| CELEX | 52023IP0436 |
| Type | Initiative législative |
| Date | jeudi 23 novembre 2023 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/4222 | 24.7.2024 |
P9_TA(2023)0436
Mise en œuvre de l’accord de commerce et de coopération UE-Royaume-Uni
Résolution du Parlement européen du 23 novembre 2023 sur l’accord de commerce et de coopération entre l’Union européenne et le Royaume-Uni (2022/2188(INI))
(C/2024/4222)
Le Parlement européen,
| — | vu le traité sur l’Union européenne et le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, |
| — | vu l’accord de commerce et de coopération entre l’Union européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique, d’une part, et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, d’autre part (1) (l’ACC), |
| — | vu l’accord sur le retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord de l’Union européenne et de la Communauté européenne de l’énergie atomique (2) (ci-après «l’accord de retrait»), y compris le protocole sur l’Irlande et l’Irlande du Nord (ci-après «le protocole»), |
| — | vu l’article 524 de l’ACC, |
| — | vu le rapport de la Commission du 24 mars 2022 sur la mise en œuvre et l’application de l’accord de commerce et de coopération entre l’Union européenne et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord 1er janvier – 31 décembre 2021 (COM(2022)0126), |
| — | vu le rapport de la Commission du 15 mars 2023 relatif à la mise en œuvre et à l’application de l’accord de commerce et de coopération entre l’Union européenne et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord 1er janvier – 31 décembre 2022 (COM(2023)0118), |
| — | vu sa résolution du 12 février 2020 sur la proposition de mandat de négociation en vue d’un nouveau partenariat avec le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord (3) en ce qui concerne Gibraltar et la décision du Conseil du 20 juillet 2021 autorisant l’ouverture de négociations avec le Royaume-Uni sur Gibraltar, |
| — | vu ses résolutions du 18 janvier 2023 sur la mise en œuvre de la politique étrangère et de sécurité commune – rapport annuel 2022 (4) et sur la mise en œuvre de la politique de sécurité et de défense commune – rapport annuel 2022 (5), |
| — | vu sa résolution du 15 mars 2023 sur le rapport d’exécution sur l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne (6), |
| — | vu le règlement (UE) 2023/657 du Parlement européen et du Conseil du 15 mars 2023 établissant les règles concernant l’exercice des droits dont dispose l’Union pour mettre en œuvre et faire appliquer l’accord sur le retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord de l’Union européenne et de la Communauté européenne de l’énergie atomique et l’accord de commerce et de coopération entre l’Union européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique, d’une part, et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, d’autre part (7), |
| — | vu les réunions et les positions de l’Assemblée parlementaire de partenariat UE-Royaume-Uni (APP), en particulier la déclaration des coprésidents et la recommandation formulée au conseil de partenariat sur les efforts communs UE-Royaume-Uni pour soutenir l’Ukraine et la coopération efficace en matière de sanctions, toutes deux adoptées lors de la troisième session de l’APP, qui s’est tenue à Bruxelles les 3 et 4 juillet 2023, ainsi que la recommandation adoptée le 8 novembre 2022 sur la coopération UE-Royaume-Uni en matière d’énergie, |
| — | vu la déclaration du Conseil européen du 25 novembre 2018, la résolution du Parlement européen du 12 février 2020 sur la proposition de mandat de négociation en vue d’un nouveau partenariat avec le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord (8) en ce qui concerne Gibraltar et la décision du Conseil du 5 octobre 2021 autorisant l’ouverture de négociations avec le Royaume-Uni sur Gibraltar, |
| — | vu la convention européenne des droits de l’homme, |
| — | vu la charte sociale européenne, |
| — | vu les conventions et protocoles de l’Organisation internationale du travail (OIT), en particulier les instruments fondamentaux de l’OIT, |
| — | vu l’article 54 de son règlement intérieur, ainsi que l’article 1er, paragraphe 1, point e), et l’annexe 3 de la décision de la Conférence des présidents du 12 décembre 2002 relative à la procédure d’autorisation pour l’élaboration de rapports d’initiative, |
| — | vu les avis de la commission des affaires économiques et monétaires, de la commission de l’emploi et des affaires sociales, de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie, de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs, de la commission de l’agriculture et du développement rural, de la commission de la pêche, de la commission de la culture et de l’éducation, de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures et de la commission du développement régional, |
| — | vu les lettres de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire et de la commission des budgets, |
| — | vu le rapport de la commission des affaires étrangères et de la commission du commerce international (A9-0331/2023), |
| A. | considérant que l’ACC couvre un large éventail de domaines, dont l’énergie, la pêche, la coopération judiciaire en matière pénale, les services répressifs, le commerce, les transports et la coordination de la sécurité sociale, en établissant une base complète applicable aux relations entre les parties, garantissant des conditions de concurrence équitables et assurant des normes élevées dans des domaines tels que les droits des travailleurs, la concurrence loyale, les aides d’État, la protection de l’environnement et le développement durable ainsi que le respect des droits fondamentaux; |
| B. | considérant que les secteurs de la culture et de la création ne figurent pas dans l’ACC, qui mentionne le terme «éducation» uniquement en ce qui concerne la cybersécurité et la nécessité de former les citoyens aux défis qui lui sont associés; |
| C. | considérant qu’à la suite du Brexit, les citoyens de l’Union qui étudient au Royaume-Uni ne peuvent plus prétendre à des droits d’inscription applicables aux étudiants britanniques («home fees»), mais qu’ils doivent payer des droits de scolarité plus élevés applicables aux étudiants internationaux, dont le coût est devenu prohibitif pour la grande majorité d’entre eux, et ce qui pénalise particulièrement les jeunes étudiants issus de milieux socialement défavorisés; |
| D. | considérant que les échanges de jeunes et les échanges scolaires ont été sérieusement affectés par le Brexit; que les inscriptions de citoyens de l’Union dans les universités britanniques ont reculé de 50 % entre 2020 et 2022; |
| E. | considérant que le Royaume-Uni a décidé de ne participer ni au programme «Corps européen de solidarité» 2021-2027 ni au programme «Europe créative» pour la même période; |
| F. | considérant que la liberté de circulation profite à toutes les branches des secteurs de la culture et de la création, notamment l’audiovisuel, les festivals, les compagnies en tournée, les groupes, les orchestres et les troupes de danse et de théâtre, tant de l’Union que du Royaume-Uni; que l’ACC applique une exception culturelle, en excluant les services audiovisuels de son champ d’application, bien que l’Union et le Royaume-Uni partagent en grande partie les mêmes valeurs dans les domaines de la culture et de l’éducation; |
| G. | considérant que le Royaume-Uni demeure partie à la convention européenne sur la télévision transfrontière, et que les œuvres audiovisuelles provenant du Royaume-Uni sont considérées comme des «œuvres européennes» aux fins de la directive «Services de médias audiovisuels» (9) (directive SMA), au sens de son article 1er, paragraphe 1, point n), et paragraphe 3; que le Royaume-Uni a mis en œuvre la directive SMA au cours de la période transitoire, étant donné que cette législation relevait du champ d’application du droit de l’UE maintenu en droit interne; |
| H. | considérant que l’ACC ne développe pas la dimension territoriale des relations entre le Royaume-Uni et l’Union; que les incidences du retrait du Royaume-Uni de l’Union varient d’une région de l’Union à l’autre et qu’on ignore encore celles de l’ACC aux niveaux régional et local; que le retrait du Royaume-Uni de l’Union a eu des répercussions négatives sur les régions et les partenaires participant aux projets Interreg et met en péril la coopération territoriale et transfrontière ainsi que les relations existantes entre les différentes régions et villes de l’Union et le Royaume-Uni dans son ensemble; |
| I. | considérant que l’ACC ne couvre aucune décision relative à l’équivalence des services financiers, au caractère adéquat du régime britannique de protection des données, à la libre circulation des personnes et des services ou au régime sanitaire et phytosanitaire du Royaume-Uni; |
| J. | considérant que les prestataires de services britanniques, y compris dans le domaine des services financiers, ne bénéficient plus du cadre du «pays d’origine» ou «passeportage», qui permet l’accès automatique à l’ensemble du marché unique de l’Union; |
| K. | considérant que l’accord de retrait et l’ACC constituent un cadre commun pour les relations du Royaume-Uni avec l’Union européenne; que ces deux accords ont été convenus et ratifiés par l’Union européenne et par le Royaume-Uni et constituent des traités juridiquement contraignants en vertu du droit international; que les relations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni doivent se fonder sur le plein respect et l’application effective de ces engagements internationaux; |
| L. | considérant que la mise en œuvre de l’ACC est directement liée à l’application intégrale de l’accord de retrait et du protocole sur l’Irlande et l’Irlande du Nord; que sa mise en œuvre intégrale a été retardée pendant que l’Union européenne et le Royaume-Uni cherchaient des solutions communes aux difficultés pratiques posées par la mise en œuvre du protocole à la suite du Brexit; |
| M. | considérant que le cadre de Windsor répond aux difficultés constatées au cours des deux premières années de mise en œuvre du protocole sur l’Irlande et l’Irlande du Nord et apporte de la sécurité juridique, et qu’il ouvre donc la voie à une mise en œuvre intégrale; que l’accord de Windsor s’étend à un large éventail de domaines, tels que les douanes, l’agroalimentaire, les médicaments, les aides d’État, la taxe sur la valeur ajoutée et les droits d’accises; qu’il y a lieu de se féliciter des orientations publiées par le gouvernement britannique en juillet 2023 sur le cadre de Windsor et de l’engagement qu’il a pris de veiller à son application pleine et entière (10); |
