| CELEX | 52023BP0367 |
| Type | Acte préparatoire |
| Date | mercredi 18 octobre 2023 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/2665 | 29.4.2024 |
P9_TA(2023)0367
Budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2024 - toutes sections
Résolution du Parlement européen du 18 octobre 2023 concernant la position du Conseil sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2024 (11565/2023 – C9-0336/2023 – 2023/0264(BUD))
(C/2024/2665)
Le Parlement européen,
| — | vu l’article 314 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, |
| — | vu l’article 106 bis du traité instituant la Communauté européenne de l’énergie atomique, |
| — | vu la décision (UE, Euratom) 2020/2053 du Conseil du 14 décembre 2020 relative au système des ressources propres de l’Union européenne et abrogeant la décision 2014/335/UE, Euratom (1), |
| — | vu le règlement (UE, Euratom) 2018/1046 du Parlement européen et du Conseil du 18 juillet 2018 relatif aux règles financières applicables au budget général de l’Union, modifiant les règlements (UE) no 1296/2013, (UE) no 1301/2013, (UE) no 1303/2013, (UE) no 1304/2013, (UE) no 1309/2013, (UE) no 1316/2013, (UE) no 223/2014, (UE) no 283/2014 et la décision no 541/2014/UE, et abrogeant le règlement (UE, Euratom) no 966/2012 (2) (ci-après dénommé «règlement financier»), |
| — | vu le règlement (UE, Euratom) 2020/2093 du Conseil du 17 décembre 2020 fixant le cadre financier pluriannuel pour les années 2021 à 2027 (3) et les déclarations communes convenues entre le Parlement, le Conseil et la Commission dans ce contexte (4) ainsi que les déclarations unilatérales qui s’y rapportent (5), |
| — | vu le règlement (UE, Euratom) 2022/2496 du Conseil du 15 décembre 2022 modifiant le règlement (UE, Euratom) 2020/2093 fixant le cadre financier pluriannuel pour les années 2021 à 2027 (6), |
| — | vu l’accord interinstitutionnel du 16 décembre 2020 entre le Parlement européen, le Conseil de l’Union européenne et la Commission européenne sur la discipline budgétaire, la coopération en matière budgétaire et la bonne gestion financière, ainsi que sur de nouvelles ressources propres, comportant une feuille de route en vue de la mise en place de nouvelles ressources propres (7) (ci-après dénommé « accord interinstitutionnel »), |
| — | vu sa résolution du 20 avril 2023 sur l’état prévisionnel des recettes et des dépenses du Parlement européen pour l’exercice 2024 (8), |
| — | vu son rapport intérimaire du 3 octobre 2023 sur la proposition de révision à mi-parcours du cadre financier pluriannuel 2021-2027 (9), |
| — | vu la proposition de règlement du Conseil modifiant le règlement (UE, Euratom) 2020/2093 fixant le cadre financier pluriannuel pour les années 2021 à 2027, présentée par la Commission le 20 juin 2023 (COM(2023)0337), |
| — | vu la communication de la Commission du 20 juin 2023 intitulée « Révision à mi-parcours du cadre financier pluriannuel 2021-2027» (COM(2023)0336) et le document de travail des services de la Commission qui l’accompagne (SWD(2023)0336), |
| — | vu la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant la facilité pour l’Ukraine, en date du 20 juin 2023 (COM(2023)0338), |
| — | vu la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant la plateforme «Technologies stratégiques pour l’Europe» (STEP) et modifiant la directive 2003/87/CE et les règlements (UE) 2021/1058, (UE) 2021/1056, (UE) 2021/1057, (UE) no 1303/2013, (UE) no 223/2014, (UE) 2021/1060, (UE) 2021/523, (UE) 2021/695, (UE) 2021/697 et (UE) 2021/241 (COM(2023)0335), en date du 20 juin 2023, |
| — | vu sa résolution du 10 mai 2023 sur l’incidence sur le budget 2024 de l’UE de l’augmentation des coûts d’emprunt au titre de l’instrument de l’Union européenne pour la relance (10), |
| — | vu sa résolution du 15 décembre 2022 sur l’amélioration du cadre financier pluriannuel 2021-2027: un budget de l’Union résilient et adapté aux nouveaux défis (11), |
| — | vu le règlement (UE, Euratom) 2020/2092 du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2020 relatif à un régime général de conditionnalité pour la protection du budget de l’Union (12), |
| — | vu le règlement (UE) 2021/1119 du Parlement européen et du Conseil du 30 juin 2021 établissant le cadre requis pour parvenir à la neutralité climatique et modifiant les règlements (CE) no 401/2009 et (UE) 2018/1999 («loi européenne sur le climat») (13), |
| — | vu la proclamation interinstitutionnelle sur le socle européen des droits sociaux du 13 décembre 2017 (14) et sa résolution du 19 janvier 2017 sur celui-ci (15), |
| — | vu sa résolution du 16 février 2023 sur une stratégie industrielle de l’UE pour stimuler la compétitivité industrielle, les échanges commerciaux et la création d’emplois de qualité (16), |
| — | vu sa résolution du 19 mai 2022 sur les conséquences sociales et économiques de la guerre russe en Ukraine pour l’Union européenne – renforcer la capacité d’action de l’Union européenne (17), |
| — | vu la communication de la Commission du 1er février 2023 intitulée «Un plan industriel du pacte vert pour l’ère du zéro émission nette» (COM(2023)0062), |
| — | vu sa résolution du 12 juillet 2023 sur l’adhésion à l’espace Schengen (18), sa résolution du 11 décembre 2018 sur l’application de la totalité des dispositions de l’acquis de Schengen en Bulgarie et en Roumanie: suppression des contrôles aux frontières intérieures terrestres, maritimes et aériennes (19), ses résolutions du 13 octobre 2011 et du 18 octobre 2022 sur l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l’espace Schengen (20), le rapport du 23 novembre 2022 de la mission d’information volontaire complémentaire effectuée en Roumanie et en Bulgarie sur l’application de l’acquis de Schengen et son évolution depuis 2011, transmis au Parlement européen en décembre 2022 et la proposition de la Commission sur l’adhésion des deux pays à l’espace Schengen, |
| — | vu la communication de la Commission du 11 décembre 2019 sur le pacte vert pour l’Europe (COM(2019)0640) et la résolution du Parlement du 15 janvier 2020 en réponse à celle-ci (21), |
| — | vu la stratégie de l’Union en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes 2020-2025, |
| — | vu l’accord adopté lors de la vingt-et-unième conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21) à Paris le 12 décembre 2015 (ci-après dénommé «accord de Paris») et l’accord adopté lors de la quinzième conférence des parties à la convention des Nations unies sur la diversité biologique le 19 décembre 2022 (cadre mondial de Kunming-Montréal en matière de biodiversité), |
| — | vu les Objectifs de développement durable des Nations unies, |
| — | vu le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2024, adopté par la Commission le 5 juillet 2023 (COM(2023)0300), |
| — | vu la position sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2024, adoptée par le Conseil le 5 septembre 2023 (22) et transmise au Parlement européen le 8 septembre 2023 (11565/2023 – C9-0336/2023), |
| — | vu l’article 94 de son règlement intérieur, |
| — | vu les avis de la commission des affaires étrangères, de la commission du développement, de la commission des affaires économiques et monétaires, de la commission de l’emploi et des affaires sociales, de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire, de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs, de la commission des transports et du tourisme, de la commission de l’agriculture et du développement rural, de la commission de la pêche, de la commission de la culture et de l’éducation, de la commission des affaires constitutionnelles et de la commission des droits de la femme et de l’égalité des genres, |
| — | vu la lettre de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie, |
| — | vu le rapport de la commission des budgets (A9-0288/2023), |
Section III – Commission européenne
