COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 29.6.2023
COM(2023) 352 final
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL
Rapport de suivi annuel concernant la mise en œuvre du programme d’appui à la réforme structurelle pour l’année 2020
{SWD(2023) 222 final}
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL
Rapport de suivi annuel concernant la mise en œuvre du programme d’appui à la réforme structurelle pour l’année 2020
INTRODUCTION
La Commission européenne a géré le programme d’appui à la réforme structurelle (PARS) de 2017 à 2020. Doté d’un budget global de 222,8 millions d’euros, le PARS visait à renforcer la capacité des États membres à élaborer et à mettre en œuvre des réformes propices à la croissance, notamment en contribuant à l’utilisation efficiente et efficace des fonds de l’Union européenne. Les décisions définitives sur la conception, la structure et la mise en œuvre des réformes ont toujours appartenu aux États membres. Tous les États membres de l’UE pouvaient bénéficier de l’appui du PARS sur demande, sans cofinancement et moyennant une charge administrative très faible pour ceux-ci. En 2020, le PARS a également aidé les États membres à concevoir et à élaborer leurs plans nationaux pour la reprise et la résilience. Le PARS était géré par la DG REFORM de la Commission.
Le PARS visait à améliorer la cohésion et à accroître la compétitivité, la productivité, la croissance durable, la création d’emplois ainsi que les investissements en aidant les États membres à relever ces défis et à renforcer leur capacité à élaborer et à mettre en œuvre des réformes propices à la croissance. Les réformes structurelles sont, de par leur nature même, des processus complexes. La conception et la mise en œuvre de ces réformes nécessitent, à chaque étape, des connaissances et des compétences hautement spécialisées. Le PARS a contribué à renforcer les institutions et les administrations publiques et à améliorer les processus de gouvernance ainsi que les résultats et la résilience de l’économie et de la société dans leur ensemble.
L’année 2020 a été placée sous le signe de la pandémie de COVID-19. Bien que nécessaires pour endiguer la propagation du virus, les mesures de confinement prises par les États membres de l’UE ont eu inévitablement de graves répercussions économiques et sociales. Dans ce contexte, le PARS s’est révélé encore plus pertinent pour aider les États membres à entreprendre des réformes fondamentales pour renforcer leurs économies et jeter les bases d’une reprise saine.
Le présent rapport donne un aperçu des mesures soutenues au titre du PARS 2020. Il décrit le processus de sélection et de mise en œuvre des projets et rend compte des résultats obtenus par le programme.
MISE EN ŒUVRE DU PARS EN 2020
2020 a été la quatrième et dernière année d’activités au titre du PARS. Comme lors des années précédentes, le PARS a connu un nouvel accroissement des demandes. En effet, 27 États membres ont soumis 660 demandes d’appui au total, pour un montant estimé à plus du double du budget alloué au PARS pour 2020 (89,9 millions d’euros). Ces demandes ont été introduites par l’intermédiaire de différents appels:
·609 demandes ont été introduites par l’intermédiaire de l’appel général lancé au titre du cycle 2020 du PARS;
·17 demandes ont été introduites au titre de l’appel spécifique en vue d’une formation ciblée sur le contrôle dans le domaine des assurances;
·18 demandes ont été introduites au titre de l’appel spécifique visant à aider les États membres à élaborer leurs plans territoriaux pour une transition juste;
·14 demandes ont été introduites par la Grèce conformément à l’article 11 du règlement PARS;
·2 demandes ont été introduites par la Slovaquie et la Croatie au titre de mesures spéciales en cas d’urgence impérieuse et imprévue appelant une intervention immédiate, conformément à l’article 13, paragraphe 6, du règlement PARS.
La Commission a examiné les demandes des États membres au regard des principes et critères établis dans le règlement PARS et en a retenu 287 émanant de 27 États membres, qui ont donné lieu à 270 projets.
Les demandes sélectionnées ont été réparties comme suit entre les principaux domaines d’action:
·19 % – les services financiers et l’accès au financement;
·17 % – la gouvernance et l’administration publique;
·28 % – la croissance et l’environnement des entreprises (y compris le climat et l’environnement);
·21 % – le marché du travail, l’éducation, la santé et la politique sociale; et
·14 % – l’administration des recettes et la gestion des finances publiques.
Conformément au principe de bonne gestion financière, la priorité a été accordée aux demandes permettant d’apporter sans délai l’appui demandé et de mettre rapidement en œuvre les réformes sur le terrain. Les demandes portant sur des objectifs bien définis et susceptibles de produire des effets importants étaient également prioritaires.
94 % des demandes sélectionnées en vue d’un financement au titre du PARS 2020 se rapportaient directement aux priorités stratégiques de l’UE:
·57 % touchaient à la mise en œuvre de réformes visant à faire face aux défis mis en avant dans le cadre du Semestre européen (recommandations par pays et rapports par pays);
·30 % concernaient la mise en œuvre des priorités de l’UE (union des marchés des capitaux, marché unique numérique, union de l’énergie, objectifs climatiques, etc.);
·5 % se rapportaient à la mise en œuvre des programmes d’ajustement économique de l’UE; et
·2 % avaient trait à la mise en œuvre du droit de l’UE.
Sur les fonds restants, 5 % étaient consacrés à la mise en œuvre des réformes engagées par les États membres en lien avec d’autres priorités et 1 % visait l’élaboration des plans nationaux pour la reprise et la résilience.
PROGRÈS ACCOMPLIS DANS LA RÉALISATION DES OBJECTIFS DU PROGRAMME
Les actions sélectionnées et mises en œuvre au titre du cycle 2020 du PARS ont été conçues de manière à garantir une valeur ajoutée européenne. Le PARS s’est inscrit en complément d’autres programmes et politiques aux niveaux national, européen et international. Il a également permis de favoriser la confiance mutuelle et la coopération entre les États membres bénéficiaires et la Commission. En outre, les actions au titre du PARS ont soutenu l’élaboration et la mise en œuvre de solutions qui permettent de relever des défis nationaux, tout en ayant un effet positif sur les problèmes existant au niveau de l’UE ou communs à plusieurs États membres. Les actions menées au titre du PARS ont également contribué à la reprise économique après la pandémie de COVID‑19.
Le présent rapport n’a pas pour vocation d’illustrer les effets ultimes des réformes engagées par un État membre à la suite des mesures d’appui du PARS. C’est l’objectif que visent à atteindre les évaluations à mi-parcours et ex post du PARS.
Il est ressorti de l’évaluation à mi-parcours du PARS, portant sur ses cycles budgétaires 2017 et 2018, que celui-ci était en bonne voie pour atteindre son objectif général et répondait de manière appropriée aux besoins des États membres: le programme n’a pas perdu en pertinence ni en nécessité. L’évaluation a également permis de conclure que le PARS progressait vers la réalisation de ses résultats, malgré les difficultés rencontrées telles que la faible collaboration entre les parties prenantes, les changements politiques, l’instabilité politique et les contraintes en matière de ressources.
Le rapport d’évaluation indépendant ex post du PARS, qui tire le bilan de l’ensemble du programme et comprend des informations sur son incidence à plus long terme, sera publié d’ici la mi-2023.
CONCLUSION
Les réformes sont essentielles pour moderniser les économies des États membres, encourager les investissements, créer des emplois et élever le niveau de vie. Pour mener à bien les réformes, l’État membre concerné doit disposer d’une bonne capacité administrative et éprouver le sentiment de prendre part activement au processus de réforme. Le PARS visait à aider les autorités des États membres à élaborer et à mettre en œuvre des réformes propices à la croissance. La pandémie de COVID-19 a eu de graves conséquences économiques et sociales dans l’ensemble de l’UE. Dans ce contexte, les activités menées au titre du PARS se sont révélées plus pertinentes que jamais pour aider les États membres à entreprendre des réformes indispensables visant à renforcer leurs économies et à jeter les bases d’une reprise saine.
Au cours de sa quatrième et dernière année, le PARS a connu un nouvel accroissement des demandes, 27 États membres ayant soumis 660 demandes d’appui, dont 287 ont été retenues, donnant lieu à 270 projets à mettre en œuvre.
De manière générale, le PARS a suscité un intérêt croissant chez les États membres pendant la période 2017-2020. En 2017, 16 États membres ont sollicité un appui technique et en ont bénéficié pour engager leur programme de réformes au titre du PARS. En 2020, les 27 États membres participaient tous au programme. Le PARS a démontré sa capacité à aider les autorités nationales à déceler et à surmonter les faiblesses structurelles et les obstacles lors de la conception et de la mise en œuvre des réformes.
Toutefois, si les mesures prises au titre du PARS visent à soutenir le processus de réforme, l’État membre bénéficiaire est responsable à la fois du suivi effectif de ces actions et de la mise en œuvre concrète des réformes.
Afin de continuer à apporter un appui technique aux États membres après la fin du PARS en 2020, le Parlement européen et le Conseil ont adopté un règlement établissant l’instrument d’appui technique pour lui succéder. Cet instrument a une portée et des objectifs similaires, mais est doté d’un budget plus élevé.
La Commission continuera à assurer le suivi du recours aux mesures d’appui ainsi que de la mise en œuvre des réformes institutionnelles, administratives et propices à la croissance au cours des prochaines années.