LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen52023BP1969
Acte préparatoire52023BP1969

Acte préparatoire — 52023BP1969

CELEX52023BP1969
TypeActe préparatoire
Datemercredi 10 mai 2023

Texte intégral

29.9.2023

FR

Journal officiel de l’Union européenne

L 242/559


RÉSOLUTION (UE) 2023/1969 DU PARLEMENT EUROPÉEN

du 10 mai 2023

contenant les observations qui font partie intégrante de la décision concernant la décharge sur l’exécution du budget de l’entreprise commune «Système ferroviaire européen» (avant le 30 novembre 2021, l’entreprise commune Shift2Rail) pour l’exercice 2021

LE PARLEMENT EUROPÉEN,

—

vu sa décision concernant la décharge sur l’exécution du budget de l’entreprise commune «Système ferroviaire européen» pour l’exercice 2021,

—

vu l’article 100 et l’annexe V de son règlement intérieur,

—

vu l’avis de la commission des transports et du tourisme,

—

vu le rapport de la commission du contrôle budgétaire (A9-0090/2023),

A.

considérant qu’en novembre 2021, le Conseil a adopté le règlement (UE) 2021/2085 (l’acte de base unique) (1) établissant l’entreprise commune «Système ferroviaire européen» en remplacement de l’entreprise commune Shift2Rail au titre d’Horizon Europe, pour une période allant jusqu’au 31 décembre 2031;

B.

considérant que l’entreprise commune est un partenariat public-privé chargé de gérer et de coordonner les activités spécifiques de recherche et d’innovation en vue d’une transformation majeure des systèmes ferroviaires en Europe; que l’entreprise commune a pour principaux objectifs de soutenir la réalisation de l’espace ferroviaire unique européen, de garantir une transition rapide vers un système ferroviaire européen plus attrayant, convivial, compétitif, abordable, d’entretien facile, efficient et durable, intégré dans le système de mobilité au sens large, et de soutenir le développement d’une industrie ferroviaire européenne forte et compétitive au niveau mondial;

C.

considérant que les membres fondateurs sont l’Union européenne, représentée par la Commission, et les partenaires de l’industrie ferroviaire (les principales parties prenantes, notamment les équipementiers, les entreprises ferroviaires, les gestionnaires d’infrastructures et les centres de recherche), sachant que d’autres entités peuvent participer aux entreprises communes en tant que membres associés; que les contributions des membres autres que l’Union ne devraient pas se limiter à couvrir les coûts administratifs et le cofinancement requis pour mener des actions de recherche et d’innovation, mais qu’elles devraient également inclure d’autres activités;

D.

considérant que toutes les institutions de l’Union doivent respecter le règlement financier ainsi que des normes élevées en matière de gestion;

Observations générales

1.

salue le fait que les comptes annuels présentent fidèlement, dans tous leurs aspects significatifs, la situation financière de l’entreprise commune au 31 décembre 2021, le résultat de ses opérations, ses flux de trésorerie, ainsi que l’état de variation de l’actif net pour l’exercice clos à cette date, conformément à son règlement financier et aux règles comptables adoptées par le comptable de la Commission; souligne en outre que les opérations sous-jacentes aux comptes sont légales et régulières dans tous leurs aspects significatifs;

2.

constate qu’Horizon Europe fixe des objectifs ambitieux pour l’entreprise commune, qui ne pourront être atteints que si des solutions efficaces sont élaborées et mises en œuvre pour remédier aux faiblesses des systèmes de contrôle interne et se préparer aux enjeux futurs découlant de l’accroissement des responsabilités, par exemple dans le domaine de la gestion et de la planification des ressources humaines; souligne, dans ce contexte, que les exigences particulièrement complexes et contraignantes en matière de calcul et de déclaration représentent un risque d’erreur important, et préconise donc d’explorer les possibilités de simplification chaque fois que cela est possible et compatible avec le cadre juridique existant;

3.

relève que, pour la période définie dans le règlement (UE) 2021/2085, la contribution financière de l’Union en faveur de l’entreprise commune, y compris les crédits EEE, pour couvrir les dépenses administratives et les dépenses de fonctionnement est de 600 millions d’EUR au maximum, dont au moins 50 millions d’EUR pour le pilier «Système» et 24 millions d’EUR au maximum pour les dépenses administratives; relève que les membres de l’entreprise commune autres que l’Union apportent ou prennent les dispositions nécessaires pour que leurs entités constituantes ou affiliées apportent une contribution totale d’au moins 600 millions d’EUR, dont 24 millions d’EUR au maximum pour les dépenses administratives;

4.

constate qu’il n’existe pas de définition harmonisée des «dépenses administratives» parmi les entreprises communes, alors qu’elles constituent la base de calcul des contributions financières de leurs membres et une condition préalable à l’obtention de chiffres comparables; demande, à cet égard, des lignes directrices communes afin que toutes les entreprises communes soient en mesure de suivre une approche harmonisée pour la classification de certaines catégories de dépenses administratives, telles que les dépenses pour les consultations, les études, les analyses, les évaluations et l’assistance technique;

5.

rappelle qu’afin de parvenir à la neutralité climatique, il convient de déplacer vers le rail et les voies navigables intérieures une part substantielle des 75 % du fret terrestre qui est actuellement transporté par la route; observe que la mobilité multimodale connectée et automatisée jouera un rôle de plus en plus important, conjointement avec les systèmes de gestion du trafic intelligents rendus possibles par la numérisation;

6.

loue les efforts de l’entreprise commune, tels que détaillés dans ses réponses à la décharge du Parlement européen pour l’exercice 2020, consistant à développer davantage les synergies entre les nouveaux partenariats et les mécanismes de financement existants de l’Union, dont les projets financés au titre de programmes de l’Union tels que le mécanisme pour l’interconnexion en Europe, le plan pour une Europe numérique, le Fonds européen de développement régional et le Fonds de cohésion, ainsi qu’InvestEU; note que ces efforts comprennent des activités destinées à promouvoir de possibles liens avec d’autres programmes de l’Union, à travailler avec les États membres dans les groupes des représentants des États membres et à mettre en place un groupe de déploiement pour aider à définir des plans de déploiement et d’investissement et à les aligner avec d’autres instruments de financement de l’Union; souligne qu’il importe de poursuivre ces efforts afin de parvenir à un système ferroviaire plus durable, plus fiable et plus attractif;

7.

se félicite de la nouvelle stratégie de mobilité durable et intelligente de la Commission, lancée en décembre 2020, qui comprend des jalons plus concrets pour le secteur ferroviaire en faveur d’un avenir intelligent et durable; ajoute que le plan d’action, axé sur 82 initiatives, jette les bases qui permettront au système de transport de l’Union d’accomplir sa transformation écologique et numérique et d’accroître sa résilience face aux crises futures;

8.

souligne que le programme Horizon Europe devrait contribuer à une augmentation de 50 % du trafic ferroviaire à grande vitesse d’ici 2030; ajoute que les déplacements collectifs programmés de moins de 500 km devraient être neutres en carbone au sein de l’Union, que la mobilité automatisée devrait être déployée à grande échelle et que, d’ici 2050, le trafic ferroviaire de marchandises devrait doubler; rappelle que le trafic ferroviaire à grande vitesse devrait tripler et le réseau transeuropéen de transport multimodal (RTE-T), équipé pour des transports durables et intelligents dotés d’une connectivité à haut débit, être opérationnel pour le réseau global d’ici 2030; souligne que le déploiement intégral de l’ERTMS d’ici 2030 constitue une priorité majeure;

9.

observe que la transformation numérique a la capacité d’améliorer les écosystèmes de la mobilité et du transport; signale que la numérisation peut améliorer la performance sur le plan environnemental et des coûts mais aussi améliorer les niveaux de sécurité, pour une meilleure qualité de vie; appelle de ses vœux une automatisation plus avancée, une connectivité plus rapide et plus fiable et une profonde transformation, grâce à la technologie informatique, de la gestion des services de mobilité; est d’avis que le public pourrait également tirer avantage d’une connectivité à haut débit pour les passagers sur les grandes stations et lignes, ainsi que d’une télématique orientée vers l’utilisateur et d’une multimodalité facilitée;

10.

se félicite de l’engagement pris par l’entreprise commune de faciliter les activités de recherche et d’innovation visant à mettre en place un réseau ferroviaire européen intégré dès la conception, qui élimine les obstacles à l’interopérabilité et instaure un système ferroviaire intelligent, durable et résilient, afin de garantir une approche harmonisée de l’évolution de l’espace ferroviaire unique européen, de façon à assurer une connectivité dans toute l’Union; souligne qu’il importe de soutenir l’entreprise commune, compte tenu des avantages inhérents au chemin de fer en termes de performance environnementale et de sécurité;

11.

félicite l’entreprise commune pour son attachement à rapporter activement et continuellement ses contributions aux objectifs de développement durable des Nations unies, ainsi que sa contribution aux objectifs définis dans la stratégie de mobilité durable et intelligente de la Commission et la décennie numérique, ce qui lui permet de s’aligner autant que possible sur les objectifs stratégiques de l’Union;

12.

souligne qu’il importe que l’entreprise commune coopère avec l’Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer afin de garantir une interopérabilité pour les projets développés;

13.

relève que l’entreprise commune «Système ferroviaire européen» a officiellement commencé ses activités le 30 novembre 2021;

Gestion budgétaire et financière

14.

souligne que le budget de l’entreprise commune pour 2021 ne comporte aucune recette ni aucun crédit d’engagement ou de paiement ayant trait à des ressources de l’entreprise commune provenant d’Horizon Europe ou de ses membres privés, et qu’il se compose uniquement de crédits ayant trait à l’entreprise commune Shift2Rail et aux membres de l’entreprise commune Shift2Rail;

15.

note qu’en 2021, le budget de l’entreprise commune définitivement arrêté, y compris les crédits non utilisés des exercices précédents que l’entreprise commune a réinscrits au budget de l’exercice en cours, les recettes affectées et les réaffectations à l’exercice suivant, s’établissait à 13,625 millions d’EUR (contre 84,1 millions d’EUR en 2020) en crédits d’engagement et à 68,440 millions d’EUR (contre 75,8 millions d’EUR en 2020) en crédits de paiement;

16.

salue le fait qu’à la fin de l’exercice 2021, l’entreprise commune avait exécuté 100 % de ses crédits d’engagement disponibles dans son budget actif, qui comprend les dépenses de personnel et les dépenses administratives, et que les crédits de paiement ont été exécutés jusqu’à 85 % des fonds actifs; constate que, si l’on tient compte du budget total de l’entreprise commune, comprenant les crédits inutilisés non nécessaires pendant l’exercice en cours, l’exécution a été de 100 % pour les crédits d’engagement et de 63 % pour les crédits de paiement;

17.

constate qu’à la fin de 2021, les membres privés ont apporté une contribution totale validée de 189,6 millions d’EUR, comprenant 10,5 millions d’EUR en espèces et 179,1 millions d’EUR de contributions en nature validées, ainsi qu’une contribution en nature totale aux activités complémentaires de 208,8 millions d’EUR, pour une contribution totale en espèces de l’Union de 339,2 millions d’EUR;

18.

relève qu’en avril 2021, l’entreprise commune a lancé un dernier appel au titre du programme Horizon 2020; relève que, grâce à cet appel, à la fin 2021, l’entreprise commune avait presque intégralement engagé 385,5 millions d’EUR sur la contribution maximale de l’Union pour les conventions de subvention signées relevant d’Horizon 2020, quelque 96,4 millions d’EUR (soit 25 %) devant encore être payés dans les années à venir; relève par ailleurs que les contributions en nature que les membres privés s’étaient juridiquement engagés à fournir s’élevaient à 572,6 millions d’EUR;

19.

souligne que l’entreprise commune a exécuté 100 % de son budget d’engagement disponible pour les projets relevant d’Horizon 2020; relève que le taux d’exécution du budget de l’entreprise commune disponible au titre de l’exercice 2021 pour les paiements opérationnels, y compris les crédits opérationnels inutilisés et réaffectés, est tombé à 61 % (contre 76 % en 2020); comprend que cette situation est principalement due à la qualité médiocre des rapports techniques des bénéficiaires ou à la nécessité de leur réclamer des éléments probants supplémentaires attestant l’obtention des résultats des projets; demande à l’entreprise commune d’envisager d’autres moyens de faciliter le respect des règles en matière de communication des résultats des projets, afin d’éviter des retards à l’avenir; relève en outre que la majorité des paiements effectués par l’entreprise commune concernent des montants forfaitaires versés pour des modules de travail correctement mis en œuvre par plusieurs bénéficiaires; constate par conséquent qu’un retard concernant un seul bénéficiaire influe sur le paiement de la totalité du montant forfaitaire fixée pour le module de travail;

20.

relève que l’entreprise commune a effectué avec succès plus de 70 paiements liés à des appels d’offres opérationnels et à des conventions de subvention pour un montant total de 39,3 millions d’EUR; relève que l’entreprise commune a souligné auprès du comité directeur l’importance de la qualité des rapports des bénéficiaires et la nécessité pour les bénéficiaires et/ou les contractants de respecter les délais et qu’en novembre 2021, elle a informé le comité directeur qu’en raison des retards pris par les bénéficiaires dans la présentation des demandes de paiement et des documents sous-jacents, des crédits de paiement se montant à environ 17,5 millions d’EUR resteraient inutilisés en fin d’exercice; relève en outre que l’entreprise commune a dû transférer ce montant sur les crédits inutilisés afin qu’il soit réinscrit dans les crédits de paiement pour 2022; relève que l’entreprise commune est d’avis qu’avec cette réaffectation, elle a obtenu un taux d’exécution de 84 % pour les paiements opérationnels (dépenses opérationnelles);

Performance

21.

salue le fait qu’en 2021, l’entreprise commune a continué de progresser dans la réalisation du programme Shift2Rail même si les activités opérationnelles ont été touchées par la pandémie de COVID-19, ce qui a retardé les résultats du programme de six mois de plus par rapport aux retards de 2020, notamment en raison de l’augmentation du nombre d’activités de démonstration sur site actives en 2021; constate avec satisfaction que le système de contrôle interne existant a permis d’assurer une bonne gestion financière, efficace et efficiente;

22.

relève qu’en 2021, l’entreprise commune a octroyé et signé deux subventions pour une valeur totale de 2,34 millions d’EUR dans les domaines «research and innovation impact and benefits to make rail attractive for stakeholders» (impact et avantages de la recherche et de l’innovation visant à rendre le rail attrayant pour les parties prenantes) et «digital automated coupler innovation for the European Delivery Programme» (innovation relative au coupleur automatique numérique pour le programme de fourniture européen);

23.

souligne qu’à la fin de2021, le programme Shift2Rail avait passé des étapes capitales sur le plan de la mise en œuvre du programme, étant donné que presque toutes les ressources de l’entreprise commune Shift2Rail avaient été engagées en faveur des activités du programme et que toutes les activités programmées ayant trait à des activités transversales/innovantes du programme se déroulaient dans le cadre de projets attribués; constate qu’en moyenne, près de 75 % du programme a été réalisé pour atteindre le niveau 6/7 (2) de maturité technologique des démonstrations opérationnelles, qui devraient être achevées dans le courant de l’année 2023; note que la valeur totale des activités menées en 2021 est estimée à 123,5 millions d’EUR, dont 113,6 millions d’EUR fournis par les membres autres que l’Union européenne;

24.

note qu’en 2021, l’entreprise commune a évalué ses activités de recherche et d’innovation au travers d’un troisième exercice de contrôle; relève que cet exercice a tenu compte des éléments livrables et des rapports présentés dans le cadre de l’examen annuel des projets actifs coordonnés par les autres membres de l’entreprise commune Shift2Rail (l’Union et les membres associés) et que, par cette procédure, l’entreprise commune s’est assurée que les recommandations formulées lors de la précédente évaluation de contrôle avaient été correctement appliquées; note que le résultat global est que le programme bénéficie de ce retour d’information, fondé sur une expertise externe également;

Personnel et marchés publics

25.

relève qu’en raison de procédures de recrutement en cours, au 31 décembre 2021, 19 postes d’agents, dont un poste d’expert national détaché, étaient pourvus; relève qu’en vertu du tableau des effectifs de l’entreprise commune, il devait y avoir 23 postes à la fin de 2021;

26.

relève qu’en raison du début des activités de la nouvelle entreprise commune «Système ferroviaire européen», à compter du 30 novembre 2021, le tableau des effectifs est resté celui qui avait été adopté dans le cadre de l’entreprise commune Shift2Rail; constate que le comité directeur n’a adopté le nouveau tableau des effectifs que le 1er mars 2022;

27.

relève que, d’après le rapport d’activité annuel, les dépenses de personnel ont principalement servi à financer les salaires du personnel de l’entreprise commune; note en outre que l’entreprise commune a également eu recours à un soutien externe pour faire face au manque de personnel lors du processus de recrutement découlant de la rotation du personnel ainsi que pour faire face à l’importante charge de travail découlant des activités de l’entreprise commune;

28.

constate avec inquiétude que le taux annuel moyen d’agents intérimaires est resté élevé et correspond à 18 % du personnel statutaire; rappelle que la forte proportion d’agents contractuels dans les effectifs tend à accroître de manière significative la rotation du personnel de l’entreprise commune et à déstabiliser davantage encore la situation en matière de personnel; souligne en outre que le recours à du personnel intérimaire devrait rester une solution temporaire, sans quoi cela pourrait se répercuter sur la performance globale de l’entreprise commune, notamment par la perte de compétences clés, des chaînes de responsabilités mal définies, de possibles litiges et une perte d’efficacité du personnel; rappelle que l’entreprise commune devrait élaborer un modèle formalisé ou des orientations sur la manière d’estimer les besoins en personnel (au regard notamment des compétences essentielles), dans le but d’optimiser l’utilisation des ressources en personnel;

29.

déplore qu’en 2021, la rotation du personnel soit restée élevée, certains agents et un expert national détaché ayant quitté l’entreprise commune; constate que cette situation est due, entre autres facteurs, au fait que d’autres entreprises communes de l’Union sont en mesure de proposer des postes d’agent temporaire au lieu de postes d’agent contractuel; réclame davantage d’efforts dans le domaine des ressources humaines pour réduire la rotation du personnel;

30.

salue le fait que, comme c’était déjà le cas en 2020, l’entreprise commune a continué de suivre, en 2021, l’approche définie par la Commission européenne en réaction à la pandémie de COVID-19, et ce en mettant en œuvre des mesures spéciales destinées à protéger son personnel; constate notamment que, pour ce faire, elle a appliqué des modalités de télétravail et, en cas de travail dans les locaux, elle a réduit les contacts physiques entre collègues et eu recours à des mesures de protection; constate avec satisfaction que l’entreprise commune s’est efforcée de faire face aux conséquences négatives de la pandémie de COVID-19 sur la santé mentale du personnel en introduisant, dès 2020, un programme de bien-être;

31.

constate qu’en matière d’équilibre hommes-femmes, d’après le rapport annuel d’activités pour 2021, la part de femmes dans le comité directeur de l’entreprise commune est plus faible que l’année précédente, étant passée de 13 % à 10 %, en tenant compte des membres suppléants, tandis que la part des femmes au sein du groupe des représentants et du comité scientifique s’est maintenue à 33 %, comme en 2019 et 2020; déplore, respectivement, le recul et la stagnation de ces chiffres par rapport aux années précédentes et préconise des efforts accrus en matière d’équilibre entre les hommes et les femmes;

32.

constate qu’en ce qui concerne la mise en œuvre des activités de passation de marchés, l’entreprise commune a respecté les principes du règlement financier de l’Union et les instructions figurant dans le vade-mecum de la Commission européenne sur les marchés publics; constate que cela lui a permis d’obtenir le meilleur rapport qualité-prix pour les activités mises en œuvre; constate que les chiffres calculés pour les diverses procédures de passation de marchés, qui se situent en-deçà de tout seuil de signification compte tenu de la valeur totale des activités de recherche et d’innovation et du programme, résultent du savoir collectif du personnel participant et de son expérience préalable dans des organismes publics et des entreprises privées;

