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AccueilDroit européen52023AR5588
Avis institutionnel52023AR5588

Avis du Comité européen des régions — Prévention des pertes de granulés plastiques en vue de réduire la pollution par les microplastiques

CELEX52023AR5588
TypeAvis institutionnel
Datejeudi 18 avril 2024

Résumé IA

Le Comité européen des régions approuve la proposition de règlement visant à prévenir les pertes de granulés plastiques, principale source de pollution par les microplastiques. Il souligne la nécessité d'une approche harmonisée au niveau de l'UE pour les opérateurs économiques, tout en insistant sur l'importance d'une mise en œuvre proportionnée pour les PME et d'un soutien aux collectivités locales dans la gestion des déchets et la surveillance environnementale. L'avis appelle également à une meilleure coordination avec les réglementations nationales existantes et à des mesures de contrôle renforcées le long de la chaîne d'approvisionnement.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/3675

26.6.2024

Avis du Comité européen des régions — Prévention des pertes de granulés plastiques en vue de réduire la pollution par les microplastiques

(C/2024/3675)

Rapporteur général

:

Roberto CIAMBETTI (IT/ECR), président et membre du conseil régional de Vénétie

Texte de référence

:

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à la prévention des pertes de granulés plastiques en vue de réduire la pollution par les microplastiques

COM(2023) 645 final — 2023/0373 (COD)

I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENT

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à la prévention des pertes de granulés plastiques en vue de réduire la pollution par les microplastiques

[COM(2023) 645 final — 2023/0373 (COD)]

Amendement 1

Considérant 24

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(24)

Les moyennes et grandes entreprises qui exploitent des installations dans lesquelles des granulés plastiques sont manipulés dans des quantités supérieures à 1 000 tonnes peuvent présenter des risques plus élevés de pertes de granulés dans l’environnement. C’est pourquoi ces entreprises devraient être tenues de mettre en œuvre, pour chaque installation, des mesures supplémentaires, notamment la réalisation d’une évaluation interne annuelle et l’adoption d’un programme de formation répondant à des besoins et modalités de formation spécifiques. En outre, pour ces entreprises, le respect des exigences énoncées dans le présent règlement devrait être démontré par l’obtention et le renouvellement d’un certificat délivré par les certificateurs. Ces certificateurs peuvent être un organisme accrédité d’évaluation du respect des exigences ou un vérificateur environnemental habilité à effectuer la vérification et la validation conformément au règlement (CE) no 1221/2009 du Parlement européen et du Conseil15 concernant la participation volontaire des organisations à un système communautaire de management environnemental et d’audit (EMAS). Le certificat devrait respecter un format unique afin de garantir l’homogénéité des informations.

(24)

Les petites, les moyennes et les grandes entreprises qui exploitent des installations dans lesquelles des granulés plastiques sont manipulés dans des quantités supérieures à 1 000 tonnes peuvent présenter des risques plus élevés de pertes de granulés dans l’environnement. C’est pourquoi ces entreprises devraient être tenues de mettre en œuvre, pour chaque installation, des mesures supplémentaires, notamment la réalisation d’une évaluation interne annuelle et l’adoption d’un programme de formation portant sur des questions spécifiques relatives à la prévention, aux pratiques, à la protection des travailleurs, aux technologies de nettoyage, à l’utilisation et à l’entretien des équipements, à l’exécution des procédures, ainsi qu’au contrôle et à la déclaration des pertes de granulés . En outre, pour ces entreprises, le respect des exigences énoncées dans le présent règlement devrait être démontré par l’obtention et le renouvellement d’un certificat délivré par les certificateurs. Ces certificateurs peuvent être un organisme accrédité d’évaluation du respect des exigences ou un vérificateur environnemental habilité à effectuer la vérification et la validation conformément au règlement (CE) no 1221/2009 du Parlement européen et du Conseil15 concernant la participation volontaire des organisations à un système communautaire de management environnemental et d’audit (EMAS). Le certificat devrait respecter un format unique afin de garantir l’homogénéité des informations. Les petites entreprises exploitant des installations dans lesquelles des granulés plastiques en quantités supérieures à 1 000 tonnes ont été manipulés ne devraient obtenir de certification qu’une seule fois. Cette certification sera valable pendant cinq ans, après quoi elles devront notifier une mise à jour de leur plan d’évaluation des risques ainsi qu’une autodéclaration de respect des exigences renouvelable tous les cinq ans.

Exposé des motifs

Tous les opérateurs économiques sont soumis à une autodéclaration, et pas seulement les plus gros d’entre eux. La certification pour les petites entreprises est valable pour une période de cinq ans.

Amendement 2

Considérant 25

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(25)

Les micro et petites entreprises ainsi que les moyennes et grandes entreprises exploitant des installations dans lesquelles des granulés plastiques ont été manipulés dans des quantités inférieures à 1 000 tonnes devraient être soumises à une autodéclaration de respect des exigences. Il convient également de leur accorder suffisamment de temps pour démontrer ce respect.

(25)

Les petites , moyennes et grandes entreprises exploitant des installations dans lesquelles des granulés plastiques ont été manipulés dans des quantités inférieures à 1 000 tonnes et les microentreprises devraient être soumises à une autodéclaration de respect des exigences. Il convient également de leur accorder suffisamment de temps pour démontrer ce respect.

Exposé des motifs

Tous les opérateurs économiques sont soumis à une autodéclaration, et pas seulement les plus gros d’entre eux.

Amendement 3

Article 1er(1)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

1. Le présent règlement prévoit des obligations relatives à la manipulation des granulés plastiques à tous les stades de la chaîne d’approvisionnement en vue de prévenir les pertes.

1. Le présent règlement prévoit des obligations relatives à la manipulation des granulés plastiques à tous les stades de la chaîne d’approvisionnement en vue de prévenir les pertes dans le but de parvenir à zéro perte de granulés .

Amendement 4

Article 2, nouveau point (a)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(a)

«matière plastique», un polymère auquel des additifs ou d’autres substances ont pu être ajoutés, capable de servir de principal composant structurel de matériaux et d’objets finaux;

Amendement 5

Article 2, point (a)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR 2

(a)

«granulés plastiques»: une petite masse de matière à mouler préformée contenant du polymère, de dimensions relativement uniformes dans un lot donné , servant de charge d’alimentation dans les opérations de fabrication de produits en plastique;

(a)

«granulés plastiques»: une petite masse de matière à mouler préformée contenant du polymère, indépendamment de sa forme, qu’il s’agisse notamment de cylindre, de perle, de paillette ou de poudre , servant de charge d’alimentation dans les opérations de fabrication de produits en plastique et de recyclage des matières plastiques ;

Exposé des motifs

L’introduction de tels exemples contribue à une lecture correcte et uniforme de la définition, et l’amendement permet aussi d’inclure les opérations de recyclage des matières plastiques.

Amendement 6

Article 2, point (a bis) (nouveau)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(a bis)

«poussière de plastique»: petites particules résultant de la transformation et/ou du broyage de matériaux et objets en matière plastique et d’articles ne servant pas de charge d’alimentation dans les opérations de fabrication de produits en plastique;

Exposé des motifs

Introduire une définition ad hoc pour les poussières de plastique, étant donné qu’elles résultent de procédés de transformation et qu’elles ne peuvent pas être considérées comme de la matière première pour la fabrication de produits en plastique.

