| CELEX | 52023AR4545 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | mercredi 17 avril 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/3674 | 26.6.2024 |
Avis du Comité européen des régions — Nouvelles techniques génomiques et matériels de reproduction des végétaux
(C/2024/3674)
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I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENTS
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil concernant les végétaux obtenus au moyen de certaines nouvelles techniques génomiques et les denrées alimentaires et aliments pour animaux qui en sont dérivés, et modifiant le règlement (UE) 2017/625
(COM(2023) 411 final)
Amendement 1
Considérant 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Des travaux de recherche publics et privés sont menés actuellement, utilisant les NTG sur une variété de cultures et de traits plus large que ceux obtenus avec les techniques transgéniques autorisées dans l’Union ou à l’échelle mondiale(2). Cela inclut notamment des végétaux présentant une tolérance ou une résistance améliorée aux maladies et aux organismes nuisibles, des végétaux présentant une tolérance ou une résistance améliorée aux effets du changement climatique et au stress environnemental, une meilleure efficacité de l’utilisation des nutriments et de l’eau, des végétaux présentant des rendements et une résilience plus élevés et des caractéristiques de qualité améliorées. Ces types de nouveaux végétaux, associés à l’applicabilité assez facile et rapide de ces nouvelles techniques, pourraient apporter des avantages aux agriculteurs, aux consommateurs et à l’environnement. Ainsi, les NTG ont le potentiel de contribuer aux objectifs d’innovation et de durabilité du pacte vert pour l’Europe(3) et des stratégies «De la ferme à la table»(4), en faveur de la biodiversité(5) et d’adaptation au changement climatique(6), à la sécurité alimentaire mondiale(7), à la stratégie pour la bioéconomie(8) et à l’autonomie stratégique de l’Union(9). | Des travaux de recherche publics et privés sont menés actuellement, utilisant les NTG sur une variété de cultures et de traits plus large que ceux obtenus avec les techniques transgéniques autorisées dans l’Union ou à l’échelle mondiale(2). Cela inclut notamment des végétaux présentant un potentiel de tolérance ou de résistance améliorée aux maladies et aux organismes nuisibles ou une tolérance aux herbicides , des végétaux présentant potentiellement une tolérance ou une résistance améliorée aux effets du changement climatique et au stress environnemental, une meilleure efficacité de l’utilisation des nutriments et de l’eau, des végétaux présentant des rendements et une résilience plus élevés et des caractéristiques de qualité améliorées. Ainsi, les NTG peuvent avoir le potentiel de contribuer aux objectifs d’innovation et de durabilité du pacte vert pour l’Europe(3) et des stratégies «De la ferme à la table»(4), en faveur de la biodiversité(5) et d’adaptation au changement climatique(6), à la sécurité alimentaire mondiale(7), à la stratégie pour la bioéconomie(8) et à l’autonomie stratégique de l’Union(9). Toutefois, un nombre important de NTG au stade précommercial sont liés à la tolérance aux pesticides. L’utilisation accrue d’herbicides résultant de la culture de NTG dans l’Union européenne doit être évitée. En outre, les différentes voies d’action permettant d’atteindre les objectifs du pacte vert pour l’Europe(3) et des stratégies «De la ferme à la table»(4), en faveur de la biodiversité(5) et de l’adaptation au changement climatique(6), de la sécurité alimentaire mondiale(7), de la stratégie pour la bioéconomie(8) et de l’autonomie stratégique de l’Union(9) ne doivent pas se compromettre mutuellement. |
Exposé des motifs
Nous voulons attirer l’attention des décideurs et des citoyens sur le fait que le potentiel de durabilité des NTG reste largement théorique en raison d’une expérience pratique mondiale limitée en matière de culture de NTG. Une étude du JRC de 2021 indique que 6 des 16 produits NTG au stade précommercial se concentrent sur la tolérance aux herbicides. Les déclarations relatives à la durabilité doivent être nuancées, dès lors qu’elles reflètent des hypothèses théoriques. En outre, la rapidité, la facilité et l’efficacité de ces techniques d’obtention sont encore largement hypothétiques, et le règlement devrait éviter de surévaluer leur potentiel de prévention de la désinformation.
Amendement 2
Considérant 3 bis (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Le développement des NTG conduira à un contrôle accru sur le matériel reproductible végétal de la part de quelques multinationales qui exerceront les brevets qu’elles ont fait reconnaître sur les procédés génétiques et les étendront aux végétaux obtenus. Cette évolution n’est pas sans risque pour la pérennité du système d’obtention végétal à l’œuvre dans l’Union européenne qui a permis une gestion commune des ressources génétiques végétales garantissant la diffusion de l’innovation parmi une pluralité d’obtenteurs de différentes tailles. La Commission a reconnu l’importance de cette problématique qui devra faire l’objet d’une investigation complémentaire afin d’apprécier les impacts des brevets sur les NTG sur le plan de l’autonomie stratégique pour l’Union européenne, de la concentration sur le secteur de la semence, de la conservation de la biodiversité cultivée mais aussi sur celui du coût de l’alimentation pour les consommateurs. Dans la mesure où tout le matériel reproductible végétal ayant été modifié génétiquement peut faire l’objet d’un ou de plusieurs brevets, les mesures de traçabilité et d’étiquetage doivent être rendues obligatoires pour les végétaux et les produits NTG de catégorie 1 et 2 afin, d’une part, de faire valoir les droits de détenteurs de brevets et, d’autre part, d’assurer la parfaite information des autres obtenteurs, agriculteurs et autres agents économiques qui pourraient sinon être amenés à utiliser des végétaux ou produits sous brevet à l’insu de leur volonté et risqueraient de se voir réclamer le paiement de redevances par les détenteurs des brevets. |
Amendement 3
Considérant 3 ter (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Dans ce cadre, il est nécessaire de renforcer le soutien à la recherche publique au niveau des États membres concernant la maîtrise des végétaux NTG, l’évaluation des risques et des effets sur la santé et l’environnement et la découverte de solutions qui concilient une transition respectueuse de l’environnement et la souveraineté alimentaire. |
Amendement 4
Considérant 3 quater (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Étant donné que la durabilité comporte de nombreux niveaux de complexité, des critères clairs et transparents sont nécessaires pour une évaluation technologique appropriée avant de pouvoir tirer des conclusions sur les avantages potentiels de certaines caractéristiques des NTG. |
Amendement 5
Considérant 3 quinquies (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Le pacte vert pour l’Europe, la stratégie «De la ferme à la table» et la stratégie de l’UE en faveur de la biodiversité placent l’agriculture biologique au cœur d’une transition vers des systèmes alimentaires durables, l’objectif étant d’étendre à 25 % les terres agricoles européennes consacrées à la production biologique d’ici à 2030. Il s’agit là d’une reconnaissance claire des avantages environnementaux de l’agriculture biologique, porteuse d’une réduction de la dépendance des agriculteurs à l’égard des intrants et annonciatrice d’un approvisionnement et d’une souveraineté alimentaires résilients. Le présent règlement ne doit pas compromettre la transition des systèmes alimentaires européens vers l’agriculture biologique à 25 % d’ici à 2030. |
Exposé des motifs
Le pacte vert pour l’Europe comprend divers objectifs et approches stratégiques, les NTG ne constituant qu’un élément de la stratégie globale. Il est essentiel que la proposition législative ne crée pas de conflits entre ces choix politiques. En particulier, il faut éviter que toute nouvelle réglementation relative aux NTG compromette l’essor d’une culture biologique sans OGM, qui exclut également les OGM dérivés de NTG.
Amendement 6
Considérant 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La dissémination volontaire dans l’environnement d’organismes obtenus au moyen de NTG, y compris les produits contenant ces organismes ou consistant en de tels organismes, ainsi que la mise sur le marché de denrées alimentaires et d’aliments pour animaux produits à partir de ces organismes, sont soumises à la directive 2001/18/CE et au règlement (CE) no 1830/2003 (10) du Parlement européen et du Conseil et, dans le cas des denrées alimentaires et des aliments pour animaux, au règlement (CE) no 1829/2003 (11), tandis que l’utilisation confinée de cellules végétales est soumise à la directive 2009/1/CE et les mouvements transfrontières de végétaux NTG vers des pays tiers sont réglementés par le règlement (CE) no 1946/2003 (ci-après la «législation de l’Union sur les OGM»). | La dissémination volontaire dans l’environnement d’organismes obtenus au moyen de NTG, y compris les produits contenant ces organismes ou consistant en de tels organismes, ainsi que la mise sur le marché de denrées alimentaires et d’aliments pour animaux produits à partir de ces organismes, sont soumises à la directive 2001/18/CE et au règlement (CE) no 1830/2003 (10) du Parlement européen et du Conseil et, dans le cas des denrées alimentaires et des aliments pour animaux, au règlement (CE) no 1829/2003 (11), tandis que l’utilisation confinée de cellules végétales est soumise à la directive 2009/1/CE et les mouvements transfrontières de végétaux NTG vers des pays tiers sont réglementés par le règlement (CE) no 1946/2003 (ci-après la «législation de l’Union sur les OGM») , conformément au protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques relatif à la convention sur la diversité biologique . |
Exposé des motifs
L’UE est signataire du protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques, qui s’applique aux mouvements transfrontières, à la manipulation et à l’utilisation d’organismes vivants modifiés, et qui oblige ses signataires à identifier clairement ces organismes. Les semences et cultures NTG, telles que définies dans la proposition, relèvent de la définition d’«organisme vivant modifié» figurant dans le protocole de Cartagena. Conformément à l’article 15, paragraphe 1, dudit protocole, les évaluations des risques doivent être entreprises «selon des méthodes scientifiques éprouvées».
Amendement 7
Considérant 5
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Dans son arrêt dans l’affaire C-528/16, Confédération paysanne e.a.(12), la Cour de justice de l’Union européenne a estimé que les OGM obtenus au moyen de nouvelles techniques/méthodes de mutagenèse apparues ou s’étant développées pour l’essentiel depuis l’adoption de la directive 2001/18/CE ne pouvaient être considérés comme exclus du champ d’application de ladite directive. | Dans son arrêt dans l’affaire C-528/16, Confédération paysanne e.a.(12), la Cour de justice de l’Union européenne a estimé que les OGM obtenus au moyen de nouvelles techniques/méthodes de mutagenèse apparues ou s’étant développées pour l’essentiel depuis l’adoption de la directive 2001/18/CE ne pouvaient être considérés comme exclus du champ d’application de ladite directive , car les nouvelles techniques/méthodes de mutagenèse présentent un risque comparable à celui de la production de végétaux transgéniques . En vertu du principe de précaution, il convient donc d’appliquer les dispositions réglementaires en vigueur en matière de génie génétique [article 2, point 2), de la directive 2001/18/CE, notamment les considérants 4, 8 et 25]. Ces organismes et tous les produits qui en sont dérivés doivent donc faire l’objet d’une évaluation complète de leur sécurité pour l’homme, l’animal et l’environnement avant d’être mis sur le marché. De même, ils doivent être traçables et étiquetés. |
Exposé des motifs
Selon l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne du 25 juillet 2018, les organismes obtenus par de nouvelles techniques/méthodes de mutagenèse qui sont apparus ou ont été principalement développés depuis l’adoption de la directive 2001/18/CE (1) doivent en principe être classés comme organismes génétiquement modifiés (OGM) et sont donc soumis aux dispositions réglementaires en vigueur en matière de génie génétique (directive 2001/18/CE); par conséquent, la traçabilité et l’étiquetage sont indispensables pour informer l’ensemble des parties prenantes et des clients tout au long de la chaîne de valeur.
Amendement 8
Considérant 6 bis (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Le Comité européen des régions, dans son avis NAT-VII/033 intitulé «Cadre législatif pour des systèmes alimentaires durables», s’est déclaré préoccupé par une éventuelle réintroduction d’organismes génétiquement modifiés (OGM) dans notre alimentation européenne au moyen de la future proposition de règlement européen sur les végétaux produits par de nouvelles techniques génomiques (NTG). La démarche en la matière devrait reposer sur une évaluation approfondie ainsi que sur de solides données scientifiques émanant de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). En tout état de cause, tout aliment contenant des OGM devrait porter une étiquette sur la face avant de l’emballage indiquant leur présence. |
Amendement 9
Considérant 6 ter (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Dans sa réaction à la stratégie «De la ferme à la table» pour un système alimentaire équitable, sain et respectueux de l’environnement, le Parlement européen a souligné le principe de précaution et la nécessité de garantir la transparence et la liberté de choix pour les agriculteurs, les transformateurs et les consommateurs, arguant que toute action politique en matière de NTG devrait inclure des évaluations des risques ainsi qu’une vue d’ensemble et une évaluation complètes des options de traçabilité et d’étiquetage en vue de parvenir à une surveillance réglementaire adéquate, et qu’elle devrait fournir aux consommateurs des informations pertinentes, y compris pour les produits provenant de pays tiers, afin de garantir des conditions de concurrence équitables. |
Amendement 10
Considérant 6 quater (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Le Parlement européen a préconisé (13a) une analyse complète des effets socio-économiques et environnementaux qui découlent, pour le système alimentaire, des brevets sur tout ou partie des processus de sélection et du matériel de multiplication végétale, y compris au regard de leur potentiel d’accroissement de la concentration du marché et de la monopolisation dans la chaîne alimentaire, ainsi que de leur incidence sur le caractère abordable et la disponibilité des denrées alimentaires. Il a en outre plaidé pour que l’Union et ses États membres ne délivrent pas de brevets sur le matériel biologique et préservent la liberté d’exploitation et l’exemption de l’obtenteur pour les variétés. Il convient donc de veiller à ce que les végétaux brevetés ne fassent l’objet d’aucune dérogation à la législation de l’Union sur les OGM. |
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Amendement 11
Considérant 7
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les conclusions de l’étude de la Commission sur les nouvelles techniques génomiques(14) sont que la législation de l’Union sur les OGM n’est pas adaptée à la réglementation de la dissémination volontaire de végétaux obtenus au moyen de certaines NTG et à la mise sur le marché de produits connexes, y compris les denrées alimentaires et les aliments pour animaux. Plus précisément, l’étude a conclu que la procédure d’autorisation et les exigences en matière d’évaluation des risques pour les OGM en vertu de la législation de l’Union sur les OGM ne sont pas adaptées à la variété d’organismes et de produits potentiels qui peuvent être obtenus avec certaines NTG, à savoir la mutagenèse ciblée et la cisgenèse (y compris l’intragenèse), et que ces exigences peuvent être disproportionnées ou inadéquates . L’étude a montré que c’est particulièrement le cas pour les végétaux obtenus au moyen de ces techniques, compte tenu de la quantité de données probantes scientifiques déjà disponibles, notamment sur leur innocuité. En outre, la législation de l’Union sur les OGM est difficile à mettre en œuvre et à faire respecter pour les végétaux obtenus par mutagenèse ciblée et par cisgenèse, ainsi que pour les produits connexes. Dans certains cas, les modifications génétiques introduites par ces techniques ne peuvent pas être distinguées au moyen des méthodes analytiques des mutations naturelles ou distinguées des modifications génétiques introduites par des techniques d’obtention conventionnelles, alors que la distinction est généralement possible pour les modifications génétiques introduites par transgenèse. La législation de l’Union sur les OGM n’est pas non plus propice à la mise au point de produits innovants et bénéfiques qui pourraient contribuer à la durabilité, à la sécurité alimentaire et à la résilience de la chaîne agroalimentaire. | Les conclusions de l’étude de la Commission sur les nouvelles techniques génomiques(14) sont que la législation de l’Union sur les OGM n’est pas adaptée à la réglementation de la dissémination volontaire de végétaux obtenus au moyen de certaines NTG et à la mise sur le marché de produits connexes, y compris les denrées alimentaires et les aliments pour animaux. Plus précisément, l’étude a conclu que la procédure d’autorisation et les exigences en matière d’évaluation des risques pour les OGM en vertu de la législation de l’Union sur les OGM ne sont pas adaptées à la variété d’organismes et de produits potentiels qui peuvent être obtenus avec certaines NTG, à savoir la mutagenèse ciblée et la cisgenèse (y compris l’intragenèse), et que ces exigences peuvent être incompatibles avec la culture et la dissémination des OGM dans l’environnement, ainsi qu’avec leur mise sur le marché . L’étude a montré que c’est particulièrement le cas pour les végétaux obtenus au moyen de ces techniques, compte tenu de la quantité de données probantes scientifiques déjà disponibles, notamment sur leur innocuité. En outre, la législation de l’Union sur les OGM est difficile à mettre en œuvre et à faire respecter pour les végétaux obtenus par mutagenèse ciblée et par cisgenèse, ainsi que pour les produits connexes. Dans certains cas, jusqu’à présent, il est loisible d’estimer que les modifications génétiques introduites par ces techniques ne peuvent pas être distinguées au moyen des méthodes analytiques des mutations naturelles ou distinguées des modifications génétiques introduites par des techniques d’obtention conventionnelles, alors que la distinction est généralement possible pour les modifications génétiques introduites par transgenèse. La mise au point de méthodes de détection dans un avenir proche est jugée hautement probable par les scientifiques et les experts. La recherche et les connaissances scientifiques dans le domaine du génie génétique et des technologies de détection sont en constante expansion. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour accélérer la mise au point de méthodes de détection analytique. L’existence de méthodes de détection n’est pas une condition préalable à la traçabilité. Plusieurs systèmes et labels de qualité existants reposent sur la traçabilité documentaire, pour laquelle aucune méthode de détection n’est actuellement disponible ou requise. |
Exposé des motifs
En ce qui concerne les méthodes de détection, il est important de soutenir le développement de ces méthodes d’analyse et de reconnaître que l’absence de méthodes de détection pour certaines NTG ne constitue pour le moment qu’un déficit de recherche analytique — de fait, les scientifiques, par exemple du Centre norvégien de recherche (NORCE), sont convaincus que de telles méthodes de détection seront mises au point dans les années à venir.
Amendement 12
Considérant 7 bis (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Actuellement, le débat sur l’utilisation des NTG aux fins de l’obtention végétale se déroule presque exclusivement entre les scientifiques, les organisations scientifiques et industrielles et les entreprises du secteur agroalimentaire, ainsi qu’un petit nombre d’ONG. Il importe toutefois que les citoyens participent à l’élaboration d’une nouvelle politique sur les NTG, non seulement parce que les biotechnologies ont le pouvoir de révolutionner nos vies, mais aussi parce qu’elles offrent la possibilité de repenser la pratique de l’agriculture et l’avenir de notre alimentation (système alimentaire). Notre mode de production alimentaire soulève des questions sur la façon dont nous voulons vivre sur cette planète et sur les relations que nous voulons entretenir avec les autres espèces. Dans un souci de démocratie, les citoyens doivent avoir leur mot à dire concernant les valeurs publiques qui entreront dans l’élaboration d’une nouvelle politique en matière de NTG. |
Amendement 13
Considérant 7 ter (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| L’une des rares études portant sur l’attitude du public a conclu (15a) que, de manière générale, les opinions des citoyens convergent vers la réserve et l’hésitation quant à l’utilisation des NTG et des modifications génétiques dans les cultures. Les citoyens émettent principalement des doutes quant à la plausibilité que ces cultures contribueront de manière significative à la résolution de nos défis sociétaux actuels dans le système alimentaire, et quant au fait qu’elles constituent effectivement la bonne approche pour relever ces défis. Ils se demandent si d’autres solutions ne seraient pas plus adaptées et si elles ne comporteraient pas moins de risques imprévus et à long terme pour la santé humaine et les écosystèmes. En outre, les citoyens interrogés dans le cadre de cette étude se demandent si les entreprises entendent mettre au point des variétés utiles pour la société, la logique régissant le monde de l’entreprise étant généralement axée sur l’accumulation de capital et la réalisation de bénéfices. Les citoyens sont unanimes à penser que la réglementation des cultures NTG est nécessaire pour diverses raisons, à savoir: prévenir les dommages à l’environnement et à la santé humaine, garantir la liberté de choix aux consommateurs, veiller à ce que la technologie n’accroisse pas les inégalités et s’assurer qu’elle contribue à résoudre les défis sociétaux. Ce dernier point est considéré comme une condition indispensable à la mise sur le marché des produits NTG. Les citoyens estiment que les végétaux NTG ne devraient pas être mis au point pour des raisons purement commerciales, dictées par la logique du marché. Leur introduction doit répondre à un objectif sociétal clair. D’un point de vue politique, il serait nécessaire de procéder à une évaluation au cas par cas des cultures de végétaux NTG, en tenant compte de considérations plus larges telles que leur utilité et la valeur qu’ils représentent pour la société. |
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Amendement 14
Considérant 7 quater (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Le présent règlement doit s’aligner sur l’article 169 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, qui consacre le principe de protection des consommateurs, en visant à protéger leur santé, leur sécurité et leurs intérêts économiques, ainsi qu’à promouvoir leur droit à l’information. |
Amendement 15
Considérant 7 quinquies (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Le principe de précaution, consacré à l’article 191 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, vise à garantir un niveau plus élevé de protection de l’environnement et de la santé des consommateurs, dans le contexte de l’alimentation et de la santé humaine, animale et végétale, grâce à une prise de décision préventive en cas de risque. Le présent règlement doit s’aligner sur le principe de précaution, d’autant plus que les végétaux NTG sont destinés à être libérés et cultivés dans l’environnement. |
Amendement 16
Considérant 8
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Il est donc nécessaire d’adopter un cadre juridique particulier pour les OGM obtenus par mutagenèse ciblée et cisgenèse et les produits connexes lorsqu’ils sont délibérément disséminés dans l’environnement ou mis sur le marché. | Il est donc nécessaire d’adopter un cadre juridique particulier pour les OGM obtenus par mutagenèse ciblée et cisgenèse et les produits connexes lorsqu’ils sont délibérément disséminés dans l’environnement ou mis sur le marché , tout en conservant les principes centraux de la législation sur les OGM à l’œuvre depuis plus de vingt ans: informations fiables et liberté de choix pour les consommateurs et les agriculteurs, évaluation et suivi des risques par les autorités sanitaires, principe de précaution et réversibilité, coexistence des filières . Un examen périodique de l’approche consistant à établir l’équivalence avec les méthodes de sélection conventionnelles est nécessaire afin de tenir compte des progrès scientifiques et technologiques. |
Amendement 17
Considérant 10
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Le cadre juridique applicable aux végétaux NTG devrait partager les objectifs de la législation de l’Union sur les OGM, à savoir assurer un niveau élevé de protection de la santé humaine et animale et de l’environnement, ainsi que le bon fonctionnement du marché intérieur pour les végétaux et produits concernés, tout en tenant compte de la spécificité des végétaux NTG. Ce cadre juridique devrait permettre la mise au point et la mise sur le marché de végétaux, de denrées alimentaires et d’aliments pour animaux contenant des végétaux NTG, consistant en de tels végétaux ou produits à partir de ceux-ci, ainsi que d’autres produits contenant des végétaux NTG ou consistant en de tels végétaux (ci-après les «produits NTG»), de manière à contribuer aux objectifs d’innovation et de durabilité du pacte vert pour l’Europe et des stratégies «De la ferme à la table», en faveur de la biodiversité et pour l’adaptation au changement climatique, et à renforcer la compétitivité du secteur agroalimentaire de l’Union au niveau de l’Union et au niveau mondial. | Le cadre juridique applicable aux végétaux NTG devrait partager les objectifs de la législation de l’Union sur les OGM, à savoir assurer un niveau élevé de protection de la santé humaine et animale et de l’environnement, sur la base du principe de précaution détaillé à l’article 191 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, ainsi que le bon fonctionnement du marché intérieur pour les végétaux et produits concernés, tout en tenant compte de la spécificité des végétaux NTG. Le principe de précaution devrait être pleinement mis en œuvre afin de garantir des cadres adéquats d’évaluation et de suivi des risques pour la dissémination de végétaux NTG dans l’environnement. Ce cadre juridique devrait permettre la mise au point et la mise sur le marché de végétaux, de denrées alimentaires et d’aliments pour animaux contenant des végétaux NTG, consistant en de tels végétaux ou produits à partir de ceux-ci, ainsi que d’autres produits contenant des végétaux NTG ou consistant en de tels végétaux (ci-après les «produits NTG»), de manière à contribuer aux objectifs d’innovation et de durabilité du pacte vert pour l’Europe et des stratégies «De la ferme à la table», en faveur de la biodiversité et pour l’adaptation au changement climatique, et à renforcer la compétitivité du secteur agroalimentaire de l’Union au niveau de l’Union et au niveau mondial. |
Exposé des motifs
Il est essentiel d’intégrer le principe de précaution dans le règlement à l’examen, étant donné que la dissémination et la culture de végétaux génétiquement modifiés dans l’environnement peuvent avoir des incidences importantes sur la santé humaine, animale et environnementale. Le nouveau cadre réglementaire doit respecter des normes strictes de précaution et de prise de décision préventive afin de garantir la vitalité et la résilience de la production alimentaire en Europe, qui repose sur des écosystèmes sains et prospères.
Amendement 18
Considérant 10 bis (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| La question des brevets sur le matériel génétique, les caractères végétaux et les caractéristiques associées au génie génétique, qui s’étendent aux variétés issues de la tradition, ne doit pas être dissociée du nouveau cadre réglementaire sur les NTG. Le présent règlement vise à faciliter les essais en plein champ, la culture et la mise sur le marché dans l’Union européenne de végétaux et de produits NTG, une évolution qui devrait exacerber les défis existants qui entravent la libre circulation de matériel génétique et l’innovation en matière d’obtention en Europe. Compte tenu du potentiel économique du secteur des PME européennes actives en matière d’obtention et de l’importance d’inverser l’érosion génétique dans la sélection végétale pour obtenir des résultats riches en biodiversité et résilients, il convient de préserver l’innovation dans le secteur européen de l’obtention végétale. Étant donné que tous les matériels de reproduction des végétaux modifiés par le génie génétique (y compris les NTG) peuvent être considérés comme soumis à des brevets, les dispositions obligatoires en matière de traçabilité pour les végétaux et produits NTG de catégorie 1 et 2 constituent des garanties temporaires essentielles. Ces dispositions aident à pouvoir déterminer si des végétaux ou produits génétiquement modifiés ont été utilisés ou introduits en quelque maillon que ce soit de la chaîne d’approvisionnement. |
Exposé des motifs
Nous devons donner aux obtenteurs et aux agriculteurs les moyens d’éviter d’utiliser ce type de matériel, afin de les protéger des menaces juridiques potentielles liées à des violations involontaires de brevets ou à l’obligation de verser des redevances aux titulaires de brevets.
Amendement 19
Considérant 10 ter (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Tous les systèmes de qualité et indicateurs géographiques (IG) européens devraient avoir la possibilité de choisir de ne pas utiliser les NTG dans leurs normes. |
Exposé des motifs
Les systèmes de qualité et les indicateurs géographiques constituent un secteur économique vital en Europe. Ce secteur devrait avoir le droit d’établir ses propres normes, adaptées aux attentes des consommateurs, entre autres considérations.
Amendement 20
Considérant 10 quater (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Les opérateurs biologiques et conventionnels devraient avoir le droit et la liberté de s’abstenir d’utiliser des NTG dans leurs processus de production et tout au long de leur chaîne d’approvisionnement. Le présent règlement doit prévoir des dispositions appropriées pour garantir aux opérateurs la liberté de choisir de n’utiliser ni végétaux ni semences NTG des catégories 1 et 2 dans leurs processus de production. Aucune charge financière et juridique supplémentaire pour maintenir le statut de production exempte d’OGM et de NTG ne devrait être imposée aux agriculteurs et aux opérateurs qui choisissent de ne pas utiliser de NTG. Les pertes économiques résultant de la présence accidentelle d’OGM ne devraient pas être supportées par les opérateurs conventionnels et biologiques ne recourant pas aux NTG. Compte tenu des difficultés liées à l’établissement des causes, des fautes et des responsabilités dans la plupart des cas de présence fortuite, le présent règlement devrait établir des mesures de coexistence qui puissent servir d’assise à des dispositions nationales en matière de responsabilité et à des fonds d’indemnisation. |
Amendement 21
Considérant 12
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les risques potentiels des végétaux NTG varient, allant de profils de risque comparables à ceux des végétaux obtenus de manière conventionnelle à divers types et degrés de dangers et de risques qui pourraient être comparables à ceux des végétaux obtenus par transgenèse. Le présent règlement devrait donc établir des règles spéciales pour adapter les exigences en matière d’évaluation et de gestion des risques en fonction des risques ou de l’absence de risques que présentent les végétaux ainsi que les produits NTG. |
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Exposé des motifs
Sans analyse d’impact, il n’y a aucun moyen de savoir si certains de ces végétaux présentent des risques similaires à ceux qui sont issus de l’agriculture conventionnelle. Aucun des critères proposés dans le règlement à l’examen pour définir les différentes catégories de végétaux NTG n’est lié à un profil de risque accru ou réduit.
Amendement 22
Considérant 16
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les végétaux et produits NTG de catégorie 1 ne devraient pas être soumis aux règles et exigences de la législation de l’Union sur les OGM ni aux dispositions d’autres textes législatifs de l’Union qui s’appliquent aux OGM. Dans un souci de sécurité juridique pour les opérateurs et de transparence, une déclaration de statut de végétal NTG de catégorie 1 devrait être obtenue avant toute dissémination volontaire, y compris aux fins de mise sur le marché. | Les végétaux et produits NTG de catégorie 1 ne doivent pas être soumis aux règles et exigences de la législation de l’Union sur les OGM ni aux dispositions d’autres textes législatifs de l’Union qui s’appliquent aux OGM. Dans un souci de sécurité juridique pour les opérateurs et de transparence, une déclaration de statut de végétal NTG de catégorie 1 devrait être obtenue avant toute dissémination volontaire, y compris aux fins de mise sur le marché. |
Amendement 23
Considérant 19
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les autorités compétentes des États membres, la Commission et l’Autorité européenne de sécurité des aliments («l’Autorité») devraient être soumises à des délais stricts pour garantir que les déclarations de statut de végétal NTG de catégorie 1 sont effectuées dans un délai raisonnable. |
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Exposé des motifs
Les autorités doivent disposer de suffisamment de temps pour analyser les végétaux issus des NTG afin de s’assurer qu’ils sont sûrs. Les propositions actuelles sont loin de permettre aux autorités de procéder à une planification réaliste.
Amendement 24
Considérant 20
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La vérification du statut de végétal NTG de catégorie 1 est de nature technique et n’implique aucune évaluation ou gestion des risques, et la décision sur le statut est uniquement déclarative. Par conséquent, lorsque la procédure se déroule au niveau de l’Union, ces décisions d’exécution devraient être adoptées par la procédure consultative, avec le soutien de l’assistance scientifique et technique de l’Autorité. | Tous les végétaux NTG devraient être testés et évalués quant aux risques qu’ils présentent avant qu’ils soient autorisés à être cultivés et avant leur commercialisation au cas par cas, étant donné que des effets imprévus sur le phénotype et les caractéristiques agronomiques des végétaux modifiés sont toujours possibles et que des modifications inattendues de la composition des végétaux ou des aliments qui en sont dérivés pourraient également être observées, indépendamment du trait modifié. Lorsque la procédure d’évaluation se déroule au niveau de l’Union, ces décisions d’exécution devraient être adoptées par la procédure consultative, avec le soutien de l’assistance scientifique et technique de l’Autorité. |
Exposé des motifs
Dans l’un de ses avis (saisine no 2021-SA-0019), l’Anses recommande une évaluation au cas par cas des risques sanitaires et environnementaux résultant des NTG, en tenant compte des caractéristiques de la modification génétique effectuée et du produit qui en résulte, et en analysant les conséquences de la modification génétique en ce qui concerne les caractéristiques agronomiques, phénotypiques et de composition, ainsi que les aspects immunologiques, toxicologiques et nutritionnels.
Amendement 25
Considérant 24
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Il convient de prendre des dispositions pour garantir la transparence en ce qui concerne l’utilisation des variétés végétales NTG de catégorie 1, afin de s’assurer que les chaînes de production qui souhaitent rester exemptes de NTG puissent le faire et ainsi préserver la confiance des consommateurs. Les végétaux NTG ayant obtenu une déclaration de statut de végétal NTG de catégorie 1 devraient être répertoriés dans une base de données accessible au public. Pour garantir la traçabilité, la transparence et le choix des opérateurs, lors de la recherche et de l’obtention de végétaux, de la vente de semences aux agriculteurs ou de la mise à disposition de matériel de reproduction des végétaux à des tiers de toute autre manière, le matériel de reproduction des végétaux NTG de catégorie 1 devrait être étiqueté comme étant NTG de catégorie 1 . | Il convient de prendre des dispositions pour garantir la transparence et la traçabilité en ce qui concerne l’utilisation des variétés végétales NTG de catégorie 1, afin de s’assurer que les chaînes de production qui souhaitent rester exemptes de NTG puissent le faire et ainsi préserver la confiance des consommateurs. Les végétaux NTG ayant obtenu une déclaration de statut de végétal NTG de catégorie 1 devraient être répertoriés dans une base de données accessible au public. Pour garantir la traçabilité, la transparence et le choix des opérateurs, lors de la recherche et de l’obtention de végétaux, de la vente de semences aux agriculteurs ou de la mise à disposition de matériel de reproduction des végétaux à des tiers de toute autre manière, le matériel de reproduction des végétaux NTG de catégorie 1 devrait être indiqué au moyen d’une mention dans les registres des variétés nationaux et de l’UE . |
Exposé des motifs
La liberté de choisir d’utiliser ou non les NTG est un droit essentiel des agriculteurs et des producteurs de denrées alimentaires, tant conventionnels que biologiques, lequel ne peut être garanti que par la mise en œuvre d’un système de traçabilité. Les végétaux NTG de catégorie 1 devraient également être indiqués au moyen d’une mention dans les registres des variétés nationaux et de l’UE.
