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Avis institutionnel52023AE2847

Avis institutionnel — 52023AE2847

CELEX52023AE2847
TypeAvis institutionnel
Datemercredi 20 septembre 2023

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Séries C


C/2023/873

8.12.2023

Avis du Comité économique et social européen sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à l’Agence européenne pour la sécurité maritime et abrogeant le règlement (CE) no 1406/2002

[COM(2023) 269 final — 2023/0163 (COD)]

(C/2023/873)

Rapporteure:

Kaia VASK

Consultation

Conseil de l’Union européenne, 13.7.2023

Parlement européen, 10.7.2023

Base juridique

Article 100, paragraphe 2, et article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Compétence

Section «Transports, énergie, infrastructures et société de l’information»

Adoption en section

6.9.2023

Adoption en session plénière

20.9.2023

Session plénière no

581

Résultat du vote

(pour/contre/abstentions)

222/0/2

1. Conclusions et recommandations

1.1.

Le Comité économique et social européen (CESE) se félicite du rôle joué par l’Agence européenne pour la sécurité maritime (AESM) dans l’amélioration de la sécurité maritime dans les États membres. Ces dernières années, l’Agence a apporté une contribution concrète à l’amélioration de la sécurité maritime ainsi qu’à la prévention et à la lutte contre la pollution causée par les navires.

1.2.

Le Comité estime que la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à l’Agence européenne pour la sécurité maritime et abrogeant le règlement (CE) no 1406/2002 [COM(2023) 269 final — 2023/0163 (COD)] constitue une étape importante pour améliorer la sécurité et la durabilité maritimes et fournir à l’Union des outils pour soutenir un transport maritime propre et moderne.

1.3.

Le Comité salue la proposition d’étendre les activités de l’AESM; il émet cependant de sérieux doutes quant au fait que l’Agence dispose des ressources financières et humaines nécessaires pour mener correctement à bien ces activités supplémentaires. L’accroissement des ressources de l’AESM qui est proposé se révèle insuffisant étant donné la mesure de l’augmentation proposée des tâches de l’Agence et l’ampleur des ambitions de l’Union en matière de politique maritime.

1.4.

Le CESE accueille favorablement l’objectif de la proposition de rendre le règlement fondateur plus conforme à la législation de l’Union et au paquet législatif sur la sécurité maritime qui a récemment été publié (1), ainsi qu’à la communication conjointe sur la mise à jour de la stratégie de sûreté maritime de l’Union et de son plan d’action, intitulée «Renforcement de la stratégie de sûreté maritime de l’Union pour faire face à l’évolution des menaces dans le domaine maritime» (2).

1.5.

Le Comité est d’avis que l’Agence pourrait jouer un rôle important en soutenant la formation des inspecteurs chargés du contrôle par l’État du port des États membres et des fonctionnaires des administrations de l’État du pavillon afin de mener des inspections ciblées liées à la mise en œuvre et à l’application de la convention internationale sur le travail maritime (CTM) de 2006 en ce qui concerne la mise en œuvre des droits des gens de mer et les conditions de travail et de vie à bord des navires.

1.6.

Le Comité souhaite que l’AESM participe davantage aux recommandations de l’«Étude sur les aspects sociaux du secteur du transport maritime» (3) que la Commission européenne a publiée en 2020.

1.7.

Le Comité souhaiterait une participation et une contribution plus actives et plus substantielles des partenaires sociaux, ce qui améliorera les relations de l’AESM avec les parties prenantes externes et accroîtra la visibilité et la transparence de ses activités.

2. Introduction

2.1.

Le 1er juin 2023, la Commission a publié sa proposition de règlement (UE) du Parlement européen et du Conseil relatif à l’Agence européenne pour la sécurité maritime et abrogeant le règlement (CE) no 1406/2002 [COM(2023) 269 final)]. Conformément à l’article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, la Commission a demandé au Comité économique et social européen de rendre un avis sur le texte.

2.2.

Le Comité accède volontiers à ce souhait, dans la mesure où il considère que cette proposition représente une importante étape supplémentaire pour accroître la sécurité et la durabilité maritimes, fournir à l’Union des outils pour soutenir un transport maritime propre et moderne et apporter des outils d’aide à la Commission et aux autorités nationales compétentes dans la lutte contre les menaces de piraterie et d’actes illicites intentionnels dans le domaine du transport maritime.

