LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen52023DC0309
Acte préparatoire52023DC0309

Acte préparatoire — 52023DC0309

CELEX52023DC0309
TypeActe préparatoire
Datejeudi 8 juin 2023

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 8.6.2023

COM(2023) 309 final

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, À LA BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS

Tableau de bord 2023 de la justice dans l'UE


1. Introduction

Des systèmes de justice efficaces sont essentiels à l’application et à la mise en œuvre du droit de l’Union européenne (UE) et à la défense de l’état de droit et des autres valeurs sur lesquelles elle repose et qui sont communes aux États membres. Les juridictions nationales agissent en qualité de juridictions de l’UE lorsqu’il s’agit d’appliquer le droit de l’Union. Ce sont elles, en premier lieu, qui garantissent que les droits et obligations que celui-ci prévoit sont appliqués de manière effective [article 19 du traité sur l’Union européenne (TUE)].

De surcroît, des systèmes de justice efficaces sont également essentiels à la confiance mutuelle, ainsi qu’à l’amélioration du climat d’investissement et de la durabilité de la croissance à long terme. C’est pourquoi l’amélioration de l’efficience, de la qualité et de l’indépendance des systèmes judiciaires nationaux fait partie des priorités du Semestre européen, le cycle annuel de coordination des politiques économiques de l’UE. L’examen annuel 2023 de la croissance durable 1 , qui définit les priorités des politiques économiques et de l’emploi pour l’UE, confirme le lien entre des systèmes de justice efficaces et l’environnement économique des États membres d’une part, et une économie au service des personnes, d’autre part. Des systèmes de justice qui fonctionnent correctement et qui sont totalement indépendants peuvent avoir une incidence positive sur les investissements et sont essentiels pour la protection de ces derniers, et peuvent dès lors contribuer à la productivité et à la compétitivité. Ils sont également importants afin de garantir l’exécution transfrontière efficace des contrats, des décisions administratives et de la résolution des litiges, qui est essentielle au fonctionnement du marché unique 2 .

Dans ce contexte, le tableau de bord de la justice dans l’UE présente une vue d’ensemble annuelle des indicateurs axés sur les paramètres essentiels de systèmes de justice efficaces:

-l’efficience;

-la qualité; et

-l’indépendance.

Le tableau de bord 2023 développe davantage les indicateurs relatifs à ces trois aspects, y compris à l’accessibilité de la justice pour les personnes exposées à la discrimination et les personnes âgées et, de nouveau, à la numérisation de la justice, qui a joué un rôle majeur pour maintenir le fonctionnement des juridictions pendant la pandémie de COVID-19 et soutenir leur reprise par la suite, ainsi que, plus généralement, pour promouvoir des systèmes de justice efficients et accessibles 3 . La présente édition du tableau de bord de la justice renforce le volet «entreprises» en ce qui concerne les trois aspects, en incluant de nouvelles données sur l’efficience dans le domaine de la lutte contre la corruption 4 et un graphique actualisé sur les garanties juridiques relatives aux décisions administratives, et continue de présenter les données relatives à la confiance dans la protection des investissements. Enfin, le tableau de bord 2023 présente la manière dont les systèmes de justice ont commencé à surmonter l'impact que la pandémie de COVID-19 a eu sur leur efficience.

 Le cycle annuel de l’état de droit –

Comme annoncé dans les orientations politiques de la présidente von der Leyen, la Commission a mis en place un cycle annuel d'examen complet de l’état de droit afin d’approfondir son suivi de la situation dans les États membres. Le cycle sur l’état de droit fonctionne comme un outil de prévention qui permet d’approfondir le dialogue et la sensibilisation conjointe aux questions relatives à l’état de droit. Il se fonde sur le rapport annuel sur l’état de droit, qui fournit une synthèse des évolutions significatives – tant positives que négatives – intervenues dans tous les États membres et dans l’Union dans son ensemble. Les rapports, y compris l’édition 2022 publiée le 13 juillet 2022, s’appuient sur différentes sources, dont le tableau de bord de la justice dans l’UE 5 . En outre, ainsi que la présidente von der Leyen l’a annoncé dans son discours sur l’état de l’Union de 2021, le rapport 2022 sur l’état de droit comprend des recommandations à l’intention des États membres. Le tableau de bord 2023 de la justice dans l’UE a également été étoffé pour tenir compte du besoin d’informations comparatives supplémentaires observé lors de la préparation du rapport 2022 sur l’état de droit, de manière à étayer les futurs rapports sur l’état de droit, y compris dans le domaine de la lutte contre la corruption.

Qu’est-ce que le tableau de bord de la justice dans l’UE?

Le tableau de bord de la justice dans l’UE est un outil annuel d’information et de comparaison. Il vise à aider l’UE et ses États membres à améliorer l’efficacité de leurs systèmes de justice nationaux, en leur fournissant des données objectives, fiables et comparables sur un certain nombre d’indicateurs utiles pour l’évaluation i) de l’efficience, ii) de la qualité et iii) de l’indépendance des systèmes de justice dans tous les États membres. Il ne présente pas un classement global unique, mais une vue d’ensemble du fonctionnement du système de justice de tous les États membres, fondée sur des indicateurs pertinents qui revêtent un intérêt commun pour tous les États membres.

Le tableau de bord ne promeut pas un type de système de justice en particulier et traite tous les États membres sur un pied d’égalité.

Quel que soit le modèle sur lequel repose le système judiciaire national ou la tradition juridique dans laquelle il s’inscrit, efficience, qualité et indépendance sont des paramètres essentiels qui font qu’un système judiciaire est efficace. Les données chiffrées concernant ces trois caractéristiques doivent être lues ensemble, car ces dernières sont souvent interdépendantes (les initiatives visant à améliorer l’une d’entre elles peuvent avoir une incidence sur une autre).

Le tableau de bord présente essentiellement des indicateurs concernant des affaires civiles, commerciales et administratives, ainsi que, sous réserve de la disponibilité de données, certaines affaires pénales (c’est-à-dire des affaires portant sur le blanchiment de capitaux portées devant des juridictions de première instance) afin d’assister les États membres dans leurs efforts visant à créer un environnement plus efficient, plus propice aux investissements et adapté aux besoins des citoyens et des entreprises. Le tableau de bord est un instrument comparatif qui évolue au fil du dialogue avec les États membres et le Parlement européen 6 , son objectif étant de définir les paramètres essentiels d’un système de justice efficace et de fournir des données annuelles pertinentes.

Quelle est la méthodologie utilisée pour le tableau de bord de la justice dans l’UE?

Le tableau de bord s’appuie sur toute une série de sources d’information. La Commission européenne pour l’efficacité de la justice (CEPEJ) qui relève du Conseil de l’Europe et avec laquelle la Commission a conclu un contrat pour la réalisation d’une étude annuelle spécifique fournit une grande partie des données quantitatives. Ces données couvrent la période comprise entre 2012 et 2021 et ont été communiquées par les États membres conformément à la méthodologie de la CEPEJ. L’étude présente également des commentaires détaillés et des fiches d’information par pays qui donnent davantage d’éléments de contexte. Il convient de lire ceux-ci en même temps que les graphiques 7 .

Les données sur la durée des procédures collectées par la CEPEJ montrent la «durée d’écoulement du stock d’affaires pendantes», qui est une valeur calculée de la durée des procédures judiciaires (sur la base du rapport entre affaires pendantes et tranchées). Les données relatives à l’efficience des juridictions et des autorités administratives lorsqu’elles appliquent le droit de l’UE dans des domaines spécifiques montrent la durée moyenne des procédures obtenue à partir de la durée réelle des actions en justice. Il y a lieu de noter que la durée des procédures en justice peut varier sensiblement d’une région à l’autre au sein d’un même État membre, en particulier dans les centres urbains où l’activité commerciale peut donner lieu à un nombre plus élevé d'affaires.

Les autres sources de données couvrant la période comprise entre 2012 et 2022 sont: le groupe des personnes de contact sur les systèmes de justice nationaux 8 , le réseau européen des conseils de la justice (RECJ) 9 , le réseau des présidents des Cours suprêmes judiciaires des États membres de l’UE 10 , l’Association des Conseils d’État et des juridictions administratives suprêmes de l’UE (ACA-Europe) 11 , le Conseil des barreaux européens (CCBE) 12 , le réseau européen de la concurrence (REC) 13 , le Comité des communications (COCOM) 14 , l’Observatoire européen des atteintes aux droits de propriété intellectuelle 15 , le réseau de coopération en matière de protection des consommateurs (CPC) 16 , le groupe d’experts en matière de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme 17 , Eurostat 18 , le réseau européen de formation judiciaire (REFJ) 19 , et les points de contact nationaux pour la lutte contre la corruption 20 .

Au fil des ans, la méthodologie du tableau de bord a été affinée et adaptée en étroite coopération avec le groupe des personnes de contact des États membres sur les systèmes de justice nationaux, notamment au moyen d’un questionnaire (mis à jour chaque année) et de la collecte de données sur certains aspects du fonctionnement des systèmes judiciaires.

La disponibilité des données, en particulier pour les indicateurs de l’efficience des systèmes judiciaires, continue de s’améliorer, grâce au fait que de nombreux États membres ont investi dans leur capacité à produire de meilleures statistiques judiciaires. Lorsque des problèmes subsistent dans la collecte ou la mise à disposition de données, ceux-ci sont dus, soit à une capacité statistique insuffisante, soit au fait que les catégories nationales pour lesquelles des données sont collectées ne correspondent pas exactement à celles qui sont utilisées pour le tableau de bord. Dans de très rares cas seulement, les lacunes dans la collecte de données sont dues à des contributions insuffisantes de la part des autorités nationales. La Commission continue d’encourager les États membres à combler ces lacunes.

Comment le tableau de bord de la justice dans l’UE contribue-t-il au Semestre européen et comment est-il lié à la facilité pour la reprise et la résilience (FRR)?

Le tableau de bord fournit des éléments pour évaluer l’efficience, la qualité et l’indépendance des systèmes judiciaires nationaux. Il vise ainsi à aider les États membres à améliorer l’efficacité de leur système de justice national. En comparant les informations relatives aux systèmes de justice des États membres, il facilite le recensement des bonnes pratiques et des lacunes ainsi que le suivi des problèmes et des progrès réalisés. Des évaluations par pays, reposant sur un dialogue bilatéral avec les autorités nationales concernées et les parties intéressées, sont réalisées dans le cadre du Semestre européen. Lorsque les lacunes détectées ont une importance macroéconomique, l’analyse réalisée au titre du Semestre européen peut amener la Commission à proposer au Conseil d’adopter des recommandations par pays portant sur l’amélioration du système judiciaire national dans les différents États membres 21 . La FRR a mis à disposition plus de 737 milliards d’euros sous forme de prêts et d’un soutien financier non remboursable, dont chaque État membre devrait allouer un minimum de 20 % à la transition numérique et un minimum de 37 % à des mesures contribuant à la réalisation des objectifs climatiques. Jusqu’à présent, les réformes et les investissements proposés par les États membres ont dépassé ces objectifs, les dépenses pour le volet «numérique» et pour le volet «climat» étant estimées respectivement à 26 % et à environ 40 %. La FRR offre l’occasion d’adresser des recommandations par pays liées aux systèmes de justice nationaux et d’accélérer les efforts nationaux visant à réaliser la transformation numérique des systèmes de justice. Les décaissements aux États membres dans le cadre de la FRR basée sur la performance sont subordonnés à la réalisation de jalons et d’objectifs. À ce jour, 6 000 jalons et objectifs ont été définis, dont environ les deux tiers sont des investissements et un tiers sont des réformes. Dans ce contexte, la Commission devait dès lors évaluer si les plans pour la reprise et la résilience (PRR) des États membres étaient censés contribuer à relever efficacement l’ensemble ou une partie non négligeable des défis recensés dans les recommandations par pays pertinentes ou des défis recensés dans d’autres documents pertinents adoptés par la Commission dans le cadre du Semestre européen 22 . À la suite des demandes de décaissements des États membres et des évaluations positives de la Commission selon lesquelles les jalons et cibles ont été atteints de manière satisfaisante, un montant total de 144,08 milliards d’euros de subventions et de prêts au titre de la FRR a été versé aux États membres au cours des dernières années. Néanmoins, à ce jour, 92 % des jalons et cibles n'ont pas encore fait l'objet d'une évaluation de la part de la Commission pour savoir s'ils ont été atteints.

Pourquoi des systèmes judiciaires efficaces sont-ils importants pour favoriser un environnement économique propice aux investissements?

Des systèmes judiciaires efficaces qui préservent l’état de droit ont une incidence économique positive, ce qui vaut particulièrement dans le cadre du Semestre européen et de la FRR. Lorsque les systèmes de justice garantissent l’application des droits, les créanciers sont plus susceptibles de prêter de l’argent, les entreprises sont plus confiantes et sont dissuadées d’adopter des comportements opportunistes, les coûts des transactions sont réduits et les entreprises innovantes sont plus susceptibles d’investir. En fait, un système de justice efficace est essentiel à une croissance économique soutenue. Il peut améliorer le climat des affaires, favoriser l’innovation, attirer des investissements directs étrangers, garantir des recettes fiscales et soutenir la croissance économique. Les avantages pour l’économie de systèmes de justice nationaux qui fonctionnent bien sont confirmés dans la littérature et les études émanant notamment du Fonds monétaire international (FMI) 23 , de la Banque centrale européenne (BCE) 24 , du réseau européen des conseils de la justice 25 , de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) 26 , du Forum économique mondial 27 et de la Banque mondiale 28 .

Une étude a établi une forte corrélation entre la réduction de la durée des procédures judiciaires (mesurée en durée d’écoulement du stock d’affaires pendantes 29 ) et le taux de croissance du nombre d’entreprises 30 et a démontré qu’une augmentation — de 1 % — du taux d’entreprises qui perçoivent le système judiciaire comme indépendant est corrélée à des chiffres d’affaires plus élevés et à une croissance plus importante de la productivité 31 .

Plusieurs enquêtes ont aussi souligné l’importance de l’efficacité des systèmes judiciaires nationaux pour les entreprises. À titre d’exemple, dans une enquête, 93 % des grandes entreprises ont répondu qu’elles examinaient systématiquement et en permanence les conditions relatives à l’état de droit (y compris l’indépendance des tribunaux) dans les pays où elles investissaient 32 . Dans une autre enquête, plus de la moitié des petites et moyennes entreprises (PME) ont répondu que le coût et la durée excessive des procédures judiciaires, respectivement, figuraient parmi les principaux freins à l’engagement d’une procédure devant les tribunaux en cas d’atteinte aux droits de propriété intellectuelle (DPI) 33 . La communication de la Commission «Recenser et identifier les obstacles au marché unique» 34 et le plan d’action visant à faire respecter les règles du marché unique 35 permettent aussi de mieux comprendre l’importance de systèmes judiciaires efficaces pour le fonctionnement du marché intérieur, en particulier pour les entreprises.

De quelle manière la Commission soutient-elle la mise en œuvre de bonnes réformes de la justice par le biais de l’assistance technique?

Les États membres peuvent recourir à l’assistance technique de la Commission par l’intermédiaire de la direction générale de l’appui à la réforme structurelle (DG REFORM) au titre de l’instrument d’appui technique (IAT) 36 , qui dispose d’un budget total de 864 400 000 euros pour la période 2021-2027. Depuis 2021, l’IAT soutient des projets directement liés à l’efficacité de la justice, tels que la numérisation de la justice, les réformes des cartes judiciaires ou l’amélioration de l’accès à la justice. L’IAT complète également d’autres instruments, à savoir la FRR, car il peut aider les États membres dans la mise en œuvre de leurs plans pour la reprise et la résilience. Ces plans comprennent des actions visant notamment à rendre la justice plus efficace: numérisation de la justice, réduction des arriérés et amélioration de la gestion des juridictions et des affaires.

Comment le programme «Justice» soutient-il l’efficacité des systèmes de justice?

Doté d’un budget total d’environ 305 millions d’euros pour la période 2021-2027, le programme «Justice» soutient la poursuite du développement de l’espace européen de justice fondé sur l’état de droit, y compris l’indépendance, la qualité et l’efficience du système de justice, sur la base de la reconnaissance et de la confiance mutuelles, ainsi que de la coopération judiciaire. En 2022, quelque 42,5 millions d’euros ont été alloués au financement de projets et d’autres activités au titre des trois objectifs spécifiques du programme:

·11,4 millions d’euros ont été alloués pour promouvoir la coopération judiciaire en matière civile et pénale et contribuer à l’application et à l’exécution efficaces et cohérentes des instruments de l’UE, ainsi que pour aider les États membres à se connecter au système ECRIS-TCN;

·16,6 millions d’euros ont été alloués pour soutenir la formation des professionnels de la justice au droit civil, pénal et relatif aux droits fondamentaux de l’UE, aux systèmes juridiques des États membres et à l’état de droit;

·14,5 millions d’euros ont été alloués pour promouvoir l’accès à la justice (y compris e-Justice), les droits des victimes et les droits des personnes soupçonnées ou accusées d’avoir commis une infraction pénale, ainsi que pour soutenir l’élaboration et l’utilisation d’outils numériques et la maintenance et l’extension du portail e-Justice (en complémentarité avec le programme pour une Europe numérique).

Pourquoi la Commission surveille-t-elle la numérisation des systèmes judiciaires nationaux?

La numérisation de la justice est essentielle pour accroître l’efficacité des systèmes de justice et constitue un outil très efficient pour améliorer et faciliter l’accès à la justice. La pandémie de COVID-19 a mis en avant la nécessité pour les États membres d’accélérer les réformes de modernisation dans ce domaine.

Depuis 2013, le tableau de bord de la justice dans l’UE contient certaines informations comparatives concernant la numérisation de la justice dans les États membres, par exemple dans les domaines de l’accès en ligne aux décisions judiciaires ou de l'introduction et du suivi des demandes en ligne.

La communication de la Commission sur la numérisation de la justice au sein de l’Union européenne – Une panoplie de possibilités 37 , adoptée en décembre 2020, présente une stratégie visant à améliorer l’accès à la justice et l’efficacité des systèmes judiciaires utilisant les technologies. Comme indiqué dans cette communication, un certain nombre d’indicateurs supplémentaires ont été inclus dans le tableau de bord de la justice dans l’UE à partir de 2021. L’objectif est d’assurer un suivi approfondi complet et en temps opportun des progrès réalisés et des difficultés rencontrées par les États membres dans les efforts qu’ils déploient en vue de numériser leurs systèmes judiciaires.

2. Contexte: évolutions des réformes de la justice en 2022

En 2022, un grand nombre d’États membres ont poursuivi leurs efforts visant à rendre leur système judiciaire encore plus efficace. Le graphique 1 donne un aperçu actualisé des mesures adoptées et prévues dans plusieurs domaines des systèmes judiciaires des États membres engagés dans une réforme de leur système de justice.

Graphique 1: activité législative et réglementaire concernant les systèmes de justice en 2022 (mesures adoptées/initiatives en cours de négociation dans chaque État membre) (source: Commission européenne 38 )

En 2022, le droit procédural a continué de faire l’objet d’une grande attention dans beaucoup d’États membres, de nombreuses activités législatives ayant été entreprises ou planifiées. L’activité a également été soutenue pour ce qui est des réformes concernant le statut des juges, les règles applicables aux praticiens du droit ainsi que les règles relatives au ministère public. À la suite du processus d’introduction d’une législation relative à l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans un certain nombre d’États membres en 2021, une grande partie de la législation proposée a été adoptée en 2022. Les mesures concernant l’administration des juridictions ont continué à la même cadence que les années précédentes en 2022. Quatre États membres prévoient d’utiliser l’intelligence artificielle dans leur système judiciaire, mais aucune législation n’a été adoptée en 2022. La vue d’ensemble confirme le constat selon lequel les réformes de la justice prennent du temps – plusieurs années parfois –, depuis leur annonce jusqu'à l’adoption des mesures législatives et réglementaires et leur mise en œuvre sur le terrain.

3. Principales conclusions du tableau de bord 2023 de la justice dans l’UE

L’efficience, la qualité et l’indépendance sont les principaux paramètres d’un système de justice efficace, et le tableau de bord présente des indicateurs pour chacun de ces trois paramètres.

3.1. Efficience des systèmes de justice

Le tableau de bord présente des indicateurs de l’efficience des procédures pour les grands domaines que sont les affaires civiles, les affaires commerciales et les affaires administratives, ainsi que pour certains domaines spécifiques dans lesquels les autorités administratives et les juridictions appliquent le droit de l’UE 39 .

En 2021, les indicateurs relatifs à l’efficience, en particulier le nombre d’affaires nouvelles, le taux de variation du stock d’affaires pendantes et la durée d’écoulement du stock d’affaires pendantes, présentent des premiers signes de reprise à la suite de l'impact de la pandémie de COVID-19, qui a touché les États membres de différentes manières (par exemple en ce qui concerne le moment ou la gravité) 40 .

3.1.1. Évolution du nombre d'affaires

Le nombre d'affaires traitées par les systèmes judiciaires nationaux a diminué de manière importante dans 3 États membres par rapport à l’année précédente, a augmenté dans 4 États membres et est resté stable dans quatorze autres États membres. De manière générale, il continue de varier considérablement d’un État membre à l’autre (graphique 2), ce qui montre combien il importe de rester attentif à l’évolution du nombre d'affaires pour garantir l’efficacité des systèmes de justice.

Graphique 2: nombre de nouvelles affaires civiles, commerciales, administratives et autres en 2012 et de 2019 à 2021 (*) (1ère instance/pour 100 habitants) (source: étude de la CEPEJ 41 )

Documents similaires

Acte préparatoire52024SC0184

Acte préparatoire — 52024SC0184

22/12/2023

Acte préparatoire52023M11377

Acte préparatoire — COM(2023) 11377

22/12/2023

Acte préparatoire52023M11359

Acte préparatoire — COM(2023) 11359

22/12/2023

Acte préparatoire52023BP0129R(01)

Acte préparatoire — 52023BP0129R(01)

22/12/2023

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →