| CELEX | 52023BP1832 |
| Type | Acte préparatoire |
| Date | mercredi 10 mai 2023 |
| 29.9.2023 | FR | Journal officiel de l’Union européenne | L 242/124 |
RESOLUTION (UE) 2023/1832 DU PARLEMENT EUROPEEN
du 10 mai 2023
contenant les observations qui font partie intégrante de la décision concernant la décharge sur l’exécution du budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2021, section VI — Comité économique et social européen
LE PARLEMENT EUROPÉEN,
| — | vu sa décision concernant la décharge sur l’exécution du budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2021, section VI — Comité économique et social européen, |
| — | vu l’article 100 et l’annexe V de son règlement intérieur, |
| — | vu le rapport de la commission du contrôle budgétaire (A9-0074/2023), |
| A. | considérant que le Comité économique et social européen (ci-après le «Comité») est un organe consultatif de l’Union qui constitue un forum de consultation, de dialogue et de consensus entre les représentants des différentes composantes économiques, sociales et civiles de la société civile organisée des États membres; |
| B. | considérant que le Comité contribue au processus décisionnel de l’Union et qu’en veillant à lier les politiques de l’Union au contexte économique, social et civique, il poursuit ses missions visant à mieux légiférer, à favoriser la démocratie participative ascendante et à promouvoir les valeurs européennes; |
| C. | considérant que la consultation du Comité par la Commission ou le Conseil est obligatoire dans certains cas; que le Comité peut également adopter des avis de sa propre initiative tout en bénéficiant d’un large champ de saisine tel que défini par l’Acte unique européen, le traité de Maastricht et le traité d’Amsterdam, lui permettant d’être consulté par le Parlement; |
| D. | considérant que la commission des affaires financières et budgétaires du Comité (CAF) est l’organe de surveillance du Comité pour toutes les procédures budgétaires et, en particulier, pour l’établissement des états prévisionnels, l’exécution du budget, le rapport annuel d’activité, la décharge et le suivi du rapport annuel de la Cour des comptes (ci-après la «Cour»); |
| E. | considérant, dans le contexte de la procédure de décharge, que l’autorité de décharge tient à souligner qu’il est particulièrement important de renforcer davantage la légitimité démocratique des institutions de l’Union en améliorant la transparence et la responsabilité et en appliquant les concepts de gestion financière et administrative efficace, de budgétisation axée sur les performances et de bonne gestion des ressources humaines; |
| 1. | note que le budget du Comité européen des régions relève de la rubrique 7 du CFP, «Administration publique européenne», qui s’élevait au total à 10,7 milliards d’EUR en 2021 (soit 5,9 % des dépenses budgétaires de l’Union); observe que le budget du Comité représentait 1,2 % du total des dépenses administratives de l’Union; |
| 2. | observe que, dans son rapport annuel relatif à l’exercice 2021, la Cour a augmenté son échantillon d’opérations sous la rubrique «Administration», le faisant passer de 48 en 2020 à 60 en 2021; |
| 3. | relève que la Cour indique que les travaux réalisés depuis de nombreuses années montrent que la rubrique 7 du CFP concerne globalement des dépenses à faible risque; constate toutefois que le rapport annuel sur l’exécution du budget pour l’exercice 2021 ne fournit aucune information pertinente sur le Comité; invite la Cour à inclure dans ses prochains rapports annuels des données complètes concernant le respect de toutes les exigences nécessaires à une procédure de décharge cohérente; |
| 4. | constate avec satisfaction que, dans le rapport annuel relatif à l’exercice 2021, la Cour n’a relevé aucun problème spécifique concernant le Comité; |
Gestion budgétaire et financière
| 5. | relève que le budget définitif du Comité pour 2021 s’élevait à 145 024 938 EUR, ce qui représente une légère augmentation de 1,7 % par rapport à 142 539 393 EUR en 2020 et 138 502 768 EUR en 2019; relève que les lignes budgétaires les plus importantes en 2021, représentant environ 80 % du budget global, étaient celles relatives aux indemnités et allocations, suivies des frais de voyage et de séjour des membres, des redevances emphytéotiques, des interprètes et de l’aménagement des locaux; |
| 6. | relève avec préoccupation le faible taux d’exécution budgétaire de 90,8 %, contre 91,8 % en 2020 et loin des niveaux antérieurs à la pandémie en 2019 et en 2018, qui s’établissaient respectivement à 98,1 % et 98,7 %; relève que le montant des crédits non engagés restitués au budget de l’Union est le plus important des quatre dernières années et s’élève à 13 336 920 EUR, contre 11 677 200 EUR en 2020, 2 579 332 EUR en 2019 et 1 819 462 EUR en 2018; note que cette baisse est considérée par le Comité comme une conséquence directe de la pandémie de COVID-19; observe toutefois que, dans le compte de résultat économique, les dépenses globales ont légèrement augmenté en 2021, de 5 % par rapport à 2020, ce que le Comité explique par une augmentation de l’activité par rapport à la première année de la pandémie de COVID-19; souligne que les deux indicateurs semblent suivre des directions opposées; |
| 7. | souligne le faible taux de paiement au 31 décembre 2021, à savoir 78 %, en baisse par rapport aux taux de 83,2 % et 92,5 % enregistrés respectivement en 2020 et 2019; se félicite que le délai de paiement moyen en 2021 soit tombé à 19,94 jours, ce qui représente une amélioration par rapport à 2020 (28,44 jours) et 2019 (30,12 jours); observe toutefois que la proportion de factures électroniques par rapport au nombre total de factures n’a atteint que 68 % en 2021, contre 67 % en 2020, restant inférieure aux 79 % de 2019; |
| 8. | fait observer qu’un surplus de 13 163 207 EUR a été reporté de 2021 à 2022, soit un montant nettement supérieur à ceux de 2020 et 2019, qui étaient respectivement de 8 722 448 EUR et de 8 614 946 EUR; |
| 9. | relève qu’en 2021, la pandémie de COVID-19 a eu une incidence sur les activités du Comité, réduisant l’utilisation des crédits pour certaines lignes (frais et indemnités de voyage des membres, interprétations, missions du personnel et organisation de manifestations et d’auditions, y compris la restauration liée à ces événements), tandis que pour d’autres, la crise sanitaire a nécessité des dépenses supplémentaires (assistance technique pour les réunions à distance ou hybrides, y compris l’interprétation simultanée, renforcement des systèmes informatiques pour faire face à l’augmentation du télétravail et équipements supplémentaires requis par le service médical du Comité; observe que les crédits restants ont été utilisés pour résorber les retards en matière d’informatique et de bâtiments, reconnus lors des exercices de décharge précédents; |
| 10. | relève que le montant du virement en 2021 s’est élevé à 5 323 400 EUR, ce qui signifie que le transfert en 2021 et celui en 2020 de 10 378 352 EUR étaient entre 2,5 et 5 fois supérieurs aux transferts des années précédant la pandémie de COVID-19 (3 119 041 EUR en 2019 et 1 981 731 EUR en 2018); fait observer que les virements avaient été initiés plus tôt dans l’année mais que, malgré les efforts déployés, tous les reliquats n’ont pas pu être absorbés en raison de la pandémie de COVID-19; |
| 11. | observe qu’en 2021, le Comité a poursuivi ses activités visant à améliorer le rapport coût-efficacité de ses circuits administratifs, en parvenant à des flux financiers entièrement dématérialisés et en utilisant des signatures électroniques qualifiées pour les contrats et les avenants; note que des économies ont été réalisées principalement grâce aux synergies résultant de l’accord de coopération entre le Comité avec le Comité européen des régions (ci-après le «CdR»), renouvelé en 2021, notamment dans les domaines des infrastructures (les économies globales réalisées sur le loyer, l’entretien, les consommables et le personnel sont estimées à plus de 12 millions d’euros), de l’informatique, de la sécurité et des services de réunion; |
| 12. | est conscient que les procédures d’appel d’offres concernant le Comité sont organisées soit par ses propres services, soit au nom du Comité par les services conjoints du Comité et du CdR; observe qu’en 2021, il n’y a eu que treize procédures de passation de marchés dans lesquelles le Comité était le seul pouvoir adjudicateur ou un pouvoir adjudicateur participant avec le CdR, dont deux ont été annulées en raison de l’absence d’offres et deux autres, dans le domaine des travaux immobiliers, ont été menées sous la forme de procédures ouvertes avec le Comité en tant que pouvoir adjudicateur participant, et que les autres se sont déroulées dans le cadre d’une procédure négociée: sept pour les marchés de moyenne et de faible valeur et deux sans publication préalable d’un avis de marché, conformément au règlement financier; |
| 13. | souligne qu’entre avril et juin 2021, plusieurs réunions du comité budgétaire du Conseil ont examiné la proposition du Comité relative à une allocation spécifique pour la participation à distance aux réunions du Comité; note que la proposition de la CAF, soutenue par les questeurs du Comité et approuvée par le Conseil, établit l’allocation de participation à distance à 145 EUR, soit la moitié de l’indemnité visée à l’article 2, paragraphe 1, la décision 2013/471/UE (1) du Conseil, applicable à compter du 1er juillet 2021, et limitée à la période où des difficultés de déplacement sont causées par la pandémie de COVID-19; relève que le remboursement nécessite une vérification de la participation à la réunion ou à l’événement pour chaque participant au moyen de diverses méthodes telles que des listes de signatures, des rapports de connexion électronique, des captures d’écran ou d’autres rapports montrant les interventions effectuées, et que ce n’est que sur la base de ces informations qu’un remboursement peut avoir lieu; souligne qu’en cas de participation à distance, seule l’indemnité réduite est versée et qu’aucun autre remboursement (par exemple pour les frais de voyage ou les indemnités de voyage) n’est effectué après vérification de la participation et vérification qu’aucune autre contribution de tiers n’a été reçue; considère toutefois que l’indemnité, bien que réduite, est difficile à comprendre du point de vue de l’opinion publique, car elle pourrait nuire à la réputation du Comité; estime en outre que, depuis la levée des mesures sanitaires et des mesures prises pendant la pandémie de COVID-19, l’indemnité pour la participation à distance aux réunions n’est plus nécessaire; |
Gestion interne, performances et contrôle interne
| 14. | relève que 2021 a de nouveau été une année où le Comité a été affecté par la pandémie de COVID-19, au cours de laquelle une série de décisions ont été prises pour permettre aux principaux organes du Comité de continuer à fonctionner malgré les limitations qu’imposaient les préoccupations en matière de sûreté et de sécurité; observe que ces décisions concernaient le format des réunions, les exigences en matière d’accès aux bâtiments, la gestion des événements et d’autres mesures en matière de santé et de sécurité, y compris la distanciation physique et la tenue de réunions à distance, qui sont ensuite devenues hybrides, y compris le vote hybride et le recours à des flux de travail électroniques; |
| 15. | prend acte du nouveau plan de gestion adopté par le Comité en 2021, qui définit la stratégie de son secrétariat général ainsi que les cinq valeurs fondamentales et cinq objectifs stratégiques clés qui guideront ses travaux au cours des cinq prochaines années, et établit les objectifs stratégiques annuels directement liés au plan de gestion, lesquels comprennent, pour 2021, 33 objectifs conçus pour tous les pans de son administration; |
| 16. | souligne le rôle de la CAF, qui prépare toutes les décisions de nature financière ou budgétaire pour le bureau du Comité et s’organise en sous-groupes ad hoc qui ciblent plus efficacement des sujets spécifiques, chacun étant composé de trois membres, un par groupe représenté au sein du Comité; |
| 17. | se félicite du programme intégré d’analyse des activités du Comité, qui vise à recenser et à cartographier tous les processus opérationnels sous-jacents ayant une influence sur les prévisions de dépenses pour les lignes budgétaires, qui devrait contribuer à déceler les causes profondes potentielles des écarts entre les prévisions de dépenses et les coûts finaux des activités, ce qui devrait permettre d’améliorer encore la gestion saine et efficace des ressources humaines et financières disponibles pour soutenir les activités politiques des membres du Comité; |
| 18. | est préoccupé par les ressources limitées dont dispose le service d’audit interne (SAI) du Comité, dont les effectifs ont une incidence directe sur le volume et la qualité des travaux effectués et, par conséquent, sur les assurances que le SAI peut fournir sur l’environnement de gestion des risques et de contrôle; croit savoir que, depuis novembre 2021, un assistant extérieur au SAI contribue au travail des trois membres du personnel actuellement déployés au sein du SAI, mais estime que cette affectation temporaire supplémentaire ne permet pas de garantir le respect des normes internationales régissant la dotation minimum pour une fonction d’audit interne; exprime son soutien à la proposition du Comité de transformer le poste d’assistant déjà existant au sein du SAI en un poste d’administrateur afin de renforcer l’audit interne à court terme; invite le Comité et le CdR à optimiser la coordination de leurs services d’audit interne respectifs lors de la mise en œuvre de l’accord de coopération entre le Comité et le CdR; |
| 19. | reconnaît que le Comité a pris des mesures pour mettre en œuvre les normes de contrôle interne en ce qui concerne l’évaluation des fonctions sensibles en adoptant, en décembre 2020, une politique détaillée comprenant la définition des postes sensibles et la méthodologie à utiliser pour évaluer les risques associés à tous les postes; note qu’une évaluation à l’échelle du Comité a été achevée en 2021; relève toutefois que les conclusions du SAI ont révélé une marge d’amélioration; observe que l’audit interne sur les paiements des salaires en 2018, le versement indu d’allocations détecté par la Cour en 2019 et le nouvel audit interne sur la vérification mené en 2020 ont mis en évidence la nécessité d’un examen plus approfondi des contrôles de la gestion des droits statutaires; demande au Comité d’informer le Parlement du suivi ponctuel donné aux conclusions de l’audit; |
| 20. | observe que les indicateurs clés d’activité et de performance constituent un outil de gestion efficace et prend acte de leur interprétation dans le contexte de la pandémie de COVID-19, d’où la pondération retenue en ce qui concerne les tendances en matière de communication, de réunions physiques, de relations sur le lieu de travail, de productivité de l’atelier de copie et d’interprétation; |
| 21. | note que le Comité mène à bien sa mission au moyen d’avis, qui font référence à des propositions législatives de la Commission (saisines), et d’avis d’initiative, qui invitent les institutions de l’Union à agir, et que les positions du Comité peuvent être mises en avant dans des résolutions ou incluses dans des rapports d’évaluation et d’information; |
| 22. | observe qu’en 2021, le Comité a adopté 200 avis (contre 131 en 2020 et 127 en 2019), dont 151 étaient fondés sur des saisines, 28 étaient des avis d’initiative et 12 des avis exploratoires (le nombre d’avis fondés sur des saisines ayant atteint 65 et 59 en 2020 et 2019, respectivement); se félicite de la décision de lancer un projet pilote sur le renforcement du suivi des avis émis, visant à renforcer le suivi des actions entreprises par les institutions concernées sur une liste sélectionnée d’avis d’importance politique ou stratégique en rapport avec le programme de travail des sections du Comité et la contribution du Comité au programme de travail annuel de la Commission, qui doit être réalisé entre septembre 2022 et avril 2023; croit comprendre qu’un tel suivi renforcé inclut un renforcement du rôle du rapporteur du Comité vis-à-vis des différents acteurs du processus législatif, avec notamment la présence aux réunions des commissions parlementaires et une communication sur mesure axée sur la visibilité; |
| 23. | observe que le rapport pertinent sur la mise en œuvre de l’accord de coopération entre le Parlement européen et le Comité économique et social européen reflète, en 2021, un doublement du nombre de réunions avec les homologues du Parlement dans la préparation des avis du Comité par rapport à 2020, ce qui confirme le rôle du Comité dans le cycle législatif et invite le Comité à veiller à ce que ses avis soient communiqués aux membres des commissions compétentes du Parlement, conformément à l’accord de coopération entre le Parlement, d’une part, et le Comité et le CdR, d’autre part; relève qu’outre les réunions bilatérales sur les dossiers en cours, des membres du Parlement et du Comité ont participé à diverses manifestations, conférences et réunions et que 156 réunions ont eu lieu avec les homologues du Parlement, 538 avec les homologues de la Commission et 139 avec les homologues du Conseil et des États membres; |
| 24. | prend acte de la large participation et des réactions positives aux webinaires bimensuels de la communauté de l’économie circulaire en Europe (conférences circulaires de l’UE) et aux prix européens du bio, qui constituent le premier exemple de prix de la production biologique à l’échelle de l’Union, organisés conjointement par la Commission, le Comité, le CdR, la plate-forme représentant les agriculteurs et les coopératives agroalimentaires européens et l’organisation faîtière européenne pour l’alimentation et l’agriculture biologiques (IFOAM Organics Europe); observe qu’en 2021, plusieurs conférences de haut niveau ont été organisées avec des résultats positifs, telles que la conférence de la société civile sur la géopolitique du pacte vert, la conférence publique de haut niveau sur la précarité énergétique à la croisée des chemins entre le socle européen des droits sociaux et le pacte vert pour l’Europe, et la conférence de haut niveau sur la politique de la jeunesse dans les Balkans occidentaux; apprécie à sa juste valeur le rôle important que joue le Comité en veillant à l’aspect social de la transition écologique; |
| 25. | note que le Comité, dans le cadre des travaux de son groupe ad hoc sur la conférence sur l’avenir de l’Europe, a directement organisé ou soutenu le déroulement de 75 manifestations, 33 au niveau national et 42 au niveau central, et que 60 % de ces 75 événements ont produit des rapports sur la plateforme de la conférence, ces 45 manifestations rassemblant à elles seules plus de 7 600 participants; note que le Comité a également publié 60 nouvelles idées sur la plateforme de la conférence et lancé une vaste campagne de communication sur les médias sociaux, et que bon nombre de ces idées ont alimenté les 325 propositions finales adoptées en mai 2022; |
Ressources humaines, égalité et bien-être du personnel
| 26. | note qu’en 2021, malgré les limitations imposées en raison de la pandémie de COVID-19, le Comité est parvenu à garantir des conditions de travail sûres; attire l’attention sur les actions menées par le service médical, qui a notamment constamment maintenu à jour les règles de santé publique dans les locaux et informé le personnel au moyen d’un soutien psychosocial en ligne et en personne proposé en permanence et d’informations médicales scientifiques actualisées fournies aux membres, au personnel et à l’administration, tout en participant activement à la campagne de vaccination de la Commission; met l’accent sur les synergies établies avec le Parlement concernant le dépistage de la COVID-19; |
| 27. | relève que le Comité indique qu’il y avait 699 agents employés au 31 décembre 2021, contre 702 en 2020 et en 2019; relève qu’en 2021, le nombre de postes inscrits au tableau des effectifs du Comité est passé de 668 à 699, ce qui était prévu en 2020; souligne que le taux d’occupation des postes prévus au budget était de 94,3 % en 2021, soit un peu moins que le taux d’occupation de 2020, 2019 et 2018, qui atteignait 95,5 %, 96 % et 96,6 % respectivement, et observe que le recrutement de 74 nouveaux agents a été finalisé en 2021, contre 58 et 57 en 2020 et 2019, respectivement; |
