LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen52023DC0458
Acte préparatoire52023DC0458

Acte préparatoire — 52023DC0458

CELEX52023DC0458
TypeActe préparatoire
Datejeudi 27 juillet 2023

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 27.7.2023

COM(2023) 458 final

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL

Réexamen des adaptations sectorielles au Liechtenstein


1.Introduction

L’article 5, paragraphe 2, du protocole nº 15 de l’accord sur l’Espace économique européen (accord EEE) concernant les périodes transitoires pour l’instauration de la libre circulation des personnes 1 disposait que le Liechtenstein pouvait maintenir en vigueur jusqu’au 1er janvier 1998 vis-à-vis des citoyens des États membres de l’Union ainsi que des ressortissants des autres États de l’Association européenne de libre-échange (AELE) ses restrictions quantitatives concernant les nouveaux résidents, qui seraient réduites progressivement. La décision n° 1/95 du Conseil de l’EEE 2 du 10 mars 1995 relative à l’entrée en vigueur de l’accord sur l’Espace économique européen pour la Principauté de Liechtenstein comportait une déclaration du Conseil de l’EEE relative à la libre circulation des personnes. Dans cette déclaration, il est précisé qu’un réexamen doit être effectué à la fin de la période transitoire prévue dans le protocole nº 15 de l’accord EEE, en tenant compte de la situation géographique particulière du Liechtenstein.

Après l’expiration du protocole nº 15 de l’accord EEE relatif à la libre circulation des personnes, le Liechtenstein et l’Union européenne ont convenu un arrangement spécifique en 1999. Cet arrangement, connu sous le nom d’«adaptations sectorielles», a été énoncé initialement dans la décision du Comité mixte de l’EEE nº 191/1999 3 , avant d’être intégré dans les annexes V (Libre circulation des travailleurs) et VIII (Droit d’établissement) de l’accord EEE. Dans le cadre des adaptations sectorielles, la libre circulation des travailleurs s’applique au Liechtenstein. Toutefois, les citoyens de l’UE et les ressortissants des autres États de l’EEE qui souhaitent élire résidence au Liechtenstein doivent obtenir une autorisation de séjour. Les adaptations sectorielles établissent un nombre minimal d’autorisations de séjour à délivrer à des citoyens de l’UE et à des ressortissants des autres États de l’EEE chaque année, ce qui représente une augmentation annuelle nette du nombre de ces citoyens ou ressortissants de 1,75 % (pour les personnes exerçant une activité économique) et de 0,5 % 4 (pour les personnes économiquement inactives) par rapport à 1998. Le fait d’obtenir une autorisation de séjour ne constitue toutefois pas une condition préalable pour travailler au Liechtenstein.

Lors de l’élargissement de l’Union européenne de 2004, ces arrangements qui, à l’origine, avaient été passés pour une période de cinq ans ont été prorogés, sous réserve de l’obligation de les réexaminer tous les cinq ans. Après un premier réexamen, en 2009, un deuxième a été entrepris en 2014. Après les deux premiers réexamens, les arrangements spécifiques sont demeurés inchangés. Le troisième réexamen (pour la période 2014-2018) devait avoir lieu en 2019, mais a été retardé.

La présente communication constitue le troisième réexamen et aborde la question de savoir s’il convient de continuer à appliquer ces restrictions au nombre d’autorisations de séjour délivrées par le Liechtenstein.

2. Les adaptations sectorielles dans la pratique

Le Liechtenstein publie des rapports annuels sur la manière d’appliquer les adaptations sectorielles. Il met ensuite ses rapports à la disposition de ses homologues de l’UE et de l’Autorité de surveillance AELE. Les informations ci-dessous sont tirées des rapports soumis par le Liechtenstein pour la période 2014-2018.

Sur la base des adaptations sectorielles, les autorités du Liechtenstein doivent être en mesure de délivrer au minimum 56 nouvelles autorisations de séjour et quelque 300 nouvelles autorisations de séjour de courte durée (n’excédant pas 12 mois) par an à des citoyens de l’UE et à des ressortissants des autres États de l’EEE exerçant une activité économique au Liechtenstein. Le Liechtenstein a satisfait à ses obligations de quota en ce qui concerne les nouvelles autorisations pour chacune des années indiquées (tableau 2 ci-dessous). Un quota annuel supplémentaire de 16 autorisations est réservé aux personnes qui n’exercent aucune activité économique et souhaitent élire résidence au Liechtenstein.

Aucune restriction n’empêche les membres de la famille d’un titulaire d’une autorisation de séjour de rejoindre leur conjoint/famille et d’élire résidence au Liechtenstein. Ces membres ont également le droit d’exercer une activité économique.

Tableau 1 : nombre de demandes émanant de personnes économiquement actives et économiquement inactives pour la période 2014-2018

Année

Nombre de demandes émanant de personnes économiquement actives

Nombre de demandes émanant de personnes économiquement inactives

2014

517

16

2015

488

44

2016

599

71

2017

657

94

2018

706

133

Tableau 2: nombre d’autorisations délivrées à de personnes économiquement actives et économiquement inactives pour la période 2014-2018

Année

Nombre d’autorisations délivrées à des personnes économiquement actives

Nombre d’autorisations délivrées à des personnes économiquement inactives

2014

70

17

2015

67

22

2016

58

16

2017

70

16

2018

69

17

3. Le réexamen de 2019

Le processus de réexamen actuel a débuté en 2019 et, en raison de retards, s’achève en 2023 en vue du lancement en temps utile du réexamen de 2024 pour la période 2019-2023.

Les chiffres fournis par le Liechtenstein pour la période 2014-2018 (voir tableau 1 ci-dessus) montrent une augmentation du nombre de demandes d’autorisations de séjour introduites par des personnes économiquement actives et une augmentation significative du nombre de demandes d’autorisations de séjour introduites par des personnes inactives. Le nombre de demandes est nettement plus élevé que le quota minimal d’autorisations à délivrer.

Lors des consultations entre la Commission européenne et le Liechtenstein relatives à une éventuelle modification des règles actuelles, le Liechtenstein a fait valoir que sa capacité d’absorption restait relativement limitée et n’avait pas évolué au cours de la période de référence. En conséquence, le Liechtenstein a estimé que les arrangements spécifiques le concernant ne devraient pas être modifiés et que le réexamen pour la période 2019-2023 devrait avoir lieu avant mai 2024.

Pendant le réexamen, comme précisé dans la décision nº 1/95 du Conseil de l’EEE, la Commission a dû tenir compte des circonstances décrites dans ladite décision, à savoir que a) le Liechtenstein dispose d’une très faible surface habitable à caractère rural et b) compte un pourcentage inhabituellement élevé de résidents et d’employés non ressortissants de la principauté et qu’il est d’un intérêt vital pour le Liechtenstein de conserver son identité nationale.

La première circonstance étant une constante, par rapport à la seconde, la Commission note qu’au cours de la période de référence 2014-2018, la population du Liechtenstein a augmenté de 1 014 personnes, passant de 37 366 à 38 380 personnes, ce qui représente une augmentation de 2,7 %. Au cours de la même période, le nombre de résidents non ressortissants de la principauté est passé de 6 451 début 2014 à 6 855 début 2018, soit une augmentation de 6,3 %. En 2018, sur ces 38 380 personnes, 34 % étaient des résidents non ressortissants 5 . Ces données montrent que la proportion de résidents non ressortissants au Liechtenstein est restée élevée tout au long de la période de référence.

Le groupe «AELE» du Conseil a été tenu informé de ces questions le 24 janvier 2023, puis le 7 février 2023. La poursuite du régime pour la période 2014-2018 n’a suscité aucune préoccupation chez les États membres.

4. Conclusions

Eu égard à ce qui précède, la Commission ne juge pas nécessaire de changer en quoi que ce soit les règles actuelles et considère que le régime des adaptations sectorielles peut rester en l’état pour l’instant. Néanmoins, la Commission note que la formule de calcul du quota annuel et la base de calcul sont restées inchangées au cours des 24 dernières années.

Compte tenu de l’objectif commun consistant à assurer la réalisation la plus complète possible de la libre circulation des personnes, tel qu’énoncé dans l’accord EEE, les parties pourraient examiner si une modification des adaptations sectorielles serait appropriée dans le cadre du quatrième réexamen des adaptations sectorielles prévu pour 2024.

(1) JO L 1 du 3.1.1994, p. 176.
(2) JO L 86 du 20.4.1995, p. 58.
(3) Décision du Comité mixte de l’EEE nº 191/1999 du 17 décembre 1999 modifiant les annexes VIII (Droit d’établissement) et V (Libre circulation des travailleurs) de l’accord EEE (JO L 74 du 15.3.2001, p. 29).
(4) Annexe VIII (Droit d’établissement):
«Titre II[…][…]Le nombre d’autorisations de séjour de courte durée disponibles aux fins de l’exercice d’une activité économique ne doit pas s’écarter de plus de 10 % de son niveau de 1997.Titre IIILes membres de la famille de ressortissants islandais, norvégiens et des États membres de l’Union européenne résidant légalement au Liechtenstein ont le droit d’obtenir une autorisation de séjour ayant la même validité que celle de la personne dont ils dépendent. Ils ont le droit d’exercer une activité économique; dans ce cas, ils sont comptabilisés dans le nombre d’autorisations de séjour délivrées aux personnes exerçant une activité économique.Titre IVUn quota annuel supplémentaire s’élevant à 0,5 % de la base visée au point II est réservé aux personnes qui souhaitent élire résidence [...]».
(5) Rapports annuels sur l’application de la décision nº 191/1999 du Comité mixte de l’EEE dans le domaine de la libre circulation des personnes au Liechtenstein (période 2014-2018)

Documents similaires

Acte préparatoire52024SC0184

Acte préparatoire — 52024SC0184

22/12/2023

Acte préparatoire52023M11377

Acte préparatoire — COM(2023) 11377

22/12/2023

Acte préparatoire52023M11359

Acte préparatoire — COM(2023) 11359

22/12/2023

Acte préparatoire52023BP0129R(01)

Acte préparatoire — 52023BP0129R(01)

22/12/2023

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →