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AccueilDroit européen52023BP1816
Acte préparatoire52023BP1816

Acte préparatoire — 52023BP1816

CELEX52023BP1816
TypeActe préparatoire
Datemercredi 10 mai 2023

Texte intégral

29.9.2023

FR

Journal officiel de l’Union européenne

L 242/37


RÉSOLUTION (UE) 2023/1816 DU PARLEMENT EUROPÉEN

du 10 mai 2023

contenant les observations qui font partie intégrante de la décision concernant la décharge sur l’exécution du budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2021, section II — Conseil européen et Conseil

LE PARLEMENT EUROPÉEN,

—

vu sa décision concernant la décharge sur l’exécution du budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2021, section II — Conseil européen et Conseil,

—

vu l’article 100 et l’annexe V de son règlement intérieur,

—

vu l’avis de la commission des affaires constitutionnelles,

—

vu le rapport de la commission du contrôle budgétaire (A9-0085/2023),

A.

considérant qu’en vertu de l’article 319 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE), le Parlement est seul responsable de l’octroi de la décharge sur l’exécution du budget général de l’Union et que le budget du Conseil européen et du Conseil est une section du budget de l’Union;

B.

considérant qu’en vertu de l’article 15, paragraphe 1, du traité sur l’Union européenne, le Conseil européen n’exerce pas de fonctions législatives;

C.

considérant qu’en vertu de l’article 317 du traité FUE la Commission exécute le budget sous sa propre responsabilité et conformément au principe de la bonne gestion financière et que, selon le cadre en vigueur, la Commission confère aux autres institutions de l’Union les pouvoirs nécessaires à l’exécution des sections du budget qui les concernent;

D.

considérant qu’en vertu de l’article 235, paragraphe 4, et de l’article 240, paragraphe 2, du traité FUE, le Conseil européen et le Conseil (ci-après le «Conseil») sont assistés par le secrétariat général du Conseil, et que la secrétaire générale est entièrement responsable de la bonne gestion des crédits inscrits à la section II du budget de l’Union;

E.

considérant que, depuis près de vingt ans, le Parlement applique la pratique établie et respectée consistant à octroyer la décharge à chaque institution, organe et organisme de l’Union et que la Commission soutient que la pratique consistant à donner décharge à chaque institution pour leurs dépenses administratives devrait se poursuivre;

F.

considérant qu’en vertu de l’article 59, paragraphe 1, du règlement financier, la Commission reconnaît aux autres institutions de l’Union les pouvoirs nécessaires à l’exécution des sections du budget qui les concernent;

G.

considérant que, depuis 2009, le manque de coopération du Conseil dans le cadre de la procédure de décharge a conduit le Parlement à refuser de donner décharge à la secrétaire générale du Conseil;

H.

considérant, dans le contexte de la procédure de décharge, que l’autorité de décharge tient à souligner qu’il est particulièrement important de renforcer davantage la légitimité démocratique des institutions de l’Union en améliorant la transparence et la responsabilité et en appliquant les concepts de budgétisation axée sur les performances et de bonne gestion des ressources humaines;

I.

considérant que le Conseil européen et le Conseil, en tant qu’institutions de l’Union et bénéficiaires du budget général de l’Union, doivent faire preuve de transparence, être démocratiquement responsables devant les citoyens de l’Union et faire l’objet d’un contrôle démocratique de l’utilisation des fonds publics;

J.

considérant que la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne confirme le droit des contribuables et du public à être tenus informés de l’utilisation des recettes publiques;

K.

considérant que la recommandation de la Médiatrice européenne (ci-après la «Médiatrice») dans l’enquête stratégique OI/2/2017/TE sur la transparence du processus législatif du Conseil indiquait que les pratiques du Conseil quant à la transparence du processus législatif constituaient un cas de mauvaise administration et devraient être examinées pour permettre aux citoyens de suivre le processus législatif de l’Union;

1.

observe que le budget du Conseil relève de la rubrique 7 du CFP, «Administration publique européenne», qui s’élevait au total à 10,7 milliards d’euros en 2021; note que le budget du Conseil représente environ 5,6 % du budget administratif total de la rubrique 7 du CFP;

2.

observe que, dans son rapport annuel relatif à l’exercice 2021, la Cour des comptes (ci-après la «Cour») a augmenté son échantillon d’opérations sous la rubrique «Administration» pour passer de 48 en 2020 à 60 en 2021;

3.

relève que la Cour indique que les travaux qu’elle a réalisés depuis de nombreuses années montrent que la rubrique 7 du CFP concerne globalement des dépenses à faible risque;

4.

constate avec satisfaction que, dans le rapport annuel relatif à l’exercice 2021, la Cour n’a relevé aucun problème spécifique concernant le Conseil;

État des lieux de la procédure de décharge

5.

déplore vivement que, pour l’exercice 2020, le Parlement ait dû refuser une fois encore la décharge au Conseil parce que celui-ci refuse de coopérer avec le Parlement pour garantir que la procédure de décharge soit menée de façon rigoureuse, ordonnée et en toute connaissance de cause;

6.

souligne que le parlement a la prérogative d’accorder la décharge conformément à l’article 319 du traité FUE, ainsi que des dispositions applicables du règlement financier et du règlement intérieur du Parlement européen, conformément à l’interprétation et à la pratique actuelles, à savoir l’octroi de la décharge afin de préserver la transparence et de garantir le contrôle démocratique à l’égard des contribuables de l’Union;

7.

souligne que l’article 59, paragraphe 1, du règlement financier dispose que la Commission confère aux autres institutions de l’Union les pouvoirs nécessaires à l’exécution des sections du budget qui les concernent et, par conséquent, juge incompréhensible que le Conseil estime approprié d’accorder décharge à la Commission pour l’exécution du budget du Conseil;

8.

souligne la pratique établie et respectée, suivie depuis près de vingt ans par le Parlement, consistant à octroyer la décharge à l’ensemble des institutions, organes, organismes et agences de l’Union; rappelle que la Commission a déclaré son incapacité à surveiller la mise en œuvre des budgets des autres institutions de l’Union; souligne la position réaffirmée de la Commission selon laquelle il convient de pérenniser, directement au niveau du Parlement, la pratique consistant à donner décharge à chaque institution de l’Union pour ses dépenses administratives;

9.

souligne que la situation actuelle, dans laquelle le Parlement ne peut vérifier que les rapports de la Cour des comptes européenne et de la Médiatrice ainsi que les informations figurant sur le site web du Conseil, sans recevoir de réponse écrite ou orale du Conseil au cours de la procédure annuelle de décharge, à savoir dans laquelle le Conseil refuse de collaborer avec le Parlement dans le cadre de la procédure de décharge budgétaire annuelle, ne permet pas au Parlement d’exécuter ses obligations et de décider de l’octroi de la décharge en toute connaissance de cause;

10.

déplore que le Conseil montre depuis plus de dix ans qu’il n’a aucune volonté politique de collaborer avec le Parlement dans le cadre de la procédure de décharge annuelle; souligne que cette attitude a un effet négatif durable sur les deux institutions, car elle écorne l’image de l’Union dans son ensemble, jette le discrédit sur la gestion et le contrôle démocratique du budget de l’Union et porte atteinte à la confiance des citoyens dans l’Union en tant qu’entité transparente; déplore vivement le refus persistant du Conseil de s’engager dans une coopération loyale dans le cadre de la procédure de décharge;

11.

souligne que, si la situation actuelle doit être améliorée par une meilleure coopération interinstitutionnelle dans le cadre des traités, une révision des traités est nécessaire afin de rendre la procédure de décharge plus claire et plus transparente, notamment pour charger explicitement le Parlement européen de donner décharge individuellement à tous les institutions, organes et organismes de l’Union;

12.

rappelle que la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne va dans le sens du droit des contribuables et du public à être tenus informés de l’utilisation des recettes publiques; exige par conséquent le respect intégral des prérogatives du Parlement et de son rôle de garant du principe de responsabilité démocratique; invite le Conseil à respecter correctement les recommandations adoptées par le Parlement dans le cadre de la procédure de décharge;

13.

invite le Conseil à reprendre les négociations avec le Parlement dans les meilleurs délais pour trouver une solution dans le cadre actuel de la procédure de décharge s’il souhaite prouver aux citoyens de l’Union qu’il prend au sérieux son rôle de contrôle du budget ainsi que le principe de transparence du budget, tout en respectant les rôles respectifs du Parlement et du Conseil dans la procédure de décharge;

14.

note que, bien que le Conseil ne soit pas disposé à coopérer au regard de la procédure de décharge, le Parlement, dans le présent rapport, met néanmoins l’accent sur certaines priorités politiques et formule des observations concernant la gestion budgétaire et financière du Conseil ainsi que d’autres observations pertinentes pour la procédure de décharge;

15.

relève que pour élaborer le présent rapport, le Parlement a dû travailler avec les informations contenues sur le site web du Conseil, puisque le Conseil a choisi, comme les années précédentes, de ne pas répondre au questionnaire envoyé au secrétariat général du Conseil et de ne pas accepter l’invitation à répondre aux questions des représentants démocratiquement élus des citoyens de l’Union, comme le font toutes les autres institutions dans le cadre de la procédure de décharge;

Priorités politiques

16.

rappelle que, conformément à l’article 286, paragraphe 2, du traité FUE, le Conseil nomme les membres de la Cour après consultation du Parlement; déplore que le Conseil ait, à plusieurs reprises, omis de prendre en considération les recommandations du Parlement dans son rôle consultatif en ce qui concerne la nomination des membres de la Cour, et qu’au lieu de cela, il continue de nommer des membres qui ont été rejetés par le Parlement;

17.

déplore, d’une manière générale, que dans le cadre des procédures de nomination et de désignation au sein de nombreuses institutions, organes et organismes de l’Union, le Conseil exerce sa prérogative sans tenir compte de l’avis des parties intéressées ou de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF); souligne qu’il est nécessaire de réexaminer la prérogative du Conseil en vue de garantir et de renforcer la participation des institutions, organes et organismes concernés ainsi que la légitimité des personnes nommées;

18.

souligne le grave déséquilibre entre les hommes et les femmes à la Cour, qui, à la fin de 2021, ne comptait parmi ses membres que 8 femmes, contre 18 hommes; relève que les difficultés rencontrées pour parvenir à l’équilibre entre les hommes et les femmes au sein de la Cour tiennent à la procédure de nomination actuelle; demande une nouvelle fois au Conseil de réexaminer la procédure de nomination afin de résoudre ce problème par des mesures concrètes, notamment en obligeant les États membres à présenter au moins un candidat de chaque sexe;

19.

déplore que le Conseil ait ignoré jusqu’à présent la résolution du Parlement du 17 décembre 2020 sur la nécessité d’une formation du Conseil sur l’égalité des genres (1) et souligne qu’un lieu de discussion institutionnel spécifique permettrait de garantir une intégration renforcée de l’égalité des sexes dans les politiques et stratégies de l’Union ainsi qu’une coordination et des progrès essentiels dans les principaux dossiers ayant trait à l’égalité entre les hommes et les femmes;

20.

rappelle et soutient les recommandations formulées par la Médiatrice sur la transparence du processus législatif du Conseil dans le cadre de l’enquête stratégique OI/2/2017/TE; déplore que le processus décisionnel au Conseil soit encore loin d’être totalement transparent, ce qui altère la confiance des citoyens dans l’Union en tant qu’entité transparente et compromet ainsi la réputation de l’Union dans son ensemble; invite instamment le Conseil à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre en œuvre dans les meilleurs délais les recommandations de la Médiatrice et les arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne en la matière; souligne à cet égard l’importance de l’arrêt récemment rendu par le Tribunal dans l’affaire T-163/21, De Capitani/Conseil (2), sur la transparence en ce qui concerne le processus législatif de l’Union, selon lequel les documents élaborés par le Conseil dans le cadre de ses groupes de travail ne revêtent aucun caractère technique, mais sont de nature législative, de sorte qu’ils doivent faire l’objet d’une demande d’accès; souligne que le Tribunal précise qu’il incombe au Conseil de fournir des explications concrètes et spécifiques lorsqu’il refuse l’accès à de tels documents, et rejette résolument les vagues risques invoqués par le Conseil en tant que motif suffisant; souscrit entièrement au point de vue du Tribunal selon lequel l’accès aux documents législatifs ne nuirait aucunement au processus décisionnel, contrairement à ce que soutient le Conseil, et qu’il ne constituerait que la traduction de l’obligation de responsabilité publique des colégislateurs et des États membres, inscrit dans tout système fondé sur la légitimité démocratique;

21.

estime que la procédure de vote à l’unanimité au Conseil dans certains domaines paralyse le processus décisionnel de l’Union, qui est ainsi vulnérable au chantage auquel pourraient se livrer certains États membres à des fins de politique intérieure, en particulier ceux qui ne respectent pas l’état de droit; invite le Conseil à appliquer les procédures de vote à la majorité qualifiée chaque fois que cela est prévu par les traités et à envisager la révision des traités au regard des procédures de vote; estime que le passage généralisé à la majorité qualifiée au sein du Conseil est une étape cruciale vers une élaboration des politiques plus efficace;

22.

se déclare profondément préoccupé par le rôle croissant du Conseil européen dans les dossiers législatifs, alors même que celui-ci n’a ni une fonction législative ni une fonction exécutive et qu’il n’applique pas les mêmes normes de transparence que le Conseil, ce qui signifie qu’il n’est pas tenu de rendre des comptes;

23.

déplore que la participation des représentants permanents des États membres au registre de transparence soit totalement volontaire et insiste pour que toutes les représentations permanentes participent activement au registre de transparence avant, pendant et après la présidence du Conseil de leur État membre; estime qu’il faut renforcer et harmoniser les règles d’éthique en vigueur en ce qui concerne les conflits d’intérêts, le pantouflage et la transparence à l’égard des groupes d’intérêts; encourage le Conseil à utiliser pleinement le registre de transparence au-delà de ses limites actuelles et demande au Conseil de refuser les réunions avec les lobbyistes non enregistrés;

24.

regrette la position adoptée par le Conseil en ce qui concerne le registre de transparence, celui-ci refusant d’envisager le moindre renforcement des mesures et rejetant toute proposition d’amélioration;

25.

réaffirme sa profonde inquiétude face aux situations confirmées de conflit d’intérêts dans lesquelles se trouvent un certain nombre de représentants des États membres qui participent aux processus décisionnels politiques et budgétaires; estime que les représentants d’États membres qui bénéficient directement de subventions de l’Union par l’intermédiaire d’entreprises qui leur appartiennent ne devraient pas être autorisés à participer aux discussions et aux votes politiques ou budgétaires relatifs à ces subventions;

26.

demande une nouvelle fois que les présidences tournantes du Conseil déclinent tout parrainage d’entreprise pour contribuer à couvrir une partie de leurs frais; est conscient que les ressources financières provenant des budgets nationaux varient considérablement d’un État membre à l’autre et que chaque État membre, quels que soient sa taille et son budget disponible, devrait avoir les mêmes chances d’assumer la présidence du Conseil, mais estime que le fait d’accepter des parrainages d’entreprises donne une mauvaise image, car elle entraîne un risque de conflit d’intérêts; demande une nouvelle fois au Conseil de budgétiser les présidences du Conseil afin de garantir des normes adéquates et uniformes d’efficience et d’efficacité dans les travaux en général; est déçu des orientations non contraignantes formulées par le Conseil à propos des parrainages d’entreprise et estime qu’elles devraient être révisées;

Gestion budgétaire et financière

27.

relève que le budget du Conseil s’élevait à 594 386 954 EUR pour 2021, légèrement en hausse de 0,6 % par rapport à 2020, une progression inférieure à celle enregistrée entre 2019 et 2020 (1,5 %);

28.

déplore une nouvelle fois que le budget du Conseil européen et du Conseil n’ait pas été scindé en deux budgets distincts, comme l’a recommandé le Parlement dans ses résolutions de décharge précédentes, afin d’améliorer la transparence et l’obligation de rendre compte, au regard notamment du Conseil européen, pour lequel il est impossible d’obtenir des informations fiables à l’heure actuelle quant à son coût;

29.

relève que le secrétariat général du Conseil publie une série de rapports annuels d’activité concernant les différentes parties du secrétariat général, mais qu’il est difficile d’obtenir une vue d’ensemble exhaustive des activités du secrétariat général du Conseil, car il n’existe aucun rapport qui présente une synthèse et une vue d’ensemble cohérente des activités du Conseil;

30.

relève avec satisfaction que les rapports annuels d’activité contiennent des déclarations d’assurance des ordonnateurs délégués du Conseil, lesquelles indiquent que les ressources ont été utilisées aux fins prévues et conformément aux principes de bonne gestion financière et que les procédures de contrôle mises en place offrent les garanties nécessaires quant à la légalité et à la régularité des opérations sous-jacentes;

31.

note que le Conseil a effectué 43 virements budgétaires en 2021, tous sur la base de l’article 29 du règlement financier et dont deux ont nécessité d’informer l’autorité budgétaire;

Gestion interne, performances et contrôle interne

32.

se félicite que le secrétariat général du Conseil ait su assurer la continuité du processus décisionnel au sein du Conseil européen et du Conseil malgré la situation exceptionnelle persistante causée par la pandémie de COVID-19;

33.

relève qu’en 2021, le Conseil a organisé 4 581 réunions au total, soit une augmentation significative de 30 % par rapport à 2020, où 3 520 réunions ont été organisées; relève que la majeure partie de cette augmentation est imputable au nombre nettement plus élevé de réunions de groupes de travail, qui a progressé de 48 % pour passer de 2 790 à 4 135;

34.

constate avec satisfaction que le Conseil fournit à l’autorité de décharge un récapitulatif du nombre et des types d’audits internes effectués au sein du secrétariat général du Conseil ainsi qu’une synthèse des recommandations formulées et des suites données à ces recommandations; relève que huit audits internes ont été réalisés en 2021;

35.

note que les audits internes portent sur la planification annuelle et les rapports des ordonnateurs délégués; relève, au rang des principales recommandations formulées à l’issue d’audits internes, que la direction des finances du Conseil devrait fournir des orientations aux ordonnateurs délégués sur la manière de documenter l’évaluation de l’efficience et de l’efficacité de leur système de contrôle interne afin de garantir le plein respect de l’article 74, paragraphe 9, du règlement financier; se félicite que l’audit du Helpdesk finance du Conseil n’ait pas débouché sur des recommandations de l’auditeur interne ayant une priorité élevée;

36.

relève que l’audit interne sur la protection des données montre que, dans l’ensemble, le système de contrôle interne en place permet de donner des assurances raisonnables quant aux processus conçus pour permettre aux services du secrétariat général du Conseil de traiter les données avec le niveau élevé de protection requis; note toutefois que l’auditeur interne du Conseil a formulé des recommandations axées sur la clarification des rôles et des responsabilités, le renforcement du rôle des personnes de contact pour la protection des données et l’adoption de nouvelles décisions d’exécution pour la mise en œuvre du règlement (UE) 2018/1725 du Parlement européen et du Conseil (3) (ci-après le «RPDUE») au sein du secrétariat général du Conseil; la résorption de l’arriéré de notifications relevant de l’ancien règlement, qui doivent être transformées en enregistrements en vertu du RPDUE, une communication claire sur le type d’activités qui nécessitent un enregistrement en matière de protection des données ainsi que l’élaboration d’un plan pour absorber l’arriéré de notifications existantes; et la révision de la politique en matière d’informatique en nuage;

37.

note que l’audit sur recrutement a débouché sur la formulation, par l’auditeur interne du Conseil, de recommandations à l’intention du secrétariat général du Conseil concernant la définition d’un ou de plusieurs indicateurs permettant de contrôler la réalisation de l’objectif clé de la politique de recrutement (à savoir de «doter le secrétariat général du Conseil du personnel le mieux à même de répondre à ses besoins»); se félicite que l’audit relatif à la procédure législative ordinaire n’ait pas débouché sur la formulation de recommandations hautement prioritaires par l’auditeur interne;

38.

relève que l’audit sur la sécurité opérationnelle a mené l’auditeur interne du Conseil à conclure que, dans l’ensemble, le système de contrôle interne en place permet de donner des assurances raisonnables quant à la réalisation des objectifs fixés en matière de sécurité opérationnelle; constate toutefois que l’auditeur interne a formulé des recommandations concernant la documentation relative au suivi des contrôles de qualité et aux tests de pénétration, le renforcement de la sécurité physique, la mise à jour des instructions destinées au personnel de sécurité et la réalisation d’une nouvelle évaluation des risques liés au réseau de sécurité informatique;

39.

note que l’audit du réseau bureautique du secrétariat général du Conseil a débouché sur la formulation par l’auditeur interne du Conseil de recommandations sur la clarification des mandats, l’attribution des activités d’évaluation de la vulnérabilité des équipements de réseau et la migration de systèmes sensibles vers des sites plus sécurisés du réseau;

40.

relève qu’à l’issue de l’audit sur le réseau d’appui aux systèmes de gestion immobilière du secrétariat général du Conseil, l’auditeur interne du Conseil a formulé des recommandations en vue de définir une stratégie sur l’avenir des systèmes de gestion immobilière et la place des services numériques dans les activités opérationnelles connexes; de convenir d’un ensemble minimal d’exigences en matière de sécurité de l’information à inclure dans les contrats conclus avec des tiers afin de gérer le risque lié à l’accès de prestataires externes aux systèmes du secrétariat général du Conseil; et d’évaluer la migration des systèmes informatiques de gestion immobilière vers les centres de données des services numériques afin d’atténuer les menaces physiques et environnementales qui pèsent sur les installations actuelles de traitement de l’information;

41.

constate avec satisfaction que, dans le cadre de la numérisation du secrétariat général du Conseil, la part relative des factures électroniques n’a cessé d’augmenter, passant de 1 % en 2014 à 74 % en 2020 et à 89 % en 2021;

Ressources humaines, égalité et bien-être du personnel

42.

note que le nombre de postes inscrits au tableau des effectifs du Conseil en 2021 a été fixé à 3 029; déplore toutefois que le Conseil publie très peu de données sur la composition de son personnel; relève que, selon les informations fournies sur son site internet, le secrétariat général du Conseil employait 3 119 personnes au 16 janvier 2022, dont 1 791 (57 %) étaient des femmes et 1 328 (43 %) des hommes; relève que les cadres supérieurs étaient au nombre de 50, dont 19 femmes (38 %) et 31 hommes (62 %); relève que les cadres intermédiaires étaient au nombre de 82, dont 36 femmes (44 %) et 46 hommes (56 %); relève que les administrateurs étaient au nombre de 1 459, dont 806 femmes (55 %) et 653 hommes (45 %); relève enfin que les assistants étaient au nombre de 1 412, dont 889 femmes (63 %) et 523 hommes (37 %);

43.

déplore le déséquilibre entre les hommes et les femmes dans l’encadrement supérieur du secrétariat général du Conseil; invite le Conseil à prendre des mesures immédiates et concrètes pour parvenir à un équilibre entre les hommes et les femmes à tous les niveaux hiérarchiques;

44.

déplore l’absence d’informations sur la mise en œuvre du plan d’action du Conseil sur l’égalité des sexes et sur les mesures prises pour garantir l’égalité des chances pour les personnes handicapées employées par le Conseil; invite le Conseil à fournir à l’autorité budgétaire des informations sur l’équilibre géographique et l’égalité des sexes au sein de son personnel, ainsi que sur le nombre d’agents handicapés et les politiques internes correspondantes; souligne que les 27 États membres sont représentés au sein du personnel, mais que l’équilibre géographique n’est pas optimal (certains États membres étant surreprésentés);

Cadre éthique et transparence

45.

regrette qu’en dépit de plusieurs demandes du Parlement, le code de conduite du président du Conseil européen n’ait pas été harmonisé avec ceux du Parlement et de la Commission, notamment en ce qui concerne les activités à approuver après la cessation de ses fonctions;

46.

déplore de ne pas avoir reçu d’informations à propos du code de conduite applicable à tous les membres du personnel du Conseil; réaffirme qu’une conduite éthique contribue à une bonne gestion financière et renforce la confiance du public et que, comme l’a souligné la Cour dans son rapport spécial no 13/2019, les cadres éthiques des institutions de l’Union peuvent encore être améliorés, un objectif d’autant plus essentiel que tout comportement non éthique de la part du personnel et des membres de celles-ci attire une vive attention des citoyens et altère la confiance dans l’Union;

47.

rappelle la recommandation formulée par la Cour des comptes dans le rapport spécial no 13/2019 susmentionné en vue d’améliorer le cadre éthique du Conseil; s’inquiète de ce que la Cour des comptes ne parvienne pas à identifier de cadre éthique commun de l’Union applicable aux travaux des représentants des États membres au Conseil;

48.

note que le secrétariat général du Conseil publie un rapport annuel contenant des informations sur les activités professionnelles des anciens hauts fonctionnaires du secrétariat général du Conseil après la cessation de leurs fonctions (article 16, troisième et quatrième alinéas, du statut); relève que, selon le rapport de 2022, deux hauts fonctionnaires ont déclaré leur intention d’exercer des activités professionnelles et sept demandes au total ont été introduites; relève qu’il a été jugé qu’aucune des demandes ne relève du champ d’application de l’article 16;

Numérisation, cybersécurité et protection des données

49.

note que le budget du Conseil consacré aux systèmes informatiques et aux télécommunications en 2021 s’élevait à 47 116 000 EUR, soit une augmentation de 5,9 % par rapport à 2020;

50.

se félicite que le nombre de réunions par vidéoconférence et de réunions hybrides ait augmenté de 107 %, passant de 1 380 en 2020 à 2 859 en 2021;

51.

invite le Conseil à étudier les moyens d’utiliser les technologies open source aussi largement que possible et à rendre compte des progrès réalisés dans l’utilisation de ces systèmes;

Bâtiments

52.

note que le budget du Conseil consacré à l’immobilier en 2021 s’élevait à 57 151 000 EUR, soit une augmentation de 0,9 % par rapport à 2020;

53.

relève que le Conseil déclare que sa politique immobilière est stable et que l’objectif fixé en 2004, à savoir d’accueillir toutes ses activités et celles du Conseil européen à Bruxelles dans des bâtiments dont il est propriétaire, a été atteint avec le nouveau bâtiment Europa en 2016;

Environnement et durabilité

54.

constate qu’il est difficile d’obtenir des informations à jour sur les initiatives du Conseil en matière d’environnement et de durabilité; encourage le Conseil à rendre systématiquement compte des éléments de ses travaux relatifs à l’environnement et à la durabilité dans le cadre de ses rapports annuels;

55.

invite le Conseil, si cela n’a pas encore été fait, à mettre en place des systèmes pour inciter le personnel à utiliser les transports publics ou d’autres moyens de transport à faibles émissions comme le vélo, afin de réduire l’empreinte carbone du Conseil;

56.

relève que les états financiers du Conseil indiquent qu’à la fin de l’année 2021, le Conseil possédait 2 589,2 certificats d’énergie verte au titre de l’énergie produite par les panneaux solaires installés sur le toit des bâtiments du Conseil; demande au Conseil de rendre compte de la vente de ces certificats sur le marché ouvert et de l’utilisation prévue des recettes générées;

Coopération interinstitutionnelle

57.

invite le Conseil à donner suite à la résolution du Parlement européen du 9 juin 2022 sur la convocation d’une convention pour la révision des traités (4);

58.

invite le Conseil à respecter pleinement les obligations énoncées dans l’accord interinstitutionnel du 16 décembre 2020 entre le Parlement européen, le Conseil de l’Union européenne et la Commission européenne sur la discipline budgétaire, la coopération en matière budgétaire et la bonne gestion financière, ainsi que sur de nouvelles ressources propres, comportant une feuille de route en vue de la mise en place de nouvelles ressources propres (5);

Communication

59.

relève que 2021 a été une année record avec plus de 20 millions de consultations du site internet du Conseil, soit une augmentation de 23 % par rapport à 2020, et que le nombre d’abonnés sur Facebook a augmenté de 3 %, tandis que le nombre d’abonnés sur Twitter et Instagram a augmenté respectivement de 11 % et de 29 %;

60.

encourage le Conseil à dialoguer avec le Contrôleur européen de la protection des données en vue d’utiliser les deux plateformes de médias sociaux open source, EU-Voice et EU-Video, qui ont été créées dans le cadre d’un projet pilote public visant à promouvoir l’utilisation de réseaux sociaux libres et ouverts; encourage le Conseil à utiliser des réseaux sociaux décentralisés pour remplacer les très grandes plateformes en ligne, telles que Mastodon.

(1) JO C 445 du 29.10.2021, p. 150.

(2) Arrêt du Tribunal du 25 janvier 2023, De Capitani/Council, T-163/21, ECLI:EU:T:2023:15.

(3) Règlement (UE) 2018/1725 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2018 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel par les institutions, organes et organismes de l’Union et à la libre circulation de ces données, et abrogeant le règlement (CE) no 45/2001 et la décision no 1247/2002/CE (JO L 295 du 21.11.2018, p. 39).

(4) JO C 493 du 27.12.2022, p. 130.

(5) JO L 433 I du 22.12.2020, p. 28.


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22/12/2023

Acte préparatoire52023M11377

Acte préparatoire — COM(2023) 11377

22/12/2023

Acte préparatoire52023M11359

Acte préparatoire — COM(2023) 11359

22/12/2023

Acte préparatoire52023BP0129R(01)

Acte préparatoire — 52023BP0129R(01)

22/12/2023

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