| 28. | observe qu’un grand nombre d’agents temporaires et d’agents contractuels ont été employés en 2021 (107 agents temporaires et 46 agents contractuels sur un total de 699 agents, contre 93 et 81 agents temporaires en 2020 et 2019, respectivement, et 47 et 43 agents contractuels en 2020 et 2019, respectivement); fait part de son inquiétude quant au risque de perte considérable de connaissances et d’expertise pour le Comité que comporte cette situation lorsque ces contrats de travail temporaires prendront fin; invite le Comité à approfondir encore sa coopération administrative avec le CdR par l’intermédiaire de l’accord de services conjoints afin de renforcer les effets synergiques de la mise en commun du personnel; |
| 29. | relève qu’en ce qui concerne le tableau des effectifs, la réduction des ressources humaines semble avoir eu une incidence sur le Comité qui dépasse l’objectif de 5 % fixé par la Commission (réduction des effectifs de 7,98 % par rapport aux chiffres de 2013); est conscient que les priorités supplémentaires prises en compte au cours de ces dernières années et celles à venir ont conduit le Comité à demander des ressources supplémentaires dans le cadre de la préparation du budget 2023 (trois postes supplémentaires d’administrateur); |
| 30. | se félicite que, pour accélérer le processus de recrutement pour les postes d’encadrement, la direction des ressources humaines et des finances du Comité ait pris des mesures pour sensibiliser les présidents de groupe et les chefs des secrétariats des groupes à la nécessité de planifier les sélections et le recrutement à l’avance afin d’éviter, dans l’intérêt du service, des périodes prolongées de postes occupés par intérim et d’occupation de deux postes par des membres du personnel d’encadrement, et que des instructions aient été données au personnel chargé du recrutement, accompagnées d’une politique proactive de publication des postes vacants; note que la direction des ressources humaines et des finances a élaboré un plan d’action détaillé pour le recrutement et le maintien du personnel, qui a été approuvé par le conseil d’administration du Comité en octobre 2021 et s’articule autour d’une planification prévisionnelle et d’actions pour améliorer l’attractivité et retenir les talents; |
| 31. | note que la majorité du personnel du Comité est composé de femmes (448 sur 699), tant dans la catégorie des assistants que dans la catégorie des administrateurs; se félicite de la représentation équilibrée des hommes et des femmes aux postes d’encadrement intermédiaire et supérieur, 52 % de femmes et 48 % d’hommes occupant de tels postes, contre 46 % de femmes et 54 % d’hommes en 2020 et 48 % de femmes et 52 % d’hommes en 2019; salue l’action du responsable de l’égalité des chances du Comité dans l’élaboration de la stratégie et du plan d’action à venir en matière de diversité et d’inclusion et est conscient que la CAF examine la mise en œuvre pratique de l’intégration de la budgétisation sensible au genre dans les institutions publiques, sur la base d’informations fournies par des intervenants externes, y compris le président de la commission des droits des femmes et de l’égalité des genres du Parlement, qui sera présentée au moyen d’une analyse approfondie de la manière dont cet outil pourrait contribuer à traiter la question de l’égalité entre les hommes et les femmes; |
| 32. | souligne que, bien que le personnel provienne de tous les États membres, l’équilibre géographique du Comité n’est pas satisfaisant, puisque les États membres ne sont pas représentés de manière proportionnelle; observe que les cadres issus des 13 États membres qui ont adhéré à l’Union après 2004 représentaient 19 % du personnel d’encadrement en 2021 (même niveau que celui enregistré en 2019), contre 15 % en 2020, alors que la répartition des administrateurs par grade montre que 65 % des administrateurs de ces États membres occupent actuellement les grades AD 8 à AD 10, ce qui leur permet de postuler à un poste d’encadrement; invite le Comité à poursuivre son action, à redoubler d'efforts et à s'engager à parvenir à une répartition géographique équilibrée des ressortissants de tous les États membres au sein de son personnel, en particulier au niveau des cadres, en tenant compte de la représentation des États membres qui ont adhéré à l’Union après 2004; |
| 33. | observe que les mesures adoptées pour lutter contre les limitations résultant de la pandémie de COVID-19 comprenaient la mise à disposition d’un ordinateur portable et d’un casque pour tous les membres du personnel, la fourniture de chaises ergonomiques pour raisons médicales dûment justifiées, le versement, en 2020, d’un montant forfaitaire limité pour couvrir les coûts extraordinaires encourus pendant la période de télétravail obligatoire et, sur demande individuelle, en 2021, la possibilité de recevoir un écran supplémentaire si celui-ci était considéré comme indispensable pour raisons médicales, et, à partir d’avril 2021 et pour une période de six mois, une indemnité mensuelle temporaire de 20 EUR pour les membres du personnel et les stagiaires afin de couvrir les coûts supplémentaires de nature diverse; |
| 34. | invite instamment le Comité à adopter une version actualisée de la stratégie et du plan d’action pour la diversité et l’inclusion; espère que cette stratégie et ce plan d’action feront le point sur les enseignements tirés de la pandémie de COVID-19, offriront des outils flexibles pour répondre aux divers besoins des différents groupes de personnel et encourageront la diversité et l’inclusion, mais aussi l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée et l’égalité des chances pour son personnel; demande au Comité d’informer le Parlement des progrès accomplis à cet égard; |
| 35. | note qu’en 2021, le Comité a évalué son plan d’action en faveur de l’égalité des chances et de la diversité afin de lancer l’élaboration d’une stratégie renforcée en faveur de la diversité et de l’inclusion; observe que des manifestations en ligne ont été organisées à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et que le Comité a participé à la conférence du comité paritaire interinstitutionnel pour l’égalité des chances et à divers réseaux interinstitutionnels dans le domaine de la diversité et de l’égalité des chances; encourage le Comité à continuer de soutenir des initiatives ascendantes qui contribuent à faire du Comité un lieu de travail plus inclusif; demande au Comité d’inclure dans la nouvelle stratégie et le nouveau plan d’action pour la diversité et l’inclusion des actions spécifiques en matière de recrutement et d’intégration des candidats handicapés et de porter la même attention à l’accessibilité et à la mobilité lors de la rénovation des bâtiments; |
| 36. | note que les conditions de travail en vigueur offrent un degré élevé de flexibilité et que, bien qu’une planification prévisionnelle soit nécessaire, l’enregistrement du temps de travail n’est plus obligatoire; observe que, comme le Comité a opté pour une exemption de l’enregistrement du temps de travail en 2020 et 2021, l’adaptation du planning aux besoins individuels est possible, du moment que les besoins de service sont satisfaits et que l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée dans des circonstances difficiles est facilité; |