2.3.

Les travaux de l’Agence en matière de durabilité, de numérisation, de surveillance, de simplification, de sûreté, de sécurité et de renforcement des capacités ont évolué au cours des dernières années avec l’étendue des nouvelles tâches qui lui ont été confiées. Une révision et une pérennisation du règlement (CE) no 1406/2002, fondateur de l’AESM, étaient nécessaires, car le mandat de l’Agence, à l’exception de la modification relative à la coopération des garde-côtes, a été révisé pour la dernière fois en 2013 et devait être actualisé pour tenir compte du champ d’activité actuel de l’AESM, de l’évolution du cadre réglementaire, du paquet législatif sur la sécurité maritime récemment publié et des évolutions dans le secteur maritime.

2.4.

Depuis 2002, les tâches confiées à l’Agence se sont en effet élargies et elle propose désormais une assistance technique, scientifique et opérationnelle dans un large éventail de domaines liés au transport maritime, notamment en lien avec les transitions écologique et numérique.

2.5.

En matière de décarbonation du transport maritime, l’Agence devrait soutenir la Commission et les États membres dans la mise en œuvre de nouvelles règles relatives à l’utilisation de carburants renouvelables et bas carbone dans le transport maritime. L’Agence continuera également d’assister la Commission et les États membres dans les domaines de la surveillance maritime, de la résilience en matière de cybersécurité et de la préparation aux crises et jouera un rôle important dans la simplification des échanges d’informations entre États membres grâce à l’utilisation d’outils informatiques, tout en continuant à proposer des formations et un renforcement des capacités aux administrations nationales.

2.6.

La présente proposition législative fait partie d’un ensemble de propositions de révision de la Commission visant à «garantir l’efficacité, la durabilité et la sécurité du trafic et des transports maritimes dans les eaux de l’Union […], dans l’intérêt de nos citoyens, des communautés côtières, du milieu marin et de la santé des océans» (4).

3. Observations générales

3.1.

Le Comité se félicite de la révision des objectifs qui vise à tenir compte des nouvelles missions de l’Agence dans les domaines de la durabilité, de la décarbonation, de la numérisation, de la surveillance et de l’appréciation de la situation maritime.

3.2.

Le Comité souhaite une participation et une contribution plus actives et plus substantielles des partenaires sociaux par le biais d’un rôle formel et d’une participation aux groupes de pilotage de consultation, groupes de travail et task forces par l’intermédiaire de représentants disposant d’une expertise sur les sujets pertinents, ce qui améliorera les relations de l’AESM avec les parties prenantes externes et accroîtra la visibilité et la transparence de ses activités.

3.3.

La fatigue et la détérioration des conditions de travail et de vie à bord des navires sont directement liées aux risques pour la sûreté et la sécurité. La présence à bord de marins épuisés mentalement et physiquement augmente non seulement le risque d’erreur humaine, mais représente aussi un danger pour la sécurité des vies humaines et des navires en mer, ainsi que pour l’environnement marin et côtier. En outre, cela va également à l’encontre des objectifs de l’Union en matière de sûreté maritime.

3.4.

Des rapports récents (5) ont montré qu’il existe une culture d’ajustement systématique des heures de travail et de repos et qu’il est indispensable que les registres soient systématiquement vérifiés et que les inspecteurs chargés du contrôle par l’État du port soient correctement formés pour mener des inspections ciblées dans des domaines aussi cruciaux. Les États du pavillon devraient également revoir les orientations données à leurs inspecteurs et à ceux qui sont autorisés à agir en leur nom afin d’y inclure une vérification systématique de l’exactitude des registres.

3.5.

À cet égard, le CESE souhaite que l’AESM adhère davantage aux recommandations suivantes de l’«Étude sur les aspects sociaux du secteur du transport maritime» que la Commission européenne a publiée en 2020 (6):

Parvenir à une approche commune de la mise en œuvre et de l’application de la convention internationale sur le travail maritime (CTM) de 2006 en augmentant les niveaux de coopération et d’échange d’informations entre les autorités de l’État du port de l’Union:

—

la publication, par l’AESM, d’un document d’orientation proposant des conseils sur la manière de traiter les dispositions vagues ou ambiguës de la CTM de 2006. L’on pourrait ainsi également établir une liste des problèmes les plus fréquents détectés lors des inspections par l’État du port des navires battant différents pavillons, ainsi que des explications et des précisions sur la documentation et les certificats spécifiques à chaque État du pavillon;

—

le renforcement de la formation proposée par l’AESM aux agents chargés du contrôle par l’État du port de l’Union, en veillant à ce qu’elle couvre d’une manière suffisamment détaillée les aspects liés à la CTM de 2006. Il est important de se concentrer sur les manquements à la CTM de 2006 qui sont plus graves, tels que le non-paiement des salaires, les questions de sécurité sociale et d’autres déficiences qui constituent des motifs d’immobilisation. En outre, les sessions de formation pourraient comprendre des activités qui encouragent les discussions entre les autorités de l’État du port de l’Union afin d’améliorer la communication et l’échange d’informations et de bonnes pratiques.

3.6.

Le Comité se félicite de la disposition permettant à l’AESM de publier des données et/ou de fournir un retour d’information aux autorités sur les résultats de leurs visites dans les États membres. Les États membres pourraient tirer profit des informations relatives aux difficultés/défis auxquels sont confrontés les autres États membres et de la comparaison avec leur propre situation (comme le recommande également l’étude susmentionnée).

3.7.

En tant qu’organisations de la société civile, nous observons souvent des situations dans lesquelles certaines entités de l’administration publique supportent des tâches supplémentaires alors que leurs ressources sont loin d’être suffisantes, tant en ce qui concerne les effectifs que le financement. Là encore, l’augmentation qui est proposée sur ces deux plans ne semble pas correspondre à l’élargissement plutôt important des compétences de l’AESM. Le Comité recommande dès lors de réévaluer les besoins en matière de financement et de personnel, afin que l’Agence puisse s’acquitter efficacement de ses futures missions.

3.8.

En ce qui concerne la surveillance par satellite, le Comité salue les efforts déployés par l’AESM pour améliorer son service CleanSeaNet utilisé pour la surveillance régulière des mers et la détection des rejets illégaux et des navires polluants, ainsi que pour soutenir les interventions d’urgence en cas de déversements accidentels de grande ampleur. En outre, l’Agence devrait aider davantage les États membres dans leurs activités de recherche et de sauvetage. Elle devrait continuer à fournir des services de détection et de surveillance de la pollution en mer et des services de surveillance par satellite à tous les États membres et aux autorités de l’Union dotées de compétences en matière de surveillance; elle devrait également continuer à fournir des services de surveillance opérationnels à l’échelle mondiale, en s’appuyant sur des aides allant des satellites à un large éventail de communautés d’utilisateurs (le contrôle de la pêche, la sécurité maritime, la sûreté maritime, l’application de la loi, y compris la lutte contre le trafic illicite, la surveillance de la pollution marine et les douanes, ainsi que le soutien aux opérations de recherche et de sauvetage menées par les États membres).

3.9.

En ce qui concerne la pollution et les rejets illégaux visés dans la directive 2005/35/CE (7), le Comité estime que l’utilisation correcte des informations disponibles provenant du système d’échange et des systèmes d’information pourrait contribuer à éviter la criminalisation des gens de mer en cas de pollution. Ces derniers ont le droit de travailler sans craindre d’être traités injustement ou, pire encore, d’être placés en détention sans bénéficier d’une justice et d’une représentation équitables.

3.10.

Le Comité souhaite que l’AESM joue un rôle plus important au sein de la plateforme européenne d’informations sur les accidents de mer (EMCIP) et que ce rôle soit pris en compte dans le mandat modifié. Il est important que l’Agence soit en mesure de comparer, d’évaluer et de partager les enseignements tirés, en particulier dans les cas les plus graves.

3.11.

Compte tenu de l’urgence croissante d’agir dans le domaine de la durabilité, le Comité salue le rôle joué par l’AESM pour soutenir la mise en œuvre des mesures liées au pacte vert pour l’Europe, telles que le paquet «Ajustement à l’objectif 55», qui fait référence à l’objectif de l’Union de réduire les émissions nettes de gaz à effet de serre d’au moins 55 % d’ici à 2030 (8).

3.12.

La lutte commune contre le changement climatique et la durabilité du secteur du transport maritime exigent d’intenses activités de recherche, de développement et d’innovation dans le domaine des nouveaux carburants de substitution, et l’AESM devrait continuer à aider les États membres et la Commission à cet égard.

3.13.

Les études de l’AESM devraient également se poursuivre dans le domaine des sources énergétiques de substitution durables pour les navires. Le secteur maritime est confronté à des défis et à des possibilités de plus en plus nombreux du fait des différentes transitions en cours, notamment en ce qui concerne les efforts à déployer en faveur des carburants à émissions de carbone nulles et des systèmes de propulsion nécessaires à leur utilisation, ainsi qu’en faveur de la numérisation et de l’automatisation. L’AESM devrait poursuivre l’étude des risques pour la sécurité posés par les carburants de substitution et commencer à élaborer des orientations pour une utilisation sûre de ces carburants en collaboration avec les parties prenantes et les partenaires sociaux.

3.14.

Les professionnels de la mer ont besoin d’une compréhension approfondie des systèmes complexes à bord pour être en mesure de contribuer à l’indispensable coopération de tous les systèmes. La santé et la sécurité doivent être la première priorité lors de l’utilisation de nouveaux systèmes hybrides complexes et à émissions nulles.

3.15.

Le Comité considère qu’il convient de ne pas négliger les aspects liés à la sécurité dans le cadre des efforts déployés pour développer de nouveaux types de production d’énergie verte à l’aide de solutions techniques innovantes dans le domaine de la motorisation. En ce qui concerne les sources d’énergie utilisées pour la propulsion, ce sont les ingénieurs et les équipages qui seront confrontés aux plus grands défis en matière de sécurité, tels que la haute température, la haute pression, la haute tension, la toxicité et la corrosivité. Les dangers doivent être soigneusement pris en considération et l’AESM peut contribuer à l’évaluation et à l’analyse de tous les risques sur la base des caractéristiques techniques des sources d’énergie à bord.

3.16.

Le régime réglementaire doit tenir pleinement compte des aspects liés à la sécurité des travailleurs maritimes et de leur viabilité pratique pour les conditions de travail et de vie à bord des navires.

3.17.

Le Comité salue l’obligation de faciliter l’échange de bonnes pratiques et d’informations entre les États membres concernant les incidents liés à la cybersécurité. L’Agence pourrait également apporter son aide en fournissant une assistance technique pour maintenir en permanence la connectivité des gens de mer sans compromettre la cybersécurité des navires. La cybersécurité ne devrait pas servir de prétexte pour limiter la connectivité des gens de mer à bord des navires.

3.18.

Le Comité accueille favorablement le fonctionnement d’un centre disponible jour et nuit et 7 jours sur 7 qui fournit une appréciation de la situation maritime et des données analytiques à la Commission, aux autorités nationales compétentes et aux organes compétents de l’Union, en les soutenant concernant les situations d’urgence en mer, les mesures de lutte contre les menaces de piraterie et d’actes illicites intentionnels, la sûreté, la sécurité et la pollution en mer, la surveillance des données relatives aux mouvements des navires et le déploiement de navires de surface autonomes.

3.19.

Le Comité attend avec intérêt que le programme pour un environnement commun de partage de l’information (CISE) devienne opérationnel en 2024 et estime qu’il représente une avancée importante en matière de surveillance maritime, en ce qu’il s’appuie sur la collaboration en temps réel entre les différents systèmes existants qu’utilisent les autorités civiles et militaires, tout en garantissant l’application effective et le rapport coût-efficacité des activités de surveillance maritime. Ce réseau opérationnel permettra, pour la première fois, à toutes les autorités des États membres et à tous les organes de l’Union intéressés par la surveillance maritime de partager des informations.

3.20.

Le Comité se félicite des tâches liées à la numérisation et à la fourniture d’une assistance technique aux États membres, à leur demande, dans le cadre de la numérisation de leurs registres et de leurs procédures facilitant l’adoption des certificats électroniques.

3.21.

Le Comité approuve les tâches liées à la simplification des obligations de déclaration en réutilisant les informations déjà communiquées et en appliquant le principe «une fois pour toutes» du système de guichet unique maritime européen. Ce règlement était une simplification administrative très attendue pour le transport maritime et, depuis plusieurs années, les partenaires sociaux du transport maritime ont demandé une réduction de la charge administrative pour ce secteur.

3.22.

La mise en œuvre effective, par les États membres, d’un système de guichet unique maritime européen permettra d’harmoniser et de réduire la charge administrative pour les équipages et les exploitants engendrée par la précédente directive concernant les formalités déclaratives. Le soutien technique et la facilitation fournis par l’AESM aux États membres et à la Commission sont essentiels à la mise en œuvre effective du règlement relatif au guichet unique maritime européen [règlement (UE) 2019/1239 (9)].

3.23.

Le Comité propose de poursuivre les travaux en ce qui concerne le développement et l’analyse de données et d’indicateurs statistiques. À l’heure actuelle, il n’existe pas de données fiables et normalisées permettant de décrire et de surveiller le marché du travail maritime européen. Il est absolument nécessaire de disposer de données précises et fiables pour élaborer des réponses stratégiques appropriées aux problèmes et aux défis auxquels le secteur est confronté, l’un des plus pressants, dans le contexte européen, étant d’éviter que les gens de mer ne quittent leur emploi. L’AESM a élaboré un grand nombre d’analyses statistiques et de rapports au cours des dernières années, et devrait continuer à fournir ce soutien.

3.24.

Dans un précédent avis (10), le CESE a souligné qu’une coopération et un échange d’informations plus intensifs réalisés par les trois agences de l’Union concernées, ainsi qu’entre celles-ci et les instances nationales exerçant des fonctions de surveillance côtière, devraient contribuer à mettre en place un système de surveillance maritime qui soit opérationnel et performant.

3.25.

Le Comité salue la coopération européenne concernant les fonctions de garde-côtes, qui constitue une étape importante vers l’amélioration de la coopération et de la coordination entre les agences compétentes de l’Union afin de créer des synergies pour rendre leur fonctionnement plus efficace et plus rentable. De cette manière, les agences de l’Union pourront fournir aux autorités nationales chargées d’exercer les missions de garde-frontières et garde-côtes des informations de bonne qualité et d’un rapport coût-efficacité satisfaisant.

3.26.

Le Comité considère qu’il est primordial, tant d’un point de vue humanitaire que pour assurer une surveillance côtière véritablement efficace et opérante, de pouvoir observer tous les mouvements en mer, afin que les services de secours puissent intervenir en temps utile.

Bruxelles, le 20 septembre 2023.

Le président du Comité économique et social européen

Oliver RÖPKE


(1) https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_23_2919

(2) Mise à jour de la stratégie de sûreté maritime de l’UE et de son plan d’action.

(3) Étude sur les aspects sociaux du secteur du transport maritime: https://op.europa.eu/en/publication-detail/-/publication/a14413d7-bf30-11ea-901b-01aa75ed71a1 (disponible en anglais).

(4) COM(2023) 268 final.

(5) Rapport de l’université maritime mondiale (WMU) intitulé A culture of Adjustment (https://www.seafarerstrust.org/publications/culture-adjustment-baumler-et-al-wmu

Rapport de la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) intitulé Beyond the limit https://www.itfglobal.org/en/reports-publications/beyond-limit

(6) Étude sur les aspects sociaux du secteur du transport maritime: https://op.europa.eu/en/publication-detail/-/publication/a14413d7-bf30-11ea-901b-01aa75ed71a1 (disponible en anglais).

(7) Directive 2005/35/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la pollution causée par les navires et à l’introduction de sanctions en cas d’infractions (JO L 255 du 30.9.2005, p. 11).

(8) Communication de la Commission intitulée «Accroître les ambitions de l’Europe en matière de climat pour 2030».

(9) Règlement (UE) 2019/1239 du Parlement européen et du Conseil du 20 juin 2019 établissant un système de guichet unique maritime européen et abrogeant la directive 2010/65/UE (JO L 198 du 25.7.2019, p. 64).

(10) Avis du Comité économique et social européen sur la «Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (CE) no 1406/2002 instituant une Agence européenne pour la sécurité maritime» [COM(2015) 667 final — 2015/0313 (COD)] (JO C 177 du 18.5.2016, p. 57).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/873/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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