| N. | considérant que la conclusion du cadre de Windsor marque une nouvelle étape dans les relations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni et leur offre l’occasion de progresser dans la mise en œuvre de l’ACC ainsi que d’entretenir une relation stable et positive; |
| O. | considérant l’importance de la transparence en matière de commerce et d’investissement internationaux, au bénéfice de toutes les parties prenantes; qu’un environnement commercial prévisible propice au commerce et aux investissements entre l’Union et le Royaume-Uni est souhaitable; |
| P. | considérant que l’Union européenne et le Royaume-Uni partagent des valeurs et des intérêts communs en matière de sécurité, tant dans le voisinage immédiat de l’Europe que dans le monde; que, malheureusement, il n’a pas été possible de convenir d’une structure de coopération et de concertation régulières et approfondies sur les politiques en matière d’affaires étrangères, de sécurité et de défense; que l’Union et le Royaume-Uni, en tant que partenaires forts et fiables dans le contexte des relations et de la coopération transatlantiques, tireraient tous deux grandement parti d’une coopération plus complète et mieux structurée dans les domaines des affaires étrangères, de la sécurité et de la politique de défense, y compris dans le cadre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN); |
| Q. | considérant que les conséquences mondiales de la guerre d’agression injustifiable et illégale faite à l’Ukraine par la Fédération de Russie et le retour d’une guerre à grande échelle sur le continent européen ainsi que l’instabilité économique et l’instrumentalisation délibérée de la volatilité des prix de l’énergie par la Fédération de Russie ont immédiatement entraîné une incertitude géopolitique pour les citoyens de l’Union et pour les partenaires dans le monde entier; qu’en conséquence, le Royaume-Uni et l’Union devraient renforcer leur coopération et leur coordination dans le cadre de l’aide qu’ils apportent à l’Ukraine et lorsqu’ils traitent les conséquences multiples du comportement agressif de la Fédération de Russie, y compris les campagnes de désinformation et les cyberattaques; |
| R. | considérant que l’ACC exige que les normes fondamentales du travail reconnues au niveau international, telles que définies dans les conventions fondamentales de l’OIT, soient respectées, mises en avant et effectivement mises en œuvre; que le droit fondamental d’organisation, de négociation collective et d’action collective est consacré par le droit international et est inhérent à la garantie d’un développement durable et de conditions de concurrence équitables, conformément à l’ACC; que l’ACC inclut l’engagement d’appliquer des dispositions en matière de protection de l’environnement et du travail complètes et de grande ampleur qui soient soumises à des mécanismes de règlement des différends en cas de violations; |
| S. | considérant que l’ACC requiert le respect de la démocratie, de l’état de droit et de la protection des libertés et droits fondamentaux des personnes, notamment tels qu’ils sont énoncés dans la déclaration universelle des droits de l’homme et dans la convention européenne des droits de l’homme; que ces droits président au travail des groupes consultatifs internes (GCI), y compris pour ce qui est du chapitre de l’ACC; que la commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a exprimé son inquiétude quant à la situation générale des droits de l’homme au Royaume-Uni; |
| T. | considérant que la Commission estime d’une manière générale que l’ACC est un accord moderne et complet, qui tient compte des intérêts de l’Union en matière de commerce et de coopération tout en conservant les limites établies par les institutions de l’Union et les États membres lors du processus de retrait du Royaume-Uni; que selon les constatations de la Commission dans ses rapports annuels de mise en œuvre, en 2021 et 2022, les régimes d’échanges de biens et de services établis dans l’ACC ont, dans l’ensemble, bien fonctionné, malgré quelques problèmes mineurs de mise en œuvre; |
| U. | considérant que la politique commune de la pêche (11) impose à l’Union de promouvoir et de garantir les objectifs et les principes de cette politique dans toute activité de pêche, quelle que soit la zone géographique, afin de garantir des conditions de concurrence équitables pour les parties prenantes de l’Union et de pays tiers; que cette politique impose également à l’Union de coopérer au niveau international sur la base des meilleures connaissances scientifiques disponibles et de lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (pêche INN); |
| V. | considérant que la rubrique cinq («Pêche») de la deuxième partie de l’ACC reconnaît l’importance de conserver et d’utiliser durablement les ressources biologiques de la mer et les écosystèmes marins sur la base des meilleurs avis scientifiques disponibles, ainsi que de favoriser une pêche et une aquaculture responsables et durables, la bonne gouvernance en matière de pêche et le rôle des échanges commerciaux dans la réalisation de ces objectifs; |
| W. | considérant que le retrait du Royaume-Uni de l’Union a eu de graves répercussions sur la flotte de pêche de l’Union, sous la forme de pertes de quotas, de déclassements de navires et de perturbations d’entreprises commerciales et d’échanges commerciaux établis de longue date; |
| X. | considérant que le comité spécialisé de la pêche élaborera des stratégies pluriannuelles de conservation et de gestion destinées à servir de base à la fixation des totaux admissibles des captures et d’autres mesures de gestion, y compris pour les stocks hors quota, à la définition de la collecte de données scientifiques à des fins de gestion des pêches, ainsi qu’au partage de ces données avec des organismes scientifiques afin qu’ils puissent fournir les meilleurs avis scientifiques disponibles; |
| Y. | considérant que le protocole sur l’accès aux eaux, ajouté en tant qu’annexe 38 de l’ACC, prévoit une «période d’adaptation», qui s’étend du 1er janvier 2021 au 30 juin 2026, au cours de laquelle chaque partie accordera aux navires de l’autre partie le plein accès à ses eaux pour la pêche des stocks de poissons énumérés; qu’après cette date, l’accès réciproque aux eaux et aux ressources halieutiques fera l’objet de négociations annuelles entre l’Union et le Royaume-Uni; qu’il est nécessaire de clarifier la période postérieure à la période d’adaptation afin de préserver les investissements dans le secteur; |
| Z. | considérant que l’ACC réduit progressivement la part des possibilités de pêche dans les eaux britanniques pour la flotte de l’Union en vue d’atteindre une réduction de 25 % d’ici à 2026, ce qui aura une incidence sur tous les segments de la flotte de l’Union, en particulier la pêche artisanale; |
| AA. | considérant que le Royaume-Uni a décidé unilatéralement de ne pas participer au programme Erasmus+ 2021-2027, qui concerne les secteurs de l’éducation, de la jeunesse et des sports; que les établissements britanniques peuvent toujours être associés au programme Erasmus Mundus et aux actions Jean Monnet; |
| AB. | considérant qu’Erasmus+ n’est pas seulement un programme de mobilité, mais qu’il constitue aussi un outil puissant pour échanger des connaissances, favoriser la coopération universitaire, soutenir le développement individuel, créer des liens solides et durables et promouvoir la compréhension entre les personnes d’horizons culturels différents, les institutions et leurs membres, ainsi qu’un large éventail de parties prenantes et leurs organisations et réseaux, contribuant à l’élaboration de politiques et de pratiques; |
| AC. | considérant que le Royaume-Uni était l’une des destinations les plus demandées par les participants au programme Erasmus+ jusqu’au référendum sur le Brexit; |
| AD. | considérant que les pays tiers peuvent rejoindre Erasmus+ et le corps européen de solidarité en tant que pays associés; |
| AE. | considérant que la réserve d’ajustement au Brexit (12) a été établie afin d’apporter un soutien pour pallier les conséquences négatives auxquelles ont dû faire face les différents États membres, régions et secteurs à la suite du retrait du Royaume-Uni de l’Union et d’en atténuer ainsi les répercussions négatives sur la cohésion économique, sociale et territoriale; que le transfert des parts de quotas de l’Union vers le Royaume-Uni au cours de la période de transition convenue dans l’ACC aura des conséquences économiques négatives majeures pour les pêcheurs de l’Union; |
| AF. | considérant que la mise en œuvre intégrale des dispositions de l’accord de retrait dans tous les domaines, tels que le commerce de biens et de services, le commerce numérique, la propriété intellectuelle, les marchés publics, l’aviation et les transports routiers, l’énergie, la pêche, la coordination de la sécurité sociale, la coopération répressive et judiciaire en matière pénale, la coopération thématique et la participation aux programmes de l’Union, est une condition préalable pour en maximiser les effets bénéfiques sur les deux partenaires de coopération; |
| AG. | considérant qu’aux termes de l’ACC, le Royaume-Uni et l’Union partagent l’objectif de parvenir à un niveau élevé de protection des consommateurs et doivent coopérer à cet effet; |
| AH. | considérant que la plupart des efforts de collaboration au titre de l’ACC ont été partiellement ou totalement suspendus dans l’attente d’une solution pour la mise en œuvre de l’accord de retrait, notamment en ce qui concerne l’accès en temps réel aux données douanières; que les domaines de coopération établis dans l’ACC pourraient faire l’objet d’une attention renouvelée à la suite de l’achèvement du cadre de Windsor en mars 2023; |
| AI. | considérant qu’en conséquence, la coopération entre les autorités de surveillance du marché et les autorités douanières de l’Union et du Royaume-Uni en matière de sécurité des produits s’est avérée limitée, voire inexistante, malgré les engagements contraignants prévus au chapitre de l’ACC sur les obstacles techniques au commerce; que les autorités du Royaume-Uni n’ont pas accès au système d’alerte rapide («Safety Gate») de l’Union, de même que cette dernière n’a pas accès à la nouvelle base de données britannique sur la sécurité des produits; |