Amendement 26
Considérant 25
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les végétaux NTG de catégorie 2 devraient rester soumis aux exigences de la législation de l’Union sur les OGM, étant donné que, sur la base des connaissances scientifiques et techniques actuelles, leurs risques doivent être évalués. Il est nécessaire de prévoir des règles spéciales afin d’adapter les procédures et certaines autres règles établies par la directive 2001/18/CE et le règlement (CE) no 1829/2003 à la nature spécifique des végétaux NTG de catégorie 2 et aux différents niveaux de risque qu’ils peuvent présenter. | Les végétaux NTG devraient rester soumis aux exigences de la législation de l’Union sur les OGM, étant donné que, sur la base des connaissances scientifiques et techniques actuelles, leurs risques doivent être évalués. Il est nécessaire de prévoir des règles spéciales afin d’adapter les procédures et certaines autres règles établies par la directive 2001/18/CE et le règlement (CE) no 1829/2003 à la nature spécifique des végétaux NTG de catégorie 2 et aux niveaux de risque qu’ils peuvent présenter. |
Amendement 27
Considérant 26
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les végétaux et produits NTG de catégorie 2 , pour être disséminés dans l’environnement ou mis sur le marché, devraient rester soumis à un consentement ou à une autorisation conformément à la directive 2001/18/CE ou au règlement (CE) no 1829/2003. Toutefois, compte tenu de la grande diversité de ces végétaux NTG , la quantité d’informations nécessaires à l’évaluation des risques variera au cas par cas. L’Autorité, dans ses avis scientifiques sur les végétaux développés par cisgenèse et intragenèse (17) et sur les végétaux développés par mutagenèse ciblée (18) , a recommandé d’assouplir les exigences en matière de données pour l’évaluation des risques liés à ces végétaux. Sur la base des «Criteria for risk assessment of plants produced by targeted mutagenesis, cisgenesis and intragenesis» (critères pour l’évaluation des risques des végétaux obtenus par mutagenèse ciblée, cisgenèse et intragenèse (19) ) de l’Autorité, des considérations sur l’historique de l’utilisation sûre, la familiarité avec l’environnement et la fonction et la structure de la ou des séquences modifiées/insérées devraient aider à déterminer le type et la quantité de données nécessaires pour effectuer l’évaluation des risques de ces végétaux NTG. Il est donc nécessaire d’établir des principes et des critères généraux pour l’évaluation des risques liés à ces végétaux, tout en prévoyant une certaine souplesse et la possibilité d’adapter les méthodes d’évaluation des risques au progrès scientifique et technique. | Les végétaux et produits NTG, pour être disséminés dans l’environnement ou mis sur le marché, devraient rester soumis à un consentement ou à une autorisation conformément à la directive 2001/18/CE ou au règlement (CE) no 1829/2003. Toutefois, compte tenu de la grande diversité de ces végétaux, la quantité d’informations nécessaires à l’évaluation des risques variera au cas par cas. |
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Amendement 28
Considérant 29
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La directive 2001/18/CE exige un plan de surveillance des effets des OGM sur l’environnement après leur dissémination volontaire ou leur mise sur le marché, mais prévoit une certaine souplesse dans la conception de ce plan, compte tenu de l’évaluation des risques pour l’environnement, des caractéristiques de l’OGM, de son utilisation prévue et de l’environnement récepteur. Les modifications génétiques apportées aux végétaux NTG de catégorie 2 peuvent aller de changements ne nécessitant qu’une évaluation limitée des risques à des modifications complexes exigeant une analyse plus approfondie des risques. Par conséquent, les exigences en matière de surveillance des effets environnementaux des végétaux NTG de catégorie 2 après la mise sur le marché devraient être adaptées à la lumière de l’évaluation des risques environnementaux et de l’expérience acquise lors des essais de terrain, des caractéristiques du végétal NTG concerné, des caractéristiques et de l’ampleur de l’utilisation prévue, en particulier de tout antécédent d’utilisation sûre du végétal, et des caractéristiques de l’environnement récepteur. Par conséquent, un plan de surveillance des effets sur l’environnement ne devrait pas être exigé si le végétal NTG de catégorie 2 n’est pas susceptible de présenter des risques nécessitant une surveillance, tels que des effets indirects, différés ou imprévus sur la santé humaine ou sur l’environnement. | La directive 2001/18/CE exige un plan de surveillance des effets des OGM sur l’environnement après leur dissémination volontaire ou leur mise sur le marché, mais prévoit une certaine souplesse dans la conception de ce plan, compte tenu de l’évaluation des risques pour l’environnement, des caractéristiques de l’OGM, de son utilisation prévue et de l’environnement récepteur. Les modifications génétiques apportées aux végétaux NTG de catégorie 2 peuvent entraîner des modifications complexes exigeant une analyse approfondie des risques. Par conséquent, les exigences en matière de surveillance des effets environnementaux des végétaux NTG de catégorie 2 après la mise sur le marché devraient être adaptées à la lumière de l’évaluation des risques environnementaux et de l’expérience acquise lors des essais de terrain, des caractéristiques du végétal NTG concerné, des caractéristiques et de l’ampleur de l’utilisation prévue, en particulier de tout antécédent d’utilisation sûre du végétal, et des caractéristiques de l’environnement récepteur. |
Exposé des motifs
Les végétaux NTG couvriront une gamme d’espèces beaucoup plus large que les végétaux transgéniques. Cela multipliera les risques d’incidences involontaires sur les écosystèmes, notamment par l’intermédiaire de croisements avec des plantes sauvages. Il est donc nécessaire de maintenir une surveillance, comme le prévoit actuellement la législation sur les OGM.
Amendement 29
Considérant 30
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Dans un souci de respect du principe de proportionnalité, après un premier renouvellement de l’autorisation, celle-ci devrait être valable pour une durée illimitée, sauf décision contraire prise au moment de ce renouvellement sur la base de l’évaluation des risques et des informations disponibles sur le végétal NTG concerné, sous réserve d’une réévaluation lorsque de nouvelles informations sont rendues disponibles. |
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Exposé des motifs
Il n’est pas conforme au principe de précaution d’accorder indéfiniment des autorisations pour des produits capables de se reproduire et d’interagir avec les plantes et les écosystèmes sauvages. Cela est d’autant plus vrai que la proposition ne contient pas de clause de sauvegarde empêchant la Commission de retirer une autorisation en cas de problème.
Amendement 30
Considérant 32
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Pour améliorer la transparence et l’information des consommateurs, les opérateurs devraient être autorisés à compléter l’étiquetage des produits NTG de catégorie 2 en tant qu’OGM par des informations sur le trait conféré par la modification génétique. Une proposition d’étiquetage devrait être fournie dans la notification de consentement ou dans la demande d’autorisation et devrait être spécifiée dans le consentement ou dans la décision d’autorisation afin d’éviter des indications trompeuses ou prêtant à confusion . | Pour améliorer la transparence et l’information des consommateurs, les opérateurs devraient étiqueter tous les produits NTG en indiquant la mention «nouvelles techniques génomiques» . Si les opérateurs souhaitent compléter l’étiquetage par des informations sur le trait conféré par la modification génétique, une proposition d’étiquetage devrait être fournie dans la notification de consentement ou dans la demande d’autorisation et devrait être spécifiée dans le consentement ou dans la décision d’autorisation afin d’éviter des indications trompeuses. |
Exposé des motifs
Le niveau élevé de protection des consommateurs, et en particulier leur droit à l’information, sont clairement reconnus à l’article 169 du TFUE: «Afin de promouvoir les intérêts des consommateurs et d’assurer un niveau élevé de protection des consommateurs, l’Union contribue à la protection de la santé, de la sécurité et des intérêts économiques des consommateurs ainsi qu’à la promotion de leur droit à l’information, à l’éducation et à s’organiser afin de préserver leurs intérêts».
Amendement 31
Considérant 37
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Afin de permettre aux végétaux NTG de contribuer aux objectifs de durabilité du pacte vert et des stratégies «De la ferme à la table» et en faveur de la biodiversité, il convient de faciliter la culture des végétaux NTG dans l’Union. Cela nécessite donc une prévisibilité pour les obtenteurs et les agriculteurs en ce qui concerne la possibilité de cultiver ces végétaux dans l’Union. Par conséquent, la possibilité pour les États membres d’adopter des mesures restreignant ou interdisant la culture des végétaux NTG de catégorie 2 sur tout ou partie de leur territoire, prévue à l’article 26 ter de la directive 2001/18/CE, irait à l’encontre de ces objectifs . | Afin de permettre aux végétaux NTG de contribuer aux objectifs de durabilité du pacte vert et des stratégies «De la ferme à la table» et en faveur de la biodiversité, il convient de surveiller la culture des végétaux NTG dans l’Union. Si les résultats de la surveillance montrent qu’il existe un risque pour la santé ou l’environnement, ou si de nouvelles données scientifiques étayent l’existence d’un tel risque , les États membres devraient avoir la possibilité d’adopter des mesures restreignant ou interdisant la culture des végétaux NTG des deux catégories sur tout ou partie de leur territoire, prévue à l’article 26 ter de la directive 2001/18/CE. |
Exposé des motifs
Sur la base d’articles scientifiques et d’études de cas, dans l’un de ses avis (saisine no 2021-SA-0019), l’Anses conclut qu’il existe de nouveaux risques potentiels pour la santé et l’environnement associés aux végétaux issus des NTG. Elle recommande également qu’un plan de surveillance des risques environnementaux après autorisation soit mis en place pour toute la durée de l’autorisation pour les végétaux dérivés de NTG.
Amendement 32
Considérant 38
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les règles spéciales établies dans le présent règlement concernant la procédure d’autorisation pour les végétaux NTG de catégorie 2 devraient entraîner une augmentation de la culture de ces végétaux dans l’Union par rapport à la situation qui prévalait jusqu’à présent dans le cadre de la législation actuelle de l’Union sur les OGM. Il est de ce fait nécessaire que les autorités publiques des États membres définissent des mesures de coexistence afin d’équilibrer les intérêts des producteurs de végétaux conventionnels, de végétaux biologiques et de végétaux génétiquement modifiés et de permettre ainsi aux producteurs de choisir entre différents types de production, conformément à l’objectif de la stratégie «De la ferme à la table» qui prévoit que 25 % des terres agricoles soient consacrées à l’agriculture biologique d’ici à 2030. | Les règles spéciales établies dans le présent règlement concernant la procédure d’autorisation pour les végétaux NTG de catégorie 2 devraient entraîner une augmentation de la culture de ces végétaux dans l’Union par rapport à la situation qui prévalait jusqu’à présent dans le cadre de la législation actuelle de l’Union sur les OGM. Il est de ce fait nécessaire que les autorités publiques des États membres définissent des mesures de coexistence afin d’équilibrer les intérêts des producteurs de végétaux conventionnels, de végétaux biologiques et de végétaux génétiquement modifiés et de permettre ainsi aux producteurs de choisir entre différents types de production, conformément à l’objectif de la stratégie «De la ferme à la table» qui prévoit que 25 % des terres agricoles soient consacrées à l’agriculture biologique d’ici à 2030. Afin d’assurer la cohérence des mesures de coexistence, la Commission est chargée d’établir un acte d’exécution qui portera notamment sur les tailles des bandes tampons entre végétaux conventionnels et biologiques, d’une part, et végétaux NTG, d’autre part, pour chaque type de culture. |
Amendement 33
Considérant 39 bis (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Afin d’assurer le bon fonctionnement du marché intérieur, il convient d’adopter des mesures de coexistence juridiquement contraignantes à l’échelle de l’Union pour les NTG des catégories 1 et 2. |
Exposé des motifs
Pour que le marché intérieur de l’agriculture biologique puisse continuer à fonctionner correctement à l’avenir, il ne suffit pas de disposer de mesures de coexistence au niveau national. Une réglementation à l’échelle de l’Union est nécessaire. C’est la raison pour laquelle la Commission devrait proposer de telles règles.
Amendement 34
Considérant 40
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Étant donné la nouveauté que représentent les NTG, il sera important de suivre de près la mise au point et la présence sur le marché des végétaux et des produits NTG et d’évaluer les éventuelles répercussions sur la santé humaine et animale, sur l’environnement et sur la durabilité environnementale, économique et sociale. Il convient de collecter régulièrement des informations et, dans les cinq ans suivant l’adoption de la première décision autorisant la dissémination volontaire ou la commercialisation de végétaux ou de produits NTG dans l’Union, la Commission devrait procéder à une évaluation du présent règlement afin de mesurer les progrès accomplis en matière de disponibilité sur le marché de l’Union européenne de végétaux NTG présentant de telles caractéristiques ou propriétés. | Dans son arrêt du 25 juillet 2018, dans l’affaire C-528/1610, la Cour de justice de l’Union européenne a considéré que les organismes obtenus au moyen de techniques/méthodes de mutagenèse qui n’ont pas été utilisées de manière conventionnelle dans un certain nombre d’applications et qui ne présentent pas de longs antécédents en matière de sécurité entrent dans le champ d’application de la directive 2001/18 et sont, par conséquent, soumis aux obligations découlant de cette directive. Étant donné la nouveauté que représentent les NTG, il sera important de suivre de près la mise au point et la présence sur le marché des végétaux et des produits NTG et d’évaluer les éventuelles répercussions sur la santé humaine et animale, sur l’environnement et sur la durabilité environnementale, économique et sociale. Il convient de collecter régulièrement des informations et, dans les cinq ans suivant l’adoption de la première décision autorisant la dissémination volontaire ou la commercialisation de végétaux ou de produits NTG dans l’Union, la Commission devrait procéder à une évaluation du présent règlement afin de mesurer les progrès accomplis en matière de disponibilité sur le marché de l’Union européenne de végétaux NTG présentant de telles caractéristiques ou propriétés. |
Exposé des motifs
L’article 114, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) dispose que la Commission prend pour base un niveau de protection élevé, en prenant notamment en considération tout nouveau développement fondé sur des faits scientifiques. De nombreux problèmes ont déjà été répertoriés en ce qui concerne les NTG. Par exemple, il est apparu que des applications CRISPR (courtes répétitions palindromiques groupées et régulièrement espacées) causaient des effets toxiques et des virus mosaïques, tandis que les incidences néfastes sur les organismes non ciblés et involontairement exposés sont encore inconnus. De telles connaissances ne sont générées que lorsque des évaluations des risques sont requises et mises en place, et que les effets et les incertitudes sont estimés et reconnus.
Amendement 35
Considérant 42
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Étant donné que les objectifs du présent règlement ne peuvent pas être réalisés de manière suffisante par les États membres, mais peuvent être mieux réalisés à l’échelle de l’Union, l’Union peut prendre des mesures de sorte que les végétaux et les produits NTG puissent circuler librement dans le marché intérieur, conformément au principe de subsidiarité consacré à l’article 5 du traité sur l’Union européenne. Conformément au principe de proportionnalité tel qu’énoncé audit article, le présent règlement n’excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre ces objectifs. | Conformément au principe de subsidiarité consacré à l’article 5 du traité sur l’Union européenne , les États membres doivent être autorisés à déroger au présent règlement . Conformément au principe de proportionnalité tel qu’énoncé audit article, le présent règlement n’excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre ces objectifs. |
Amendement 36
Considérant 45
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Afin de garantir des conditions uniformes d’exécution du présent règlement, il convient de conférer des compétences d’exécution à la Commission en ce qui concerne les informations requises pour démontrer qu’un végétal NTG est un végétal NTG de catégorie 1, en ce qui concerne la préparation et la présentation de la notification relative à cette détermination, et en ce qui concerne la méthodologie et les exigences en matière d’informations pour les évaluations des risques environnementaux des végétaux, des denrées alimentaires et des aliments pour animaux NTG de catégorie 2, conformément aux principes et aux critères établis dans le présent règlement. Ces compétences devraient être exercées conformément au règlement (UE) no 182/2011 du Parlement européen et du Conseil (24). |
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Amendement 37
Considérant 45 bis (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| La question des brevets pour les NTG a été soulevée par de nombreuses parties prenantes pendant la consultation. Il convient de veiller à ce que les obtenteurs aient pleinement accès au matériel génétique des végétaux NTG. Étant donné que les dispositions actuelles ne prévoient pas d’exemption totale pour les obtenteurs en droit des brevets, il convient de veiller à ce que les brevets ne restreignent pas l’utilisation des végétaux NTG par les obtenteurs et les agriculteurs. L’accès aux matériels génétiques peut être mieux garanti lorsque le droit des titulaires de brevets a épuisé ses effets pour l’obtenteur (exemption de l’obtenteur). Il convient en outre d’éviter que des brevets soient accordés ou que des demandes de brevet puissent être présentées tandis que d’autres dispositions juridiques en la matière seraient reportées dans l’attente de l’étude que la Commission entend réaliser. Il convient donc de veiller à ce que le matériel végétal NTG et le matériel issu d’un procédé de NTG breveté soient exclus de la brevetabilité à compter de la date d’entrée en vigueur du présent règlement. En outre, la Commission devrait évaluer, dans l’étude à venir annoncée, comment il convient de s’attaquer plus avant au problème plus large des brevets accordés, directement ou indirectement, sur le matériel végétal, malgré les efforts déployés précédemment pour combler les lacunes. |
Amendement 38
Article 1er
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Le présent règlement établit des règles spécifiques applicables à la dissémination volontaire dans l’environnement, à toute autre fin que la mise sur le marché, de végétaux obtenus au moyen de certaines nouvelles techniques génomiques (ci-après les «végétaux NTG») et à la mise sur le marché de denrées alimentaires et d’aliments pour animaux consistant en de tels végétaux, en contenant ou produits à partir de ceux-ci ainsi que de produits, autres que des denrées alimentaires ou des aliments pour animaux, consistant en de tels végétaux ou en contenant. | Le présent règlement correspond aux dispositions de la directive 2001/18 et étend ces dispositions à la dissémination volontaire de végétaux obtenus par certaines nouvelles techniques génomiques (ci-après dénommés «végétaux NTG»). Conformément au principe de précaution et dans le but premier d’assurer un niveau élevé de protection de la santé humaine et animale et de l’environnement, le présent règlement établit des règles spécifiques applicables à la dissémination volontaire dans l’environnement, à toute autre fin que la mise sur le marché, de végétaux obtenus au moyen de certaines nouvelles techniques génomiques (ci-après les «végétaux NTG») et à la mise sur le marché de denrées alimentaires et d’aliments pour animaux consistant en de tels végétaux, en contenant ou produits à partir de ceux-ci ainsi que de produits, autres que des denrées alimentaires ou des aliments pour animaux, consistant en de tels végétaux ou en contenant. |
Exposé des motifs
L’article 114, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) dispose que la Commission prend pour base un niveau de protection élevé, en prenant notamment en considération tout nouveau développement fondé sur des faits scientifiques. De nombreux problèmes ont déjà été répertoriés en ce qui concerne les NTG. Par exemple, il est apparu que des applications CRISPR (courtes répétitions palindromiques groupées et régulièrement espacées) causaient des effets toxiques et des virus mosaïques, tandis que les incidences néfastes sur les organismes non ciblés et involontairement exposés sont encore inconnus. De telles connaissances ne sont générées que lorsque des évaluations des risques sont requises et mises en place, et que les effets et les incertitudes sont estimés et reconnus.
Amendement 39
Article 2, point 1 (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
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| Le présent règlement ne s’applique pas: | ||
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Exposé des motifs
La brevetabilité des végétaux n’est pas liée à la législation sur les OGM, mais à la convention sur le brevet européen et, en second lieu, à la directive 98/44/CE (2) (directive sur les biotechnologies), qui n’est pas modifiée par la présente proposition. Par conséquent, la plupart ou la totalité des végétaux NTG seront brevetables si leurs développeurs décident de déposer une demande. Les matières brevetées devraient être soumises aux règles les plus strictes en matière de traçabilité et d’étiquetage, afin de permettre aux agriculteurs, aux obtenteurs et aux consommateurs de faire des choix éclairés en toute connaissance des règles et des responsabilités liées à cet aspect de la propriété intellectuelle.
Amendement 40
Article 3, point 7) c) (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| n’est pas couvert par des brevets ou des droits exclusifs et pour lequel aucune demande d’octroi de tels brevets ou droits exclusifs n’a été déposée; |
Amendement 41
Article 4, premier alinéa
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Sans préjudice d’autres exigences du droit de l’Union, un végétal NTG ne peut être disséminé volontairement dans l’environnement qu’à des fins autres que la mise sur le marché et un produit NTG ne peut être mis sur le marché que si: | Sans préjudice d’autres exigences du droit de l’Union et dans le strict respect du principe de précaution , un végétal NTG ne peut être disséminé volontairement dans l’environnement qu’à des fins autres que la mise sur le marché et un produit NTG ne peut être mis sur le marché que si le végétal est un végétal NTG et qu’il a été autorisé conformément à la section III et que : |
Amendement 42
Article 4, point 2) a) (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| un système de responsabilité élargie des producteurs a été mis en place au niveau européen ou national pour garantir que les risques et les éventuels dommages futurs à la santé humaine, à la santé animale ou à l’environnement, ou la contamination croisée d’aliments biologiques et d’aliments sans OGM, sont financés conformément au principe du pollueur-payeur. |
Amendement 43
Article 5, paragraphes 1 et 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. Les règles qui s’appliquent aux OGM dans la législation de l’Union ne s’appliquent pas aux végétaux NTG de catégorie 1. | 1. Les règles qui s’appliquent aux OGM dans la législation de l’Union ne s’appliquent pas aux végétaux NTG de catégorie 1 , sauf dans les cas où ils sont soupçonnés de présenter des risques potentiels pour la santé et l’environnement, et jusqu’à preuve du contraire . |
| 2. Aux fins du règlement (UE) 2018/848, les règles énoncées à l’article 5, point f) iii), et à l’article 11 s’appliquent aux végétaux NTG de catégorie 1 et aux produits produits à partir de ces végétaux ou par ces végétaux. | 2. Aux fins du règlement (UE) 2018/848, les règles énoncées à l’article 5, point f) iii), et à l’article 11 s’appliquent aux végétaux NTG de catégorie 1 et aux produits produits à partir de ces végétaux ou par ces végétaux. |
Exposé des motifs
Le contenu de l’annexe I revêt une importance capitale pour la proposition législative à l’examen, car il peut avoir des implications pratiques importantes s’agissant de la classification des NTG dans une catégorie ou une autre. Par conséquent, ce contenu ne doit pas figurer en annexe, ce qui le rendrait modifiable au moyen d’un simple acte délégué. Au lieu de cela, il doit pouvoir faire l’objet d’une procédure législative ordinaire afin de garantir une prise de décision approfondie et démocratique.
Amendement 44
Article 5, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 26 pour modifier les critères d’équivalence entre les végétaux NTG et les végétaux conventionnels établis à l’annexe I afin de les adapter au progrès scientifique et technologique en ce qui concerne les types et l’ampleur des modifications qui peuvent apparaître naturellement ou par sélection conventionnelle. |
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Amendement 45
Article 6, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Lorsqu’une personne a l’intention de procéder simultanément à une telle dissémination volontaire dans plusieurs États membres, elle soumet la demande de vérification à l’autorité compétente de l’un de ces États membres. | Lorsqu’une personne a l’intention de procéder simultanément à une telle dissémination volontaire dans plusieurs États membres, elle soumet la demande de vérification à l’autorité compétente de chacun de ces États membres. |
Amendement 46
Article 6, paragraphe 3, point e)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| dans le cas visé au paragraphe 2, l’indication des États membres dans lesquels le demandeur a l’intention de procéder à la dissémination volontaire; |
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Amendement 47
Article 6, paragraphe 3, nouveau point f)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
|
| une évaluation des risques pour l’environnement réalisée conformément aux principes et critères énoncés dans les parties 1 et 2 de l’annexe II et conformément à l’acte d’exécution adopté conformément à l’article 27, point c); |
Amendement 48
Article 6, paragraphe 3, nouveau point g)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
|
| un plan de surveillance des effets sur l’environnement tel que mentionné à l’annexe II, parties 1 et 2; |
Amendement 49
Article 6, paragraphe 5
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Si la demande de vérification ne contient pas toutes les informations nécessaires, elle est déclarée irrecevable par l’autorité compétente dans un délai de 30 jours ouvrables à compter de la date de réception de la demande de vérification. L’autorité compétente informe dans les meilleurs délais le demandeur, les autres États membres et la Commission de l’irrecevabilité de la demande de vérification et motive sa décision. | Si la demande de vérification ne contient pas toutes les informations nécessaires, elle est déclarée irrecevable par l’autorité compétente dans un délai de deux mois à compter de la date de réception de la demande de vérification. L’autorité compétente informe dans les meilleurs délais le demandeur, les autres États membres et la Commission de l’irrecevabilité de la demande de vérification et motive sa décision. |
Amendement 50
Article 6, paragraphe 6
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Si la demande de vérification n’est pas jugée irrecevable en vertu du paragraphe 5, l’autorité compétente vérifie si le végétal NTG remplit les critères énoncés à l’annexe I et élabore un rapport de vérification dans un délai de 30 jours ouvrables à compter de la date de réception de la demande de vérification. L’autorité compétente met le rapport de vérification à la disposition des autres États membres et de la Commission dans les meilleurs délais. | Si la demande de vérification n’est pas jugée irrecevable en vertu du paragraphe 5, l’autorité compétente vérifie si le végétal NTG remplit les critères énoncés aux annexes I et IV. À cette fin, l’autorité compétente transmet dans les meilleurs délais la demande à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (ci-après l’«Autorité»). Dans les six mois qui suivent, l’Autorité déclare si le végétal est un végétal NTG remplissant les critères énoncés à l’annexe I, et notamment s’il contient du matériel génétique ne provenant pas du pool génétique des obtenteurs. La déclaration est transmise à l’ensemble des États membres et à la Commission, et est rendue publique. Après avoir reçu cette déclaration, l’autorité compétente élabore un rapport de vérification dans un délai de trois mois à compter de la date de réception de la demande de vérification. L’autorité compétente met le rapport de vérification à la disposition des autres États membres et de la Commission dans les meilleurs délais. |
Amendement 51
Article 6, paragraphe 7
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les autres États membres et la Commission peuvent formuler des observations sur le rapport de vérification dans un délai de 20 jours à compter de la date de réception de ce rapport. | Les autres États membres et la Commission peuvent formuler des objections motivées sur le rapport de vérification dans un délai de 20 jours à compter de la date de réception de ce rapport. Ces objections motivées font uniquement référence aux critères énoncés à l’annexe I et comprennent une justification scientifique. |
Exposé des motifs
Les raisons qui ont conduit à déposer cet amendement ressortent de son texte même.
Amendement 52
Article 6, paragraphe 8
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| En l’absence de toute observation de la part d’un État membre ou de la Commission, dans un délai de 10 jours ouvrables à compter de l’expiration du délai visé au paragraphe 7, l’autorité compétente qui a élaboré le rapport de vérification adopte une décision déclarant si le végétal NTG est un végétal NTG de catégorie 1. Elle notifie la décision dans les meilleurs délais au demandeur, aux autres États membres et à la Commission. | En l’absence de toute observation de la part d’un État membre ou de la Commission, dans un délai d’un mois à compter de l’expiration du délai visé au paragraphe 7, l’autorité compétente qui a élaboré le rapport de vérification adopte une décision déclarant si le végétal NTG est un végétal NTG de catégorie 1. Elle notifie la décision dans les meilleurs délais au demandeur, aux autres États membres et à la Commission. |
Amendement 53
Article 6, paragraphe 9
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Si une ou des observations sont formulées par un autre État membre ou par la Commission dans le délai visé au paragraphe 7, l’autorité compétente qui a élaboré le rapport de vérification transmet cette ou ces observations à la Commission dans les meilleurs délais. | Si une ou des observations sont formulées par un autre État membre ou par la Commission dans le délai visé au paragraphe 7, l’autorité compétente qui a élaboré le rapport de vérification transmet cette ou ces observations à la Commission et aux autres États membres dans les meilleurs délais. |
Amendement 54
Article 6, paragraphe 10
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La Commission, après consultation de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (ci-après l’«Autorité»), élabore un projet de décision déclarant si le végétal NTG est un végétal NTG de catégorie 1 dans un délai de 45 jours ouvrables à compter de la date de réception de la ou des observations, en tenant compte de celles-ci. La décision est adoptée conformément à la procédure visée à l’article 28, paragraphe 2. | La Commission, après consultation de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (ci-après l’«Autorité»), élabore un projet de décision déclarant si le végétal NTG est un végétal NTG de catégorie 1 dans un délai de trois mois à compter de la date de réception de la ou des observations, en tenant compte de celles-ci. La décision est adoptée conformément à la procédure visée à l’article 28, paragraphe 2. |
Amendement 55
Article 6, paragraphe 11
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La Commission publie un résumé des décisions visées aux paragraphes 8 et 10 au Journal officiel de l’Union européenne . | Dans les 15 jours suivant sa présentation complète, l’autorité compétente de l’État membre où la demande de vérification a été soumise et, le cas échéant, la Commission rendent publics la demande de vérification, le rapport de vérification visé au paragraphe 6, les observations visées au paragraphe 7 et les décisions visées aux paragraphes 8 et 10. |
Amendement 56
Article 7, paragraphe 2, nouveau point e)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
|
| une évaluation des risques pour l’environnement réalisée conformément aux principes et critères énoncés dans les parties 1 et 2 de l’annexe II et conformément à l’acte d’exécution adopté conformément à l’article 27, point c); |
Amendement 57
Article 7, paragraphe 2, nouveau point f)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
|
| un plan de surveillance des effets sur l’environnement tel que mentionné à l’annexe II, parties 1 et 2; |
Amendement 58
Article 7, paragraphe 2, nouveau point g)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
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| une déclaration du demandeur affirmant qu’il n’existe: | ||
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Exposé des motifs
La proposition de la Commission vise à faciliter la commercialisation des végétaux NTG en Europe. En l’absence de garanties spécifiques, cela pourrait entraîner une augmentation du nombre de semences brevetées dans l’UE. En conséquence, les obtenteurs et les agriculteurs pourraient se trouver confrontés à un risque accru d’action en justice de la part des développeurs de NTG s’ils utilisent par inadvertance leurs séquences génétiques brevetées.
Amendement 59
Article 7, paragraphe 2, nouveau point h)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
|
| une déclaration affirmant que la mise sur le marché ne serait pas contraire au protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques relatif à la convention des Nations unies sur la diversité biologique, et une description de la façon dont les exigences dudit protocole ont été remplies; |
Amendement 60
Article 7, paragraphe 2, nouveau point i)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
|
| une déclaration affirmant que la mise sur le marché est conforme au règlement concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires ainsi qu’à la législation relative aux allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires, et une description de la façon dont les dispositions concernées sont respectées; |
Amendement 61
Article 7, paragraphe 2, nouveau point k)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
|
| une déclaration sur la non-applicabilité du règlement (UE) 2015/2283 du 25 novembre 2015 sur les aliments nouveaux ou sur l’application correcte des obligations susceptibles de découler dudit règlement; |
Amendement 62
Article 7, paragraphe 2, nouveau point l)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
|
| toutes autres informations pertinentes relatives au dossier, y compris les refus, les retraits ou les acceptations possibles de demandes précédentes ou des décisions européennes ou nationales. |
Amendement 63
Article 7, paragraphe 4)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Si la demande de vérification ne contient pas toutes les informations nécessaires, elle est déclarée irrecevable par l’Autorité dans un délai de 30 jours ouvrables à compter de la date de réception de la demande de vérification. L’Autorité informe dans les meilleurs délais le demandeur, les États membres et la Commission de l’irrecevabilité de la demande de vérification et motive sa décision. | Si la demande de vérification ne contient pas toutes les informations nécessaires, elle est déclarée irrecevable par l’Autorité dans un délai de 60 jours ouvrables à compter de la date de réception de la demande de vérification. L’Autorité informe dans les meilleurs délais le demandeur, les États membres et la Commission de l’irrecevabilité de la demande de vérification et motive sa décision. |
Amendement 64
Article 7, paragraphe 5)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Si la demande de vérification n’est pas jugée irrecevable en vertu du paragraphe 4, l’Autorité déclare si le végétal NTG remplit les critères énoncés à l’annexe I dans un délai de 30 jours ouvrables à compter de la date de réception de la demande de vérification. L’Autorité met sa déclaration à la disposition de la Commission et des États membres. L’Autorité, conformément à l’article 38, paragraphe 1, du règlement (CE) no 178/2002, rend sa déclaration publique, après en avoir retiré toute information considérée comme confidentielle, conformément aux articles 39 à 39 sexies du règlement (CE) no 178/2002 et à l’article 11 du présent règlement. | Si la demande de vérification n’est pas jugée irrecevable en vertu du paragraphe 4, l’Autorité déclare si le végétal NTG remplit les critères énoncés à l’annexe I dans un délai de six mois à compter de la date de réception de la demande de vérification. L’Autorité met sa déclaration à la disposition de la Commission et des États membres dans les meilleurs délais . Les États membres peuvent formuler des observations sur la déclaration dans un délai de deux mois à compter de la date de réception de celle-ci. L’Autorité, conformément à l’article 38, paragraphe 1, du règlement (CE) no 178/2002, rend sa déclaration publique, ainsi que, le cas échéant, les observations formulées par les États membres, après en avoir retiré toute information considérée comme confidentielle, conformément aux articles 39 à 39 sexies du règlement (CE) no 178/2002 et à l’article 11 du présent règlement. |
Amendement 65
Article 7, paragraphe 6)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La Commission élabore un projet de décision déclarant si le végétal NTG est un végétal NTG de catégorie 1 dans un délai de 30 jours ouvrables à compter de la date de réception de la déclaration de l’Autorité, en tenant compte de celle-ci. La décision est adoptée conformément à la procédure visée à l’article 28, paragraphe 2. | La Commission élabore un projet de décision déclarant si le végétal NTG est un végétal NTG de catégorie 1 dans un délai de trois mois à compter de la date de réception de la déclaration de l’Autorité, en tenant compte de celle-ci. Les États membres peuvent formuler des observations sur le projet de décision dans un délai de deux mois à compter de la date de réception de celui-ci. La décision est adoptée dans les trois mois suivants conformément à la procédure visée à l’article 28, paragraphe 2. |
Amendement 66
Article 7, paragraphe 7)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La Commission publie un résumé de la décision au Journal officiel de l’Union européenne . | La Commission rend publics son projet de décision , les observations visées au paragraphe 6 et sa décision . |
Amendement 67
Article 10 — Intitulé
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Étiquetage du matériel de reproduction des végétaux NTG de catégorie 1, y compris du matériel de sélection | Transparence, traçabilité et étiquetage du matériel de reproduction des végétaux NTG de catégorie 1, y compris du matériel de sélection. |
Exposé des motifs
Les raisons qui ont amené à déposer cet amendement ressortent de son texte même.
Amendement 68
Article 10
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Le matériel de reproduction des végétaux, y compris destiné à des fins de sélection et à des fins scientifiques, qui consiste en un ou plusieurs végétaux NTG de catégorie 1 ou en contient et qui est mis à la disposition de tiers, à titre onéreux ou gratuit, est muni d’une étiquette portant la mention «NTG cat 1», suivie du numéro d’identification du ou des végétaux NTG dont il est dérivé . | Le matériel de reproduction des végétaux, y compris destiné à des fins de sélection et à des fins scientifiques, ainsi que les denrées alimentaires, les aliments pour animaux et autres produits, qui consistent en un ou plusieurs végétaux NTG de catégorie 1 ou en contiennent, qui sont mis à la disposition de tiers, à titre onéreux ou gratuit, sont inscrits dans le registre national des variétés avec la mention «NTG cat 1», suivie du numéro d’identification du ou des végétaux NTG dont ils sont dérivés, sont automatiquement communiqués au registre commun de l’Union prévu dans la législation relative aux MRV et aux MFR et sont traçables, y compris pour les consommateurs finals . |
Exposé des motifs
Les raisons qui ont amené à déposer cet amendement ressortent de son texte même.
Amendement 69
Article 10 bis (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
|
| Traçabilité des produits NTG de catégorie 1 | ||
|
| 1. Lors de la mise sur le marché de produits fabriqués à partir de végétaux et de produits NTG de catégorie 1, les opérateurs veillent à communiquer par écrit à l’opérateur recevant le produit les informations suivantes: | ||
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| 2. Sans préjudice de l’article 6 du règlement (CE) no 1830/2003, les opérateurs disposent de systèmes et de procédures normalisées leur permettant de conserver les informations prévues au paragraphe 1 et d’identifier, pendant une période de cinq ans après chaque transaction, l’opérateur dont ils ont obtenu les produits visés au paragraphe 1 et celui à la disposition duquel ils les ont mis. | ||
|
| 3. Les paragraphes 1 et 2 s’entendent sans préjudice d’autres exigences spécifiques prévues par la législation de l’Union. | ||
|
| 4. Les paragraphes 1, 2 et 3 ne s’appliquent pas aux traces de végétaux et de produits NTG de catégorie 1 qui sont présentes dans les produits pour l’alimentation animale et humaine fabriqués à partir de végétaux et de produits NTG de catégorie 1 dans une proportion inférieure aux seuils fixés pour ces OGM conformément aux articles 12, 24 ou 47 du règlement (CE) no 1829/2003, du moment que ces traces sont fortuites ou techniquement inévitables. |
Exposé des motifs
Des mesures de traçabilité sont nécessaires tout au long de la chaîne d’approvisionnement pour permettre aux transformateurs et aux opérateurs alimentaires d’éviter la présence fortuite accidentelle ou inévitable de NTG dans leur processus de production. L’absence d’un système de traçabilité reviendrait à imposer l’entrée de NTG dans le flux de production de tous les systèmes de production alimentaire, y compris celui des opérateurs biologiques. La liberté de choisir d’utiliser ou non des NTG est un droit essentiel des agriculteurs et des producteurs de denrées alimentaires, tant conventionnels que biologiques, dans toute l’Europe.
Amendement 70
Article 10 ter (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
|
| Possibilité de non-participation pour les États membres |
|
| Au cours de la procédure d’autorisation d’un NTG de catégorie 1 donné ou au cours du renouvellement d’une autorisation, un État membre peut requérir la modification de la portée géographique du consentement écrit ou de l’autorisation, de manière à ce que tout ou partie du territoire dudit État membre soit exclu de la culture, conformément à l’article 26 ter de la directive 2001/18/CE. |
|
| Les États membres prennent les mesures appropriées pour éviter la présence accidentelle de NTG de catégorie 1, y compris la possibilité d’appliquer la clause de non-participation. Ils élaborent également dans ce but des mesures adaptées et propres à chaque culture, qui sont fondées sur les dernières connaissances scientifiques en date et des évaluations scientifiques indépendantes. Les États membres mettent en place un système de responsabilité stricte ainsi qu’un fonds d’indemnisation afin de dédommager les opérateurs en cas de contamination. Les États membres prennent les mesures nécessaires pour empêcher l’importation en provenance de pays tiers de végétaux faisant l’objet de la clause de non-participation. |
Amendement 71
Article 11
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
| Confidentialité |
| ||
| 1. Le demandeur visé aux articles 6 et 7 peut soumettre à l’autorité compétente de l’État membre ou à l’Autorité, selon le cas, une demande de traitement confidentiel de certaines parties des informations soumises en vertu du présent titre, accompagnée d’une justification vérifiable, conformément aux paragraphes 3 et 6. |
| ||
| 2. L’autorité compétente ou l’Autorité, selon le cas, évalue la demande de traitement confidentiel visée au paragraphe 1. |
| ||
| 3. L’autorité compétente ou l’Autorité, selon le cas, ne peut accorder un traitement confidentiel qu’en ce qui concerne les informations ci-après, sur justification vérifiable, lorsqu’il est démontré par le demandeur que leur divulgation est susceptible de porter significativement atteinte à ses intérêts: |
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| 4. Après consultation du demandeur, l’autorité compétente ou l’Autorité, selon le cas, décide des informations qui doivent être traitées de façon confidentielle et en informe le demandeur. |
| ||
| 5. Les États membres, la Commission et l’Autorité prennent les mesures nécessaires afin de s’assurer que les informations confidentielles notifiées ou échangées en vertu du présent chapitre ne sont pas rendues publiques. |
| ||
| 6. Les dispositions pertinentes des articles 39 sexies et 41 du règlement (CE) no 178/2002 s’appliquent mutatis mutandis. |
| ||
| 7. En cas de retrait de la demande de vérification par le demandeur, les États membres, la Commission et l’Autorité respectent la confidentialité telle qu’elle a été accordée par l’autorité compétente ou l’Autorité conformément au présent article. Si le retrait de la demande de vérification a lieu avant que l’autorité compétente ou l’Autorité ait rendu sa décision sur la demande de traitement confidentiel concernée, les États membres, la Commission et l’Autorité ne rendent pas publiques les informations pour lesquelles un traitement confidentiel a été demandé. |
|
Amendement 72
Article 11, paragraphe 7 bis (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
|
| Les tiers peuvent obtenir accès aux informations confidentielles s’ils font valoir des arguments solides fondés sur des dommages importants à l’environnement ou à la santé humaine ou animale. À cette fin, ils sont tenus d’adresser une demande à l’autorité nationale compétente, à la Commission ou à l’Autorité. |
Amendement 73
Article 11 bis (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
|
| Mesures visant à éviter la présence accidentelle de végétaux NTG de catégorie 1 |
|
| 1. Les États membres prennent les mesures appropriées pour éviter la présence accidentelle de végétaux NTG de catégorie 1 dans d’autres produits en s’appuyant sur un acte délégué proposé par la Commission conformément à l’article 26 afin de définir notamment la taille de la bande de protection pour chaque type de culture et l’obligation des producteurs de NTG d’informer les producteurs biologiques et certifiés sans OGM dont les champs jouxtent ceux où les végétaux NTG sont cultivés. |
|
| 2. Les États membres élaborent la définition de mesures adaptées et propres à chaque culture, en vertu du principe de subsidiarité. Ils se basent pour ce faire sur les dernières connaissances scientifiques et expérimentales en date, afin d’éviter la présence accidentelle de végétaux NTG de catégorie 1. |
|
| 3. Les États membres mettent en place un système de responsabilité stricte ainsi qu’un fonds d’indemnisation afin de dédommager les opérateurs en cas de contamination, conformément au principe de responsabilité élargie des producteurs. |
|
| 4. La Commission collecte et coordonne des informations reposant sur des études réalisées au niveau de l’UE et au niveau national, observe les évolutions en matière de coexistence dans les États membres et, sur la base de ces informations et de ces observations, élabore des lignes directrices concernant la coexistence de cultures génétiquement modifiées, conventionnelles et biologiques. |
Amendement 74
Article 13, paragraphe 1, nouveau point e)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
|
| un plan de surveillance des effets sur l’environnement conforme à l’annexe VII de la directive 2001/18/CE. |
Amendement 75
Article 17, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Après son premier renouvellement conformément à l’article 17 de la directive 2001/18/CE, l’autorisation accordée en vertu de la partie C de la directive 2001/18/CE est valable pour une durée illimitée , sauf si la décision visée à l’article 17, paragraphe 6, ou 8, de ladite directive prévoit que le renouvellement est valable pour une durée limitée , pour des motifs justifiés fondés sur les conclusions de l’évaluation des risques effectuée en vertu du présent règlement et sur l’expérience acquise à l’usage, y compris les résultats de la surveillance, si l’autorisation le prévoit. | Après chaque renouvellement conformément à l’article 17 de la directive 2001/18/CE, l’autorisation accordée en vertu de la partie C de la directive 2001/18/CE est valable pendant 10 ans , sauf si , après trois renouvellements, la décision visée à l’article 17, paragraphe 6, ou 8, de ladite directive prévoit que le renouvellement est valable pour une durée illimitée , pour des motifs justifiés fondés sur les conclusions de l’évaluation des risques effectuée en vertu du présent règlement et sur l’expérience acquise à l’usage, y compris les résultats de la surveillance, si l’autorisation le prévoit. |
Exposé des motifs
Étant donné qu’il n’existe pas encore d’antécédents d’utilisation sûre des nouvelles techniques génomiques, il est important de réexaminer tous les dix ans le bien-fondé d’une autorisation afin de tenir compte des données scientifiques les plus récentes et des tendances du marché.
Amendement 76
Article 17, paragraphe 2 bis (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
|
| Si, d’après les conclusions de la surveillance, il existe un risque pour la santé ou l’environnement, ou si de nouvelles données scientifiques appuient cette hypothèse, l’autorité compétente peut révoquer sa décision. |
|
| La décision de révocation doit être envoyée par courrier recommandé au bénéficiaire de la décision, qui dispose de 15 jours pour présenter ses observations. Dans ce cas, la commercialisation du végétal ou produit NTG est interdite à compter du jour suivant la date de réception du courrier recommandé. |
Amendement 77
Article 21
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Par dérogation à l’article 11, paragraphe 1, et à l’article 23, paragraphe 1, du règlement (CE) no 1829/2003, après son premier renouvellement, l’autorisation est valable pour une durée illimitée , sauf si la Commission décide de la renouveler pour une durée limitée, pour des motifs justifiés fondés sur les conclusions de l’évaluation des risques effectuée en vertu du présent règlement et sur l’expérience acquise à l’usage, y compris les résultats de la surveillance, si l’autorisation le prévoit. | Par dérogation à l’article 11, paragraphe 1, et à l’article 23, paragraphe 1, du règlement (CE) no 1829/2003, après son premier renouvellement, l’autorisation est valable pendant 10 ans , sauf si la Commission décide de la renouveler pour une durée limitée, pour des motifs justifiés fondés sur les conclusions de l’évaluation des risques effectuée en vertu du présent règlement et sur l’expérience acquise à l’usage, y compris les résultats de la surveillance, si l’autorisation le prévoit. |
Amendement 78
Article 22
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
| 1. Les incitations prévues au présent article s’appliquent aux végétaux NTG de catégorie 2 et aux produits NTG de catégorie 2, lorsqu’au moins un des traits que la modification génétique est censée transmettre au végétal NTG est mentionné dans la partie 1 de l’annexe III et que le végétal ne présente aucun des traits visés dans la partie 2 de ladite annexe. |
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| 2. Les incitations suivantes s’appliquent aux demandes d’autorisation introduites conformément à l’article 5 ou 17 du règlement (CE) no 1829/2003, en liaison avec l’article 19: |
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| 3. Outre les dispositions de l’article 32 bis du règlement (CE) no 178/2002, les conseils suivants préalables à la soumission aux fins de l’évaluation des risques effectuée conformément à l’annexe II s’appliquent avant l’envoi des notifications conformément à l’article 13 de la directive 2001/18/CE, en liaison avec l’article 14, et avant l’introduction des demandes d’autorisation conformément à l’article 5 ou 17 du règlement (CE) no 1829/2003, en liaison avec l’article 19: |
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| 4. Les conseils préalables à la soumission visés au paragraphe 3 satisfont aux exigences suivantes: |
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| 5. Toute demande d’incitations est soumise à l’Autorité au moment de la demande de conseils visée au paragraphe 3 ou de la demande visée à l’article 5 ou 17 du règlement (CE) no 1829/2003, en liaison avec l’article 19, et est accompagnée des informations suivantes: |
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| 6. L’article 26 de la directive 2001/18/CE et l’article 30 du règlement (CE) no 1829/2003 s’appliquent aux informations communiquées à l’Autorité en vertu du présent article, s’il y a lieu. |
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| 7. L’Autorité arrête les modalités pratiques de mise en œuvre des paragraphes 3 à 6. |
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| 8. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 26 pour modifier les listes de traits des végétaux NTG établies à l’annexe III afin de les adapter au progrès scientifique et technologique et aux nouvelles données relatives aux effets de ces traits sur la durabilité, sous réserve des conditions suivantes: |
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Exposé des motifs
Le potentiel de durabilité des NTG reste une promesse hypothétique, étant donné que l’expérience pratique de la culture des NTG à l’échelle mondiale est extrêmement limitée. Au contraire, l’étude du JRC de 2021 montre que 6 des 16 produits NTG classifiés comme actuellement au stade précommercial — et donc les plus susceptibles d’accéder rapidement au marché — sont liés à la tolérance aux herbicides.
Amendement 79
Article 23
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Outre les exigences en matière d’étiquetage visées à l’article 21 de la directive 2001/18/CE, aux articles 12, 13, 24 et 25 du règlement (CE) no 1829/2003 et à l’article 4, paragraphes 6 à 7, du règlement (CE) no 1830/2003, et sans préjudice des exigences prévues par d’autres législations de l’Union, l’étiquetage des produits NTG de catégorie 2 autorisés peut aussi mentionner le ou les traits résultant de la modification génétique, comme spécifié dans l’autorisation conformément au chapitre III, section 2 ou 3, du présent règlement. | Outre les exigences en matière d’étiquetage visées à l’article 21 de la directive 2001/18/CE, aux articles 12, 13, 24 et 25 du règlement (CE) no 1829/2003 et à l’article 4, paragraphes 6 à 7, du règlement (CE) no 1830/2003, l’étiquetage des produits NTG de catégorie 2 autorisés mentionne aussi le ou les traits résultant de la modification génétique, comme spécifié dans l’autorisation conformément au chapitre III, section 2 ou 3, du présent règlement. Toutefois, si cette mention relève de la qualification d’une allégation environnementale au sens de l’article 2, point o), de la directive 2005/29/CE relative aux pratiques commerciales déloyales des entreprises vis-à-vis des consommateurs dans le marché intérieur, elle doit être conforme aux exigences de la directive 2023/85/CE relative à la justification et à la communication des allégations environnementales explicites. |
Exposé des motifs
Conformément aux objectifs actuels de l’Union visant à empêcher les professionnels d’ajouter des allégations environnementales en parallèle aux traits, cet étiquetage devrait être conforme aux différentes législations à venir en matière de droits des consommateurs et d’allégations environnementales: si les producteurs souhaitent faire valoir que le trait induit par la modification génétique est bénéfique à l’environnement, ils doivent le justifier comme toute autre allégation environnementale.
Amendement 80
Article 24
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les États membres prennent les mesures appropriées pour éviter la présence accidentelle de végétaux NTG de catégorie 2 dans des produits ne relevant pas de la directive 2001/18/CE ou du règlement (CE) no 1829/2003 . | Les États membres prennent les mesures appropriées pour éviter la présence accidentelle de végétaux NTG de catégorie 2. |
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| Les États membres définissent les mesures adaptées et propres à chaque culture, en vertu du principe de subsidiarité. Ils se basent pour ce faire sur les dernières connaissances scientifiques et expérimentales en date, afin d’éviter la présence accidentelle de végétaux NTG de catégorie 2. |
|
| Les États membres mettent en place un système de responsabilité stricte ainsi qu’un fonds d’indemnisation afin de dédommager les opérateurs en cas de contamination. Les végétaux NTG de catégorie 2 doivent pouvoir être détectés, identifiés et quantifiés par une méthode analytique. |
Exposé des motifs
La responsabilité du secteur des OGM de produire sans recourir aux NTG ne doit pas incomber aux seuls opérateurs. Les États membres doivent adopter des mesures de coexistence solides et établir des fonds d’indemnisation, sur la base des orientations fournies par l’Union européenne, afin d’éviter une charge économique et administrative supplémentaire pour les opérateurs. Cela revêt une importance particulière car, dans la plupart des cas, l’origine de la contamination peut être difficile à déterminer.
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil concernant la production et la commercialisation des matériels de reproduction des végétaux dans l’Union, modifiant les règlements (UE) 2016/2031, 2017/625 et 2018/848 du Parlement européen et du Conseil et abrogeant les directives 66/401/CEE, 66/402/CEE, 68/193/CEE, 2002/53/CE, 2002/54/CE, 2002/55/CE, 2002/56/CE, 2002/57/CE, 2008/72/CE et 2008/90/CE du Conseil (règlement sur les matériels de reproduction des végétaux)
[COM(2023) 414 final]
Amendement 81
Considérant 64
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Il convient de modifier le règlement (UE) 2018/848 afin d’aligner les définitions des termes «matériels de reproduction des végétaux» et «matériels hétérogènes» sur les définitions prévues par le présent règlement. En outre, il convient d’exclure du règlement (UE) 2018/848 le pouvoir délégué à la Commission d’adopter des dispositions spécifiques pour la commercialisation des matériels de reproduction végétale de matériels biologiques, étant donné que toutes les règles relatives à la production et à la commercialisation des MRV devraient être énoncées dans le présent règlement pour des raisons de clarté juridique. |
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Exposé des motifs
Il n’y a pas lieu de modifier le règlement (UE) 2018/848 (3), étant donné que, par exemple, le matériel hétérogène biologique consiste certes en des semences biologiques de matériel hétérogène, mais aussi en des semences développées dans des conditions biologiques de production, c’est-à-dire des semences biologiques de matériel hétérogène biologique. Par conséquent, la définition de matériel hétérogène n’est pas compatible avec la définition initiale de matériel hétérogène biologique. En outre, il existe un risque d’usage plus restrictif du matériel hétérogène biologique en raison d’une réglementation secondaire (article 27, paragraphe 3). Il n’y a donc pas lieu de modifier les dispositions du règlement (UE) 2018/848. En outre, il existe déjà des semences sur le marché du matériel hétérogène biologique; tout changement peut avoir une incidence négative sur les parties prenantes.
Amendement 82
Chapitre I – Article 1er, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| Les objectifs du présent règlement sont les suivants: | Les objectifs du présent règlement sont les suivants: | ||||
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Amendement 83
Chapitre I – Article 2, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| Sont exclus du champ d’application du présent règlement: | Sont exclus du champ d’application du présent règlement: | ||||
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Exposé des motifs
Compte tenu des crises liées à la biodiversité et au climat, et afin de remplir les obligations découlant d’accords internationaux tels que le traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (ITPGRFA), qui vise à garantir la liberté et les droits des agriculteurs d’utiliser, de réutiliser, de sélectionner et d’échanger leurs semences, tels que garantis par l’article 9 dudit traité, le deuxième plan d’action mondial pour les ressources phytogénétiques et la déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP), le règlement à l’examen ne doit pas s’appliquer aux MRV transférés aux fins de la conservation et de l’utilisation durable des ressources phytogénétiques et de l’agrobiodiversité.
Amendement 84
Chapitre I – Article 3, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| «opérateur professionnel»: toute personne physique ou morale participant à titre professionnel à une ou à plusieurs des activités suivantes dans l’Union concernant les MRV: | «opérateur professionnel»: toute personne physique ou morale participant à titre professionnel à une ou à plusieurs des activités suivantes dans l’Union concernant les MRV aux fins d’exploiter elle-même ces matériels à des fins commerciales : | ||||
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Exposé des motifs
La proposition devrait exclure explicitement l’entretien in situ et ex situ, ainsi que le matériel de reproduction des végétaux (MRV) produit par les agriculteurs pour un usage personnel dans leurs exploitations, conformément à la modification proposée à l’article 2, paragraphe 4.
Amendement 85
Chapitre I – Article 3, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| «commercialisation»: les actions suivantes menées par un opérateur professionnel: la vente, la détention, le transfert à titre gratuit, l’offre en vue de la vente ou tout autre mode de transfert ou de distribution à l’intérieur de l’Union ou d’importation dans l’Union; | «commercialisation»: les actions suivantes menées par un opérateur professionnel: la vente, la détention, l’offre en vue de la vente ou tout autre mode de transfert ou de distribution à l’intérieur de l’Union ou d’importation dans l’Union aux fins de l’exploitation commerciale des MRV ; |
Exposé des motifs
La législation actuelle sur la commercialisation des semences devrait continuer à cibler les situations dans lesquelles il existe une intention de tirer un profit commercial des PMR. Le règlement proposé devrait exclure les échanges de semences entre les agriculteurs, les banques communautaires de semences et les réseaux de la société civile. La vente de semences destinées à l’alimentation humaine ou animale et la production dans le cadre de contrats commerciaux ne devraient pas relever de la législation sur la commercialisation des semences.
Amendement 86
Chapitre I – Article 3, paragraphe 27
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| «matériel hétérogène»: un ensemble végétal d’un seul taxon botanique du rang le plus bas connu qui: | «matériel hétérogène»: un ensemble végétal d’un seul taxon botanique du rang le plus bas connu qui: | ||||
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Exposé des motifs
Les matériels hétérogènes ont pour vocation d’encourager l’adaptation locale des végétaux en réduisant leur dépendance à l’égard des pesticides. Les OGM et les NTG sont incompatibles avec le concept de matériel hétérogène, étant donné qu’ils sont créés par un processus dynamique sur le terrain, et non en laboratoire. Les matériels hétérogènes biologiques (OHM) devraient être conformes à la définition figurant dans le règlement (UE) 2018/848. Leur obtention, leur sélection et leur production dans des conditions biologiques sont essentielles pour permettre à ces matériels de multiplication de s’adapter et de prospérer dans des conditions de production biologiques et de faibles apports d’intrants.
Amendement 87
Chapitre I – Article 3, paragraphe 29
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| «variété de conservation »: une variété qui est : | «variété de niche »: une variété qui: | ||||
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Exposé des motifs
Les végétaux hybrides, OGM et NTG sont incompatibles avec la définition d’une «variété de conservation», qui est produite par des méthodes artisanales; par conséquent, ils devraient être exclus.
Le terme «conservation» désigne généralement le maintien d’une chose dans un état statique. Étant donné que la nouvelle proposition s’étend à juste titre aux variétés nouvellement obtenues localement, le terme «conservation» n’est plus approprié. Nous suggérons d’utiliser à la place le terme «variété de niche». Il n’est pas toujours possible d’atteindre un niveau élevé de diversité génétique, comme dans le cas de certaines races primitives développées sous une forte pression de sélection pour répondre aux demandes du marché. En outre, pour les plantes à multiplication végétative telles que les arbres fruitiers ou les pommes de terre, il est biologiquement impossible de garantir une grande diversité génétique.
Amendement 88
Chapitre I – Article 7
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| Exigences relatives à la production et à la commercialisation des semences et matériels de prébase, de base et certifiés | Exigences relatives à la production et à la commercialisation des semences et matériels de prébase, de base et certifiés | ||||
| 1. Les semences de prébase, de base et certifiées ne peuvent être produites et commercialisées dans l’Union que si toutes les conditions suivantes sont remplies: | 1. Les semences de prébase, de base et certifiées ne peuvent être produites et commercialisées dans l’Union que si toutes les conditions suivantes sont remplies: | ||||
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| 2. Les matériels de prébase, de base et certifiés ne peuvent être produits et commercialisés dans l’Union que si toutes les conditions suivantes sont remplies: | 2. Les matériels de prébase, de base et certifiés ne peuvent être produits et commercialisés dans l’Union que si toutes les conditions suivantes sont remplies: | ||||
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| 3. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués, conformément à l’article 75, afin de modifier l’annexe II. Ces modifications adaptent ladite annexe à l’évolution des normes techniques et scientifiques internationales et peuvent concerner les exigences relatives aux éléments suivants: |
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| 4. La Commission peut adopter des actes d’exécution précisant les exigences en matière de production et de commercialisation visées dans les parties A et B de l’annexe II, applicables à certain(e)s genres, espèces ou catégories de MRV et, le cas échéant, à certain(e)s grades, classes, générations ou autres sous-divisions de la catégorie concernée. Ces exigences portent sur un ou plusieurs des éléments suivants: |
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| Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 76, paragraphe 2, afin d’adapter les exigences à l’évolution des normes techniques et scientifiques internationales applicables. |
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Exposé des motifs
Compte tenu des effets possibles sur la qualité et la variété des MRV sur le marché et des droits des différents opérateurs, le législateur ne devrait pas autoriser la Commission à adopter des actes délégués et des actes d’exécution sans préciser au préalable leur champ d’application.
Amendement 89
Chapitre I – Article 8, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Une fois par an, les opérateurs professionnels soumettent à l’autorité compétente une déclaration concernant les quantités par espèce de semences et de matériels standard qu’ils ont produites. | Les opérateurs professionnels conservent pendant cinq ans les données relatives aux quantités par espèce de semences et de matériels standard qu’ils ont produites. |
Exposé des motifs
Il est trop fastidieux d’imposer une telle charge administrative; il devrait être suffisant de conserver les données pendant un certain nombre d’années.
Amendement 90
Chapitre II – Article 17
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. L’étiquette officielle et l’étiquette de l’opérateur sont rédigées dans au moins une des langues officielles de l’Union. | 1. L’étiquette officielle et l’étiquette de l’opérateur sont rédigées dans au moins une des langues officielles de l’Union. |
| 2. L’étiquette officielle et l’étiquette de l’opérateur sont lisibles, indélébiles, infalsifiables, imprimées sur une seule face et facilement visibles, et elles n’ont pas été utilisées précédemment. | 2. L’étiquette officielle et l’étiquette de l’opérateur sont lisibles, indélébiles, infalsifiables, imprimées sur une seule face et facilement visibles, et elles n’ont pas été utilisées précédemment. |
| 3. Tout espace de l’étiquette officielle ou de l’étiquette de l’opérateur autre que ceux concernant les éléments mentionnés au paragraphe 4 peut être utilisé par l’autorité compétente pour mentionner des informations supplémentaires. Ces informations sont inscrites en caractères dont la taille n’est pas supérieure à celle du contenu de l’étiquette officielle ou de l’étiquette de l’opérateur visé au paragraphe 4. Ces informations supplémentaires sont strictement factuelles, n’ont aucune visée publicitaire et sont uniquement liées aux exigences en matière de production et de commercialisation ou aux exigences en matière d’étiquetage des organismes génétiquement modifiés ou des végétaux NTG de catégorie 1, tels que définis à l’article 3, point 7), du règlement (UE) .../... [Office des publications, prière d’insérer la référence au règlement NTG…]. . | 3. Tout espace de l’étiquette officielle ou de l’étiquette de l’opérateur autre que ceux concernant les éléments mentionnés au paragraphe 4 peut être utilisé par l’autorité compétente pour mentionner des informations supplémentaires. Ces informations sont inscrites en caractères dont la taille n’est pas supérieure à celle du contenu de l’étiquette officielle ou de l’étiquette de l’opérateur visé au paragraphe 4. Ces informations supplémentaires sont strictement factuelles, n’ont aucune visée publicitaire et sont uniquement liées aux exigences en matière de production et de commercialisation , aux exigences en matière d’étiquetage des organismes génétiquement modifiés ou des végétaux NTG de catégorie 1, tels que définis à l’article 3, point 7), du règlement (UE) .../... [Office des publications, prière d’insérer la référence au règlement NTG …] ou aux droits de propriété intellectuelle liés au matériel . |
Exposé des motifs
Les informations sur les restrictions à l’utilisation des variétés commercialisées résultant d’un droit d’obtention végétale ou d’un brevet devraient être accessibles au public et indiquées sur l’emballage des semences.
Amendement 91
Chapitre II – Article 22, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| Par dérogation à l’article 21, paragraphe 1, les États membres peuvent autoriser la production et la commercialisation d’un mélange de semences de divers genres ou espèces énumérés dans la partie A de l’annexe I, ainsi que de différentes variétés de ces genres ou espèces, avec des semences de genres ou d’espèces d’autres parties de cette annexe, ou de genres ou d’espèces non énumérés dans cette annexe, si ce mélange remplit toutes les conditions suivantes: | Par dérogation à l’article 21, paragraphe 1, les États membres peuvent autoriser la production et la commercialisation d’un mélange de semences de divers genres ou espèces énumérés dans la partie A de l’annexe I, ainsi que de différentes variétés de ces genres ou espèces, avec des semences de genres ou d’espèces d’autres parties de cette annexe, ou de genres ou d’espèces non énumérés dans cette annexe, si ce mélange remplit toutes les conditions suivantes: | ||||
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Exposé des motifs
La commercialisation de mélanges destinés à la préservation vise à préserver les ressources phytogénétiques. Des droits de propriété intellectuelle restreignant leur utilisation à des fins de conservation, même par un opérateur agricole utilisant dans sa propre exploitation des semences ou des végétaux issus de ses cultures, seraient contraires à l’article 12, paragraphe 3, point d), du traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture. En outre, un mélange de préservation est naturellement lié à une zone spécifique («zone source») et ne devrait pas résulter de modifications génétiques en laboratoire pour des OGM ou d’autres végétaux NTG.
Amendement 92
Chapitre II – Article 26
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. Par dérogation à l’article 20, les MRV appartenant à une variété de conservation enregistrée dans un registre national des variétés visé à l’article 44, paragraphe 1, point b), peuvent être produits et commercialisés dans l’Union en tant que semences ou matériels standard, s’ils satisfont à toutes les exigences relatives aux semences et matériels standard de l’espèce concernée, telles que visées à l’article 8. | 1. Par dérogation à l’article 20, les MRV appartenant à une variété de conservation enregistrée dans un registre national des variétés visé à l’article 44, paragraphe 1, point b), peuvent être produits et commercialisés dans l’Union en tant que semences ou matériels standard, s’ils satisfont à toutes les exigences relatives aux semences et matériels standard de l’espèce concernée, telles que visées à l’article 8. |
| 2. Les MRV visés au paragraphe 1 sont accompagnés d’une étiquette de l’opérateur portant la mention «Variété de conservation». | 2. Les MRV visés au paragraphe 1 sont accompagnés d’une étiquette de l’opérateur portant la mention «Variété de conservation». |
| 3. Un opérateur professionnel qui utilise cette dérogation notifie annuellement à l’autorité compétente cette activité, en indiquant les espèces et les quantités concernées. | 3. Une variété de conservation, ses éléments et/ou ses composants génétiques ne peuvent pas être couverts par un droit de propriété intellectuelle limitant son utilisation à des fins de conservation, de recherche, d’obtention et/ou de formation, y compris en ce qui concerne la recherche et l’obtention participatives dans les exploitations. |
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| 4. Une variété de conservation ne consiste pas en un OGM ou un végétal NTG de catégorie 1 au sens de l’article 3, paragraphe 7, du règlement (UE) …/… ou un végétal NTG de catégorie 2 tel que défini à l’article 3, paragraphe 8, du règlement (UE) …/… [Office des publications, prière d’insérer la référence au règlement NTG …]. |
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| 5. Les opérateurs professionnels qui utilisent cette dérogation conservent pendant cinq ans les données relatives aux espèces et aux quantités concernées. |
Amendement 93
Chapitre II – Article 27, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Par dérogation à l’article 5, les MRV de matériels hétérogènes peuvent être produits et commercialisés dans l’Union sans appartenir à une variété. Les matériels hétérogènes sont notifiés à l’autorité compétente et enregistrés par celle-ci avant leur production et/ou leur commercialisation, conformément aux exigences énoncées à l’annexe VI. | Par dérogation à l’article 5, les MRV de matériels hétérogènes de toutes les espèces cultivées peuvent être produits et commercialisés dans l’Union sans appartenir à une variété. Les matériels hétérogènes sont notifiés à l’autorité compétente trois mois avant leur commercialisation, conformément aux exigences énoncées à l’annexe VI , et la liste devrait être gratuite pour le fournisseur . |
Exposé des motifs
La commercialisation des MRV de matériel hétérogène devrait être possible pour toutes les espèces cultivées après notification, comme le prévoit le règlement (UE) 2018/848 relatif à la production biologique.
Amendement 94
Chapitre II – Article 27, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| La Commission est habilitée à adopter un acte délégué, conformément à l’article 75, afin de modifier l’annexe VI. Ces modifications peuvent concerner tous les genres ou espèces, ou seulement certains d’entre eux, et: | La Commission est habilitée à adopter un acte délégué, conformément à l’article 75, afin de modifier l’annexe VI. Ces modifications peuvent concerner tous les genres ou espèces, ou seulement certains d’entre eux, et: | ||||
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| Ces modifications sont adoptées afin d’adapter les exigences à l’évolution des données techniques et scientifiques correspondantes et des normes internationales, et de tirer parti de l’expérience acquise dans le cadre de l’application du présent article en ce qui concerne tous les genres ou espèces ou seulement certains d’entre eux . | Ces modifications sont élaborées au moyen d’une consultation des multiples parties prenantes concernées par les matériels hétérogènes afin d’adapter les exigences à l’évolution des données techniques et scientifiques correspondantes et des normes internationales, et de tirer parti de l’expérience acquise dans le cadre de l’application du présent article en ce qui concerne toutes les espèces. |
Exposé des motifs
Les multiples parties prenantes (obtenteurs, producteurs de semences, agriculteurs, offices d’examen, chercheurs, etc.) concernées par les matériels hétérogènes devraient être associées à l’élaboration des règlements secondaires afin de veiller à ce que les actes délégués et les actes d’exécution soient précis, réalisables, reposant sur une large assise et répondant aux besoins du secteur.
Amendement 95
Chapitre II – Article 28, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CdR | ||||
| Par dérogation aux articles 5 à 12, 14, 15 et 20, les MRV peuvent être commercialisés aux utilisateurs finaux s’ils satisfont à toutes les exigences suivantes: | Par dérogation aux articles 5 à 12, 14, 15 et 20, les MRV peuvent être commercialisés aux utilisateurs finaux s’ils satisfont à toutes les exigences suivantes: | ||||
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Exposé des motifs
L’obligation de notification ferait peser une charge administrative excessive tant sur l’opérateur que sur l’autorité compétente. Il est préférable d’imposer en lieu et place à l’opérateur professionnel l’obligation de conserver les données pertinentes pendant cinq ans.
Amendement 96
Chapitre I – Article 29
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
| MRV commercialisés aux banques de gènes, organisations et réseaux, et entre ceux-ci |
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| 1. Par dérogation aux articles 5 à 25, les MRV peuvent être commercialisés aux banques de gènes, organisations et réseaux, ou entre ceux-ci, qui ont pour objectif statutaire, ou pour objectif officiellement notifié à l’autorité compétente, de conserver les ressources phytogénétiques, toutes les activités étant menées à des fins non lucratives. |
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| Ils peuvent également être commercialisés par ces banques de gènes, organisations et réseaux aux personnes qui assurent la conservation de ces MRV en tant que consommateurs finaux, à des fins non lucratives. |
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| Dans les cas prévus aux premier et deuxième alinéas, les MRV satisfont aux exigences suivantes: |
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| 2. Les banques de gènes, les organisations et les réseaux notifient à l’autorité compétente l’utilisation de la dérogation visée au paragraphe 1 et les espèces concernées. |
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Exposé des motifs
L’échange de MRV entre des banques de gènes et d’autres organisations à des fins de conservation ne peut être considéré comme une activité commerciale. Les activités liées au traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (ITPGRFA), à savoir la conservation des ressources phytogénétiques, y compris la conservation et gestion durable ex situ et in situ dans les exploitations, devraient être exclues du champ d’application du règlement.
Amendement 97
Chapitre II – Article 30
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 1. Par dérogation aux articles 5 à 25, les agriculteurs peuvent échanger des semences en nature, si ces semences remplissent toutes les conditions suivantes: | 1. Par dérogation aux articles 5 à 25, les agriculteurs peuvent échanger des MRV en nature, si ces matériels remplissent toutes les conditions suivantes: | ||||
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| 2. Ces semences satisfont à toutes les exigences suivantes: | 2. Ces MRV satisfont à toutes les exigences suivantes: | ||||
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| 3. Les États membres notifient annuellement à la Commission et aux autres États membres les quantités par espèce définies conformément au paragraphe 2, point b). |
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Exposé des motifs
Conformément à l’article 19 de l’UNDROP, les agriculteurs et les autres personnes vivant dans les zones rurales ont, entre autres, «le droit de conserver, d’utiliser, d’échanger et de vendre des semences de ferme ou du matériel de multiplication».
Amendement 98
Chapitre II – Article 36, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La Commission peut, au moyen d’actes d’exécution, autoriser les États membres à imposer, en ce qui concerne la production et la commercialisation des MRV, des exigences en matière de production ou de commercialisation plus sévères que celles visées aux articles 7 et 8, sur tout ou partie du territoire de l’État membre concerné, à condition que ces exigences plus sévères correspondent aux conditions de production et aux besoins agroclimatiques spécifiques de cet État membre en ce qui concerne les MRV en question. | La Commission peut, au moyen d’actes d’exécution, autoriser les États membres à imposer, en ce qui concerne la production et la commercialisation des MRV, des exigences en matière de production ou de commercialisation plus sévères que celles visées aux articles 7 et 8, sur tout ou partie du territoire de l’État membre concerné, à condition que ces exigences plus sévères correspondent aux conditions de production et aux besoins agroclimatiques spécifiques de cet État membre en ce qui concerne les MRV en question. Ces exigences devraient être proportionnées aux coûts de production et de commercialisation des MRV et à l’incidence prévue de ces exigences plus strictes. |
| Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 76, paragraphe 2. | Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 76, paragraphe 2. |
Exposé des motifs
Les exigences détaillées en matière de production et de commercialisation se traduisent par des coûts et des charges administratives supplémentaires pour les opérateurs sur le terrain. Des exigences supplémentaires ont une incidence négative sur les acteurs les plus petits, en particulier ceux qui s’efforcent d’offrir une diversité de variétés et d’espèces, plutôt que de se concentrer sur les cultures les plus courantes/traditionnelles. Il est donc important d’inclure une garantie afin que toute exigence supplémentaire soit véritablement proportionnée, compte tenu notamment de l’absence de possibilité de participation directe des parties prenantes concernées au processus décisionnel relatif à un acte d’exécution.
Amendement 99
Chapitre II – Article 41
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les opérateurs professionnels qui produisent les MRV: | Les opérateurs professionnels qui , sans être des microentreprises, produisent les MRV à des fins d’exploitation commerciale : |
| […] | […] |
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| Le présent article ne s’applique pas aux opérateurs professionnels qui produisent ou commercialisent des MRV conformément aux articles 28, 29 et 30. |
Exposé des motifs
Conformément au principe de proportionnalité, les microentreprises devraient être exemptées de ces nouvelles obligations pour les opérateurs professionnels. En vertu du règlement (UE) 2016/2013 (4), (tous) les opérateurs professionnels sont déjà tenus d’identifier et de surveiller les points critiques de la production de plantes et de semences pour la santé des végétaux. Cela reste inchangé.
Amendement 100
Chapitre II – Article 42
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| Traçabilité | Traçabilité | ||||
| 1. Les opérateurs professionnels veillent à ce que la traçabilité des MRV soit garantie à tous les stades de la production et de la commercialisation. | 1. Les opérateurs professionnels veillent à ce que la traçabilité des MRV soit garantie à tous les stades de la production et de la commercialisation. | ||||
| 2. Aux fins de l’application du paragraphe 1, les opérateurs professionnels conservent les informations leur permettant d’identifier: | 2. Aux fins de l’application du paragraphe 1, les opérateurs professionnels conservent les informations leur permettant d’identifier: | ||||
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| Sur demande, ils mettent ces informations à la disposition des autorités compétentes. | Sur demande, ils mettent ces informations à la disposition des autorités compétentes. | ||||
| 3. Les opérateurs professionnels tiennent des registres des MRV ainsi que des opérateurs professionnels et des personnes visés au paragraphe 2 pendant trois ans après que ces matériels ont été fournis par les opérateurs professionnels ou ont été fournis aux personnes en question. | 3. Les opérateurs professionnels tiennent des registres des MRV ainsi que des opérateurs professionnels et des personnes visés au paragraphe 2 pendant trois ans après que ces matériels ont été fournis par les opérateurs professionnels ou ont été fournis aux personnes en question. | ||||
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| 4. Les obligations énoncées aux paragraphes 1 à 3 ne s’appliquent pas aux microentreprises. | ||||
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| 5. Le présent article ne s’applique pas aux opérateurs professionnels qui produisent ou commercialisent des MRV conformément aux articles 28, 29 et 30. |
Exposé des motifs
Conformément au principe de proportionnalité, les microentreprises devraient être exemptées de ces nouvelles obligations pour les opérateurs professionnels, lesquelles représentent une charge administrative très significative.
Amendement 101
Chapitre II – Article 44, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| Chaque État membre établit, publie, sous forme électronique, et tient à jour un registre national unique des variétés («registre national des variétés») contenant: | Chaque État membre établit, publie, sous forme électronique, et tient à jour un registre national unique des variétés («registre national des variétés») contenant: | ||||
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Exposé des motifs
Tous les types de cultures, variétés, variétés de conservation, variétés biologiques et matériels hétérogènes devraient être publiés sur le portail des variétés végétales de l’UE afin de garantir la transparence des MRV disponibles.
Amendement 102
Chapitre II – Article 46
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. Les registres nationaux des variétés et le registre des variétés de l’Union contiennent tous les éléments figurant à l’annexe VII concernant les variétés visées à l’article 44, paragraphe 1, point a). | 1. Les registres nationaux des variétés et le registre des variétés de l’Union contiennent tous les éléments figurant à l’annexe VII concernant les variétés visées à l’article 44, paragraphe 1, point a). |
| Dans le cas des variétés de conservation visées à l’article 44, paragraphe 1, point b), ces registres contiennent au moins un bref résumé de la description officiellement reconnue et la mention de la région initiale de leur origine, de leur dénomination et de la personne qui assure leur sélection conservatrice. | Dans le cas des variétés de conservation visées à l’article 44, paragraphe 1, point b), ces registres contiennent au moins un bref résumé de la description officiellement reconnue et la mention de la région initiale de leur origine, de leur dénomination et de la personne qui assure leur sélection conservatrice. |
| 2. La Commission est habilitée à adopter un acte délégué, conformément à l’article 75, afin de modifier l’annexe VII, en tenant compte des progrès techniques et scientifiques et, sur la base de l’expérience acquise, en indiquant la nécessité pour les autorités compétentes ou les opérateurs professionnels d’obtenir des informations plus précises sur les variétés enregistrées. | 2. La Commission est habilitée à adopter un acte délégué, conformément à l’article 75, afin de modifier l’annexe VII, et ce à la seule fin d’ajouter des éléments devant être inclus dans le registre des variétés, en tenant compte des progrès techniques et scientifiques et, sur la base de l’expérience acquise, en indiquant la nécessité pour les autorités compétentes ou les opérateurs professionnels d’obtenir des informations plus précises sur les variétés enregistrées. |
Exposé des motifs
L’annexe VII contient des informations essentielles; la Commission devrait uniquement les étendre, et non les supprimer ou les réduire. La délégation de pouvoir n’est acceptable que lorsqu’elle porte sur l’ajout d’informations précieuses à inclure dans les registres des variétés, à la lumière des éventuels progrès scientifiques et technologiques.
Amendement 103
Chapitre II – Article 47, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| Les variétés ne sont enregistrées dans un registre national des variétés conformément aux articles 55 à 68 que si: | Les variétés ne sont enregistrées dans un registre national des variétés conformément aux articles 55 à 68 que si: | ||||
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| […] | […] |
Exposé des motifs
Si les examens sur la valeur culturale et d’utilisation durable sont étendus à tous les groupes de cultures, y compris aux cultures de légumes, de fruits et de raisins, cela entraînera des efforts supplémentaires pour les offices d’examen et des coûts et charges supplémentaires pour les obtenteurs. En lieu et place de cela, il convient de dégager des fonds supplémentaires pour les examens post-enregistrement des cultures non arables menés dans les exploitations agricoles mêmes avec un faible apport d’intrants, comme cela est décrit dans le document https://www.liveseed.eu/wp-content/uploads/2021/02/21-01-29-LIVESEED_D2_3_final-compressed.pdf issu du projet LIVESEED (Horizon 2020).
Amendement 104
Chapitre II, article 47, paragraphe 1, points f) et g)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
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Exposé des motifs
La proposition prévoit qu’un seul État membre — celui qui traite la demande d’enregistrement des variétés — définit les conditions de culture pour l’ensemble de l’UE. Cela pose problème, compte tenu des différences entre les systèmes agricoles qui coexistent dans toute l’Union. Le présent amendement prévoit donc que les conditions de culture sont définies au niveau national, par chaque État membre où la variété sera commercialisée. Afin de garantir que ces conditions soient adaptées autant que possible aux circonstances nationales, l’autorité compétente devrait être tenue de procéder à une consultation publique avant de les adopter.
Amendement 105
Chapitre II, article 47, paragraphe 1, nouveau point h)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Tout État membre ou région peut, sur demande à traiter conformément à la procédure visée à l’article 76, être autorisé à interdire, pour tout ou partie de son territoire, l’utilisation de la variété ou à prescrire des conditions appropriées de culture de la variété, en particulier les variétés constituées d’un OGM ou d’un végétal NTG de catégorie 1 au sens de l’article 3, paragraphe 7, du règlement (UE) …/… ou d’un végétal NTG de catégorie 2 tel que défini à l’article 3, paragraphe 8, du règlement (UE) …/… [Office des publications, prière d’insérer la référence au règlement NTG …], s’il est prouvé que la culture de cette variété pourrait nuire, sur le plan phytosanitaire, à la culture d’autres variétés ou espèces; ou lorsqu’il/elle a d’autres raisons valables de considérer que la culture de la variété sur son territoire présente un risque pour la santé humaine ou l’environnement. |
Exposé des motifs
Cette disposition reflète celle de l’article 16 de la directive (UE) 2015/412 (5) pour permettre aux États membres d’interdire ou de fixer des conditions de culture spécifiques pour les variétés composées d’OGM ou de végétaux NTG 1 ou NTG 2.
Amendement 106
Chapitre II – Article 47, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Aux fins de l’enregistrement d’une variété dans son registre national des variétés, une autorité compétente accepte , sans autre examen, une description officielle ou un examen officiel des exigences relatives à la valeur culturale et d’utilisation durable, visés au paragraphe 1, point a) i), qui ont été produits par une autorité compétente d’un autre État membre. | Aux fins de l’enregistrement d’une variété dans son registre national des variétés, une autorité compétente peut accepter , sans autre examen, une description officielle , une description officiellement reconnue ou un examen officiel des exigences relatives à la valeur culturale et d’utilisation durable, visés au paragraphe 1, point a) i), qui ont été produits par une autorité compétente d’un autre État membre. |
Exposé des motifs
Compte tenu des différences de conditions pédoclimatiques et de systèmes agricoles entre les États membres, il convient de laisser à l’appréciation d’une autorité compétente la question de savoir si elle accepte, sans autre examen, la description et les résultats de l’examen de valeur culturale et d’utilisation provenant d’autres États membres.
Amendement 107
Chapitre III – Article 52, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Aux fins de l’enregistrement des variétés biologiques adaptées à la production biologique, telles que définies à l’article 3, point 19), du règlement (UE) 2018/848, l’examen de la valeur culturale et d’utilisation durable est effectué dans des conditions de production biologiques, conformément audit règlement, et notamment à son article 5, points d), e), f) et g), à son article 12 et à la partie I de son annexe II. | L’examen de la valeur culturale et d’utilisation est effectué dans des conditions de production biologiques, conformément audit règlement, et notamment à son article 5, points d), e), f) et g), à son article 12 et à la partie I de son annexe II. |
| Lorsque les autorités compétentes ne sont pas en mesure d’effectuer un examen dans des conditions de production biologiques ou d’effectuer l’examen de certains caractères, y compris la sensibilité aux maladies, l’examen peut être effectué dans des conditions de faible apport d’intrants et avec uniquement les traitements absolument nécessaires à l’achèvement de l’examen à base de pesticides et d’autres intrants externes. | Aux fins de l’enregistrement des variétés biologiques adaptées à la production biologique au sens de l’article 3, paragraphe 19, du règlement (UE) 2018/848, il n’y a pas lieu de déroger aux conditions portant sur les conditions biologiques de test. Pour toutes les autres variétés, lorsque les autorités compétentes ne sont pas en mesure d’effectuer un examen dans des conditions de production biologiques ou d’effectuer l’examen de certains caractères, y compris la sensibilité aux maladies, l’examen peut être effectué dans des conditions de conversion biologique ou de faible apport d’intrants et avec uniquement les traitements absolument nécessaires à l’achèvement de l’examen à base de pesticides et d’autres intrants externes. Le cas échéant, les États membres doivent faire rapport chaque année à la Commission européenne sur les raisons qui sous-tendent la réalisation de tests dans des conditions non biologiques et sur la mise en œuvre de ceux-ci, ainsi que sur les mesures prévues pour parvenir à une transition à l’avenir. Ces rapports devraient être publiés chaque année par la Commission européenne. |
Exposé des motifs
La proposition vise à juste titre à «contribuer à une production agricole durable, adaptée aux conditions climatiques actuelles et futures prévues». Pour y parvenir au mieux, la proposition devrait imposer que le contrôle des variétés, en particulier s’agissant de la valeur culturale et d’utilisation, ait lieu dans des conditions de production biologiques. Cela inciterait les obtenteurs à créer de nouvelles variétés indépendantes des intrants chimiques et des engrais de synthèse, ce qui faciliterait, pour les agriculteurs, la transition vers des méthodes de culture plus résilientes et plus durables.
Amendement 108
Chapitre IV, article 56, paragraphe 1, nouveaux points p) et q)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
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Exposé des motifs
Afin de garantir le plus haut niveau de transparence pour les utilisateurs de la variété, les demandeurs devraient fournir des informations sur les méthodes de sélection utilisées et sur la question de savoir si l’utilisation de la variété à des fins d’obtention ou d’exploitation agricole est limitée de façon globale ou pour certains de ses composants. L’inclusion de cette obligation dans la demande d’enregistrement est nécessaire pour garantir le respect des exigences de l’annexe VII, en ce qui concerne les informations à contenir et à mettre à la disposition du public sur les registres des variétés nationaux et de l’UE.
Amendement 109
Chapitre IV – Article 61, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| Par dérogation à l’article 59, paragraphe 2, l’examen technique visant à déterminer si la variété a une valeur agronomique et technologique durable , conformément à l’article 52, ou une partie de cet examen, peut être effectué par le demandeur dans les conditions suivantes: | Par dérogation à l’article 59, paragraphe 2, l’examen technique visant à déterminer si la variété a une valeur agronomique et technologique, conformément à l’article 52, ou une partie de cet examen, peut être effectué par le demandeur dans les conditions suivantes: | ||||
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| Le paragraphe 1 ne s’applique pas dans les cas où la variété: | ||||
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Exposé des motifs
Si la supervision officielle des opérateurs professionnels pour la certification des lots de semences peut être acceptable pour l’efficacité globale du système, elle ne devrait pas s’appliquer aux variétés contenant des OGM ou des NTG ou consistant en de tels organismes ou à celles qui présentent des effets agronomiques indésirables potentiels.
Amendement 110
Chapitre IV – Article 63, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Dans le cas des variétés de MRV destinées exclusivement à la production de matières premières agricoles à des fins industrielles, certains éléments de l’examen technique et les utilisations prévues de ces variétés, dont la divulgation publique peut avoir une incidence sur la position concurrentielle du demandeur, sont traités de manière confidentielle si le demandeur en fait la demande. |
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Exposé des motifs
La transparence est essentielle en ce qui concerne les informations contenues dans les registres des variétés, en particulier les informations relatives aux utilisations potentielles de la variété en ce qui concerne son utilisation exclusive pour la production de matières premières agricoles à des fins industrielles.
Amendement 111
Chapitre IV – Article 66
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Après l’examen quant à la forme de la demande visé à l’article 57 et avant l’enregistrement d’une variété dans un registre national des variétés en vertu de l’article 67, l’autorité compétente consulte l’OCVV sur la dénomination variétale proposée par le demandeur . | Après l’examen quant à la forme de la demande visé à l’article 57 et avant l’enregistrement d’une variété dans un registre national des variétés en vertu de l’article 67, l’autorité compétente consulte les parties prenantes concernées au niveau national, ainsi que le comité visé à l’article 76, paragraphe 1, sur l’éligibilité de la dénomination variétale, telle que sollicitée par le demandeur, en tenant compte des exigences énoncées à l’article 54 . L’autorité compétente peut également consulter l’OCVV, qui lui soumet une recommandation concernant l’éligibilité de la dénomination variétale proposée par le demandeur en tenant compte des exigences énoncées à l’article 54. L’autorité compétente informe le demandeur de la recommandation. |
| L’OCVV soumet à l’autorité compétente une recommandation concernant l’éligibilité de la dénomination variétale proposée par le demandeur en tenant compte des exigences énoncées à l’article 54. L’autorité compétente informe le demandeur de cette recommandation. |
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Exposé des motifs
La mission de l’OCVV porte pour l’essentiel sur la protection des variétés végétales. S’il est utile de disposer de sa contribution quant à la dénomination, cela ne peut pas remplacer des discussions avec d’autres États membres et parties prenantes. Les questions de dénomination vont au-delà des variétés existantes et suscitent des préoccupations d’un ordre plus vaste pour le bien public, comme indiqué à l’article 54.
Amendement 112
Chapitre IV – Article 68
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. Par dérogation aux articles 54 à 67, les autorités compétentes enregistrent immédiatement dans leurs registres nationaux des variétés toutes les variétés officiellement admises ou enregistrées avant le ... [date d’entrée en vigueur du présent règlement] dans les catalogues, listes ou registres établis par leur État membre conformément à l’article 5 de la directive 68/193/CEE, à l’article 3 de la directive 2002/53/CE, à l’article 3, paragraphe 2, de la directive 2002/55/CE et à l’article 7 , paragraphe 4, de la directive 2008/90/CE, sans appliquer la procédure d’enregistrement prévue par ces articles. | 1. Par dérogation aux articles 54 à 67, les autorités compétentes enregistrent immédiatement dans leurs registres nationaux des variétés toutes les variétés officiellement admises ou enregistrées avant le ... [date d’entrée en vigueur du présent règlement] dans les catalogues, listes ou registres établis par leur État membre conformément à l’article 5 de la directive 68/193/CEE, à l’article 3 de la directive 2002/53/CE, à l’article 3, paragraphe 2, de la directive 2002/55/CE , ainsi que les variétés assorties d’une description officielle aux termes de l’article 7 de la directive 2008/90/CE, sans appliquer la procédure d’enregistrement prévue par ces articles. |
| 2. Par dérogation à l’article 53, les variétés admises conformément à l’article 3 de la directive 2008/62/CE et à l’article 3, paragraphe 1, de la directive 2009/145/CE avant le ... [JO, prière d’insérer la date d’entrée en vigueur du présent règlement] sont immédiatement enregistrées dans les registres nationaux des variétés en tant que variétés de conservation pourvues d’une description officiellement reconnue, sans appliquer la procédure d’enregistrement prévue par ledit article. | 2. Par dérogation à l’article 53, les variétés admises conformément à l’article 3 de la directive 2008/62/CE , à l’article 3, paragraphe 1, et à l’article 21, paragraphe 1, de la directive 2009/145/CE , ainsi que les variétés assorties d’une description officielle aux termes de l’article 7 de la directive 2008/90/CE avant le ... [JO, prière d’insérer la date d’entrée en vigueur du présent règlement] sont immédiatement enregistrées dans les registres nationaux des variétés en tant que variétés de conservation pourvues d’une description officiellement reconnue, sans appliquer la procédure d’enregistrement prévue par ledit article. |
Exposé des motifs
Il est important de permettre l’enregistrement dans les registres nationaux des variétés actuellement classées comme «variétés de légumes sans valeur intrinsèque pour la production commerciale mais créées en vue de répondre à des conditions de culture particulières» au titre de la directive 2009/145/CE (6) après l’entrée en vigueur de la proposition. Ces variétés, souvent vendues à des jardiniers domestiques, comprennent également de nouvelles variétés développées pour des régions agroclimatiques spécifiques en dehors de la production végétale commerciale. Il est essentiel de les inclure dans le régime redéfini des variétés de conservation afin de refléter fidèlement cette diversité.
Amendement 113
Chapitre V – Article 81
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
| Modification du règlement (UE) 2018/848 |
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| Le règlement (UE) 2018/848 est modifié comme suit: |
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Exposé des motifs
Aucune modification n’est nécessaire pour le règlement (UE) 2018/848 relatif à la production biologique, car cela comporte le risque qu’un autre acte dérivé (article 27, paragraphe 3, du règlement MRV) affaiblisse la définition. Le règlement relatif à la production biologique a fixé un objectif ambitieux de mettre un terme aux dérogations à l’utilisation de MRV non biologiques dans la production biologique, et les régimes relatifs au matériel hétérogène biologique et aux variétés biologiques ont été élaborés pour accroître l’offre de semences biologiques et de matériel végétal adapté aux conditions de culture biologique.
Amendement 114
Annexe VII
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| Les registres nationaux des variétés et le registre des variétés de l’Union contiennent tous les éléments suivants: | Les registres nationaux des variétés et le registre des variétés de l’Union contiennent tous les éléments suivants: | ||||
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Exposé des motifs
Il est très important que les obtenteurs biologiques connaissent les antécédents de reproduction afin de choisir le matériel parental approprié pour les programmes de sélection biologique; par conséquent, les techniques de sélection devraient être déclarées au cours de la procédure d’enregistrement.
La transparence est également nécessaire pour les droits de propriété intellectuelle afin d’éviter les violations involontaires des brevets.
II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CdR),
| 1. | salue les efforts déployés par la Commission européenne pour œuvrer à la recherche de solutions garantissant un avenir durable à l’agriculture de l’UE. Ce défi devrait être abordé dans les plans stratégiques relevant de la PAC, en offrant un éventail plus large de solutions; |
| 2. | reconnaît l’importance des défis liés à l’adaptation de l’agriculture au changement climatique; estime néanmoins que la résilience de l’agriculture ne peut être considérée comme étant plus importante que le développement d’une agriculture durable, des revenus équitables pour les agriculteurs et la protection de la biodiversité; |
| 3. | s’inquiète du calendrier serré, qui ne permet pas un véritable débat démocratique et des consultations des citoyens et des parties prenantes, qui constituent un élément indispensable des processus législatifs démocratiques, et demande que soit dégagé le temps nécessaire pour une analyse et des discussions approfondies; |
| 4. | souligne que l’introduction des nouvelles techniques génomiques (NTG) dans l’agriculture européenne et leur libéralisation sont discutables à un moment où il n’existe que des preuves théoriques de leur utilité pour accompagner les agriculteurs dans l’adaptation au changement climatique; |
| 5. | renvoie au rapport de l’Agence nationale française de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), qui conclut qu’il est nécessaire de respecter le principe de précaution, tel qu’il est consacré par le droit primaire de l’Union européenne, et qui continue de constituer une pierre angulaire du cadre réglementaire régissant les végétaux obtenus grâce à certaines nouvelles techniques génétiques (NTG); demande par conséquent des procédures obligatoires d’évaluation des risques et d’autorisation pour l’ensemble des NTG; |
| 6. | fait valoir que, tant qu’il n’existe pas de preuves tangibles de leur utilité pour accompagner les agriculteurs dans l’adaptation au changement climatique, tous les végétaux NTG devraient rester soumis à la législation sur les OGM afin de garantir leur traçabilité; |
| 7. | demande une transparence et une traçabilité totales, y compris en matière d’étiquetage, tout au long de la chaîne de valeur, depuis les semences jusqu’à l’assiette, conformément à l’article 11 du protocole de Cartagena, afin de garantir la liberté de choix des produits sans NTG pour les consommateurs et les acteurs de l’agriculture biologique et/ou sans OGM, sans répercuter les coûts supplémentaires sur les producteurs et les consommateurs «sans NTG»; |
| 8. | constate, à cet égard, que la base juridique de la proposition de règlement NTG, à savoir l’article 114 du traité FUE, qui est censé défendre les droits et l’information des consommateurs, n’est pas cohérente avec la proposition, qui réduit considérablement leur niveau de protection en matière de liberté de choix, d’information et de traçabilité; |
| 9. | relève en outre que la proposition n’est pas non plus conforme à l’article 169 du traité FUE, qui vise à protéger la santé, la sécurité et les intérêts économiques des consommateurs et à promouvoir leur droit à l’information; |
| 10. | précise que la nouvelle réglementation du matériel de reproduction des végétaux pourrait accroître inutilement la charge administrative pesant sur nos agriculteurs et la dépendance de ceux-ci à l’égard des grandes entreprises semencières ainsi que la charge administrative pesant sur les autorités compétentes; |
| 11. | demande la modification de la législation de l’Union sur les droits de propriété intellectuelle, afin d’interdire les brevets sur les NTG avant l’entrée en vigueur des deux règlements; |
| 12. | sollicite le respect du principe de précaution, étant donné que la proposition NTG, dans sa forme actuelle, viole le traité de Lisbonne (article 191) et le protocole de Cartagena (article 15) en excluant les mesures d’évaluation et de suivi des effets et des risques potentiels sur la santé ou l’environnement avant et après la commercialisation des produits NTG; |
| 13. | requiert que le principe de subsidiarité soit garanti en général et, en particulier, que les États membres et les régions de l’Union soient habilités à définir des territoires sans NTG pour l’agriculture, l’obtention et la production de semences biologiques et sans NTG; |
| 14. | soutient fermement le pacte vert pour l’Europe et, dans ce cadre, la stratégie «De la ferme à la table», qui vise à ce que 25 % des terres agricoles de l’Union soient consacrées à l’agriculture biologique d’ici à 2030; |
| 15. | accueille favorablement et appuie résolument la proposition actuelle de la Commission d’exclure l’utilisation de semences NTG dans l’agriculture biologique, dans le même esprit qui a présidé à l’interdiction de l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés (OGM) dans ce secteur et afin de garantir la liberté de choix des consommateurs; |
| 16. | réclame des mesures, y compris une compensation financière, pour garantir une protection durable et efficace contre la contamination involontaire et les autres désavantages pour l’agriculture biologique et sans OGM, ainsi que pour les productions alimentaires de qualité protégées par des indications géographiques; |
| 17. | souligne que les distributeurs doivent supporter tous les coûts liés à la contamination de la production alimentaire biologique et sans OGM, et que des règles de responsabilité conformes au principe du «pollueur-payeur» doivent être prévues à cette fin; |
| 18. | demande la mise au point et la mise à disposition de méthodes par les développeurs et/ou distributeurs de NTG pour identifier et détecter de manière analytique l’événement NTG afin de permettre la traçabilité et d’éviter la fraude. Ces méthodes doivent être rendues publiques; |
| 19. | demande que des mesures soient définies au niveau de l’Union pour la coexistence des productions avec et sans OGM avant la dissémination des cultures NTG 1 et NTG 2, étant donné que cela ne peut être délégué aux États membres; |
| 20. | se félicite de la reconnaissance de la diversité des profils des opérateurs et de la possibilité de vendre et d’échanger des semences en dehors de la législation; |
| 21. | fait observer que les propositions, sous leur forme actuelle, pourraient entraîner une perte de biodiversité en compromettant la production et l’utilisation de variétés de conservation traditionnelles et nouvellement développées représentant une part significative de la diversité génétique des espèces végétales cultivées; |
| 22. | demande qu’il soit permis aux agriculteurs d’accéder aux ressources phytogénétiques afin de promouvoir l’utilisation durable et la recherche en champ en tant que moteurs de l’innovation territorialisée; |
| 23. | demande que les banques de gènes, organisations et réseaux nationaux participant au transfert de matériel de reproduction des végétaux (MRV) pour la conservation et l’utilisation durable des ressources phytogénétiques et de la biodiversité agricole soient exemptés du champ d’application du règlement; |
| 24. | précise que la nouvelle réglementation du matériel de reproduction des végétaux pourrait accroître inutilement la charge administrative pesant sur nos agriculteurs et la dépendance de ceux-ci à l’égard des grandes entreprises semencières; |
| 25. | demande que les définitions de «commercialisation» et d’«opérateur professionnel» soient limitées aux cas où il existe une intention d’exploiter commercialement les MRV, ce qui exclut les banques de gènes, organisations et réseaux actifs en matière de conservation; |
| 26. | demande la suppression des règles supplémentaires relatives à la production de semences et de matériels standard qui engendrent des coûts réglementaires disproportionnés pour les petits producteurs de semences; |
| 27. | demande que les microentreprises soient exemptées des nouvelles exigences en matière de rapports, de surveillance et de traçabilité pour les opérateurs professionnels; |
| 28. | demande que les examens sur la valeur culturale et d’utilisation durable (VSCU) ne soient pas étendus à toutes les cultures, notamment les légumes et les fruits, car cela entraînerait une charge et des coûts inutiles pour les obtenteurs; |
| 29. | demande que tous les types de cultures (variétés, variétés de conservation, variétés biologiques, matériel hétérogène), tous les droits de propriété intellectuelle liés aux variétés libérées dans l’UE ainsi que les méthodes et technologies d’obtention appliquées (par exemple, fusion cellulaire, édition génétique, mutagenèse aléatoire, etc.) soient mis à la disposition du public par voie électronique sur le portail des variétés végétales de l’Union européenne afin d’accroître la transparence des MRV disponibles pour les agriculteurs et les consommateurs. |
Bruxelles, le 17 avril 2024.
Le président
du Comité économique et social européen
Vasco ALVES CORDEIRO
(10) Règlement (CE) no 1830/2003 du Parlement européen et du Conseil du 22 septembre 2003 concernant la traçabilité et l’étiquetage des organismes génétiquement modifiés et la traçabilité des produits destinés à l’alimentation humaine ou animale produits à partir d’organismes génétiquement modifiés, et modifiant la directive 2001/18/CE (JO L 268 du 18.10.2003, p. 24).
(10) Règlement (CE) no 1830/2003 du Parlement européen et du Conseil du 22 septembre 2003 concernant la traçabilité et l’étiquetage des organismes génétiquement modifiés et la traçabilité des produits destinés à l’alimentation humaine ou animale produits à partir d’organismes génétiquement modifiés, et modifiant la directive 2001/18/CE (JO L 268 du 18.10.2003, p. 24).
(11) Règlement (CE) no 1829/2003 du Parlement européen et du Conseil du 22 septembre 2003 concernant les denrées alimentaires et les aliments pour animaux génétiquement modifiés (JO L 268 du 18.10.2003, p. 1).
(11) Règlement (CE) no 1829/2003 du Parlement européen et du Conseil du 22 septembre 2003 concernant les denrées alimentaires et les aliments pour animaux génétiquement modifiés (JO L 268 du 18.10.2003, p. 1).
(1) JO L 106 du 17.4.2001, p. 1.
(13a) Résolution du Parlement européen du 14 juin 2023 — Garantir la sécurité alimentaire et la résilience à long terme de l’agriculture dans l’Union (2022/2183(INI)) — P9_TA(2023)0238.
(15a) Rathenau Instituut (2023). Editing under provision – Dutch citizens’ views on new genomic techniques in food crops (Édition génomique: l’opinion des citoyens néerlandais sur les nouvelles techniques génomiques dans les cultures vivrières), La Haye — Habets M, Pirson I, Macnaghten P et Verhoef P.
(17) Groupe scientifique de l’EFSA sur les OGM, Mullins E, Bresson J-L, Dalmay T, Dewhurst IC, Epstein MM, Firbank LG, Guerche P, Hejatko J, Moreno FJ, Naegeli H, Nogué F, Sánchez Serrano JJ, Savoini G, Veromann E, Veronesi F, Casacuberta, J, Fernandez Dumont A, Gennaro A, Lenzi, P, Lewandowska A, Munoz Guajardo IP, Papadopoulou N et Rostoks N, 2022. Updated scientific opinion on plants developed through cisgenesis and intragenesis. EFSA Journal 2022; 20 (10): 7621, 33 p., https://doi.org/10.2903/j.efsa.2022.7621 .
(18) Groupe scientifique de l’EFSA sur les OGM, Naegeli H, Bresson J-L, Dalmay T, Dewhurst IC, Epstein MM, Firbank LG, Guerche P, Hejatko J, Moreno FJ, Mullins E, Nogué F, Sánchez Serrano JJ, Savoini G, Veromann E, Veronesi F, Casacuberta J, Gennaro A, Paraskevopoulos K, Raffaello T et Rostoks N, 2020. Applicability of the EFSA Opinion on site-directed nucleases type 3 for the safety assessment of plants developed using site-directed nucleases type 1 and 2 and oligonucleotide-directed mutagenesis. EFSA Journal 2020; 18 (11): 6299, 14 p.. https://doi. org/10.2903/j.efsa.2020.6299
(19) Groupe scientifique de l’EFSA sur les OGM, Mullins E, Bresson J-L, Dalmay T, Dewhurst IC, Epstein MM, Firbank LG, Guerche P, Hejatko J, Moreno FJ, Naegeli H, Nogué F, Rostoks N, Sánchez Serrano JJ, Savoini G, Veromann E, Veronesi F, Fernandez A, Gennaro A, Papadopoulou N, Raffaello et Schoonjans R, 2022. Statement on criteria for risk assessment of plants produced by targeted mutagenesis, cisgenesis and intragenesis. EFSA Journal 2022; 20 (10): 7618, 12 p. https://doi.org/10.2903/j.efsa.2022.7618
(24) Règlement (UE) no 182/2011 du Parlement européen et du Conseil du 16 février 2011 établissant les règles et principes généraux relatifs aux modalités de contrôle par les États membres de l’exercice des compétences d’exécution par la Commission (JO L 55 du 28.2.2011, p. 13).
(2) JO L 213 du 30.7.1998, p. 13.
(3) JO L 150 du 14.6.2018, p. 1.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/3674/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.114781
30/12/2024
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.114943
30/12/2024
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.116252
30/12/2024
Avis institutionnel — 52024AB0042
30/12/2024