| CELEX | 52023AE3879 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | jeudi 15 février 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/2481 | 23.4.2024 |
Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Pistes pour renforcer le dialogue civil et la démocratie participative dans l’Union européenne»
(avis exploratoire à la demande de la présidence belge)
(C/2024/2481)
| Rapporteur: | Pietro Vittorio BARBIERI |
| Corapporteure: | Miranda ULENS |
| Saisine du Comité par la présidence belge du Conseil | Lettre du 10.7.2023 |
| Base juridique | Article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne Avis exploratoire |
| Compétence | Section «Emploi, affaires sociales et citoyenneté» |
| Adoption en section | 23.1.2024 |
| Adoption en session plénière | 15.2.2024 |
| Session plénière no | 585 |
| Résultat du vote (pour/contre/abstentions) | 173/0/3 |
1. Conclusions et recommandations
| 1.1. | En tant que foyer de la société civile organisée et représentative au niveau européen, le Comité économique et social européen (CESE) accueille favorablement la demande que lui a adressée la présidence belge du Conseil de l’Union européenne d’élaborer un avis sur le dialogue civil et la participation des citoyens à la vie démocratique. Le Comité dispose d’une expérience et d’une expertise spécifiques, puisqu’il constitue un forum de dialogue civil (1). Il importe, dans le prolongement de la conférence sur l’avenir de l’Europe, de mettre en œuvre l’article 11 du traité sur l’Union européenne (TUE) pour que la société civile puisse continuer à participer à l’élaboration des politiques de l’Union européenne (UE). Comme l’a explicitement fait savoir la présidence belge, une telle évolution pourrait s’appliquer aux besoins recensés aux niveaux national, régional et local en matière de dialogue structuré avec la société civile et y répondre. |
| 1.2. | En amont du train de mesures de défense de la démocratie et en prévision des élections européennes de 2024, il convient de considérer la société civile comme un partenaire important dans les efforts visant à renforcer et défendre la démocratie européenne, et à permettre la mise en place d’approches participatives, qui sont complémentaires de la démocratie représentative. Dans le présent avis, le CESE entend explorer quels éléments pourraient venir s’incorporer dans un cadre plus propice qui favorise la participation directe des citoyens et le dialogue avec les organismes intermédiaires, tant au niveau européen qu’à l’échelon des États membres. |
| 1.3. | Comme il l’a déjà affirmé auparavant, le CESE estime que le rôle spécifique joué par les organisations de partenaires sociaux doit être pleinement reconnu et respecté dans les structures et les processus de dialogue social, même s’il concède que le dialogue civil, qui associe un plus large éventail de parties prenantes autour de thèmes plus variés, constitue un processus distinct. |
| 1.4. | La conférence sur l’avenir de l’Europe a abouti à la conclusion que l’Europe de demain doit concevoir des instruments supplémentaires de démocratie participative, et elle a défini des orientations précises sur la manière d’y parvenir (2). Plusieurs de ces recommandations vont dans le sens de la création d’un cadre propice au dialogue civil. Le CESE estime que deux d’entre elles ressortent particulièrement, en ce qu’elles le concernent directement: la première reconnaît la fonction qu’il assume et la seconde vise à élargir son rôle pour qu’il puisse éventuellement devenir une véritable plateforme pour les panels de citoyens. |
| 1.5. | Le CESE plaide en faveur d’une stratégie de dialogue civil, donnant lieu à un plan d’action, qui devrait former un pilier du train de mesures européennes de défense de la démocratie. L’objectif pourrait en outre consister à envisager la recherche d’un accord interinstitutionnel entre les institutions de l’Union, tel que le demandent les réseaux de la société civile que sont Social Platform et le Forum civique européen depuis 2009 (3), qui définisse les actions et les ressources connexes à y consacrer. Le Comité pourrait y apporter son concours, avec la participation des réseaux de la société civile au niveau de l’UE. Cette stratégie doit être une première étape pour renforcer le rôle de la société civile et étoffer davantage le dialogue civil. |
| 1.6. | Le CESE juge essentiel que certaines normes soient appliquées dans l’ensemble des institutions de l’Union afin de traduire l’article 11 du TUE dans les faits. Celles-ci devraient porter sur des questions telles que la signification du dialogue civil, son orientation sur les résultats, la régularité des activités et leur calendrier, le partage du programme et des priorités politiques, l’inclusion des groupes vulnérables, ainsi que le retour d’information et les aboutissements. Le Comité souligne que cette stratégie comporte la possibilité réelle d’améliorer la mise en œuvre des mesures relevant de la politique européenne dans la vie quotidienne des citoyens. |