33.

note que, d’après les observations de la Cour des comptes (ci-après la «Cour»), l’entreprise commune accepte de payer ses contributions patronales au régime de pensions conformément au calcul à fournir par les services de la Commission, une fois que les aspects de droit auront été vérifiés, et demande à la Commission de prendre des mesures pour éviter que ce type de problèmes ne se reproduise; demande à l’entreprise commune de ne pas attendre le calcul définitif des contributions restant à payer, mais de tenir compte de cette obligation dans la programmation de son futur budget, par exemple au moyen d’un compte de régularisation correspondant pour les contributions au régime de pensions;

34.

félicite l’entreprise commune pour la définition, dans son programme d’action pluriannuel, d’objectifs clés consistant à renforcer le rôle du chemin de fer dans le système de transport, dans le but de maximiser sa contribution à l’accomplissement des objectifs du pacte vert pour l’Europe;

35.

salue, pour l’exercice 2021, le contrôle exercé en permanence par le bureau du programme sur la mise en place de 105 projets et contrats opérationnels au titre du programme Shift2Rail, attribués et signés depuis 2016, pour une valeur totale de recherche et d’innovation estimée à 805,1 millions d’euros;

36.

note que l’entreprise commune a joué un rôle actif en faveur de la visibilité du secteur lors de l’Année européenne du rail 2021;

37.

salue l’attachement de l’entreprise commune à rapporter sans faille depuis 2018 sa contribution à l’accomplissement des objectifs de développement durable des Nations unies;

38.

prend acte des effets persistants de la pandémie de COVID-19 sur les activités de l’entreprise commune, son prédécesseur et le secteur ferroviaire en général, ainsi que des retards qui en ont découlé pour certaines des réalisations prévues par le programme, comme indiqué dans le rapport annuel d’activité de l’entreprise; attire l’attention sur le fait, mis en avant par l’entreprise commune, que la pandémie de COVID-19 continuera de se faire ressentir sur certaines opérations du secteur ferroviaire longtemps après avoir dépassé son pic de gravité; félicite l’entreprise commune et l’encourage dès lors à poursuivre l’analyse de risques détaillée et la mise en place des plans d’atténuation des risques réalisées par son équipe du programme et ses coordinateurs de projets depuis le début de la pandémie de COVID-19;

Audit interne

39.

constate que le service d’audit interne de la Commission a confirmé qu’en 2021, aucune atteinte à l’objectivité individuelle n’avait été relevée, notamment en raison de conflits d’intérêts, de limitations du périmètre d’action, de restrictions d’accès aux documents, au personnel et aux biens ou de ressources limitées;

40.

note qu’à la suite de l’évaluation des risques réalisée par l’auditeur interne dans l’entreprise commune en 2020, celui-ci a élaboré le plan stratégique d’audit interne pour 2021-2023; relève qu’au quatrième trimestre 2021, l’entreprise commune a fourni au service d’audit interne une mise à jour des évolutions internes et externes ayant une incidence sur ses activités ainsi qu’une version actualisée de son registre des risques; relève que le service d’audit interne en tiendra compte pour la préparation de son calendrier d’audit pour 2022 ainsi que pour la définition du prochain plan stratégique d’audit interne et d’évaluation approfondie des risques de l’entreprise commune;

41.

note qu’en 2021, le service d’audit interne a entamé un audit sur la mise en œuvre et la clôture de l’octroi de subventions dans le cadre d’Horizon 2020, dont l’objectif est d’évaluer l’adéquation de la définition ainsi que l’efficience et l’efficacité des contrôles internes mis en place au sein de l’entreprise commune pour la mise en œuvre et la clôture des conventions de subvention dans le cadre d’Horizon 2020; invite l’entreprise commune à informer l’autorité de décharge des résultats de cet audit;

