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AccueilDroit européen52023IP0434
Initiative législative52023IP0434

Initiative législative — 52023IP0434

CELEX52023IP0434
TypeInitiative législative
Datejeudi 23 novembre 2023

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/4220

24.7.2024

P9_TA(2023)0434

Délibérations de la commission des pétitions en 2022

Résolution du Parlement européen du 23 novembre 2023 sur le résultat des délibérations de la commission des pétitions au cours de l’année 2022 (2023/2047(INI))

(C/2024/4220)

Le Parlement européen,

—

vu ses précédentes résolutions sur les conclusions des délibérations de la commission des pétitions,

—

vu les articles 10 et 11 du traité sur l’Union européenne (traité UE),

—

vu les articles 20, 24 et 227 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE), qui montrent l’importance que le traité accorde au droit des citoyens et des résidents de l’Union de porter leurs motifs de préoccupation à l’attention du Parlement,

—

vu l’article 228 du traité FUE, qui porte sur le rôle et les fonctions du Médiateur/de la Médiatrice européen(ne),

—

vu l’article 44 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, qui porte sur le droit de pétition devant le Parlement européen,

—

vu les dispositions du traité FUE relatives à la procédure en manquement, notamment les articles 258 et 260,

—

vu l’article 54 et l’article 227, paragraphe 7, de son règlement intérieur,

—

vu le rapport de la commission des pétitions (A9-0333/2023),

A.

considérant que le rapport annuel sur les résultats des délibérations de la commission des pétitions vise à présenter une analyse des pétitions reçues au cours de l’année 2022 et des relations avec les autres institutions, ainsi qu’une image fidèle des objectifs atteints en 2022;

B.

considérant qu’en 2022, le Parlement a reçu 1 217 pétitions, contre 1 392 en 2021, soit une baisse de 12,6 %, et contre 1 573 en 2020, soit une baisse de 22,6 %;

C.

considérant qu’en 2022, sur le portail en ligne des pétitions du Parlement, le nombre d’utilisateurs apportant leur soutien à une ou plusieurs pétitions s’élevait à 22 441, ce qui représente une baisse considérable par rapport aux 209 272 utilisateurs enregistrés en 2021 (qui étaient eux-mêmes en forte augmentation par rapport aux 48 882 utilisateurs apportant leur soutien enregistrés en 2020); que le nombre de clics en soutien à des pétitions a également diminué en 2022, atteignant un total de 27 927 (contre 217 876 en 2021 et 55 129 en 2020);

D.

considérant que, toutefois, le nombre de pétitions reste modeste par rapport à la population totale de l’Union, prouvant que des efforts doivent encore être consentis pour sensibiliser les citoyens au droit de pétition et à l’utilité que peuvent avoir les pétitions pour attirer l’attention des institutions et des États membres sur les questions qui les touchent et les concernent directement; que les citoyens, en exerçant leur droit de pétition, attendent des institutions de l’Union qu’elles contribuent à trouver une solution à leurs problèmes; qu’il est très important d’apporter aux pétitionnaires une réponse rapide et motivée afin de renforcer la confiance des citoyens dans l’Union;

E.

considérant que, conformément aux critères de recevabilité des pétitions définis à l’article 227 du traité FUE et à l’article 226 du règlement intérieur du Parlement, une pétition doit être présentée par un citoyen de l’Union ou une personne physique ou morale qui réside ou a son siège social dans un État membre sur un sujet relevant des domaines d’action de l’Union et qui le concerne directement;

F.

considérant que, sur les 1 217 pétitions présentées en 2022, 357 ont été déclarées non recevables et 5 ont été retirées; que le pourcentage élevé (29,46 %) de pétitions déclarées irrecevables en 2022 confirme qu’il subsiste une méconnaissance généralisée de la portée des domaines de compétences de l’Union; qu’afin de réduire le nombre de pétitions déclarées irrecevables, des efforts doivent encore être faits pour préciser davantage l’étendue des domaines d’action de l’Union; que, pour remédier à cette situation, il convient d’encourager et d’améliorer la communication avec les citoyens;

G.

considérant que chaque pétition est traitée avec attention, efficacité et transparence;

H.

considérant que les pétitionnaires sont généralement des citoyens engagés en faveur de la protection des droits fondamentaux, ainsi que de l’amélioration et du bien-être futur de nos sociétés; que le traitement réservé à leurs pétitions a une incidence forte sur leur perception des institutions européennes, leur connaissance des actions entreprises au niveau de l’Union et le respect du droit de pétition consacré dans le droit de l’Union;

I.

considérant que le droit de pétition devant le Parlement européen constitue un des droits fondamentaux des citoyens de l’Union; que le droit de pétition, mécanisme ouvert à tous, démocratique et transparent, permet aux citoyens et aux résidents de l’Union de s’adresser directement à leurs élus, et qu’il est donc un élément essentiel de la participation active et effective des citoyens à la vie de l’Union; que le traitement des pétitions a une grande influence sur la perception qu’ont les pétitionnaires des institutions de l’Union et sur la confiance qu’ils accordent à l’Union et à ses politiques; qu’il est donc essentiel de maintenir des normes élevées lors de la mise en œuvre de ce droit et du traitement des pétitions; que les pétitions permettent aux citoyens de l’Union de dénoncer la non-application du droit de l’Union et de participer à la détection d’infractions au droit de l’Union;

