| CELEX | 52023BP1920 |
| Type | Acte préparatoire |
| Date | mercredi 10 mai 2023 |
| 29.9.2023 | FR | Journal officiel de l’Union européenne | L 242/403 |
RÉSOLUTION (UE) 2023/1920 DU PARLEMENT EUROPÉEN
du 10 mai 2023
contenant les observations qui font partie intégrante de la décision concernant la décharge sur l’exécution du budget de l’Agence de l’Union européenne pour la gestion opérationnelle des systèmes d’information à grande échelle au sein de l’espace de liberté, de sécurité et de justice (eu-LISA) pour l’exercice 2021
LE PARLEMENT EUROPÉEN,
| — | vu sa décision concernant la décharge sur l’exécution du budget de l’Agence de l’Union européenne pour la gestion opérationnelle des systèmes d’information à grande échelle au sein de l’espace de liberté, de sécurité et de justice (eu-LISA) pour l’exercice 2021, |
| — | vu l’article 100 et l’annexe V de son règlement intérieur, |
| — | vu l’avis de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures, |
| — | vu le rapport de la commission du contrôle budgétaire (A9-0105/2023), |
| A. | considérant que, selon son état des recettes et des dépenses (1), le budget définitif de l’Agence de l’Union européenne pour la gestion opérationnelle des systèmes d’information à grande échelle au sein de l’espace de liberté, de sécurité et de justice (eu-LISA) (ci-après «l’Agence») s’élevait, pour l’exercice 2021, à 216 513 780 EUR, soit une baisse de 9,83 % par rapport à l’exercice 2020, ce qui est conforme à la tendance à la baisse qui dure depuis l’exercice 2019, au cours duquel le budget de l’Agence avait augmenté de 40,23 % par rapport à l’année précédente; que le budget de l’Agence provient presque exclusivement du budget de l’Union; |
| B. | considérant que, dans son rapport sur les comptes annuels de l’Agence pour l’exercice 2021 (ci-après le «rapport de la Cour»), la Cour des comptes (ci-après la «Cour») affirme avoir obtenu l’assurance raisonnable que les comptes annuels de l’Agence sont fiables et que les opérations sous-jacentes, en ce qui concerne les recettes, sont légales et régulières dans tous leurs aspects significatifs; que la Cour a signalé des paiements d’un montant total de 18,11 millions d’EUR, dont 15,67 millions d’EUR qu’elle a jugés non conformes à certaines dispositions du règlement financier de l’Agence et 2,44 millions d’EUR non conformes aux dispositions des contrats-cadres concernés, représentant au total 6,20 % des crédits de paiement disponibles en 2021, ce qui dépasse le seuil de signification fixé pour l’audit et a par conséquent donné lieu à une opinion avec réserve sur la légalité et la régularité des paiements sous-jacents aux comptes; que, à l’exception de ces paiements non conformes, la Cour conclut que les opérations sous-jacentes en ce qui concerne les paiements relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2021 sont légales et régulières dans tous leurs aspects significatifs; |
Gestion budgétaire et financière
| 1. | relève avec satisfaction que les efforts de suivi du budget au cours de l’exercice 2021 se sont traduits par un taux d’exécution budgétaire de 100 %, ce qui représente une hausse de 24,39 % par rapport à l’exercice 2020; observe également que le taux d’exécution des crédits de paiement s’élevait à 94,65 %, soit une augmentation de 0,24 % par rapport à 2020; |
| 2. | se félicite qu’en 2021, aucun report non automatique n’ait été effectué; constate néanmoins un montant élevé de reports automatiques (11,1 millions d’EUR) de crédits de paiement non dissociés pour le titre II (dépenses d’infrastructure et de fonctionnement), représentant 56 % d’un total de 19,8 millions d’EUR pour ce titre et 93,55 % du montant total (11,8 millions d’EUR) pour les reports automatiques de 2021 à 2022; partage l’avis de la Cour selon lequel les taux élevés de report contreviennent au principe budgétaire d’annualité et sont révélateurs de problèmes structurels dans l’exécution budgétaire; prend acte de la réponse de l’Agence selon laquelle les reports de dépenses du titre II concernaient principalement des prestataires externes de services d’assistance engagés par l’Agence, afin de remédier au manque systématique de personnel à la suite de l’attribution à l’Agence de nouvelles tâches non accompagnées d’une allocation adéquate de ressources humaines; note également que le calendrier des contrats avec ces prestataires externes de services ne suit pas l’année civile, mais varie en fonction de la durée des services nécessaires rendus; invite toutefois l’Agence à remédier à ces problèmes et à informer l’autorité de décharge des mesures prises en la matière; invite la Commission à améliorer la coordination entre l’attribution de nouvelles tâches et les ressources nécessaires afin de réduire la nécessité de recourir à des prestataires de services externes; |
| 3. | estime que l’Agence devrait poursuivre son dialogue avec la Commission afin de proposer des modifications de sa planification budgétaire pluriannuelle, de manière à ce qu’elle ne reçoive des fonds pour le développement de systèmes qu’une fois la sécurité juridique assurée; |
Performances
| 4. | salue le fait que l’Agence utilise certains instruments, comme les indicateurs clés de performance, pour évaluer la valeur ajoutée de ses activités et améliorer sa gestion budgétaire; note que l’Agence a déclaré avoir atteint ses objectifs pour 2021, tels qu’ils sont énoncés dans le règlement (UE) 2018/1726 du Parlement européen et du Conseil (2) portant création de l’Agence, et a produit les résultats définis dans son programme de travail annuel pour 2021, tant en termes de résultats qu’en termes de performance; salue les efforts continus déployés en 2021 par l’Agence pour s’adapter à son mandat actualisé, défini dans ledit règlement, entré en vigueur le 11 décembre 2018, et prend acte de l’adoption d’une nouvelle stratégie à long terme pour la période 2021-2027, qui oriente les activités et le développement à long terme de l’Agence et sa future programmation, annuelle et pluriannuelle; |
| 5. | relève que la performance et la disponibilité des systèmes informatiques exploités par l’Agence étaient conformes aux accords de niveau de service concernés; prend acte de la poursuite du développement de nouveaux systèmes informatiques pour le système d’entrée/de sortie (EES), le système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages (ETIAS), et le système permettant d’identifier les États membres détenant des informations sur les condamnations antérieures prononcées à l’encontre de ressortissants de pays tiers (ECRIS-TCN), ainsi que de l’interopérabilité entre les nouveaux systèmes et les systèmes existants; relève en outre que la mise en service de ces nouveaux systèmes a été reportée de plusieurs mois, mais que le calendrier global pour l’achèvement de l’architecture d’interopérabilité a été maintenu pour la fin 2023; félicite l’Agence pour avoir mené à bien plusieurs projets, comme l’installation d’interfaces nationales uniformes, la mise à niveau de l’infrastructure de communication du système d’information sur les visas (VIS) et le lancement du service partagé d’établissement de correspondances biométriques (BMS); se félicite que l’Agence ait intensifié ses efforts de recherche et d’innovation par des projets dans les domaines de l’intelligence artificielle, des technologies permettant un franchissement continu et sans contact des frontières, et de la sécurité intérieure; note que l’Agence est sur la bonne voie concernant le projet de deuxième extension de son site opérationnel à Strasbourg; note également que l’Agence a examiné ce projet afin de mettre à disposition des capacités supplémentaires avant la livraison prévue en 2028, grâce à un centre de données modulaire, à la réduction des espaces de bureaux et à une stratégie de construction progressive pour l’extension du site; |
| 6. | se félicite que l’Agence apporte, avec l’Agence de l’Union européenne pour l’asile (qui remplace le Bureau européen d’appui en matière d’asile) et le corps européen de garde-frontières et de garde-côtes, un soutien actif aux États membres qui constituent les principaux points d’entrée des migrants et des demandeurs d’asile dans l’Union; note que l’Agence gère la composante centrale d’une série de systèmes d’information à grande échelle dans le domaine de la liberté, de la sécurité et de la justice, qui sont liés à des systèmes nationaux; |
