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AccueilDroit européen52023DC0183
Acte préparatoire52023DC0183

Acte préparatoire — 52023DC0183

CELEX52023DC0183
TypeActe préparatoire
Datemardi 4 avril 2023

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 4.4.2023

COM(2023) 183 final

RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL

sur l’application en 2019-2020 du règlement (CE) nº 561/2006 relatif à l’harmonisation de certaines dispositions sociales de la législation sociale dans le domaine des transports par route et de la directive 2002/15/CE relative à l’aménagement du temps de travail des personnes exécutant des activités mobiles de transport routier (31e rapport de la Commission sur l’application de la législation sociale dans le domaine des transports par route), ainsi que sur les contrôles effectués au titre de la directive 96/53/CE du Conseil fixant, pour les véhicules utilitaires lourds, les dimensions maximales autorisées et les poids maximaux autorisés





{SWD(2023) 74 final}


Introduction

Le présent rapport donne un aperçu de la mise en œuvre de la réglementation sociale de l’UE dans le secteur du transport routier dans les États membres pour la période allant du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2020. Il met en évidence les principaux défis rencontrés dans la mise en œuvre et l’application des dispositions juridiques pertinentes, qui sont énoncées dans les quatre actes législatifs suivants:

1) le règlement (CE) nº 561/2006 1 (également appelé «règlement relatif à la durée de conduite»), établissant les exigences minimales concernant les durées de conduite journalières et hebdomadaires, les pauses, ainsi que les temps de repos journaliers et hebdomadaires;

2) la directive 2002/15/CE 2 (également appelée «directive sur le temps de travail dans le transport routier»), fixant les règles relatives à l’aménagement du temps de travail des travailleurs mobiles. Cette directive établit les exigences relatives à la durée maximale hebdomadaire du travail, les temps de pause minimaux et le travail de nuit. Elle s’applique aux conducteurs relevant du champ d’application du règlement relatif à la durée de conduite;

3) la directive 2006/22/CE 3 (également appelée «directive de mise en œuvre»), établissant des niveaux minimaux de contrôles sur route et de contrôles dans les locaux des entreprises de transport afin de vérifier le respect des dispositions du règlement relatif à la durée de conduite;

4) le règlement (UE) nº 165/2014 4 (également appelé «règlement relatif aux tachygraphes»), qui définit les exigences applicables à l’installation et à l’utilisation des tachygraphes dans les véhicules relevant du champ d’application du règlement relatif à la durée de conduite.

L’analyse de la mise en œuvre de la directive 96/53/CE du Conseil 5 (également appelée «directive sur les poids et dimensions»), établissant, pour les véhicules utilitaires lourds, les dimensions maximales autorisées en trafic national et international et les poids maximaux autorisés en trafic international, est également incluse dans le présent rapport, conformément à l’article 10 octies de la directive.

Le présent rapport, qui s’appuie sur l’article 17 du règlement relatif à la durée de conduite, sur l’article 13 de la directive sur le temps de travail dans le transport routier 6 et sur l’article 10 octies de la directive sur les poids et les dimensions 7 , se compose de données quantitatives et qualitatives sur les contrôles effectués par les autorités de contrôle des États membres sur la route et dans les locaux des entreprises, ainsi que sur les infractions constatées.

Le rapport s’articule en quatre sections. La section I analyse les données nationales concernant les contrôles effectués et les infractions constatées dans la mise en œuvre de la directive 2006/22/CE et du règlement (CE) nº 561/2006, tandis que la section II donne un aperçu descriptif de la mise en œuvre par les États membres de la directive 2002/15/CE. La section III analyse les données nationales concernant les contrôles effectués et les infractions constatées dans la mise en œuvre de la directive 96/53/CE du Conseil. La section IV tire les principales conclusions du présent rapport. Un document de travail des services de la Commission complète le rapport de la Commission par des informations supplémentaires sur les sanctions et la coopération entre les États membres, des commentaires provenant des autorités de contrôle et des statistiques plus détaillées relatives à la mise en œuvre du règlement (CE) nº 561/2006 et de la directive 2002/15/CE. Il ne complète pas les informations relatives à la directive 96/53/CE du Conseil.

Communication des données

Les rapports nationaux sur la mise en œuvre des dispositions de la directive 2002/15/CE et du règlement (CE) nº 561/2006 doivent être présentés au plus tard le 30 septembre de l’année suivant l’expiration de la période de deux ans concernée, au moyen du compte rendu type établi par la décision d’exécution de la Commission du 30 mars 2017 8 . Le délai de présentation des rapports couvrant les années 2019 et 2020 a expiré le 30 septembre 2021.

