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Acte préparatoire52023DC0356

Acte préparatoire — 52023DC0356

CELEX52023DC0356
TypeActe préparatoire
Datejeudi 29 juin 2023

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 29.6.2023

COM(2023) 356 final

RAPPORT DE LA COMMISSION AU CONSEIL ET AU PARLEMENT EUROPÉEN

Premier rapport bisannuel sur la mise en œuvre de l’approche mondiale de la recherche et de l’innovation


1.Introduction

Dans un contexte mondial caractérisé par l’intensification des tensions géopolitiques et la fragmentation croissante des chaînes d’approvisionnement mondiales qui en résulte, l’Union européenne (UE) est confrontée à la difficulté de diversifier et de remplacer ses sources d’approvisionnement en matières premières critiques et en énergie propre. Elle doit également renforcer sa propre capacité à exercer sa souveraineté technologique en étroite relation avec des partenaires fiables afin d’assurer son autonomie stratégique ouverte.

Le plan industriel du pacte vert 1 reconnaît la nécessité d’accroître massivement le développement technologique, la fabrication et l’installation de produits à zéro émission nette ainsi que l’approvisionnement énergétique à zéro émission nette au cours de la prochaine décennie. L’Europe est un acteur de premier plan dans le domaine de l’innovation et compte des scientifiques et des chercheurs de renommée mondiale. S’appuyant sur ces atouts, la Commission travaille avec des partenaires pour développer et déployer des technologies à zéro émission nette en suivant une approche ouverte mais résolue.

Dans sa communication sur l’approche mondiale de la recherche et de l’innovation (R&I) 2 , la Commission a présenté une stratégie pour approfondir la coopération internationale en matière de R&I sur la base de l’ouverture et du respect des valeurs et des droits fondamentaux. Le Conseil a réaffirmé l’engagement de l’UE à maintenir l’ouverture de la coopération internationale en matière de R&I, tout en s’efforçant de parvenir à des conditions de concurrence équitables et à une ouverture réciproque équilibrée 3 . Enfin, le Parlement européen a souligné la nécessité de développer la coopération multilatérale fondée sur des règles, dans laquelle la R&I devrait jouer un rôle essentiel 4 .

L’approche mondiale de la recherche et de l’innovation est mise en œuvre par la modulation de la coopération bilatérale avec chaque pays, en visant l’ouverture réciproque et des conditions de concurrence équitables. Dans le même temps, elle soutient les partenariats multilatéraux afin d’apporter de nouvelles solutions aux défis planétaires et de renforcer la résilience de l’UE. Elle est déterminante pour «Global Gateway» 5 , la stratégie de l’UE visant à stimuler les investissements dans le monde entier dans les domaines de la numérisation, du climat et de l’énergie, des transports, de la santé, de l’éducation et de la recherche.

Le présent document est le premier rapport bisannuel faisant le point sur les progrès accomplis en vue de la réalisation des objectifs énoncés dans la communication sur l’approche mondiale de la R&I. Il donne un aperçu de la position de l’UE dans la coopération internationale en matière de R&I dans différents domaines thématiques. Il comprend également une réflexion sur la diplomatie scientifique afin d’intégrer davantage l’approche mondiale de la R&I dans la politique étrangère et de sécurité de l’UE 6 .

2.Réaffirmer l’engagement de l’UE en faveur de l’ouverture internationale et des valeurs fondamentales dans la recherche et l’innovation

L’UE a élaboré un socle commun de principes et de valeurs pour la R&I et lancé un dialogue multilatéral avec les pays partenaires et les forums internationaux sur les valeurs et les principes de la coopération internationale en matière de R&I.

L’UE a réaffirmé son engagement à montrer l’exemple pour préserver l’ouverture dans la coopération internationale en matière de R&I, tout en mettant en place des mesures restrictives si nécessaire. Elle a mis en œuvre avec succès de nouvelles dispositions pour l’association de pays tiers au programme Horizon Europe.

2.1. Valeurs et principes de la coopération internationale en matière de recherche et d’innovation

La communication sur l’approche mondiale souligne que les valeurs et principes fondamentaux qui sous-tendent la coopération internationale en matière de R&I doivent être examinés avec les partenaires internationaux dans le cadre d’un dialogue multilatéral. Cette approche a été approuvée par le Conseil dans trois séries de conclusions relatives à la recherche et à l’innovation 7 ainsi que par la déclaration de Marseille 8 relative à la coopération internationale en matière de R&I. La Commission a organisé la réunion inaugurale du dialogue multilatéral, qui s’est tenue en ligne le 8 juillet 2022 et à laquelle ont participé des représentants de 46 pays 9 et de plusieurs organisations internationales et organisations européennes représentant les acteurs concernés.

Le dialogue est mis en œuvre au moyen d’ateliers consacrés aux valeurs et principes de la R&I 10 , qui visent à définir une terminologie commune, à partager des expériences concernant la mise en œuvre et à recenser les bonnes pratiques. Les discussions portent et reposent sur le pacte pour la recherche et l’innovation en Europe 11 ainsi que sur les travaux menés dans des enceintes internationales, telles que le G7, le G20, le Conseil mondial de la recherche, l’OCDE et l’Unesco. Les résultats de ces ateliers seront consolidés grâce à des réunions «bilan» qui auront lieu dans le courant de l’année 2023 et à un événement ministériel, en 2024, auquel devraient participer des représentants de pays et d’organisations participant au dialogue multilatéral.

L’UE s’est aussi employée activement à défendre la liberté académique, notamment par l’intermédiaire du projet Inspireurope+ financé par les actions Marie Skłodowska-Curie (AMSC) dans le cadre d’Horizon Europe. Ce projet vise à faciliter la coopération transnationale en renforçant et en diffusant les bonnes pratiques en matière de soutien aux chercheurs en danger, en raison, par exemple, des conséquences de la pandémie de COVID-19, de la prise du contrôle de l’Afghanistan par le régime de facto des talibans, ou encore de la répression interne en Russie ou de leur départ forcé de ce pays du fait de leur opposition à la guerre d’agression qu’il mène contre l’Ukraine 12 .

L’UE joue un rôle moteur dans la promotion et l’adoption de pratiques relatives à la science ouverte au moyen d’initiatives de collaboration internationale, telles que le nuage européen pour la science ouverte. L’initiative du nuage européen pour la science ouverte participe également à la coopération birégionale et bilatérale, notamment en explorant les liens potentiels avec la plateforme africaine pour la science ouverte. En outre, l’UE contribue à l’harmonisation internationale et à la collaboration en matière de science ouverte en coprésidant un groupe de travail consacré à ces thèmes au sein du G7. Une harmonisation internationale plus poussée des politiques, des règles et des actions reste nécessaire pour le partage ouvert des connaissances scientifiques et des données de recherche et pour l’établissement de principes guidant les changements à apporter à l’évaluation de la recherche, par exemple dans le cadre de la coalition CoARA (Coalition for Advancing Research Assessment, coalition pour l’amélioration de l’évaluation de la recherche).

La diplomatie scientifique 13 joue désormais un rôle de plus en plus important en raison d’un certain nombre de facteurs, tels que la complexité croissante des défis planétaires, les pressions sur les biens communs mondiaux, les répercussions des technologies émergentes, la sécurité mondiale, en particulier avec la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine, et la recherche de l’autonomie stratégique ouverte et de la souveraineté technologique de l’UE. Les efforts de diplomatie scientifique dans l’UE restent largement non coordonnés et il n’y a pas de synergies ni d’approche à l’échelle de l’UE 14 .. Dans un contexte géopolitique, scientifique et technologique qui évolue rapidement, de telles lacunes créent des vulnérabilités, d’autres acteurs internationaux utilisant la diplomatie scientifique de manière beaucoup plus ciblée.

Le Conseil a également invité la Commission et le Service européen pour l’action extérieure à élaborer un programme européen en matière de diplomatie scientifique dans ses conclusions sur l’approche mondiale de la R&I et sur la future gouvernance de l’espace européen de la recherche (EER). Les discussions menées avec différents groupes de parties prenantes au sein du sous-groupe du forum de l’EER sur l’approche mondiale de la R&I ont permis de définir quatre piliers pour la diplomatie scientifique 15 et les discussions se poursuivent sur cette base, tant au sein des institutions de l’UE qu’avec les parties prenantes concernées.

2.2. La dimension internationale du programme Horizon Europe et sa politique d’association

La coopération internationale en matière de R&I est fondamentale pour permettre l’accès aux talents, aux connaissances, aux infrastructures et aux marchés à l’échelle mondiale, pour relever les défis mondiaux avec efficacité et pour mettre en œuvre les engagements pris sur la scène internationale. L’UE est un important catalyseur dans l’internationalisation de la R&I, et son programme-cadre pour la recherche et l’innovation, Horizon Europe, attire l’élite des chercheurs, des innovateurs et des entreprises à forte intensité de connaissances 16 .

L’ouverture au monde est un aspect caractéristique d’Horizon Europe. Les projets collaboratifs peuvent inclure des partenaires du monde entier. À l’exception de quelques cas, les partenaires de pays à revenu faible et intermédiaire sont automatiquement éligibles au financement de l’UE, tandis que les pays industrialisés sont, en général, censés apporter leur propre financement aux projets.

Dans les deux premiers programmes de travail bisannuels d’Horizon Europe (2021-2022 et 2023-2024), environ 21 % des sujets de recherche collaborative ont activement encouragé la coopération internationale. Des initiatives spécifiques axées sur la coopération avec l’Afrique et les pays du sud de la Méditerranée ont également été lancées. Les actions Marie Skłodowska-Curie (AMSC) constituent la composante la plus internationale d’Horizon Europe 17 et sont essentielles à l’établissement de partenariats internationaux entre les organisations de R&I. Parmi les chercheurs sélectionnés dans le cadre des bourses postdoctorales AMSC, 38 % sont originaires de pays non membres de l’UE 18 . Étroitement liées, entre autres, aux objectifs de développement durable des Nations unies, les missions d’Horizon Europe ont une forte dimension internationale 19 (voir chapitre 4).

Dans le cadre d’Horizon Europe, l’UE a continué à financer l’accès transnational aux infrastructures de recherche, y compris celles gérées par le Centre commun de recherche 20 (JRC) de la Commission, pour les utilisateurs des pays tiers. L’UE promeut des programmes d’accès internationaux au sein du Groupe de hauts fonctionnaires du G7 sur les infrastructures de recherche mondiales 21 . En 2022, la Commission et les États membres ont soutenu la déclaration de Brno 22 , qui vise à favoriser la mise en place d’un écosystème mondial d’infrastructures de recherche.

Alors que les précédents programmes-cadres étaient ouverts à l’association de pays voisins de l’Union européenne, Horizon Europe offre pour la première fois la possibilité d’associer des pays tiers situés n’importe où dans le monde qui disposent de bonnes capacités dans les domaines scientifique, technologique et de l’innovation 23 et qui partagent des valeurs communes avec l’UE. La Nouvelle-Zélande est le premier pays non situé à proximité immédiate de l’UE avec lequel les négociations d’association ont été finalisées en décembre 2022. Les négociations avec le Canada sont en cours et le lancement des négociations avec la République de Corée a été annoncé lors du sommet UE-Corée de mai 2023. L’ouverture de négociations avec le Japon est également envisagée.

En ce qui concerne les pays voisins de l’UE, Horizon Europe confirme la possibilité d’associer au programme les pays tiers faisant partie de l’Association européenne de libre-échange (AELE) qui sont membres de l’Espace économique européen, les pays en voie d’adhésion, les pays candidats et les candidats potentiels, ainsi que les pays relevant de la politique européenne de voisinage. À ce jour, 16 pays sont déjà associés au programme: Albanie, Arménie, Bosnie-Herzégovine, Îles Féroé, Géorgie, Islande, Israël, Kosovo*, République de Moldavie, Monténégro, Macédoine du Nord, Norvège, Serbie, Tunisie, Turquie et Ukraine 24 . L’UE continue à œuvrer pour la conclusion du processus d’association avec le Royaume-Uni, et des négociations officielles sont en cours avec le Maroc.

3.Rééquilibrer l’approche mondiale de la recherche et de l’innovation adoptée par l’UE: vers des conditions de concurrence équitables et une réciprocité

L’UE a fixé des engagements conjoints avec des partenaires prioritaires, tels que les États-Unis d’Amérique, le Canada, le Japon, l’Inde, les pays du sud de la Méditerranée et l’Union africaine, pour mettre en œuvre les conditions-cadres propres à garantir des règles du jeu équitables et la promotion de valeurs communes (voir chapitre 5 ci-après pour plus de détails).

La Commission a mis en œuvre l’article 22, paragraphes 5 et 6, du règlement «Horizon Europe» 25 afin de préserver les actifs stratégiques, les intérêts, l’autonomie ou la sécurité de l’UE. Elle a élaboré des lignes directrices pour contrer les ingérences étrangères, des principes directeurs pour la valorisation des connaissances, un code de bonnes pratiques de gestion des actifs intellectuels et un code de bonnes pratiques en matière de normalisation 26 .

La pandémie de COVID-19 et le contexte géopolitique qui évolue rapidement ont fait apparaître les risques majeurs associés aux dépendances de l’UE dans plusieurs secteurs stratégiques 27 . Il convient par conséquent de prêter attention à la manière dont les capacités technologiques sont réparties entre les principaux acteurs économiques 28 . La souveraineté technologique implique de disposer à la fois des connaissances scientifiques nécessaires pour construire, exploiter et comprendre les technologies critiques et d’un accès aux composants et matériaux nécessaires pour transférer ces technologies du laboratoire au marché 29 .

L’article 22, paragraphe 5, du règlement «Horizon Europe» prévoit la possibilité de limiter la participation aux entités juridiques établies dans des États membres ou dans des pays associés ou d’autres pays tiers déterminés dans le programme de travail afin de préserver les actifs stratégiques, les intérêts, l’autonomie ou la sécurité de l’UE. Des restrictions peuvent également être appliquées aux entités établies dans des pays éligibles, mais qui sont directement ou indirectement contrôlées par un pays non éligible ou par une entité établie dans un pays non éligible. En vertu de l’article 22, paragraphe 5, la participation a été limitée pour 49 sujets dans le programme de travail 2021-2022 et pour 31 sujets dans le programme de travail 2023-2024, ce qui représente respectivement 4 % et 3,5 % des budgets de ces programmes de travail 30 . Les dispositions de l’article 22, paragraphe 5, ont été appliquées pour des sujets liés à la recherche quantique, à l’espace et aux matières premières critiques. Le recours à l’article 22, paragraphe 5, est exceptionnel et dûment justifié.

Le cas échéant et si cela est dûment justifié, l’article 22, paragraphe 6, du règlement «Horizon Europe» permet l’application de critères d’éligibilité supplémentaires afin de tenir compte d’impératifs stratégiques spécifiques ou de la nature et des objectifs de l’action. La Commission a eu recours à cet article avec des pays tiers lorsqu’il a été estimé que les conditions-cadres garantissant des conditions de concurrence équitables dans le cadre de la coopération en matière de R&I n’étaient pas en place.

Afin de garantir que les actions menées dans le cadre d’Horizon Europe respectent les règles de sécurité applicables conformément à l’article 20, paragraphe 1, du règlement «Horizon Europe», la Commission a mis en place une procédure de contrôle de sécurité pour les projets impliquant des informations sensibles ou classifiées, ou des informations ou du matériel soumis à des restrictions liées à la sécurité nationale. La situation géopolitique actuelle a entraîné une augmentation de la demande en ce qui concerne l’application de cette procédure de contrôle pour les projets menés dans le cadre d’Horizon Europe.

La Commission a publié des lignes directrices sur la lutte contre les ingérences étrangères dans la R&I 31 . Ce document présente les meilleures pratiques pour aider les établissements d’enseignement supérieur et les organismes de recherche de l’UE à protéger leur liberté académique, leur intégrité et leur autonomie institutionnelle, ainsi que leurs résultats de recherche et leurs actifs. Dans le cadre du groupe de travail du G7 sur la sécurité et l’intégrité de l’écosystème de recherche mondial 32 , la Commission a élaboré, conjointement avec des partenaires partageant les mêmes valeurs, des principes communs pour la sécurité de la recherche.

Pour renforcer la valeur générée par les connaissances, le Conseil a adopté une recommandation sur les principes directeurs pour la valorisation des connaissances 33 . La sensibilisation de la communauté scientifique à la gestion des actifs intellectuels, y compris les droits de propriété intellectuelle (PI), est nécessaire pour promouvoir l’utilisation et le déploiement efficaces des connaissances et pour faciliter l’accès aux actifs protégés par la PI et leur partage. Afin d’intensifier la collaboration sur les normes mondiales, la Commission peut renforcer la coordination avec des partenaires partageant les mêmes valeurs en s’appuyant sur ses recommandations relatives au code de bonnes pratiques de gestion des actifs intellectuels et au code de bonnes pratiques en matière de normalisation 34 .

4.Mise en commun des efforts déployés au niveau mondial pour relever ensemble les défis planétaires

4.1.Diriger les efforts mondiaux en faveur d’une transition écologique juste

L’UE a contribué à l’adoption du cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal lors de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (COP 15) le 18 décembre 2022 ainsi qu’à l’accord sur le traité des Nations unies sur la haute mer lors de la conférence intergouvernementale sur la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale le 4 mars 2023. Elle a signé la déclaration de l’Alliance transatlantique pour la recherche et l’innovation océaniques visant à favoriser la coopération en matière de recherche océanique dans l’Atlantique et la déclaration commune de la troisième réunion ministérielle scientifique sur l’Arctique afin de soutenir davantage la recherche dans l’Arctique. L’Union a également renforcé sa participation à l’initiative Mission Innovation et a continué à faire valoir son rôle moteur dans le soutien à la coopération multilatérale en matière de R&I afin d’apporter des solutions scientifiques pour la gestion durable des terres, des océans et des sols; les systèmes agricoles et alimentaires; l’utilisation rationnelle des ressources et l’économie circulaire; la bioéconomie; les politiques relatives au climat, à la foresterie et à la biodiversité; et l’observation de la Terre.

La Commission a également mis en place une plateforme internationale de gestion des connaissances pour partager des informations sur les normes, les orientations et les possibilités de financement dans le cadre de l’initiative du nouveau Bauhaus européen.

Afin de réaliser les objectifs du pacte vert pour l’Europe, de nouveaux progrès scientifiques s’avèrent essentiels pour protéger et restaurer le capital naturel, décarboner l’économie et l’industrie grâce à des substances chimiques et des matériaux sûrs et durables dès la conception, prévenir et réduire la pollution, moderniser nos infrastructures et accroître leur résilience, protéger la santé publique et le bien-être, et concevoir des systèmes alimentaires et d’approvisionnement en eau durables. Dans le cadre de ses efforts visant à favoriser une transition équitable, verte et inclusive, et conformément à la stratégie «Global Gateway» 35 et à d’autres engagements pris au niveau international, l’UE a également aidé les pays partenaires à accéder aux données sur l’environnement, à suivre les progrès accomplis et à en rendre compte au moyen d’initiatives visant à renforcer les connaissances et les capacités et à consolider les liens entre la science et les politiques.

La communication conjointe relative à la gouvernance internationale des océans 36 a souligné la nécessité de développer les connaissances relatives aux océans afin de les protéger et de les gérer de manière durable. Dans cette perspective, la Commission a signé au nom de l’UE une déclaration politique 37 établissant la nouvelle Alliance transatlantique pour la recherche et l’innovation océaniques avec l’Afrique du Sud, l’Argentine, le Brésil, Cabo Verde, le Canada, les États-Unis et le Maroc. Reflétant la dimension internationale de la mission «Restaurer notre océan et notre milieu aquatique d’ici à 2030» d’Horizon Europe, des activités de coopération internationale sont menées dans le cadre des volets «Phare de l’Atlantique/Arctique» et «Phare de la Méditerranée» de la mission, ainsi qu’avec les pays partenaires de la mer Noire.

Dans le cadre de l’initiative Mission Innovation 38 , la Commission a encouragé l’accélération de la transition vers l’énergie propre, conformément au pacte vert pour l’Europe. En codirigeant la mission «Hydrogène propre», la Commission entend accroître la compétitivité en matière de coûts de l’hydrogène propre en réduisant ses coûts de bout en bout et en créant au moins 100 vallées de l’hydrogène dans le monde d’ici à 2030. Avec le soutien de la mission sur les villes neutres pour le climat et intelligentes d’Horizon Europe, la Commission codirige également la mission «Transitions urbaines» qui vise à aider 300 villes dans le monde à renforcer leur vision du zéro émission nette, à intensifier leur action et à accélérer la mise en œuvre des mesures.

Au niveau multilatéral, la Commission a apporté un soutien fondé sur des données probantes pour l’élaboration de politiques, conçu les programmes et contribué aux travaux d’un certain nombre d’organisations, notamment: le Groupe sur l’observation de la Terre (travaux destinés à améliorer l’utilisation des moyens européens d’observation de la Terre, tels que Copernicus); le Forum international sur la bioéconomie et d’autres forums de coopération multilatérale (travaux sur la bioéconomie); le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (travaux sur la climatologie); la plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, et la Convention des Nations unies sur la diversité biologique 39 (travaux sur la biodiversité); le groupe international d’experts sur les ressources, et l’Alliance mondiale pour l’économie circulaire et l’utilisation efficace des ressources 40 ; l’initiative des Nations unies sur les systèmes alimentaires; et le Partenariat mondial sur les sols, mis en place par les Nations unies, par l’intermédiaire de la mission d’Horizon Europe «Un pacte pour des sols sains en Europe».

Dans le cadre du Nouveau Bauhaus européen (NBE), la Commission a mis en place une plateforme internationale de gestion des connaissances pour partager des informations sur les normes, les orientations et les possibilités de financement afin d’intégrer les dimensions de durabilité, d’inclusion, et d’esthétique et de qualité de l’expérience dans les bâtiments et les espaces publics. Certaines initiatives sont ouvertes aux entités de pays tiers, moyennant des conditions de participation différentes: la communauté du nouveau Bauhaus européen, le laboratoire du nouveau Bauhaus européen, les prix du nouveau Bauhaus européen et les possibilités de financement du NBE dans le cadre de divers programmes de l’UE 41 .

4.2.Promouvoir la transition numérique

L’UE a renforcé les activités de recherche communes, notamment dans les domaines des technologies numériques clés et des réseaux et services intelligents, en adoptant, entre autres, l’acte de base unique établissant les entreprises communes dans le cadre d’Horizon Europe 42 . L’UE a établi des partenariats numériques internationaux avec l’Amérique latine, le Japon, la République de Corée et Singapour, conformément à la communication sur la boussole numérique pour 2030 43 (voir également chapitre 5).

L’UE est performante en matière de recherche et de développement industriels, en particulier dans les secteurs de l’automobile, des technologies de l’information et de la communication, et de la santé, et a acquis une solide expérience dans la recherche quantique et la robotique. Malgré ses solides capacités dans la fabrication avancée et les matériaux avancés, l’UE doit réduire les dépendances stratégiques dans des domaines technologiques et des chaînes de valeur clés, tels que l’intelligence artificielle, les mégadonnées, l’informatique en nuage, la cybersécurité, les communications sécurisées, la robotique et la microélectronique. La réglementation, la gouvernance et la normalisation des technologies numériques seront des facteurs essentiels pour exploiter au maximum les possibilités numériques, tout en réduisant les problèmes ou les menaces qu’elles induisent 44 .

L’UE soutient les pays en développement et les pays émergents, en particulier ceux d’Afrique, en favorisant la connectivité numérique grâce à des trains de mesures sur l’économie numérique financés par l’intermédiaire des initiatives de l’Équipe Europe 45 . Ces trains de mesures sont conçus de manière à promouvoir un modèle de développement numérique centré sur l’humain. L’UE a également accru son soutien à des projets de déploiement du haut débit et de connectivité et mis en place des centres de données régionaux pour la fourniture de services spatiaux en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes, ainsi qu’en Asie, conformément à la stratégie «Global Gateway» 46 . Des progrès ont également été réalisés dans la mise en place des branches régionales de la plateforme du numérique au service du développement (Digital 4 Development Hub, D4D) 47 , notamment en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes, ainsi que dans les régions de l’Asie et du Pacifique. Avec le lancement de l’alliance numérique avec les États d’Amérique latine et des Caraïbes en 2023, l’UE a renforcé le partenariat numérique birégional pour réduire la fracture numérique et parvenir à une transformation numérique inclusive dans la région.

La création de partenariats et de coalitions avec des pays partageant les mêmes valeurs permet à l’UE d’élaborer des normes technologiques internationales éthiques, sûres et inclusives 48 . L’UE a tracé la voie à suivre dans les discussions internationales sur la protection des données (règlement général sur la protection des données, acte sur la gouvernance des données), sur l’économie des plateformes (règlement sur les services numériques, règlement sur les marchés numériques), sur l’intelligence artificielle digne de confiance et axée sur le facteur humain (législation sur l’intelligence artificielle) et sur les droits et libertés en ligne (législation sur la liberté des médias, déclaration pour l’avenir de l’internet, déclaration européenne sur les droits et principes numériques). Elle a mené des négociations au sein des organes multilatéraux 49 afin d’améliorer le fonctionnement de l’économie numérique à l’échelle mondiale et de promouvoir les valeurs de l’UE dans le monde entier. Elle promeut un cyberespace mondial, ouvert, stable et sécurisé reposant sur le respect du droit international ainsi que des normes, des règles et des principes en matière de comportement responsable des États.

4.3.Renforcer la coopération dans le domaine de la santé mondiale

La Commission a adopté la stratégie de l’UE en matière de santé mondiale et le premier rapport sur l’état de préparation en matière de santé, contribuant ainsi au programme à moyen et à long terme concernant la sécurité et la préparation en matière de santé ainsi qu’au renforcement des systèmes de santé.

La Commission a encouragé la coordination internationale des essais plateformes européens financés par l’UE par l’intermédiaire du comité de coordination des essais. Elle a poursuivi sa coopération avec l’accélérateur d’accès aux outils de lutte contre la COVID-19 (Accélérateur ACT), financé la recherche sur la COVID-19 et d’autres maladies infectieuses, et soutenu la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI).

L’UE a mis en place le troisième programme du partenariat des pays européens et en développement sur les essais cliniques (EDCTP) en tant qu’entreprise commune dans le cadre d’Horizon Europe, afin de lutter contre les maladies infectieuses et les urgences de santé publique en Afrique subsaharienne.

La stratégie de l’UE en matière de santé mondiale 50 considère la recherche et l’innovation comme des facteurs essentiels pour l’amélioration de la santé, au même titre que la transition numérique et la main-d’œuvre qualifiée. Cette stratégie a été accompagnée du premier rapport sur l’état de préparation en matière de santé 51 , qui met en lumière les progrès accomplis dans les domaines de la préparation et de la riposte depuis le début de la pandémie de COVID-19, y compris dans le cadre de la coopération internationale en matière de R&I, en mettant l’accent en particulier sur les contre-mesures médicales.

La Commission a continué de coopérer avec le dispositif pour accélérer l’accès aux outils de lutte contre la COVID-19 (Accélérateur ACT) 52 et avec des organismes internationaux de financement de la R&I dans le domaine de la santé partageant les mêmes valeurs, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Europe, dans le cadre de partenariats européens et d’alliances internationales 53 . La Commission a accéléré les préparatifs pour l’établissement de nouveaux partenariats européens avec des partenaires internationaux 54 et a continué à soutenir les engagements internationaux au niveau régional, tels que l’initiative «PerMed UE-Afrique» entre l’Union européenne et les pays africains 55 .

L’«EDCTP3 pour la santé mondiale» est le troisième programme du partenariat des pays européens et en développement sur les essais cliniques établi en tant qu’entreprise commune dans le cadre d’Horizon Europe 56 . Cette entreprise commune, qui compte de plus en plus de membres, dont actuellement 15 pays européens et 25 pays africains, vise à accélérer le développement clinique de produits liés aux technologies de la santé nouveaux ou améliorés pour l’identification, le traitement et la prévention des maladies infectieuses liées à la pauvreté et négligées, notamment les maladies émergentes ou résurgentes, en Afrique subsaharienne. Toutes les subventions accordées dans le cadre de l’EDCTP3 pour la santé mondiale imposent aux bénéficiaires de veiller à ce que les produits ou services mis au point grâce aux études cliniques soient mis à disposition, abordables et accessibles au public à des conditions équitables et raisonnables.

4.4.Promouvoir l’innovation

La communication sur l’approche mondiale de la R&I reconnaît l’importance de la coopération internationale en matière d’innovation et encourage les partenariats d’innovation internationaux profitables à tous avec des pays et des régions qui offrent une ouverture réciproque à l’esprit d’entreprise et à l’investissement, par exemple avec des parties prenantes aux États-Unis (Silicon Valley) et en Afrique (programme d’innovation UA-UE).

La dimension internationale du nouveau programme européen d’innovation 57 contribue à encourager, à attirer et à retenir les talents du monde entier et à associer des partenaires internationaux majeurs à la mise en œuvre d’initiatives pertinentes. Cela implique de mettre en place un cadre amélioré pour attirer les entrepreneurs étrangers, avec un traitement plus favorable des fonds propres, des procédures de cotation en bourse simplifiées, davantage de capitaux mis à disposition par les investisseurs institutionnels et plus de possibilités pour les femmes dans le capital-risque.

Le rayonnement mondial de l’UE en matière d’innovation est renforcé par les activités de l’Institut européen d’innovation et de technologie (EIT), qui a récemment mis à jour son cadre stratégique 58 pour l’aligner sur la communication relative à l’approche mondiale de la R&I. Parallèlement, le Conseil européen de l’innovation (CEI) promeut son programme de foires commerciales à l’étranger, qui aide les bénéficiaires du CEI à mettre en avant leur stratégie de commercialisation sur les marchés étrangers et à tirer parti des débouchés commerciaux lors des foires internationales les plus prisées.

5.Moduler la coopération avec les pays et régions prioritaires

Plus de 20 % des sujets couverts par le programme Horizon Europe ont été axés spécifiquement sur la coopération internationale, favorisant ainsi les synergies avec d’autres programmes de l’UE, en particulier l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (IVCDCI).

En raison des conséquences de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, la Commission s’est concentrée sur les mesures de soutien spécifiques en faveur de l’Ukraine. Elle a facilité la participation du pays aux programmes Horizon Europe et Euratom, notamment en établissant un bureau Horizon Europe à Kiev. L’accord de coopération scientifique et technologique entre l’UE et l’Ukraine a été renouvelé en 2022 pour une période de cinq ans, avec effet rétroactif au 8 novembre 2019.

Pour la première fois, tous les partenaires des Balkans occidentaux sont désormais associés à Horizon Europe. Les relations se concentrent sur la mise en œuvre du programme pour les Balkans occidentaux en matière d’innovation, de recherche, d’éducation, de culture, de jeunesse et de sport 59 .

Selon les discussions en cours sur la feuille de route commune UE-Chine pour la coopération en matière de science, de technologie et d’innovation, l’UE et la Chine coopéreront sur deux initiatives phares de recherche dans des domaines d’intérêt mutuel, tout en adoptant une approche restreinte en ce qui concerne les actions liées à l’innovation.

L’UE a élaboré conjointement avec l’Union africaine (UA) un projet de programme de recherche et d’innovation commun de l’UA et de l’UE et a approuvé la déclaration ministérielle de l’Union pour la Méditerranée. Elle a également lancé une «initiative pour l’Afrique» et une «initiative pour la Méditerranée» dans le cadre d’Horizon Europe, chacune dotée d’un investissement total d’environ 300 millions d’euros.

L’UE a renforcé les relations bilatérales avec les États-Unis par l’intermédiaire du Conseil du commerce et des technologies UE-États-Unis; avec le Canada, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, notamment par des négociations sur l’association à Horizon Europe; avec le Japon, notamment dans le cadre de la présidence du G7 assurée par le pays en 2023; ainsi qu’avec l’Inde, avec le lancement du Conseil du commerce et des technologies UE-Inde.

La Commission a poursuivi la mise en œuvre de la feuille de route stratégique UE-CELAC 60 pour la science, la technologie et l’innovation pour la période 2021-2023 et examinera les perspectives de coopération future au cours du second semestre de 2023. L’UE a également approuvé un plan d’action pour la mise en œuvre du partenariat stratégique UE-ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est) au cours de la période 2023-2027 et s’est engagée à promouvoir la coopération dans la région indo-pacifique, notamment avec l’Australie, la République de Corée, la Nouvelle-Zélande et Singapour.

5.1.Renforcer la coopération avec les pays industrialisés non membres de l’UE et les économies émergentes

La coopération avec les États-Unis a été renforcée de façon significative, conformément à l’ambition énoncée dans la communication sur l’approche mondiale de la R&I et la communication conjointe sur un nouveau programme UE-États-Unis pour un changement planétaire 61 . Le sommet UE-États-Unis tenu en juin 2021 a marqué le lancement officiel du Conseil du commerce et des technologies UE-États-Unis (CCT UE-États-Unis), qui a abouti à la définition de nouveaux axes de travail dans les domaines de la normalisation, de l’intelligence artificielle et quantique et de la recherche sur le climat et les technologies propres. Des travaux sur l’électromobilité et l’interopérabilité avec les réseaux intelligents menés dans le cadre du groupe de travail CCT UE-États-Unis sur le climat et les technologies propres ont permis d’élaborer des recommandations sur les infrastructures de recharge publiques à des fins d'électromobilité.

Conformément à l’approche multidimensionnelle de la communication conjointe intitulée «Relations UE-Chine – Une vision stratégique» 62 , la Commission a intensifié ses efforts pour redéfinir la coopération en matière de R&I avec la Chine. Des discussions sont en cours pour élaborer une feuille de route commune sur l’avenir de la coopération UE-Chine dans les domaines de la science, de la technologie et de l’innovation, et définir un ensemble de conditions-cadres. Le champ de la coopération entre l’UE et la Chine en matière de R&I reflète le fait que la rivalité systémique s’est intensifiée et que les discussions relatives à la feuille de route ont produit des résultats positifs en ce qui concerne les conditions-cadres liées à la recherche 63 , mais n’ont pas permis de progresser sur les conditions-cadres liées à l’innovation 64 . Par conséquent, dans le cadre du programme de travail 2023-2024 d’Horizon Europe, la coopération UE-Chine en matière de R&I se poursuit par l’intermédiaire de deux initiatives phares de recherche, l’une sur l’alimentation, l’agriculture et la biotechnologie, et l’autre sur le changement climatique et la biodiversité. Cependant, compte tenu des vives préoccupations concernant l’utilisation de la propriété intellectuelle créée dans le cadre d’Horizon Europe, l’article 22, paragraphe 6, du règlement Horizon Europe a été appliqué pour empêcher la participation d’entités chinoises à des actions d’innovation 65 .

Avec le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, la coopération s’est poursuivie dans des domaines considérés comme prioritaires par chaque partie, tels que la santé et les transitions écologique et numérique. Conformément à la stratégie de l’UE pour la coopération dans la région indo-pacifique, la Commission a établi des partenariats numériques internationaux 66 avec le Japon, la République de Corée et Singapour. La coopération avec l’Inde a pris de l’ampleur avec le lancement du Conseil du commerce et des technologies UE-Inde 67 , dont les activités seront axées sur les technologies numériques et les technologies énergétiques propres, ainsi que sur le commerce et les chaînes de valeur résilientes. L’Inde a également accepté de mettre en place un mécanisme de cofinancement pour des sujets spécifiques du programme de travail 2023-2024 d’Horizon Europe.

La coopération UE-Brésil en matière de R&I a été marquée par le renouvellement de l’accord scientifique et technologique bilatéral pour une période de cinq ans ainsi que par la signature d’un arrangement administratif avec trois agences brésiliennes de financement de la recherche en vue d’établir un mécanisme de cofinancement pour les entités brésiliennes participant au programme Horizon Europe. La coopération bilatérale UE-Mexique a permis de lancer l’initiative «Puerta Horizonte Europa-Mexico» afin de soutenir et de cofinancer la participation d’entités mexicaines à Horizon Europe, et un arrangement administratif relatif au programme Copernicus devrait être signé avec l’Argentine en 2023. L’accord bilatéral de coopération scientifique et technologique entre l’UE et le Chili a été renouvelé par tacite reconduction jusqu’en 2027.

5.2.Intégration de la coopération dans les pays du voisinage européen

La mise en œuvre du programme pour les Balkans occidentaux en matière d’innovation, de recherche, d’éducation, de culture, de jeunesse et de sport a bien progressé. Ce programme vise à promouvoir l’excellence scientifique et à réformer les systèmes éducatifs de la région, permettant ainsi de créer des débouchés pour les jeunes et de prévenir l’exode des cerveaux. Pour la première fois, tous les partenaires des Balkans occidentaux sont associés à Horizon Europe.

Lors de la première conférence ministérielle de l’Union pour la Méditerranée sur la R&I, trois feuilles de route pour la recherche et l’innovation relatives à la santé, au changement climatique et aux énergies renouvelables ont été approuvées 68 . Le programme de travail 2023-2024 d’Horizon Europe a lancé une «initiative méditerranéenne» axée sur le changement climatique et les énergies renouvelables et encourageant la participation d’entités établies dans les pays du sud de la Méditerranée. La coopération en matière de R&I se poursuit par l’intermédiaire du volet «Phare de la Méditerranée» de la mission Horizon Europe «Restaurer notre océan et notre milieu aquatique d’ici à 2030», de l’initiative BlueMed, du partenariat pour une économie bleue durable et du partenariat en matière de recherche et d’innovation dans la zone méditerranéenne (PRIMA) 69 .

Compte tenu de la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine, la coopération régionale en matière de R&I dans le cadre du partenariat oriental s’est avérée plus importante que jamais pour promouvoir dans la région les valeurs et les principes de la R&I. Le volet sur la R&I du partenariat oriental vise à renforcer les capacités d’innovation des pays partenaires en les intégrant davantage dans les systèmes de R&I de l’UE, compte tenu de la perspective d’adhésion à l’UE de la Géorgie, de la Moldavie et de l’Ukraine.

La coopération en matière de R&I se poursuit avec la Suisse et le Royaume-Uni. Pour ce dernier, les possibilités de coopération seraient renforcées une fois son processus d’association à Horizon Europe achevé.

5.3.Approfondir les partenariats de l’UE avec l’Afrique, l’Amérique latine et les Caraïbes, et l’Asie du Sud-Est

La Commission a tenu son engagement de renforcer le soutien à la coopération en matière de R&I avec l’Afrique, en élaborant un projet de programme d’innovation commun de l’UA et de l’UE avec la Commission de l’Union africaine et ses États membres. Ce programme a été reconnu dans la déclaration finale du 6e sommet UE-UA des chefs d’État ou de gouvernement tenu en février 2022, a fait l’objet d’un dialogue entre les parties prenantes en novembre 2022 et a été approuvé lors d’une réunion des hauts fonctionnaires le 4 mai 2023. Après le succès de l’«initiative pour l’Afrique» dans le cadre du programme de travail 2021-2022 d’Horizon Europe, la Commission a adopté l’«initiative pour l’Afrique II» pour la période 2023-2024 dudit programme 70 . En outre, la Commission a lancé la plateforme de connaissances sur l’Afrique 71 , un portail présentant des données et des informations sur le développement social, économique et environnemental de l’Afrique afin de soutenir l’analyse intégrée pour l’élaboration des politiques.

Le paquet d’investissement «Global Gateway» Afrique-Europe, annoncé lors du 6e sommet UE-UA mentionné ci-dessus, soutient le programme d’innovation de l’UA et de l’UE, les centres d’excellence régionaux sur la transition écologique en Afrique subsaharienne, les technologies d’observation de la Terre et les technologies spatiales, ainsi que les investissements dans l’éducation et la connectivité numérique 72 . Des initiatives phares alignées sur les priorités de l’IVCDCI 73 sont en cours d’élaboration, telles que le programme phare sur les données UE-UA, le pont d’innovation numérique entre l’Afrique et l’Europe, le projet «EurAfrica Gateway Cable» pour connecter les côtes africaines, et le futur réseau de câbles à fibres optiques pour améliorer les infrastructures numériques régionales en Afrique occidentale, en Afrique orientale et en Afrique australe. Il existe d’autres exemples, comme les initiatives de l’Équipe Europe sur la fabrication de médicaments et de vaccins, et l’accès à ces derniers ainsi qu’aux technologies de la santé; sur les droits et la santé en matière de sexualité et de procréation en Afrique subsaharienne; sur la sécurité sanitaire (principe «Une seule santé»); sur le système de santé numérique et sur les instituts de santé publique.

Pour la Communauté des États latino-américains et des Caraïbes (CELAC), l’accent a été mis sur la mise en œuvre de la feuille de route stratégique UE-CELAC pour la science, la technologie et l’innovation pour la période 2021-2023 74 . Le sommet UE-CELAC des chefs d’État ou de gouvernement, qui sera le premier à être organisé en huit ans, aura lieu les 17 et 18 juillet 2023. Il sera suivi d’une réunion des hauts fonctionnaires de l'initiative conjointe UE-CELAC pour la recherche et l’innovation au second semestre 2023, ouvrant la voie à une réunion ministérielle sur la recherche et l'innovation.

La déclaration conjointe des dirigeants 75 publiée à l’issue du sommet commémoratif UE-ASEAN le 14 décembre 2022 a appelé à approfondir la collaboration dans les domaines de l’éducation, de la science, de la technologie et de l’innovation. Les dirigeants y ont également approuvé le plan d’action 2023-2027 pour la mise en œuvre du partenariat stratégique UE-ASEAN 76 , qui met l’accent sur les technologies vertes, l’espace et les zones marines en tant que priorités de la coopération en matière de R&I. L’UE a annoncé le lancement d’un programme d’investissement de 10 milliards d’euros dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie «Global Gateway» dans la région de l’ASEAN par l’intermédiaire de l’Équipe Europe, contribuant ainsi aux objectifs européens dans la région indo-pacifique.

5.4.Conséquences de la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine

La guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine constitue une violation du droit international et compromet la sécurité et la stabilité tant au niveau européen qu’au niveau mondial. L’UE a décidé de mettre un terme à la coopération en matière de R&I avec les entités russes. La participation des entités publiques russes à des projets en cours ou à venir a été interrompue 77 . Les sanctions et les mesures excluent de la participation au programme, à quelque titre que ce soit, toutes les entités juridiques établies en Russie, en Biélorussie ou dans des territoires ukrainiens non contrôlés par le gouvernement. Néanmoins, les personnes physiques établies sur ces territoires peuvent continuer à participer aux actions Marie Skłodowska-Curie, ce qui permet de maintenir les contacts interpersonnels avec la communauté scientifique russe et biélorusse. Dans ce contexte, la situation des scientifiques russes et biélorusses en difficulté parce qu’ils s’opposent à la guerre ou au régime est reconnue, conformément au communiqué publié par les ministres de la science du G7 en juin 2022 78 .

La Commission s’est concentrée sur la mise en place de mesures de soutien spécifiques en faveur de l’Ukraine 79 et a facilité la participation du pays aux programmes Horizon Europe et Euratom. Un programme de bourses spécifique, baptisé MSCA4Ukraine, aide les chercheurs ukrainiens déplacés à poursuivre leurs activités de recherche dans l’UE. L’accord de coopération scientifique et technologique entre l’UE et l’Ukraine a été renouvelé en 2022 pour une période de cinq ans, avec effet rétroactif au 8 novembre 2019. Compte tenu de l’évolution du contexte politique, la Commission continuera à assurer la coordination avec les États membres et à promouvoir le rôle de la R&I dans les cadres politiques et opérationnels liés au redressement et à la reconstruction de l’Ukraine, ainsi que l’ont également souligné les ministres des sciences et de la technologie du G7 dans leur communiqué de mai 2023 80 .

6.Conclusions

Ce premier rapport bisannuel sur la mise en œuvre de l’approche mondiale de la recherche et de l’innovation montre que l’UE a accompli des progrès importants en ce qui concerne la réalisation des actions recensées dans la communication sur l’approche mondiale et le renforcement de la position de l’Europe dans le monde. L’UE a préservé l’ouverture dans la coopération internationale en matière de R&I et a encouragé un dialogue multilatéral sur les valeurs et les principes. Elle a mis en œuvre avec succès les nouvelles dispositions pour l’association de pays tiers au programme Horizon Europe. L’UE a fixé des engagements conjoints avec des partenaires internationaux, contribuant ainsi à façonner la gouvernance mondiale. Elle a œuvré de manière résolue à la préservation de ses actifs stratégiques, de ses intérêts, de son autonomie et de sa sécurité, tout en renforçant son autonomie stratégique ouverte. L’UE s’est servie de son rôle moteur dans la promotion de la coopération multilatérale en matière de R&I pour produire des solutions scientifiques destinées à favoriser les transitions écologique et numérique équitables, la sécurité sanitaire, ainsi que la préparation et la réaction aux crises, tout en mettant en place des partenariats internationaux pour réduire les dépendances stratégiques dans des domaines technologiques et des chaînes de valeur clés. Elle a établi des partenariats d’innovation internationaux avec des pays et des régions qui offrent une ouverture réciproque à l’esprit d’entreprise et à l’investissement.

Dans un contexte géopolitique complexe en perpétuelle mutation, qui est exacerbé par la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine, l’approche mondiale de la R&I a prouvé son efficacité et sa pertinence, et reste le cadre stratégique approprié pour la coopération internationale en la matière. La science et la technologie jouent un rôle de plus en plus important dans la politique étrangère. Il faudra chercher à créer davantage de synergies avec l’action extérieure de l’UE, en particulier avec la stratégie «Global Gateway». En outre, une réflexion plus approfondie sur la manière de promouvoir la diplomatie scientifique en Europe doit être envisagée. Enfin, la Commission continuera à suivre la mise en œuvre de la communication sur l’approche mondiale de la R&I et en rendra compte au Conseil et au Parlement européen dans le deuxième rapport bisannuel attendu en 2025.

(1)

COM(2023) 62 final.

(2)

COM(2021) 252 final.

(3)

Conclusions du Conseil relatives à l’approche mondiale de la recherche et de l’innovation, 28 septembre 2021, document 12301/21.

(4)

Résolution du 6 avril 2022 sur l’approche mondiale de la recherche et de l’innovation, 2021/3001(RSP).

(5)

Communication conjointe au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen, au Comité des régions et à la Banque européenne d’investissement relative à la stratégie «Global Gateway», JOIN(2021) 30 final.

(6)

Voir point 34 des conclusions du Conseil relatives à l’approche mondiale de la recherche et de l’innovation.

(7)

Conclusions du Conseil du 28 septembre 2021 sur l’approche mondiale de la recherche et de l’innovation, document 12301/21; conclusions du Conseil du 26 novembre 2021 sur la future gouvernance de l’espace européen de la recherche (EER), document 14308/21; et conclusions du Conseil du 10 juin 2022 sur les principes et les valeurs de la coopération internationale en matière de recherche et d’innovation, document 10125/22.

(8)

Organisée dans le cadre de la présidence française du Conseil de l’Union européenne, la conférence de Marseille sur l’approche mondiale de la recherche et de l’innovation a eu lieu le 8 mars 2022. Elle s’est traduite par l’adoption de la déclaration de Marseille relative à la coopération internationale en matière de recherche et d’innovation (R&I) .

(9)

Il s’agit des États membres de l’UE, des pays associés au programme Horizon Europe et des pays ayant conclu un accord de coopération scientifique et technologique avec l’UE.

(10)

Ces valeurs et principes sont énoncés dans les conclusions du Conseil du 10 juin 2022, document 10125/22. Les ateliers sont conçus et organisés conjointement avec les États membres et/ou les partenaires internationaux et les organisations représentant les acteurs concernés, en étroite collaboration avec le sous-groupe du forum de l’espace européen de la recherche (EER) sur l’approche mondiale de la R&I.

(11)

Recommandation (UE) 2021/2122 du Conseil du 26 novembre 2021 sur un pacte pour la recherche et l’innovation en Europe.

(12)

Pour de plus amples informations, voir: Inspireurope+ .

(13)

La diplomatie scientifique désigne ici l’utilisation directe ou indirecte de la science, des données scientifiques et de la coopération scientifique en vue d’atteindre des objectifs diplomatiques. Ce terme englobe la science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques, ainsi que les sciences sociales et humaines.

(14)

Tools for an EU Science Diplomacy (outils pour une diplomatie scientifique de l’UE), Office des publications de l’Union européenne, Luxembourg, 2017.

(15)

Utiliser la diplomatie scientifique pour relever les défis géopolitiques dans un monde fragmenté et multipolaire; rendre la diplomatie européenne plus stratégique, plus efficace et plus résiliente grâce aux données scientifiques et à la prospective scientifique; renforcer la diplomatie scientifique dans les délégations de l’UE et les ambassades des États membres et favoriser la sensibilisation à la diplomatie scientifique mondiale; renforcer les capacités de la diplomatie scientifique européenne.

(16)

Commission européenne, analyse d’impact accompagnant la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil portant établissement du programme-cadre pour la recherche et l’innovation «Horizon Europe» et définissant ses règles de participation et de diffusion, SWD(2018) 307.

(17)

Les actions Marie Skłodowska-Curie représentent environ 50 % des participations d’organisations de pays tiers au programme Horizon Europe. Pour de nombreux pays, plus de 50 % des participations aux projets menés dans le cadre d’Horizon Europe ont lieu par l’intermédiaire de ces actions: États-Unis (77,5 %); Argentine (76,5 %); Indonésie, Singapour et Nouvelle-Zélande (75 %); Japon (66,7 %); Australie (62,2 %); Chili (57,1 %); Canada (54,1 %).

(18)

Ce chiffre provient des premières données d’Horizon Europe. En outre, la Commission a lancé une action spécifique visant à promouvoir la coopération internationale dans le cadre des AMSC ( MSCAdvocacy ), qui évalue par exemple les conditions-cadres de la coopération en matière de formation et de mobilité des chercheurs avec les pays ayant conclu un accord bilatéral de coopération scientifique et technologique avec l’UE.

(19)

Voir article 8 du règlement (UE) 2021/695 du Parlement européen et du Conseil du 28 avril 2021 portant établissement du programme-cadre pour la recherche et l’innovation «Horizon Europe» et définissant ses règles de participation et de diffusion, et abrogeant les règlements (UE) nº 1290/2013 et (UE) nº 1291/2013.

(20)

Voir: Open access to JRC Research Infrastructures (accès ouvert aux infrastructures de recherche du JRC) (europa.eu)

(21)

GSO – Groupe de hauts fonctionnaires sur les infrastructures de recherche mondiales (gsogri.org)

(22)

Déclaration de Brno visant à favoriser la mise en place d’un écosystème mondial d’infrastructures de recherche (icri2022.cz)

(23)

Il est fait référence aux pays tiers remplissant les critères définis à l’article 16, paragraphe 1, point d), du règlement (UE) 2021/695 du 28 avril 2021 portant établissement du programme Horizon Europe.

* Cette désignation est sans préjudice des positions sur le statut et est conforme à la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies ainsi qu’à l’avis de la CIJ sur la déclaration d’indépendance du Kosovo.

(24)

L’Ukraine est également associée au programme Euratom de recherche et de formation.

(25)

Règlement (UE) 2021/695 du 28 avril 2021 portant établissement du programme Horizon Europe.

(26)

Recommandation (UE) 2023/498 de la Commission du 1er mars 2023 sur un code de bonnes pratiques en matière de normalisation dans l’espace européen de la recherche et recommandation (UE) 2023/499 du 1er mars 2023 relative à un code de bonnes pratiques de gestion des actifs intellectuels pour la valorisation des connaissances dans l’espace européen de la recherche.

(27)

Voir notamment: EU research and innovation and the invasion of Ukraine: Main channels of impact (recherche et innovation dans l’UE et invasion de l’Ukraine: principales incidences) (europa.eu)

(28)

Crespi, F., Caravella, S., Menghini, M., et Salvatori, C. (2021). «European Technological Sovereignty: An emerging framework for policy strategy.» Intereconomics, 56(6), p. 348-354.

(29)

Edler, J., Blind, K., et Frietsch, R. (2020). «Technological Sovereignty: From Demand to Concept.» Disponible à l’adresse: https://www.isi.fraunhofer.de/en/presse/2020/presseinfo-11-Technologiesouveraenitaet.html

(30)

En outre, l’entreprise commune pour le calcul à haute performance européen (EuroHPC) a eu recours à l’article 22, paragraphe 5, dans le cadre d’une action figurant dans son programme de travail 2023, d’une action figurant dans son programme de travail 2022 et de deux actions figurant dans son programme de travail 2021.

(31)

Commission européenne, Tackling R&I foreign interference (lutter contre les ingérences étrangères dans la R&I), 14 janvier 2022. Cette question est également prise en considération dans les travaux du réseau européen de connaissances sur la Chine.

(32)

Groupe de travail du G7 sur la sécurité et l’intégrité de l’écosystème de recherche mondial, Valeurs et principes communs en matière de sécurité et d’intégrité de la recherche, juin 2022.

(33)

Recommandation (UE) 2022/2415 du Conseil du 2 décembre 2022 sur les principes directeurs pour la valorisation des connaissances.

(34)

Par exemple, la collaboration internationale sur les normes Eurocodes pour l’ingénierie des structures permet d’améliorer la capacité de réglementation et la qualité des infrastructures.

(35)

Communication conjointe au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen, au Comité des régions et à la Banque européenne d’investissement relative à la stratégie «Global Gateway», JOIN(2021) 30 final.

(36)

Communication conjointe au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions, intitulée «Fixer le cap vers une planète bleue durable – Communication conjointe relative au programme de l’UE de gouvernance internationale des océans» [JOIN(2022) 28 final].

(37)

SKM_80822071310280 (allatlantic2022.com)

(38)

Mission Innovation est une initiative internationale majeure qui regroupe les pays contribuant à hauteur de 90 % au financement public de l’innovation dans le domaine de l’énergie.

(39)

La Commission soutiendra également la mise en place d’un service d’appui en matière de connaissances mondiales.

(40)

Lors de la 5e Assemblée des Nations unies pour l’environnement, une résolution historique ouvrant la voie à un accord mondial juridiquement contraignant sur la pollution par les plastiques a été adoptée.

(41)

Nouveau Bauhaus européen: esthétique, durable, ouvert à tous (europa.eu)

(42)

Règlement (UE) 2021/2085 du Conseil du 19 novembre 2021 établissant les entreprises communes dans le cadre d’Horizon Europe et abrogeant les règlements (CE) nº 219/2007, (UE) nº 557/2014, (UE) nº 558/2014, (UE) nº 559/2014, (UE) nº 560/2014, (UE) nº 561/2014 et (UE) nº 642/2014 (JO L 427 du 30.11.2021, p. 17).

(43)

Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions intitulée «Une boussole numérique pour 2030: l’Europe balise la décennie numérique», COM(2021) 118 final.

(44)

Cagnin, C., Muench, S., Scapolo, F., Störmer, E., Vesnic-Alujevic, L., Shaping and securing the EU’s open strategic autonomy by 2040 and beyond (Façonner et garantir l’autonomie stratégique ouverte de l’UE d’ici 2040 et au-delà), Office des publications de l’Union européenne, Luxembourg, 2021.

(45)

Les initiatives de l’Équipe Europe combinent les ressources de l’UE, de ses États membres, des institutions financières et du secteur privé.

(46)

L’expansion du programme BELLA (Building the Europe Links with Latin America, forger les liens de l’Europe avec l’Amérique latine) ou les centres Copernicus dans les pays d’Amérique latine et aux Philippines en sont de parfaites illustrations.

(47)

https://d4dhub.eu/fr

(48)

Conclusions du Conseil sur la diplomatie numérique de l’UE, document 11406/22.

(49)

Par exemple: G7, G20, OCDE, Union internationale des télécommunications, Organisation internationale de normalisation, Commission électrotechnique internationale, Institut de l’ingénierie électrique et électronique.

(50)

https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_22_7153

(51)

https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_22_7154

(52)

https://www.who.int/publications/m/item/act-accelerator-outcomes-report--2020-22

(53)

Notamment: le réseau informel des dirigeants d’organisations internationales de recherche dans le domaine de la santé; la Collaboration mondiale en matière de recherche pour la préparation aux maladies infectieuses; l’Alliance mondiale contre les maladies chroniques; le Consortium international dédié à la recherche sur les maladies rares; et le Consortium international pour la médecine personnalisée. La Commission a également soutenu l’initiative de veille épidémiologique à sources ouvertes (Epidemic Intelligence from Open Sources, EIOS).

(54)

Cela comprend: l’initiative de programmation conjointe sur la résistance aux antimicrobiens ainsi qu’un nouveau partenariat européen pour combattre la résistance aux antimicrobiens; l’initiative de programmation conjointe sur les maladies neurodégénératives; le programme européen conjoint sur les maladies rares ainsi qu’un nouveau partenariat européen pour lutter contre les maladies rares.

(55)

Le projet PerMed UE-Afrique a pour objectif de tisser des liens entre l’Europe et l’Afrique dans le domaine de la médecine personnalisée.

(56)

https://www.globalhealth-edctp3.eu/

(57)

Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions intitulée «Un nouveau programme européen d’innovation», COM(2022) 332 final.

(58)

20190605-gb57-17-strategic_framework_for_eit_community_global_outreach_activities.pdf (europa.eu)

(59)

L’UE et les Balkans occidentaux lancent une stratégie commune pour renforcer la coopération en matière d’innovation, de recherche, d’éducation, de culture, de jeunesse et de sport (europa.eu)

(60)

Communauté des États latino-américains et des Caraïbes.

(61)

Communication conjointe au Parlement européen, au Conseil européen et au Conseil intitulée «Un nouveau programme UE-États-Unis pour un changement planétaire», JOIN(2020) 22 final.

(62)

Communication conjointe au Parlement européen, au Conseil européen et au Conseil intitulée «Relations UE-Chine – Une vision stratégique», JOIN(2019) 5 final.

(63)

Celles-ci concernent la science ouverte, l’éthique et l’intégrité de la recherche, la mobilité des chercheurs, et l’égalité entre les hommes et les femmes dans la R&I.

(64)

Celles-ci concernent les droits de propriété intellectuelle, la recherche prénormative, l’évaluation de la conformité et la normalisation, l’accès aux marchés publics, et les cadres réglementaires équitables et transparents.

(65)

Les actions d’innovation sont des actions caractérisées par un haut niveau de développement technologique et plus proches du marché.

(66)

Principaux domaines couverts par chaque partenariat: résilience de la chaîne d’approvisionnement des semi-conducteurs; 5G/6G; cybersécurité; réglementation sur les plateformes, les données et l’intelligence artificielle; commerce numérique; identité numérique et signatures numériques; réduction du déficit de compétences numériques et inclusion numérique.

(67)

UE-Inde: nouveau Conseil du commerce et des technologies (europa.eu)

(68)

UfM-Ministerial-Declaration-RI-EN-270622.pdf (ufmsecretariat.org)

(69)

Voir respectivement: http://www.bluemed-initiative.eu/ , https://bluepartnership.eu/ et PRIMA: partenariat en matière de recherche et d’innovation dans la zone méditerranéenne (prima-med.org)

(70)

Par exemple, la Commission a poursuivi le développement du partenariat conjoint à long terme UE-Union africaine pour la recherche et l’innovation dans le domaine des énergies renouvelables et l’a étendu à l’hydrogène renouvelable.

(71)

Africa Knowledge Platform (plateforme de connaissances sur l’Afrique) (europa.eu)

(72)

La connectivité numérique vise à relier l’Europe et l’Afrique par des câbles sous-marins, les régions du continent africain par des réseaux de câbles à fibres optiques et les régions non desservies par des communications par satellite, et à soutenir les écosystèmes d’innovation numérique dans la région.

(73)

Règlement (UE) 2021/947 du Parlement européen et du Conseil du 9 juin 2021 établissant l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale – Europe dans le monde.

(74)

Feuille de route stratégique UE-CELAC 2021-2023

(75)

Déclaration conjointe des dirigeants (europa.eu)

(76)

Plan d’action 2023-2027 pour la mise en œuvre du partenariat stratégique UE-ASEAN (europa.eu)

(77)

117 participations d’entités russes (publiques ou liées au secteur public) ont été interrompues, principalement en vertu du cinquième train de sanctions adopté par l’UE [voir article 5 terdecies du règlement (UE) nº 833/2014 du Conseil du 31 juillet 2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine (JO L 229 du 31.7.2014, p. 1)]. Cet article prévoit quelques exceptions, par exemple dans le domaine de la coopération spatiale et nucléaire. 37 participations d’entités biélorusses au programme Horizon Europe ont été interrompues en 2022, en vertu du règlement (UE) 2021/1986 du Conseil du 15 novembre 2021 modifiant le règlement (CE) nº 765/2006 concernant des mesures restrictives à l’encontre de la Biélorussie .

(78)

Déclaration des ministres de la science du G7_20220613 (bundesregierung.de)

(79)

Le portail ERA4Ukraine présente un aperçu de toutes les actions mises en place aux niveaux européen et national, notamment MSCA4Ukraine , les offres d’emploi du Conseil européen de la recherche (CER) et le programme de bourses du Centre commun de recherche (JRC) et de l’Institut universitaire européen (IUE) .

(80)

https://www8.cao.go.jp/cstp/kokusaiteki/g7_2023/230513_g7_communique.pdf

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