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AccueilDroit européen52023IE0679
Initiative législative52023IE0679

Initiative législative — 52023IE0679

CELEX52023IE0679
TypeInitiative législative
Datejeudi 13 juillet 2023

Texte intégral

29.9.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 349/50


Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Aspects économiques d’un “pacte bleu pour l’Europe” — Les besoins d’investissement liés à l’eau dans l’UE»

(avis d’initiative)

(2023/C 349/09)

Rapporteur:

Florian MARIN

Décision de l’assemblée plénière

25.1.2023

Base juridique

Article 52, paragraphe 2, du règlement intérieur

Avis d’initiative

Compétence

Section «Union économique et monétaire et cohésion économique et sociale»

Adoption en section

27.6.2023

Adoption en session plénière

13.7.2023

Session plénière no

580

Résultat du vote

(pour/contre/abstentions)

181/6/5

1. Conclusions et recommandations

1.1.

Le CESE considère l’accès à une eau sûre, propre et de qualité comme un droit fondamental et estime qu’il est totalement inacceptable qu’au sein de l’Union européenne, certaines personnes n’aient toujours pas accès à l’eau.

1.2.

L’établissement d’une économie de l’eau dans l’Union devrait être inclusif, bien réglementé, transparent, hautement numérisé, résilient, durable, prévisible et sûr, en donnant la priorité aux citoyens et en produisant de la valeur ajoutée. Il est primordial que toutes les industries assument de manière équitable le coût sociétal de leur consommation d’eau.

1.3.

Le CESE invite instamment les institutions de l’Union à accorder au pacte bleu pour l’Europe la même importance et la même priorité qu’au pacte vert pour l’Europe, les deux étant pleinement complémentaires.

1.4.

Le futur cadre réglementaire de l’économie bleue de l’UE doit:

—

reposer sur le principe d’une économie du bien-être;

—

intégrer de manière transversale les conditionnalités sociales et la solidarité territoriale;

—

trouver un équilibre entre les préoccupations environnementales, sociales et économiques;

—

bénéficier de modèles de gouvernance transnationaux innovants qui encouragent le financement, réglementent la participation du secteur privé, améliorent la gestion des ressources en eau et stimulent la compétitivité de l’Union;

—

opter pour des modèles d’économie collaborative et des principes économiques partagés;

—

adopter un cadre institutionnel qui ne compromettra pas la compétitivité des activités économiques de l’Union sur le marché mondial;

—

offrir une plus grande transparence en ce qui concerne les initiatives en matière de durabilité.

1.5.

Le CESE appelle de ses vœux:

—

un changement dans le modèle économique actuel vers un modèle plus durable, qui taxe la surconsommation et qui soit pleinement conforme aux objectifs de développement durable (ODD);

—

une évaluation des prix de l’eau entre les États membres qui soit en conformité avec le principe du pollueur-payeur;

—

une adaptation des concepts économiques de base tels que les règles du marché, la viabilité économique ou la productivité pour tenir compte des valeurs multilatérales de l’eau.

—

une législation cohérente dans tous les États membres en ce qui concerne un mécanisme européen de stockage de l’eau pendant les périodes humides;

—

une stratégie à long terme pour accroître la résilience face à la raréfaction de l’eau;

—

l’extension de la responsabilité élargie des producteurs à la gestion des eaux résiduaires;

—

le traitement de la question de l’eau non facturée (1) en donnant la priorité à un entretien continu, à des initiatives visant à réduire considérablement les fuites d’eau et à la recherche de nouvelles technologies de détection des fuites;

—

une évaluation approfondie et immédiate des réseaux d’égouts souterrains dans tous les États membres, y compris la centralisation des données au niveau de l’Union;

—

l’adaptation des règles en matière d’aides d’État aux caractéristiques des investissements dans le secteur de l’eau;

—

des prix qui tiennent compte de la sécurité de l’approvisionnement en eau à long terme;

—

des investissements dans les conditions de travail, des emplois et une formation de qualité, ainsi que des activités spécifiques dans ce domaine, en ciblant en particulier la jeune génération.

1.6.

Reconnaissant que pour progresser vers des industries neutres pour le climat, il y a également lieu de tenir compte des émissions industrielles dans l’eau, des incidences négatives sur la santé humaine et des coûts sociaux qui en résultent pour la société, le CESE demande l’élaboration de normes spécifiques sur l’utilisation de l’eau dans différents secteurs économiques, tels que l’agriculture ou l’industrie. Cet objectif peut être atteint par la mise en place d’un groupe d’experts chargé de concevoir des lignes directrices sectorielles pour encadrer l’utilisation de l’eau.

1.7.

Le CESE propose que:

—

soient élaborés un pacte bleu pour l’Europe et un programme de l’Union au sujet de l’eau en étroite synergie avec le programme urbain pour l’UE (2), l’accord de Ljubljana (3) et la vision à long terme pour les zones rurales (4);

—

soit rationalisée la consommation de l’eau par la mise en œuvre des mesures suivantes:

—

une différenciation des prix entre d’une part la consommation à usage domestique et les services publics essentiels, et d’autre part la consommation à des fins productives;

—

un système de tarification qui décourage efficacement la consommation non durable tout en encourageant la consommation à des fins productives;

—

la détermination du prix comporte une exigence minimale en ce qui concerne l’eau gratuite afin de garantir le respect des droits de l’homme;

—

la transparence totale des coûts et du prix de l’eau à l’égard de toutes les parties prenantes soit assurée;

—

une planification publique soit prévue exclusivement au niveau des bassins hydrographiques (y compris les eaux souterraines) de manière à protéger l’intérêt général de l’Union et à veiller à ce que le débit écologique requis soit maintenu dans la masse d’eau d’origine;

—

soient adoptés et renforcés des cadres réglementaires relatifs aux contrats de concession de l’eau afin de gérer celle-ci à titre de bien public plutôt que de marchandise susceptible de faire l’objet d’opérations commerciales. Les prix pour la population devraient refléter le fait que l’eau est un bien public;

—

une attention et un financement spécifiques soient accordés aux projets transfrontaliers dans le domaine de l’eau;

—

un échange soit organisé entre les États membres en ce qui concerne les innovations importantes liées à l’eau et que l’expérimentation ascendante soit encouragée en tenant compte de la spécificité et de la complexité de l’eau.

1.8.

Le CESE estime que les fonds de l’Union sont essentiels à la transition durable de l’eau et demande que:

—

les États membres accordent une priorité élevée aux investissements dans le domaine de l’eau dans le cadre des réaffectations au sein des différents programmes;

—

une complémentarité accrue soit concrétisée entre les Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI) (5), la facilité pour la reprise et la résilience, InvestEU, Interreg Europe et d’autres fonds;

—

un appel spécifique à des propositions et des lignes directrices qui tiennent compte de la complexité et de la spécificité de l’eau soit lancé;

—

un programme opérationnel spécifique pour l’eau et les investissements territoriaux intégrés (ITI) pour l’économie bleue soit mis en place;

—

le secteur de l’eau soit reconnu comme une priorité stratégique au cours de la période de programmation 2028-2034 et, le cas échéant, qu’un programme opérationnel spécifique soit instauré pour l’eau;

—

un Fonds pour une transition bleue soit créé;

—

une assistance technique aux États membres soit assurée pour la mise en œuvre de projets dans le domaine de l’eau.

1.9.

Le CESE est d’avis qu’il est essentiel d’intégrer la résilience dans les critères d’évaluation des investissements liés à l’eau, car elle peut réduire les dépenses relatives à la reprise à la suite d’événements imprévisibles lorsqu’elle s’accompagne d’investissements optimaux dans des mesures de réduction des risques.

1.10.

Une coordination et une complémentarité efficaces devraient exister entre la Commission européenne, la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) en ce qui concerne le financement des investissements dans le secteur de l’eau, en plus des indicateurs de performance clés communs dans le cadre stratégique de l’UE.

2. Cadre d’action et stratégique

2.1.

L’établissement d’une économie de l’eau devrait être inclusif, bien réglementé et transparent, tout en tenant compte des nombreuses différences entre les régions et les collectivités. Il devrait également être hautement numérisé, résilient, durable, prévisible et sûr, en garantissant la complémentarité entre les secteurs et les acteurs industriels, en donnant la priorité aux personnes, en protégeant la vie et en produisant une valeur ajoutée grâce à une approche sur mesure dans un écosystème durable et équitable.

2.2.

Le CESE souligne qu’il importe de disposer de nouveaux points de vue en ce qui concerne les cadres d’action, les dispositions institutionnelles et la planification des investissements, y compris une plus grande transparence à propos des initiatives en matière de durabilité et la création de lignes directrices et de classifications précises pour les investissements durables et innovants. Étant donné que l’utilisation durable et la protection des ressources hydriques et marines constituent l’un des six objectifs environnementaux établis dans le règlement sur la taxinomie (6), un acte délégué spécifique pour une utilisation durable de l’eau est nécessaire (labels verts, restauration des écosystèmes). Le CESE souligne les valeurs communes de l’Union concernant les services d’intérêt économique général telles que définies à l’article 14 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) et énoncées dans le protocole no 26 sur les services d’intérêt général, annexé au traité sur l’Union européenne (TUE) et au TFUE (7).

2.3.

La spécificité de l’eau exige que l’économie de l’eau soit réglementée dans le plein respect de la dignité humaine et des droits de l’homme, en intégrant de manière transversale des conditionnalités sociales, l’équité et les besoins fondamentaux de l’homme et de la société. Le CESE plaide en faveur d’un système judiciaire adapté au secteur de l’eau, bâti en coopération avec les organisations internationales et assorti de procédures rapides pour traiter les litiges en la matière. Des structures de surveillance et des organes de gouvernance supranationaux et multisectoriels spécifiques devraient être mis en place pour assurer un contrôle plus efficace et approprié des entreprises du secteur de l’eau et de l’utilisation de l’eau en général. Le rôle du secteur public dans la gestion de l’eau devrait être renforcé, lorsque le marché n’est pas en mesure de garantir un accès équitable à l’eau pour tous.

2.4.

Le CESE conclut que des institutions spécifiques devraient être mises en place dans tous les États membres afin de veiller à ce que des décisions éclairées soient prises en ce qui concerne l’utilisation de l’eau et à ce que l’eau soit consommée de manière responsable et rationnelle. Pour que les citoyens puissent exercer pleinement un contrôle démocratique en la matière, il est nécessaire de s’assurer qu’ils connaissent le cycle et le coût de l’eau. Le Comité demande que le pacte bleu pour l’Europe bénéficie du même niveau d’importance et d’attention que le pacte vert pour l’Europe.

3. L’économie bleue

3.1.

Le CESE est d’avis que l’avenir de l’économie de l’eau devrait reposer sur le principe d’une économie du bien-être et demande que des concepts économiques fondamentaux tels que les règles du marché, la viabilité économique ou la productivité tiennent compte des différentes valeurs de l’eau. La compétitivité devrait être redéfinie de manière à produire de la prospérité, en tenant compte des besoins humains et d’un accès équitable à l’eau pour les personnes, les collectivités et les industries. Les aspects sociaux devraient être intégrés de manière transversale dans l’économie de l’eau.

3.2.

Il est manifestement nécessaire de changer de paradigme en matière de gouvernance afin de consolider l’économie de l’eau, notamment en trouvant un équilibre entre les préoccupations environnementales, sociales et économiques. Des modèles de gouvernance transnationaux innovants qui encouragent le financement, réglementent la participation éthique du secteur privé, améliorent la gestion des ressources en eau et stimulent la compétitivité de l’Union sont nécessaires.

3.3.

La pression exercée sur les modèles économiques de l’économie de l’eau est alimentée par les effets du changement climatique, des émissions de gaz à effet de serre, de l’urbanisation rapide, des migrations, de la croissance démographique dans les zones urbaines industrialisées et dans les activités industrielles, mais aussi par des secteurs innovants tels que la bioéconomie bleue, la biotechnologie et le dessalement. Les entreprises devraient intégrer des modèles d’économie collaborative et des principes économiques partagés afin de mieux répondre aux actuels défis sociétaux et environnementaux dans le domaine de l’eau. Il importe d’intensifier les interactions et la coopération entre les institutions locales, régionales, nationales et internationales, et le dialogue intersectoriel, en tenant compte des nombreux types d’acteurs présents dans le secteur de l’eau.

3.4.

Le CESE invite instamment la Commission à mettre en place un cadre de concurrence qui soit équitable pour les entreprises établies dans l’Union vis-à-vis de leurs homologues internationales et à renforcer la mise en œuvre des accords internationaux sur la collaboration économique, les conditions de travail et la protection de l’environnement.

4. Économie de l’eau

4.1.

Le CESE estime que le modèle économique actuel, qui encourage la consommation d’eau au moyen de taxes et de mesures incitatives, devrait être inversé pour devenir plus durable et pleinement compatible avec les ODD. L’utilisation de l’eau devrait non seulement être durable, mais aussi contribuer à restaurer la nature à court et à long terme. Le CESE demande un accord budgétaire mondial pour financer les efforts en faveur du climat et les investissements dans le secteur de l’eau.

4.2.

Il y a lieu d’assurer une cohérence claire et efficace entre les différentes taxes imposées sur l’eau aux niveaux local, national et européen. Le CESE appelle de ses vœux:

—

la mise en place d’un système de taxation de l’eau, pour les eaux souterraines et les eaux de surface, qui soit fondé sur des déductions afin de faciliter l’accès à l’eau pour chaque personne et chaque acteur industriel;

—

une évaluation des prix de l’eau entre les États membres qui soit en conformité avec le principe du pollueur-payeur;

—

l’imposition de taxes et de majorations en cas d’utilisation non durable de l’eau, tout en encourageant une utilisation durable;

—

une révision de la directive de l’Union relative aux émissions industrielles (8) en ce qui concerne l’incidence sur l’écosystème hydrique de l’Union.

4.3.

