| CELEX | 52023IP0227 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mardi 13 juin 2023 |
| Journal officiel | FR Séries C |
| C/2024/479 | 23.1.2024 |
P9_TA(2023)0227
Politique de concurrence — rapport annuel 2022
Résolution du Parlement européen du 13 juin 2023 sur la politique de concurrence — rapport annuel 2022 (2022/2060(INI))
(C/2024/479)
Le Parlement européen,
| — | vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment ses articles 101 à 109, |
| — | vu les règles, lignes directrices, résolutions, consultations publiques, communications et documents pertinents de la Commission sur le sujet de la concurrence, |
| — | vu le rapport de la Commission du 14 juillet 2022 intitulé «Rapport sur la politique de concurrence 2021» (COM(2022)0337) et le document de travail des services de la Commission accompagnant ce rapport (SWD(2022)0188), |
| — | vu sa résolution du 5 mai 2022 sur la politique de concurrence — rapport annuel 2021 (1), |
| — | vu la communication de la Commission du 11 décembre 2019 intitulée «Le pacte vert pour l’Europe» (COM(2019)0640), |
| — | vu le règlement (UE) 2021/1119 du Parlement européen et du Conseil du 30 juin 2021 établissant le cadre requis pour parvenir à la neutralité climatique et modifiant les règlements (CE) no 401/2009 et (UE) 2018/1999 («loi européenne sur le climat») (2), qui fixe l’objectif de neutralité climatique dans tous les secteurs de l’économie d’ici à 2050 et établit un engagement contraignant au niveau de l’Union consistant en une réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 55 % d’ici à 2030 par rapport aux niveaux de 1990, |
| — | vu la communication de la Commission du 6 décembre 2021 intitulée «Lignes directrices relatives aux aides d’État visant à promouvoir les investissements en faveur du financement des risques» (3), |
| — | vu le rapport Eurobaromètre flash 510 d’octobre 2022 sur les attentes des PME en matière de politique de concurrence efficace, |
| — | vu le rapport Eurobaromètre flash 511 d’octobre 2022 sur la perception par les citoyens de la politique de concurrence, |
| — | vu l’arrêt rendu par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) dans l’affaire T-791/19 (4), |
| — | vu l’arrêt de la CJUE dans l’affaire T-227/21 (5), |
| — | vu la communication de la Commission intitulée «Encadrement temporaire de crise pour les mesures d’aide d’État visant à soutenir l’économie à la suite de l’agression de la Russie contre l’Ukraine» (6), |
| — | vu le règlement (CE) no 139/2004 du Conseil du 20 janvier 2004 relatif au contrôle des concentrations entre entreprises («le règlement CE sur les concentrations») (7), |
| — | vu le règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du Conseil du 14 septembre 2022 relatif aux marchés contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant les directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828 (règlement sur les marchés numériques) (8), |
| — | vu la directive (UE) 2019/1 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 visant à doter les autorités de concurrence des États membres des moyens de mettre en œuvre plus efficacement les règles de concurrence et à garantir le bon fonctionnement du marché intérieur (9) (REC+ directive), |
| — | vu le règlement (CE) no 1/2003 du Conseil du 16 décembre 2002 relatif à la mise en œuvre des règles de concurrence prévues aux articles 81 et 82 du traité (10), |
| — | vu le règlement (CE) no 773/2004 de la Commission du 7 avril 2004 relatif aux procédures mises en œuvre par la Commission en application des articles 81 et 82 du traité CE (11), |
| — | vu le règlement (UE) no 1308/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 portant organisation commune des marchés des produits agricoles et abrogeant les règlements (CEE) no 922/72, (CEE) no 234/79, (CE) no 1037/2001 et (CE) no 1234/2007 du Conseil (12), |
| — | vu les lignes directrices de la Commission du 29 septembre 2022 relatives à l’application du droit de la concurrence de l’Union aux conventions collectives, |
| — | vu le rapport de l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF) du 15 décembre 2022 intitulé «Report on CRA Market Share Calculation» (Rapport sur le calcul de la part de marché des agences de notation de crédit), |
| — | vu la communication de la Commission intitulée «Lignes directrices concernant les aides d’État au climat, à la protection de l’environnement et à l’énergie pour 2022» (13), |
| — | vu la communication de la Commission du 12 décembre 2022 intitulée «Lignes directrices relatives aux aides d’État en faveur des réseaux de communication à haut débit» (14), |
| — | vu le projet de communication de la Commission sur la définition du marché en cause aux fins du droit de la concurrence de l’Union, |
| — | vu le projet de lignes directrices de la Commission sur l’application de l’exclusion de l’article 101 du traité FUE aux accords de durabilité des producteurs agricoles conformément à l’article 210 bis du règlement (UE) no 1308/2013, |
| — | vu le document de travail des services de la Commission du 1er décembre 2022 sur l’évaluation des règles en matière de subventions d’État pour les services sociaux et de santé d’intérêt économique général (SIEG) et du règlement de minimis spécifique aux SIEG (SWD(2022)0388), |
| — | vu l’article 54 de son règlement intérieur, |
| — | vu le document sur les aides d’État et la concurrence «Competition State aid Brief», numéro 1/2022 (15), |
| — | vu l’avis de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs, |
| — | vu le rapport de la commission des affaires économiques et monétaires (A9-0183/2023), |
| A. | considérant que de récentes enquêtes Eurobaromètre (16) consacrées à la politique de concurrence de l’Union montrent que les citoyens et les petites et moyennes entreprises sont très favorables à la politique de concurrence et à son application; |
| B. | considérant que la politique de concurrence devrait avoir pour objectif de contribuer aux objectifs du pacte vert pour l’Europe et à ceux de la boussole numérique et de renforcer la résilience du marché intérieur de l’Union; qu’il est nécessaire de garantir des conditions de concurrence équitables au niveau mondial, notamment dans le cas des propositions du paquet «Ajustement à l’objectif 55»; |
| C. | considérant que la politique de concurrence devrait apporter une sécurité juridique et que les régimes permettant une plus grande flexibilité devraient être temporaires et ciblés et ne devraient pas compromettre l’intégrité du marché intérieur; |
| D. | considérant que la collaboration et la coopération internationales sont cruciales pour assurer des conditions de concurrence équitables et viables à l’échelle mondiale et pour faire advenir les transitions écologique et numérique; que les dépendances européennes à l’égard de pays tiers et de puissances mondiales dans des domaines tels que l’énergie, les médicaments, les technologies ou les matières premières créent des vulnérabilités et peuvent réduire la capacité d’action de l’Union européenne; |
Considérations générales
| 1. | estime que la politique de concurrence de l’Union protège les structures du marché contre le comportement anticoncurrentiel, les ententes et l’accumulation de pouvoir de marché, tout comme elle favorise les structures performantes du marché ainsi que le bien-être général et celui des consommateurs en vue d’encourager l’innovation, de maintenir les prix à des niveaux équitables et concurrentiels et de garantir le choix des consommateurs; souligne que la force et l’importance du marché unique de l’Union sur la scène internationale proviennent de sa compétitivité interne et de ses conditions de concurrence équitables; |
| 2. | estime que les règles de concurrence fondées sur les traitées doivent être interprétées selon l’éclairage plus large des valeurs européennes qui sous-tendent l’économie sociale de marché hautement compétitive de l’Union; rappelle que la politique de concurrence ne peut se mener isolément, en tant que fin en soi, sans lien avec le contexte juridique, international, économique ou politique, ni sans interaction et complémentarité avec d’autres objectifs stratégiques de l’Union, ni avec la nouvelle dynamique du marché concurrentiel, et qu’elle est déterminée à réaliser les objectifs de l’Union consacrés à l’article 3 du traité UE; |
| 3. | demande à la Commission de veiller à ce que le cadre réglementaire soit adapté pour donner suite aux évolutions technologiques et aux objectifs de l’Union en matière de connectivité numérique, en s’assurant que le financement des infrastructures critiques est approprié et effectif et respecte les règles en matière de concurrence; |
| 4. | se félicite de l’arrêt rendu par le Tribunal dans l’affaire Sped-Pro (affaire T-791/19), qui confirme que la protection de l’État de droit est un facteur essentiel du droit de la concurrence; |
| 5. | prend note du projet de communication de la Commission sur la définition du marché en cause aux fins du droit de la concurrence de l’Union; se félicite que la Commission ait précisé dans ce projet de communication que la définition du marché en cause ne devrait pas reposer uniquement sur le prix du produit, mais également sur son niveau d’innovation; se félicite de l’adoption prochaine du projet de communication, qui est prévue pour le troisième trimestre 2023; estime que la concurrence en matière d’innovation est un facteur essentiel pour déterminer le marché en cause et demande à la Commission d’adopter une vision à plus long terme englobant la dimension mondiale et la concurrence future potentielle dans ses évaluations de la concurrence; souligne la nécessité d’inclure une analyse du comportement des consommateurs pour définir le marché de produits en cause; apprécie notamment toutes les nouvelles contributions qui permettent d’aborder des questions clés en matière de définition du marché concernant certains secteurs en évolution rapide tels que le secteur numérique; |
| 6. | constate que les trois plus grandes agences de notation de crédit détiennent plus de 90 % du marché; déplore le maintien d’un niveau élevé de concentration du marché pour les agences de notation de crédit; conclut que les mesures existantes visant à renforcer la concurrence sur le marché sont insuffisantes; |
| 7. | prend note de l’encadrement temporaire de crise et de transition de la Commission dans le cadre du plan industriel du pacte vert pour l’ère du zéro émission nette; se félicite de l’approche de la Commission selon laquelle les aides d’État accordées à des entreprises individuelles au titre de cet encadrement ne peuvent être approuvées que pour des investissements transfrontières ou des investissements dans les zones assistées; estime que les subventions nationales soumises à l’obligation de notification devraient avoir une valeur ajoutée européenne; rappelle le rôle essentiel des matières premières critiques dans le maintien de la base industrielle de l’Europe; considère que les propositions de réglementation européenne sur les matières premières critiques (17) et de règlement pour une industrie «zéro net» (18) ainsi que la révision du marché intérieur de l’électricité de l’Union offrent l’occasion de soutenir la compétitivité de l’industrie de l’Union; prend acte des possibilités offertes à l’Union d’utiliser ses sources intérieures de matières premières critiques tout en respectant ses normes environnementales; se félicite de la révision du règlement général d’exemption par catégorie (19) visant à permettre aux États membres d’investir davantage dans les secteurs importants pour la transition vers une économie à zéro émission nette, tels que l’hydrogène bas carbone et la recherche et le développement, ainsi que dans des mesures d’accompagnement permettant de faciliter la transition numérique de tous les secteurs; |
| 8. | souligne qu’une conciliation équilibrée entre règles de concurrence de l’Union et politiques en matière industrielle et en matière de commerce international de l’Union est essentielle pour rapatrier les activités de la chaîne de valeur et renforcer la compétitivité à l’échelle mondiale; |