Contrôle interne

42.

souligne qu’en 2020, l’entreprise commune a adopté un cadre de contrôle interne révisé et qu’une première autoévaluation du cadre de contrôle interne révisé a été faite au premier trimestre 2021 afin d’évaluer la conformité et l’efficacité des contrôles internes effectués en 2020 de manière rétrospective ainsi que de refléter la situation actuelle des activités de contrôle interne qui existaient alors;

43.

relève également qu’une nouvelle évaluation annuelle du cadre de contrôle interne portant sur la situation en 2021 a été faite au premier trimestre 2022 aussi bien au niveau de ses 17 principes individuels, de ses 5 composantes que du point de vue du cadre dans son ensemble; relève que cette évaluation a été effectuée sur la base de 53 indicateurs et qu’elle a tenu compte de toutes les informations pertinentes disponibles à l’époque, y compris les résultats des audits internes et externes précédents et les données figurant dans le registre des exceptions et des cas de non-conformité de l’entreprise commune; constate qu’au terme d’une évaluation en bonne et due forme, aucune déficience dans les contrôles internes n’a été relevée sur ce point; constate qu’elle a conclu que tous les principes individuels du cadre de contrôle interne et toutes les composantes étaient présents et fonctionnaient bien;

44.

relève que, d’après le rapport de la Cour, pour les paiements au titre d’Horizon 2020, la responsabilité de l’audit ex post incombe au service commun d’audit de la DG RDT de la Commission; relève que, sur la base des résultats des audits ex post disponibles à la fin de 2020, l’entreprise commune a communiqué un taux d’erreur représentatif de 2,3 % (contre 2,9 % en 2020) et un taux d’erreur résiduel de 1,6 % (contre 1,99 % en 2020) pour les projets relevant d’Horizon 2020 (apurements et paiements finals);

45.

note que la Cour a examiné, au niveau des bénéficiaires finaux, un échantillon aléatoire de paiements effectués en 2021 au titre du programme Horizon 2020 afin de corroborer les taux d’erreur issus de l’audit ex post; note que la Cour n’a relevé aucune erreur ou faiblesse en matière de contrôle parmi les bénéficiaires de l’entreprise commune retenus dans l’échantillon;

46.

se félicite qu’en 2022, toutes les entreprises communes aient commencé à mettre en œuvre des actions visant à réduire le taux d’erreur conformément à l’action proposée par la Cour, notamment en examinant les options de coûts simplifiés telles que les coûts unitaires, les montants forfaitaires et les taux forfaitaires, en ciblant les bénéficiaires davantage susceptibles de commettre des erreurs, tels que les PME et les nouveaux bénéficiaires;

47.

souligne qu’en ce qui concerne le traitement des conflits d’intérêts potentiels et pour mettre en œuvre les exigences en la matière qui découlent de son acte constitutif, l’entreprise commune a adopté, au moyen de son cadre juridique interne, les règles applicables à ses membres, à son personnel ainsi qu’aux membres de son comité directeur, et que les déclarations d’intérêts annuelles des membres de ce dernier sont publiées sur le site officiel de l’entreprise commune.

(1) Règlement (UE) 2021/2085 du Conseil du 19 novembre 2021 établissant les entreprises communes dans le cadre d’Horizon Europe et abrogeant les règlements (CE) no 219/2007, (UE) no 557/2014, (UE) no 558/2014, (UE) no 559/2014, (UE) no 560/2014, (UE) no 561/2014 et (UE) no 642/2014 (JO L 427 du 30.11.2021, p. 17).

(2) Niveau de maturité technologie de 6 au minimum — démonstration dans un environnement pertinent.


Documents similaires

Acte préparatoire52024SC0184

Acte préparatoire — 52024SC0184

22/12/2023

Acte préparatoire52023M11377

Acte préparatoire — COM(2023) 11377

22/12/2023

Acte préparatoire52023M11359

Acte préparatoire — COM(2023) 11359

22/12/2023

Acte préparatoire52023BP0129R(01)

Acte préparatoire — 52023BP0129R(01)

22/12/2023

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →