| CELEX | 52023IE0714 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mercredi 25 octobre 2023 |
| Journal officiel | FR Séries C |
| C/2024/873 | 6.2.2024 |
Avis du Comité économique et social européen sur l’autoconsommation d’énergie individuelle et collective comme élément de la lutte pour la transition écologique et énergétique et pour l’équilibre économique et social
(avis d’initiative)
(C/2024/873)
| Rapporteur: | Pierre Jean COULON |
| Base juridique | Article 52, paragraphe 2, du règlement intérieur Avis d’initiative |
| Décision de l’assemblée plénière | 25.1.2023 |
| Compétence | Section «Transports, énergie, infrastructures et société de l’information» |
| Adoption en section | 6.10.2023 |
| Adoption en session plénière | 25.10.2023 |
| Session plénière no | 582 |
| Résultat du vote (pour/contre/abstentions) | 156/0/2 |
1. Conclusions et recommandations
| 1.1. | Le citoyen doit réellement être placé au centre du débat et de la réflexion sur l’autoconsommation et l’autoproduction d’énergie si l’on souhaite vraiment qu’elles soient un levier pour la transition écologique et énergétique et l’équilibre économique et social. |
| 1.2. | Le Comité économique et social européen (CESE) considère que les collectivités territoriales doivent favoriser les porteurs de projets d’autoconsommation collective étendue. En effet, la dimension sociétale de l’autoproduction et la lutte contre la précarité énergétique font partie de l’équation. Ainsi, permettre plus de souplesse pour l’utilisation des surplus par les collectivités territoriales pourrait pallier le risque de fracture sociale due à l’émergence de «chasses gardées énergétiques» constituées de consommateurs suffisamment aisés pour investir dans des moyens de production et, au final, payer moins cher leur énergie. |
| 1.3. | Notamment parce qu’ils ne sont pas propriétaires ou n’en ont pas les moyens financiers, les citoyens ne peuvent pas tous autoproduire de l’énergie renouvelable à domicile. Le CESE estime donc qu’il serait utile de généraliser la possibilité de consommer l’électricité produite ailleurs qu’à proximité immédiate de l’installation d’autoproduction individuelle ou collective. Il serait aussi judicieux que l’accès à l’autoproduction et autoconsommation soit facilité pour la part la plus vulnérable de la population, dont celle en précarité énergétique. |
| 1.4. | Avec pédagogie et clarté quant à l’utilisation des données collectées, la généralisation des compteurs intelligents compatibles dans toute l’UE, la mutualisation du matériel de production et de stockage sont des pistes à explorer pour généraliser l’autoproduction et la rendre plus accessible financièrement. La modernisation du réseau procède de la même nécessité. |
| 1.5. | De bonnes pratiques, telles que les initiatives à but non lucratif permettant l’achat collectif d’installations d’énergie renouvelable, se développent et permettent de développer l’acceptation de ces nouveaux modes de production et de consommation d’énergie. Le CESE invite la Commission européenne à continuer de soutenir ces initiatives. |
| 1.6. | Le CESE envisage l’actualisation de cet avis et la production de nouvelles conclusions et recommandations à la lumière des études de la Commission sur ce sujet, ainsi que de celle sur la précarité énergétique, qui devraient paraître à la fin de l’année 2023. |
2. Observations générales
| 2.1. | Le sujet du partage de l’autoproduction et de l’autoconsommation d’énergie, également désigné «prosumer», n’est pas aussi nouveau que sa médiatisation le laisse entendre, et l’engouement des particuliers pour les équipements photovoltaïques résidentiels, notamment, n’en est qu’à ses balbutiements en termes de puissance installée sur l’ensemble du photovoltaïque raccordé au réseau. Ceci est le premier paradoxe du sujet. |
| 2.2. | Derrière des termes techniques se cache une réalité très simple: produire de l’électricité pour répondre à ses propres besoins de consommation. Cette idée n’est pas neuve puisqu’en France, par exemple, dans la vallée du Grésivaudan, dès 1882, une centrale hydroélectrique est développée pour répondre aux besoins d’une papeterie par le petit industriel Aristide Bergès. Elle a alimenté ensuite le tramway de Grenoble à Chapareillan, car le réseau d’acheminement de l’électricité ne couvrait pas l’ensemble du territoire. |
| 2.3. | Un siècle plus tard, et avant même toute réglementation sur la possibilité de raccorder des panneaux photovoltaïques au réseau, quelques pionniers ont fondé sous le nom de Phébus un centre de compétence sur l’énergie solaire, qui en 1992, a installé Phébus-1, le premier panneau photovoltaïque raccordé au réseau. |
| 2.4. | De nos jours, le développement de l’autoconsommation est perçu comme favorisant la transition énergétique et comme étant un vecteur pour mettre en œuvre concrètement et localement la transition énergétique au plus près des citoyens selon une équation assez simple: si les conditions de son développement sont assurées, l’autoconsommation est de nature à avoir un effet culturel fort en renforçant l’implication des citoyens dans la transition énergétique, dans un contexte où la dégradation du climat vient en majeure partie de l’usage des sources d’énergie fossile qui sont encore nécessaires aujourd’hui, pour satisfaire la surconsommation de nos sociétés. |
| 2.5. | L’autoconsommation est aussi perçue comme favorisant une appropriation et une meilleure maîtrise des habitudes de consommation, en ce qu’elle encourage la sobriété et l’efficacité énergétiques. L’utilisation de box numériques de commande des appareils numériques renforce ainsi cette prise de conscience, puisqu’elle appelle à reconsidérer ses habitudes de consommation dans la journée. Le CESE relève d’ailleurs que les compteurs intelligents et les agrégateurs sont utiles pour mieux exploiter le potentiel de flexibilité. Le déploiement des compteurs intelligents est en retard dans de nombreux pays. D’ailleurs, les compteurs intelligents de génération précédente ne sont pas bidirectionnels et ne permettent pas l’injection d’électricité produite par les panneaux solaires du ménage. |
| 2.6. | Elle encourage aussi le développement des communautés énergétiques citoyennes évoquées à l’article 16 de la directive (UE) 2019/944 du Parlement européen et du Conseil (1) sur la refonte des règles communes pour le marché intérieur de l’électricité. |
| 2.7. | Il existe plusieurs modèles d’autoconsommation individuelle et collective:
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| 2.8. | Le mode d’autoconsommation avec injection de surplus semble donc préférable puisqu’il réalise à la fois la possibilité d’un circuit court production-consommation, ce qui n’est pas le cas du mode d’injection totale, et sans perte d’énergie, ce qui n’est pas le cas en autoconsommation totale. Mais ces modèles théoriques et simplifiés se heurtent à une difficulté majeure qui tient à ce que la courbe de consommation et celle de production ne correspondent pas dans tous les cas de figure. |
| 2.9. | Trois indicateurs permettent de quantifier les difficultés, mais l’équation est complexe, car il est nécessaire de reconstituer la courbe de consommation, d’estimer la courbe de production et l’écart saisonnier, ce sont:
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| 2.10. | Il existe trois grands types de solutions:
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| 2.11. | Le CESE relève que l’autoconsommation individuelle n’est pas limitée au secteur résidentiel et à ses petites puissances. Elle s’applique aussi dans le domaine commercial, avec des puissances plus significatives produites par des ombrières de parking, des toits de grandes surfaces commerciales ou industrielles, PME, etc., des toits de bâtiments municipaux ou d’entreprises, installations de cogénération ou de bioénergies sur les sites industriels et commerciaux, etc. |
| 2.12. | L’autoconsommation peut aussi être collective, par exemple dans un bâtiment comportant des appartements. Dans ce cas, la comptabilisation de l’énergie autoconsommée par appartement se fait suivant le principe des clés de répartition. Elle peut aussi être «collective étendue» pour regrouper des producteurs et des consommateurs situés dans une zone géographique et comprendre des consommateurs pouvant aller du résidentiel individuel ou collectif, au secteur tertiaire voire industriel. La clé de répartition variable peut sembler préférable puisqu’elle permet d’attribuer la production au prorata de la consommation selon des tranches horaires, mais elle n’est pas sans inconvénient, car des consommateurs peuvent être tentés d’augmenter leur consommation pour augmenter leur part d’autoconsommation. |
| 2.13. | Cette complexité peut être compensée par la création d’une personne morale organisatrice (PMO) chargée d’arrêter le choix d’une clé de répartition et de la transmettre au gestionnaire de réseau. |
3. Observations particulières
| 3.1. | Le CESE constate que l’autoconsommation, simple de prime abord, s’avère plus complexe qu’il n’y paraît car elle réunit deux problématiques: la production et la consommation d’énergie initialement séparées, autour d’une même personne juridique, qu’elle soit physique ou morale. Il n’est donc pas étonnant que la réglementation de ce phénomène assez récent ne soit pas encore stabilisée. Concilier la définition d’un tarif spécifique d’utilisation du réseau, le respect des impératifs du réseau de distribution, la place du tiers investissement est complexe. La complexité est certainement liée aux coûts du réseau électrique: la part croissante des énergies renouvelables volatiles augmente considérablement les coûts systémiques du réseau. Le CESE souligne que les grilles tarifaires existantes (heures creuses/heures pleines) n’ont pas de rapport avec les pics spécifiques de production des énergies renouvelables ni avec l’empreinte carbone. |
| 3.2. | Le bouleversement du paysage énergétique, dont l’autoconsommation est un vecteur, peut être schématisé en une fusée à cinq étages:
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| 3.3. | Ces directives affirment une volonté de transformer le paysage énergétique européen, et d’aller au-delà de l’autoconsommation, car elles consacrent de nouveaux modèles d’organisation entre acteurs locaux, qui ne sauraient être confondus avec l’autoconsommation. Elles sont les derniers étages de la fusée pour que les promesses de bouleversement sociétal de la transition énergétique mise en œuvre concrètement et localement, au plus près des citoyens, et d’implication des citoyens dans la transition énergétique, soient tenues, tout en encourageant sobriété et efficacité énergétiques. De bonnes pratiques, telles que les initiatives à but non lucratif permettant l’achat collectif d’installations d’énergie renouvelable, se développent et permettent de développer l’acceptation de ces nouveaux modes de production et de consommation d’énergie. Le CESE invite la Commission européenne à continuer de soutenir ces initiatives (3). |
| 3.4. | Selon le CESE, l’autoconsommation pâtit aussi d’autres facteurs. À titre d’exemple, la filière photovoltaïque est soumise à plusieurs contingences: le paramètre géographique influe sur le nombre d’heures d’ensoleillement d’une région à l’autre, la puissance et le type d’installations doivent donc y être adaptés (toiture, ombrière, sol), leur orientation aussi, ce qui influe sur la durée de vie des panneaux. Compte tenu de contraintes techniques, financières et réglementaires, tous les usagers ne peuvent pas installer de panneaux. En effet, l’installation de panneaux photovoltaïques est réservée aux seuls propriétaires en ayant les moyens et dont le logement le permet, ce qui exclut de nombreux locataires, ou n’ayant pas la capacité financière de rejoindre un projet d’autoproduction collective. Par ailleurs, certaines règles d’urbanisme interdisent l’installation de panneaux en zones classées (en centre historique, en site patrimonial remarquable, site classé au titre du code de l’environnement, etc.) (4). |
| 3.5. | Le coût financier de l’installation et de son entretien peut rapidement devenir prohibitif si s’y ajoute celui de la mise aux normes du circuit électrique domestique, celui de la main-d’œuvre qualifiée, etc. |
| 3.6. | Le coût environnemental du stockage chimique par batteries vient également ternir le tableau de l’autoconsommation. En effet, la technologie aujourd’hui dominante est celle du lithium-ion. Or, le processus d’extraction du lithium nécessite une très grande quantité d’eau (environ 2 milliards de litres par tonne de lithium), et l’approvisionnement mondial vient en majorité d’une zone aride, le «Triangle du lithium», partagée entre la Bolivie, le Chili et l’Argentine. L’extraction engendre en outre des rejets toxiques, comme l’attestent les scandales autour de l’usine de la mine de Ganzizhou Rongda au Tibet, qui avait ravagé l’écosystème local au point de contraindre les autorités à fermer l’usine dès 2013 (avant d’autoriser sa réouverture en avril 2016) (5). |
| 3.7. | En outre, le stockage représente un coût très élevé, entre 50 à 80 milliards d’euros pour un seul TWh stocké, en cas de stockage intra-annuel ou saisonnier aux fins de répondre au besoin de lissage, sans oublier que les batteries devraient être renouvelées tous les 15, au mieux tous les 20 ans. Mais plusieurs constructeurs, comme Tesla ou le chinois CATL, annoncent la production à court terme de batteries d’une durée de vie 2 à 4 fois plus élevée, tandis que des alternatives au lithium-ion, telles que le sodium-ion (Na-ion) émergent (6). |
| 3.8. | Le CESE relève que les abus et des fraudes commis par des «écodélinquants» entravent aussi un développement serein de l’autoconsommation. Il s’agit de commerciaux ou d’indépendants qui profitent de l’engouement des particuliers envers l’autoconsommation, et le photovoltaïque en général, pour proférer un discours commercial abusif, promesse d’économies exorbitantes, d’aides d’État qui n’existent pas, des crédits à la consommation déguisés. Les professionnels de la filière ont réagi avec des guides contre les arnaques, mais la confiance de l’autoconsommateur d’énergie reste de mise (7). |
| 3.9. | Les outils numériques permettant le partage des données relatives au suivi de la consommation engendrent le problème de la protection et du traitement des données, de la sécurité des serveurs hébergeant lesdites données. Le «médiateur de l’énergie» prévu par la directive (UE) 2019/944, dont la révision est en cours (8), sera-t-il suffisant, voire compétent, en cas de litige entre particuliers? Ceci nécessiterait une extension du champ de compétences des médiateurs (9). |
| 3.10. | Le lent essor de l’autoconsommation bouleverse en profondeur certains modèles de production très centralisés, notamment au regard du parc d’énergie électronucléaire, par l’éclosion de circuits courts économiques de production/consommation d’énergie. Certains fondamentaux de l’acheminement de l’électricité sont donc remis en question par l’autoconsommation:
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| 3.11. | Les bénéfices de la transition énergétique sont cependant très différents entre autoconsommation individuelle et autoconsommation collective: l’autoconsommation individuelle participe au développement des énergies renouvelables et peut inciter un particulier ou une entreprise à davantage d’efficacité et de sobriété énergétique. Réaliser une installation en autoconsommation individuelle reste un acte isolé qui peut parfois ne relever que d’une logique financière. |
| 3.12. | L’autoconsommation collective a une dimension plus sociétale en ce qu’elle peut créer des solidarités entre citoyens et/ou entreprises sur les territoires, en mettant en opération des circuits courts de production et de consommation d’électricité. Elle constitue un premier niveau de mise en œuvre de la transition énergétique à une échelle locale, en attendant l’émergence des communautés d’énergies renouvelables et des communautés énergétiques citoyennes. |
| 3.13. | Les collectivités territoriales et la société civile seront donc à l’avant-garde de la mise en œuvre de la transition énergétique et auront à jouer un rôle clé pour favoriser le développement de projets d’autoconsommation collective étendue. Mais encore faut-il renforcer et stabiliser le cadre réglementaire et prévoir des incitants financiers, tels que des primes d’investissement pour l’autoconsommation individuelle, garantir une exonération de taxes et contribuer au coût de réseau pour l’énergie consommée, ne pas pénaliser les taux d’autoproduction faibles, renforcer la confiance dans les filières photovoltaïques et éoliennes en luttant contre les écodélinquants, permettre la revente du surplus sur le marché de l’électricité, permettre des passerelles entre autoconsommation individuelle et collective dans des cas d’usage limités. |
| 3.14. | Encourager les municipalités à favoriser les porteurs de projets d’autoconsommation collective étendue fait aussi partie de l’équation, tout comme autoriser plus de souplesse pour l’utilisation des surplus par les collectivités territoriales, notamment dans une optique de lutte contre la précarité énergétique et la fracture sociale due à l’émergence de «chasses gardées énergétiques» constituées de consommateurs suffisamment aisés pour investir dans des moyens de production et, au final, payer moins cher leur énergie. Le CESE souligne que bien que la majorité (57 %) des communautés énergétiques (CE) considèrent la précarité énergétique comme un problème important ou très important dans une enquête récente, relativement peu d’entre elles prennent des mesures efficaces pour y remédier (10). Les ménages vulnérables ne se sentent ni assez bien sensibilisés ni informés sur les soutiens techniques et financiers dont ils disposent. En outre, certains ménages n’ont pas la capacité de s’engager dans les actions des communautés énergétiques ou rechignent parfois à demander de l’aide de crainte d’être stigmatisés, ou parfois, ils ne leur font pas confiance. Cela arrive lorsque des fournisseurs d’électricité font partie des communautés énergétiques. Des programmes et objectifs spécifiques à destination des ménages vulnérables et précaires en énergie sont donc nécessaires. |
Bruxelles, le 25 octobre 2023.
Le président du Comité économique et social européen
Oliver RÖPKE
(1) Directive (UE) 2019/944 du Parlement européen et du Conseil du 5 juin 2019 concernant des règles communes pour le marché intérieur de l'électricité et modifiant la directive 2012/27/UE (JO L 158 du 14.6.2019, p. 125).
(2) Directive (UE) 2018/2001 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 relative à la promotion de l'utilisation de l'énergie produite à partir de sources renouvelables (JO L 328 du 21.12.2018, p. 82).
(3) Funded by Horizon 2020 CLEAR 2.0 and Horizon 2020 CLEAR-X (https://www.clear-x.eu/).
(4) https://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Monuments-Sites/Monuments-historiques-sites-patrimoniaux/Themes-environnementaux/L-installation-de-panneaux-photovoltaiques-en-abords-de-monuments-historiques-et-dans-les-sites-patrimoniaux-remarquables
(5) Rapport des Amis de la Terre — Lithium: nécessité et urgence d’introduire de nouveaux processus de collecte et de recyclage, septembre 2013.
(6) https://www.iea.org/reports/global-ev-outlook-2023/trends-in-batteries
(7) https://conseils-thermiques.org/contenu/arnaque-panneau-solaire.php
https://www.otovo.fr/blog/stop-arnaques/arnaques-aux-panneaux-solaires-web
(8) COM(2023) 148 final du 14 mars 2023.
(9) https://www.beuc.eu/sites/default/files/publications/BEUC-X-2023-047_Consumers_should_always_have_access_to_ADR_in_energy.pdf
(10) https://www.energysolidarity.eu/cees-survey-energy-poverty-action/
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/873/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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14/12/2023
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