| 1. | souligne que la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, qui a fait suite à la pandémie de COVID-19, a engendré de nouvelles conséquences économiques et sociales importantes pour les citoyens en Europe et dans le monde, en faisant monter l’inflation, en étant source d’insécurité énergétique et de précarité énergétique, en provoquant la hausse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie et en entraînant une crise du coût de la vie pour des millions de personnes, singulièrement chez les plus vulnérables; souligne que ce nouveau contexte géopolitique et économique, allié à l’aggravation de la crise du climat et de la biodiversité, laquelle engendre des phénomènes météorologiques extrêmes et des catastrophes naturelles sans précédent qui ont des répercussions sur les populations et les collectivités en Europe et dans son voisinage, a fait naître de nouveaux besoins quant aux politiques à mener, notamment dans les domaines du climat et de l’énergie, des investissements sociaux, de la défense, de l’agriculture et de la politique industrielle; |
| 2. | rappelle que la Commission, lors de l’élaboration du projet de budget pour 2024 (ci-après dénommé «projet de budget») sur la base du règlement actuel relatif au cadre financier pluriannuel (CFP), a explicitement mis en avant les «limites» du cadre «après trois années de crises sans précédent», soulignant que le règlement avait été adopté «dans un contexte géopolitique et économique totalement différent»; |
| 3. | rappelle, en outre, qu’une quinzaine de jours après la publication du projet de budget, la Commission a présenté une proposition de révision du règlement relatif au CFP, ainsi que des propositions législatives visant à mettre en place la facilité pour l’Ukraine et la plateforme des technologies stratégiques pour l’Europe (STEP), en précisant que le train de mesures devrait être en place d’ici au 1er janvier 2024, et donc à temps pour le budget 2024; |
| 4. | relève que la proposition de la Commission de réviser le CFP n’a pas empêché le Conseil de formuler sa position sur le budget 2024 en partant du principe que le cadre resterait inchangé; regrette profondément que le Conseil ait décidé, en dépit des contraintes importantes, d’inscrire sa lecture du budget dans une approche routinière, en réduisant les crédits d’engagement dans le projet de budget de 772 millions d’euros et les crédits de paiement de 515 millions d’euros pour l’ensemble des rubriques du CFP au risque d’entamer l’influence de l’Union, sa capacité d’action et son importance dans le monde et sans prêter attention au contexte économique et social difficile; estime que les réductions proposées par le Conseil sont injustifiées, ne reposent pas sur une évaluation objective des besoins ou de la capacité d’absorption et vont à l’encontre, dans de nombreux cas, d’ambitions politiques communes et d’accords politiques; décide, par conséquent, de rétablir les crédits de toutes les lignes réduites par le Conseil au niveau du projet de budget; |
| 5. | rappelle que le budget ne peut être adopté qu’en conformité avec le règlement CFP en vigueur; réaffirme sa ferme conviction que le budget 2024 doit s’inscrire dans le cadre d’un règlement CFP révisé et estime qu’il convient que le Parlement formule sa position sur la base d’un cadre révisé, afin de garantir une prise de décision démocratique conforme à l’esprit du traité; décide, par conséquent, d’élaborer sa lecture du budget 2024 conformément à son rapport intérimaire sur la révision du CFP; |
| 6. | rappelle sa position de longue date, à savoir que les nouvelles priorités d’action et les nouvelles tâches doivent s’accompagner de fonds nouveaux et que les institutions, organes et agences décentralisées de l’Union doivent être bien pourvus en personnel et dotés de ressources suffisantes pour qu’ils puissent accomplir leur mission; regrette que la situation budgétaire actuelle ait amené la Commission à redéployer d’importants volumes de crédits sur toute la durée du CFP; souligne que toutes les dépenses effectuées à l’aide du budget de l’Union doivent faire l’objet d’un contrôle parlementaire; |
| 7. | souligne qu’il est essentiel d’avancer rapidement sur les nouvelles ressources propres, tant pour le remboursement des coûts d’emprunt de l’instrument de l’Union européenne pour la relance (EURI) que pour la solidité financière et la mise en œuvre des cadres financiers pluriannuels actuel et futurs; se félicite du premier panier de nouvelles ressources propres présenté par la Commission en décembre 2021 et du deuxième panier adapté publié en juin 2023; invite le Conseil à ne pas atermoyer pour permettre l’introduction en temps utile des nouvelles ressources propres conformément à la feuille de route contraignante jointe à l’accord interinstitutionnel; souligne que de nouvelles ressources propres plus consistantes seront nécessaires pour que le budget de l’Union soit à la hauteur des objectifs visés dans les années qui viennent, et compte bien que la Commission présentera des propositions ambitieuses et novatrices allant au-delà de l’accord interinstitutionnel; |
| 8. | souligne que le budget 2024 doit être mis en concordance avec les objectifs de l’Union et ses engagements internationaux; souligne qu’il est indispensable de poursuivre les efforts déployés en vue d’atteindre les objectifs d’intégration du climat et de la biodiversité dans les dépenses à la charge du budget de l’Union inscrits dans l’accord interinstitutionnel, ce au service du but plus général qui est de rendre l’Union neutre pour le climat d’ici 2050 au plus tard; rappelle à la Commission qu’elle est tenue, en vertu de l’accord interinstitutionnel, de faire un point régulier des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs d’intégration des questions climatiques; invite la Commission à veiller à l’application du principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» et à prendre les mesures correctives qui s’imposent le cas échéant; |
| 9. | juge préoccupante l’appréciation de la Commission selon laquelle l’objectif de porter à 10 % en 2026 et en 2027 les dépenses consacrées à la biodiversité ne sera probablement pas atteint et constate avec inquiétude l’absence de trajectoire claire pour la réalisation des objectifs convenus; souligne, dès lors, que des efforts supplémentaires doivent être fournis dans le cadre du budget 2024 pour permettre la réalisation des objectifs de dépenses en faveur de la biodiversité fixés pour 2026 et 2027; invite la Commission à tenir dûment compte des conclusions du rapport spécial de la Cour des comptes européenne sur les dépenses climatiques dans le budget de la période 2014-2020 et de la nécessité de suivre avec précision les dépenses consacrées à l’action climatique et à la biodiversité de tous les programmes et mesures; souligne qu’il est nécessaire de garantir la cohérence entre les financements en faveur du climat et ceux au service de la biodiversité; |
| 10. | réaffirme que tous les programmes, politiques et activités de l’Union devraient être mis en œuvre de manière à promouvoir l’égalité des genres dans la réalisation de leurs objectifs; salue, à cet égard, les mesures prises par la Commission, conformément à l’accord interinstitutionnel, pour suivre les dépenses liées à l’égalité des genres, avec en particulier une analyse de l’impact ex post selon le genre et l’indication des volumes concernés; invite la Commission à appliquer cette méthode à tous les programmes du CFP afin de faire apparaître les résultats dans le budget 2024, accompagnés de la collecte, de la communication et de l’évaluation systématiques de données ventilées par genre; |
| 11. | rappelle que le multilinguisme est un principe fondamental qui rend plus accessible et plus transparent le contenu des discussions au sein des institutions de l’Union et qui garantit que les procédures sont démocratiques; |
Instruments spéciaux
| 12. | rappelle que la Commission a proposé d’établir deux nouveaux instruments spéciaux au-delà des plafonds du CFP — l’EURI afin de mieux gérer les coûts de remboursement de la dette et la facilité pour l’Ukraine destinée à apporter une solution structurelle à plus long terme aux besoins de financement de l’Ukraine — et d’augmenter les crédits destinés à l’instrument de flexibilité et à la réserve de solidarité et d’aide d’urgence; |