| 37. | observe que l’évolution des conditions de travail à la suite de la pandémie de COVID-19 a eu une incidence sur le taux de recours aux régimes de temps de travail atypiques et que, depuis le printemps 2020, les demandes de régimes de temps de travail atypiques n’ont cessé de diminuer; observe qu’en 2021, et pour la première fois depuis 2016, le pourcentage de membres du personnel sollicitant un aménagement du temps de travail atypique qui leur convienne est tombé sous les 20 % (18,88 % en 2021 contre 23,93 % en 2020 et 32,19 % en 2019); souligne que la diminution du nombre de demandes entre 2020 et 2021 concerne principalement les femmes, environ une sur cinq ayant demandé un régime de travail atypique en 2021, tandis que le chiffre pour les hommes est resté stable (31 hommes en 2021 contre 32 en 2020); observe que, si le nombre d’hommes ayant recours à des formules de travail flexibles a considérablement augmenté en 2019, la proportion entre hommes et femmes est restée à peu près la même en 2020 et en 2021 (avec environ un cinquième des demandes introduites par des hommes); |
| 38. | relève qu’en 2021 et compte tenu de la pandémie de COVID-19 toujours en cours, le télétravail est resté la norme, mais qu’à partir du 14 juin 2021, le personnel a pu progressivement retourner au bureau un jour par semaine sur une base volontaire, tout en respectant les mesures de précaution en vigueur dans les locaux; note que le télétravail depuis l’étranger a été possible pour l’ensemble du personnel pendant une période limitée et dans des conditions spécifiques, par exemple dans des situations familiales particulièrement difficiles et pour des raisons médicales ou sociales impérieuses; se félicite que le droit à la déconnexion, déjà inscrit dans la décision précédente relative au régime de télétravail, soit désormais explicitement mentionné dans la décision révisée du Comité sur les conditions de travail qui est entrée en vigueur le 1er avril 2022; encourage le Comité à étudier les solutions de télétravail à long terme dans l’environnement post-pandémie; |
| 39. | se félicite du lancement, en mars 2021, d’une enquête, coordonnée par le Comité et le CdR, afin d’évaluer l’expérience de tous les membres du personnel au cours de la longue période de télétravail et de définir d’éventuelles orientations pour l’avenir; croit savoir que plus de 71 % des membres du personnel, y compris d’encadrement, ont donné leur avis, qui était largement positif en ce qui concerne les limitations imposées en raison de la pandémie de COVID-19, et ont fourni des indications qui ont été prises en compte pour l’élaboration de la décision révisée sur les conditions de travail, qui a été élaborée en 2021 et est entrée en vigueur le 1er avril 2022 après un dialogue social approfondi, en tant que projet pilote pendant six mois; |
| 40. | regrette qu’en 2021 également, le Comité n’ait pas été en mesure de fournir des données sur les cas d’épuisement professionnel parmi les membres de son personnel; respecte les limitations qu’impose la protection des données, mais rappelle au Comité l’importance de données statistiques anonymisées pour les décisions de gestion au sein d’une organisation et souligne dans le même temps la nécessité de préserver le bien-être du personnel; réaffirme qu’il convient de tenir compte des actions de sensibilisation, des bonnes pratiques en matière de gestion de la charge de travail, de communication et de résolution des conflits, ainsi que de la politique de retour au travail; |
| 41. | note qu’en 2021, le Comité a préparé et examiné une décision révisée sur les procédures de prévention et de traitement du harcèlement moral et sexuel au travail (décision 090/22A), qui n’a été adoptée qu’en mars 2022; observe que cela s’inscrit dans le cadre d’un plan d’action plus large en matière d’éthique adopté en janvier 2021, sur la base des recommandations d’un groupe de travail conjoint composé de représentants du personnel et de l’administration; déplore une nouvelle fois la lenteur de l’adoption de cette nouvelle décision, qui ne comporte malheureusement pas de procédure spécifique pour le harcèlement impliquant un membre et un fonctionnaire (selon la définition de la décision 090/22 A), ce qui a pour conséquence qu'aucune procédure uniforme n'est appliquée pour traiter les cas de harcèlement, d'où une différence de traitement des victimes; invite le Comité à prévoir immédiatement une procédure spécifique qui garantira à chacun une protection adéquate et durable contre le harcèlement; estime que seule une politique de tolérance zéro à l’égard du harcèlement gardera le Comité de futures plaintes pour harcèlement et de fautes graves; |
| 42. | relève qu’en 2021, le Comité a accueilli 52 stagiaires pour une période de cinq mois, 4 stagiaires pour une période de trois mois et 2 stagiaires bénéficiant de bourses octroyées par des organismes publics externes; note que les stagiaires accueillis pendant cinq mois ont reçu une bourse mensuelle et des indemnités, tandis que les stagiaires de courte durée n’ont eu droit à aucune contribution financière; se félicite qu’à la suite de l’appel lancé par le Parlement au cours de la procédure de décharge 2020, une réflexion interne soit en cours pour garantir que tous les stagiaires reçoivent une rémunération décente et qu’un nouveau cadre clarifiant les droits et obligations des stagiaires ait été élaboré, qu’il soit en cours de consultation avec le service juridique du Comité et son comité du personnel et que sa mise en place soit prévue pour la prochaine session de stage commençant en mars 2023; |
| 43. | invite à nouveau le Comité à intégrer les enseignements tirés de la pandémie de COVID-19 dans sa stratégie de gestion interne en matière de continuité des activités et de gestion de crise, de réactivité informatique, de résilience de l’organisation, d’obligation de diligence à l’égard de son personnel, d’efficacité de la communication et de flexibilité des processus de travail, notamment afin de mettre au point un modèle de gestion axé sur les résultats qui puisse favoriser un équilibre sain entre vie professionnelle et vie privée; |
Cadre éthique et transparence
| 44. | se félicite de la mise à jour du code de conduite du Comité en janvier 2021, assortie de sanctions renforcées et d’un champ d’application plus large, qui établit un mécanisme plus efficace pour traiter les infractions commises par les membres, et prend acte de la révision de son règlement intérieur qui a suivi en mars 2022; salue l’adoption, en janvier 2021, d’un plan d’action détaillé en matière d’éthique, sur la base des recommandations d’un groupe de travail conjoint composé de représentants du personnel et de l’administration; |
| 45. | souligne l’importance de l’audit interne sur l’éthique et l’intégrité visant à fournir une assurance raisonnable quant à l’alignement et au respect cohérents des valeurs, principes et normes éthiques communs pour défendre et privilégier l’intérêt public plutôt que les intérêts privés; demande une nouvelle fois d’envisager également un audit externe en matière d’éthique et de transparence; |
| 46. | observe qu’à la suite de l’entrée en vigueur de la décision révisée du Comité sur le lancement d’alerte éthique le 15 décembre 2021 (décision 297/21A), ainsi que de la décision révisée sur les procédures de prévention et de traitement du harcèlement moral et sexuel au travail (décision 090/22A), adoptée le 31 mars 2022, le cadre juridique éthique renouvelé sera complété par une décision révisée portant dispositions générales d’exécution relatives aux procédures disciplinaires et aux enquêtes administratives; encourage le Comité à veiller à ce que ce processus implique la consultation de son service juridique et du délégué à la protection des données ainsi qu’un dialogue avec son comité du personnel et le comité du statut des fonctionnaires de l’Union européenne; |
| 47. | relève que les accords de règlement relatifs au dossier OC/2018/0666/A1 de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) ont finalement été pleinement mis en œuvre pour tous les membres du personnel concernés; regrette la lenteur avec laquelle Comité a réagi pour conclure et mettre en œuvre ces accords; note que, en ce qui concerne l’ancien membre du Comité considéré par l’OLAF comme ayant été victime de fautes graves, un accord a été trouvé à la suite des pourparlers de mars 2021 sur les moyens de remédier à ce problème, axé sur le renforcement du code de conduite du Comité, le renforcement du cadre éthique, la recherche prioritaire de solutions équitables et la présentation d’excuses publiques aux victimes; |
| 48. | se félicite que, le 13 avril 2022, la présidente du Comité ait fait une déclaration publique, publiée sur le site internet du Comité, dans laquelle elle présente ses excuses officielles au nom du Comité à toutes les victimes, tant les membres du personnel que l’ancien membre, identifiés dans le dossier OC/2018/0666/A1 de l’OLAF; regrette de nouveau que le secrétaire général du Comité refuse toujours de reconnaître les défaillances et les responsabilités internes, ce qui entraîne une violation du devoir de sollicitude à l’égard du personnel du Comité; |
| 49. | souligne que, le 6 octobre 2022, par son arrêt dans l’affaire C-673/21 (2), la Cour de justice a confirmé la légalité des mesures prises par la décision du bureau du Comité du 9 juin 2020; |
| 50. | observe que le Comité est partie civile dans une action en justice engagée par les autorités nationales à l’encontre d’un ancien membre accusé de comportement fautif, action actuellement pendante devant une juridiction belge qui doit se prononcer sur cette affaire; demande au Comité d’informer le Parlement des évolutions de cette affaire en temps utile; |
| 51. | regrette vivement que le Comité continue d’ignorer les demandes sans ambiguïté du Parlement invitant à ouvrir une enquête externe et indépendante visant spécifiquement à examiner les procédures du Comité en matière de ressources humaines et leur efficacité, en mettant l’accent sur l’identification des responsabilités de la hiérarchie administrative dans le traitement des plaintes pour harcèlement et le souci d’assurer le bien-être du personnel; invite instamment le Comité à prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir efficacement les éventuels cas de harcèlement à l’avenir; estime qu’il est essentiel de garantir le bien-être du personnel et de prévenir efficacement et rapidement la survenue d’autres cas similaires; |
| 52. | souligne qu’en 2021, l’OLAF a enquêté sur deux dossiers impliquant le Comité, dont l’un, ouvert en 2019 et impliquant un membre du Comité, a été clôturé en 2022, car l’OLAF n’a établi aucune preuve de fraude ou d’irrégularité portant atteinte aux intérêts financiers ou autres de l’Union, et l’autre, concernant également un membre, a été clôturé par l’OLAF en 2021, le Parquet européen ayant ouvert une enquête pénale parallèle sur les mêmes faits; fait observer qu’un autre dossier datant de 2020 et impliquant également un membre a été clôturé par l’OLAF en 2022, le membre concerné étant décédé entre-temps; |
| 53. | fait observer qu’à ce jour, un cas, signalé par le Comité à la commission du contrôle budgétaire du Parlement en 2020, est toujours en suspens, alors que l’autorité investie du pouvoir de nomination du Comité avait l’intention de prendre sa décision finale d’ici la fin 2022; note que, sur la base des observations formulées lors de l’audition initiale des deux parties, une enquête complémentaire visant à approfondir plusieurs points et à entendre des témoins supplémentaires a été lancée et achevée avant la pause estivale de 2022; regrette profondément que cette enquête interne ait déjà pris deux ans sans déboucher sur des conclusions définitives, ce qui a eu des incidences graves sur la vie des personnes concernées et a bloqué son éventuel transfert vers l’OLAF; demande au Comité de rendre sa décision finale dans les meilleurs délais et d’informer le Parlement de l’issue de cette affaire; |
| 54. | apprécie la volonté du Comité de coopérer avec les organes d’enquête de l’Union (OLAF et Parquet européen); note qu’un accord de niveau de service relatif à la conduite des enquêtes administratives internes a été signé avec l’Office d’investigation et de discipline de la Commission en 2021; |
| 55. | se félicite que le code de conduite révisé du Comité, introduit en janvier 2021, contienne des dispositions spécifiques sur la déclaration d’intérêts financiers et sur les conflits d’intérêts; fait observer qu’une nouvelle disposition a été intégrée dans le code, selon laquelle les membres, les délégués de la commission consultative des mutations industrielles, les suppléants et les experts doivent soumettre à la présidence du Comité une déclaration de leurs intérêts financiers lors de leur entrée en fonction, qui doit être renouvelée tous les ans au 1er janvier, en cas de changement en cours de mandat, le plus tôt possible et, en tout état de cause, dans un délai maximal de deux mois; souligne que le code de conduite révisé comporte des dispositions spécifiques sur le pantouflage et prévoit que, pendant une période de deux ans après la cessation de ses fonctions, un ancien membre doit s’abstenir de tout lobbying auprès des membres et du personnel actuels dans les domaines pour lesquels ils occupent des postes importants ou rédigent des rapports; demande la publication périodique et la mise à jour, sur le site web officiel du Comité, des informations sur l’état de conformité tant pour les déclarations financières que pour les dérogations à la période de viduité; |
| 56. | note avec satisfaction que la formation à l’éthique est devenue obligatoire pour tous les membres du personnel en 2021 et qu’elle comprend des formations supplémentaires plus spécifiques destinées aux cadres; observe que la formation des membres du Comité en matière d’éthique a été révisée afin d’être alignée sur le nouveau code de conduite et de couvrir l’ensemble des questions éthiques; se félicite de la mise en place d’une nouvelle équipe de conseillers en éthique afin de fournir les meilleurs conseils possibles aux collègues qui les consultent sur des questions éthiques, y compris les règles internes du Comité relatives à la protection des lanceurs d’alerte contre les actions négatives, leur droit de garder l’anonymat et le soutien qui leur est apporté tout au long du processus, et que les informations sur les conseillers éthiques soient diffusées à tous les nouveaux arrivants; souligne qu’un nouveau guide à l’intention du personnel du Comité sur le respect au travail a été publié début mai 2022 et que le Comité est également en train d’établir une nouvelle charte des valeurs du personnel du Comité; |
| 57. | encourage vivement le Comité à étudier plus avant sa participation au registre de transparence interinstitutionnel dans le cadre du processus d’évaluation lancé à cette fin en 2022; |
| 58. | s’inquiète du fait que le Comité n’ait adopté aucune stratégie antifraude à ce jour; invite le Comité à lancer une analyse interne des risques de fraude et à se coordonner avec d’autres services compétents de la Commission en vue d’envisager l’adoption d’une stratégie interne adéquate de lutte contre la fraude; |
| 59. | demande qu’il soit mis fin au recours à des entreprises externes qui, selon le classement de l’université Yale (3), continuent d’exercer leurs activités en Russie; |
Numérisation, cybersécurité et protection des données
| 60. | relève que le Comité s’est efforcé de soutenir le processus de relance après la pandémie de COVID-19, en particulier pour tirer davantage parti du niveau accru de numérisation, et que les actions dans les domaines de la numérisation et de la cybersécurité ont continué de s’orienter sur la stratégie numérique prévue par le Comité; |
| 61. | relève que le budget informatique initial pour 2021 s’élevait à 5 400 000 EUR, contre 4 700 000 EUR en 2020, soit une augmentation de 700 000 EUR (15 %); observe qu’à la suite de virements de crédits inutilisés d’un montant de 1 900 000 EUR afin de continuer à combler le retard en matière d’informatique constaté lors des exercices de décharge précédents, le montant final des crédits pour l’informatique en 2021 s’élevait à 7 300 000 EUR, contre 7 500 000 EUR en 2020; |
| 62. | note que le nouvel accord de coopération administrative avec le CdR, qui est entré en vigueur le 1er novembre 2021, encourage les échanges de bonnes pratiques numériques afin de faire progresser ses services informatiques et numériques; |
| 63. | prend acte du nombre croissant de cybermenaces pesant sur l’infrastructure informatique et les canaux de communication en ligne du Comité et du fait que le Comité a accordé une attention croissante au renforcement de la configuration des systèmes informatiques, au recensement des vulnérabilités en coopération avec l’équipe d’intervention en cas d’urgence informatique pour les institutions, organes et agences de l’Union européenne (CERT-UE), à la sensibilisation des membres et du personnel à la cybersécurité et à l’adoption d’un protocole d’authentification avancé pour les réseaux informatiques; invite le Comité à continuer d’accorder un niveau d’attention élevé aux questions de cybersécurité, en particulier parce que le nombre de cyberattaques graves a considérablement augmenté ces dernières années, faisant des institutions de l’Union des cibles de choix pour les éventuels pirates; encourage le Comité à procéder régulièrement à des évaluations des risques liés à son infrastructure informatique et à veiller à ce que sa cyberdéfense fasse régulièrement l’objet d’audits et de tests; |
| 64. | relève que le Comité utilise une technologie à code source ouvert, et qu’en 2021, un nombre croissant de bibliothèques et de cadres de source ouverte aient été utilisés dans les systèmes d’information du Comité; souligne que la stratégie numérique du Comité prévoit la migration de l’actuelle application électronique sur site vers une application hébergée dans le nuage dans le cadre du développement d’un environnement hybride en nuage; |
| 65. | observe que la majorité des systèmes techniques du Comité sont hébergés en interne et gérés par du personnel interne, tandis que, pour les systèmes externalisés, le contrôle et la propriété des systèmes sont conservés et assurés au niveau contractuel et complétés par des mesures organisationnelles et techniques, y compris des exercices d’évaluation de l’impact en matière de protection des données et des risques, suivant les meilleures pratiques sectorielles; |
Bâtiments et sécurité
| 66. | rappelle qu’après avoir exercé leurs options d’achat sur le bâtiment JDE en 2018 et sur les bâtiments BvS et REM en 2019, tant le Comité que le CdR sont devenus propriétaires de ces bâtiments; constate que les bâtiments de Trèves 74 (TR74) et Belliard 68 (B68-72) font l’objet d’un contrat de location-financement à long terme; note que, le 10 mai 2021, l’autorité budgétaire a approuvé la reprise du contrat de location, à compter de septembre 2021, par le Comité et le CdR, de l’ancien bâtiment du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) à Belliard 100 (B100), et que les bâtiments TR74 et B68-72 ont été transférés à la Commission en septembre 2022 dans le cadre d’un échange avec le bâtiment VanMaerlant (VMA); |
| 67. | est conscient que l’échange de bâtiments a entraîné une réduction significative des espaces de bureaux pour le Comité et le CdR, correspondant à une perte d’environ 10 000 m2; note qu’un accord administratif avec le SEAE a été signé pour la reprise du contrat de location du bâtiment B100 à compter du 1er septembre 2021 afin de compenser partiellement la réduction des espaces de bureaux et qu’à la suite de cet accord, le résultat final est la réduction des espaces de bureaux d’environ 5 000 m2 par rapport à la situation au début de l’année 2021; |
| 68. | reconnaît que le principal axe de la stratégie immobilière de concentration géographique s’est poursuivi avec l’échange des bâtiments TR74 et B68 contre le bâtiment VMA; comprend que l’échange de bâtiments qui a été opéré nécessite une intervention supplémentaire afin de fournir un environnement de travail adapté aux nouveaux occupants et que les travaux de réaménagement et de rénovation ont été approuvés en juin 2021 en vue de permettre une agencement plus souple des espaces de bureaux afin qu’ils puissent être facilement adaptés aux nouvelles formes de travail, en plus de réduire encore davantage la consommation d’énergie et d’eau, à financer par un virement de ramassage; |
| 69. | note que pour les importants travaux de rénovation effectués en 2021 en coopération avec le CdR, la ligne budgétaire correspondante «Aménagement des locaux» a été dotée en 2021 de 4 925 895 EUR, contre 1 121 655 EUR et 594 061 EUR en 2020 et 2019, respectivement; |
Environnement et durabilité
| 70. | se félicite des résultats positifs obtenus en 2021 en matière d’environnement en ce qui concerne la consommation d’électricité, d’eau et de papier (réduction de respectivement 2,1 %, 14,3 % et 55 % par rapport à 2020); prend acte de l’installation de panneaux solaires sur deux des bâtiments du Comité et du CdR et croit comprendre qu’une analyse plus approfondie est en cours en vue de l’extension de l’installation de panneaux solaires, probablement en 2023; |
| 71. | souligne que 69,6 % du personnel du Comité utilise des moyens de transport respectueux de l’environnement; prend acte de la politique de mobilité en place qui encourage l’utilisation de modes de transport durables pour les déplacements domicile-travail et qui prévoit une contribution financière aux titres de transport public et une contribution mensuelle pour les cyclistes; remarque que des vélos de service sont disponibles ainsi que des chargeurs pour voitures de service électriques; |
| 72. | se félicite de l’initiative innovante sur les missions à faibles émissions lancée en octobre 2021, qui vise à encourager le personnel en mission à opter pour des moyens de transport moins polluants (train, bus, etc.) et à faire en sorte que l’agence de voyage propose des options de déplacement dans l’ordre croissant des émissions de CO2 générées; |
Coopération interinstitutionnelle
| 73. | estime que la coopération administrative et la recherche de synergies avec d’autres institutions constituent un outil de gestion important pour une petite institution telle que le Comité; |
| 74. | prend acte de la coopération avec le CdR, par l’intermédiaire des services conjoints, où quelque 460 membres du personnel (dont environ 290 sont employés par le Comité) et plus de 55 millions d’EUR par an (dont plus de 30 millions d’EUR proviennent du Comité) sont mis en commun par les deux institutions; reconnaît que l’accord actuel en matière de coopération administrative entre le Comité et le CdR, entré en vigueur le 1er novembre 2021 pour une durée de cinq ans, a renforcé la gouvernance de la coopération et les mécanismes de contrôle et constitue une nouvelle preuve de la volonté de partager efficacement les ressources et de créer des synergies; note que l’accord actuel an matière de coopération administrative prévoit la création d’une direction de l’innovation et des technologies de l’information et, au sein des services conjoints déjà existants, la création d’une unité centralisée des marchés publics et de la gestion financière et d’un groupe d’experts en matière de marchés publics; |
| 75. | observe que le Comité externalise un certain nombre de services à d’autres institutions, en particulier à la Commission, au moyen d’accords de niveau de service avec différents services de cette institution (l’Office de gestion et de liquidation des droits individuels et les directions générales du budget, des ressources humaines et de l’informatique) pour la fourniture d’outils logiciels essentiels; note que des accords ad hoc spécifiques ont été conclus avec le Parlement et la Commission pour traiter certains aspects de la pandémie de COVID-19; observe que le Comité bénéficie également de la participation à des appels d’offres interinstitutionnels menés par la Commission ou par le Parlement dans les domaines de l’informatique, des voyages institutionnels, des assurances, du transport, de la location de véhicules et du matériel audiovisuel; |
| 76. | note que des négociations en vue de la révision du protocole de coopération avec la Commission ont commencé en 2021; |
Communication
| 77. | relève qu’en 2021, le budget alloué à la communication s’est élevé à environ 1,5 million d’EUR et était principalement consacré à des activités destinées à des groupes cibles spécifiques (organisations de la société civile et institutions de l’Union), y compris les relations avec la presse et les médias, à l’organisation d’événements et d’activités de sensibilisation et au renforcement de la communication en ligne et des visites au Comité; |
| 78. | observe qu’au cours du second semestre 2021, le Comité a commencé à travailler sur sa stratégie de communication externe en vue d’améliorer la qualité, la portée et l’impact de sa communication; note que la commission de la communication du Comité a décidé d’accorder une priorité absolue à l’amélioration de l’image, de l’impact et de la gouvernance et à une meilleure intégration de la communication dans les travaux législatifs; observe qu’à cette fin, le Comité a rationalisé sa communication pendant et autour des sessions plénières afin de veiller à ce que chaque avis soit communiqué au bon public, en recourant aux outils disponibles les plus adaptés et au moment le plus opportun; encourage le Comité à adopter un cadre de communication global intégrant les enseignements tirés des deux années de la COVID-19 afin d’être prêt à faire face à d’éventuels événements perturbateurs à l’avenir et de garantir la continuité des activités; |
| 79. | note avec satisfaction que le Comité est membre du groupe de travail sur les médias sociaux du comité interinstitutionnel de la communication en ligne et qu’il a participé aux discussions sur la phase pilote de deux plateformes de médias sociaux, EU Voice et EU Video, qui contribuent à la stratégie de l’Union en matière de données et de souveraineté numérique; observe que les deux plateformes font partie de réseaux sociaux décentralisés, libres et ouverts qui relient les utilisateurs dans un environnement respectueux de la vie privée et sans publicité; |
| 80. | encourage une nouvelle fois le Comité à intensifier ses efforts de communication pour renforcer le lien avec les citoyens en faisant preuve d’une plus grande transparence dans ses activités, en intensifiant l’utilisation des technologies numériques et en poursuivant une stratégie de communication qui permette une perception et une compréhension correctes du rôle du Comité et de la manière dont il s’inscrit dans la vision de l’Union. |
(1) Décision no 2013/471/UE du Conseil du 23 septembre 2013 relative à l’octroi des indemnités journalières et au remboursement des frais de voyage aux membres du Comité économique et social européen et à leurs suppléants (JO L 253 du 25.9.2013, p. 22).
(2) Arrêt de la Cour de justice du 6 octobre 2022, KN / Comité économique et social européen, C-673/21, ECLI:EU:T:2022:759.
(3) https://som.yale.edu/story/2022/over-1000-companies-have-curtailed-operations-russia-some-remain