L’ensemble des États membres ont transmis leurs données nationales sur la mise en œuvre du règlement (CE) nº 561/2006, même si nombre d’entre eux n’ont pas respecté le délai. Les États membres ont fourni la ventilation demandée des statistiques détaillées sur les contrôles de conformité effectués sur la route et dans les locaux des entreprises. Toutefois, certains États membres n’ont pas fourni de données triées selon les catégories demandées, par exemple les données triées par type de tachygraphe 9 et par type d’infraction 10 . Certains États membres ont expliqué les raisons pour lesquelles ils n’ont pas présenté toutes les informations demandées 11 .

Seuls 22 États membres ont présenté des informations sur la mise en œuvre de la directive 2002/15/CE, parfois très limitées, et seuls 18 États membres ont fourni des données statistiques sur les contrôles effectués et leurs résultats. Vu l’absence de données quantitatives fournies par les États membres, il est difficile de procéder à une évaluation.

Étant donné que les obligations de déclaration concernant la mise en œuvre de la législation sociale et de la directive sur les poids et dimensions couvrent la même période, la Commission a jugé opportun de combiner les résultats des contrôles effectués dans un seul rapport conjoint. La directive sur les poids et les dimensions a été modifiée par la directive (UE) 2015/719 12 , qui introduit une obligation de déclaration pour les États membres, au titre de l’article 10 octies, à compter du 7 mai 2017. Les informations nationales doivent être communiquées au plus tard le 30 septembre de l’année suivant l’expiration de la période de deux ans concernée. Le délai de présentation des rapports couvrant les années 2019 et 2020 a expiré le 30 septembre 2021. Un modèle Excel a été fourni aux États membres pour faciliter l’établissement de leur rapport.

Dix-neuf États membres 13 ont communiqué leurs informations nationales, parmi lesquels seule la Pologne a envoyé son rapport dans les délais. Tous les États membres, à l’exception de la Pologne, ont présenté des informations ventilées par année et l’Irlande a présenté des informations ventilées par trimestre de l’année et par type de véhicule (marchandises et personnes). Toutefois, dans certains cas, les informations étaient incomplètes. Malte a indiqué qu’elle n’était pas en mesure de fournir les données pour 2019 en raison d’un défaut majeur de son système de pesage. L’Allemagne a indiqué que les informations qu’elle a présentées concernent les contrôles effectués par l’Office fédéral pour le transport de marchandises et qu’elle ne disposait pas de statistiques uniformes quant aux contrôles relevant de la compétence fédérale. La Belgique a signalé qu’il restait un nombre de véhicules/ensembles de véhicules en surcharge détectés pour lesquels le nombre de contrôles effectués n’était pas connu pour les années 2019 et 2020. La Croatie, Chypre, la Tchéquie, la France, la Hongrie, la Lituanie, le Portugal et la Roumanie n’ont pas transmis leurs données nationales pour le rapport actuel 2019-2020. L’absence de données quantitatives pour l’ensemble des États membres ne permet pas de procéder à une évaluation complète.

I. Vue d’ensemble des mesures d’application de la directive 2006/22/CE et du règlement (CE) nº 561/2006

1.Contrôles

Conformément à l’article 2 de la directive 2006/22/CE, les États membres sont tenus d’organiser un système de contrôles adéquats et réguliers, tant sur la route que dans les locaux des entreprises qui sont soumises aux dispositions du règlement (CE) nº 561/2006. L’article 2 dispose également que le nombre minimal de contrôles doit porter sur au moins 3 % des jours de travail effectués par les conducteurs 14 de véhicules relevant du champ d’application du règlement (CE) nº 561/2006.

Les données nationales montrent que le nombre total de jours ouvrés 15 contrôlés dans l’UE a diminué, passant d’approximativement 119,0 millions 16 (en 2017-2018) à 108,9 millions de jours ouvrés contrôlés au cours de la période de référence actuelle. Il s’agit d’une diminution de 8 %. En ce qui concerne les chiffres nationaux, la diminution du nombre de jours ouvrés contrôlés est des plus importantes à Malte (-901 %) 17 , en Irlande (-69 %), en Bulgarie (-59 %) et au Portugal (-47 %), tandis que l’augmentation du nombre de jours ouvrés contrôlés est particulièrement notable en Grèce (+70 %) et en Roumanie (+44 %).

Comme illustré dans le graphique 1 ci-dessous, la moyenne européenne des jours ouvrés contrôlés est de 4,5 %, soit un pourcentage plus élevé que celui exigé dans la directive applicable 18 . Toutefois, ce pourcentage témoigne d’une tendance à la baisse par rapport aux périodes de référence précédentes (5,4 % en 2017-2018 et 6,3 % en 2015-2016).



Graphique 1: pourcentage de jours ouvrés contrôlés par État membre

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