| CELEX | 52023IE1646 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mercredi 20 septembre 2023 |
| Journal officiel | FR Séries C |
| C/2023/858 | 8.12.2023 |
Avis du Comité économique et social européen sur la stratégie Drone 2.0
(avis d’initiative)
(C/2023/858)
| Rapporteur: | Maurizio MENSI |
| Décision de l’assemblée plénière | 23.3.2023 |
| Base juridique | Article 52, paragraphe 2, du règlement intérieur |
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| Avis d’initiative |
| Compétence | Section «Transports, énergie, infrastructures et société de l’information» |
| Adoption en section | 6.9.2023 |
| Adoption en session plénière | 20.9.2023 |
| Session plénière no | 581 |
| Résultat du vote (pour/contre/abstentions) | 215/0/4 |
1. Conclusions et recommandations
| 1.1. | Le Comité économique et social européen (CESE) accueille favorablement la stratégie Drone 2.0 pour les systèmes d’aéronefs sans équipage à bord (UAS) adoptée par la Commission, et en partage les objectifs de tirer pleinement parti des possibilités qu’offrent ces systèmes et d’en assurer une utilisation sûre et responsable. |
| 1.2. | Le CESE souligne que le développement du marché des drones nécessite une planification régionale et locale intégrant la mobilité en tant que service dans le cadre d’une approche multisectorielle. Aussi s’imposera-t-il d’assurer une coordination avec les autorités nationales et locales compétentes. |
| 1.3. | Le CESE estime que des investissements adéquats, tant publics que privés, seront nécessaires en vue de l’introduction des services de base. |
| 1.4. | Le CESE estime que l’intégration des dimensions terrestre, aérienne et maritime pourrait devenir un facteur important de développement territorial. Les coûts liés à la gestion de l’U-space ne devraient pas être imputés aux usagers actuels de l’espace aérien (compagnies aériennes et exploitants d’aéronefs commerciaux). |
| 1.5. | Le CESE souligne qu’il est essentiel de garantir un niveau élevé de sécurité physique et cybernétique pour les drones, notamment à des fins de sécurité nationale. La cybersécurité devrait également empêcher que la communication des UAS ne fasse l’objet d’actes de piratage et, partant, prévenir toute utilisation ou prise de contrôle de ceux-ci à des fins malveillantes. Protéger les systèmes de communication des UAS contribue à préserver l’intégrité et la sécurité de l’espace aérien des zones urbaines. |
| 1.6. | Le CESE insiste sur la possibilité de prévoir une gestion coopérative européenne de la sécurité de l’information par la promotion et le financement, en instaurant par exemple une plateforme européenne pour la gestion des données de sécurité des différentes parties prenantes de la nouvelle mobilité aérienne, afin de gérer les risques en matière de cybersécurité conformément au règlement d’exécution (UE) 2023/203 de la Commission (1). |
| 1.7. | Le CESE juge essentiel d’établir rapidement une coordination adéquate entre les autorités compétentes. À cette fin, il y aura lieu d’assurer une interaction entre les systèmes réglementaires existants, afin que l’activité des drones soit traitée comme faisant partie intégrante des différents secteurs d’activité. En tenant compte de cette gouvernance à de multiples niveaux, la Commission devrait adopter des lignes directrices pour orienter le développement industriel. |
| 1.8. | L’introduction d’une nouvelle mobilité aérienne étant très certainement amenée à influencer et modifier de nombreux aspects de notre société, le CESE estime que pour en tirer le meilleur parti possible et assurer son acceptation publique et politique, l’UE devrait engager un vaste exercice de renforcement des compétences et de l’acceptation associant toutes les parties prenantes, les différents secteurs industriels et les citoyens. Il s’agit de viser à favoriser la compréhension, de réunir différentes perspectives et de susciter un large soutien à l’intégration des nouvelles technologies de mobilité aérienne, et de s’assurer ce faisant que celles-ci correspondent aux besoins et aux aspirations de la société. |
2. Contexte
| 2.1. | En novembre 2022, la Commission a publié une stratégie Drone 2.0 pour les systèmes d’aéronefs sans équipage à bord, qui vise à faire de ceux-ci des vecteurs de la mobilité avancée intelligente et durable de demain en exploitant les possibilités offertes par la numérisation, l’électrification des nouveaux aéronefs électriques (aéronefs eVTOL), l’automatisation et, de manière générale, les possibilités offertes par la mobilité aérienne innovante. |
| 2.2. | D’ici à 2030, les drones feront partie du quotidien, fournissant des services d’urgence, d’imagerie, d’inspection et de surveillance ainsi que de transport de passagers et de marchandises, y compris sans pilote, dans le cadre d’opérations entièrement automatisées. Toutefois, le panorama actuel des réglementations relatives aux drones et de leurs utilisations présente des variations d’un État membre de l’Union à l’autre, qui appellent une harmonisation. Mettre en place une approche harmonisée permettra de réaliser plus aisément des opérations transfrontalières, de favoriser l’innovation et de créer des conditions de concurrence équitables pour l’industrie dans l’ensemble de l’Union. |
| 2.3. | La stratégie à l’examen doit offrir un cadre cohérent afin de promouvoir le développement du marché des drones et des aéronefs électriques à décollage et atterrissage verticaux (eVTOL), à la poursuite d’un double objectif: consolider le marché européen des services de drones, et renforcer les capacités et les synergies au niveau des industries européennes des secteurs civil, de la sécurité et de la défense. Elle recense ainsi dix-neuf actions phares. |
| 2.4. | La stratégie définit une vision pour la poursuite du développement du marché européen des drones. Elle s’appuie sur le cadre de sécurité de l’UE pour l’exploitation des drones et la définition des exigences techniques en la matière, et décrit comment l’Europe peut entreprendre une exploitation commerciale des drones à grande échelle tout en créant de nouvelles possibilités dans le secteur (2). Depuis 2014, la Commission n’a cessé de poser les jalons d’une politique européenne globale en matière de drones. Le cadre législatif pertinent comporte notamment les textes qu’elle a adoptés, tels que son règlement d’exécution (UE) 2019/947 (3), son règlement délégué (UE) 2019/945 (4) et ses règlements d’exécution (UE) 2021/664 (5), (UE) 2021/665 (6) et (UE) 2021/666 (7). |
| 2.5. | Depuis 2003, l’UE a investi près de 980 millions d’EUR dans le développement ou l’utilisation de drones aux fins d’applications innovantes. Elle a ainsi financé 320 projets relatifs aux drones. |
3. Observations générales
A. Services fournis par des drones
| 3.1. | Les drones seront utilisés pour fournir de nombreux services au bénéfice de divers utilisateurs finaux du secteur civil et de la défense. Les opérations aériennes des drones comprendront des services d’urgence ainsi que des opérations d’inspection et de surveillance, et couvriront la collecte de données et la livraison de marchandises. Des services axés sur la mobilité aérienne innovante, tels que les taxis aériens, commenceront à fournir des services réguliers de transport de passagers, avec un pilote à bord dans un premier temps, l’objectif ultime étant cependant d’automatiser complètement les opérations. Concrètement, les services de drones seront intégrés aux systèmes de transport existants ou les compléteront. Ils contribueront à la décarbonation du système de transports. Le «plan d’action sur les synergies entre les industries civile, spatiale et de la défense» adopté en février 2020 soulignait déjà l’importance des synergies entre les industries des drones à usage civil et de défense. |
| 3.2. | À mesure que la technologie des drones progresse, ces aéronefs deviennent de plus en plus courants et abordables, ce qui donne lieu à des débats mettant en balance leurs avantages et de nouvelles préoccupations éthiques et juridiques. Autrefois réservés à un usage strictement militaire, les drones sont aujourd’hui relativement courants (8). |
B. Les défis liés aux UAS
| 3.3. | Le défi des dix prochaines années consistera à introduire de nouveaux produits ayant une faible incidence sur l’environnement tout en offrant aux citoyens des niveaux de protection appropriés. |
| 3.4. | Il est difficile de réglementer les vols de petits drones, qui s’écoulent à plusieurs milliers d’exemplaires chaque année et qui sont facilement disponibles. Malgré leur petite taille, ces drones présentent néanmoins des risques considérables pour la sécurité des installations au sol telles que les dépôts de carburant. Si aucun accident grave n’est à déplorer jusqu’à présent, il a déjà été fait état de criminels utilisant des drones pour introduire des objets illicites dans les prisons. La Commission devrait s’assurer au fil du temps qu’à l’instant considéré, aussi bien les règles de protection de la vie privée que les systèmes d’assurance revêtent un caractère approprié. |
| 3.5. | Si les pouvoirs publics ont tenté de relever ces défis au moyen d’une réglementation appropriée (9), très peu de cadres réglementaires nationaux ont été mis en place à ce jour. Il existe toutefois de nombreuses réglementations relatives à la propriété des UAS, et les agences opérationnelles et les services répressifs ont déjà recours à différentes technologies pour neutraliser les UAS utilisés à des fins malveillantes. Parmi les options possibles figurent le brouillage du signal ainsi que la capture et l’atterrissage forcé des UAS malveillants. Le marché mondial des drones civils et militaires représentait une valeur de 4 milliards de dollars (USD) en 2015 et, à l’heure actuelle, il est en plein essor. En 2017, un rapport du Sénat des États-Unis d’Amérique estimait qu’elle atteindrait 14 milliards d’USD d’ici à 2025, tandis qu’un institut spécialisé (10) avançait le chiffre de 72 milliards d’USD à l’horizon 2028, en tablant sur une croissance d’en moyenne 14,4 % par an. |
| 3.6. | Les coûts liés à la gestion de l’U-space ne devraient pas être imputés aux usagers actuels de l’espace aérien (compagnies aériennes et exploitants d’aéronefs commerciaux). Il y a lieu de maintenir une séparation totale entre les activités, en veillant à ce que le principe de l’«utilisateur-payeur» soit appliqué: les compagnies aériennes paient pour les services que leur fournissent les prestataires de services de navigation aérienne, et les exploitants de drones devraient également payer pour les services auxquels ils ont recours. Pour ce faire, il serait possible de s’appuyer sur les exigences tarifaires pour les échanges de données, telles que les propose la Commission dans le cadre de la réforme du «ciel unique européen 2+», afin d’assurer l’équité des conditions de concurrence en matière d’accès et de tarification des données nécessaires. |
C. La question de l’environnement
| 3.7. | Les embouteillages et la pollution sont déjà une réalité dans plusieurs villes d’Europe (11). Les collectivités locales sont aussi à la recherche de solutions de mobilité plus intelligentes, plus vertes, plus intégrées et plus durables. La mobilité aérienne urbaine pourrait être en mesure de répondre à ces besoins, car l’on escompte qu’elle sera bénéfique pour l’environnement et apportera des avantages au public et aux entreprises, notamment pour ce qui est des finalités commerciales ou d’urgence/médicales. |
| 3.8. | D’après les estimations, le marché de la mobilité aérienne urbaine en Europe, y compris les activités de recherche et développement, la fabrication des véhicules, l’exploitation, ainsi que la construction des infrastructures, atteindra quelque 4,2 milliards d’EUR en 2030, ce qui représente près d’un tiers du marché mondial. Un marché d’une telle dimension pourrait créer directement ou indirectement quelque 90 000 emplois en 2030. |
| 3.9. | La Commission reconnaît que les drones devront être acceptés socialement pour pouvoir jouer pleinement leur rôle au service des entreprises et des communautés locales. Pour ce faire, toutes les parties concernées aux niveaux local, régional et national devront être pleinement associées d’emblée afin que les drones puissent être exploités en toute sécurité, dans les zones aussi bien urbaines que rurales, d’une manière équitable et durable. |
| 3.10. | Afin d’encourager l’investissement privé et le développement de nouveaux services innovants dans différents secteurs, il convient de garantir la sécurité juridique et technique. À cette fin, la Commission devrait publier des lignes directrices reposant sur une approche européenne harmonisée pour favoriser les investissements. |
D. Les moteurs de la stratégie relative aux drones
| 3.11. | La stratégie s’appuie sur deux moteurs connexes essentiels: bâtir le marché des services de drones de l’UE, et renforcer les capacités et les synergies des industries civile, de la sécurité et de la défense de l’Union. |
| 3.12. | L’AESA (12) a mis en évidence dans son étude sur l’acceptation sociétale de la mobilité aérienne urbaine en Europe (13) qu’outre les préoccupations liées à la sécurité, les questions de sûreté et de respect de la vie privée ainsi que la protection des espèces sauvages étaient les principales inquiétudes exprimées par les européens. Aussi l’AESA nouera-t-elle des liens avec la Commission et l’aidera-t-elle à élaborer des mesures appropriées, qu’elles soient d’ordre systémique ou technique, afin de garantir la protection de l’environnement et des espèces sauvages. |
| 3.13. | Pour soutenir la mise en œuvre du cadre réglementaire en cours d’élaboration, l’AESA a également pris les initiatives supplémentaires suivantes: institution d’un groupe de travail avec des représentants des États membres et d’Eurocontrol afin d’harmoniser l’approche relative à la certification des prestataires de services U-space et des prestataires uniques de services d’informations communes; publication de lignes directrices concernant la gestion des incidents impliquant des drones dans les aéroports (14), et soutien aux États membres pour le développement d’exemptions et d’outils de type «sas réglementaire» pour l’obtention d’autorisations d’exploitation. |
| 3.14. | La stratégie semble accorder moins d’attention à des questions telles que la responsabilité, tant au niveau interentreprises que dans les relations avec les consommateurs, y compris en ce qui concerne les opérations transfrontières et les situations impliquant plusieurs modes de transport. Le CESE estime qu’il importe de s’accorder, à l’échelle de l’Union, sur des principes communs à cet égard, y compris pour les relations avec les pays tiers, avant que ne se développe le marché des services de mobilité et de transport de fret par drone. |
4. Observations particulières
| 4.1. | Favoriser le déploiement de services liés à la mobilité aérienne innovante permettra d’intégrer également les drones à l’offre de transports disponible dans les zones urbaines et locales (15). Le développement de tels services nécessitera une planification régionale et locale intégrant des critères fondés sur des considérations liées à la mobilité en tant que service dans le cadre d’une approche multisectorielle. Le CESE souligne dès lors qu’il conviendra d’établir des liens et une coordination adaptés avec les autorités nationales et locales. |
| 4.2. | La nouvelle mobilité aérienne vise à renforcer la dimension intermodale en assurant son intégration à d’autres systèmes de mobilité, de façon à créer un réseau flexible, intelligent et capillaire couvrant tout le territoire national (16). Si l’intégration avec le secteur terrestre semble couler de source, la connexion avec la navigation intérieure et le secteur maritime est tout aussi importante. L’intégration des dimensions terrestre, aérienne et maritime constituera un facteur important de développement territorial. Le défi consistera à intégrer en toute sécurité les UAS dans l’espace aérien et à définir des tarifs appropriés pour leurs services, afin qu’ils soient à la fois durables et abordables pour les entreprises et les usagers. En particulier, bien que le marché des drones soit en expansion et qu’une introduction rapide de ces services soit attendue, les parties concernées s’attellent encore à déterminer quels exploitants de drones fourniront quels services dans l’U-space et quelle sera l’ampleur des coûts. |
| 4.3. | Il est essentiel de garantir un niveau élevé de sécurité physique et cybernétique pour les drones, notamment à des fins de sécurité nationale. Cela vaut avant tout pour les composants technologiques et de construction, les procédures de passation de marché devant permettre de vérifier l’adéquation des fournisseurs, comme l’a par ailleurs indiqué la Commission européenne pour le réseau et les équipements relatifs à la 5G dans sa recommandation du 26 mars 2019 (17). En outre, il y a lieu d’assurer la protection des logiciels concernés afin d’empêcher toute prise de contrôle des drones par des acteurs hostiles et toute collecte inappropriée de données. Il est donc nécessaire de s’assurer du caractère adéquat des mesures relatives à la cybersécurité, aux contrôles de sécurité des passagers et aux systèmes empêchant la mobilité aérienne urbaine (MAU), ainsi que de considérer avec soin les drones qui recourent à l’intelligence artificielle sous l’angle de la future réglementation de l’UE dans ce domaine. |
| 4.4. | Le CESE note que le règlement (UE) 2023/203 relatif aux exigences en matière de gestion des risques liés à la sécurité de l’information susceptibles d’avoir une incidence sur la sécurité aérienne pour certains organismes et autorités compétentes s’applique à divers acteurs, y compris les prestataires de services U-space et ceux de services d’informations communes, ainsi qu’aux opérateurs du secteur de la mobilité aérienne innovante. Il est donc nécessaire de prévoir une gestion coopérative européenne de la sécurité de l’information, afin de gérer les risques en matière de cybersécurité. |
| 4.5. | Le CESE juge essentiel d’entreprendre rapidement des actions adéquates de coordination entre les autorités compétentes. Les entreprises de divers secteurs utilisent des drones sans se considérer comme des «compagnies aéronautiques», mais elles doivent interagir et se coordonner avec l’industrie aéronautique traditionnelle. Les autorités responsables des différents secteurs d’activité devront discuter des stratégies, politiques et pratiques opérationnelles et assurer leur coordination afin de ne pas faire obstacle au développement du marché. Il s’agit d’un défi important au niveau de l’UE et au niveau national, et les mesures connexes devraient faire partie intégrante de la stratégie Drone 2.0 de l’UE ainsi que des stratégies nationales. |
| 4.6. | La stratégie Drone 2.0 de l’UE fait valoir que les drones peuvent être utilisés dans presque tous les secteurs industriels et sociétaux, et que le nombre de leurs applications potentielles est presque infini. Dans le même temps, la prise de conscience de ce potentiel est peut-être faible dans certains secteurs. De même, la planification des infrastructures nécessaires au sol et dans les airs doit désormais tenir compte d’un nouvel élément, dont l’usage et les caractéristiques sont à certains égards peu connus. Afin de tirer le meilleur parti de cette nouvelle technologie tout en réduisant au minimum les risques qui l’accompagnent et en assurant son acceptation publique et politique, l’UE devrait engager un vaste exercice de renforcement des compétences et de l’acceptation associant toutes les parties prenantes, les différents secteurs industriels et les citoyens. |
Bruxelles, le 20 septembre 2023.
Le président du Comité économique et social européen
Oliver RÖPKE
(1) Règlement d’exécution (UE) 2023/203 de la Commission du 27 octobre 2022 portant modalités d’application du règlement (UE) 2018/1139 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les exigences en matière de gestion des risques liés à la sécurité de l’information susceptibles d’avoir une incidence sur la sécurité aérienne pour les organismes relevant des règlements (UE) no 1321/2014, (UE) no 965/2012, (UE) no 1178/2011 et (UE) 2015/340 de la Commission, des règlements d’exécution (UE) 2017/373 et (UE) 2021/664 de la Commission, et pour les autorités compétentes relevant des règlements (UE) no 748/2012, (UE) no 1321/2014, (UE) no 965/2012, (UE) no 1178/2011, (UE) 2015/340 et (UE) no 139/2014 de la Commission, des règlements d’exécution (UE) 2017/373 et (UE) 2021/664 de la Commission, et modifiant les règlements (UE) no 1178/2011, (UE) no 748/2012, (UE) no 965/2012, (UE) no 139/2014, (UE) no 1321/2014 et (UE) 2015/340 de la Commission, et les règlements d’exécution (UE) 2017/373 et (UE) 2021/664 de la Commission (JO L 31 du 2.2.2023, p. 1).
(2) Pour prendre l’exemple des États-Unis d’Amérique, la Federal Aviation Administration (FAA, Administration fédérale pour l’aviation) a intensément travaillé sur l’intégration des drones au système national de l’espace aérien. De même, des États tels que le Canada, l’Australie, le Japon et la Chine ont accompli des progrès marquants pour développer leur propre industrie de drones et les cadres réglementaires y afférents.
(3) Règlement d'exécution (UE) 2019/947 de la Commission du 24 mai 2019 concernant les règles et procédures applicables à l'exploitation d'aéronefs sans équipage à bord (JO L 152 du 11.6.2019, p. 45).
(4) Règlement délégué (UE) 2019/945 de la Commission du 12 mars 2019 relatif aux systèmes d'aéronefs sans équipage à bord et aux exploitants, issus de pays tiers, de systèmes d'aéronefs sans équipage à bord (JO L 152 du 11.6.2019, p. 1).
(5) Règlement d’exécution (UE) 2021/664 de la Commission du 22 avril 2021 relatif à un cadre réglementaire pour l’U-space (JO L 139 du 23.4.2021, p. 161).
(6) Règlement d’exécution (UE) 2021/665 de la Commission du 22 avril 2021 modifiant le règlement d’exécution (UE) 2017/373 en ce qui concerne les exigences applicables aux prestataires de services de gestion du trafic aérien/de services de navigation aérienne et aux autres fonctions de réseau de la gestion du trafic aérien dans l’espace aérien U-space désigné dans un espace aérien contrôlé (JO L 139 du 23.4.2021, p. 184).
(7) Règlement d’exécution (UE) 2021/666 de la Commission du 22 avril 2021 modifiant le règlement (UE) no 923/2012 en ce qui concerne les exigences applicables aux vols avec équipage à bord effectués dans l’espace aérien U-space (JO L 139 du 23.4.2021, p. 187).
(8) À titre d’exemple, l’agriculture de précision recourt de plus en plus aux drones afin de surveiller la santé des cultures, d’optimiser leur irrigation, de détecter les maladies et les organismes nuisibles et d’analyser l’état des sols. Ils peuvent aider les exploitants à prendre des décisions fondées sur des données et à améliorer les rendements de leurs cultures.
(9) Divers États membres de l’Union européenne ont mis en place leurs propres jeux de réglementations en matière de propriété des drones, de certification des pilotes, de restrictions opérationnelles et de questions liées à la protection de la vie privée. Ces réglementations visent à assurer une utilisation sûre et responsable des drones, tout en réduisant au minimum les risques éventuels pour la sûreté publique, la sécurité et la protection de la vie privée.
(10) Global Unmanned Aerial Vehicle Market Insights, Forecast to 2028 («Informations sur le marché mondial des véhicules aériens sans équipage — prévisions d’ici à 2028»), Valuates Report, 2022
(11) «Study on the societal acceptance of URBAN Air Mobility in Europe» (Étude sur l’acceptation sociétale de la mobilité aérienne urbaine en Europe), Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA), 19 mai 2021.
(12) L’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne.
(13) https://www.easa.europa.eu/sites/default/files/dfu/uam-full-report.pdf
(14) https://www.easa.europa.eu/sites/default/files/dfu/drone_incident_management_at_aerodromes_part1_website_suitable.pdf
(15) Par exemple, Helsinki est une ville pionnière dans l’adoption de la mobilité à la demande. En 2019, elle a mené un projet pilote dans le cadre duquel des drones servaient à acheminer du sang et des échantillons médicaux entre les hôpitaux.
(16) Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Transport intermodal et logistique multimodale — Rendre les modes de transport complémentaires dans le cadre de l’écologisation des transports» (avis d’initiative) (JO C 374 du 16.9.2021, p. 1).
(17) Recommandation (UE) 2019/534 de la Commission du 26 mars 2019 sur le thème «Cybersécurité des réseaux 5G» (JO L 88 du 29.3.2019, p. 42).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/858/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Initiative législative — 52023IE0430
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE0848
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE1864
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE1906
14/12/2023