En outre, en raison de leurs particularités, elle ne sont pas récupérables une fois rejetées dans l’environnement, de sorte qu’elles doivent être soumises à un régime d’obligations différent de celui des granulés (voir amendement 10).

Amendement 7

Article 2, point (a ter) (nouveau)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(a ter)

«manipulation»: toute utilisation de granulés plastiques servant à exercer une activité économique quelconque tout au long de la chaîne d’approvisionnement, telle que: la production, la formulation du mélange et la mise en lots, la transformation, la gestion des déchets, y compris le recyclage, la distribution, le reconditionnement, le transport, le stockage et le nettoyage des cuves dans les stations de nettoyage;

Exposé des motifs

La définition de la manipulation permet d’identifier précisément tous les acteurs concernés par le règlement. La proposition s’inspire de ce qui est expliqué au considérant 13.

Il convient de l’inclure dans les définitions notamment afin de faciliter la lecture correcte de la définition du terme «installation» figurant à l’article 2, paragraphe 1, point d).

Amendement 8

Article 2, point (b)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(b)

«déversement»: un échappement ponctuel de granulés plastiques du confinement primaire;

(b)

«déversement»: un échappement , y compris prolongé, de granulés plastiques du confinement primaire , qui reste limité à l’intérieur du périmètre de l’installation ;

Exposé des motifs

Il y a lieu de distinguer, d’une part, les déversements qui se produisent à l’intérieur du périmètre de l’installation et, d’autre part, les pertes qui se produisent quant à elles à l’extérieur de l’installation. Le déversement de granulés lors de la production (en particulier lors des phases de chargement et de déchargement) n’est pas anormal: ce qui compte, c’est que l’opérateur procède dès que possible aux mesures de nettoyage nécessaires.

Amendement 9

Article 2, point (d)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(d)

«installation»: tout local, structure, environnement ou lieu dans lequel sont exercées une ou plusieurs activités économiques comprenant la manipulation de granulés plastiques;

(d)

«installation»: tout site industriel ou unité de production ou autre lieu dans lequel sont exercées une ou plusieurs activités économiques comprenant la manipulation de granulés plastiques;

Exposé des motifs

Les modifications proposées améliorent la clarté.

Amendement 10

Article 3(1)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

1. Les opérateurs économiques, les transporteurs de l’UE et les transporteurs de pays tiers veillent à éviter les pertes. En cas de pertes, les opérateurs économiques, les transporteurs de l’UE et les transporteurs de pays tiers prennent des mesures immédiates pour nettoyer ces pertes.

1. Les opérateurs économiques, les transporteurs de l’UE et les transporteurs de pays tiers veillent à éviter les pertes de granulés et de poussière de granulés . En cas de pertes de granulés , les opérateurs économiques, les transporteurs de l’UE et les transporteurs de pays tiers prennent des mesures immédiates pour nettoyer ces pertes.

Exposé des motifs

La modification proposée tient compte de la nature de la poussière et de l’impossibilité technique de la récupérer une fois qu’elle s’est répandue dans l’environnement. L’obligation de nettoyage doit donc être prévue uniquement pour les granulés.

Amendement 11

Article 3(2)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

2. Les opérateurs économiques et les transporteurs de l’UE déclarent à l’autorité compétente, selon les modalités déterminées par cette dernière, chaque installation qu’ils exploitent et signalent les activités de transport de granulés plastiques qu’ils réalisent , selon le cas.

2. Les opérateurs économiques et les transporteurs de l’UE déclarent à l’autorité compétente, selon les modalités déterminées par cette dernière, chaque installation qu’ils exploitent et les modalités adoptées pour les transports , selon le cas.

Exposé des motifs

Notifier tout transport effectué, quelle que soit par ailleurs la quantité de granulés, constitue une obligation disproportionnée et excessivement lourde, non seulement pour les opérateurs économiques et les transporteurs, mais aussi pour les autorités compétentes qui recevraient et devraient gérer une quantité excessive d’informations.

Amendement 12

Article 3(4)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

4. Les autorités compétentes établissent et tiennent un registre public contenant les informations qu’elles ont reçues conformément aux paragraphes 3 et 4 .

4. Les autorités compétentes établissent et tiennent un registre contenant les informations qu’elles ont reçues conformément aux paragraphes 2 et 3. Le registre est public et accessible aux parties intéressées.

Exposé des motifs

Certaines des informations à notifier aux autorités compétentes concernent des aspects confidentiels pour les opérateurs économiques et devraient donc également être protégées afin d’éviter les pratiques commerciales déloyales (on pense par exemple à «toute modification importante concernant leurs installations et activités liées à la manipulation de granulés plastiques»). Il apparaît donc opportun que chaque État garantisse l’accès à ces informations aux seules personnes concernées qui y ont droit. Il est proposé de corriger la référence afin que l’article renvoie aux paragraphes 2 et 3 au lieu des paragraphes 3 et 4.

Amendement 13

Article 4(1), point a)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(a)

ils établissent un plan d’évaluation des risques pour chaque installation conformément à l’annexe I, en tenant compte de la nature et de la taille de l’installation ainsi que de l’ampleur de ses opérations;

(a)

ils établissent un plan d’évaluation des risques pour chaque installation conformément à l’annexe I, en choisissant quels équipements et procédures visés aux points (7) et (8) adopter sur la base de la nature et de la taille de l’installation ainsi que de l’ampleur de ses opérations;

Exposé des motifs

Il est nécessaire de préciser que les entreprises sont libres de choisir les équipements et procédures de l’annexe I les plus adaptés au risque correspondant à leur situation spécifique et à leurs capacités logistiques, organisationnelles et/ou économiques (cet aspect semble plus clair au considérant 18).

Amendement 14

Article 4(1), point (c)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(c)

ils communiquent le plan d’évaluation des risques visé au point a) à l’autorité compétente de l’État membre dans lequel l’installation est située, accompagné d’une autodéclaration de respect des exigences délivrée conformément au modèle de formulaire figurant à l’annexe II.

(c)

ils communiquent le plan d’évaluation des risques visé au point a) à l’autorité compétente de l’État membre dans lequel l’installation est située, accompagné d’une autodéclaration de respect des exigences rédigée conformément au modèle de formulaire figurant à l’annexe II.

Exposé des motifs

Libellé plus clair.

Amendement 15

Article 4(2)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

2. Les opérateurs économiques qui sont des moyennes et grandes entreprises exploitant des installations dans lesquelles des granulés plastiques ont été manipulés dans des quantités inférieures à 1 000 tonnes au cours de l’année civile précédente, ou qui sont des micro ou petites entreprises, communiquent à l’autorité compétente, tous les cinq ans à compter de la précédente communication, une mise à jour du plan d’évaluation des risques pour chaque installation , ainsi qu’un renouvellement de l’autodéclaration de respect des exigences .

2. Les opérateurs économiques qui sont des moyennes et grandes entreprises exploitant des installations dans lesquelles des granulés plastiques ont été manipulés dans des quantités inférieures à 1 000 tonnes au cours de l’année civile précédente, ou qui sont des micro ou petites entreprises, mettent à jour le plan d’évaluation des risques pour chaque installation tous les cinq ans à compter de la précédente communication ou chaque fois que cela est nécessaire en raison de modifications techniques et/ou organisationnelles ayant une incidence sur l’ampleur du risque . En cas de changement, le plan d’évaluation des risques est communiqué à l’autorité compétente en même temps que le renouvellement de l’autodéclaration de respect des exigences.

Exposé des motifs

Les opérateurs économiques devraient être tenus de mettre à jour le plan d’évaluation des risques (indépendamment du délai de cinq ans) dès lors que des modifications d’ordre technique, organisationnel ou ayant trait aux installations l’exigent (l’objectif étant que les opérateurs, y compris ceux qui peuvent bénéficier de l’autodéclaration, tiennent toujours à jour leur plan d’évaluation des risques afin qu’il reflète la situation existante). Le plan doit être considéré par les opérateurs comme un outil de travail qui doit constamment être tenu à jour. Afin d’éviter des lourdeurs bureaucratiques et des notifications excessives qui alourdiraient également les travaux des autorités compétentes, il convient de prévoir que le plan d’évaluation des risques et l’autodéclaration de respect des exigences correspondante ne doivent être communiqués à nouveau à l’autorité compétente qu’en cas de changements substantiels par rapport à la version communiquée précédemment.

Amendement 16

Article 4(3)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

3. Les autorités compétentes peuvent exiger des opérateurs économiques qu’ils prennent les mesures suivantes :

3. Les autorités compétentes peuvent , lors d’une inspection, exiger des opérateurs économiques:

(a)

la modification des plans d’évaluation des risques communiqués conformément aux paragraphes 1 et 2 afin de garantir que les pertes peuvent être effectivement prévenues ou, le cas échéant, confinées et nettoyées, et que l’annexe I est respectée;

(a)

la modification des plans d’évaluation des risques afin de garantir que les pertes peuvent être prévenues ou, le cas échéant, confinées et nettoyées plus efficacement , et que l’annexe I est respectée et, le cas échéant, en accordant un délai approprié pour la mise en conformité ;

(b)

la mise en œuvre en temps utile de l’une des actions énumérées à l’annexe I.

(b)

la mise en œuvre en temps utile des actions pertinentes énumérées à l’annexe I en cas de danger de pertes de granulés .

Exposé des motifs

Compte tenu du fait que, une fois approuvé, le règlement à l’examen entrera en vigueur sans qu’il soit nécessaire que les États membres adoptent des actes de transposition, à l’exception de la détermination des autorités compétentes et du système de sanctions, il est nécessaire que les dispositions, en particulier lorsqu’elles concernent des obligations, soient plus claires également du point de vue des aspects administratifs, afin de permettre que les règles soient efficaces et qu’elles soient également appliquées de manière uniforme partout dans l’Union.

La proposition vise à clarifier davantage les modalités de mise en œuvre, ainsi que le pouvoir discrétionnaire dont disposent les autorités compétentes. À ce dernier égard, il convient de distinguer entre la première hypothèse, de modification du plan au titre de l’amélioration de son efficacité [point a)], et la seconde, correspondant à une situation d’urgence à laquelle répondre avec célérité [point b)].

Amendement 17

Article 4(4)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

4. Les autorités compétentes établissent, tiennent et mettent à jour un registre contenant les plans d’évaluation des risques et les autodéclarations de respect des exigences communiquées conformément aux paragraphes 1 et 2 du présent article. Le registre est accessible au public sur un site web .

4. Les autorités compétentes établissent, tiennent et mettent à jour un registre contenant les plans d’évaluation des risques et les autodéclarations de respect des exigences communiquées conformément aux paragraphes 1 et 2 du présent article. Le registre est public et accessible aux parties intéressées .

Exposé des motifs

Les plans d’évaluation des risques représentent les modalités techniques et organisationnelles que les opérateurs économiques adoptent pour prévenir, contenir et nettoyer les déversements et les pertes de granulés.

Ces plans contiennent des informations confidentielles qui devraient également être protégées afin d’éviter les pratiques commerciales déloyales. Par conséquent, chaque État devra garantir que seules les personnes concernées y ayant droit puissent accéder à ces informations.

Amendement 18

Article 4(9 bis) (nouveau)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(9 bis) Les mesures prises pour mettre en œuvre le plan d’évaluation des risques et/ou les éventuelles exigences dont les autorités compétentes feraient état dans le cadre d’une inspection ne rendent pas nécessaire la modification ni la mise à jour des autorisations environnementales des opérateurs économiques.

Exposé des motifs

Il est nécessaire de préciser que, pour réaliser toute intervention dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’évaluation des risques ou pour satisfaire à d’éventuelles prescriptions indiquées par les autorités compétentes, conformément à l’article 4, paragraphe 3, il n’est pas nécessaire de modifier les autorisations environnementales détenues par les opérateurs économiques dans la mesure où, en particulier dans certains États membres, cela entraînerait une charge administrative excessive — et les coûts y afférents — et surtout des délais qui ne seraient pas compatibles avec la poursuite des objectifs du règlement à l’examen, dès lors que la réalisation de ces interventions serait subordonnée au bon déroulement et à l’issue positive des procédures d’autorisation à caractère environnemental.

Amendement 19

Article 5(2)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

2. Au plus tard le [OP: veuillez insérer la date correspondant à 36 mois après l’entrée en vigueur du présent règlement], puis tous les quatre ans, les opérateurs économiques qui sont des moyennes entreprises démontrent, en obtenant un certificat délivré par un certificateur, que chaque installation dans laquelle des granulés plastiques ont été manipulés dans des quantités supérieures à 1 000 tonnes au cours de l’année civile précédente respecte les exigences énoncées à l’annexe I.

2. Au plus tard le [OP: veuillez insérer la date correspondant à 36 mois après l’entrée en vigueur du présent règlement], puis tous les trois ans, les opérateurs économiques qui sont des moyennes entreprises démontrent, en obtenant un certificat délivré par un certificateur, que chaque installation dans laquelle des granulés plastiques ont été manipulés dans des quantités supérieures à 1 000 tonnes au cours de l’année civile précédente respecte les exigences énoncées à l’annexe I.

2 bis Au plus tard le [OP: veuillez insérer la date correspondant à 60 mois après l’entrée en vigueur du présent règlement], les opérateurs économiques qui sont des petites entreprises démontrent, en obtenant un certificat délivré par un certificateur, que chaque installation dans laquelle des granulés plastiques ont été manipulés dans des quantités supérieures à 1 000 tonnes au cours de l’année civile précédente respecte les exigences énoncées à l’annexe I. Ledit certificat a une durée de validité de cinq ans.

Amendement 20

Article 6, premier alinéa

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Les opérateurs économiques qui sont enregistrés dans le système communautaire de management environnemental et d’audit conformément au règlement (CE) no 1221/2009 sont exemptés de l’obligation de communication prévue à l’article 4, paragraphe 2, et des obligations énoncées à l’article 5, paragraphes 1 et 2, du présent règlement, à condition que le vérificateur environnemental au sens de l’article 2, point 20, du règlement (CE) no 1221/2009 ait vérifié que les exigences énoncées à l’annexe I ont été incluses dans le système de management environnemental de l’opérateur économique et ont été mises en œuvre.

Les opérateurs économiques qui sont enregistrés dans le système communautaire de management environnemental et d’audit conformément au règlement (CE) no 1221/2009 et les opérateurs économiques qui adoptent un système de gestion conforme aux normes techniques EN ISO 14001 et EN ISO 9001 sont exemptés de l’obligation de communication prévue à l’article 4, paragraphes 1 et 2, et des obligations énoncées à l’article 5, paragraphes 1 et 2, du présent règlement, à condition que le vérificateur environnemental au sens de l’article 2, point 20, du règlement (CE) no 1221/2009 ait vérifié que celles des exigences énoncées à l’annexe I qui ont été adoptées ont été incluses dans le système de management environnemental de l’opérateur économique et ont été mises en œuvre correctement .

Exposé des motifs

Exempter les entreprises qui adoptent des systèmes de gestion environnementale de l’obligation de certifier la conformité des installations signifie reconnaître la validité de tels instruments, y compris aux fins de la mise en œuvre des dispositions du règlement à l’examen. Dans le même temps, cela revient à souligner l’importance des systèmes certifiés, en récompensant les entreprises qui les mettent en œuvre, tout en encourageant leur adoption par d’autres entreprises. Pour ces raisons, d’autres systèmes de gestion équivalents à l’enregistrement EMAS, tels que les normes ISO 14001 et ISO 9001, devraient également être reconnus aux fins de l’exemption, à condition que le vérificateur atteste que l’exploitant a intégré les mesures de l’annexe I adoptées dans le système de gestion et qu’il les met en œuvre correctement.

Il est nécessaire d’étendre cette exemption à la première notification, faute de quoi les entreprises certifiées devraient effectuer une double exécution du même contenu (pour les entreprises certifiées, la notification doit être faite par le certificateur).

L’ajout des termes «qui ont été adoptées» précise, comme cela a été souligné dans d’autres amendements de l’avis, que les opérateurs doivent choisir et mettre en œuvre non pas toutes les mesures de l’annexe I, mais celles qui sont les plus adaptées à l’ampleur du risque et à l’environnement de l’entreprise. Les vérificateurs devraient également veiller à ce que les mesures soient correctement mises en œuvre.

Amendement 21

Article 7

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

L’accréditation des certificateurs visée à l’article 2, point k) i), comprend une évaluation du respect des exigences suivantes:

L’accréditation des certificateurs visée à l’article 2, point k) i), comprend une évaluation du respect des exigences suivantes:

[...]

[...]

(h)

le certificateur et son personnel sont spécialement et correctement formés à l’exercice des activités visées à l’article 6 du présent règlement.

Exposé des motifs

[NdT: le texte du document de la Commission se réfère erronément à l’article 3 dans plusieurs versions linguistiques. Le présent amendement rétablit le chiffre correct pour se référer à l’article 2. La version française du document de la Commission est correcte et n’appelle pas de modification.]

Le nouveau point h) vise à garantir que le certificateur est formé pour correctement vérifier que le système de gestion mis en œuvre inclut les prescriptions choisies de l’annexe I du règlement et que ces prescriptions sont correctement mises en œuvre.

Amendement 22

Article 9

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Article 9

Article 9

Incidents et accidents

Incidents et accidents

1. Sans préjudice de la directive 2004/35/CE, en cas de perte résultant d’un incident ou d’un accident et ayant une incidence significative sur la santé humaine ou l’environnement, les opérateurs économiques, les transporteurs de l’UE et les transporteurs de pays tiers doivent immédiatement: (a) informer l’autorité compétente sur le territoire de laquelle l’incident ou l’accident s’est produit et indiquer les quantités estimées de pertes; (b) prendre des mesures pour limiter les conséquences sur la santé ou l’environnement et pour prévenir de nouveaux incidents ou accidents.

1. Sans préjudice de la directive 2004/35/CE, en cas de perte résultant d’un incident ou d’un accident et ayant une incidence significative sur la santé humaine ou l’environnement, les opérateurs économiques, les transporteurs de l’UE et les transporteurs de pays tiers doivent immédiatement: (a) informer l’autorité compétente sur le territoire de laquelle l’incident ou l’accident s’est produit et indiquer les quantités estimées de pertes; (b) prendre des mesures pour limiter les conséquences sur la santé ou l’environnement et pour prévenir de nouveaux incidents ou accidents.

2. L’autorité compétente sur le territoire de laquelle l’incident ou l’accident s’est produit exige, si nécessaire, que les opérateurs économiques, les transporteurs de l’UE et les transporteurs de pays tiers prennent les mesures complémentaires appropriées pour limiter les conséquences sur la santé ou l’environnement et pour prévenir de nouveaux incidents ou accidents.

2. L’autorité compétente sur le territoire de laquelle l’incident ou l’accident s’est produit exige, si nécessaire, que les opérateurs économiques, les transporteurs de l’UE et les transporteurs de pays tiers prennent les mesures complémentaires appropriées pour limiter les conséquences sur la santé ou l’environnement , pour prévenir de nouveaux incidents ou accidents et pour rétablir autant que possible l’état initial des zones touchées .

3. En cas d’incident ou d’accident ayant une incidence significative sur la santé humaine ou l’environnement dans un autre État membre, l’autorité compétente sur le territoire de laquelle l’accident ou l’incident s’est produit informe immédiatement l’autorité compétente de l’autre État membre.

3. En cas d’incident ou d’accident ayant ou susceptible d’avoir, en toute probabilité, une incidence significative sur la santé humaine ou l’environnement dans un autre État membre, l’autorité compétente sur le territoire de laquelle l’accident ou l’incident s’est produit informe immédiatement l’autorité compétente de l’autre État membre.

Exposé des motifs

Il est important d’informer les autorités compétentes des territoires susceptibles d’être impactés par des pertes survenues des suites d’un incident ou d’un accident dans un territoire voisin. Les informations ne devraient pas se limiter à la zone de l’incident, mais être étendues aux zones susceptibles d’être touchées de manière significative. Un incident survenu en mer peut avoir des répercussions sur plusieurs zones limitrophes.

Amendement 23

Article 10(2)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

2. Lorsque la violation des règles énoncées dans le présent règlement présente un danger immédiat pour la santé humaine ou risque d’avoir un effet néfaste notable immédiat sur l’environnement, l’autorité compétente peut suspendre l’activité de l’installation jusqu’à ce que le respect des exigences soit rétabli conformément au paragraphe 1, points b) et c).

2. Lorsque la violation des règles énoncées dans le présent règlement présente un danger immédiat pour la santé humaine ou risque d’avoir un effet néfaste notable immédiat sur l’environnement, l’autorité compétente peut suspendre l’activité de l’installation jusqu’à ce que le respect des exigences soit rétabli conformément au paragraphe 1, points b) et c). Lorsque le danger concerne d’autres territoires, l’autorité compétente qui a ordonné la suspension de l’activité de l’installation en informe sans délai l’autorité compétente des autres territoires potentiellement concernés, y compris en vue de coordonner toute activité à mener conjointement.

Exposé des motifs

Il est important d’informer les pouvoirs publics des cas pour lesquels une incidence potentielle existe. Les informations ne devraient pas se limiter à la zone de l’incident, mais être étendues aux zones susceptibles d’être touchées de manière significative.

Amendement 24

Article 11

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Article 11

Article 11

Désignation et pouvoirs des autorités compétentes

Désignation et pouvoirs des autorités compétentes

1. Les États membres désignent une ou plusieurs autorités compétentes pour l’application et le contrôle de l’application du présent règlement.

1. Les États membres désignent une ou plusieurs autorités compétentes pour l’application et le contrôle de l’application du présent règlement.

2. Les États membres confèrent à leurs autorités compétentes les pouvoirs d’inspection et de contrôle de l’application nécessaires pour assurer le respect du présent règlement.

2. Les États membres confèrent à leurs autorités compétentes les pouvoirs d’inspection et de contrôle de l’application nécessaires pour assurer le respect du présent règlement et ils veillent à ce que les autorités compétentes disposent de ressources suffisantes, d’une assistance technique et d’orientations multilingues pour exercer efficacement ces pouvoirs, en garantissant une mise en œuvre uniforme .

[...]

[...]

5. Les États membres qui comptent plus d’une autorité compétente sur leur territoire veillent à ce que des mécanismes de communication et de coordination et adéquats soient établis.

5. Les États membres qui comptent plus d’une autorité compétente sur leur territoire veillent à ce que des mécanismes de communication et de coordination et adéquats soient établis. Les collectivités locales et régionales qui ne sont pas désignées comme autorités compétentes, le cas échéant, sont associées aux mécanismes de communication et de coordination.

Exposé des motifs

Si un État membre désigne comme autorité compétente une collectivité locale ou régionale spécifique pour mettre en œuvre le règlement à l’examen, celle-ci doit être dotée, non seulement de pouvoirs, mais aussi de ressources suffisantes pour ses nouvelles missions supplémentaires.

Amendement 25

Article 12(1)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

1. La Commission élabore du matériel de sensibilisation et de formation concernant la bonne mise en œuvre des obligations énoncées dans le présent règlement, en consultation avec les représentants des opérateurs économiques, des transporteurs et des certificateurs, y compris les micro, petites et moyennes entreprises, et en collaboration avec les autorités compétentes.

1. La Commission , dans un délai de douze mois à compter de l’entrée en vigueur du présent règlement, définit les modalités d’assistance et élabore du matériel de sensibilisation et de formation concernant la bonne mise en œuvre des obligations énoncées dans le présent règlement, en consultation avec les représentants des opérateurs économiques, des transporteurs et des certificateurs, y compris les micro, petites et moyennes entreprises, et en collaboration avec les autorités compétentes.

Exposé des motifs

Il convient que les destinataires de l’assistance et du matériel d’information et de formation soient informés en temps utile des modalités par lesquelles ceux-ci leur seront fournis afin de leur permettre d’être préparés avant l’entrée en vigueur des dispositions du règlement.

En outre, il convient de faire état de l’«assistance» au paragraphe 1 pour compléter ce qui est indiqué textuellement au paragraphe 2.

Amendement 26

Article 12(2)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

2. Les États membres veillent à ce que les opérateurs économiques et les transporteurs, en particulier les micro, petites et moyennes entreprises, aient accès à des informations et à une assistance concernant le respect du présent règlement. Sans préjudice des règles applicables en matière d’aides d’État, l’assistance visée au premier alinéa peut prendre les formes suivantes: (a) un soutien financier; (b) un accès au financement; (c) une formation spécialisée pour la direction et le personnel; (d) une assistance organisationnelle et technique.

2. Les États membres veillent à ce que les opérateurs économiques et les transporteurs, en particulier les micro, petites et moyennes entreprises, aient accès à des informations et à une assistance concernant le respect du présent règlement. Les États membres veillent à ce que les collectivités locales et régionales qui participent de manière significative à la mise en œuvre du règlement, en particulier lorsque celles-ci sont désignées comme autorités compétentes, aient accès aux informations et à l’assistance concernant le respect du règlement. Les informations relatives à l’assistance sont disponibles dans toutes les langues de l’Union. Sans préjudice des règles applicables en matière d’aides d’État, l’assistance visée au premier alinéa peut prendre les formes suivantes: (a) un soutien financier; (b) un accès au financement; (c) une formation spécialisée pour la direction et le personnel; (d) une assistance organisationnelle et technique.

Exposé des motifs

Si les collectivités locales et régionales doivent exercer de nouvelles fonctions au titre du règlement à l’examen, il est nécessaire de les soutenir afin qu’elles puissent en assurer la bonne mise en œuvre, y compris dans les domaines où les ressources sont limitées.

Amendement 27

Article 12(3 bis) (nouveau)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(3 bis) Les États membres veillent à ce que le personnel des autorités compétentes soit dûment formé à l’exercice des activités prévues par le présent règlement.

Exposé des motifs

Le règlement attribue aux autorités compétentes de nombreuses nouvelles tâches allant de la tenue de registres à l’appréciation des plans d’évaluation des risques, sans oublier les activités de contrôle. Par conséquent, afin de mettre pleinement et efficacement en œuvre les dispositions du règlement, il est nécessaire que le personnel des administrations publiques soit correctement préparé.

Amendement 28

Article 14(1)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

1. Les personnes physiques ou morales ou les organisations considérées, selon la législation nationale, comme ayant un intérêt suffisant, ou celles estimant que leurs droits ont été lésés sont habilitées à présenter des plaintes motivées aux autorités compétentes lorsqu’elles considèrent, sur la base de circonstances objectives, qu’un opérateur économique, un transporteur de l’UE ou un transporteur de pays tiers ne respecte pas les dispositions du présent règlement. Aux fins du premier alinéa, les entités ou organisations non gouvernementales qui œuvrent en faveur de la santé humaine, de l’environnement ou de la protection des consommateurs et qui remplissent les conditions pouvant être requises en droit national sont réputées avoir un intérêt suffisant.

1. Les personnes physiques ou morales ou les organisations considérées, selon la législation nationale, comme ayant un intérêt suffisant, ou celles estimant que leurs droits ont été lésés sont habilitées à présenter des plaintes motivées aux autorités compétentes lorsqu’elles considèrent, sur la base de circonstances objectives, qu’un opérateur économique, un transporteur de l’UE ou un transporteur de pays tiers ne respecte pas les dispositions du présent règlement. Aux fins du premier alinéa, les entités ou organisations non gouvernementales qui œuvrent en faveur de la santé humaine, de l’environnement ou de la protection des consommateurs et qui remplissent les conditions pouvant être requises en droit national sont réputées avoir un intérêt suffisant. Aux fins du premier alinéa, les autorités publiques infranationales dont les administrés ou le territoire pourraient être affectés de manière significative et qui remplissent les conditions pouvant être requises en droit national sont réputées avoir un intérêt suffisant.

Exposé des motifs

Les collectivités locales et régionales représentant des zones touchées par la pollution ont un intérêt légitime à porter plainte en cas de non-respect affectant sensiblement leur population ou leur territoire, en particulier dans les cas où elles seront elles-mêmes responsables de la gestion des conséquences de la pollution.

Amendement 29

Article 15(3)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

3. Les États membres veillent à ce que les sanctions établies en vertu du présent article tiennent dûment compte des éléments suivants, selon le cas:

3. Les États membres veillent à ce que les sanctions établies en vertu du présent article tiennent dûment compte des éléments suivants, selon le cas:

(a)

la nature, la gravité et l’étendue de la violation;

(a)

la nature, la gravité et l’étendue de la violation;

(b)

le fait que la violation a été commise délibérément ou par négligence;

(b)

le fait que la violation a été commise délibérément ou par négligence , sauf dans les cas prévus par la réglementation relative aux déchets ;

(c)

la population ou l’environnement touché par la violation, compte tenu de l’incidence de la violation sur l’objectif consistant à atteindre un niveau élevé de protection de la santé humaine et de l’environnement;

(c)

la population ou l’environnement touché par la violation, compte tenu de l’incidence de la violation sur l’objectif consistant à atteindre un niveau élevé de protection de la santé humaine et de l’environnement;

(d)

la situation financière de l’opérateur économique, du transporteur de l’UE et du transporteur de pays tiers tenu pour responsable.

(d)

la situation financière de l’opérateur économique, du transporteur de l’UE et du transporteur de pays tiers tenu pour responsable.

Exposé des motifs

Il est nécessaire de veiller à ce que les sanctions induites par la transgression du règlement à l’examen ne fassent pas double emploi avec d’autres types de sanctions pour des faits relatifs à la gestion des déchets (par exemple le rejet volontaire de microplastiques dans l’environnement constitue en l’espèce un abandon de déchets, existant déjà dans l’ordre juridique des États membres de l’Union européenne (conformément à l’article 36, paragraphe 1, de la directive no 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008).

Amendement 30

Article 19; deuxième paragraphe

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Le présent règlement s’applique à partir du [OP: veuillez insérer la date correspondant à 18 mois après l’entrée en vigueur du présent règlement]. Néanmoins, l’article 3, paragraphe 1 est applicable à partir du [OP: veuillez insérer la date correspondant à la date d’entrée en vigueur du présent règlement].

Le présent règlement s’applique à partir du [OP: veuillez insérer la date correspondant à 24 mois après l’entrée en vigueur du présent règlement]. Néanmoins, l’article 3, paragraphe 1 est applicable à partir du [OP: veuillez insérer la date correspondant à la date d’entrée en vigueur du présent règlement].

Exposé des motifs

Il est suggéré d’augmenter la période de report du délai d’application des obligations prévues par le règlement de 18 à 24 mois, afin de s’assurer que les États membres adoptent les actes de transposition nécessaires (détermination des autorités compétentes et définition des sanctions), que la Commission mette à disposition le matériel d’information et de formation nécessaire, que les mesures d’assistance, y compris économique/financière, soient arrêtées par la Commission et/ou par les États membres, que les autorités compétentes se préparent, y compris au moyen de la formation nécessaire, à la mise en œuvre des dispositions du règlement, que le personnel de certification se dote des qualifications nécessaires aux fonctions prévues et, enfin, que les opérateurs économiques et les transporteurs soient informés et formés pour être en mesure de dûment respecter la réglementation.

Amendement 31

Annexe I, point (7)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(7)

la description des équipements mis en place pour prévenir, confiner et nettoyer les déversements et les pertes.

(7)

la description des équipements mis en place pour prévenir, confiner et nettoyer les déversements et les pertes.

Les opérateurs économiques prennent en considération au minimum les éléments énumérés ci-après, en tenant compte de la nature et de la taille de l’installation ainsi que de l’ampleur de ses opérations: (...)

Les opérateurs économiques prennent en considération , parmi les éléments énumérés ci-après, ceux qui correspondent le plus à la nature et à la taille de l’installation ainsi qu’à l’ampleur de ses opérations:

(a)

en ce qui concerne la prévention: fermetures à vide sur les conduites et les tuyauteries; emballages indéchirables et résistants aux chocs, ainsi qu’à la dégradation dans les environnements aquatiques; équipements permettant de créer des points de connexion sûrs avec les protections secondaires mises en place; systèmes de chargement conçus pour assurer un vidage complet des lignes de transfert après le chargement et le déchargement; conteneurs fermés ou silos extérieurs pour le stockage des granulés; systèmes de transport automatisés pour les granulés;

(a)

en ce qui concerne la prévention: fermetures à vide sur les conduites et les tuyauteries; emballages indéchirables et résistants aux chocs, ainsi qu’à la dégradation dans les environnements aquatiques; équipements permettant de créer des points de connexion sûrs avec les protections secondaires mises en place; systèmes de chargement conçus pour assurer un vidage complet des lignes de transfert après le chargement et le déchargement; conteneurs fermés ou silos extérieurs pour le stockage des granulés; systèmes de transport automatisés pour les granulés;

(b)

en ce qui concerne le confinement: dispositifs de récupération placés le long du bord extérieur des zones de chargement et de déchargement; aspirateurs industriels et outils à main permettant un nettoyage immédiat; grilles d’évacuation internes et externes, systèmes de drainage ou de filtrage des eaux pluviales pour gérer les inondations ou les tempêtes raisonnablement prévisibles; système de traitement des eaux usées;

(b)

en ce qui concerne le confinement: bacs de déversement et/ou dispositifs de récupération placés le long du bord extérieur des zones de chargement et de déchargement ; réservoirs de rétention souterrains dotés de grilles en acier et placés sous les zones à risque de déversement tels que les points de transfert ; aspirateurs industriels et outils à main permettant un nettoyage immédiat; grilles d’évacuation internes et externes, dotées d’un maillage inférieur aux plus petits granulés manipulés sur le site ; systèmes de drainage ou de filtrage des eaux pluviales pour gérer les inondations ou les tempêtes raisonnablement prévisibles; système de traitement des eaux usées;

(c)

en ce qui concerne le nettoyage: aspirateurs industriels à usage interne et externe; conteneurs appropriés pour les granulés récupérés, c’est-à-dire recouverts, étiquetés et sécurisés afin de prévenir de nouveaux déversements et pertes; outils à main (par exemple, balais, balayettes et pelles, seaux et bandes de réparation); sacs de collecte renforcés;

(c)

en ce qui concerne le nettoyage: aspirateurs industriels à usage interne et externe; conteneurs appropriés pour les granulés récupérés, c’est-à-dire étiquetés et sécurisés afin de prévenir de nouveaux déversements et pertes; outils à main (par exemple, balais, balayettes et pelles, seaux et bandes de réparation); sacs de collecte renforcés;

Exposé des motifs

Il est nécessaire de préciser que les entreprises ont la faculté de choisir, parmi ceux qui sont indiqués, les équipements correspondant le mieux au risque présent dans leur situation spécifique et à leurs caractéristiques et capacités logistiques et/ou organisationnelles (comme explicité au considérant 18). Il convient également d’indiquer d’autres équipements utiles que les entreprises peuvent adopter pour limiter d’éventuels déversements et/ou pertes de granulés.

Amendement 32

Annexe I, point (8)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(8)

la description des procédures mises en place pour prévenir, confiner et nettoyer les déversements et les pertes.

(8)

la description des procédures mises en place pour prévenir, confiner et nettoyer les déversements et les pertes.

Les opérateurs économiques prennent en considération au minimum les éléments énumérés ci-après, en tenant compte de la nature et de la taille de l’installation ainsi que de l’ampleur de ses opérations: (...)

Les opérateurs économiques prennent en considération, parmi les éléments énumérés ci-après, ceux qui correspondent le plus à la nature et à la taille de l’installation ainsi qu’à l’ampleur de ses opérations: (...)

Exposé des motifs

Il est nécessaire de préciser que les entreprises ont la faculté de choisir, parmi celles qui sont indiquées, les procédures correspondant le mieux au risque présent dans leur situation spécifique et à leurs capacités logistiques, organisationnelles et/ou économiques (comme explicité au considérant 18).

Amendement 33

Annexe I, point 8(a)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(a)

en ce qui concerne la prévention: limitation des volumes de granulés transportés dans certains emballages (par exemple, les granulés doivent être emballés et enfermés dans des sacs de 25 kg et la charge par palette ne doit pas dépasser 1 tonne) ; inspection et entretien réguliers des emballages, des conteneurs et des installations de stockage; utilisation de bacs de déversement sous les points de transfert, ainsi que pendant le chargement et le déchargement; protocoles clairs pour l’ouverture, le chargement et la fermeture des conteneurs au début et à la fin du chargement; essais physiques et contrôles de l’efficacité des procédures de prévention;

(a)

en ce qui concerne la prévention: limitation des volumes de granulés transportés dans certains emballages (les granulés devraient être emballés et enfermés dans des emballages indéchirables, résistants aux chocs ainsi qu’à la dégradation dans les environnements aquatiques, et conformes à l’évolution des conditions de production et de transport) ; inspection et entretien réguliers des emballages, des conteneurs et des installations de stockage; utilisation de bacs de déversement sous les points de transfert, ainsi que pendant le chargement et le déchargement; protocoles clairs pour l’ouverture, le chargement et la fermeture des conteneurs au début et à la fin du chargement; essais physiques et contrôles de l’efficacité des procédures de prévention;

Exposé des motifs

Il existe différents types d’emballages (papier, plastique, octabin, souples, rigides, etc.), qui sont fonctionnels pour certaines conditions de production et/ou de transport; pour ces raisons, il est loisible d’indiquer le choix optimal, mais il faut laisser aux opérateurs le soin de décider lesquels adopter, en fonction de leurs conditions spécifiques. À l’inverse, la limite de 1 tonne par chargement doit être supprimée du texte, car cela multiplierait le nombre d’emballages et de transports et irait à l’encontre des politiques européennes visant à réduire d’une part les emballages, notamment en plastique, et d’autre part la pollution atmosphérique due à la circulation des moyens de transport.

Amendement 34

Annexe I, point 8(c)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(c)

en ce qui concerne le nettoyage: nettoyage immédiat des déversements de granulés plastiques afin de prévenir les pertes dans l’environnement, au plus tard après la fin de l’opération, et collecte dans un conteneur prévu à cet effet. Si possible, les granulés plastiques déversés sont réutilisés comme matière première afin de réduire le gaspillage. Si les granulés plastiques déversés ne peuvent pas être réutilisés comme matières premières, ils sont récupérés et éliminés conformément à la législation relative aux déchets;

(c)

en ce qui concerne le nettoyage: nettoyage , le plus rapidement possible, des déversements de granulés plastiques afin de prévenir les pertes dans l’environnement, au plus tard après la fin de l’opération, et collecte dans un conteneur , préférablement imperméable, scellé et étiqueté, prévu à cet effet. Si possible, les granulés plastiques déversés sont réutilisés comme matière première afin de réduire le gaspillage. Si les granulés plastiques déversés ne peuvent pas être réutilisés comme matières premières, ils sont récupérés ou éliminés conformément à la législation relative aux déchets;

Exposé des motifs

Il est nécessaire que l’opérateur économique veille dès que possible à l’enlèvement des granulés déversés, en tout état de cause au plus tard à la fin des opérations. La récupération et l’élimination sont des opérations qui s’excluent mutuellement, ce pourquoi l’utilisation de la conjonction disjonctive est plus appropriée.

Amendement 35

Annexe III

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

MESURES APPLICABLES AUX TRANSPORTEURS DE L’UE ET AUX TRANSPORTEURS DE PAYS TIERS

MESURES APPLICABLES AUX TRANSPORTEURS DE L’UE ET AUX TRANSPORTEURS DE PAYS TIERS

Mesures à prendre et équipements à mettre en place par les transporteurs de l’UE et les transporteurs de pays tiers:

Mesures à prendre et équipements à mettre en place par les transporteurs de l’UE et les transporteurs de pays tiers:

(1)

en ce qui concerne la prévention: vérification, pendant et après le chargement et le déchargement, du fait que les granulés sont correctement récupérés dans la zone autour de l’équipement de transport avant de quitter le site de chargement/déchargement; communication claire sur les exigences en matière d’arrimage; prévention de toute fuite, y compris pendant le transport, par exemple en garantissant l’adéquation technique des moyens de transport et des conteneurs, en la complétant si nécessaire par des systèmes de fermeture appropriés; utilisation de protections, par exemple sur les chariots élévateurs et les équipements hydrauliques, afin de prévenir la perforation des emballages; nettoyage régulier des compartiments de chargement et des conteneurs afin de réduire au minimum la perte de granulés renversés; vérification visuelle des ouvertures et de l’intégrité des compartiments de chargement avant et, dans la mesure du possible, pendant le transport, y compris dans les terminaux multimodaux, les terminaux ferroviaires et dans les ports intérieurs et maritimes;

(1)

en ce qui concerne la prévention: vérification, pendant et après le chargement et le déchargement, du fait que les granulés sont correctement récupérés dans la zone autour de l’équipement de transport avant de quitter le site de chargement/déchargement; étiquetage clair et visible sur les exigences de sécurité en matière d’arrimage et de stockage ; prévention de toute fuite, y compris pendant le transport, par exemple en garantissant l’adéquation technique des moyens de transport et des conteneurs, en la complétant si nécessaire par des emballages appropriés au type et aux conditions de transport, qui soient de préférence imperméables, scellés, indéchirables et résistants aux chocs ainsi qu’à la dégradation dans les environnements aquatiques; utilisation de bacs de déversement et de dispositifs de récupération ; utilisation de protections, par exemple sur les chariots élévateurs et les équipements hydrauliques, afin de prévenir la perforation des emballages; nettoyage et contrôle réguliers du bon état des compartiments de chargement , des conteneurs et des remorques afin de contenir et de réduire au minimum la perte de granulés renversés; vérification visuelle des ouvertures et de l’intégrité des compartiments de chargement avant et, dans la mesure du possible, pendant le transport, y compris dans les terminaux multimodaux, les terminaux ferroviaires et dans les ports intérieurs et maritimes;

(2)

en ce qui concerne le confinement et le nettoyage: le cas échéant, réparation des emballages endommagés (par exemple en utilisant des balais, des protections et des bandes de réparation) et confinement des granulés restants dans le compartiment de chargement; collecte des granulés déversés dans des conteneurs ou sacs fermés en vue de leur élimination correcte; si les granulés sont transportés en vrac dans des cuves, ouverture du trou d’homme/du fond conique de la cuve uniquement après avoir pénétré dans la zone de nettoyage; remplacement de la doublure des conteneurs uniquement dans des zones appropriées et non publiques, où tout déversement peut être confiné; signalement aux autorités, par exemple nationales ou internationales, ou aux autorités environnementales de l’État membre où la situation a eu lieu, le cas échéant;

(2)

en ce qui concerne le confinement et le nettoyage: le remplacement ou le cas échéant, réparation des emballages endommagés (par exemple en utilisant des balais, des protections et des bandes de réparation) et confinement des granulés restants dans le conteneur ou le compartiment de chargement; collecte des granulés déversés dans des conteneurs fermés , de préférence imperméables, scellés et étiquetés, en vue de leur élimination correcte; si les granulés sont transportés en vrac dans des cuves, mise en place de plateaux de décharge et de dispositifs de récupération appropriés avant l’ ouverture du trou d’homme/du fond conique de la cuve uniquement après avoir pénétré dans la zone de nettoyage; remplacement de la doublure des conteneurs uniquement dans des zones appropriées et non publiques, où tout déversement peut être confiné; signalement immédiat aux autorités, par exemple nationales ou internationales, ou aux autorités environnementales de l’État membre où la situation a eu lieu, le cas échéant;

[...]

[...]

Exposé des motifs

Les mesures susmentionnées devraient être intégrées dans le texte de l’annexe, car elles sont utiles pour améliorer les conditions de sécurité du transport.

II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CdR),

1.

se félicite de la proposition de la Commission européenne visant à prévenir les pertes de granulés plastiques dans l’optique de réduire la pollution par les microplastiques dans le contexte de l’action visant à atteindre l’objectif de l’Union de réduire de 50 % les déchets plastiques en mer d’ici à 2030 et de 30 % les microplastiques rejetés dans l’environnement — l’objectif étant de réduire à zéro les pertes de granulés;

2.

souligne les incidences négatives importantes des pertes de granulés plastiques pour l’environnement, le climat et l’économie, tout en soulignant les problèmes auxquels doivent faire face les territoires côtiers ainsi que les secteurs de la pêche, de l’agriculture et du tourisme;

3.

souligne qu’il importe de faire avancer les négociations en vue de l’élaboration d’un traité mondial sur la pollution par les plastiques, lequel devrait également couvrir la question des microplastiques. Compte tenu de la dimension mondiale du phénomène, les mesures de lutte contre les pertes de microplastiques seront bien plus efficaces si les pays non membres de l’UE sont responsabilisés et s’engagent dans cette lutte; souligne la nécessité d’examiner la question de la pollution par les microplastiques dans la politique commerciale de l’Union afin de limiter les avantages injustes pour les producteurs et les transporteurs de pays tiers dont les normes sont nettement moins strictes que les nôtres;

4.

soutient la nécessité d’intervenir rapidement en ce qui concerne le problème des pertes de microplastiques, phénomène qui touche de plus en plus les collectivités locales, tant du point de vue de l’environnement que du point de vue des activités économiques et sociales;

5.

propose d’inclure le transport maritime dans le nouveau règlement, qui devrait englober toutes les mesures qui sont concrètement applicables au sein de l’Union et respectueuses du droit international; demande à ce que l’Organisation maritime internationale (OMI) soit invitée à définir dès que possible des mesures pour le transport maritime des granulés afin de pouvoir prévenir plus efficacement d’éventuels accidents dans les eaux territoriales et internationales tout en garantissant des conditions de concurrence équitables entre les opérateurs économiques de l’UE et ceux de pays tiers;

6.

souligne que les éléments de preuve actuellement disponibles justifient pleinement une action forte en vertu du principe de précaution; recommande de promouvoir et de doter de ressources appropriées les études et la recherche appliquée sur les microplastiques afin de comprendre pleinement leur origine et leurs effets (en particulier, directement et indirectement, sur la santé humaine) et de mettre au point de nouveaux moyens de prévenir, de gérer et de nettoyer les pertes;

7.

soutient fermement le principe du pollueur-payeur, en rappelant que, si les pollueurs ne paient pas, les collectivités locales et régionales doivent souvent couvrir elles-mêmes les dépenses pour faire face aux dommages causés aux populations locales. Le CdR plaide pour un renforcement des dispositions relatives aux actions de nettoyage et suggère d’évaluer comment les sanctions et les compensations pourraient être utilisées pour soutenir les collectivités locales et régionales affectées par la pollution;

8.

soutient la nécessité d’agir sur la dispersion de microplastiques à partir de granulés, étant donné qu’elle est l’une des principales sources de rejets non intentionnels de microplastiques, et estime que la réglementation en la matière peut contribuer à la réalisation de l’objectif de réduction de 30 % des microplastiques rejetés dans l’environnement d’ici à 2030, comme le prévoit le plan d’action «zéro pollution» de 2021;

9.

approuve le choix du règlement en tant qu’instrument juridique le plus approprié pour intervenir sur ce phénomène qui, ayant un caractère transfrontalier (dès lors que, à partir d’une perte à un endroit donné, les microplastiques sont ensuite transportés ailleurs par l’air et par l’eau), nécessite une réglementation uniforme au niveau de l’Union, et estime dès lors que le principe de subsidiarité est respecté;

10.

souligne en outre l’importance d’agir également (au moyen d’autres actes juridiques) sur les autres principales sources de rejets non intentionnels de microplastiques (vernis, pneus, textiles synthétiques, géotextiles) en définissant des mesures (raisonnables, proportionnées et assorties d’objectifs à atteindre progressivement dans le temps) visant à mettre en œuvre toutes les actions de la stratégie sur les microplastiques qui sont complémentaires entre elles;

11.

recommande, afin de ne pas nuire à son efficacité, que les prescriptions du règlement soient claires, sûres et simples, afin de ne pas se prêter à des interprétations différentes de la part des États membres, notamment en ce qui concerne les destinataires, les définitions et les obligations; invite à veiller à ce que la mise en œuvre du règlement, à l’exception de certains aspects, ne soit pas assurée par des actes de transposition édictés par les États membres;

12.

se félicite de la proposition de la Commission européenne d’introduire des mesures de prévention incombant aux acteurs concernés qui s’appuient sur les méthodologies déjà adoptées par certains opérateurs économiques sur une base volontaire [Operation Clean Sweep (OCS)];

13.

demande en particulier que le champ d’application de la proposition de règlement soit précisé, de sorte que celui-ci ne s’applique pas aux installations récréatives composées de granulés plastiques, par exemple les terrains de sport, qui bénéficient d’une extension de huit ans de la période transitoire avant l’interdiction de mise sur le marché en vertu de la législation européenne sur les substances chimiques. En effet, seuls quelques autres matériaux usuels (le liège et le sable) peuvent y remplacer les granulés plastiques et il convient d’octroyer suffisamment de temps pour transformer les milliers d’installations existantes;

14.

appelle également à évaluer avec une attention particulière les retombées du règlement, y compris pour les administrations publiques concernées, celles-ci devant être en mesure de fonctionner correctement (une charge excessive de fonctions, surtout formelles, revient à promouvoir l’exercice d’activités de nature bureaucratique au détriment de celles de nature substantielle);

15.

approuve également l’introduction d’une obligation pour les opérateurs économiques d’évaluer le risque de pertes au sein de leurs installations et de mettre en œuvre les actions pertinentes selon l’ordre de priorité suivant: prévention, confinement, nettoyage;

16.

préconise la mise en place d’un système efficace de suivi de l’application par les États membres des dispositions du règlement afin d’en vérifier l’efficacité et de définir les éventuelles adaptations et améliorations nécessaires;

17.

se félicite que la formation des salariés soit intégrée aux obligations susmentionnées, étant donné que, dans la plupart des cas, les pertes de granulés résultent d’un manque de sensibilisation et d’une manipulation inadéquate de la part des opérateurs économiques concernés tout au long de la chaîne d’approvisionnement;

18.

recommande également de promouvoir le renforcement des activités d’inspection sur le terrain et de s’assurer que les États membres s’en acquittent afin de pouvoir vérifier concrètement le respect des dispositions du règlement;

19.

invite dès lors à recenser les formes appropriées de soutien et d’assistance permettant de dûment préparer et former le personnel des autorités compétentes afin qu’il puisse exercer comme il se doit les fonctions qui lui seront déléguées (en particulier celles liées aux modalités d’exécution des activités d’inspection);

20.

demande enfin que, dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions du règlement, des mesures d’assistance efficaces soient prévues en faveur des entités assujetties, en particulier les microentreprises et les petites entreprises, afin de les aider à faire face aux obligations prévues (telles que les activités de formation) et à réaliser les investissements qui s’imposent (notamment pour la dotation en équipement nécessaire).

Bruxelles, le 18 avril 2024.

Le président

du Comité économique et social européen

Vasco ALVES CORDEIRO


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/3675/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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