J.

considérant que le droit de pétition offre au Parlement la possibilité d’examiner les plaintes et les préoccupations relatives à des questions relevant des domaines d’action de l’Union et d’y répondre; que le droit de pétition permet au Parlement et aux autres institutions de l’Union, en particulier à la Commission en tant que gardienne des traités, d’améliorer leur réactivité face aux allégations de non-respect de la législation de l’Union dans les États membres; que les pétitions constituent par conséquent une source d’information utile sur les cas de mauvaise application ou d’infraction relatifs au droit de l’Union ainsi que sur les insuffisances et les lacunes de la législation de l'Union actuelle et, partant, qu'elles permettent au Parlement et aux autres institutions de l’Union de se faire une idée de la transposition et de l’application du droit de l’Union et des effets de celui-ci sur les droits des citoyens et des résidents de l’Union;

K.

considérant qu’un groupe de travail interservices sur la langue des signes a été créé au Parlement afin de répondre à la demande formulée dans la pétition no 1056/2016, à savoir permettre de présenter les pétitions dans les langues des signes nationales utilisées dans l’Union européenne;

L.

considérant que le Parlement européen est la seule institution de l’Union directement élue par les citoyens européens; que le Parlement est depuis longtemps à l’avant-garde du développement de la procédure de pétition à l’échelle internationale et que cette procédure de pétition est la plus ouverte et la plus transparente en Europe, permettant la pleine participation des pétitionnaires à ses activités;

M.

considérant que la commission des pétitions examine et traite avec soin chaque pétition présentée au Parlement; que tout pétitionnaire reçoit, dans un délai raisonnable et dans sa langue ou dans celle utilisée dans la pétition, une réponse l’informant de la décision prise au sujet de la recevabilité de sa pétition et de la suite donnée par la commission; que chaque pétitionnaire peut demander que sa pétition soit rouverte sur la base de nouveaux éléments pertinents; que la Commission a réitéré son refus d’agir sur les questions soulevées dans des pétitions individuelles lorsqu’elles ne reflètent pas de problèmes structurels, et que, dans ces cas, elle renvoie aux tribunaux nationaux pour faire appliquer le droit de l’Union;

N.

considérant qu’en vertu de l’article 17 du traité UE, la Commission doit veiller à la bonne application des traités ainsi que des mesures adoptées en vertu de ceux-ci; que l’approche stratégique de la Commission pour régler les problèmes soulevés dans les pétitions doit être parfaitement conforme aux traités afin de garantir leur suivi effectif;

O.

considérant que la commission des pétitions est le seul organisme en contact direct avec les citoyens de l’Union et qu’elle est donc en mesure de les informer sur ce qui est fait à l’échelle européenne, nationale ou locale;

P.

considérant que les activités de la commission des pétitions sont étayées par les informations reçues de la part des pétitionnaires; que les informations communiquées par les pétitionnaires dans leurs pétitions et lors des réunions ainsi que l’évaluation fournie par la Commission et les réponses des États membres et d’autres organes sont cruciales pour les travaux de la commission; que les pétitions recevables contribuent souvent utilement aux travaux des autres commissions parlementaires, étant donné que la commission les transmet pour avis ou pour information à d’autres commissions; que, par conséquent, les pétitions peuvent jouer un rôle dans le processus législatif, en fournissant à d’autres commissions parlementaires des informations précieuses pour leurs travaux législatifs dans leurs domaines de compétence;

Q.

considérant que la commission des pétitions accorde une importance capitale au fait que les pétitions soient examinées et fassent l’objet d’un débat public lors de ses réunions; que les pétitionnaires ont le droit de présenter leur pétition et qu’ils prennent souvent la parole lors du débat, contribuant par là même activement aux activités de la commission; qu’en 2022, 143 pétitions ont fait l’objet de débats lors des 12 réunions ordinaires de la commission (à l’exclusion de sa réunion constitutive) auxquelles 133 pétitionnaires ont assisté, la plupart d’entre eux ayant participé activement en prenant la parole;

R.

considérant que 258 (21,2 %) pétitions reçues en 2022 demandaient le plein respect du droit de l’Union en matière d’environnement ainsi que des mesures rapides et efficaces à cet égard, conformément au principe de précaution, afin de protéger des écosystèmes et des habitats préoccupants pour l’Union et que cela représente donc le principal sujet de préoccupation des pétitionnaires; que les autres grands sujets de préoccupation soulevés dans les pétitions concernaient les droits fondamentaux (17,4 %), la justice (15,6 %) et les relations extérieures (10,4 %);

S.