| 7. | se félicite du soutien continu apporté par l’Agence à la mise en œuvre des politiques de l’Union dans les domaines de la libre circulation des personnes et des marchandises, des visas de voyage communs, du contrôle aux frontières, de l’immigration et de l’asile, ainsi que de la coopération entre les autorités répressives et judiciaires nationales, notamment dans la lutte contre la criminalité organisée, le trafic d’êtres humains et la traite des êtres humains, et le terrorisme; |
Politique du personnel
| 8. | note que 90,61 % du tableau des effectifs étaient pourvus au 31 décembre 2021, avec 193 agents temporaires engagés sur les 213 agents temporaires autorisés au titre du budget de l’Union (contre 202 postes autorisés en 2020); relève, en outre, que 107 agents contractuels et 10 experts nationaux détachés ont travaillé pour l’Agence en 2021, sur les 132 agents contractuels et les 11 experts nationaux détachés autorisés; |
| 9. | souligne qu’en 2021, sept membres du personnel ont quitté l’Agence, ce qui représente un taux de renouvellement de 5,5 %, supérieur à l’objectif de 5 % ainsi qu’au taux de référence de 3,7 % de 2020; se félicite que la direction de l’Agence ait décidé de suivre et d’évaluer les raisons de ce chiffre; prend acte des réponses de l’Agence, qui mentionne, parmi les causes recensées, les contrats à durée limitée, les contrats à faible échelon et une charge de travail élevée, raisons invoquées lors des entretiens de départ qu’elle a organisés; souligne la nécessité de renforcer la flexibilité en ce qui concerne la disponibilité des ressources humaines afin de permettre à l’Agence de s’adapter aux fluctuations de la charge de travail et aux éventuels retards dans l’adoption des actes législatifs pertinents; invite la Commission à engager un dialogue constructif avec l’Agence et à aborder ces questions lors de la détermination de la disponibilité des ressources dans les futurs tableaux des effectifs; |
| 10. | observe avec préoccupation, en ce qui concerne la répartition hommes-femmes au sein de l’Agence, la composition de la direction, avec deux hommes (100 %) et aucune femme, du conseil d’administration, qui comptait 49 hommes (81,7 %) et 11 femmes (18,3 %), et du personnel dans son ensemble, avec 215 hommes (69,4 %) et 95 femmes (30,6 %); reconnaît que la désignation des membres du conseil d’administration relève de la responsabilité des autorités nationales compétentes de chaque État membre; invite les États membres à considérer l’équilibre hommes-femmes comme un facteur important lors de la désignation et de la nomination des membres du conseil d’administration de l’Agence; prend acte des efforts déployés par l’Agence pour améliorer l’équilibre hommes-femmes et se félicite de la légère amélioration enregistrée en 2021; invite néanmoins l’Agence à œuvrer activement en faveur de la parité et à informer l’autorité de décharge du plan d’action qui sera adopté à cet égard; rappelle en outre qu’il est important de veiller à une représentation géographique équilibrée au sein des membres du personnel et de l’encadrement de l’Agence; |
| 11. | note qu’en 2021, l’Agence a lancé 15 procédures de sélection et a reçu 1 944 candidatures pour un total de 18 procédures de recrutement; félicite l’Agence pour les gains d’efficacité communiqués, pour l’efficacité accrue de ses procédures de recrutement, et pour l’image plus attrayante en tant qu’employeur qu’elle s’est forgée; prend acte, à cet égard, des diverses mesures mises en place par l’Agence, telles que le projet pilote de «recrutement ajustable», sa participation au salon mondial de l’emploi en ligne «Women in Tech», la publication d’avis de vacance au-delà du site internet de l’Agence et le regroupement des profils ou l’utilisation de listes de réserve existantes pour des grades et groupes de fonctions équivalents; note également que l’Agence a analysé son cadre de compétences et l’encourage à élaborer sa stratégie de gestion des ressources humaines fondée sur les compétences; |
| 12. | félicite l’Agence pour sa politique de tolérance zéro en matière de harcèlement; note qu’en 2021, 14 cas de harcèlement moral ou sexuel ont été traités par l’Agence; note également, dans ce contexte, que l’Agence a procédé à deux évaluations préliminaires qui ont conduit à l’ouverture de trois enquêtes administratives et au licenciement d’un membre du personnel; se félicite de l’organisation, par l’Agence, de webinaires et de séances de sensibilisation sur la prévention du harcèlement, du rôle joué par les personnes de confiance, et de l’adoption de mesures visant à améliorer le bien-être au travail et à renforcer l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée du personnel de l’Agence à l’aide de webinaires sur la santé mentale et de sessions de conseil individuel; |
| 13. | se félicite que l’Agence utilise tous les modules de base de l’outil de gestion des ressources humaines SYSPER, ainsi que plusieurs modules facultatifs; encourage l’Agence à poursuivre la numérisation de son système de gestion des ressources humaines; |
Marchés publics
| 14. | note que le cadre d’ingénierie transversale, plus grand appel d’offres jamais signé par l’Agence, s’est révélé viable pour plusieurs de ses principales activités opérationnelles, et que l’objectif reste de maximiser les avantages de l’approvisionnement transversal en coordonnant les contributions des différents contractants sur plusieurs projets; note qu’un certain nombre d’appels d’offres importants ont été préparés et que des contrats ont été signés en 2021, notamment pour le système central ECRIS-TCN, une version actualisée du nouvel environnement d’essai VIS/BMS et l’évaluation de la technologie utilisée pour le futur système de gestion des documents; |
| 15. | prend note de l’opinion avec réserve émise par la Cour sur la légalité et la régularité des paiements en raison de six paiements irréguliers effectués en 2021 pour un montant total de 18,11 millions d’EUR en relation avec plusieurs contrats-cadres, paiements qui représentent 6,20 % des crédits de paiement disponibles en 2021; note avec préoccupation que 2021 constitue la deuxième année consécutive pour laquelle la Cour émet une opinion avec réserve similaire sur la passation de marchés publics et la gestion des contrats par l’Agence; note que, selon l’Agence, la conformité dans ce domaine est affectée par plusieurs facteurs liés à la planification opérationnelle et budgétaire, au modèle d’approvisionnement, à la gestion des évolutions contractuelles et à l’insuffisance des effectifs, qui restreignent la possibilité pour l’Agence de limiter la portée, la durée et la valeur des contrats; souligne qu’en raison des ajouts et des mises à niveau des systèmes informatiques à grande échelle qu’elle gère, l’Agence est passée d’une passation de marchés verticale à une passation de marchés transversale, ce qui a rendu inapplicable le modèle initial de passation de marchés verticale hérité de la Commission; note que les principales raisons de cette transition étaient de réduire la dépendance à l’égard des fournisseurs, de réaliser des économies d’échelle ou de réduire les coûts; |
| 16. | prend note des observations de la Cour concernant un contrat spécifique de 40 millions d’EUR pour la mise en œuvre d’un contrat-cadre relatif à des systèmes informatiques à grande échelle, que l’Agence a signé sans détailler les services acquis; relève que, d’après les explications de l’Agence, la rapidité des évolutions technologiques nécessite de se montrer plus souple dans le domaine des achats informatiques; souligne que l’Agence doit faire preuve d’une grande souplesse dans l’élaboration de ses contrats-cadres afin de s’adapter non seulement aux évolutions technologiques, mais aussi aux changements législatifs, comme ceux établissant de nouveaux systèmes d’information à grande échelle gérés par l’Agence ou adaptant les systèmes existants; souligne que les retards répétés dans l’adoption et la mise en œuvre des actes juridiques pertinents, aspects qui échappent totalement au contrôle de l’Agence, sont des facteurs clés pour déterminer le niveau d’exactitude et de précision que l’Agence est en mesure d’offrir lors de l’établissement initial des contrats-cadres; note en outre que l’Agence indique que ses politiques et pratiques en matière de marchés publics se sont améliorées ces dernières années, mais que cela n’a qu’une faible incidence sur les anciens contrats encore en cours; invite l’Agence à faire le point sur l’expérience acquise et sur les informations fournies par la Cour afin de garantir des améliorations durables dans ce domaine; soutient l’Agence dans ses efforts visant à adopter un ensemble complet de lignes directrices en matière de marchés publics et sa première politique de gestion des contrats, et l’invite à fournir ces documents, une fois approuvés, à l’autorité de décharge; invite l’Agence, la Cour et la Commission à explorer des solutions possibles pour améliorer la flexibilité et l’adaptabilité des marchés publics en vue d’une mise en œuvre efficace du mandat de l’Agence; |