L’Union est confrontée à une augmentation de la demande en eau, une situation qui s’intensifiera à l’avenir. Les différences entre l’offre et la demande d’eau peuvent résulter soit des pénuries d’eau, soit des inondations, ce qui peut avoir des conséquences dévastatrices. Les déséquilibres entre l’offre et la demande d’eau ont une incidence négative sur les industries, les consommateurs et les citoyens. Les progrès vers des industries neutres pour le climat devraient tenir compte des émissions industrielles dans l’eau (9), ainsi que des effets néfastes sur la santé humaine et des coûts sociaux qui en résultent pour la société. Il est primordial que toutes les industries assument de manière équitable le coût sociétal de leur consommation d’eau.

4.4.

Le CESE réclame une législation cohérente dans tous les États membres en ce qui concerne un mécanisme européen de stockage de l’eau pendant les périodes humides, notamment par la construction de réservoirs de stockage et de systèmes souterrains de réalimentation des nappes aquifères. Le Comité demande une stratégie à long terme pour accroître la résilience face à la raréfaction de l’eau, en tenant compte des spécificités climatiques régionales et des caractéristiques industrielles.

4.5.

La restructuration du prix de l’eau en Europe doit tenir compte du partage de la charge pesant sur les parties prenantes en matière de services écosystémiques et d’une approche différenciée dans la mise en œuvre du principe de tarification intégrale des coûts. Selon l’une des marches à suivre, l’eau destinée à l’usage domestique et aux services publics essentiels devrait avoir un prix nettement inférieur à celui de l’eau utilisée pour les activités productives. Les incitations tarifaires devraient tenir compte du lien entre la fixation du prix en fonction du coût marginal et l’efficacité économique, ainsi qu’entre l’équité et la durabilité, et faire partie d’un train de mesures plus vaste qui encourage une consommation d’eau durable.

4.6.

Le CESE exige une transparence totale des coûts et du prix de l’eau à l’égard de toutes les parties prenantes. Le Comité demande des prix administrés dans certaines situations bien définies et exige un suivi rigoureux afin de s’assurer que les ménages bénéficient des services qu’ils paient. Il convient d’éviter la spéculation commerciale sur l’eau.

4.7.

Le CESE note que l’effet de la pollution et de la surexploitation des nappes aquifères fait peser une charge disproportionnée sur les personnes pauvres et socialement vulnérables. Les tarifs de l’eau doivent être évalués avec une grande attention, car ils peuvent avoir des effets de distorsion, causer une précarité hydrique et entraîner une détresse sociale au sein de la population. Le Comité demande qu’une discussion constructive soit engagée au niveau de l’Union sur une tarification équitable de l’eau. La détermination du prix devrait comporter une exigence minimale en ce qui concerne l’eau gratuite afin de garantir le respect des droits de l’homme. La structure des prix devrait prendre en considération les défis sociétaux, climatiques et industriels actuels et futurs. Le CESE suggère que la fixation des prix tienne compte de manière transversale de la sécurité de l’approvisionnement en eau à long terme.

4.8.

Le CESE estime que la responsabilité élargie des producteurs devrait être étendue à la gestion des eaux résiduaires et soutient la révision en cours de la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires (10) (11). Il convient de créer une synergie entre les systèmes de responsabilité élargie des producteurs, ainsi que des exigences en matière d’écoconception et d’information. Il y a lieu de concevoir des campagnes de sensibilisation spéciales, mettant en relation des parties prenantes diverses et variées, afin que les consommateurs saisissent et reconnaissent l’utilisation durable de l’eau.

4.9.

Afin d’assurer un entretien adéquat des systèmes d’alimentation en eau et d’encourager un approvisionnement accru en eau, il est essentiel de s’attaquer au problème de l’eau non facturée en donnant la priorité aux initiatives d’entretien continu visant à réduire considérablement les fuites d’eau. Pour financer correctement ces initiatives, il est nécessaire d’introduire une «règle d’or» pour les investissements publics. Le CESE souligne que la mauvaise gestion et le sous-financement de l’entretien, conjugués à une gestion inadéquate des actifs, entraînent d’importantes pertes économiques. De nouvelles technologies de détection des fuites doivent être mises au point immédiatement et bénéficier d’un soutien spécifique.

4.10.

Le CESE s’inquiète de l’insuffisance des évaluations de l’état des réseaux d’égouts souterrains dans de nombreux États membres et exige une évaluation approfondie et immédiate, y compris la centralisation des données au niveau de l’Union. Le coût d’une non-intervention est nettement supérieur à celui des réparations à opérer dans les réseaux d’égouts.

5. Incidences régionales de l’eau

5.1.

L’accès à une eau sûre, propre et de qualité constitue un droit fondamental et vital pour la santé, la dignité et la prospérité de tous. Le CESE juge totalement inacceptable que, dans l’Union, certaines personnes n’aient toujours pas accès à l’eau.

5.2.

Le CESE estime qu’il est essentiel que l’eau soit intégrée dans toutes les politiques connexes (énergie, commerce, industrie, agriculture, etc.) et que les États membres assurent des synergies entre les investissements dans différents secteurs adjacents, tels que le développement urbain, l’alimentation, l’agriculture et l’énergie. L’eau revêt une importance cruciale pour le développement urbain et rural.

5.3.

Le Comité propose que soient élaborés un pacte bleu pour l’Europe et un programme de l’Union au sujet de l’eau fondé sur un partenariat d’investissement dans le domaine de l’eau, en synergie étroite avec le programme urbain pour l’UE, ainsi qu’un partenariat thématique concernant l’eau, en conformité avec l’accord de Ljubljana et en pleine complémentarité avec la vision à long terme pour les zones rurales. Il est important d’assurer la solidarité territoriale, de mettre en place des structures de gouvernance multilatérale adaptées pour faire face aux différences entre les zones rurales et les zones urbaines, et de renforcer les compagnies régionales de distribution d’eau.

5.4.

Il convient d’accorder une attention particulière aux îles de la zone méditerranéenne et aux régions ultrapériphériques qui sont confrontées à des pénuries d’approvisionnement en eau pendant des périodes de sécheresse spécifiques en raison de leur situation géographique. Dans ces zones, l’approvisionnement en eau nécessaire doit être assuré par un système garantissant l’approvisionnement des foyers et des opérateurs économiques.

5.5.

Le CESE propose une planification publique exclusivement au niveau des bassins hydrographiques (y compris les eaux souterraines) de manière à protéger l’intérêt général de l’Union et à veiller à ce que le débit écologique requis soit maintenu dans la masse d’eau d’origine. Les mesures et les investissements dans le secteur de l’eau destinés à protéger les zones contre les inondations, à anticiper les sécheresses, à protéger la navigabilité ou à retenir davantage d’eau devraient, dans le même temps, viser à renforcer la biodiversité et à respecter les caractéristiques géomorphologiques du bassin hydrographique.

5.6.

Compte tenu du caractère public que revêt l’eau, le CESE suggère que le droit de l’utiliser soit bien défini, mesuré et contrôlé, en prenant en considération toutes les formes juridiques telles que les concessions, les permis, les licences, les droits contractuels et la propriété pure et simple, ainsi que le respect de l’eau en tant que bien commun. Les droits d’utilisation devraient être facilement mesurables, dans des termes bien définis.

5.7.

Le CESE recommande à l’Union européenne d’adopter, et de renforcer, des cadres réglementaires relatifs aux contrats de concession de l’eau afin de gérer celle-ci à titre de bien public plutôt que de marchandise susceptible de faire l’objet d’opérations commerciales. Les prix pour la population devraient également refléter le fait que l’eau est un bien public, dans le plein respect de l’article 14 du TFUE et du protocole no 26 annexé au TUE et au TFUE. Le Comité plaide en faveur de règles restrictives afin de protéger les ressources hydriques de l’Union contre leur utilisation dans l’intérêt des parties prenantes de pays tiers.

6. Fonds de l’Union européenne

6.1.

Le CESE demande davantage de synergies au niveau des appels à propositions et des programmes opérationnels afin de tenir compte des spécificités des investissements dans le secteur de l’eau et de maximiser la bonne absorption des fonds de l’Union consacrés à l’eau et à l’économie bleue. Il convient de prendre en considération les caractéristiques saisonnières et cycliques des activités liées à l’eau au niveau des appels à propositions et de la programmation. Le Comité invite les États membres à accorder une priorité élevée aux investissements dans le domaine de l’eau dans le cadre des réaffectations au sein des différents programmes et à adapter les règles en matière d’aides d’État aux caractéristiques des investissements dans le secteur de l’eau.

6.2.

Le CESE estime que le Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (12) est insuffisant pour soutenir le développement de l’économie bleue et la transition vers celle-ci. Il est urgent de diversifier les activités admissibles et d’accroître la complémentarité entre les Fonds ESI (13), la facilité pour la reprise et la résilience, InvestEU, Interreg Europe et d’autres fonds. En outre, le principe de concurrence des projets relevant des Fonds ESI dans le domaine de l’eau devrait tenir compte des besoins fondamentaux couverts par l’eau.

6.3.

Le CESE note que les projets de développement local participatif, les groupes d’action locale de la pêche et les investissements territoriaux intégrés (ITI) sont des instruments qui ne couvrent que partiellement les besoins d’investissement dans le secteur de l’eau. Le Comité plaide en faveur d’un programme opérationnel spécifique pour l’eau et d’un ITI pour l’économie bleue, d’une corrélation entre les différents appels à propositions et d’une analyse d’impact des investissements financés par des fonds de l’Union qui ciblent les infrastructures hydriques. Le CESE propose la création d’un Fonds pour une transition bleue, soit en procédant à une concentration thématique des fonds existants, soit en créant de nouveaux fonds. Ce fonds devrait être consacré aux régions pauvres en eau et couvrir la transition vers une gestion durable de celle-ci, en évitant les inégalités en matière d’accès à l’eau, et soutenir les objectifs de l’Union à l’horizon 2050 en pleine complémentarité avec le Fonds pour une transition juste.

6.4.

Le CESE conclut que les secteurs de l’eau devraient être reconnus comme stratégiques durant la période de programmation 2028-2034 du prochain CFP et que, compte tenu de son rôle reconnu en tant que porte-parole de la société civile organisée de l’Union, il devrait être associé à la plateforme de spécialisation intelligente pour une économie bleue durable (14). Le Comité propose d’ajouter une condition ex ante obligatoire pour la période de programmation 2028-2034.

7. Financement de la transition vers de nouveaux modèles économiques durables

7.1.

Le CESE recommande aux États membres d’examiner comment les budgets publics et les instruments d’atténuation des risques, tels que les garanties et les instruments de rehaussement de crédit, peuvent être utilisés de manière stratégique pour améliorer le profil de risque et de rendement des investissements et attirer des financements commerciaux, des financements participatifs et des investissements en fonds propres. Le Comité craint que l’allocation des fonds publics ne soit problématique dans certains États membres en raison du niveau actuel de la dette publique, de l’augmentation des taux d’intérêt et de la détérioration de la notation souveraine. Le CESE note que le financement d’investissements privés dans la construction de réseaux d’eau peut être découragé par le risque de corruption et le manque de clarté réglementaire ainsi que par le fait que ces investissements ont un horizon à moyen et long terme.

7.2.

Le CESE est d’avis qu’il convient de renforcer les investissements durables liés à l’eau en recourant à des instruments de financement durables tels que les obligations vertes, les obligations sociales et les prêts verts, assortis de définitions cohérentes de la durabilité dans différentes juridictions et d’un niveau accru de normalisation et de transparence des données. Le Comité propose de réglementer les obligations bleues pour les investissements dans le secteur de l’eau au niveau de l’Union, ainsi que des instruments d’investissement, adaptés à ce secteur, destinés aux PME (par exemple au moyen de crédits saisonniers). Le CESE demande également à Eurostat de prévoir un chapitre et des statistiques spécifiques pour les données relatives à l’économie de l’eau.

7.3.

L’intégration des facteurs ESG (15) dans le processus décisionnel en matière d’investissement offre un éventail plus large de possibilités d’investissement et favorise la stabilité financière. Le CESE demande des investissements dans les infrastructures, les conditions de travail, des emplois et une formation de qualité, ainsi que des activités et des campagnes spécifiques, en particulier à destination de la jeune génération, afin de mieux faire connaître le secteur de l’eau. Il est en outre essentiel de garantir une carrière prévisible et à long terme et des salaires adéquats pour maintenir les ressources humaines dans ce secteur.

7.4.

Les États membres doivent comprendre, promouvoir et soutenir les investissements dans le domaine de l’eau, y compris au moyen de fonds d’assistance technique, et la Commission devrait fournir un appui spécifique à cet égard, en particulier en ce qui concerne les possibilités de réutilisation de l’eau. Le CESE estime qu’il est essentiel d’affecter des ressources financières à des projets qui réduisent la consommation d’eau et assurent une réutilisation de l’eau dans tous les États membres, conformément à l’article 9 de la directive-cadre sur l’eau (16).

7.5.

Une coordination et une complémentarité efficaces devraient exister entre la Commission européenne, la BEI et la BERD en ce qui concerne le financement des investissements dans le secteur de l’eau. Cela inclut l’élaboration d’indicateurs clés de performance communs dans le cadre stratégique de l’Union, ainsi que le suivi cyclique dans le cadre du semestre européen. Les banques publiques de toute l’Union ont également un rôle important à jouer en ce qui concerne les investissements ce secteur, et il importe de consolider la collaboration des parties prenantes avec les banques privées.

8. Investissements

8.1.

Les décisions en matière d’investissement dans l’Union doivent suivre une évaluation rigoureuse de la demande en eau à long terme, de la disponibilité des ressources hydriques et des possibilités de financement, tout en tenant compte des défis posés par l’adaptation au changement climatique. Le CESE estime que la planification des investissements à long terme devrait également quantifier les tendances démographiques spécifiques et s’harmoniser avec les initiatives dans d’autres secteurs, tels que l’urbanisme, l’utilisation des sols ou l’agriculture. L’amélioration des installations de distribution d’eau devrait en outre tenir compte de la maximisation du stockage du carbone bleu. Le Comité demande instamment aux États membres de mettre en œuvre des initiatives synchronisées en matière d’aménagement du territoire et des systèmes d’analyse des mégadonnées. Les investissements et le financement dans le secteur de l’eau devraient prendre en considération les dépenses opérationnelles de manière intégrée.

8.2.

Le CESE appelle de ses vœux des normes spécifiques concernant l’utilisation de l’eau dans différents secteurs économiques, par exemple l’agriculture et l’industrie, en créant un groupe d’experts chargé d’élaborer des lignes directrices sectorielles sur l’utilisation de l’eau, qui inclurait le Comité.

8.3.

L’innovation et la technologie sont essentielles pour favoriser une gestion efficace de l’eau. Il est indispensable que les États membres échangent entre eux les importantes innovations liées à l’eau et que l’expérimentation ascendante soit encouragée. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour évaluer les coûts et les avantages économiques, sociaux et environnementaux des différentes voies d’investissement, allant du niveau local au niveau des bassins, en passant par l’échelon national, transfrontalier, voire mondial. La mise en œuvre de technologies innovantes, telles que des systèmes de surveillance par satellite peu coûteux permettant de suivre les paramètres critiques de l’eau, peut améliorer la collecte et l’analyse des données relatives à l’eau. La participation des États membres devrait être prise en compte à cet égard.

8.4.

Pour mobiliser des capitaux adéquats à long terme qui soient conformes aux ODD, les projets en matière de capital naturel liés à l’eau qui sont confrontés à des risques structurels plus élevés nécessitent souvent une réduction des risques. L’augmentation des coûts, la baisse des revenus et les pertes financières découlant des risques liés à l’eau doivent être attentivement examinées. Les prêts et subventions traditionnels, le capital-risque, ainsi que les fonds de capital-investissement, de pension et d’investissement privés et publics devraient également être utilisés. La possibilité d’un écoblanchiment persiste en raison de l’absence de normes cohérentes pour les obligations vertes et les fonds d’investissement intégrant les critères ESG.

8.5.

La Commission doit encourager l’utilisation de tous les fonds de l’Union pertinents et des possibilités de partenariat par l’intermédiaire des partenaires sociaux et des réseaux d’organisations de la société civile afin de toucher toutes les parties prenantes, en mettant particulièrement l’accent sur les PME. Le financement mixte peut jouer un rôle important en raison du faible rendement des projets d’infrastructure dans le domaine de l’eau, mais les entreprises proposant des services liés à l’eau restent de bons instruments de placement.

8.6.

Le CESE estime qu’il est essentiel d’intégrer la résilience dans les critères d’évaluation des investissements relatifs à l’eau. La résilience peut réduire les dépenses liées à la reprise à la suite d’événements imprévisibles tels que des tempêtes, des inondations, des incendies de forêt, des sécheresses, des cyberattaques ou des pandémies lorsqu’elle s’accompagne d’investissements optimaux dans des mesures de réduction des risques. Une attention et un financement spécifiques devraient être consacrés aux projets transfrontaliers dans le domaine de l’eau.

8.7.

L’insuffisance des investissements et la faible efficacité des dépenses dans ces projets représentent la principale raison pour laquelle l’Union et le reste du monde n’enregistrent pas de progrès significatifs dans la réalisation de l’ODD 6 relatif à l’eau et à l’assainissement. Le CESE souligne que l’Europe a la possibilité de transformer les défis liés à l’eau en nouvelles perspectives de développement technologique, de progrès sociétal et de croissance des entreprises, l’objectif ultime étant de parvenir à une économie résiliente, où l’approvisionnement en eau est garanti, et dotée de possibilités d’emploi sérieuses et productives ainsi que d’emplois de qualité pour tous. L’Union peut devenir un acteur mondial de premier plan dans le domaine de la réutilisation de l’eau.

Bruxelles, le 13 juillet 2023.

Le président du Comité économique et social européen

Oliver RÖPKE


(1) L’eau non facturée est l’eau perdue dans le système de distribution qui n’atteint jamais sa destination finale. Cela signifie que l’eau n’est ni utilisée ni payée, ce qui a une incidence sur les économies locales ainsi que sur les ressources locales disponibles.

(2) Programme urbain pour l’UE («URBAN Agenda for the EU», disponible en anglais uniquement).

(3) Accord de Ljubljana et programme de travail pluriannuel — renouveler le programme urbain de l’UE («Ljubljana Agreement and Multiannual Working Programme — Renewing the URBAN Agenda for the EU», disponible en anglais uniquement).

(4) Vision à long terme pour les zones rurales: vers des zones rurales de l’UE plus fortes, connectées, résilientes et prospères.

(5) Fonds structurels et d’investissement européens 2014-2020.

(6) Règlement (UE) 2020/852 du Parlement européen et du Conseil du 18 juin 2020 sur l’établissement d’un cadre visant à favoriser les investissements durables et modifiant le règlement (UE) 2019/2088 (JO L 198 du 22.6.2020, p. 13).

(7) JO C 202 du 7.6.2016, p. 307.

(8) Directive 2010/75/UE du Parlement européen et du Conseil du 24 novembre 2010 relative aux émissions industrielles (prévention et réduction intégrées de la pollution) (JO L 334 du 17.12.2010, p. 17).

(9) Industrial pollutant releases to water in Europe (Rejets de polluants industriels dans l’eau en Europe), Agence européenne pour l’environnement.

(10) Proposition de révision de la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires («Proposal for a revised URBAN Wastewater Treatment directive», disponible en anglais uniquement).

(11) Directive 91/271/CEE du Conseil du 21 mai 1991 relative au traitement des eaux urbaines résiduaires (JO L 135 du 30.5.1991, p. 40).

(12) Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture («European Maritime, Fisheries and Aquaculture Fund», disponible en anglais uniquement).

(13) Fonds structurels et d’investissement européens 2014-2020.

(14) https://s3platform.jrc.ec.europa.eu/blue-growth.

(15) L’abréviation «ESG» désigne les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance.

(16) Directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau (JO L 327 du 22.12.2000 p. 1).


ANNEXE

L’amendement ci-après, qui a recueilli au moins le quart des suffrages exprimés, a été rejeté au cours des débats (article 74, paragraphe 3, du règlement intérieur):

Amendement 8

Paragraphe 1.4

Modifier comme suit:

Avis de section

Amendement

Le futur cadre réglementaire de l’économie bleue de l’UE doit:

—

reposer sur le principe d’une économie du bien-être;

—

intégrer de manière transversale les conditionnalités sociales et la solidarité territoriale;

—

trouver un équilibre entre les préoccupations environnementales, sociales et économiques;

—

bénéficier de modèles de gouvernance transnationaux innovants qui encouragent le financement, réglementent la participation du secteur privé, améliorent la gestion des ressources en eau et stimulent la compétitivité de l’Union;

—

opter pour des modèles d’économie collaborative et des principes économiques partagés;

—

adopter un cadre institutionnel qui ne compromettra pas la compétitivité des activités économiques de l’UE sur le marché mondial;

—

offrir une plus grande transparence en ce qui concerne les initiatives en matière de durabilité.

Le futur cadre réglementaire de l’économie bleue de l’UE doit:

—

reposer sur le principe d’une économie du bien-être;

—

intégrer de manière transversale les conditionnalités sociales et la solidarité territoriale;

—

trouver un équilibre entre les préoccupations environnementales, sociales et économiques;

—

bénéficier de modèles de gouvernance transnationaux innovants qui encouragent le financement, réglementent la participation du secteur privé, améliorent la gestion des ressources en eau et stimulent la compétitivité de l’Union;

—

introduire une «règle d’or» pour les investissements dans les infrastructures publiques;

—

opter pour des modèles d’économie collaborative et des principes économiques partagés;

—

adopter un cadre institutionnel qui ne compromettra pas la compétitivité des activités économiques de l’UE sur le marché mondial;

—

offrir une plus grande transparence en ce qui concerne les initiatives en matière de durabilité.

Exposé des motifs

Cet amendement est conforme à la modification déjà proposée et expliquée pour le paragraphe 4.9: l’introduction d’une «règle d’or» pour les investissements publics est nécessaire pour consolider la position selon laquelle l’eau constitue un bien commun, comme cela est déjà mentionné dans la législation de l’Union.

Résultat du vote

Voix pour:

84

Voix contre:

93

Abstentions:

17

Le paragraphe suivant de l’avis de section a été modifié suite à l’adoption par l’assemblée des amendements correspondants, mais il avait obtenu plus d’un quart des votes exprimés (article 74, paragraphe 4, du règlement intérieur):

Amendement 6

Paragraphe 4.9

Modifier comme suit:

Avis de section

Amendement

Afin d’assurer un entretien adéquat des systèmes d’alimentation en eau et d’encourager un approvisionnement accru en eau, il est essentiel de s’attaquer au problème de l’eau non facturée en donnant la priorité aux initiatives d’entretien continu visant à réduire considérablement les fuites d’eau. Le CESE souligne que la mauvaise gestion et le sous-financement de l’entretien, conjugués à une gestion inadéquate des actifs, entraînent d’importantes pertes économiques. De nouvelles technologies de détection des fuites doivent être mises au point immédiatement et bénéficier d’un soutien spécifique.

Afin d’assurer un entretien adéquat des systèmes d’alimentation en eau et d’encourager un approvisionnement accru en eau, il est essentiel de s’attaquer au problème de l’eau non facturée en donnant la priorité aux initiatives d’entretien continu visant à réduire considérablement les fuites d’eau. Pour financer correctement ces initiatives, il est nécessaire d’introduire une «règle d’or» pour les investissements publics. Le CESE souligne que la mauvaise gestion et le sous-financement de l’entretien, conjugués à une gestion inadéquate des actifs, entraînent d’importantes pertes économiques. De nouvelles technologies de détection des fuites doivent être mises au point immédiatement et bénéficier d’un soutien spécifique.

Résultat du vote

Voix pour:

93

Voix contre:

76

Abstentions:

12


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