| 1.7. | Le Conseil organise des consultations systématiques avec les organisations de la société civile (OSC) au sujet de ses travaux législatifs et politiques, par exemple en les invitant aux réunions de ses groupes de travail. En outre, les présidences tournantes du Conseil sont susceptibles d’organiser des réunions avec les OSC concernant leurs priorités. |
| 1.8. | En tant que foyer de la société civile organisée, le CESE dispose d’une expertise spécifique et constitue un forum unique et permanent de dialogue civil, où des solutions sont proposées sur la base d’un consensus entre les différentes parties prenantes. Ses membres sont mandatés par leurs organisations respectives (4). |
| 1.9. | Un vice-président de la Commission devrait continuer à endosser la responsabilité du dialogue civil avec la société civile, et le rôle du vice-président du Parlement européen chargé des relations et du dialogue avec la société civile devrait être renforcé. De toute évidence, une meilleure mise en œuvre de l’article 11 du TUE, dans l’optique d’améliorer la participation des OSC au processus d’élaboration des politiques de l’Union, parallèlement au renforcement du rôle du CESE, peut conduire à des politiques plus ciblées et plus efficaces. Le CESE a déjà plaidé en faveur d’une cellule de coordination au sein du secrétariat général de la Commission, sous la conduite directe du vice-président compétent de cette institution. Cette cellule apporterait également son soutien à toutes les directions générales en matière d’approche globale et de stratégie des consultations, d’élaboration et de mise en œuvre des exigences de qualité et des procédures, d’accompagnement concernant la qualité, d’information et de suivi (5). |
| 1.10. | Le CESE plaide pour l’élaboration d’un tableau de bord annuel du dialogue civil (ou de l’espace civique) indiquant la date à laquelle les OSC ont contribué par l’intermédiaire de processus de consultation, si leurs contributions ont été prises en compte et, dans le cas contraire, quelles en sont les raisons. Cet instrument serait utile pour évaluer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. L’analyse d’impact réalisée au moyen de ce tableau de bord annuel pourrait aboutir à un rapport bisannuel sur le dialogue civil, qui retrace les réussites et les échecs de l’engagement de l’UE auprès de la société civile en général et évalue l’état d’avancement du dialogue civil et l’efficacité des OSC. |
| 1.11. | En vue de donner suite à la feuille de route adoptée en 2015 par le Forum des ONG à Riga, le Groupe de liaison avec la société civile du CESE a élaboré en 2018 un plan d’action pour la mise en œuvre de l’article 11, paragraphes 1 et 2, du traité sur l’Union européenne (6). L’une des propositions formulées était la création d’un observatoire européen du dialogue civil. Le CESE prend dûment note de cette demande. |
| 1.12. | Comme il l’a fait savoir dans son avis sur les panels de citoyens, le CESE, en tant que porte-parole institutionnel et établi de la société civile organisée, doit être au cœur de la démarche de renforcement de la démocratie participative dans les institutions européennes et entre elles. Il est donc proposé de réfléchir, par l’intermédiaire de l’expérimentation, à la gamme des instruments participatifs, tels que les panels de citoyens, dont le Comité pourrait faire usage dans ses travaux consultatifs. Le cas échéant, une évolution de son règlement intérieur sera nécessaire pour intégrer cette démarche (7). À l’instar de ce qui est indiqué dans l’avis sur les panels de citoyens, cette tâche mettrait en évidence la place particulière qu’occupe le CESE en tant que gardien institutionnel de la consultation de la société civile et du dialogue civil en général. |
| 1.13. | Les OSC doivent reposer sur la démocratie interne, l’autonomie et la transparence, et prendre la forme d’un modèle à but non lucratif, au service de l’intérêt général et/ou des intérêts spécifiques de leurs membres constitutifs. Le CESE juge important que les OSC soient légitimes et représentatives. Aussi réclame-t-il un mécanisme d’accréditation fondé sur les principes susmentionnés, qui utilise les cadres existants posés par le Conseil de l’Europe (8) et les Nations unies, et qui tienne compte de la légitimité du mandat des membres, des domaines d’intérêt et de la dimension factuelle de la légitimité et de la représentativité, sauf pour les organisations déjà reconnues comme des partenaires sociaux en vertu de la communication de la Commission de 1993 (9) et de la décision de 1998 (10). |
2. Contexte de l’avis
| 2.1. | Dans l’optique de préserver, renforcer et favoriser la démocratie au sein de l’Union, le CESE se félicite que la présidence belge lui ait demandé d’élaborer un avis sur les «Pistes pour renforcer le dialogue civil et la démocratie participative dans l’Union européenne», lesquels peuvent servir d’outils pour rapprocher le processus décisionnel de l’UE des citoyens. Ce vaste sujet englobe des questions telles que l’activisme, le bénévolat et le volontariat, l’adhésion à des mouvements et d’autres formes de participation active et directe des citoyens, qui viennent compléter la démocratie représentative. Le présent avis s’attache dès lors principalement à évaluer quels éléments pourraient venir s’incorporer dans un cadre plus propice qui favorise la participation directe des citoyens et le dialogue avec les organismes intermédiaires et par leur truchement, aussi bien à l’échelon de l’Union qu’au sein de ses différents États membres. |
| 2.2. | Comme il l’a déjà affirmé auparavant, le CESE estime que le rôle spécifique joué par les organisations de partenaires sociaux doit être pleinement reconnu et respecté dans les structures et les processus de dialogue social, même s’il concède que le dialogue civil, qui associe un plus large éventail de parties prenantes autour de thèmes plus variés, constitue un processus distinct (11). |
| 2.3. | Le CESE occupe une place particulière en tant qu’organe consultatif composé de représentants d’organisations patronales et de syndicats, ainsi que d’autres représentants de la société civile, qui garantit le déroulement de ses procédures de consultation conformément aux traités [article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE)]. |
| 2.4. | Montrant l’exemple parmi les organes de l’Union, le CESE a mis en place le Groupe de liaison en 2004 dans le but d’offrir un cadre de dialogue et de coopération entre le Comité et les organisations et réseaux européens avec lesquels ledit groupe noue des liens sur des questions transversales d’intérêt commun. Le Groupe de liaison fournit aux organisations faîtières de la société civile une structure institutionnelle unique, qui permet la tenue d’un dialogue civil et favorise la démocratie participative. Il s’agit d’un canal qui donne à la société civile la possibilité de débattre du programme politique et des processus décisionnels de l’Union européenne et de les influencer (conformément à l’article 11 du TUE). |
| 2.5. | Une société civile libre et indépendante est la garante de sociétés démocratiques; elle constitue plus particulièrement une garantie des libertés et droits fondamentaux et un rempart face à la montée du populisme. Dans la lettre ouverte qu’elles ont adressée en juin 2022 à la présidente de la Commission européenne, Société civile Europe (12) et un grand nombre d’OSC ont souligné qu’il était primordial de disposer d’une stratégie en faveur de la société civile (13). |
| 2.6. | La conférence sur l’avenir de l’Europe a ouvert de nouvelles discussions sur la démocratie participative, introduisant de nouvelles formes de délibérations directes des citoyens dans le cadre de l’Union européenne (14). Ces nouvelles formes restent examinées et débattues, mais constituent un nouveau moyen pour les citoyens d’influencer la prise de décision et d’y prendre part. De fait, les panels de citoyens représentent l’un des nombreux outils qu’il est possible d’utiliser pour faire davantage entendre la voix des citoyens lors de l’élaboration des politiques, en vue d’accroître la légitimité des politiques publiques au sein des institutions démocratiques. Les propositions no 36 et 39 contenues dans les recommandations de la conférence sur l’avenir de l’Europe (15) préconisent l’attribution d’un rôle et d’un mandat spécifiques au CESE, en sa qualité de porte-parole institutionnel et établi de la société civile organisée. |
| 2.7. | Comme il l’a fait valoir précédemment (16), le CESE doit être au cœur de la démarche de renforcement de la démocratie participative dans les institutions européennes (article 300 du TFUE). Il est donc proposé de réfléchir, par l’intermédiaire de l’expérimentation, à la gamme des instruments participatifs, tels que les panels de citoyens, dont le Comité pourrait faire usage dans ses travaux consultatifs. Ces réflexions devraient également tenir compte, entre autres, des incidences en matière de budget et de ressources humaines. |
| 2.8. | Les résultats de la conférence sur l’avenir de l’Europe (17) concluent clairement à l’importance de la société civile en tant qu’acteur essentiel pour mobiliser la participation des citoyens à la vie démocratique. Les recommandations font référence au dialogue structuré, principalement dans le secteur de la jeunesse. Le CESE a lancé un projet pilote visant à mieux faire entendre, par son intermédiaire, la voix des jeunes au niveau de l’Union européenne (18), ce qui pourrait servir de source d’inspiration pour les autres institutions. |
| 2.9. | Dans sa communication (19) faisant suite à la conférence sur l’avenir de l’Europe, la Commission a affirmé qu’elle envisagerait de nouveaux domaines d’action, tels que la contribution à la création de dialogues délibératifs et décentralisés avec les citoyens, l’élaboration d’une charte européenne de la participation des citoyens et la possibilité offerte aux observateurs citoyens de suivre de près le processus décisionnel de l’UE afin de rendre ce dernier plus transparent. |
3. Définitions de la société civile, du dialogue civil et de la base juridique
| 3.1. | La participation est un élément fondamental de la démocratie européenne, en tant que condition préalable à la légitimité des politiques de l’Union aux yeux des citoyens. Le concept de démocratie participative est formellement inscrit dans le traité sur l’Union européenne (TUE), conçu comme le droit de tout citoyen de participer à la vie démocratique de l’Union et comme un engagement institutionnel à prendre les décisions aussi ouvertement et aussi près que possible des citoyens (20). |
| 3.2. | Les organisations de la société civile relaient l’expression de l’engagement collectif, qui s’ajoute à des formes de participation directe des citoyens véhiculant des opinions individuelles. De fait, la société civile organisée est un important vecteur de participation pour les citoyens. Son expertise est indispensable pour garantir que les décisions soient de la plus haute qualité et répondent aux besoins, ce qui s’avère particulièrement important au niveau de l’UE, où sont tranchées des questions complexes, tout comme aux échelons national, régional et local. |
| 3.3. | La société civile organisée sert l’intérêt public au moyen de procédures démocratiques et peut jouer un rôle de médiateur entre les pouvoirs publics et la population générale. Fondée sur des valeurs, elle fait office de plateforme grâce à laquelle les citoyens peuvent exprimer leurs préoccupations, défendre leurs droits et s’engager dans un militantisme pacifique. Elle représente les intérêts de différents groupes de la société, notamment ceux qui se trouvent en situation de vulnérabilité, en faveur desquels il convient toutefois de redoubler d’efforts, selon l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA) (21). Ses activités consistent en l’apport d’une aide spécifique et débouchent même parfois sur des changements systémiques dans la société. |
| 3.4. | L’article 11 du traité sur l’Union européenne dispose que «[les] institutions donnent, par les voies appropriées, aux citoyens et aux associations représentatives la possibilité de faire connaître et d’échanger publiquement leurs opinions dans tous les domaines d’action de l’Union». Il indique en outre que «[les] institutions entretiennent un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les associations représentatives et la société civile». Ce cadre inclut la tradition des consultations (article 11, paragraphe 3, du TUE). Dans le même temps, cette disposition appelle au maintien d’un «dialogue ouvert, transparent et régulier avec les associations représentatives et la société civile». |
| 3.5. | Conformément à l’article 11, paragraphe 2, du TUE, les institutions ont la responsabilité conjointe de veiller à ce que la société civile organisée, qui unit et fédère des personnes sur une base volontaire et qui incarne les aspirations et les intérêts des citoyens, participe activement à l’élaboration de la législation de l’Union et aux processus y afférents. À la suite d’intenses actions de sensibilisation et de mobilisation des organisations citoyennes dans toute l’Europe, la mise en œuvre du dialogue civil a été, pour la première fois, formellement inscrite dans le mandat d’un vice-président de la Commission européenne en 2019. |
| 3.6. | Trois formes complémentaires du dialogue civil européen (22) ont été recensées: a) un dialogue civil dans des domaines d’action spécifiques, entre les organisations de la société civile et leurs interlocuteurs au sein des institutions législatives et exécutives au niveau européen et national, appelé «dialogue sectoriel» (23); b) un dialogue structuré et régulier entre les institutions de l’Union ou leurs homologues nationaux et la société civile, portant sur l’évolution de l’UE et ses politiques transversales, appelé «dialogue transversal»; et c) un dialogue entre les organisations de la société civile consacré à l’évolution de l’UE et ses politiques horizontales, intitulé «dialogue horizontal». |
| 3.7. | Le compendium du CESE sur la démocratie participative (24) souligne l’importance du concept de participation des citoyens, en insistant sur le rôle majeur joué par les OSC. Le compendium aborde les nouvelles menaces auxquelles sont aujourd’hui confrontés le dialogue civil et les modèles démocratiques et sociaux. |
| 3.8. | Le Parlement européen a invité les institutions de l’Union ainsi que les autorités nationales, régionales et locales des États membres à tirer parti, le plus pleinement possible, du cadre juridique existant et des bonnes pratiques afin de développer le dialogue avec le grand public et les OSC (25). Le CESE note que Société civile Europe a plaidé en faveur d’une transition vers un cadre de dialogue civil de l’Union plus formalisé et structuré (26). Un examen complet des efforts accomplis en ce sens et une analyse critique de leur valeur sont présentés dans l’étude du CESE intitulée «Civil dialogue and participatory democracy in the practice of the European Union institutions» (Le dialogue civil et la démocratie participative dans la pratique des institutions de l’Union européenne) (2015) (27). |
| 3.9. | Aucune institution européenne ou internationale n’a adopté de définition universelle de la société civile. Le Groupe de liaison du CESE s’est récemment penché sur cette question et a proposé l’éventuelle définition suivante: «Les organisations de la société civile sont l’expression et le résultat du pouvoir d’une société de s’auto-organiser de manière distincte et indépendante des institutions publiques et de l’État. […] Les organisations non gouvernementales et de terrain se caractérisent par une grande diversité qui représente la richesse de la tapisserie sociale de l’Europe. Les syndicats et les organisations patronales font partie intégrante de la société civile. Toutefois, ils sont distincts des organisations de la société civile en leur qualité de partenaires sociaux.» |
4. Principes de bonne gouvernance
| 4.1. | Un véritable dialogue civil nécessite des conditions adéquates pour que les parties puissent s’engager en assumant des responsabilités et des rôles clairs. Il importe notamment que les institutions soient réactives et s’acquittent de leur obligation de rendre des comptes au sein et en dehors des mécanismes de dialogue, conformément aux normes régissant le droit à une bonne administration. Le dialogue civil au niveau européen ne saurait fonctionner correctement en l’absence de dialogue civil bien géré à l’échelon national. Pour créer un environnement propice à un dialogue civil efficace et constructif, certaines conditions doivent dès lors être réunies, notamment l’instauration d’un climat de confiance, l’obligation de rendre des comptes, la transparence et les conditions adéquates de participation. Le code de bonne pratique pour la participation civile au processus décisionnel, adopté par le Conseil de l’Europe, résume les principes clés et conditions essentielles pouvant servir de guide. |
| 4.2. | Les organisations de la société civile sont fondamentales pour représenter l’intérêt général ainsi que les intérêts spécifiques de groupes de citoyens, défendre les droits de ces derniers et encourager la participation à la vie sociale. |
| 4.3. | Il importe de relever que le dialogue civil devrait être conçu comme un processus structuré, durable, constructif et axé sur les résultats, permettant un échange réel et concret d’informations, la consultation, le dialogue, la cocréation de solutions aux défis communs et des partenariats durables entre les pouvoirs publics, les OSC et la société civile dans son ensemble, et qu’il devrait avoir lieu à toutes les étapes du cycle décisionnel politique, depuis la définition des orientations et des priorités jusqu’à leur évaluation. |
5. La voie à suivre pour un dialogue civil et le rôle du CESE
| 5.1. | Le CESE invite les institutions de l’Union à prendre l’initiative d’élaborer une stratégie en faveur de la société civile, qui pourrait faire partie du train de mesures européennes de défense de la démocratie, et s’accompagner d’un plan d’action clair. Les éléments exposés ci-dessous devraient être pris en considération dans le cadre de ces travaux. |
| 5.2. | Pour ce qui est du dialogue civil, le CESE juge essentiel que certaines normes soient appliquées dans l’ensemble des institutions de l’Union afin de traduire l’article 11 du TUE dans les faits. Depuis 2009, certaines organisations de la société civile, comme Social Platform et le Forum civique européen, demandent qu’un accord interinstitutionnel soit envisagé pour encadrer le dialogue civil (28). Celui-ci pourrait aussi étudier comment le CESE pourrait jouer le rôle de facilitateur des panels de citoyens. |
| 5.3. | La mise en œuvre continue et effective de l’article 11 du TUE au niveau de l’Union constitue une obligation légale qui incombe aux institutions européennes. Il peut s’agir de tous les types de dialogue civil, y compris le dialogue transversal, le dialogue vertical ou sectoriel, ainsi que le dialogue horizontal ayant lieu au sein de la société civile. Ce dernier, qui se déroule entre des citoyens et des associations représentatives pour leur permettre de faire connaître et d’échanger publiquement leurs opinions dans tous les domaines d’action de l’Union, nécessite une attention supplémentaire et des mesures de soutien spéciales qui pourraient former une composante essentielle d’une stratégie de l’UE en faveur de la société civile. Le dialogue se tient aux échelons européen et national, mais le second devrait faire l’objet d’une attention particulière car il est susceptible d’inclure en partie les niveaux local et régional. |
| 5.4. | Les institutions de l’Union devraient, pour ce qui est d’appliquer l’article 11 du TUE, définir des normes, des dispositions ou des lignes directrices claires sur certains principes concernant par exemple la finalité du dialogue civil et son fonctionnement, afin de s’assurer qu’il soit constructif, axé sur les résultats, régulièrement adapté aux priorités et programmes conçus conjointement et inclusif à l’égard des groupes vulnérables, et de veiller à ce que les OSC soient associées à un stade précoce de l’élaboration des politiques et de la législation, cet aspect étant déterminant pour la réussite de sa mise en œuvre et de son accueil sur le terrain, tout comme pour la préparation des groupes cibles. Les normes devraient notamment prévoir des engagements clairs quant au retour d’information à fournir aux OSC sur le suivi donné aux propositions, ainsi que des calendriers précis de consultation. |
| 5.5. | Le Conseil organise des consultations systématiques avec les OSC au sujet de ses travaux législatifs et politiques, par exemple en les invitant aux réunions de ses groupes de travail. En outre, les présidences tournantes du Conseil sont susceptibles d’organiser des réunions avec les OSC concernant leurs priorités. |
| 5.6. | Un vice-président de la Commission devrait continuer à endosser la responsabilité du dialogue civil avec la société civile, et le rôle du vice-président du Parlement européen chargé des contacts avec la société civile devrait être renforcé. De toute évidence, une meilleure mise en œuvre de l’article 11 du TUE, dans l’optique d’améliorer la participation des OSC au processus d’élaboration des politiques de l’Union, parallèlement au renforcement du rôle du CESE, peut conduire à des politiques plus ciblées et plus efficaces. Le CESE a déjà plaidé en faveur d’une cellule de coordination au sein du secrétariat général de la Commission, sous la conduite directe du vice-président compétent de cette institution. Cette cellule apporterait également son soutien à toutes les directions générales en matière d’approche globale et de stratégie du dialogue civil, d’élaboration et de mise en œuvre des exigences de qualité et des procédures, d’accompagnement concernant la qualité, d’information et de suivi (29). |
| 5.7. | Il serait opportun d’envisager l’élaboration de critères et la mise en place d’un tableau de bord annuel du dialogue civil indiquant, dès lors que les OSC y ont contribué par l’intermédiaire de processus de consultation, si leurs contributions ont été prises en compte et, dans le cas contraire, quelles en sont les raisons. Cet instrument pourrait être utile pour évaluer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Le tableau de bord annuel pourrait aboutir à un rapport bisannuel sur le dialogue civil, qui retrace les réussites et les échecs de l’engagement de l’UE auprès de la société civile en général et évalue l’état d’avancement du dialogue civil et l’efficacité des OSC. |
| 5.8. | En vue de donner suite à la feuille de route adoptée en 2015 par le Forum des ONG à Riga, le Groupe de liaison a élaboré en 2018 un plan d’action pour la mise en œuvre de l’article 11, paragraphes 1 et 2, du traité sur l’Union européenne (30). L’une des propositions formulées était la création d’un observatoire européen du dialogue civil. Le CESE prend acte de cette demande. |
| 5.9. | Il y a lieu de mettre en évidence et de consolider la place particulière qu’occupe le CESE en tant que gardien institutionnel veillant sur les procédures de consultation de la société civile et du dialogue civil en général, comme évoqué dans l’avis sur les panels de citoyens. |
| 5.10. | En ce qui concerne les panels de citoyens, comme indiqué dans l’avis susmentionné, le CESE a la conviction qu’il peut jouer un rôle particulier dans la participation directe des citoyens au travers de panels généraux ou spécifiques. Dans son avis sur les panels de citoyens, le Comité propose de réfléchir, par l’intermédiaire de l’expérimentation, à la gamme des instruments participatifs, tels que les panels de citoyens, dont il pourrait faire usage dans ses travaux consultatifs. On pourrait aussi envisager la mise en place de panels de la société civile, comme l’a proposé le Groupe de liaison du CESE dans son document de réflexion sur les panels de citoyens et de la société civile. |
| 5.11. | Des initiatives phares telles que la Semaine de la société civile pourraient être l’occasion de dresser le bilan du processus de dialogue civil, mais, plus important encore, elles pourraient servir de laboratoire d’idées pour le plan d’action et sa mise en œuvre, par exemple. |
| 5.12. | Le dialogue civil ne fonctionne que moyennant un ferme soutien de la part des organisations de la société civile, ce qui requiert un cadre solide et favorable, comprenant des actions de sensibilisation, des ressources, ainsi que des initiatives d’éducation et de formation pour renforcer leurs capacités et améliorer leur accès à la prise de décision et à l’élaboration des politiques. L’éducation et la formation peuvent en effet jouer un rôle cardinal s’agissant de promouvoir le dialogue civil, en ce qu’elles dotent les individus des connaissances, des capacités de sens critique et de l’empathie nécessaires pour s’investir dans des processus de consultation, d’élaboration des politiques et de prise de décision constructifs et respectueux. Elles donnent aux citoyens les clés pour comprendre des questions complexes, apprécier des points de vue divers et se forger des avis éclairés. En encourageant un apprentissage tout au long de la vie qui valorise des discussions respectueuses et fondées sur des données probantes, la société peut jeter les bases d’un dialogue constructif, propice à la coopération et au progrès, même sur des sujets profondément clivants. L’éducation constitue en définitive une pierre angulaire du discours civil, car elle permet aux citoyens d’être mieux préparés à s’engager dans le processus démocratique et à apporter une contribution positive à leurs collectivités et au reste du monde. |
| 5.13. | Les programmes de financement de l’UE tels que le programme «Citoyens, égalité, droits et valeurs» (CERV), Erasmus+, etc., pourraient faciliter le développement et le renforcement d’outils et de mécanismes permettant de mettre en œuvre le dialogue, notamment en fournissant un meilleur soutien opérationnel aux OSC importantes qui représentent, entre autres, les personnes difficiles à atteindre et les groupes vulnérables. |
| 5.14. | L’inclusion d’acteurs non étatiques, autres que les syndicats et les organisations patronales, dans la définition des OSC constitue un acte courageux et innovant dans le cadre international. Dans le même temps, il est nécessaire de préserver l’identité des associations, des mouvements, des organisations de volontaires et de bénévoles, etc. Le CESE juge dès lors important que les OSC soient légitimes et représentatives. La reconnaissance de ces entités pour leurs activités quotidiennes à tous les niveaux nécessite donc un cadre de définition propre, suivant les principes de démocratie interne, d’autonomie et de transparence, en tant que structures à but non lucratif, et au service de l’intérêt général et/ou de groupes d’intérêt spécifiques. Le CESE appelle de ses vœux un mécanisme d’accréditation fondé sur les principes susmentionnés, qui tienne compte de la légitimité du mandat des membres, des domaines d’intérêt, de la dimension factuelle de la représentativité et de l’obligation de rendre des comptes, exception faite des organisations déjà reconnues comme des partenaires sociaux en vertu de la communication de la Commission de 1993 (31) et de sa décision de 1998 (32). |
| 5.15. | Le CESE a défini des critères de représentativité dès 2006, qu’il a appliqués à la composition du Groupe de liaison (33). Le paysage, la composition et le rôle de la société civile, qui va du renforcement additionnel de la démocratie représentative jusqu’à sa sauvegarde, ont évolué. Le Groupe de liaison s’attèle actuellement à revoir ces critères en y associant pleinement les OSC, ce qui devrait également déboucher sur un examen approfondi de la question de la représentativité qualitative. |
Bruxelles, le 15 février 2024.
Le président du Comité économique et social européen
Oliver RÖPKE
(1) Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Comment dialoguer avec le public visé et exploiter efficacement les résultats des travaux menés par les panels de citoyens?» (JO C 349 du 29.9.2023, p. 69), paragraphe 1.3.
(2) Conférence sur l’avenir de l’Europe, Rapport sur les résultats finaux, mai 2022.
(3) https://www.socialplatform.org/members-area/working-groups/civil-dialogue/; https://civic-forum.eu/civil-dialogue.
(4) Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Comment dialoguer avec le public visé et exploiter efficacement les résultats des travaux menés par les panels de citoyens?» (JO C 349 du 29.9.2023, p. 69), paragraphe 4.5.
(5) Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Évaluation de la consultation des parties prenantes par la Commission européenne» (JO C 383 du 17.11.2015, p. 57).
(6) Plan d’action pour la mise en œuvre de l’article 11, paragraphes 1 et 2, du traité sur l’Union européenne.
(7) Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Comment dialoguer avec le public visé et exploiter efficacement les résultats des travaux menés par les panels de citoyens?» (JO C 349 du 29.9.2023, p. 69), paragraphe 1.4.
(8) Code de bonne pratique pour la participation civile au processus décisionnel.
(9) COM(93) 600 final.
(10) Décision 98/500/CE de la Commission du 20 mai 1998 concernant l’institution de comités de dialogue sectoriel destinés à favoriser le dialogue entre les partenaires sociaux au niveau européen (JO L 225 du 12.8.1998, p. 27).
(11) Avis du Comité économique et social européen sur la proposition de recommandation du Conseil relative au renforcement du dialogue social dans l’Union européenne [COM(2023) 38 final — 2023/0012 (NLE)] et sur la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — «Renforcer le dialogue social dans l’Union européenne: exploiter tout son potentiel au service de transitions justes» [COM(2023) 40 final] (JO C 228 du 29.6.2023, p. 87), paragraphe 1.7.
(12) https://civilsocietyeurope.eu/.
(13) Lettre ouverte de Société civile Europe à la présidente de la Commission européenne, 2022 (les partenaires sociaux ne sont pas associés à la démarche).
(14) Résolution du CESE sur la conférence sur l’avenir de l’Europe (JO C 286 du 16.7.2021, p. 1).
(15) Conférence sur l’avenir de l’Europe — Rapport sur les résultats finaux.
(16) Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Comment dialoguer avec le public visé et exploiter efficacement les résultats des travaux menés par les panels de citoyens?» (JO C 349 du 29.9.2023, p. 69), paragraphe 1.4.
(17) Conférence sur l’avenir de l’Europe — Rapport sur les résultats finaux.
(18) Engagement de la jeunesse au CESE, https://www.eesc.europa.eu/en/initiatives/youth-engagement-eesc.
(19) Communication de la Commission sur la conférence sur l’avenir de l’Europe [COM(2022) 404 final].
(20) Article 10, paragraphe 3, du TUE.
(21) Rapports annuels sur l’application de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne; FRA: Rapport de consultation 2022 concernant la charte.
(22) Ces formes ont été présentées pour la première fois, sous des appellations quelque peu différentes, dans un avis du CESE intitulé «La Commission et les organisations non gouvernementales: le renforcement du partenariat» (JO C 268 du 19.9.2000, p. 67).
(23) À ne pas confondre avec le «dialogue sectoriel» dans le cadre du dialogue social. Il s’agit ici davantage de questions sectorielles spécifiques.
(24) Démocratie participative — Le récit d’un succès.
(25) Résolution du Parlement européen sur les perspectives de développement du dialogue civil dans le cadre du traité de Lisbonne (JO C 46 E du 24.2.2010, p. 23).
(26) Lettre ouverte de Société civile Europe à la présidente de la Commission européenne, 2022 (les partenaires sociaux ne sont pas associés à la démarche).
(27) https://www.eesc.europa.eu/sites/default/files/resources/docs/qe-02-15-397-en-n.pdf.
(28) https://www.socialplatform.org/members-area/working-groups/civil-dialogue/; https://civic-forum.eu/civil-dialogue.
(29) Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Évaluation de la consultation des parties prenantes par la Commission européenne» (JO C 383 du 17.11.2015, p. 57).
(30) Plan d’action pour la mise en œuvre de l’article 11, paragraphes 1 et 2, du traité sur l’Union européenne.
(31) COM(93) 600 final.
(32) Décision 98/500/CE de la Commission.
(33) Règles de fonctionnement du Groupe de liaison, https://www.eesc.europa.eu/sites/default/files/files/operating_rules_lg.pdf.
ANNEXE
Exemples de dialogue civil au niveau de l’Union européenne
1.
Le dialogue de l’UE en faveur de la jeunesse (1) est le dialogue civil structuré le plus avancé au niveau de l’Union. Il constitue un cadre de réflexion commune et de consultation continues sur les priorités, la mise en œuvre et le suivi de la coopération européenne dans le domaine de la jeunesse. Des organisations telles que le Forum européen de la jeunesse font partie intégrante du processus et soutiennent sa mise en œuvre au niveau national.
2.
Par le passé, le groupe de contact de la société civile dirigé par Concord Europe et plusieurs réseaux à l’échelle de l’UE [Concord, Green8, réseau des droits de l’homme et de la démocratie (HRDN) et Plateforme sociale] a constitué une autre tentative de dialogue civil horizontal. Son objectif était de représenter les points de vue et les intérêts des organisations de la société civile fondées sur des valeurs et des droits dans l’ensemble de l’UE concernant des questions majeures. Il s’agissait d’encourager et de promouvoir un dialogue civil transparent et structuré qui soit accessible, dûment facilité, inclusif, équitable et respectueux de l’autonomie des OSC.
3.
L’étape suivante s’agissant de reconnaître la nécessité de disposer d’une représentation de la société civile organisée à l’échelon européen a été la création de l’organisation Société civile Europe (2), officiellement mise sur pied dans le but d’instaurer une coordination permanente entre les OSC au niveau de l’UE, appelant à un dialogue civil structuré et constructif avec toutes les institutions de l’Union. La Convention de la société civile a été créée pour aider le processus de la conférence sur l’avenir de l’Europe à remédier au manque d’inclusion des OSC dans le processus officiel.
4.
Le «groupe de dialogue civil dans le domaine de l’agriculture» (3) est un autre exemple de dialogue régulier de la Commission avec les parties prenantes du secteur agricole. Les groupes de dialogue civil sont des groupes d’experts de la Commission propres à la direction générale de l’agriculture et du développement rural. Ils fournissent un cadre juridique et procédural unique pour la consultation des parties prenantes non gouvernementales.
5.
Un autre exemple est le programme pour l’éducation et la sensibilisation aux problèmes de développement (DEAR) (4), qui relève de la direction générale des partenariats internationaux. Le groupe multipartite DEAR de l’UE réunit les principaux bénéficiaires (ONG) du programme en vue d’un dialogue régulier sur la mise en œuvre de celui-ci.
6.
Dans le cadre de l’ancien programme CERV intitulé «L’Europe pour les citoyens», la Commission a également organisé un groupe de dialogue civil, qui a examiné toutes les questions liées audit programme et à sa mise en œuvre. Le groupe encourage les échanges d’expériences et de bonnes pratiques et contribue à la diffusion des résultats du programme. Il assure par ailleurs la surveillance et l’examen de l’évolution des politiques dans des domaines connexes.
(1) https://youth.europa.eu/strategy/euyouthdialogue_fr.
(2) https://civilsocietyeurope.eu/.
(3) https://agriculture.ec.europa.eu/common-agricultural-policy/cap-overview/committees-and-expert-groups/civil-dialogue-groups_fr.
(4) https://capacity4dev.europa.eu/projects/dear.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/2481/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.114781
30/12/2024
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.114943
30/12/2024
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.116252
30/12/2024
Avis institutionnel — 52024AB0042
30/12/2024