| 17. | prend note de la position de l’Agence selon laquelle les irrégularités formelles identifiées par la Cour n’ont pas entraîné de préjudice financier pour le budget de l’Union; |
| 18. | souligne qu’en 2021, l’Agence a signé 759 engagements juridiques; note que 14 membres du personnel sont chargés des marchés publics à l’Agence (11 agents et 3 assistants); souligne que l’Agence ne dispose pas d’un poste d’un niveau suffisant pour lui permettre d’organiser une unité de passation de marchés pleinement opérationnelle; invite la Commission à tenir compte de ces besoins lorsqu’elle déterminera la disponibilité des ressources dans les futurs tableaux des effectifs; |
Prévention et gestion des conflits d’intérêts et transparence
| 19. | prend acte des mesures prises par l’Agence et des efforts qu’elle déploie actuellement pour garantir la transparence, la prévention et la gestion des conflits d’intérêts, ainsi que pour veiller à la protection des lanceurs d’alerte; se félicite qu’en 2021, l’Agence ait révisé et adopté ses lignes directrices sur la dénonciation des dysfonctionnements afin de mettre en place la structure d’audit interne de l’Agence chargée de fournir des orientations confidentielles et impartiales sur les règles en la matière; |
| 20. | constate avec satisfaction que l’Agence publie chaque année sur son site web les déclarations d’intérêts et les CV des membres de son conseil d’administration et de ses cadres supérieurs; se félicite que l’Agence ait mis en en place un registre de transparence, qui permet de publier sur son site web les réunions entre ses hauts responsables et les opérateurs économiques; |
Contrôle interne
| 21. | note qu’en 2018, le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) a réalisé un audit de la protection des données concernant le système d’information Schengen de deuxième génération (SIS II) et le système VIS, tous deux exploités et gérés par l’Agence, de même qu’Eurodac qui a fait l’objet en 2019 d’une inspection du CEPD, à la suite de quoi un total de 72 recommandations ont été formulées; note que l’Agence a mis en œuvre ces recommandations et qu’elle organise des suivis trimestriels afin de suivre l’avancement de leur mise en œuvre; encourage l’Agence à maintenir ses activités en matière de protection des données au premier rang de ses priorités; demande à l’Agence d’informer l’autorité de décharge des progrès réalisés dans la mise en œuvre de ces recommandations; |
| 22. | se félicite de l’évaluation annuelle, par l’Agence, de son système de contrôle interne, qui a conclu que ce système est en place, qu’il fonctionne et est efficace, même si certaines améliorations sont nécessaires; se félicite également des progrès accomplis par rapport aux observations de la Cour et aux résolutions de décharge du Parlement relatives aux exercices précédents et salue le fait que l’Agence ait mis en œuvre les recommandations de 2018 et 2019 de la Cour concernant le non-respect des règles en matière de marchés publics; rappelle que les travaux concernant deux observations restantes sont toujours en cours; invite l’Agence à renforcer ses efforts afin de mettre en place des mesures correctives en ce qui concerne les observations de la Cour qui restent en attente; |
| 23. | note qu’à la fin de 2021, le taux de mise en œuvre des recommandations d’audit était de 77 % (24 recommandations mises en œuvre et 37 recommandations en attente); relève qu’au total, 32 recommandations étaient en suspens à la fin de 2021, dont aucune n’était «critique»; constate avec préoccupation que, pour sept recommandations, le délai de mise en œuvre était dépassé, ce qui signifie que la mise en œuvre était en cours bien que le délai ait expiré; invite l’Agence à mettre en œuvre sans plus attendre les recommandations en suspens et à informer l’autorité de décharge des progrès accomplis; estime que les conclusions du rapport OC-2020-0441-A2 de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) devraient être mises à la disposition de l’autorité de décharge; invite par ailleurs l’Agence à fournir à l’autorité de décharge un rapport sur la mise en œuvre des recommandations de l’OLAF; |
Transitions numérique et écologique
| 24. | félicite l’Agence pour ses différentes mesures visant à améliorer l’efficacité énergétique, depuis l’utilisation d’électricité verte et de papier recyclé jusqu’au chauffage du bâtiment à Tallinn grâce à la réutilisation de la chaleur provenant de la salle des serveurs; invite l’Agence à accélérer les procédures de certification relevant du système de management environnemental et d’audit (EMAS) de l’Union; invite également l’Agence à fournir à l’autorité de décharge les derniers rapports de déclaration environnementale de l’Agence; |
| 25. | prend acte des mesures supplémentaires que l’Agence a mises en place en 2021 en matière de cybersécurité, telles que l’adoption de six normes en la matière et le lancement de la mise en place d’une équipe de réponse aux incidents de sécurité informatique, ainsi que sa coopération permanente avec l’équipe d’intervention en cas d’urgence informatique pour les institutions, organes et agences de l’Union européenne (CERT-UE) et la mise en œuvre d’un cadre structuré de gestion et de contrôle des risques en matière de sécurité informatique; note qu’en 2021, l’Agence a collaboré avec l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (ENISA) sur la mise en œuvre pratique de la législation de l’Union en matière de cybersécurité et sur l’exercice annuel de cybersécurité de l’Agence; invite l’Agence à adopter de nouveaux outils dans les domaines de la numérisation du budget et des marchés publics, tels que la signature électronique, les contrats électroniques et la facturation électronique; |
Continuité des activités durant la crise de la COVID-19
| 26. | salue la capacité de l’Agence à assurer sans interruption la disponibilité et la résilience des systèmes qu’elle gère, ainsi qu’à garantir le fonctionnement normal de l’espace Schengen, malgré les difficultés liées à la pandémie de COVID-19 qui subsistaient en 2021; note néanmoins, dans ce contexte, que les calendriers de mise en œuvre concernant le développement des nouveaux systèmes ont été révisés en raison de l’indisponibilité du matériel, des retards de livraison et d’installation des équipements, et de la présence moins fréquente sur place du personnel et des contractants; |
| 27. | félicite l’Agence pour sa coopération avec les autres institutions, organes et organismes de l’Union en vue d’échanger connaissances et bonnes pratiques en matière de continuité des activités; apprécie en outre la participation de l’Agence aux initiatives du groupe interinstitutionnel de formation et de sensibilisation à la sécurité et à celles du réseau JAI des responsables de la sécurité pour traiter des questions de sécurité communes; |
Autres
| 28. | se félicite de la présence active de l’Agence en ligne en 2021 et prend acte de l’amélioration de ses indicateurs de fréquentation sur les réseaux sociaux; félicite l’Agence pour sa contribution aux campagnes externes en ligne telles que «Digital EU» ou «Women in Tech» et pour l’organisation d’événements très suivis, tels que sa conférence annuelle ou les tables rondes sectorielles d’eu-LISA; |
| 29. | renvoie, pour d’autres observations de nature horizontale accompagnant la décision de décharge, à sa résolution du 10 mai 2023 (3) sur la performance, la gestion financière et le contrôle des agences. |
(1) JO C 162 du 13.4.2022, p. 22.
(2) Règlement (UE) 2018/1726 du Parlement européen et du Conseil du 14 novembre 2018 relatif à l’Agence de l’Union européenne pour la gestion opérationnelle des systèmes d’information à grande échelle au sein de l’espace de liberté, de sécurité et de justice (eu-LISA), modifiant le règlement (CE) no 1987/2006 et la décision 2007/533/JAI du Conseil et abrogeant le règlement (UE) no 1077/2011 (JO L 295 du 21.11.2018, p. 99).
(3) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2023)0190.