considérant que, lors de l’adoption de l’ordre du jour de ses réunions, la commission des pétitions accorde une attention particulière à toutes les pétitions recevables, indépendamment de leur thème ou de leur origine, et en particulier aux sujets présentant un grand intérêt pour le débat à l’échelle de l’Union; que la sensibilisation au droit de pétition au Parlement européen est une nécessité dans tous les États membres, en particulier pour les domaines thématiques qui génèrent moins de pétitions, afin de garantir une meilleure couverture géographique des pétitions reçues;

T.

considérant que 79 % des pétitions reçues en 2022 ont été présentées sur le portail en ligne des pétitions du Parlement, ce qui représente une légère augmentation par rapport à 2021 (78,6 %), prouvant ainsi une fois de plus que le portail en ligne des pétitions est de loin la voie la plus utilisée par les citoyens pour présenter des pétitions au Parlement;

U.

considérant qu’en 2022, le portail en ligne des pétitions a été encore amélioré afin de le rendre plus convivial, plus sûr et plus accessible aux pétitionnaires; que toutes les pétitions ont été préparées et publiées rapidement, quelques jours après leur adoption, et que toutes les demandes internes et externes d’aide concernant l’utilisation et le contenu du portail en ligne des pétitions ont reçu une réponse satisfaisante, rapide et dans toutes les langues; que la version 2.0 du portail en ligne des pétitions a été déployée et qu’un dialogueur a été mis en place;

V.

considérant qu’en 2022, la commission des pétitions a tenu sept missions d’information; que cela représente une forte augmentation par rapport à l’unique mission d’information organisée en 2021; que cela peut s’expliquer par la nécessité, en 2021, de réduire au minimum les risques sanitaires pour les députés et le personnel du Parlement dans le contexte de la propagation de la COVID-19 et, par conséquent, par les reports consécutifs de deux missions d’information en 2022;

W.

considérant que, conformément au règlement intérieur du Parlement, la commission des pétitions est chargée des relations avec la Médiatrice européenne, qui examine les plaintes concernant une mauvaise administration de la part des institutions et des organes de l’Union; qu’Emily O’Reilly, l’actuelle Médiatrice européenne, a présenté son rapport annuel 2021 à la commission des pétitions lors de sa réunion du 8 septembre 2022;

X.

considérant que la commission des pétitions est membre du Réseau européen des médiateurs, qui inclut la Médiatrice européenne, les médiateurs nationaux et régionaux et organes similaires des États membres, des pays candidats et d’autres pays de l’Espace économique européen et vise à promouvoir l’échange d’informations sur le droit et les politiques de l’Union ainsi que le partage de bonnes pratiques;

Y.

considérant qu’accroître davantage la participation des citoyens est un élément clé pour rapprocher l’Union de ses citoyens; que, les 26 et 27 janvier 2022, la commission des pétitions a adopté le rapport intitulé «Communiquer avec les citoyens: le droit de pétition, le droit de saisir le Médiateur européen et l’initiative citoyenne européenne» (1), concluant que la conférence sur l’avenir de l’Europe devrait aboutir à l’amélioration des instruments de la démocratie participative; que le Parlement a adopté une résolution sur la base du rapport de la commission des pétitions le 9 mars 2022; que la commission des pétitions estime que l’initiative citoyenne européenne est un important instrument de la démocratie participative, qui permet aux citoyens de s’investir activement afin d’orienter les politiques et la législation de l’Union;

1.

souligne le rôle important que joue la commission des pétitions dans la défense et la promotion des droits des citoyens et des résidents de l’Union, à savoir veiller à ce que les sujets de préoccupation et de plainte des pétitionnaires soient examinés dans un délai raisonnable, de manière efficace, appropriée et non discriminatoire, que les pétitionnaires soient informés des mesures prises et des progrès accomplis s’agissant de leurs pétitions et qu’une solution y soit apportée grâce à une procédure de pétition ouverte, démocratique et transparente;

2.

rappelle l’importance d’un débat public permanent sur les domaines d’action de l’Union, afin d’informer les citoyens à propos du champ de compétences de l’Union et des différents niveaux du processus décisionnel; appelle à nouveau de ses vœux, à cet égard, davantage de campagnes de sensibilisation dans toutes les langues officielles de l'Union européenne, en y associant activement le service de communication, afin que les citoyens soient mieux au fait de leur droit de pétition, de même que de la portée des responsabilités de l’Union et des compétences de la commission des pétitions, en vue de réduire le nombre de pétitions déclarées irrecevables et de mieux répondre aux préoccupations des citoyens;

3.

réaffirme qu’il est important que la Commission révise son approche stratégique du traitement des pétitions afin de garantir un suivi adéquat de toutes les pétitions dénonçant des violations du droit de l’Union, y compris celles qui sont évoquées dans des pétitions individuelles; demande à la Commission de fournir des précisions juridiques sur les principaux concepts définis dans son approche stratégique, comme «la question des principes plus larges» et la «non-application systématique du droit de l’Union», qui sont régulièrement utilisés dans le cadre de son suivi des pétitions; encourage la Commission à mener des enquêtes approfondies et à mener un dialogue plus rapide et plus volontariste avec les autorités nationales, en vue de faire cesser au plus vite les violations présumées du droit de l’Union dénoncées par les pétitionnaires, en mettant particulièrement l’accent sur les pétitions dénonçant des violations des droits d’un grand nombre de citoyens et de résidents de l’Union ou d’autres violations du droit de l’Union liées à des défaillances systémiques;

4.

fait observer que les pétitions permettent au Parlement européen et aux autres institutions européennes d’établir un lien direct et de maintenir un dialogue régulier avec des citoyens de l’Union concernés par la mauvaise application du droit de l’Union; insiste sur la nécessité d’une coopération renforcée entre les institutions européennes et les autorités nationales, régionales et locales des États membres dans le cadre d’enquêtes relatives à l’application et au respect de la législation de l’Union; est convaincu que cette coopération est essentielle pour aborder et résoudre les préoccupations des citoyens en ce qui concerne l’application du droit de l’Union et qu’elle contribue à renforcer la légitimité et la responsabilité démocratiques de l’Union ainsi que la participation des citoyens et des résidents aux processus démocratiques; appelle donc de ses vœux une participation des représentants des États membres lors des réunions de la commission et des réponses détaillées et en temps utile aux demandes d’explications ou d’informations envoyées par la commission des pétitions aux autorités nationales;

5.

rappelle la dimension européenne de la commission des pétitions, qui peut être saisie par des citoyens et des résidents des 27 États membres sur des questions relevant du domaine d’application des traités et du droit de l’Union; estime que la commission a la responsabilité particulière de défendre cette dimension européenne et de démontrer la valeur ajoutée de l’unité et de l’intégration européennes; est d’avis que le traitement des pétitions lors des réunions de commission ainsi que l’organisation de missions d'information sur la base de ces pétitions devraient être géographiquement équilibrés; estime à cet égard que le Parlement européen devrait redoubler d’efforts pour promouvoir le rôle et les travaux de sa commission des pétitions et sensibiliser tous les citoyens et résidents de l’Union au droit d’adresser une pétition au Parlement européen; estime que les groupes politiques représentés au sein de la commission des pétitions devraient, dans toute la mesure du possible, rechercher un consensus et un équilibre en ce qui concerne la sélection et le traitement des pétitions;

6.

rappelle que les pétitions contribuent de manière considérable à l’exercice par la Commission de son rôle de gardienne des traités en offrant aux citoyens un outil supplémentaire pour notifier les violations présumées du droit de l’Union; souligne qu’il est essentiel, pour garantir le bon traitement des pétitions, que la Commission coopère avec la commission des pétitions en lui apportant des réponses rapides et détaillées, faisant suite à un examen approfondi des problèmes soulevés dans les pétitions;

7.

fait observer que les réponses de la Commission ne sont pas toujours formulées de façon compréhensible pour les pétitionnaires; invite par conséquent la Commission à sensibiliser son personnel à la nécessité d’utiliser un langage clair, simple, empathique et adapté, afin de fournir des réponses aisément compréhensibles aux pétitionnaires; encourage la Commission à déléguer le rôle de présentation des positions de la Commission lors des réunions de la commission des pétitions à un personnel plus expérimenté et de plus haut rang; invite la Commission à s'engager davantage dans les travaux de la commission des pétitions et, notamment, à répondre rapidement aux questions soulevées dans les pétitions;

8.

prend acte de l’absence de suivi systématique dans la communication de la Commission avec la commission des pétitions en ce qui concerne les procédures en manquement qui sont liées à des questions soulevées dans les pétitions et qui sont souvent longues et opaques; constate qu’un grand nombre de procédures d’infraction en cours, y compris celles liées à des questions soulevées dans de nombreuses pétitions, sont restées au stade précontentieux pendant de nombreuses années, sans renvoi des États membres concernés devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE); salue l’approche de la Commission, qui s’est fixé un objectif de 12 mois pour saisir la CJUE en cas d’infraction, pratique déjà en vigueur lorsqu’un État membre persiste à ne pas transposer une directive législative, et voit dans cette approche une bonne pratique qui devrait servir de référence pour améliorer la stratégie générale sur l’application du droit de l’Union; estime qu’une meilleure coopération entre la Commission et le Parlement permettrait de mieux traiter les violations du droit de l'Union par les États membres lors des procédures préalables; estime qu’il est essentiel que les autorités nationales soient conscientes des conséquences lorsqu’une violation du droit de l’Union dénoncée par une pétition, y compris les cas d’application incomplète ou partielle des arrêts de la CJUE, ne fait pas l’objet de réparations; est d’avis que les recours effectifs proposés aux victimes du non-respect de la législation de l'Union permettent d’augmenter la confiance que les citoyens accordent à l’Union et à ses politiques; réitère sa demande à la Commission d’informer régulièrement la commission des pétitions de l’évolution des procédures en manquement et de veiller à ce qu’elle ait accès aux documents pertinents de la Commission relatifs aux procédures en manquement et aux initiatives législatives qui ont été lancées sur la base des pétitions reçues, et aux procédures EU Pilot; est d’avis que la commission des pétitions pourrait assurer un meilleur suivi des pétitions ouvertes si la Commission faisait preuve du niveau le plus élevé de transparence et lui communiquait des informations régulières sur le traitement des procédures en manquement en cours;

9.

invite la Commission à évaluer si les autorités nationales prennent les mesures nécessaires pour répondre aux préoccupations des citoyens exprimées dans leurs pétitions lorsque des cas de manquement au droit de l’Union sont constatés, et pour engager des procédures d’infraction lorsqu’il y a lieu; est d’avis que la Commission doit agir rapidement lors de violations du droit de l’Union pour éviter que ces violations ne revêtent un caractère systémique;

10.

rappelle que la base de données électronique des pétitions est un outil interne essentiel qui permet aux membres de la commission des pétitions d’accéder à toutes les informations nécessaires pour suivre l’état d’avancement de chaque pétition et de prendre des décisions en connaissance de cause sur le traitement des pétitions; note que la base de données électronique des pétitions joue également un rôle important dans la communication avec les pétitionnaires, et demande au Parlement de prévoir des ressources pour développer davantage les aspects liés aux flux de documents de cet outil en vue de rendre la communication avec les pétitionnaires plus facile et plus rapide;

11.

salue l’engagement pris par la Commission de créer un outil informatique interinstitutionnel avec le Parlement, et demande sa mise en œuvre rapide, afin de partager les informations et les documents relatifs à toutes les actions engagées pour donner suite aux pétitions, y compris les procédures en manquement, les propositions législatives ou les réponses des autorités nationales, ce qui accroît la transparence et l’efficacité du traitement des pétitions, et dans un contexte plus large, contribuerait à renforcer la confiance des citoyens dans les institutions de l’Union et le projet européen; encourage la Commission à utiliser d’autres outils également pour fournir des informations complètes à la commission des pétitions, y compris son rapport annuel sur le contrôle de l’application du droit de l’Union, qui devrait fournir une analyse exhaustive du lien entre les pétitions, les procédures en manquement et les mesures législatives et non législatives prises à la suite des pétitions reçues, pour remédier à l’absence de transposition et à l’application incorrecte du droit de l’Union par les États membres; souligne la nécessité de donner plus d’importance aux travaux de la commission des pétitions en renforçant le recours aux pétitions et les actions globales de suivi des pétitions reçues afin de mieux remédier aux lacunes potentielles dans l’application et la mise en œuvre du droit de l’Union, y compris par l’intermédiaire du réseau des pétitions du Parlement européen;

12.

rappelle que la coopération avec d’autres commissions au Parlement est essentielle pour un traitement exhaustif des pétitions; relève qu’en 2022, 56 pétitions ont été transmises pour avis à d’autres commissions et que 734 ont été transmises pour information; regrette que, sur les 56 avis demandés, seuls 25 aient été reçus; rappelle que les pétitionnaires sont informés des décisions visant à recueillir l’avis d’autres commissions dans le cadre du traitement de leurs pétitions; souligne que les commissions parlementaires devraient redoubler d’efforts pour contribuer activement à l’examen des pétitions – en apportant leur expertise – et, partant, pour permettre au Parlement de répondre de manière plus rapide et plus exhaustive aux préoccupations des citoyens;

13.

estime que le réseau des pétitions est un outil utile pour faciliter le suivi des pétitions dans le cadre des travaux parlementaires et législatifs; est convaincu de l’importance cruciale que revêtent les réunions régulières du réseau des pétitions pour accroître la visibilité des activités de la commission des pétitions et assurer une meilleure compréhension de son travail et de sa mission, ainsi que pour favoriser la coopération avec les autres commissions parlementaires; estime que l’échange d’informations sur des pétitions spécifiques en rapport avec les travaux législatifs en cours pourrait être amélioré;

14.

souligne que la commission des pétitions a exprimé sa position sur des questions importantes soulevées dans les pétitions en adoptant son rapport sur le résultat des délibérations de la commission des pétitions au cours de l’année 2021 (2), son rapport sur la participation des citoyens: le droit de pétition, le droit de saisir le Médiateur européen et l’initiative citoyenne européenne, son rapport sur la citoyenneté de l’Union 2020: donner aux citoyens les moyens d’agir et protéger leurs droits (3), son avis sur une meilleure réglementation: unir nos forces pour améliorer la législation (4) et son avis du 15 mars 2022 concernant le rapport 2021 de la Commission sur l’état de droit (5);

15.

souligne l’augmentation considérable du nombre de pétitions présentées sur des questions liées aux relations extérieures par rapport aux années précédentes; note que cela pourrait s’expliquer par le contexte géopolitique qui a marqué l’année 2022, et notamment l’agression russe contre l’Ukraine; note que la commission des pétitions a tenu compte des préoccupations des citoyens concernant la sécurité, l’aide humanitaire, les sanctions, la sécurité de l’approvisionnement alimentaire, le soutien militaire et financier à l’Ukraine, la résolution des conflits, la politique des visas, l’approvisionnement en énergie et l’intégration de l’Ukraine dans l’Union, entre autres, en inscrivant à l’ordre du jour un certain nombre de pétitions portant en particulier sur des questions liées à la situation des réfugiés, aux droits de l’enfant et à l’approvisionnement alimentaire; souligne que la commission des affaires étrangères et la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures, en particulier, devraient prendre acte de ces pétitions pour leurs délibérations sur l’Ukraine;

16.

prend acte du fait que la santé, qui était l’un des principaux domaines de préoccupation des pétitionnaires en 2021, principalement en raison des préoccupations sanitaires liées à la pandémie de COVID-19, semble être devenue moins importante en 2022, étant donné que le nombre de pétitions liées à la COVID-19 que la commission des pétitions a examinées et auxquelles elle a répondu en 2022 a diminué par rapport à 2021;

17.

attire l’attention sur le nombre important de pétitions qui ont fait l’objet de débats au sujet de divers aspects de la protection des droits des familles arc-en-ciel dans l’Union, en particulier les différentes positions concernant la liberté de circulation et les droits à une reconnaissance mutuelle des familles LGBTI+ dans l’Union; rappelle l’audition publique sur la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle que la commission des pétitions a organisée le 1er décembre 2022, qui a permis d’évaluer les difficultés juridiques que les familles arc-en-ciel rencontrent dans leur vie quotidienne dans les États membres et de discuter de la situation relative à la reconnaissance mutuelle de la parentalité et des mariages, ainsi que des questions liées au droit de garde des enfants;

18.

souligne que les pétitions relatives aux droits des minorités nationales sont restées à l’ordre du jour de la commission des pétitions, notamment dans le domaine des pratiques discriminatoires concernant leur droit à l’éducation dans leur langue maternelle et à l’utilisation de leurs langues; met en lumière l’audition publique sur la diversité culturelle et linguistique dans l’Union organisée par la commission des pétitions le 20 avril 2022, qui a examiné les différents problèmes liés à l'utilisation d’une langue minoritaire et qui a débattu des possibilités de mieux protéger et promouvoir la diversité culturelle et linguistique en Europe; juge nécessaire le soutien de l’Union à l’enseignement et à l’utilisation des langues régionales et minoritaires;

19.

relève que les questions environnementales sont restées au centre des préoccupations des pétitionnaires en 2022, avec plus de 20 % des pétitions consacrées à ces questions; relève que certaines de ces pétitions font état d’une mise en œuvre incorrecte de la législation de l’Union par les États membres, certains États membres faisant déjà l’objet de procédures en manquement pour violation de la législation environnementale de l’Union; constate que de nombreuses pétitions déplorent, entre autres, la qualité de l’air, la pollution sonore, la gestion des déchets et la détérioration d’écosystèmes et d’espèces uniques, y compris les dernières forêts anciennes et primaires européennes ainsi que des zones humides et des tourbières d’une valeur inestimable, et soulignent les violations de la législation de l’Union, notamment de la directive-cadre sur l’eau (6), de la directive «Oiseaux» (7) et de la directive «Habitats» (8); invite, dans ce contexte, la Commission à lancer sans délai une procédure en manquement lorsqu’un non-respect de la législation environnementale de l’Union a été repéré, et à la mener à son terme dans un délai raisonnable afin d’éviter la poursuite de la détérioration de l’environnement; souligne le travail que la commission des pétitions a continué d’effectuer en 2022 en ce qui concerne les effets des activités minières sur l’environnement, en mettant à l’ordre du jour un certain nombre de pétitions reçues à ce sujet; attire l’attention sur certains projets en matière d’énergie, et en particulier sur les parcs d’éoliennes, et sur l’audition publique du 15 juin 2022 concernant les incidences sociales et sur l’environnement des énergies renouvelables; souligne le nombre élevé de pétitions sur la gestion et la protection des populations d’ours bruns et de loups dans l’Union, qui nécessitent la pleine coopération de toutes les autorités compétentes aux niveaux local, régional, national et de l’Union pour trouver des solutions efficaces à la conservation et à la gestion des grands carnivores;

20.

attire l’attention sur l’audition publique de la commission des pétitions du 25 mars 2022 sur la création d’un Parquet européen vert, qui a évalué les lacunes et les difficultés rencontrées dans l’application du droit pénal de l’Union en matière d’environnement sur la base des pétitions reçues, ainsi que les nouveaux outils de lutte contre la criminalité environnementale, y compris la création éventuelle d’un Parquet européen vert, et a ouvert la voie à l’adoption d’un avis par la commission; souligne, à cet égard, l'avis de la commission des pétitions sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative à la protection de l’environnement par le droit pénal et remplaçant la directive 2008/99/CE;

21.

souligne l’importance de combler les attentes des citoyens de l’Union dans le domaine de la protection de l’environnement, et en particulier de prendre des mesures dans le domaine de l’exploitation illégale des forêts; met l’accent, à cet égard, sur les mesures de suivi du Parlement relatives aux pétitions nos 0289/2015, 0625/2018, 1248/2019, 0408/2020, 0722/2020 et 1056/2021, exprimant des préoccupations liées à l’augmentation de l’exploitation illégale des forêts et des cas spécifiques de pratiques contraires à la législation environnementale de l’Union dans un certain nombre d'États membres; souligne, à cet égard, la résolution du Parlement européen du 23 juin 2022 sur l’exploitation illégale des forêts dans l’Union européenne (9), adoptée sur la base d’une proposition de résolution de la commission des pétitions, en complément de sa question avec demande de réponse orale et d’une mission d’information concernant des violations présumées de la législation environnementale de l’Union;

22.

souligne en outre qu'il importe de se pencher sur les exigences des citoyens de l'Union au vu du nombre de pétitions reçues en 2022 qui demandaient l'amélioration des normes de bien-être animal, notamment lors du transport d'animaux vivants, la limitation de l'élevage de poulets à croissance rapide, l'impact négatif des cages et d'autres critères de bien-être des animaux d'élevage; rappelle à la Commission, à cet égard, qu'elle doit mettre en œuvre au plus vite l'engagement qu'elle a pris dans sa communication adoptée en réaction à l'initiative citoyenne européenne intitulée «End the Cage Age» (Pour une nouvelle ère sans cage) (10) en présentant une proposition législative sur le bien-être animal;

23.

demande à nouveau instamment à la Commission et aux États membres de garantir l’application en bonne et due forme de la législation de l’Union dans le domaine de l’environnement;

24.

souligne l’importante contribution de la commission des pétitions à la défense des droits des personnes handicapées, comme l’a révélé son traitement d’un certain nombre de pétitions sur ce sujet sensible; souligne, à cet égard, l’avis de la commission des pétitions intitulé «Vers l’égalité des droits pour les personnes handicapées» et adopté le 13 juillet 2022 (11); rappelle l’atelier annuel du 30 novembre 2022 sur les droits des personnes handicapées, que la commission des pétitions a organisé afin de mettre l’accent sur l’évaluation du handicap, la reconnaissance mutuelle et la carte européenne du handicap, et qui a mis en lumière les obstacles signalés dans les pétitions par des personnes handicapées et liés à leurs déplacements dans l’Union; rappelle que la Commission doit examiner les cas où les autorités nationales refusent de reconnaître le droit aux prestations de sécurité sociale des personnes handicapées, ce qui les prive des moyens nécessaires pour couvrir leurs besoins fondamentaux;

25.

demande instamment aux services parlementaires concernés de poursuivre leurs efforts et de finaliser le projet relatif au groupe de travail interservices sur la langue des signes dans les meilleurs délais en vue de satisfaire les demandes de la pétition no 1056/2016, à savoir permettre la présentation de pétitions en langue des signes internationale et en langues des signes nationales utilisées dans l’Union, ce qui permettrait aux personnes utilisant le langage des signes d’exercer plus facilement le droit fondamental de pétition;

26.

souligne la nécessité de fournir ponctuellement des services d’interprétation en langue internationale des signes et des traductions en FALC (Facile à lire et à comprendre) pour que les réunions de commissions, les réunions plénières et d’autres réunions et manifestations majeures du Parlement soient accessibles aux personnes handicapées;

27.

souligne le rôle protecteur que la commission des pétitions a joué au sein de l’Union dans le cadre de la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées; relève les importants travaux en cours au sein de de la commission en ce qui concerne les pétitions sur des questions liées au handicap; souligne l’augmentation du nombre de pétitions liées aux handicaps en 2022 par rapport aux années précédentes, en particulier 2021, année à partir de laquelle ce nombre a plus que doublé; note que la discrimination et l’accès à l’éducation et à l’emploi figurent toujours parmi les plus grands enjeux auxquels sont confrontées les personnes handicapées; fait observer que la commission des pétitions a accordé une attention particulière aux questions liées aux ateliers protégés, à l’inclusion sociale des personnes handicapées et à l’amélioration des conditions de vote, en particulier pour les personnes handicapées;

28.

rappelle que les relations avec la Médiatrice européenne constituent une des responsabilités qui incombent à la commission des pétitions conformément au règlement intérieur du Parlement; salue la coopération constructive du Parlement avec la Médiatrice européenne, avec laquelle la commission des pétitions partage l’objectif de garantir la transparence, le professionnalisme et l’intégrité des institutions de l’Union vis-à-vis des citoyens européens en ce qui concerne l’adoption et la mise en œuvre de la législation de l’Union dans des domaines d’une importance vitale pour les citoyens, tels que les droits fondamentaux, la protection de l’environnement, la protection des consommateurs ou les droits des travailleurs;

29.

prend acte de la contribution régulière de la Médiatrice européenne aux travaux de la commission des pétitions tout au long de l’année; est fermement convaincu que les institutions, organes et organismes de l’Union doivent veiller à donner suite, de manière appropriée, systématique et concrète, à toutes les recommandations de la Médiatrice européenne;

30.

souligne que l’ICE est un instrument primordial pour une citoyenneté active et la participation publique; souligne la nécessité d’améliorer les engagements pris par la Commission dans ses réponses aux ICE valables afin d’encourager la confiance des citoyens dans les ICE, instrument de la plus grande importance pour la démocratie participative; se félicite que certaines ICE qui n’ont pas abouti aient pu être débattues en tant que pétitions lors de plusieurs réunions, ce qui a donné aux citoyens l’occasion de présenter leurs idées et de tenir un débat constructif, ainsi que de faciliter la participation des citoyens européens au processus démocratique de l’Union; prend acte du nombre notable de nouvelles initiatives citoyennes européennes enregistrées par la Commission en 2022, ce qui démontre que les citoyens saisissent cette possibilité qui leur est donnée de recourir aux instruments participatifs afin d’avoir un droit de regard sur les processus d’élaboration des politiques et législatif; invite la Commission à tenir pleinement compte des résolutions parlementaires adoptées sur les initiatives citoyennes européennes et à mieux coopérer avec les citoyens pour veiller à donner un suivi adapté aux ICE réussies;

31.

rappelle que les pétitionnaires peuvent participer aux délibérations sur les pétitions qu'ils ont présentées, mais aussi aux missions d'information qui font suite à ces pétitions; estime, à cet égard, que donner aux pétitionnaires la possibilité d’obtenir le remboursement de leurs frais de voyage lorsqu’ils participent à une mission d’information de la commission des pétitions qui concerne leur pétition faciliterait leur participation; rappelle que les missions d’information représentent une part importante des activités annuelles de la commission des pétitions et qu’en 2022, étant donné que la commission des pétitions a reçu de nombreuses pétitions suscitant beaucoup d’émotion sur les droits et le bien-être des enfants, elle a effectué deux missions d’information sur cette question, bien que la plupart des aspects relatifs aux droits de l’enfant relèvent de la compétence nationale;

32.

rappelle que le portail en ligne des pétitions est un outil essentiel pour garantir une procédure de pétition bien organisée, efficace et transparente; salue, à cet égard, les améliorations apportées en ce qui concerne la protection des données et les éléments de sécurité qui permettent aux citoyens de bénéficier d’un portail plus sécurisé et plus facile d’accès; souligne qu’il faut poursuivre les efforts en vue de rendre le portail plus accessible, notamment pour les personnes handicapées; note que le portail en ligne des pétitions est l’un des sites web du Parlement européen les plus visités, servant ainsi, pour de nombreux citoyens de l’Union, de premier point de contact avec le Parlement européen;

33.

charge sa Présidente de transmettre la présente résolution et le rapport de la commission des pétitions au Conseil, à la Commission, à la Médiatrice européenne, aux gouvernements et aux parlements des États membres, ainsi qu’à leurs commissions des pétitions et aux médiateurs nationaux ou à tout autre organe compétent similaire.

(1) Adopté par le Parlement en tant que résolution le 9 mars 2022 (JO C 347 du 9.9.2022, p. 110).

(2) Adopté par le Parlement en tant que résolution le 15 décembre 2022 (JO C 177 du 17.5.2023, p. 129).

(3) Adopté par le Parlement en tant que résolution le 10 mars 2022 (JO C 347 du 9.9.2022, p. 202).

(4) Avis adopté dans le cadre de la procédure 2021/2166(INI), concluant par l’adoption de la résolution du Parlement européen du 7 juillet 2022 intitulée «Une meilleure réglementation: unir nos forces pour améliorer la législation» (JO C 47 du 7.2.2023, p. 250).

(5) Avis adopté dans le cadre de la procédure 2021/2180(INI), concluant par l’adoption de la résolution du Parlement européen du 19 mai 2022 concernant le rapport 2021 de la Commission sur l’état de droit (JO C 479 du 16.12.2022, p. 18).

(6) Directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau (JO L 327 du 22.12.2000, p. 1).

(7) Directive 2009/147/CE du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages (JO L 20 du 26.1.2010, p. 7).

(8) Directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages (JO L 206 du 22.7.1992, p. 7).

(9) JO C 32 du 27.1.2023, p. 20.

(10) JO C 274 du 9.7.2021, p. 1.

(11) Avis adopté dans le cadre de la procédure 2022/2026(INI), concluant par l’adoption de la résolution du Parlement européen du 13 décembre 2022 en faveur de l’égalité des droits pour les personnes handicapées (JO C 177 du 17.5.2023, p. 13).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/4220/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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