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AccueilDroit européen52023AP0333
Avis institutionnel52023AP0333

Avis institutionnel — 52023AP0333

CELEX52023AP0333
TypeAvis institutionnel
Datemardi 3 octobre 2023

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Séries C


C/2024/1193

23.2.2024

P9_TA(2023)0333

Coercition économique exercée par des pays tiers

Résolution législative du Parlement européen du 3 octobre 2023 sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à la protection de l’Union et de ses États membres contre la coercition économique exercée par des pays tiers (COM(2021)0775 — C9-0458/2021 — 2021/0406(COD))

(Procédure législative ordinaire: première lecture)

(C/2024/1193)

Le Parlement européen,

—

vu la proposition de la Commission au Parlement européen et au Conseil (COM(2021)0775),

—

vu l’article 294, paragraphe 2, et l’article 207, paragraphe 2, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, conformément auxquels la proposition lui a été présentée par la Commission (C9-0458/2021),

—

vu l’article 294, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,

—

vu l’accord provisoire approuvé en vertu de l’article 74, paragraphe 4, de son règlement intérieur par la commission compétente et l’engagement pris par le représentant du Conseil, par lettre du 14 juin 2023, d’approuver la position du Parlement européen, conformément à l’article 294, paragraphe 4, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,

—

vu l’article 59 de son règlement intérieur,

—

vu les avis de la commission des affaires étrangères et de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs,

—

vu le rapport de la commission du commerce international (A9-0246/2022),

1.

arrête la position en première lecture figurant ci-après;

2.

approuve la déclaration commune du Parlement européen, du Conseil et de la Commission annexée à la présente résolution, qui sera publiée dans la série C du Journal officiel de l’Union européenne;

3.

prend note de la déclaration de la Commission annexée à la présente résolution, qui sera publiée dans la série C du Journal officiel de l’Union européenne;

4.

demande à la Commission de le saisir à nouveau, si elle remplace, modifie de manière substantielle ou entend modifier de manière substantielle sa proposition;

5.

charge sa Présidente de transmettre la position du Parlement au Conseil et à la Commission ainsi qu’aux parlements nationaux.


P9_TC1-COD(2021)0406

Position du Parlement européen arrêtée en première lecture le 3 octobre 2023 en vue de l’adoption du règlement (UE) 2023/… du Parlement européen et du Conseil relatif à la protection de l’Union et de ses États membres contre la coercition économique exercée par des pays tiers

(Étant donné l'accord intervenu entre le Parlement et le Conseil, la position du Parlement correspond à l'acte législatif final, le règlement (UE) 2023/2675.)


ANNEXE A LA RÉSOLUTION LEGISLATIVE

Déclaration commune du Parlement européen, du Conseil et de la Commission sur le règlement (UE) 2023/2675 relatif à la protection de l’Union et de ses États membres contre la coercition économique exercée par des pays tiers

La coercition économique peut affecter tout domaine d’activité de l’Union ou d’un État membre et peut avoir des implications politiques, économiques et juridiques complexes. Le présent règlement constitue une réponse nécessaire et efficace à la coercition économique et agit par la dissuasion, mais il peut conduire à l’adoption de contre-mesures, lorsque cela est nécessaire en dernier ressort. Le présent règlement n’a pas de précédent, il est conçu avec soin et en tenant dûment compte des implications importantes des cas de coercition économique. Il s’ensuit que ce règlement et les approches qu’il contient, en particulier l’attribution de compétences d’exécution au Conseil en vertu de l’article 4, sont strictement spécifiques à un sujet et ne constituent pas un précédent pour d’autres dossiers législatifs fondés sur l’article 207 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ou pour proposer de tels actes. De même, les règles relatives au recours à la procédure d’examen en ce qui concerne les mesures de riposte de l’Union convenues dans le cadre du présent instrument ne préjugent pas de l’issue d’autres négociations législatives en cours ou à venir et ne doivent pas être considérées comme un précédent pour d’autres dossiers législatifs. Le présent règlement ne doit donc pas être considéré comme un précédent pour d’autres actes.

Déclaration de la Commission sur le recours à la procédure d’examen s’appliquant aux mesures de réaction de l’Union adoptées au titre du règlement (UE) 2023/2675 relatif à la protection de l’Union et de ses États membres contre la coercition économique exercée par des pays tiers

La Commission est déterminée à coopérer étroitement avec le Parlement européen, le Conseil et les États membres de l’UE à tous les stades de la mise en œuvre de l’instrument anticoercitif de l’Union, dans le respect des règles applicables et des bonnes pratiques. La Commission fait observer qu’une réaction unie de l’UE soutiendra les principales caractéristiques de l’instrument, à savoir la dissuasion et l’efficacité, et sera la réponse la plus appropriée compte tenu de la nature sensible de l’instrument.

La Commission souligne que, dans le cadre du présent règlement, il est possible de parvenir à des solutions susceptibles de recueillir le soutien le plus large possible compte tenu de la nature et de l’impact de l’action menée par l’Union au titre du règlement. La mise en œuvre du présent règlement nécessite l’évaluation de questions économiques, politiques et juridiques complexes, ce qui offre une marge de manœuvre considérable dans le choix des solutions et permet notamment d’opter pour celles bénéficiant du soutien le plus large possible des États membres de l’UE.

À cet égard, dans l’exercice des compétences d’exécution que lui confère le règlement, et conformément aux règles et principes généraux établis par le Parlement européen et le Conseil dans le règlement (UE) no 182/2011, la Commission veillera tout particulièrement à donner au comité composé des États membres de l’UE de réelles possibilités, à un stade précoce, d’examiner tout projet d’acte d’exécution et d’exprimer son opinion avant le vote et, à tout moment, d’œuvrer à des solutions qui recueillent le soutien le plus large possible des États membres de l’UE représentés au sein du comité. Sous réserve de la protection des informations confidentielles, une fois que l’analyse des mesures envisagées prévue à l’article 13, paragraphe 4, aura été soumise aux États membres, la Commission la mettra rapidement à la disposition du Parlement européen et du Conseil. La Commission attirera l’attention du Parlement européen et du Conseil lorsque les mesures de riposte de l’Union envisagées sont en rapport avec celles décrites à l’article 8, paragraphe 4.

En outre, si le comité n’émet aucun avis sur un projet d’acte d’exécution, la Commission tiendra le plus grand compte des opinions exprimées au sein du comité et privilégiera le renvoi au comité d’un projet d’acte modifié afin de s’assurer du soutien le plus large possible à un avis favorable par consensus ou à la majorité qualifiée sur le projet d’acte modifié. Au cas où il s’avérerait nécessaire de saisir le comité d’appel, la Commission tiendra le plus grand compte des opinions exprimées au sein du comité d’appel et œuvrera à l’adoption de mesures fondées sur le soutien le plus large possible à un avis favorable par consensus ou à la majorité qualifiée. Si le comité d’appel n’émet pas d’avis sur le projet d’acte d’exécution, la Commission agira de manière à éviter d’aller à l’encontre d’une position prédominante qui se dégagerait au sein du comité d’appel contre le caractère approprié du projet d’acte d’exécution.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/1193/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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