| 9. | relève qu’une solide politique de concurrence renforcera la résilience du marché unique de l’Union, en particulier pour les petites et moyennes entreprises (PME); constate que les PME, de par leur forte contribution à la création d’emplois et leur valeur ajoutée, sont essentielles pour garantir la croissance économique et l’intégration sociale dans l’Union; se félicite à cet égard de la révision des lignes directrices relatives aux aides d’État visant à encourager les investissements en faveur du financement des risques qui précisent et simplifient les règles en vertu desquelles les États membres peuvent faciliter l’accès des PME au financement; |
| 10. | estime que plutôt que l’adoption de mesures protectionnistes, l’obtention d’un accès réciproque au marché pour les exportations de l’Union favoriserait la reprise et la croissance durable au sein du marché unique; |
Réaction politique à la guerre en Ukraine et à loi sur la réduction de l’inflation
| 11. | se félicite de l’adoption rapide de l’encadrement temporaire de crise pour les mesures d’aide d’État visant à soutenir l’économie à la suite de l’agression de la Russie contre l’Ukraine, et de ses prolongations ultérieures; souligne qu’il importe de coordonner les mesures mises en place au cours de ces trois dernières années au titre des encadrements temporaires de crise; prend note de la proposition de la Commission de transformer ce cadre en un encadrement temporaire de crise et de transition, en élargissant sa portée afin qu’il englobe toutes les sources d’énergie renouvelables possibles; souligne que toute flexibilité devrait être ciblée, temporaire, proportionnée et compatible avec les objectifs stratégiques de l’Union et devraient s’abstenir de créer des distorsions permanentes sur le marché intérieur; estime que l’objectif de l’encadrement temporaire de crise et de transition est de créer les conditions permettant aux entreprises d’être compétitives au service de l’intérêt général; |
| 12. | souligne que des arrêts rendus dans différentes affaires ont précisé que des aides d’État ne peuvent être accordées si le bénéficiaire enfreint les règles environnementales (20) et insiste pour que la Commission n’autorise les aides d’État octroyées par les États membres que si elles poursuivent un objectif d’intérêt commun; encourage les États membres à mettre en place d’autres conditions contraignantes pour la perception d’aides d’État; |
| 13. | comprend la nécessité d’investissements publics et privés supplémentaires pour lutter contre les inégalités sociales et régionales, décarboner et numériser l’industrie et renforcer l’autonomie dans des secteurs économiques clés; invite la Commission à préserver l’intégrité du marché intérieur et à garantir des conditions de concurrence équitables; est profondément préoccupé par le risque d’une plus grande fragmentation du marché intérieur en raison d’un assouplissement excessif des règles en matière d’aides d’État et du recours aux subventions en réponse à la loi américaine sur la réduction de l’inflation; met en garde la Commission contre la concurrence internationale en matière de subventions, et la prie d’utiliser les outils à sa disposition pour prévenir et sanctionner toute concurrence déloyale en la matière; demande à la Commission de prêter une attention particulière aux différents niveaux de marge de manœuvre budgétaire dont peuvent bénéficier les États membres afin de leur apporter une aide et de surveiller les effets de distorsion éventuels; souligne que les nouvelles initiatives, les nouveaux objectifs et les nouvelles tâches politiques financés par le budget de l’Union, y compris les projets à l’échelle de l’Union et transfrontaliers, doivent être financés par de nouveaux fonds supplémentaires; demande à la Commission d’enquêter sur l’absence d’harmonisation des mécanismes de récupération dans les États membres; |
| 14. | réaffirme que la réponse de l’Union à la loi américaine sur la réduction de l’inflation ne devrait pas reposer uniquement sur les aides d’État, mais devrait également inclure d’autres domaines de la politique de concurrence, tels que le contrôle des concentrations; se réjouit que, dans ses dernières conclusions, le Conseil européen appelle de ses vœux la modernisation des règles relatives aux marchés publics afin de favoriser la mise en place d’une industrie plus écologique et de promouvoir les normes européennes pour faciliter le déploiement rapide des technologies clés; souligne qu’un cadre de concurrence renouvelé devrait établir un cadre réglementaire prévisible et simplifié, permettant d’accroître la confiance, la rapidité et la flexibilité et de réduire la charge administrative pour les entreprises qui investissent en Europe et y exercent une concurrence loyale; souligne l’importance d’une réponse coordonnée afin d’éviter de fausser le marché intérieur de l’énergie de l’Union; invite la Commission à améliorer la transparence du processus d’évaluation des aides d’État et souligne la nécessité d’un contrôle ex post de la mise en œuvre effective des aides d’État adoptées; invite la Commission à tenir compte des critères de durabilité et de souveraineté européenne pour les règles en matière de marchés publics; rappelle que des niveaux exceptionnels d’aide publique ne doivent pas devenir la nouvelle norme et ne devraient pas profiter uniquement aux grandes entreprises et à leurs actionnaires; souligne que les crédits d’impôt ne devraient pas avoir pour seul objectif de réduire les obligations fiscales des grandes entreprises; invite instamment les États membres à concevoir avec soin des incitations fiscales afin de promouvoir l’autonomie stratégique sans augmenter de manière disproportionnée les coûts pour les fonds publics; |
| 15. | constate que la politique de l’Union en matière de concurrence devrait tenir compte de la capacité concurrentielle des entreprises européennes sur les marchés internationaux; souligne l’importance d’un dialogue et d’une coopération structurels au niveau mondial en matière d’application de la politique de concurrence avec nos partenaires partageant les mêmes valeurs; souligne le potentiel que recèlent les accords de coopération avec les pays tiers; se félicite de l’application du règlement relatif aux subventions étrangères; insiste pour que toutes les entreprises exerçant des activités sur le marché unique de l’Union respectent les mêmes règles; invite la Commission à élaborer des accords de concurrence plus spécifiques, qui permettent un meilleur échange d’informations entre les autorités de concurrence; |
| 16. | estime que la concurrence est susceptible de contribuer à la reprise après la crise plutôt que d’y faire obstacle et pourrait améliorer la résilience du marché unique; souligne qu’une étude récente (21) a rejeté l’argument selon lequel l’assouplissement de la politique de concurrence de l’Union favoriserait la reprise économique; regrette que, selon une analyse réalisée avant la crise (22), les aides d’État dans l’Union n’aient pas permis de promouvoir la croissance économique et les investissements; invite instamment la Commission à évaluer la contribution des aides d’État dans l’Union à la croissance économique et à la croissance de la productivité sur la base d’indicateurs mesurables et à en revoir systématiquement les résultats et l’impact; |
| 17. | rappelle que nous devrions tirer les enseignements des crises précédentes si nous voulons produire des résultats et un impact réels et mesurables, parvenir à une reprise et créer des conditions de concurrence équitables; rappelle l’enseignement tiré de la crise financière selon lequel les mesures adoptées en réponse à des besoins urgents ne sauraient se substituer à une intervention stratégique fondée sur une analyse économique solide; regrette que plusieurs propositions n’aient pas été accompagnées d’analyses d’impact en raison de l’urgence, comme invoqué dans les explications de la Commission; invite cette dernière à s’abstenir d’invoquer l’urgence comme raison pour ne pas analyser l’impact des propositions législatives; invite la Commission à élaborer une analyse approfondie des incidences de chaque proposition sur la concurrence, la productivité et les investissements efficaces; |
| 18. | souligne qu’un nouveau Fonds européen de souveraineté pourrait soutenir la stratégie industrielle de l’Union; estime que l’utilisation des fonds d’investissement européens ainsi que les modifications des règles relatives aux aides d’État offrent la possibilité d’éviter la fragmentation du marché intérieur; |
| 19. | estime que la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, qui entraîne des bénéfices excessifs des entreprises, est le principal moteur de la hausse actuelle de l’inflation; insiste sur le fait que la hausse des coûts de l’énergie (en comparaison avec d’autres régions du monde) est l’un des principaux facteurs ayant une incidence négative sur la capacité de l’industrie de l’Union à être compétitive sur le marché mondial; réaffirme que la Commission doit utiliser tous les outils disponibles en vertu du droit de la concurrence pour lutter de manière impartiale contre les distorsions du marché et les pratiques tarifaires déloyales sur les marchés de l’énergie et des denrées alimentaires; demande que l’on tienne compte de la vulnérabilité des consommateurs dans l’évaluation des comportements abusifs d’une entreprise dominante; |
| 20. | demande à la Commission d’offrir une série d’instruments efficaces, y compris en vue de la mise en place d’un mécanisme permanent d’enquête sur le marché, qui devrait être déclenché automatiquement dès que certaines conditions, telles qu’une hausse spécifique des prix, sont remplies, afin d’éviter tout effet de parasitisme futur; préconise, en particulier, de surveiller l’écart entre les prix de gros et les prix de détail de l’alimentation animale et humaine, et des engrais; est profondément préoccupé par la concentration excessive dans certaines parties de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, au détriment des consommateurs et des agriculteurs; |
Contrôle des fusions
| 21. | signale que, même lorsque des produits ou services sont proposés gratuitement, les consommateurs peuvent faire l’objet de pratiques déloyales telles qu’une dégradation de la qualité ou des pratiques abusives; appelle donc de ses vœux l’élaboration d’une «théorie du préjudice», qui devrait transcender les stratégies centrées sur le prix et tenir compte de considérations plus vastes, comme l’incidence sur la vie privée des citoyens; estime que les seuils de concentration fondés sur le chiffre d’affaires ne sont pas adaptés à l’économie numérique, dans laquelle la valeur est souvent représentée par d’autres facteurs, et considère également que la Commission ne devrait pas se concentrer uniquement sur les prix dans ses évaluations des concentrations; souligne que le «juste prix» d’un produit ne correspond pas au prix le plus bas possible pour le consommateur; |
| 22. | soutient l’introduction d’une présomption réfragable selon laquelle une concurrence effective est entravée de manière significative par toute concentration conduisant à une position dominante d’une entreprise sur un marché pertinent ou à toute concentration impliquant un acteur dominant du marché ou un contrôleur d’accès, tel que défini dans le règlement sur les marchés numériques; relève qu’il est possible pour les États membres d’intervenir pour des raisons non liées à la concurrence et demande que la Commission dispose de la même possibilité lors de l’examen de l’impact d’une concentration sur le marché intérieur; demande à la Commission de réviser les lignes directrices sur les concentrations pour adopter une stratégie plus complète de l’évaluation des gains d’efficacité dans le contrôle des concentrations et la coopération dans ce domaine; fait observer que l’évaluation de la coopération horizontale devrait également reconnaître l’importance de la collaboration dans les marchés dominés par les contrôleurs d’accès numériques; prend acte de la nécessité d’encourager la coopération entre les acteurs des marchés traditionnels ainsi que des marchés numériques, en accordant l’importance appropriée aux effets positifs, tels que les gains d’efficacité et les avantages, dans l’analyse correspondante des ententes; demande que des clauses de révision soient ajoutées aux décisions approuvant une concentration, et ce afin de fixer des conditions plus adaptées, sans que cela ait d’incidence sur les décisions en elles-mêmes; demande instamment à la Commission d’adopter une vision plus large lors de l’évaluation des concentrations numériques ainsi que d’évaluer les effets préjudiciables de la concentration de données; souligne que l’«internet des objets» (IDO) est un marché en expansion dans lequel de grandes quantités de données relatives aux consommateurs sont collectées; |
| 23. | prie instamment la Commission de prendre des mesures décisives, conformément à l’article 22 du règlement CE sur les concentrations, contre les «acquisitions prédatrices» qui doivent être signalées à la Commission en vertu du règlement sur les marchés numériques, ainsi qu’au sujet de concentrations dans d’autres secteurs stratégiques; se félicite que l’arrêt du tribunal dans l’affaire Illumina, Inc. contre Commission européenne (Affaire T-227/21) ait confirmé les orientations de la Commission concernant l’application du mécanisme de renvoi établi à l’article 22 du règlement (CE) no 139/2004 (23) à certaines catégories d’affaires, qui permettent à la Commission d’examiner les concentrations et éventuellement d’empêcher celles qui ne remplissent pas les critères de seuils de compétence quantitatifs définis par le règlement CE sur les concentrations; presse la Commission d’entreprendre la révision du règlement CE sur les concentrations au cas où la Cour de justice annule en appel l’arrêt du tribunal et déclare la nullité des orientations de la Commission; accueille favorablement les nouvelles orientations de la Commission sur l’utilisation de l’article 22 du règlement CE sur les concentrations par les États membres dans l’examen des transactions; souligne qu’il importe que la Cour de justice confirme cette nouvelle application afin de lutter de manière efficace contre les «acquisitions prédatrices»; |
| 24. | demande que la procédure d’examen d’une concentration par la Commission soit raccourcie en tirant pleinement parti de la numérisation; |
| 25. | rappelle que l’actuel règlement de minimis sur les aides d’État (24) expire à la fin de l’année 2023; prend note de l’appel à contributions de la Commission concernant la révision des services d’intérêt économique général (SIEG) du règlement de minimis (règlement(UE) no 360/2012 (25)); rappelle que les services d’intérêt économique général sont soumis à des règles spécifiques destinées à protéger l’accès des citoyens aux services publics de base en deçà d’un seuil clairement défini; invite la Commission à évaluer dans quelle mesure les principes en matière de concurrence de l’Union ont eu un effet sur la prestation de services d’intérêt économique général, notamment au regard de la crise de la COVID-19 et de l’augmentation du coût de la vie, et demande qu’une attention particulière soit accordée aux réalités socio-économiques des différentes régions de l’Union, en particulier dans le contexte des aides d’État accordées aux régions périphériques et insulaires de l’Union; estime que les politiques de l’Union devraient être mieux orientées vers l’amélioration de la spécialisation productive régionale tout en évitant tout effet contre-productif, comme le soutien aux entreprises inefficaces; |
Ententes et abus de position dominante
| 26. | se félicite que la Commission soit disposée à prendre en compte les effets sur les marchés du travail et les salaires lorsqu’elle détermine le caractère anticoncurrentiel d’un comportement collusoire au titre de l’article 101, paragraphe 1, du traité FUE, comme le montre sa référence aux accords de non-débauchage (26); invite la Commission à soupeser soigneusement les effets potentiels sur les salaires par rapport au besoin de garantir la compétitivité du marché; |
| 27. | accueille favorablement les lignes directrices de la Commission relatives à l’application du droit de la concurrence de l’Union aux conventions collectives (27), qui précisent que le droit de la concurrence de l’Union n’empêche pas les travailleurs indépendants sans salariés de participer à la négociation collective; rappelle que les travailleurs indépendants ont souvent un accès limité ou inexistant à la négociation collective, ce qui peut conduire à des conditions de travail précaires; |
| 28. | se félicite que la Commission ait entrepris l’évaluation des règlements (CE) no 1/2003 et (CE) no 773/2004; estime qu’une révision législative de ces règlements s’impose; préconise de recourir davantage aux solutions structurelles, et donc de supprimer la primauté des solutions comportementales dans le règlement (CE) no 1/2003; demande à la Commission d’accélérer les procédures en matière d’entente et de prévoir des délais afin de garantir le bon fonctionnement du marché intérieur; |
| 29. | souligne l’existence d’une base juridique pour la séparation structurelle; demande à la Commission d’analyser les avantages de la base juridique pour dégrouper les entreprises en tant que solution structurelle de dernier recours aux violations des règles de concurrence; regrette la réticence de la Commission à s’attaquer au problème de la position dominante sous l’angle de la séparation structurelle; estime que le dégroupage constitue également une solution structurelle dans les situations où il n’est pas possible d’établir un abus de position dominante sur un marché donné, mais où les conditions de concurrence s’amélioreraient considérablement si des mesures de dégroupage étaient appliquées; |
| 30. | souligne que le fait de surmonter les obstacles réglementaires existants et d’alléger les lourdeurs administratives pour faciliter l’entrée des nouveaux concurrents peut souvent constituer un moyen plus effectif de résoudre les distorsions du marché (28); |
| 31. | souligne qu’il importe d’adopter des mesures provisoires pour l’application du droit de la concurrence afin de mettre un terme à toute pratique qui pourrait nuire gravement à la concurrence, en particulier sur les marchés dynamiques et en évolution rapide, comme les marchés numériques; soutient dès lors la Commission dans sa volonté de favoriser le recours aux mesures provisoires au titre du règlement (CE) no 1/2003 en vigueur; demande que des mesures législatives soient prises pour réduire la charge liée au recours à des mesures provisoires qui pèse sur la Commission et les autorités nationales de concurrence; |
| 32. | invite la Commission à créer une base de données publique de toutes les affaires de droit européen et national de la concurrence, comprenant notamment des résumés en anglais; souligne l’importance et la nécessité de l’indépendance des autorités nationales et rappelle la nécessité croissante d’une meilleure coopération et d’un partage plus fréquent d’informations sur les bonnes pratiques entre ces autorités afin de garantir la transparence; |
| 33. | souligne l’importance des dommages et intérêts pour les infractions au droit de la concurrence; estime qu’il est nécessaire d’alléger la charge des parties lésées pour obtenir gain de cause en imposant à l’autorité compétente en matière de concurrence une obligation de déclaration de l’étendue des dommages et intérêts dans la décision publique d’exécution ou en introduisant une présomption de montant minimal de dommages et intérêts calculé en fonction de l’infraction au droit de la concurrence; |
| 34. | regrette que sept États membres n’aient pas encore achevé la mise en œuvre de la (directive REC+), bien que la période de transition ait pris fin le 4 février 2021; invite la Commission à évaluer le degré de mise en œuvre de la directive sur les pratiques commerciales déloyales dans les États membres et à rendre compte des résultats de son application; souligne le rôle important des autorités nationales de concurrence dans l’application du droit de la concurrence et dans l’adoption de mesures provisoires; |
Politique de concurrence à l’ère numérique
| 35. | se félicite de la création de nouvelles directions de la Commission chargées de l’application du règlement sur les marchés numériques; insiste sur la différence de nature entre l’application ex post des règles en matière d’entente et l’application ex ante du règlement sur les marchés numériques; souligne qu’il importe, à cet égard, de séparer les ressources pour ces deux instruments au sein de la Commission, même si la coordination entre eux est essentielle; invite les États membres à mettre à disposition des ressources financières supplémentaires pour permettre à la Commission de recruter davantage d’économistes comportementaux, de spécialistes des algorithmes et de personnel dans le domaine des données et des technologies; demande en outre aux États membres de détacher du personnel et des experts nationaux supplémentaires auprès de la Commission en vue de l’accomplissement de cette tâche; invite instamment la Commission à consacrer un budget plus important pour appliquer correctement ledit règlement et assurer son respect; se félicite de l’étroite collaboration avec les autorités nationales de concurrence en matière d’application du règlement sur les marchés numériques; |
| 36. | souligne que le marché mondial des boutiques d’applications logicielles est dominé par deux fournisseurs, qui opèrent respectivement en tant que contrôleur d’accès unique pour leurs clients; observe que ces boutiques peuvent utiliser leur position de contrôleur d’accès pour imposer des conditions injustes et anticoncurrentielles aux utilisateurs de leur site; demande à la Commission d’assurer une application rapide et effective des mesures contre les pratiques anticoncurrentielles des boutiques d’application qui jouent le rôle de contrôleur d’accès, dans le cadre des affaires en cours en matière d’entente et de l’application du règlement sur les marchés numériques; souligne que le règlement sur les marchés numériques offre l’occasion de surmonter les difficultés rencontrées dans le cadre de ces affaires en matière d’entente, sur lesquelles s’appuient ses articles 5 et 6, dans la mesure où des décisions fermes et solides prises par la Commission n’ont toujours pas donné lieu à des recours effectifs; |
| 37. | souligne que le droit de la concurrence reste pertinent pour les marchés numériques malgré l’entrée en vigueur du règlement sur les marchés numériques, en particulier lors des procédures en matière d’entente contre les contrôleurs d’accès, qu’il convient d’accélérer; estime que les violations du droit au respect de la vie privée peuvent constituer des pratiques abusives; rappelle que certaines entreprises qui peuvent être désignées comme contrôleurs d’accès ont déjà fait l’objet de décisions en matière d’entente, mais que cela n’a pas modifié leur comportement, en particulier en ce qui concerne l’autofavoritisme, et qu’il convient de tenir compte de ces décisions lors de l’application du règlement sur les marchés numériques; |
| 38. | invite la Commission à s’appuyer sur les initiatives existantes pour renforcer la collaboration entre les autorités de contrôle des concentrations et les autorités de réglementation de la protection des données afin de contrôler l’utilisation abusive des données par les entreprises et d’empêcher ces dernières d’utiliser les données des consommateurs pour obtenir un avantage concurrentiel déloyal; demande à la Commission de faire de l’examen des données à caractère personnel et de leur valeur potentielle un critère obligatoire de l’évaluation des approbations de concentration et d’acquisition dans le secteur numérique et, s’il y a lieu, d’examiner les acquisitions qui se situent en dessous du seuil fixé par le règlement CE sur les concentrations conformément à l’article 14 du règlement sur les marchés numériques; souligne, en outre, que la consolidation de données au moyen de concentrations et d’acquisitions peut renforcer une position dominante; |
| 39. | constate avec inquiétude que des contrôleurs d’accès qui développent un avantage par rapport à des rivaux en raison de la quantité de données qu’ils contrôlent peuvent réaliser des économies d’échelle importantes, ce qui contribue encore davantage à faire pencher la balance concurrentielle en leur faveur sur les marchés numériques et à freiner l’innovation; attend du règlement sur les marchés numériques qu’il remédie à ces situations; |
Politiques sectorielles
| 40. | se félicite de la prolongation de la période de validité des règlements d’exemption par catégorie applicables aux accords horizontaux relatifs aux accords de recherche et de développement et aux accords de spécialisation; salue la révision du règlement d’exemption par catégorie applicable aux accords verticaux; |
| 41. | se félicite de la présentation par la Commission d’un projet de lignes directrices pour les accords de durabilité; souligne la nécessité d’une acception large du bien-être des consommateurs, qui devrait inclure non seulement la question des prix, mais aussi celle de la durabilité; souligne à cet égard que les règles de l’Union en matière de concurrence devraient encourager la coordination horizontale afin d’améliorer la durabilité environnementale et sociale des chaînes d’approvisionnement; signale que les gains d’efficacité générés par ces accords dans un marché concerné doivent être suffisants pour contrebalancer les effets anticoncurrentiels engendrés sur ledit marché géographique ou sur un autre; |
| 42. | souligne que la politique de concurrence vise à encourager la création d’emplois, la croissance durable conformément au pacte vert, l’innovation, le bien-être des consommateurs et l’intégrité du marché intérieur; est d’avis que la durabilité est recherchée non seulement par des dérogations à des dispositions du droit de la concurrence, mais aussi par l’application des dispositions du droit de la concurrence en faveur de la durabilité; demande que soit présenté un projet de lignes directrices sur les pratiques abusives, notamment en ce qui concerne la réalisation des objectifs de durabilité; |
| 43. | constate que les banques restent de grands bénéficiaires des aides d’État; prie instamment la Commission de présenter sa révision attendue depuis longtemps de la communication de 2013 concernant le secteur bancaire (29); |
| 44. | est d’avis que la durabilité économique des réseaux de télécommunications est essentielle pour réaliser les objectifs de connectivité de la boussole numérique pour 2030 ainsi qu’une connectivité de haute performance pour tous les citoyens de l’Union sans mettre en péril les règles en matière de concurrence; prie instamment la Commission de trouver des solutions pour atténuer les déséquilibres persistants en matière de pouvoir de négociation, comme le prévoit la déclaration européenne sur les droits et principes numériques pour la décennie numérique (30); demande la mise en place d’un cadre d’action dans lequel les grands générateurs de trafic contribueraient équitablement au financement approprié des réseaux de télécommunications sans préjudice de la neutralité de l’internet; |
| 45. | estime que le délai nécessaire pour le processus des projets importants d’intérêt européen commun (PIIEC) doit être considérablement raccourci et qu’un délai de six mois doit être fixé dès la présentation d’une proposition appropriée et estime également que la participation de PME à de tels projets devrait être facilitée; |
Aides d’État adaptées à leur finalité
| 46. | déplore les effets de distorsion de la planification fiscale agressive et des systèmes fiscaux de certains États membres sur la concurrence loyale, car cela peut étouffer l’innovation et compromettre la contestabilité des marchés, en particulier pour les PME; demande que les entreprises qui se livrent à l’évasion fiscale en se tournant vers des paradis fiscaux dans des pays tiers soient exclues des procédures de passation de marchés publics et ne puissent plus bénéficier d’aides d’État, car ces entreprises ne rivalisent pas dans des conditions de concurrence équitables avec celles qui ne sont pas établies dans des paradis fiscaux; se félicite de la recommandation (31) de la Commission du 14 juillet 2020 de ne pas octroyer de soutien financier aux entreprises qui entretiennent des liens avec des paradis fiscaux et, dans le même temps, de protéger les contribuables honnêtes; invite la Commission à examiner les effets des avantages fiscaux liés aux combustibles fossiles; |
Participation du Parlement
| 47. | souligne que le Parlement devrait être associé comme il se doit à l’élaboration de la politique de concurrence; estime que le Parlement devrait faire usage de son droit d’intervention dans les procédures judiciaires concernant le droit de la concurrence lorsque des préoccupations juridiques majeures qui le concernent également sont en jeu, tant dans la législation que dans le contrôle des décisions de la Commission; indique que le Parlement devrait participer davantage à l’activité des groupes de travail et des groupes d’experts, tels que le réseau international de la concurrence (RIC) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), en tant qu’observateur, afin d’avoir une meilleure connaissance de la question et de rester au fait des évolutions; souligne l’importance du groupe de travail sur la concurrence; invite la Commission à entamer des négociations en vue d’un accord interinstitutionnel sur la politique de concurrence; demande au Conseil européen d’adopter une décision en vertu de l’article 48, paragraphe 7, deuxième alinéa, du traité UE autorisant l’adoption d’actes législatifs dans le domaine de la politique de concurrence conformément à la procédure législative ordinaire; |
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| 48. | charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission ainsi qu’aux parlements et aux autorités de concurrence des États membres. |
(1) JO C 465 du 6.12.2022, p. 124.
(2) JO L 243 du 9.7.2021, p. 1.
(3) JO C 508 du 16.12.2021, p. 1.
(4) Arrêt du 9 février 2022, Sped-Pro S.A./Commission européenne, T-791/19, ECLI:EU:T:2022:67.
(5) Arrêt du 13 juillet 2022, Ilumina, Inc./Commission européenne, T-227/21, ECLI:EU:T:2022:447.
(6) JO C 131 I du 24.3.2022, p. 1.
(7) JO L 24 du 29.1.2004, p. 1.
(8) JO L 265 du 12.10.2022, p. 1.
(9) JO L 11 du 14.1.2019, p. 3.
(10) JO L 1 du 4.1.2003, p. 1.
(11) JO L 123 du 27.4.2004, p. 18.
(12) JO L 347 du 20.12.2013, p. 671.
(13) JO C 80 du 18.2.2022, p. 1.
(14) JO C 36 du 31.1.2023, p. 1.
(15) Competition State aid brief. Numéro 1/2022 — février 2022.
(16) Eurobaromètre flash 510 et Eurobaromètre flash 511.
(17) COM(2023)0160.
(18) COM(2023)0161.
(19) Règlement (UE) no 651/2014 du 17 juin 2014 déclarant certaines catégories d’aides compatibles avec le marché intérieur en application des articles 107 et 108 du traité (JO L 187 du 26.6.2014, p. 1).
(20) Arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne du 22 septembre 2020, Autriche/Commission (C-594/18 P), ECLI:EU:C:2020:742, point 45.
(21) Massey, P. et McDowell, M., « EU Competition Law: An Unaffordable Luxury in Times of Crisis? » (Droit européen de la concurrence: un luxe accessoire en temps de crise?). World Competition.
(22) Tunali, C. et Fidrmuc, J., « State Aid Policy in the European Union » (La politique en matière d’aides d’État dans l’Union européenne). Journal of common market studies, Wiley, 2015.
(23) Règlement (CE) no 139/2004 du Conseil du 20 janvier 2004 relatif au contrôle des concentrations entre entreprises (JO L 24 du 29.1.2004, p. 1).
(24) Règlement (UE) no 1407/2013 de la Commission du 18 décembre 2013 relatif à l’application des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne aux aides de minimis (JO L 352 du 24.12.2013, p. 1).
(25) Règlement (UE) no 360/2012 de la Commission du 25 avril 2012 relatif à l’application des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne aux aides de minimis accordées à des entreprises fournissant des services d’intérêt économique général (JO L 114 du 26.4.2012, p. 8).
(26) Discours de Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive de la Commission, du 22 octobre 2021.
(27) Communication de la Commission — Lignes directrices relatives à l’application du droit de la concurrence de l’Union aux conventions collectives concernant les conditions de travail des travailleurs indépendants sans salariés (JO C 374 du 30.9.2022, p. 2).
(28) Par exemple: selon certaines recherches universitaires, les réglementations en matière de protection de la vie privée, telles que le règlement général sur la protection des données (RGPD), peuvent agir comme une barrière non pécuniaire aux échanges commerciaux, en particulier si elles sont appliquées sur une grande zone économique. Voir Peukert, C. et al., Regulatory export and spillovers: How GDPR influence global markets for data (Exportation réglementaire et effets d’entraînement: comment le RGPD influe sur les marchés mondiaux des données), VoxEU, 2020.
(29) Communication de la Commission concernant l’application, à partir du 1er août 2013, des règles en matière d’aides d’État aux aides accordées aux banques dans le contexte de la crise financière («Communication concernant le secteur bancaire») (JO C 216 du 30.7.2013, p. 1).
(30) JO C 23 du 23.1.2023, p. 1.
(31) Recommandation (UE) 2020/1039 de la Commission du 14 juillet 2020 concernant la subordination de l’octroi d’un soutien financier d’État à des entreprises de l’Union à l’absence de liens avec des pays et territoires non coopératifs (JO L 227 du 16.7.2020, p. 76).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/479/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Initiative législative — 52023IE0430
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE0848
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE1864
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE1906
14/12/2023