| 13. | réitère son appréciation, désormais partagée par la Commission, selon laquelle il faut trouver une solution structurelle au remboursement des coûts d’emprunt de l’EURI; rappelle que le Parlement n’a cessé d’insister pour que les coûts de remboursement de l’EURI soient placés au-delà des plafonds du CFP; constate que les coûts de remboursement de l’EURI sont estimés à 4 milliards d’euros dans le projet de budget, contre 2,1 milliards d’euros initialement programmés, ce qui aurait pour conséquence d’épuiser l’instrument de flexibilité et, sans révision du CFP, d’avoir à utiliser une partie du dispositif de marge unique en 2024; |
| 14. | relève que, dans sa position sur le budget 2024, le Conseil réduit les crédits réservés aux coûts d’emprunt de l’EURI dans l’espoir que les coûts d’emprunt soient en fin de compte inférieurs aux prévisions du projet de budget; insiste sur le fait que, conformément au principe de prudence budgétaire, l’autorité budgétaire devrait s’appuyer sur les prévisions objectives de la Commission et sur les mises à jour figurant dans la lettre rectificative; propose dès lors de rétablir le montant du projet de budget et, conformément à son rapport intérimaire sur le CFP, de supprimer la ligne de la rubrique 2b et de placer l’intégralité du montant dans l’instrument spécial de l’EURI, au-delà des plafonds du CFP; |
| 15. | accueille favorablement la proposition qui vise à établir la facilité pour l’Ukraine ayant vocation à constituer une solution structurelle à long terme, ancrée dans le budget de l’Union, pour répondre aux besoins de financement de l’Ukraine; souligne que l’aide à l’Ukraine devrait également comporter des mesures, des activités et des projets transfrontaliers menés en partenariat avec les pays voisins; insiste pour que la réserve pour l’Ukraine soit mobilisée par l’autorité budgétaire dans le cadre de la procédure budgétaire annuelle; insiste sur le fait que la nomenclature budgétaire doit prévoir la précision et la transparence nécessaires à l’exercice d’un contrôle approprié et à la prise de décisions par l’autorité budgétaire; propose, par conséquent, la création de nouvelles lignes budgétaires qui permettent d’atteindre cet objectif; |
| 16. | souligne que la flexibilité budgétaire est essentielle pour permettre à l’Union de faire face à des événements imprévus et d’adapter ses priorités de dépenses en fonction de l’évolution des besoins politiques, économiques et sociaux; souligne toutefois que le budget de l’Union n’est pas doté de la flexibilité nécessaire; répète dès lors que, conformément à son rapport intérimaire sur le CFP, l’instrument de flexibilité devrait être augmenté de 1,457 milliard d’euros en 2024; |
| 17. | estime que, la réserve de solidarité et d’aide d’urgence risquant fort d’être davantage sollicitée, il est essentiel de la renforcer de manière substantielle pour permettre à l’Union d’agir dans des situations d’urgence causées par des catastrophes naturelles majeures, des phénomènes météorologiques extrêmes ou des crises de santé publique dans les États membres et les pays en voie d’adhésion, ainsi que pour soutenir les pays tiers connaissant des conflits, des crises de réfugiés, des catastrophes naturelles ou des urgences humanitaires; augmente, par conséquent, les crédits de la réserve de solidarité et d’aide d’urgence de 1,092 milliard d’euros en 2024, conformément à son rapport intérimaire sur le CFP; maintient les crédits destinés au Fonds européen d’ajustement à la mondialisation et à la réserve d’ajustement au Brexit au niveau proposé dans le projet de budget; |
Rubrique 1 - Marché unique, innovation et numérique
| 18. | rappelle que les programmes relevant de la rubrique 1 jouent un rôle essentiel pour soutenir la recherche et l’innovation, stimuler la compétitivité et la durabilité de l’économie de l’Union, soutenir les PME et les jeunes pousses et investir dans les infrastructures transfrontalières, contribuant ainsi de manière marquée aux transitions écologique et numérique et à la croissance équitable, durable et inclusive, au développement économique et social et à la création d’emplois de qualité; |
| 19. | constate que la Commission n’a pas donné suite à l’engagement qu’elle avait pris, dans le cadre du programme de travail pour 2023, de «[s’efforcer] de créer un nouveau Fonds de souveraineté européen»; reconnaît que, malgré sa taille et sa portée limitées, la proposition STEP peut permettre d’aboutir à des résultats plus rapidement en utilisant les structures de programmes existantes et en cherchant à créer des synergies, pour ainsi garantir l’autonomie stratégique ouverte de l’Union, réduire la dépendance à l’égard des pays tiers et stimuler les investissements dans des secteurs stratégiques clés; estime que la proposition STEP devrait servir de banc d’essai en vue de la création d’un véritable fonds de souveraineté au cours de la prochaine période du CFP; |
| 20. | souligne que, dans le cadre de la proposition de plateforme STEP, des crédits supplémentaires doivent être alloués à InvestEU et au Conseil européen de l’innovation (CEI); propose, par conséquent, d’augmenter les crédits de la garantie InvestEU de 1,05 milliard d’euros et ceux du CEI de 125 millions d’euros en 2024, conformément à son rapport intérimaire sur le CFP; propose, en outre, de débloquer à nouveau 500 millions d’euros de dégagements dans le domaine de la recherche au titre de l’article 15, paragraphe 3, du règlement financier pour le CEI dans le cadre d’Horizon Europe, en plus des 95 millions d’euros inclus dans le projet de budget; |
| 21. | rappelle que le règlement sur les puces récemment adopté a une incidence notable sur le budget de la rubrique 1, en particulier sur les programmes Horizon Europe et pour une Europe numérique; juge la réduction opérée par le Conseil sur les crédits destinés au règlement sur les puces particulièrement difficile à comprendre, cet acte ayant été adopté il y a peu et cette réduction allant à l’encontre de ce qui est manifestement une priorité de l’Union; souligne que, conformément à l’accord politique sur le règlement sur les puces, un montant supplémentaire de 50 millions d’euros est nécessaire pour répondre aux besoins de financement au cours de la période 2024-2027; propose dès lors de couvrir 25 % de ce déficit en allouant 12,5 millions d’euros à l’entreprise commune «Semi-conducteurs» en 2024; |
| 22. | rappelle que le mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) est essentiel pour stimuler les investissements dans des réseaux transeuropéens durables et hautement performants, en assurant la stabilité du secteur de l’énergie pour l’avenir, par exemple à l’aide d’un soutien aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, et pour décarboner l’économie de l’Union, accélérant ainsi la transition écologique et favorisant l’interconnectivité; souligne que le MIE Transports, grâce à la création de «corridors de solidarité», notamment le long du Danube, est essentiel pour soutenir les infrastructures de transport en Ukraine et vers ce pays, pour développer les infrastructures dans les régions voisines et pour permettre le transport de produits agricoles et de marchandises critiques dans les deux sens, et se félicite de la décision d’associer l’Ukraine au programme; propose d’augmenter les crédits du MIE Transports de 100 millions d’euros par rapport au projet de budget 2024 au service de ces objectifs; |
| 23. | souligne que le bon fonctionnement du marché unique est essentiel pour la compétitivité de l’Union et pour améliorer l’accès aux marchés des entreprises de l’Union, et des PME tout particulièrement; souligne que les PME, en particulier, ont été durement touchées par l’inflation élevée et la cherté des prix de l’énergie et propose, par conséquent, une augmentation de 10 millions d’euros par rapport au projet de budget pour le volet PME du programme du marché unique, en particulier pour les dispositifs de démarrage et de développement; réaffirme, en outre, le rôle utile joué par le programme pour la santé humaine, animale et végétale; propose, à cet égard, une augmentation de 5 millions d’euros pour assurer la mise en œuvre effective des programmes vétérinaires pour les maladies animales et les zoonoses, en particulier pour lutter contre la tuberculose bovine; |
| 24. | souligne que les transitions écologique et numérique justes et le recentrage de la politique industrielle nécessitent des investissements importants dans le développement des compétences, y compris la reconversion et le perfectionnement professionnels, et dans la réduction de la fracture numérique entre les zones urbaines et rurales grâce à l’égalité d’accès aux nouvelles technologies, au renforcement de l’habileté numérique et à l’amélioration des débouchés dans les zones rurales et moins développées; attire l’attention, à titre d’exemple, sur l’utilité des académies «zéro net»; propose, dès lors, d’augmenter de 10 millions d’euros les crédits destinés au développement des compétences dans le cadre du programme du marché unique; |
| 25. | met l’accent sur le rôle essentiel que joue Horizon Europe en venant soutenir la recherche et l’innovation et en aidant à transformer les résultats de la recherche et les idées innovantes en produits et services qui stimulent la création d’emplois, vivifient la compétitivité mondiale des entreprises de l’Union et appuient les efforts de lutte contre le changement climatique et l’appauvrissement de la biodiversité; rappelle que le programme est toujours beaucoup trop sollicité et qu’il n’est donc pas en mesure de soutenir un grand nombre de projets de recherche jugés «excellents»; propose, par conséquent, d’augmenter les crédits alloués au programme d’un montant total de 140 millions d’euros par rapport au projet de budget (en dehors des augmentations liées à la plateforme STEP), avec des renforcements pour le Conseil européen de la recherche, les actions Marie Skłodowska-Curie et les pôles «Santé», «Culture», «Climat, énergie et mobilité» et «Alimentation»; |
| 26. | attire l’attention sur le rôle capital joué par les agences décentralisées dont l’action relève de cette rubrique, en particulier face aux évolutions géopolitiques; propose d’augmenter les crédits et les effectifs de l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité et de l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des régulateurs de l’énergie en fonction des besoins recensés et de l’élargissement de leurs mandats; |
| 27. | augmente la dotation de la rubrique 1 de 1 454 239 500 EUR en crédits d’engagement par rapport au projet de budget (sans compter les projets pilotes et les actions préparatoires) et de 1 684 239 500 EUR par rapport à la lecture du Conseil; souligne que 1 175 000 000 EUR de ces renforcements sont spécifiques à la plateforme STEP; souligne que, conformément à son rapport intérimaire sur le CFP, le plafond de la rubrique 1 augmenterait de 1,375 milliard d’euros en 2024; |
Rubrique 2a – Cohésion économique, sociale et territoriale
| 28. | met l’accent sur le rôle clé que joue la politique de cohésion dans la réalisation des priorités stratégiques de l’Union et dans la dynamisation de l’économie de l’Union en contribuant à une croissance et à un développement équitables et durables, en favorisant la convergence et la solidarité économiques et sociales entre les pays et les régions, en soutenant les transitions écologique et numérique, en encourageant l’innovation et l’emploi et en luttant contre les inégalités régionales et sociales; invite la Commission et les États membres à accélérer la mise en œuvre de la politique de cohésion et à en garantir ainsi l’absorption rapide, compte tenu en particulier du surcroît de pression qu’exerce la facilité pour la reprise et la résilience sur cette mise en œuvre; souligne qu’il faut assurer la continuité des projets grâce à leur basculement ordonné de la période du CFP allant de 2014 à 2020 à celle allant de 2021 à 2027; |
| 29. | est vivement préoccupé par le niveau irréductiblement élevé des prix de l’énergie et des denrées alimentaires et par la forte inflation qui s’installe, phénomènes aux effets puissants et délétères sur l’économie, qui se traduisent notamment par une crise du coût de la vie dans l’ensemble de l’Union; met l’accent sur le rôle utile que joue la politique de cohésion en mobilisant des moyens pour aider et soulager les personnes, les communautés et les régions les plus durement touchées; souligne à cet égard qu’en 2024, 4,8 milliards d’euros du budget du Fonds social européen (FSE+) relevant de la gestion partagée doivent être consacrés à l’aide alimentaire et à l’assistance matérielle de base en faveur des personnes les plus démunies, au-delà de l’objectif des 4 %; invite les États membres à allouer une plus grande part de la dotation qui leur est impartie au titre du FSE+ aux organisations qui fournissent des secours et une aide alimentaire aux personnes les plus fragiles et démunies dans le contexte actuel de la crise du coût de la vie; |
| 30. | souligne qu’il importe d’accorder un financement adéquat aux programmes relevant de la rubrique 2a afin que la politique de cohésion, principale politique d’investissement de l’Union, atteigne ses objectifs; met l’accent sur le fait que les collectivités locales et régionales sont essentielles pour garantir la mise en œuvre efficace des programmes de l’Union et demande que le dialogue entre l’échelon local et régional, d’une part, et celui de l’Union, d’autre part, soit renforcé, en prévoyant notamment un financement adéquat pour les actions et les institutions concernées; souligne qu’il faut doter les villes de moyens financiers suffisants pour leur permettre de mettre en œuvre localement les programmes de l’Union; |
| 31. | regrette que, en raison de la flexibilité limitée du CFP actuel, la Commission ait eu recours à la réorientation de la politique de cohésion, laquelle n’est pas un instrument de riposte aux crises et a pourtant été utilisée à plusieurs reprises pour combler les lacunes de la flexibilité budgétaire et des mécanismes de réaction aux crises au sein du CFP, au détriment de ses objectifs stratégiques à long terme; |
| 32. | accepte la position du Conseil en ce qui concerne la rubrique 2a; |
Rubrique 2b – Résilience et valeurs
| 33. | souligne que faire couvrir l’ensemble des coûts d’emprunt de l’EURI par l’instrument spécial de l’EURI au-delà des plafonds du CFP aurait pour effet de rétablir une certaine marge au sein de la rubrique 2b et de dégager une latitude budgétaire dans les instruments de flexibilité et de marge unique; souligne que, en particulier sous l’effet des forts taux d’intérêt, la présence de la ligne EURI dans la rubrique 2b a eu des répercussions sur les programmes relevant de cette même rubrique, la Commission s’étant, de fait, trouvée dans l’impossibilité de proposer des renforcements là où ils étaient nécessaires; |
| 34. | attire l’attention, à cet égard, sur les programmes phares Erasmus+ et Corps européen de solidarité (CES), qui jouent un rôle essentiel dans le soutien aux possibilités de mobilité à des fins d’apprentissage, l’amélioration des compétences et de l’employabilité des personnes et la promotion de l’inclusion sociale; met l’accent sur le rôle d’Erasmus+, qui sert à renforcer la coopération universitaire, à moderniser l’enseignement et à soutenir des mesures destinées à réduire le décrochage scolaire; souligne que, depuis le début de la guerre, il a été d’une grande utilité pour les étudiants et le personnel enseignant ukrainiens en leur fournissant un accompagnement; |
| 35. | souligne que la législation fait obligation aux deux programmes de mettre en place des mesures propres à accroître la participation des personnes moins favorisées; regrette que les participants issus de milieux défavorisés soient souvent dans l’impossibilité de profiter du programme, l’inflation galopante et la hausse du coût de la vie rendant insuffisantes les bourses proposées; s’engage à veiller à ce qu’Erasmus + ne devienne pas de facto un programme sélectif ouvert uniquement à ceux qui peuvent se permettre financièrement d’y participer; rappelle que la Commission est tenue de mettre en place des mesures de soutien financier en faveur des personnes moins favorisées et appelle de ses vœux le réajustement des bourses Erasmus+ face à la hausse de l’inflation et du coût de la vie; propose, par conséquent, une augmentation de 100 millions d’euros pour Erasmus+ et de 2 millions d’euros pour le CES par rapport au projet de budget, afin de garantir l’accessibilité des programmes à tous; |
| 36. | souligne qu’il importe de renforcer l’union de la santé et d’améliorer la préparation de l’Europe d’après la pandémie, et qu’il faut aussi mieux comprendre et traiter les effets et implications à long terme de la COVID, notamment en finançant la recherche translationnelle, les essais cliniques et les études pivots; met l’accent sur le rôle capital que joue le programme «L’UE pour la santé» à cet égard, mais aussi pour soutenir des actions visant à parvenir à une couverture sanitaire universelle dans l’ensemble de l’Union, y compris un accès de qualité aux services de santé sexuelle et génésique et l’accès aux nouvelles technologies et aux dispositifs de télésurveillance, à la télémédecine et aux dispositifs de diagnostic faisant appel à l’intelligence artificielle, ce qui peut permettre d’améliorer l’offre de soins dans les territoires ruraux; propose, par conséquent, d’augmenter les crédits du programme de 20 millions d’euros par rapport au projet de budget, y compris pour compenser les redéploiements vers l’Autorité européenne de préparation et de réaction en cas d’urgence sanitaire; |
| 37. | s’alarme des répercussions croissantes des événements météorologiques extrêmes et des catastrophes naturelles survenant en Europe, dans son voisinage et dans le monde et s’inquiète de la capacité de l’Union à y réagir avec efficacité et rapidité; souligne que ces catastrophes sont de plus en plus souvent liées au changement climatique et qu’elles risquent donc d’être plus fréquentes et plus intenses à l’avenir; attire l’attention sur la nécessité d’investir dans des mesures d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à celui-ci, en particulier dans les régions vulnérables, et de renforcer la capacité de réaction de l’Union; augmente par conséquent les crédits destinés au mécanisme de protection civile de l’Union de 20 millions d’euros par rapport au projet de budget afin de garantir une réaction efficace et de protéger les vies humaines, notamment par l’intermédiaire de la mobilisation d’équipes médicales communes dans les situations d’urgence; |
| 38. | insiste sur le rôle clé joué par le programme «Europe créative» dans le soutien aux secteurs de la culture et de la création, dans la promotion de l’éducation aux médias et dans la lutte contre la désinformation, ainsi que dans la promotion et la protection de la liberté et du pluralisme des médias en tant que fondement d’une démocratie efficace; souligne que la flambée des prix de l’énergie et l’inflation qui ont suivi la pandémie de COVID-19 ont lourdement pesé sur les secteurs de la culture et de la création, qui comptent principalement des petites organisations et des artistes indépendants; propose dès lors d’augmenter le financement du programme «Europe créative» de 25 millions d’euros par rapport au projet de budget, dont 15 millions d’euros pour le volet Culture et 10 millions d’euros pour le volet transsectoriel; |
| 39. | réaffirme l’importance du programme «Citoyens, égalité, droits et valeurs» dans la promotion des valeurs européennes et des droits des citoyens, dans la promotion d’un engagement civique actif et dans la construction de sociétés résilientes; rappelle que le programme est essentiel pour lutter contre la violence fondée sur le genre, en particulier dans le contexte de l’augmentation mesurable de la violence à l’égard des femmes et de celle à l’égard de la communauté LGBTQI+; réaffirme l’utilité de ce programme pour le soutien aux principes clés de la démocratie, de l’état de droit, de la solidarité, de la justice, de la non-discrimination, de l’égalité et de l’inclusion; propose, par conséquent, d’augmenter les crédits du programme de 6 millions d’euros par rapport au projet de budget, en renforçant les volets «Engagement et participation des citoyens», Daphné et «Valeurs de l’Union»; |
| 40. | juge nécessaire de renforcer la ligne consacrée au soutien à la communauté chypriote turque de 2 millions d’euros par rapport au projet de budget afin de financer le comité des personnes disparues à Chypre et de soutenir le comité technique bicommunautaire sur le patrimoine culturel; |
| 41. | souligne l’importance de la dimension sociale du budget de l’Union et la nécessité d’un dialogue social efficace et d’une information et d’une formation adéquates des organisations de travailleurs, en vue de développer et d’accroître la capacité et la participation des partenaires sociaux; augmente donc le financement des lignes concernées de 1 million d’euros chacune par rapport au PB; |
| 42. | rappelle le rôle essentiel joué par les agences décentralisées au titre de la rubrique 2b; augmente le financement et les effectifs de l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes, de l’Autorité européenne du travail et de l’Agence de l’Union européenne pour la coopération judiciaire en matière pénale, conformément aux besoins recensés par ces agences et dans le but de garantir qu’elles soient dotées du personnel et des ressources nécessaires pour faire face à leur charge de travail et s’acquitter de leurs missions; |
| 43. | souligne l’importance de protéger le budget de l’Union contre la fraude, la corruption et d’autres actions fautives; attire l’attention, à cet égard, sur le rôle central que joue le Parquet européen dans la protection des intérêts financiers de l’Union, y compris en ce qui concerne l’utilisation des fonds de NextGenerationEU, et dans le respect de l’état de droit; propose, par conséquent, des renforcements ciblés des crédits alloués au Parquet européen et d’augmenter ses effectifs afin qu’il puisse s’acquitter de son mandat; invite tous les États membres à rejoindre le Parquet européen en vue de garantir une protection plus solide des intérêts financiers de l’Union; |
| 44. | augmente les crédits d’engagement de la rubrique 2b de 199 485 306 EUR par rapport au projet de budget (à l’exclusion des projets pilotes et des actions préparatoires) et de 812 302 190 EUR par rapport à la lecture du Conseil; rappelle que, selon son rapport intérimaire sur le CFP, les coûts de l’EURI ne seraient pas pris en considération au titre de la rubrique 2b; |
Rubrique 3 – Ressources naturelles et environnement
| 45. | souligne que la proposition de plateforme STEP prévoit en 2024 des crédits d’engagement supplémentaires pour le Fonds pour l’innovation au titre de la rubrique 3 et une augmentation correspondante du plafond; estime que la dotation proposée en ce qui concerne le Fonds pour l’innovation témoigne de progrès importants vers sa budgétisation intégrale; rappelle le rôle important joué par le Fonds pour l’innovation dans le soutien aux investissements visant la production et les infrastructures d’hydrogène; propose, par conséquent, de créer une nouvelle ligne budgétaire pour le Fonds pour l’innovation, dotée de 1,25 milliard d’euros de crédits, conformément à son rapport intermédiaire sur le CFP; |
| 46. | exprime de nouveau son inquiétude quant aux effets négatifs de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine sur la sécurité alimentaire, le caractère abordable des denrées alimentaires dans le monde, les chaînes d’approvisionnement alimentaire ainsi que sur la capacité du secteur agricole européen et des agriculteurs à résister à la pression inflationniste et à l’augmentation des prix des intrants; invite la Commission à analyser les conséquences de la guerre sur les agriculteurs et sur la production alimentaire, notamment en ce qui concerne les importations en provenance d’Ukraine, et à proposer des mesures si nécessaire; souligne que le fait d’aider les nouveaux et les jeunes agriculteurs au moyen de mécanismes de soutien apporte une solution structurelle nécessaire et garantit ainsi la durabilité du secteur et le renouvellement des générations; propose dès lors d’augmenter l’aide au revenu des jeunes agriculteurs de 40 millions d’euros par rapport au projet de budget; |
| 47. | souligne l’importance des programmes à destination des écoles dans le cadre de la politique agricole commune pour garantir aux enfants un plus large accès à une nourriture saine et nutritive et fait observer que la portée de ces programmes est affectée par la hausse des prix des denrées alimentaires; décide, par conséquent, d’augmenter de 5 millions d’euros le soutien accordé aux programmes par rapport au projet de budget; |
| 48. | souligne le rôle central que joue le programme LIFE, en tant que programme phare de l’Union, dans la mise en œuvre du pacte vert pour l’Europe et dans la réalisation de l’objectif de neutralité climatique de l’Union, conformément à l’accord de Paris, en soutenant l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à celui-ci, en réduisant les émissions et en augmentant l’utilisation des énergies renouvelables, en créant une économie circulaire, en protégeant les écosystèmes et en inversant la tendance alarmante à la perte de biodiversité; juge inquiétante l’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes dus au changement climatique et insiste sur la nécessité de prendre des mesures urgentes; souligne le rôle du programme LIFE dans l’accélération de la transition juste; propose, par conséquent, d’augmenter les crédits du programme de 30 millions d’euros par rapport au projet de budget; |
| 49. | rappelle que, traditionnellement, une lettre rectificative complètera le tableau des ressources disponibles au titre du Fonds européen agricole de garantie et que l’approche adoptée pour les modifications peut être adaptée en conséquence au cours de la conciliation; |
| 50. | augmente la dotation de la rubrique 3 de 1 325 000 000 EUR en crédits d’engagement par rapport au projet de budget (à l’exclusion des projets pilotes et des actions préparatoires) et de 1 325 000 000 EUR par rapport à la lecture du Conseil; fait observer que 1 250 000 000 EUR de ces renforcements sont spécifiques à la plateforme STEP; souligne que, conformément à son rapport intermédiaire sur le CFP, le plafond de la rubrique 3 augmenterait également de 1,25 milliard d’euros en 2024; |
Rubrique 4 – Migration et gestion des frontières
| 51. | souligne que la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, les conflits armés et l’instabilité dans les régions voisines, ainsi que la pauvreté, la faim, les conséquences du changement climatique et les tendances sous-jacentes du développement économique continuent de pousser les personnes à venir dans l’Union en quête d’asile, de sécurité, de liberté, d’une vie meilleure ou d’un regroupement avec des membres de leur famille proche, ce qui exerce une pression considérable sur les programmes et les agences relevant de la rubrique 4; rappelle, à cet égard, son point de vue selon lequel le financement au titre de la rubrique devrait être augmenté de 250 millions d’euros en 2024, conformément à son rapport intermédiaire sur le CFP; |
| 52. | réaffirme la nécessité de mettre en œuvre une politique de migration et d’asile fondée sur la solidarité, le partage des responsabilités et le respect des droits de l’homme, conformément aux valeurs de l’Union et aux engagements internationaux; souligne que la guerre a considérablement accru la pression sur les régimes d’asile et d’accueil dans les États membres et que l’Union doit apporter un soutien à plus long terme aux États membres d’accueil afin de faciliter l’accueil et l’intégration des réfugiés en provenance d’Ukraine, ainsi que d’autres réfugiés bénéficiant de la protection internationale, de faire face aux récentes tendances migratoires et de veiller à la gestion efficace des flux migratoires, notamment en ce qui concerne les procédures de retour et de réadmission effectives, sûres et dignes; insiste, en outre, sur la nécessité d’anticiper les conséquences financières d’un accord en temps utile sur le pacte sur l’asile et la migration et de renforcer le Fonds «Asile, migration et intégration» (FAMI), compte tenu de son rôle central dans la réussite de la mise en œuvre dudit pacte; rappelle le rôle important que jouent les collectivités régionales et locales dans le processus d’intégration sur le terrain, dans le respect de la compétence des États membres; décide, compte tenu de ce qui précède, de renforcer le Fonds «Asile, migration et intégration» de 110 millions d’euros par rapport au projet de budget en 2024, compte tenu de sa contribution positive à la fourniture d’un soutien immédiat aux réfugiés; |
| 53. | rappelle le rôle essentiel joué par l’Agence de l’Union européenne pour l’asile dans le soutien aux États membres en ce qui concerne les procédures d’asile et de protection internationale; propose d’augmenter les effectifs et les niveaux de financement de l’agence pour tenir compte de l’accroissement de sa charge de travail; |
| 54. | souligne qu’il est impératif de gérer et de protéger efficacement et équitablement les frontières extérieures de l’Union, si l’on veut garantir la sécurité de celle-ci, appliquer sans heurts et de manière effective la politique de l’Union en matière de migration et d’asile, et préserver la libre circulation des personnes au sein de l’Union ainsi que le bon fonctionnement de l’espace Schengen; souligne en outre la nécessité d’améliorer la prévention des migrations irrégulières afin de protéger les personnes vulnérables des réseaux de passeurs et de trafiquants et de lutter contre l’exploitation des migrants dans le cadre d’attaques hybrides; insiste sur le rôle essentiel que joue l’instrument relatif à la gestion des frontières et aux visas (IGFV) à cet égard; note que la Commission propose de renforcer l’IGFV au-delà des niveaux de programmation financière du projet de budget, mais souligne que ce «renforcement» ne compense que partiellement les redéploiements répétés de l’IGFV destinés à financer les mandats révisés des agences; propose d’augmenter les crédits de l’IGFV de 60 millions d’euros par rapport au projet de budget, notamment pour accélérer l’adhésion de la Roumanie et la Bulgarie à l’espace Schengen et la mise en œuvre des programmes pilotes établis avec la Commission; |
| 55. | souligne la nécessité d’augmenter encore les crédits et les effectifs de l’agence eu-LISA afin de garantir la capacité de l’Agence à mettre en œuvre des projets essentiels en matière de sécurité intérieure et de gestion des frontières; insiste sur la nécessité pour l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) de disposer des ressources nécessaires pour mener à bien sa mission et ses activités opérationnelles de manière efficace et décide, par conséquent, de rétablir le niveau de financement du projet de budget pour cette Agence; |
| 56. | augmente la dotation de la rubrique 4 de 173 941 500 EUR en crédits d’engagement par rapport au projet de budget et de 193 941 500 EUR par rapport à la lecture du Conseil; souligne que, conformément à son rapport intermédiaire sur le CFP, le plafond de la rubrique 4 augmenterait également de 250 millions d’euros en 2024; |
Rubrique 5 – Sécurité et défense
| 57. | souligne que les questions liées à la défense sont de plus en plus prégnantes depuis le début de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, ce qui rend le soutien au secteur de la défense plus important que jamais pour faire de l’Europe un continent sûr; insiste sur la nécessité de renforcer le rôle de l’Union dans le domaine de la sécurité internationale et estime que la coopération européenne en matière de défense conduit à davantage d’efficacité, à des économies potentielles et à des dépenses plus intelligentes et qu’elle est essentielle pour renforcer l’autonomie stratégique de l’Union; réaffirme la nécessité de renforcer rapidement les capacités de l’industrie de la défense et l’interopérabilité des États membres, en particulier ceux qui se trouvent en première ligne et qui sont donc les plus exposés aux menaces actuelles; |
| 58. | fait observer que des progrès importants ont été accomplis grâce à l’instrument pour des acquisitions conjointes dans le domaine de la défense, du côté de la demande, et à l’acte de soutien à la production de munitions (23), du côté de l’offre; note que ces deux règlements épuisent toutes les marges de la rubrique 5 et nécessitent le recours à l’instrument de flexibilité en 2024, en plus des redéploiements importants du Fonds européen de la défense (FED); |
| 59. | souligne que la proposition de plateforme STEP prévoit des crédits supplémentaires pour le FED; propose, par conséquent, d’augmenter les crédits du FED de 625 millions d’euros en 2024, conformément à son rapport intermédiaire sur le CFP; |
| 60. | relève l’importance de la «mobilité militaire» pour permettre aux États membres d’apporter un soutien rapide dans le contexte de la guerre en améliorant les capacités des infrastructures de transport militaire lourd et à grande échelle, en renforçant les corridors de transport et en améliorant la logistique; souligne que le programme est sursouscrit, qu’il dispose d’une capacité d’absorption substantielle et qu’il sera pleinement engagé d’ici la fin de 2023; propose, par conséquent, d’augmenter les crédits pour la «mobilité militaire» de 45 millions d’euros par rapport au projet de budget; |
| 61. | augmente la dotation de la rubrique 5 de 670 000 000 EUR en crédits d’engagement par rapport au projet de budget et de 670 000 000 EUR par rapport à la lecture du Conseil; fait observer que 625 000 000 EUR de ces renforcements sont spécifiques à la plateforme STEP; souligne que, conformément à son rapport intermédiaire sur le CFP, le plafond de la rubrique 5 augmenterait également de 625 millions d’euros en 2024; |
Rubrique 6 – Le voisinage et le monde
| 62. | souligne que, plus particulièrement après la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, la situation internationale s’est rapidement détériorée sous l’effet des crises alimentaire, énergétique et économique, qui ont fortement intensifié la pression exercée sur la rubrique 6; déplore que le financement au titre de la rubrique 6 ait été cruellement insuffisant dès le début du CFP et que la poursuite du financement des besoins des réfugiés syriens, iraquiens et d’autres pays n’ait pas été intégrée au CFP, ne laissant pratiquement aucune marge de manœuvre pour faire face à d’autres difficultés; |
| 63. | constate que la réserve de l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (IVCDCI) – L’Europe dans le monde a été épuisée très rapidement et qu’elle a été utilisée au-delà de son objectif principal consistant à répondre aux défis et priorités émergents, tandis que le budget de l’aide humanitaire s’est largement appuyé sur la mobilisation de la réserve de solidarité et d’aide d’urgence, qui est fortement sollicitée; rappelle, à cet égard que le financement au titre de la rubrique devrait être augmenté de 2 875 millions d’euros en 2024, conformément à son rapport intermédiaire sur le CFP; |
| 64. | souligne l’importance de renforcer la ligne du voisinage méridional pour soutenir les réformes politiques, économiques et sociales dans la région, pour aider les réfugiés, en particulier les réfugiés syriens et palestiniens, et pour permettre un soutien le long des routes migratoires du sud; propose, par conséquent, d’augmenter les crédits de la ligne de 650 millions d’euros par rapport au projet de budget, notamment pour assurer un financement adéquat et prévisible à l’UNWRA afin d’apporter une réponse aux besoins accrus sur le terrain; |
| 65. | condamne sans ambages les attaques terroristes brutales perpétrées par le Hamas contre Israël et sa population; souligne que le budget de l’Union doit continuer à aider à instaurer la paix et la stabilité dans la région, à lutter contre la haine et le fondamentalisme et à promouvoir les droits de l’homme; invite la Commission à procéder en profondeur à la révision annoncée, notamment sur l’utilisation qui est faite de tous les fonds de l’Union dans la région, ainsi qu’à en communiquer dès que possible les résultats à l’autorité budgétaire; souligne qu’une détérioration de la situation humanitaire est attendue dans la région et invite la Commission à réévaluer les besoins de la région en matière d’aide humanitaire afin que le financement apporté par l’Union continue de parvenir à ceux qui ont besoin d'aide; |
| 66. | souligne que la guerre a eu des effets particulièrement importants sur les pays du voisinage oriental, tels que la République de Moldavie, qui ont fourni un refuge et une aide aux réfugiés fuyant la guerre et ont été confrontés aux répercussions de la montée en flèche de l’inflation et des prix de l’énergie et de l’alimentation; souligne qu’il importe de soutenir durablement les pays candidats dans la mise en œuvre des réformes nécessaires liées à l’adhésion et dans le renforcement de leur résilience ainsi que dans la prévention et la lutte contre les menaces hybrides; se félicite de la décision d’accorder à l’Ukraine et à la République de Moldavie le statut de pays candidat et insiste sur la nécessité de mobiliser les fonds nécessaires pour soutenir leur processus d’adhésion; décide, par conséquent, d’augmenter les crédits destinés au voisinage oriental de 450 millions d’euros par rapport au projet de budget; propose, en outre, d’augmenter de 50 millions d’euros en 2024 l’aide liée à l’adhésion au titre de l’instrument d’aide de préadhésion (IAP III) en faveur des Balkans occidentaux; |
| 67. | partage l’évaluation du Conseil selon laquelle la Commission aurait dû intégrer dans le projet de budget les besoins d’aide humanitaire résultant de la guerre; estime que, compte tenu du contexte international très complexe, de l’instabilité géopolitique croissante, de l’augmentation de l’extrême pauvreté et de la fréquence accrue des catastrophes naturelles et des phénomènes météorologiques extrêmes, les besoins d’aide humanitaire en 2024 devraient dépasser les prévisions du Conseil; rappelle en outre que l’aide humanitaire en faveur de l’Ukraine continuera d’être couverte par la rubrique 6 plutôt que par la facilité pour l’Ukraine; souligne que l’accès insuffisant à l’aide humanitaire touche le plus durement les plus vulnérables, en particulier les femmes et les enfants; insiste sur le fait que le budget de l’Union consacré à l’aide humanitaire repose largement sur la réserve de solidarité et d’aide d’urgence, ce qui détourne les ressources des autres objectifs de la réserve et réduit la capacité de l’Union à réagir aux situations d’urgence; propose, par conséquent, d’augmenter les crédits pour l’aide humanitaire de 550 millions d’euros par rapport au projet de budget; |
| 68. | rappelle que la réserve de l’IVCDCI est conçue pour permettre à l’Union de réagir avec souplesse et efficacité à l’évolution du paysage de la politique extérieure et aux défis émergents grâce à la flexibilité budgétaire; propose, par conséquent, d’augmenter les crédits de la réserve de 800 millions d’euros par rapport au projet de budget en 2024; |
| 69. | souligne son soutien à la mise en œuvre de l’accord de paix en Colombie et la nécessité de poursuivre les actions pertinentes financées au titre du fonds fiduciaire de l’Union en faveur de la Colombie; propose donc de renforcer les crédits destinés au programme géographique «Amériques» de 10 millions d’euros par rapport au projet de budget au titre de l’IVCDCI; réaffirme en outre son engagement sans faille à protéger et à promouvoir les droits de l’homme et les libertés fondamentales dans le monde et augmente l’enveloppe allouée au programme thématique «Droits et libertés fondamentaux» de 10 millions d’euros par rapport au projet de budget; |
| 70. | réaffirme son attachement à la dimension internationale d’Erasmus+, qui permet des échanges de mobilité à des fins d’apprentissage avec les pays partenaires du monde entier; augmente, par conséquent, les crédits destinés à la dimension internationale d’Erasmus+ de 10 millions d’euros par rapport au projet de budget, répartis à parts égales entre l’IVCDCI et l’IAP III; |
| 71. | rappelle que les intérêts dus au titre des 18 milliards d’euros de prêts AMF+ versés à l’Ukraine en 2023 devaient être couverts par les États membres, le budget de l’Union ne contribuant que si des ressources sont disponibles; estime qu’aucune ressource de ce type n’est disponible et, par conséquent, supprime la ligne et réduit les crédits destinés à la bonification d’intérêts de l’AMF+; |
| 72. | augmente la dotation de la rubrique 6 de 2 525 000 000 EUR en crédits d’engagement par rapport au projet de budget et de 2 407 000 000 EUR par rapport à la lecture du Conseil; souligne que, conformément à son rapport intermédiaire sur le CFP, le plafond de la rubrique 6 augmenterait de 2 875 milliards d’euros en 2024; |
Rubrique 7 – Administration publique européenne
| 73. | rappelle que les dépenses au titre de la rubrique 7 devraient être fixées à un niveau qui permette à l’Union de disposer d’une administration efficace et efficiente; souligne, à cet égard, que la proposition de révision du CFP présentée par la Commission réduirait la nécessité de recourir au dispositif de marge unique pour les dépenses relevant de la rubrique 7 en 2024; |
| 74. | accepte la position du Conseil sur la rubrique 7 en ce qui concerne la section III; |
Projets pilotes et actions préparatoires (PP/AP)
| 75. | rappelle l’importance des projets pilotes et des actions préparatoires (PP/AP) en tant qu’instruments permettant de formuler les priorités politiques et de lancer de nouvelles initiatives susceptibles de déboucher sur des actions ou programmes permanents de l’Union; adopte, après avoir procédé à une analyse approfondie de toutes les propositions et compte dûment tenu de l’évaluation par la Commission du respect des obligations juridiques et de leur applicabilité, un ensemble équilibré de PP/AP reflétant les priorités politiques du Parlement; invite la Commission à mettre en œuvre rapidement les PP/AP et à rendre compte de leurs performances et de leurs résultats sur le terrain; |
Paiements
| 76. | souligne la nécessité de prévoir un niveau suffisant de crédits de paiement dans le budget 2024 et décide, par principe, de renforcer les crédits de paiement des lignes qui sont modifiées au niveau des crédits d’engagement; prend acte du faible niveau des paiements proposé par la Commission pour 2024, imputable aux retards dans la mise en œuvre de certains programmes en raison de leur adoption tardive et de la perturbation des projets due à la crise de la COVID-19; attire l’attention, dans ce contexte, sur le risque d’arriéré de paiement au cours des dernières années de la période couverte par le CFP et pour le CFP suivant, et rappelle sa position sur la révision du cadre à cet égard; |
Autres sections
Section I – Parlement européen
| 77. | est conscient des limites de la rubrique 7 du CFP actuel; rappelle que ces limites sont le résultat des réductions appliquées par le Conseil à la proposition initiale, déjà très faible, de la Commission lors de l’adoption de l’actuel CFP 2021-2027; exprime son étonnement et sa profonde préoccupation face à la décision unilatérale de la Commission de réduire l’état prévisionnel du Parlement pour 2024, qui rompt une fois de plus la tradition de bonne coopération entre les deux institutions; rappelle que l’état prévisionnel du Parlement a été préparé et adopté en accordant une attention particulière aux recommandations de la Commission; rétablit, dans ce contexte, les crédits de son budget pour 2024, fixés à 2 383 401 312 EUR, conformément à l’état prévisionnel des recettes et des dépenses adopté par la plénière le 20 avril 2023; apporte des ajustements techniques neutres sur le plan budgétaire afin de tenir compte d’informations actualisées qui n’étaient pas encore disponibles au début de l’année; |
| 78. | note que, bien que son budget soit inclus dans la section I – Parlement européen, l’Autorité pour les partis politiques européens et les fondations politiques européennes est un organe indépendant de l’Union; salue le fait que le nombre de postes attribués à l’APPF est précisément défini dans le tableau des effectifs et que le montant spécifique relatif à son personnel figure dans les commentaires du budget des postes 1200 et 1400; s’attend à ce que ces informations continuent d’être divulguées dans les budgets à venir; convient de supprimer sur cette base l’article 502 de la nomenclature budgétaire à partir de 2024; |
| 79. | rappelle les priorités du Parlement pour le prochain exercice: axer le budget du Parlement sur ses fonctions principales de colégislateur, en tant que branche de l’autorité budgétaire, la représentation des citoyens et le contrôle des travaux des autres institutions et affecter des moyens aux projets prioritaires relatifs à la communication avec les citoyens, à un Parlement vert en faveur de l’économie de ressources, à un Parlement accessible, au respect plein et entier des questions d’égalité des genres, au renforcement de la sécurité, à la cybersécurité et aux développements informatiques; |
| 80. | conformément à sa résolution du 20 avril 2023 précitée sur son état prévisionnel des recettes et des dépenses pour l’exercice 2024 et compte tenu des réponses fournies par le Secrétaire général le 19 juillet 2023:
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Autres sections (sections IV-X)
| 81. | condamne l’approche horizontale de la Commission consistant à réduire les estimations des institutions afin de respecter le principe de stabilité des effectifs et une augmentation maximale de 2 % pour les dépenses non liées aux salaires, malgré les pressions inflationnistes pour la deuxième année consécutive et indépendamment des nouvelles tâches assignées aux institutions par la Commission et les colégislateurs; |
| 82. | souligne que la majeure partie des budgets des institutions est fixée par des obligations statutaires ou contractuelles qui subissent les conséquences de l’inflation et qu’elles n’ont aucun contrôle sur les taux d’inflation et l’augmentation des prix de l’énergie; s’inquiète du coût élevé de la vie et de l’augmentation des prix au Luxembourg, en particulier de l’augmentation des coûts du logement, qui complique le recrutement de personnel pour toutes les institutions basées au Luxembourg; demande à toutes les institutions basées au Luxembourg de s’attaquer à ce problème de longue date, y compris avec leurs homologues luxembourgeois; |
| 83. | souligne la nécessité pour les institutions de disposer d’un personnel suffisant pour s’acquitter de leur mandat; se félicite des efforts soutenus consentis par les institutions pour redéployer du personnel et dégager des gains d’efficacité supplémentaires, mais reconnaît les limites de cette approche dans le contexte inflationniste actuel lorsqu’elle s’accompagne d’une augmentation des responsabilités; |
| 84. | augmente, dans les cas dûment justifiés suivants, le niveau des crédits ou des effectifs par rapport au projet de budget, afin de doter les institutions de ressources suffisantes pour leur permettre de remplir leurs obligations juridiques et contractuelles et d’exécuter de manière appropriée, efficiente et efficace le nombre croissant de tâches découlant de leur mandat; propose dès lors:
o o o |
| 85. | charge sa Présidente de transmettre la présente résolution, assortie des amendements au projet de budget général, au Conseil, à la Commission, aux autres institutions et aux organes concernés ainsi qu’aux parlements nationaux. |
(1) JO L 424 du 15.12.2020, p. 1.
(2) JO L 193 du 30.7.2018, p. 1.
(3) JO L 433 I du 22.12.2020, p. 11.
(5) JO L 433 I du 22.12.2020, p. 11.
(6) JO L 325 du 20.12.2022, p. 11.
(7) JO L 433 I du 22.12.2020, p. 28.
(8) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2023)0119.
(9) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2023)0335.
(10) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2023)0194.
(11) JO C 177 du 17.5.2023, p. 115.
(12) JO L 433 I du 22.12.2020, p. 1.
(13) JO L 243 du 9.7.2021, p. 1.
(14) JO C 428 du 13.12.2017, p. 10.
(15) JO C 242 du 10.07.2018, p. 24.
(16) JO C 283 du 11.8.2023, p. 18.
(17) JO C 479 du 16.12.2022, p. 75.
(18) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2023)0278.
(19) JO C 388 du 13.11.2020, p. 18.
(20) JO C 94 E du 3.4.2013, p. 13 et JO C 149 du 28.4.2023, p. 11.
(21) JO C 270 du 7.7.2021, p. 2.
(22) JO C 317 du 7.9.2023, p. 3.
(23) Règlement (UE) 2023/1525 du Parlement européen et du Conseil du 20 juillet 2023 relatif au soutien à la production de munitions (ASAP) (JO L 185 du 24.7.2023, p. 7).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/2665/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)