et 30 juin 2023) — Conclusions: https://data.consilium.europa.eu/doc/document/ST-7-2023-INIT/fr/pdf

(5) Avis du Comité économique et social européen sur le rapport de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — «Rapport sur la politique de concurrence 2021» [COM(2022) 337 final] ( JO C 100 du 16.3.2023, p. 76).

(6) Commission européenne, «European Clusters Panorama 2021: a comprehensive picture of economic activity across the EU and industrial ecosystems», 16 décembre 2021: https://single-market-economy.ec.europa.eu/news/european-clusters-panorama-2021-comprehensive-picture-economic-activity-across-eu-and-industrial-2021-12-16_en

(7) Avis du Comité économique et social européen sur «Une législation à l’épreuve du temps» (avis exploratoire) ( JO C 487 du 28.12.2016, p. 51) et sur la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — Mener à son terme le programme pour une meilleure réglementation: de meilleures solutions pour de meilleurs résultats [COM(2017) 651 final] (avis d’initiative) ( JO C 262 du 25.7.2018, p. 22).

(8) Rapport 2022 sur les pénuries de main-d’œuvre — EURES, Autorité européenne du travail (europa.eu): https://www.ela.europa.eu/en/labour-shortages-report — Rapport du groupe de travail de haut niveau sur l’investissement dans les infrastructures sociales présidé par Romano Prodi et Christian Sautter.

(9) Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Renforcer encore la compétitivité numérique de l’Union européenne» (avis exploratoire) ( JO C 228 du 29.6.2023, p. 17).

(10) Avis du Comité économique et social européen sur le «Rapport de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions relatif à la mise en œuvre du plan d’action en faveur d’une économie circulaire» [COM(2019) 190 final] ( JO C 47 du 11.2.2020, p. 92).

(11) Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Trente ans de marché unique: comment améliorer son fonctionnement?» (avis exploratoire) ( JO C 228 du 29.6.2023, p. 22).

(12) Avis du Comité économique et social européen sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative au recouvrement et à la confiscation d’avoirs [COM(2022) 245 final] ( JO C 100 du 16.3.2023, p. 123).

(13) Rapport EURES de l’AET sur les pénuries et les excédents de main-d’œuvre 2022, p. 10: https://www.ela.europa.eu/en/labour-shortages-report

(14) Avis du Comité économique et social européen sur la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — «La force des partenariats commerciaux: ensemble pour une croissance économique verte et juste» [COM(2022) 409 final] ( JO C 140 du 21.4.2023, p. 69).

(15) Perspectives économiques de l’OCDE, 2023.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/4056/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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