| AJ. | considérant que l’autorité britannique de la concurrence et des marchés ne fait plus partie du réseau de coopération en matière de protection des consommateurs de l’Union; qu’une coopération étroite et l’échange d’informations entre les autorités sont essentiels pour garantir la bonne application des droits des consommateurs, et qu’il convient dès lors de les encourager; |
| AK. | considérant que, depuis 2021, toutes les exportations du Royaume-Uni vers l’Union sont soumises à des procédures et à des contrôles douaniers; que le Royaume-Uni a retardé quatre fois les contrôles à l’importation de l’UE depuis qu’il a quitté l’Union; |
| AL. | considérant que les autorités douanières nationales de l’Union ont fait part de leurs préoccupations en ce qui concerne tant l’exactitude des déclarations d’origine sur l’honneur des opérateurs que les réponses fournies par les autorités douanières britanniques quant aux vérifications de l’origine; que le comité spécialisé «Commerce» chargé de la coopération douanière et des règles d’origine a publié de nouvelles orientations destinées à aider les États membres; |
| AM. | considérant que l’ACC contient un chapitre sur les petites et moyennes entreprises (PME), lequel reconnaît la nécessité de garantir un marché ouvert et sûr pour les entreprises, y compris les PME, et tend à assurer la prise en compte de leurs besoins dans le processus de mise en œuvre, afin qu’elles puissent en tirer parti; |
| AN. | considérant que la reconnaissance automatique des qualifications professionnelles, par exemple pour les avocats, les comptables et les actuaires, ne s’applique plus; que, à la place, l’accord établit un cadre de coopération entre l’Union et le Royaume-Uni en matière de reconnaissance des qualifications professionnelles, y compris la mise en place d’un dialogue pour échanger des informations sur les procédures de reconnaissance et élaborer des lignes directrices pour l’évaluation des qualifications; constate les difficultés particulières que cela crée sur l’île d’Irlande; |
| AO. | considérant qu’en vertu de l’ACC, les prestataires de services ou les investisseurs de l’Union ne doivent pas être traités moins favorablement que les opérateurs britanniques au Royaume-Uni et inversement; que le principe de non-discrimination s’applique à un large éventail d’activités économiques, y compris la prestation de services, la création d’entreprises et la protection des droits de propriété intellectuelle; |
| AP. | considérant qu’en vertu de l’ACC, la possibilité de détachements temporaires de travailleurs hautement qualifiés et de voyages d’affaires de courte durée entre l’Union et le Royaume-Uni est maintenue; que cela permet la prestation transfrontalière temporaire de services par des professionnels dans certaines circonstances, par exemple pour des projets de courte durée ou des travaux de conseil; que les professionnels devront toujours se conformer à la réglementation applicable dans le pays où ils fournissent des services; |
| AQ. | considérant que les marchés publics britanniques restent ouverts aux soumissionnaires de l’Union et vice versa, sur un pied d’égalité; que les deux parties doivent veiller à ce que la procédure de passation des marchés soit équitable, transparente et ouverte à la concurrence; que le Royaume-Uni et l’Union sont également convenus de maintenir leurs engagements existants en matière de marchés publics au titre de l’accord sur les marchés publics de l’Organisation mondiale du commerce, qui ouvre davantage leurs marchés publics aux entreprises d’autres pays; |
| AR. | considérant que l’Union européenne et le Royaume-Uni se sont engagés à l’heure qu’il est à préserver leur coopération en matière de réglementation et de surveillance dans le domaine des services financiers; que cette approche coopérative devrait sous-tendre les relations à long terme entre l’Union et le Royaume-Uni; que, le 17 mai 2023, la Commission a adopté un projet de protocole d’accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sur la coopération en matière de services financiers, qui a été publié et approuvé par le Conseil et que la Commission a signé au nom de l’Union; |
| AS. | considérant que le protocole d’accord précise que l’Union européenne et le Royaume-Uni ont pour objectif commun de préserver la stabilité financière, l’intégrité du marché et la protection des investisseurs et des consommateurs; |
| AT. | considérant que l’ACC est le seul accord de libre-échange jamais conclu par l’Union européenne qui prévoie des droits de douane et des quotas nuls pour toutes les marchandises conformes aux règles d’origine appropriées; que les statistiques commerciales de la période écoulée depuis l’entrée en vigueur de l’ACC montrent que les flux commerciaux entre l’Union européenne et le Royaume-Uni ont souffert du retrait de ce dernier; que les échanges de biens et de services entre le Royaume-Uni et l’Union européenne ont stagné; que les échanges de l’Union européenne avec d’autres partenaires commerciaux ont bien plus augmenté que ses échanges avec le Royaume-Uni sur une période comparable; |
| AU. | considérant que, pour la suite de la mise en œuvre de l’ACC, un suivi particulier devrait être consacré aux éventuelles divergences réglementaires qui s’accentueront avec le temps; qu’une coopération réglementaire globale entre les parties est extrêmement importante; que le fait qu’aucune plainte officielle n’ait été déposée en 2022 par des parties prenantes au sujet de la mise en œuvre de l’ACC au moyen de l’outil en ligne de la Commission est un bon signe; que les institutions européennes continuent de dialoguer régulièrement avec les parties prenantes au sujet des aspects pratiques de la mise en œuvre de l’ACC; |
| AV. | considérant qu’en ce qui concerne le processus de mise en œuvre interne de l’ACC par l’Union, les législateurs de l’Union ont complété le cadre réglementaire nécessaire en adoptant le règlement (UE) 2023/657 du 15 mars 2023 établissant les règles concernant l’exercice des droits dont dispose l’Union pour mettre en œuvre et faire appliquer l’accord de retrait et l’ACC; |
Principales conclusions
| 1. | rappelle que la conclusion de l’ACC limite les conséquences négatives du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne et établit un cadre de coopération qui devrait servir de base à un futur partenariat solide et constructif, évitant ainsi les perturbations les plus graves qu’aurait engendrées un scénario sans accord et assurant aux citoyens et aux entreprises une sécurité juridique; |
| 2. | souligne que l’ACC est l’un des accords commerciaux les plus ambitieux et les plus complets que l’Union ait conclus avec un pays tiers; précise toutefois qu’il ne remplace pas et ne saurait remplacer l’adhésion à l’Union et l’accès que celle-ci suppose au marché unique et à l’union douanière; |
| 3. | souligne qu’il importe d’évaluer et de traiter les problèmes que peuvent poser l’application de l’accord de retrait et l’ACC dès que possible, afin d’éviter tout retard supplémentaire dans leur mise en œuvre; |
| 4. | accueille favorablement le cadre de Windsor et met l’accent sur la situation spécifique de l’Irlande du Nord du fait de sa position unique, qui dispose d’un accès à la fois au marché intérieur de l’Union et à celui du Royaume-Uni; appelle de ses vœux la mise en œuvre rapide du cadre de Windsor afin de garantir une sécurité et une prévisibilité sur la durée pour les entreprises et les populations d’Irlande du Nord, de protéger l’économie de l’ensemble de l’île, de préserver l’accord du Vendredi Saint dans toutes ses dimensions, de veiller à la fluidité des échanges et à une coopération harmonieuse ainsi que de sauvegarder l’intégrité du marché unique et de l’union douanière et de garantir la bonne mise en œuvre de l’accord de retrait et de l’ACC; |
| 5. | se félicite que le gouvernement britannique ait annoncé son intention de suspendre les travaux sur le projet de loi relatif au protocole sur l’Irlande du Nord et de le laisser expirer; encourage le gouvernement britannique à tenir compte de la situation particulière de l’Irlande du Nord dans toute nouvelle loi ou réglementation qu’il propose; |
| 6. | se félicite que le cadre de Windsor établisse de nouvelles règles en matière de partage des données douanières afin de permettre un accès en temps réel; prend acte de la recommandation du 24 mars 2023 du comité mixte UE-Royaume-Uni sur le contrôle de l’application de la législation et la surveillance du marché (13); souligne qu’il faut des mécanismes efficaces pour garantir le respect des exigences réglementaires, afin d’apporter une sécurité juridique aux entreprises, en particulier aux PME, et aux particuliers, de renforcer la protection des consommateurs et de garantir des conditions de concurrence équitables; propose de mettre en place un guichet unique à Belfast où les particuliers et les entreprises pourraient obtenir l’aide dont ils ont besoin pour s’orienter dans les nouveaux arrangements établis dans le cadre de Windsor; |
| 7. | accueille favorablement les initiatives positives figurant dans le cadre de Windsor, telles que la proposition relative aux médicaments visant à garantir que les habitants d’Irlande du Nord aient accès à tous les médicaments au même moment et dans les mêmes conditions que ceux de Grande-Bretagne, et la proposition concernant les mesures sanitaires et phytosanitaires, en gardant à l’esprit que le transport des animaux doit respecter le bien-être animal; invite la Commission à contrôler la bonne mise en œuvre des accords, à préserver l’intégrité du marché unique et à empêcher la distribution illégale de médicaments, de produits sanitaires et phytosanitaires et de produits agricoles commercialisés en Irlande du Nord sur le marché unique de l’Union, tout en veillant à ce qu’ils restent en Irlande du Nord; demande que la Commission veille à ce que l’approche «Une seule santé» soit reconnue en tant qu’approche intégrée et unificatrice visant à équilibrer et à optimiser durablement la santé des êtres humains, des animaux et des écosystèmes; |
| 8. | souligne que l’Union a réagi rapidement pour mettre en œuvre le cadre de Windsor et qu’elle attend désormais du Royaume-Uni qu’il en fasse de même de son côté; juge essentiel que les deux parties respectent pleinement l’accord de retrait, le protocole et le cadre de Windsor afin de faciliter l’accès du Royaume-Uni au marché intérieur de l’Union au titre de l’ACC tout en préservant l’intégrité du marché intérieur et l’union douanière, en favorisant une concurrence équitable et en garantissant la sécurité juridique pour les entreprises de l’Union dans leurs échanges avec le Royaume-Uni; |
| 9. | est vivement préoccupé par la loi britannique sur le droit de l’Union européenne maintenu en droit interne, qui crée de l’incertitude pour les entreprises et les parties prenantes des deux côtés de la Manche et pourrait priver les travailleurs au Royaume-Uni de certains droits dérivés du droit de l’Union; insiste sur la nécessité d’étudier attentivement son incidence et de mettre en place des mesures permettant d’atténuer ses conséquences néfastes; s’inquiète aussi vivement de l’adoption de la loi sur les grèves (niveaux de service minimum), qui pourrait restreindre le droit fondamental des travailleurs à cesser le travail; |
| 10. | souligne que l’article 524 de l’ACC prévoit que la coopération est fondée sur le respect de longue date, par les parties et les États membres, de la démocratie, de l’état de droit et de la protection des libertés et droits fondamentaux des personnes, notamment tels qu’ils sont énoncés dans la déclaration universelle des droits de l’homme et dans la convention européenne des droits de l’homme, et sur l’importance de donner effet aux droits et libertés garantis par ladite convention au niveau national; est par conséquent profondément préoccupé par la loi britannique sur la migration illégale, approuvée par le Parlement britannique le 26 avril 2023 et qui, si elle est adoptée, pourrait s’écarter de la convention européenne des droits de l’homme, ce qui créerait une divergence évidente entre les deux parties et pourrait, en application de l’ACC, mettre fin à la coopération en matière répressive entre le Royaume-Uni et l’Union européenne; |
| 11. | se félicite de l’attachement constant du gouvernement britannique au programme PEACE, qui joue un rôle clé dans la coopération entre l’Irlande du Nord et les régions frontalières de l’Irlande; prend acte du fait que le programme PEACE PLUS 2021-2027 a été officiellement adopté par la Commission en juillet 2022; |
Cadre institutionnel
| 12. | se félicite que le cadre institutionnel de l’ACC soit devenu pleinement opérationnel en 2022 et que les organes mixtes institués au titre de l’accord fonctionnent correctement; insiste sur l’importance des structures institutionnelles pour la bonne mise en œuvre de l’ACC UE-Royaume-Uni et exhorte les deux parties à continuer de faire preuve de transparence dans l’application des accords qu’elles ont conclus; souligne que, pour garantir la pleine mise en œuvre de l’ACC, tous les instruments juridiques pertinents devraient être mobilisés et mis à contribution, y compris ceux liés à l’accès au marché, ainsi que toutes les mesures compensatoires et de réaction et tous les mécanismes de règlement des différends prévus par l’ACC; prie instamment la Commission et le Conseil de veiller à ce que toutes les décisions prises au titre de l’ACC respectent les prérogatives des différentes institutions et suivent les processus législatifs appropriés; |
| 13. | regrette que les groupes de travail sectoriels du comité spécialisé «Commerce» chargé des obstacles techniques au commerce n’aient pas encore été réunis; |
| 14. | salue la mise en place rapide de l’APP UE-Royaume-Uni et note que trois réunions ont déjà eu lieu en 2022 et 2023 et qu’une quatrième est prévue pour la fin 2023; estime que l’APP constitue un cadre propice à la coopération parlementaire et aux échanges permettant aux parlementaires de discuter ouvertement de sujets d’intérêt commun, ainsi qu’à l’exercice d’un contrôle parlementaire du processus décisionnel dans le cadre de l’application de l’ACC; demande que l’APP assure un contrôle accru de la mise en œuvre de l’ACC et du cadre Windsor; demande qu’une attention toute particulière soit accordée à l’Irlande du Nord compte tenu de sa situation spécifique; demande que les territoires décentralisés d’Irlande du Nord, d’Écosse et du Pays de Galles participent davantage à l’APP UE-Royaume-Uni; |
| 15. | se félicite de la création du GCI de l’UE, conformément à l’article 13 de l’ACC, composé de 24 représentants d’organisations de la société civile et de six représentants du Comité économique et social européen; relève que la première réunion du GCI de l’UE et du GCI du Royaume-Uni s’est tenue le 3 octobre 2022; rappelle que le renforcement de la coopération douanière entre les parties est apparu comme une question très importante lors de ces réunions; constate que le GCI de l’UE a publié un outil de suivi de la mise en œuvre de l’ACC; salue la déclaration commune publiée à l’issue de cette réunion; souligne qu’il est nécessaire que les GCI soient bien équilibrés et représentatifs, avec notamment une représentation proportionnée des organisations patronales et des syndicats, ainsi qu’une bonne représentation géographique de toutes les parties du Royaume-Uni; |
| 16. | souligne qu’il importe d’associer étroitement la société civile à la mise en œuvre de l’ACC; note que la première réunion du forum de la société civile s’est tenue le 4 octobre 2022 et a réuni des représentants de la société civile de l’Union européenne et du Royaume-Uni conformément à l’article 14 de l’ACC; note que, parmi les représentants de l’Union, figuraient des organisations d’employeurs et de travailleurs, ainsi que des universitaires et des organismes non gouvernementaux; |
| 17. | souligne l’importance d’une forte participation de la société civile de l’Union et du Royaume-Uni, y compris des organisations d’employeurs et des syndicats des collectivités régionales et locales, ainsi que des ONG, à la mise en œuvre de l’ACC conformément à ses articles 13 et 14; demande que des représentants du secteur de la pêche, des autorités régionales, des communautés côtières et d’autres parties prenantes soient activement associés au suivi et à la mise en œuvre de l’ACC; prie instamment la Commission, à cette fin, de promouvoir la création d’un groupe consultatif interne sur la pêche, sans préjudice des conseils consultatifs existants; constate avec regret que les organisations de la société civile du Royaume-Uni sélectionnées pour participer au forum de la société civile de l’ACC ne comprennent pas d’organisations représentant spécifiquement la jeunesse; |
| 18. | réaffirme l’engagement du Parlement à suivre de près la mise en œuvre de l’ACC, en étroite collaboration avec le GCI de l’UE; rappelle que la Commission devrait fournir immédiatement des informations complètes au Parlement sur la mise en œuvre de l’ACC afin de garantir un contrôle adéquat, si nécessaire de manière confidentielle, et en ce qui concerne sa participation au comité mixte, au conseil de partenariat, aux comités spécialisés dans le domaine du commerce et aux groupes de travail; se réjouit de la bonne coopération qui se poursuit entre le Parlement et la Commission; demande à participer à toute future procédure de réexamen des accords; |
| 19. | rappelle que Gibraltar n’a pas été inclus dans le champ d’application territorial de l’ACC entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, et que les accords distincts concernant Gibraltar doivent être approuvés au préalable par le Royaume d’Espagne; |
Commerce
| 20. | rappelle que l’ACC constitue une base complète et ambitieuse pour les relations entre les parties, en particulier pour les échanges UE-Royaume-Uni, tout en garantissant des conditions de concurrence équitables et un développement durable; rappelle que l’ACC est un accord de libre-échange unique dans l’histoire de l’Union, étant donné qu’il vise d’abord à limiter les divergences plutôt qu’à promouvoir la convergence entre les partenaires commerciaux; rappelle que l’ACC est également unique en son genre du fait qu’il prévoit des droits de douane et des quotas nuls pour les échanges UE-Royaume-Uni; |
| 21. | prend acte que, malgré ces accords commerciaux sans précédent avec un pays tiers, les flux commerciaux UE-Royaume-Uni ont davantage stagné pour ce qui est des marchandises et ont été moins dynamiques en ce qui concerne les services entre 2016 et 2022 que les flux commerciaux de l’Union avec d’autres partenaires internationaux et que, par conséquent, le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne a eu, comme prévu, une incidence négative sur les flux commerciaux entre les deux parties en raison de l’instauration de barrières non tarifaires importantes, lesquelles ont induit des coûts supplémentaires pour les deux parties; rappelle que cela n’est qu’une des conséquences négatives du retrait du Royaume-Uni et que cette situation est directement due au type de Brexit choisi par le gouvernement britannique; |
| 22. | prend acte de l’évaluation de la Commission selon laquelle, dans l’ensemble, les régimes d’échanges de biens et de services établis dans l’ACC fonctionnent bien, même si certaines difficultés de mise en œuvre demeurent, telles que le système de parrainage pour l’entrée sur le territoire et le séjour temporaire des personnes physiques à des fins professionnelles ou la vérification de l’origine pour l’application du traitement tarifaire préférentiel; |
| 23. | prend acte du fait que la réduction des débouchés dans l’Union européenne pour l’économie britannique largement axée sur les services est une conséquence logique du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne et, en particulier, de la fin de la liberté de circulation; |
| 24. | se félicite que le conseil de partenariat ait commencé à travailler au cas par cas sur la reconnaissance des qualifications professionnelles, étant donné que ces dispositions peuvent faciliter la circulation des professionnels dans les domaines d’intérêt mutuel; |
| 25. | invite la Commission à évaluer le niveau de protection des indications géographiques de l’Union au Royaume-Uni et maintient sa demande faite aux deux parties d’activer la clause de rendez-vous sur la future protection des indications géographiques enregistrées après 2021; |
| 26. | rappelle que l’ACC est le résultat délicat de négociations longues et difficiles et qu’il devrait dès lors être mis en œuvre intégralement et de bonne foi, tout comme l’accord de retrait, en particulier le protocole sur l’Irlande et l’Irlande du Nord, ainsi que le récent cadre de Windsor, dans l’intérêt mutuel des deux parties; invite les deux parties à tirer pleinement parti de l’immense potentiel que l’ACC offre pour faciliter dans toute la mesure du possible les échanges commerciaux entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, tout en gardant à l’esprit que les avantages de l’adhésion à l’Union européenne en matière d’accès au marché unique et à l’union douanière, ainsi que de participation à d’autres politiques communes et d’accompagnement, ne peuvent en aucun cas être accordés par un accord de libre-échange; |
| 27. | partage l’avis de la Commission selon lequel les règles horizontales et les règles spécifiques par produit prévues dans l’ACC sont satisfaisantes et les règles spécifiques par produit ne devraient pas être revues au-delà des adaptations techniques, puisque ces règles établissent un juste équilibre tout en contribuant à l’objectif général de l’Union qui consiste à parvenir à une autonomie stratégique dans les secteurs essentiels; demande, toutefois, que des solutions raisonnables soient trouvées en ce qui concerne les modifications à venir des règles d’origine pour les véhicules électriques, compte tenu des difficultés des constructeurs de l’Union à s’approvisionner en pièces détachées, notamment en batteries, provenant de l’Union; souligne que toute exception risque d’entraîner une fuite des investissements hors de l’Union et mérite d’être examinée au regard de la stratégie européenne en matière de sécurité économique; encourage le Royaume-Uni à envisager de réadhérer à la convention régionale sur les règles d’origine préférentielles paneuro-méditerranéennes; invite le Royaume-Uni et l’Union européenne, en tant que partenaires partageant les mêmes valeurs, à étudier de nouvelles pistes de coopération en ce qui concerne l’approvisionnement en matières premières, le développement des technologies «zéro net» et des technologies émergentes, les voies réservées et autres questions commerciales mondiales, à la fois sur le plan bilatéral et dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC); invite la Commission à étudier l’avantage qu’il peut y avoir à constituer une macro-région de l’Union pour la mer du Nord afin d’encourager le resserrement de la coopération UE-Royaume-Uni en la matière; |
| 28. | prend acte du nouveau report de la mise en œuvre de certaines procédures d’importation et vérifications britanniques, en particulier des contrôles sanitaires et phytosanitaires, concernant les produits en provenance de l’Union européenne; demande au gouvernement britannique de préciser le calendrier et les exigences pour ne pas créer plus d’insécurité pour les entreprises, ainsi que de dématérialiser et de simplifier autant que possible les procédures douanières britanniques afin d’éviter de nouvelles frictions dans les échanges commerciaux entre l’Union européenne et le Royaume-Uni; relève que le gouvernement britannique pourrait réduire les entraves aux échanges avec l’Union en s’engageant à un alignement volontaire et dynamique dans des secteurs clés; insiste sur la nécessité d’une plus grande reconnaissance par le Royaume-Uni des réglementations sur les produits et des évaluations de la conformité en vigueur dans l’Union pour les échanges de marchandises; demande une nouvelle fois que l’Union et le Royaume-Uni dégagent un accord sur l’alignement dynamique du Royaume-Uni à l’égard des mesures sanitaires et phytosanitaires; souligne l’importance de la coopération douanière de l’Union européenne et du Royaume-Uni afin de favoriser la compatibilité de la législation et des procédures douanières, ainsi que de promouvoir la facilitation du commerce; constate que le Royaume-uni a diversifié ses échanges au détriment de l’Union européenne et qu’il importe d’investir davantage dans les services de ferry directs pour réduire la charge administrative qui pèse actuellement sur les déplacements routiers; |
| 29. | invite la Commission à veiller à ce que l’Union et le Royaume-Uni collaborent étroitement en matière douanière, notamment en garantissant un échange effectif d’informations, un dialogue constructif et des méthodes de coopération efficaces entre les administrations douanières dans le souci de simplifier les procédures de dédouanement afin de réduire au minimum les coûts administratifs et financiers pour l’ensemble des parties prenantes; invite en outre la Commission à procéder régulièrement à des examens et à des évaluations afin de réduire les obstacles réglementaires et administratifs injustifiés et de veiller à ce que les mécanismes de coopération établis restent efficaces et à l’épreuve du temps; |
| 30. | souligne que la mise en œuvre complète des vérifications aux frontières dans le cadre du «modèle cible opérationnel pour les frontières» («Border Target Operating Model») du Royaume-Uni entraînera des coûts supplémentaires pour les exportateurs de l’Union, qui perdront également en souplesse, et provoquera de nouvelles perturbations dans la chaîne de valeur, en particulier pour les produits périssables, et qu’il est urgent de trouver des solutions numériques efficaces; considère comme un signe positif l’adoption par le Royaume-Uni d’une approche similaire à celle de l’Union en ce qui concerne les catégories de risques, l’utilisation des données et la numérisation afin de simplifier le processus; |
| 31. | souligne que, si les dispositifs provisoires proposés par l’Union ont permis d’améliorer temporairement la situation, des solutions structurelles sont nécessaires pour que le Royaume-Uni accepte les certificats dématérialisés de l’Union; |
| 32. | rappelle qu’en raison d’un régime réglementaire distinct en matière sanitaire et phytosanitaire régissant la santé humaine, végétale et animale mis en place à la suite de son retrait du marché unique de l’Union et de l’union douanière, le Royaume-Uni est soumis à toutes les règles de l’Union applicables aux pays tiers qui ne s’alignent pas de manière dynamique sur la législation de l’Union; constate que les dispositions relatives aux mesures sanitaires et phytosanitaires sont largement en adéquation avec les règles de l’OMC dans ces domaines; prend acte du fait qu’après le Brexit, l’Union européenne et le Royaume-Uni sont mutuellement restés de grands partenaires commerciaux pour les produits agroalimentaires et que de janvier à octobre 2022, les exportations de l’Union européenne vers le Royaume-Uni ont atteint 39,5 milliards d’euros, ce qui représente une augmentation de 15 % par rapport à 2021, tandis que le Royaume-Uni était le troisième partenaire commercial de l’Union européenne en ce qui concerne les importations agroalimentaires (14); encourage vivement le comité spécialisé «Commerce» chargé des mesures sanitaires et phytosanitaires à poursuivre ses travaux en vue d’élaborer rapidement un certificat numérique qui offre une solution compatible et efficace respectant des normes de sécurité communes élevées, en particulier dans la perspective du lancement prochain du modèle cible opérationnel pour les frontières du Royaume-Uni, et à mettre en place une relation de coopération étroite entre le système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) de l’Union et le système d’alerte pour la sécurité alimentaire du Royaume-Uni dans le but d’assurer une protection complète dans l’Union, au Royaume-Uni et au-delà; relève que l’application cohérente des règles concernant la circulation des ingrédients produits au Royaume-Uni dont ont besoin les producteurs de l’Union pose des difficultés; invite le gouvernement britannique à accélérer le passage à un système numérique et à apporter son soutien à un accord sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires, étant donné qu’une telle harmonisation dans le domaine des exportations et des importations agroalimentaires permettrait de réduire la charge administrative et financière pour les deux parties et faciliterait les échanges agroalimentaires entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, y compris les échanges entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord; |
| 33. | rappelle que le chapitre de l’ACC sur le commerce numérique prévoit notamment l’interdiction explicite des exigences en matière de localisation des données ou de divulgation obligatoire du code source, tout en préservant le droit de l’Union d’adopter des dispositions réglementaires sur les exigences en matière de protection des données; souligne l’importance des deux décisions d’adéquation relatives aux données à caractère personnel qui ont été rendues par l’Union européenne le 28 juin 2021 au sujet du régime britannique de protection des données à caractère personnel, ce qui permet la poursuite des échanges de données à caractère personnel entre les opérateurs de l’Union européenne et ceux du Royaume-Uni; note que le gouvernement britannique a déposé un projet de loi sur la protection des données et les informations numériques en juillet 2022; rappelle que l’absence de reconnaissance d’adéquation entre l’Union européenne et le Royaume-Uni entraînerait des difficultés considérables pour les entreprises européennes et britanniques; se félicite de la coopération en matière de réglementation dans le domaine des transferts de données à caractère non personnel et des technologies émergentes, y compris l’intelligence artificielle; |
| 34. | se félicite que le gouvernement britannique ait annoncé, en novembre 2022, une prolongation du délai de mise en œuvre du marquage britannique d’évaluation de la conformité (UKCA) pour les produits mis sur le marché en Grande-Bretagne; salue l’annonce faite par le gouvernement britannique selon laquelle il reconnaît le symbole de sécurité de l’Union pour les produits de façon indéfinie dans dix-huit domaines; |
| 35. | rappelle que l’ACC comprend un chapitre sur les besoins et les intérêts des microentreprises et des PME; reconnaît que la charge administrative liée à l’adaptation au nouveau régime commercial découlant de l’ACC a particulièrement pesé sur ces entreprises, qui ont moins de ressources pour s’adapter aux nouveaux régimes d’échanges; |
| 36. | salue les travaux en cours du comité de partenariat commercial, des comités spécialisés et notamment des comités spécialisés «Commerce», et en souligne l’importance, et presse les parties de tirer tout le parti possible du potentiel que présentent ces organes bilatéraux créés en application de l’ACC à même de débattre de questions revêtant une importance stratégique pour les deux parties, de traiter directement de toutes les questions de mise en œuvre et de mutualiser les informations et les compétences; invite la Commission à poursuivre la bonne pratique consistant à informer pleinement et immédiatement le Parlement européen des travaux que ces comités mènent et des évolutions en leur sein; |
| 37. | insiste sur la nécessité d’une coopération renforcée entre l’Union et le Royaume-Uni pour maintenir l’ordre commercial international en vigueur, équitable et fondé sur des règles; appelle de ses vœux à cet égard davantage d’efforts conjoints pour avancer sur la voie d’une réforme inclusive et complète de l’OMC, répondre aux défis présents et à venir dans un monde profondément interconnecté et s’employer activement à conjurer les divisions qui menacent de surgir dans l’ordre politique et économique mondial, en s’attachant collectivement à contribuer à la réalisation du programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations unies et des dix-sept objectifs de développement durable; |
| 38. | reconnaît la nécessité de poursuivre les progrès en cours visant à garantir la disponibilité des médicaments vétérinaires en Irlande du Nord, afin de préserver le bien-être animal et la sécurité alimentaire; |
| 39. | rappelle les travaux législatifs en cours visant à réviser la législation pharmaceutique dont l’objectif sera également de réduire la dépendance historique des marchés chypriote, irlandais et maltais à l’égard des approvisionnements en médicaments provenant du Royaume-Uni ou transitant par celui-ci; souligne qu’il faut garantir la disponibilité, le caractère abordable et la sécurité d’approvisionnement des médicaments et appliquer une approche stratégique aux produits pharmaceutiques dans l’environnement afin de lutter contre la pollution pharmaceutique; |
| 40. | se félicite des dispositions relatives à la coopération en matière de sécurité sanitaire qui permettent aux parties et aux autorités compétentes des États membres d’échanger des informations utiles, mais regrette que cette coopération se soit limitée à l’évaluation des risques «importants» pour la santé publique et à la coordination des mesures qui pourraient être nécessaires pour protéger la santé publique; souligne que la pandémie de COVID-19 a renforcé la nécessité d’une coopération plus solide en matière de santé ainsi que d’une communication bidirectionnelle structurée et régulière entre les autorités et les parties prenantes afin de mieux réagir aux situations de crise; |
| 41. | fait observer que les futures modifications des règlements de l’Union relatifs à l’étiquetage mettront particulièrement à rude épreuve les entreprises qui utilisent les mêmes emballages sur les marchés de l’Union et du Royaume-Uni; |
| 42. | invite la Commission à élaborer un tableau comparant les contingents tarifaires, les droits de douane et les obstacles non tarifaires applicables à différentes catégories de produits pour les échanges commerciaux entre l’Union et le Royaume-Uni et entre l’Union et d’autres partenaires; |
| 43. | insiste sur l’importance de l’article 96 de l’ACC sur la coopération en matière de surveillance du marché et de sécurité et de conformité des produits non alimentaires; invite par conséquent la Commission à le mettre en œuvre sans délai; appelle de ses vœux la mise en place d’initiatives et de projets communs, ainsi que la création de moyens de communication et de coordination spécifiques entre l’Union et le Royaume-Uni afin de faciliter l’échange d’informations, de bonnes pratiques et d’expertise technique dans les domaines de la surveillance du marché et de la sécurité des produits; souligne la nécessité de suivre et d’évaluer régulièrement l’état d’avancement des efforts de coopération visés à l’article 96 et d’en rendre compte périodiquement; |
| 44. | réaffirme la nécessité de coopérer pour promouvoir des tarifs transparents et raisonnables pour les services d’itinérance internationale afin de protéger les consommateurs de l’Union et du Royaume-Uni; |
| 45. | souligne qu’en ce qui concerne les relations commerciales entre l’Union et le Royaume-Uni, une attention particulière devrait être accordée aux quatre secteurs économiques définis par le Comité européen des régions (15) qui pourraient être les plus touchés par les conséquences du Brexit, à savoir les véhicules, les machines électriques, les produits du bois et le mobilier ainsi que les produits agricoles; |
Conditions de concurrence équitables
| 46. | prie instamment le gouvernement et le Parlement britanniques de reconnaître que toute divergence réglementaire systématique inutile entraînerait des complications, notamment pour la protection de l’emploi et des droits sociaux, l’environnement, les données à caractère personnel, les aides d’État, le commerce numérique et la fiscalité, ce qui ne peut que créer des problèmes supplémentaires en ce qui concerne les engagements pris en matière de conditions de concurrence équitables dans l’ACC, ainsi que pour les entreprises européennes et britanniques et les échanges commerciaux entre l’Union européenne et le Royaume-Uni; |
| 47. | invite la Commission à tenir le Parlement européen pleinement et immédiatement informé de toute complication susceptible de compromettre les conditions équitables et la concurrence loyale pour les entreprises et les travailleurs de l’Union; |
| 48. | se félicite de la modification de la loi britannique relative à la révocation et à la réforme du droit de l’Union européenne maintenu en droit interne, qui a remplacé la clause de caducité précédente par un calendrier de dispositions législatives à abroger à la fin de 2023; constate que l’adoption de la loi suscite toujours des inquiétudes, et souligne que le Parlement européen continuera à suivre l’évolution des travaux législatifs au Royaume-Uni à cet égard; regrette l’adoption du projet de loi sur les grèves (niveaux de service minimum), qui risque de mettre à mal les engagements de non-régression en matière de droit du travail; souligne que ces actes législatifs ont de graves répercussions sur les droits des travailleurs, en particulier les droits fondamentaux que sont la liberté d’association et le droit d’organisation, ainsi que le droit à la négociation collective et à l’action collective, y compris le droit de grève; |
| 49. | prend acte que le projet de loi sur la technologie génétique et sur la sélection de précision [«Genetic Technology (Precision Breeding) Bill»], qui révise les règles relatives à la mise sur le marché, à la commercialisation et à l’évaluation des risques liés aux plantes et aux animaux génétiquement modifiés issus de procédés de sélection de précision en les retirant du système de réglementation des organismes génétiquement modifiés, a été adopté le 23 mars 2023 en Angleterre; est vivement préoccupé par les divergences réglementaires dans ce domaine; souligne qu’il faut maintenir aux frontières de l’Union des contrôles sanitaires et phytosanitaires stricts, précisément tels que le droit de l’Union les prévoit, afin de garantir que des produits non autorisés ou non munis d’un étiquetage en bonne et due forme ne pourront pas entrer dans la chaîne alimentaire de l’Union; souligne en outre qu’il faut assurer des conditions de concurrence équitables et une concurrence loyale aux producteurs et aux consommateurs de l’Union à cet égard; |
| 50. | demande que la coopération réglementaire entre l’Union européenne et le Royaume-uni soit renforcée afin que l’une comme l’autre aient connaissance de leurs programmes respectifs de travail législatif et des éventuelles futures divergences législatives avant leur mise en œuvre afin de réduire au minimum les discordances susceptibles de se faire jour; demande que l’APP UE-Royaume-Uni soit dotée de responsabilités accrues de facilitation et de contrôle de la coopération réglementaire; |
| 51. | invite la Commission à continuer de suivre de près les divergences réglementaires observées au Royaume-Uni, lesquelles pourraient constituer un risque de non-respect de l’ACC, notamment dans des domaines importants pour l’égalité des conditions de concurrence, tels que le contrôle des subventions, la fiscalité, les normes du travail et sociales, l’environnement et le climat; demande à la Commission d’assurer au Parlement européen et au public l’accès aux données obtenues en publiant des rapports annuels; reconnaît l’importance d’un tel mécanisme de suivi pour garantir une prise de décision éclairée, renforcer la confiance du public et faciliter une compréhension plus fine du contexte post-Brexit; estime, à cet égard, que la participation active des associations sectorielles, d’entreprises et de PME, des syndicats, du GCI et du forum de la société civile apporte une contribution précieuse au processus; souligne que le suivi et la gestion des divergences réglementaires représentent un enjeu particulier en ce qui concerne l’Irlande du Nord, et insiste sur la nécessité de ménager des mécanismes d’alerte précoce adéquats; |
| 52. | prend acte de l’entrée en vigueur, en janvier 2023, du nouveau régime britannique de contrôle des subventions, qui découle de la loi de 2022 sur le contrôle des subventions; invite la Commission à suivre de près l’application de la loi de 2022 sur le contrôle des subventions; fait siennes les inquiétudes de la Commission quant à l’introduction prévue de «ports francs» et constate que le règlement de l’Union sur les subventions étrangères (16) est entré en vigueur en juillet 2023; appelle de ses vœux le renforcement de la coopération entre l’Union et le Royaume-Uni sur les subventions, conformément à l’article 366 de l’ACC; |
| 53. | relève que l’ACC instaure un mécanisme permettant à l’une ou l’autre des parties d’adopter des mesures de rééquilibrage appropriées pour contrer les importants effets négatifs sur le commerce ou les investissements que des divergences notables entre les parties produiraient; rappelle qu’afin de permettre à l’Union d’exercer ses droits dans le cadre de la mise en œuvre et de l’application de l’accord de retrait et de l’ACC de manière efficace et en temps utile, le Parlement européen et le Conseil ont adopté un règlement relatif à la mise en œuvre et à l’application des accords; se réjouit que ce règlement fournisse une base juridique qui permettra à la Commission, au moyen d’actes d’exécution, d’adopter, de modifier, de suspendre ou d’abroger, le cas échéant, un certain nombre de mesures prévues dans les deux accords; souligne que les deux parties sont habilitées à agir unilatéralement pour protéger leurs intérêts sans engager au préalable une procédure d’arbitrage, notamment, dans les cas où une subvention risque d’avoir un effet négatif important sur les échanges ou les investissements entre les parties; |
Questions sectorielles spécifiques et coopération thématique
Environnement et climat
| 54. | rappelle les ambitions climatiques de l’Union qui consistent à parvenir à une réduction de 55 % des émissions nettes de gaz à effet de serre de l’Union d’ici à 2030, par rapport aux niveaux de 1990, et à atteindre zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici à 2050, comme prévues par la loi européenne sur le climat (17) et traduites sur le plan opérationnel dans le train de mesures législatives «Ajustement à l’objectif 55» récemment adopté; |
| 55. | invite la Commission à surveiller la mise en œuvre pratique, les ambitions et l’efficacité du système d’échange de quotas d’émission (SEQE) du Royaume-Uni, à estimer que, dans l’hypothèse où des différences importantes apparaîtraient entre les deux systèmes, il pourrait en résulter une distorsion des conditions de concurrence équitables, ce qu’il faudrait prendre en considération dans le cadre de l’application du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’Union (MACF) et à étudier les possibilités de mettre en place une coopération bilatérale, y compris en liant le SEQE britannique au SEQE de l’Union, sans mettre à mal l’intégrité et l’efficacité du SEQE de l’Union, à l’instar de l’accord entre l’Union européenne et la Confédération suisse sur le couplage de leurs SEQE de gaz à effet de serre; |
| 56. | rappelle que, entre 2026 et 2034, l’Union mettra en place un MACF pour le fer, l’acier, le ciment, l’aluminium, les engrais, l’électricité et l’hydrogène ainsi que pour les émissions indirectes, sous certaines conditions, afin de veiller à ce que les efforts de l’Union et de la planète en matière de lutte contre le changement climatique ne soient pas compromis par la délocalisation de la production de l’Union vers des pays ayant des politiques moins ambitieuses; se félicite que le gouvernement britannique ait lancé une enquête sur l’instauration d’un MACF du Royaume-uni pour étudier le rôle que ce mécanisme pourrait jouer dans la lutte contre les fuites de carbone éventuelles et dans la réalisation des objectifs environnementaux du Royaume-Uni, tout en tenant compte plus largement des incidences, des risques et des possibilités qui pourraient se présenter; invite la Commission à surveiller la politique menée par le Royaume-Uni en ce qui concerne son MACF et à étudier les possibilités de coopération afin d’améliorer les conditions de concurrence équitables et la protection du climat à l’échelle mondiale; |
| 57. | rappelle que l’ACC exige des parties qu’elles n’affaiblissent ni ne réduisent leurs niveaux de protection sociale, de l’environnement et du travail par rapport aux niveaux en vigueur à la fin de la période de transition en 2020 (non-régression), et qu’une partie peut prendre des mesures de rééquilibrage appropriées pour compenser des «incidences [négatives] importantes sur le commerce ou les investissements» résultant de «divergences importantes» entre les parties; rappelle que les engagements et les ambitions existants en matière de lutte contre le changement climatique, en particulier en ce qui concerne la neutralité climatique à l’horizon 2050, restent en vigueur pour les deux parties; |
| 58. | fait remarquer qu’avant le retrait du Royaume-Uni, un certain nombre de procédures d’infraction avaient été engagées par la Commission à l’encontre du Royaume-Uni dans le domaine de l’environnement, y compris en ce qui concerne la qualité de l’air et de l’eau; souligne que, compte tenu de leur nature transfrontière, les divergences en matière de protection de l’environnement dans ces domaines pourraient menacer la qualité de l’air et de l’eau au sein de l’Union; |
| 59. | prend acte de la création au Royaume-Uni, en novembre 2021, d’un Office pour la protection de l’environnement, en application de la loi sur l’environnement de 2021; invite la Commission à vérifier si l’office dispose des pouvoirs et des moyens suffisants pour être en mesure de faire respecter efficacement les règles environnementales, conformément aux obligations du Royaume-Uni prévues par l’ACC, et si les engagements environnementaux et le droit dérivé du Royaume-Uni sont mis en œuvre et exécutés de manière effective; |
| 60. | constate qu’en décembre 2022, le gouvernement britannique a publié une première série d’objectifs environnementaux juridiquement contraignants en application de la loi sur l’environnement de 2021 et qu’en janvier 2023, il a publié son plan d’amélioration de l’environnement; appelle de ses vœux un alignement strict vers le haut des objectifs de l’Union et du Royaume-Uni en matière de protection du climat et de l’environnement et le respect des conditions de concurrence équitables; |
| 61. | rappelle que le Royaume-Uni ne fait plus partie de l’Agence européenne des produits chimiques et qu’il n’est plus lié par le cadre réglementaire en vigueur dans l’EEE pour les produits chimiques (règlement REACH de l’Union); fait remarquer que le nouveau cadre réglementaire adopté par le Royaume-Uni (REACH britannique) doit faire preuve de la même solidité et de la même transparence que le règlement REACH de l’Union; invite la Commission à vérifier s’il existe une régression ou des divergences réglementaires entre la gestion de la sécurité des produits chimiques au Royaume-Uni et celle prévue par le règlement REACH de l’Union, en particulier dans la perspective de la prochaine révision de ce dernier; invite la Commission à œuvrer avec les autorités britanniques afin de s’assurer que le cadre réglementaire soit étroitement aligné et qu’il vise à garantir le niveau le plus élevé possible en matière de gestion de la sécurité des produits chimiques au sein de l’Union et au Royaume-Uni; |
| 62. | invite le gouvernement et le Parlement britanniques à coopérer étroitement avec l’Union pour atteindre les objectifs établis par la conférence des Nations unies sur les changements climatiques, y compris grâce à leurs politiques respectives en matière de commerce; |
| 63. | invite l’Union et le Royaume-Uni à œuvrer ensemble pour renforcer la protection du climat au niveau mondial en mettant à profit la coopération étroite mise en place en réponse aux défis de sécurité énergétique que pose la guerre illégale d’agression de la Russie contre l’Ukraine; |
Services financiers
| 64. | prend acte du caractère limité de l’ACC en ce qui concerne les services financiers; reconnaît que cette absence est une conséquence de la volonté du Royaume-Uni de ne pas discuter d’autres domaines d’intérêt mutuel dans le cadre des négociations de l’ACC; se félicite des projets de mise en place d’un forum conjoint sur la réglementation financière entre l’Union et le Royaume-Uni afin de faciliter le dialogue et la coopération sur les questions relatives aux services financiers (18); rappelle que ce forum ne constituerait pas un élément formel de l’ACC et ne devrait pas offrir le même niveau d’accès ou de coopération qu’un accord global sur les services financiers; |
| 65. | constate que le réexamen du futur cadre réglementaire par le gouvernement britannique et le projet de loi relative aux marchés et services financiers (Financial Services and Markets Bill (19)) ensuite publié, qui propose d’abroger, de remplacer ou de modifier la législation de l’Union conservée dans le domaine des services financiers ainsi que de déléguer davantage de responsabilités à l’autorité de réglementation britannique, démontrent une volonté d’adopter des réglementations divergentes de celle de l’Union dans le domaine des services financiers; souligne que des divergences réglementaires excessives peuvent avoir une incidence négative sur la coopération financière entre le Royaume-Uni et l’Union et pourraient nuire aux flux financiers ainsi qu’aux activités des entités financières; se félicite des progrès réalisés récemment par l’Union en ce qui concerne la législation relative aux services financiers, même si cela peut entraîner une divergence réglementaire par rapport au Royaume-Uni, notamment en ce qui concerne les cryptomonnaies, la finance durable, la taxinomie, la cotation et la lutte contre le blanchiment de capitaux; a conscience, cependant, que le Royaume-Uni et l’Union peuvent adopter des approches réglementaires différentes dans le domaine des services financiers sans nécessairement maintenir un régime réglementaire harmonisé; soutient les progrès législatifs de l’Union dans ce domaine; souligne toutefois les avantages d’une future coopération réglementaire et d’un engagement dans l’élaboration et l’intégration de normes internationales; |
| 66. | prend acte de l’ambition du Royaume-Uni de se positionner en tant que centre mondial de la finance numérique et des crypto-actifs, au moyen d’un certain nombre d’initiatives dans le domaine de la réglementation et de la surveillance; souligne qu’il importe d’élaborer une approche coordonnée et une coopération renforcée dans le domaine de la réglementation et de la surveillance des crypto-actifs afin de traiter et d’atténuer efficacement les risques pour la protection des consommateurs et l’intégrité du marché, et le risque de blanchiment de capitaux, ainsi que leurs incidences sur l’environnement, et afin de prévenir l’arbitrage réglementaire; |
| 67. | soutient que l’ACC offre à l’Union l’occasion de développer et de renforcer ses propres infrastructures et compétences en matière de services financiers, afin de promouvoir la compétitivité des entreprises, les investissements, la stabilité économique et la protection des consommateurs; est fortement favorable à l’achèvement de l’union des marchés de capitaux et de l’union bancaire, sur la base d’une approche tournée vers l’extérieur, innovante et compétitive; reconnaît que la ville de Londres reste un centre de services financiers de portée mondiale et que les entreprises de l’Union pourraient tirer profit de l’accès à ce centre (20); reconnaît l’importance d’un secteur des services financiers solide tant pour l’Union que pour le Royaume-Uni et soutient les efforts visant à renforcer les infrastructures et compétences de l’Union en matière de services financiers; |
| 68. | soutient vivement la poursuite de la coopération entre l’Union et le Royaume-Uni dans les domaines liés aux affaires financières, économiques et monétaires d’intérêt mutuel, notamment la lutte au niveau international contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, la lutte contre les régimes fiscaux dommageables, l’application de sanctions, la lutte contre la fraude douanière, la garantie de conditions de concurrence équitables et la promotion de la stabilité financière mondiale; |
| 69. | rappelle que le territoire de Gibraltar est considéré par la Commission (21) comme un territoire souffrant de déficiences stratégiques dans son système de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ce qui représente une menace non négligeable pour le système financier de l’Union européenne; invite instamment la Commission à intégrer à l’accord avec le Royaume-Uni sur Gibraltar des dispositions garantissant des normes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme équivalentes à celles appliquées dans l’Union; |
| 70. | reconnaît que les liens économiques étroits entre l’Irlande et l’Irlande du Nord se poursuivront même si cette dernière fait partie d’un pays tiers désigné; est favorable à la reconnaissance de ces liens économiques, y compris en ce qui concerne la surveillance des transactions entre les deux territoires; demande que des mesures soient prises pour veiller à ce que ces liens ne soient pas perturbés par des modifications des cadres réglementaires ou juridiques, notamment en ce qui concerne les services fournis aux consommateurs et aux petites et moyennes entreprises, qui ne peuvent pas profiter de la mobilité; souligne qu’il importe de maintenir et de développer davantage des liens économiques étroits et de réduire au minimum les perturbations à la suite du Brexit, en particulier en ce qui concerne cette relation; |
| 71. | reconnaît qu’à la suite de l’entrée en vigueur de l’ACC, un certain nombre d’entreprises de services financiers établies à Londres ont annoncé leur intention d’établir une nouvelle présence dans l’Union et de relocaliser certains actifs dans l’Union, les estimations suggérant que 44 % des plus grandes entreprises de services financiers du Royaume-Uni annoncent des projets de déplacement de personnel ou d’activités (22), bien que le nombre d’emplois jusqu’à présent délocalisés de Londres ne soit que de 7 000, ce qui est nettement inférieur aux estimations initiales de 75 000 (23); soutient les efforts déployés par les États membres pour tenter d’attirer les investissements des entreprises après le Brexit; note que plusieurs villes de l’Union ont été au centre des investissements du secteur des services financiers après le Brexit, notamment Paris, Francfort, Amsterdam, Luxembourg et Dublin; note que l’examen par les pairs de l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF) intitulé «Peer review into the NCAs’ handling of relocation to the EU in the context of the UK’s withdrawal from the EU» (Examen par les pairs de la gestion par les autorités nationales de concurrence des délocalisations vers l’Union européenne dans le contexte du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne) (24) a mis en évidence certaines lacunes en ce qui concerne la manière dont les autorités compétentes des États membres ont géré le processus de délocalisation; attire, dans ce contexte, l’attention sur les bonnes pratiques recensées dans le rapport de l’examen par les pairs ainsi que sur les principes sectoriels de l’AEMF en matière de délocalisations du Royaume-Uni vers l’UE à 27 (25); se félicite que les autorités européennes de surveillance continuent de contrôler les pratiques de surveillance lors de l’évaluation de la délocalisation des entreprises dans l’Union (26); souligne la nécessité de continuer à œuvrer à l’achèvement de l’union bancaire et à l’approfondissement de l’union des marchés des capitaux afin d’empêcher la concentration accrue des pôles financiers et de tirer profit des économies d’échelle; |
| 72. | rappelle l’engagement pris, dans la première déclaration commune accompagnant l’ACC, de signer un protocole d’accord sur la coopération réglementaire en matière de services financiers entre l’Union et le Royaume-Uni, qui ne serait pas un document juridique mais constituerait la base d’une collaboration régulière et structurée; constate que ce protocole d’accord a été finalisé et adopté par la Commission; se félicite de la signature de protocoles d’accord bilatéraux entre les régulateurs et les autorités de surveillance de l’Union et du Royaume-Uni, tant au niveau de l’Union qu’au niveau des États membres, y compris entre l’Autorité de réglementation financière du Royaume-Uni, l’Autorité bancaire européenne et l’AEMF, d’un protocole d’accord multilatéral avec les autorités compétentes nationales de l’Union et de l’Espace économique européen, ainsi que de protocoles d’accord individuels avec les autorités nationales compétentes (27); |
| 73. | se félicite de la signature du protocole d’accord sur la coopération en matière de services financiers entre l’Union et le Royaume-Uni par la Commission et le Trésor britannique, protocole qui établit un cadre pour la coopération réglementaire dans le domaine des services financiers, y compris le forum conjoint sur la réglementation financière entre l’Union et le Royaume-Uni; souligne que les parties au forum devraient dialoguer dans un esprit de coopération loyale et utiliser le forum pour recenser et traiter les menaces mutuelles qui pèsent sur la stabilité financière et la protection des consommateurs, pour prévenir et combattre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ainsi que pour traiter les nouvelles évolutions et innovations sur les marchés; souligne que le forum doit fonctionner d’une manière transparente, en associant les parties prenantes, le cas échéant; suit avec intérêt les éventuelles discussions futures sur les décisions d’équivalence, conformément aux activités définies dans le protocole d’accord, lorsque les résultats sont conformes aux normes et aux objectifs de l’Union, dans le but d’améliorer l’accès au marché, et rappelle que l’équivalence reste un processus unilatéral et autonome; |
Énergie
| 74. | souligne que, dans le contexte de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine et de la crise énergétique actuelle, il est d’autant plus important de renforcer la coopération énergétique entre l’Union et le Royaume-Uni, afin d’éviter qu’ils ne se mettent mutuellement en danger; souligne l’importance de maximiser les avantages mutuels dans toute la mesure du possible, dans un système énergétique intégré et interconnecté, fondé sur des principes techniques et du marché communs; constate que les échanges d’énergie entre l’Union et le Royaume-Uni ont considérablement augmenté tout au long de l’année 2022; |
| 75. | appelle de ses vœux une approche équilibrée et coordonnée en vue d’atteindre les objectifs du pacte vert et du plan REPowerEU et l’indépendance énergétique, à la fois pour l’Union européenne et pour le Royaume-Uni; demande aux deux parties de renforcer la coopération technologique, le développement des compétences et l’échange de données dans le secteur de l’énergie; souligne l’importance de la coopération en matière de recherche et de développement, y compris dans le cadre d’Euratom, dans le domaine des technologies critiques nécessaires à la double transition écologique et numérique; |
| 76. | déplore, bien que le Royaume-Uni et l’Union aient réaffirmé leurs ambitions en matière d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables pour 2030, les changements récents du gouvernement britannique dans ses politiques climatiques, à savoir le report à 2035 de l’interdiction de la vente de nouvelles voitures à essence et diesel et de la suppression progressive des nouvelles chaudières au gaz pour le chauffage des habitations; se félicite du protocole d’accord sur la coopération énergétique en mer; souligne que la coopération relative au développement des technologies renouvelables est importante, tant pour l’Union européenne que pour le Royaume-Uni, et demande de poursuivre le développement des technologies énergétiques conformément aux ambitions liées au changement climatique; préconise la mise en place d’un cadre efficace relatif au régime d’échanges de flux d’électricité ainsi que pour la stabilité et la prévisibilité du marché de l’énergie, de manière à éviter les manipulations de prix et de marché; demande l’accélération du déploiement des énergies renouvelables en mer du Nord, tout en veillant à une bonne planification de l’espace; |
| 77. | s’inquiète des résultats de l’analyse coûts-avantages conjointe présentée par les différents gestionnaires de réseau de transport en mai 2021, qui ont mis en évidence un risque élevé de manipulation et de perturbation de marché; rappelle que la proposition de révision du règlement concernant l’intégrité et la transparence du marché de gros de l’énergie (REMIT) (28) contient de nouvelles dispositions en matière de surveillance du marché pour les producteurs de pays tiers et que celles-ci s’appliqueraient au Royaume-Uni en vue d’accroître la stabilité et la prévisibilité du marché; encourage les deux parties à intensifier leurs efforts pour mettre en place des dispositions relatives aux échanges d’électricité entre l’Union et le Royaume-Uni, comme le prévoit l’article 312 de l’ACC; |
| 78. | rappelle qu’il est dans l’intérêt de tous de maintenir des liens solides entre les marchés de l’énergie du Royaume-Uni et de l’Union, y compris en tirant pleinement parti des interconnexions électriques existantes et planifiées, et recommande un développement coordonné des infrastructures critiques entre l’Union et le Royaume-Uni, en particulier dans le secteur de l’énergie, afin de renforcer sa fiabilité et de limiter les risques de perturbation des infrastructures et de défaillance de l’approvisionnement énergétique; |
| 79. | met l’accent sur la situation unique de l’île d’Irlande eu égard aux échanges d’électricité avec le Royaume-Uni et souligne que toute perturbation sur le marché unique de l’électricité aurait des répercussions négatives pour les consommateurs et les entreprises sur l’île d’Irlande; recommande le maintien de l’application de l’acquis de l’Union en matière d’énergie en Irlande du Nord, une exigence pour assurer la continuité du marché unique de l’électricité sur l’île d’Irlande à la suite du retrait du Royaume-Uni de l’Union; |
| 80. | souligne que la législation en vigueur en matière d’énergie n’aborde directement aucun aspect des relations entre l’Union et le Royaume-Uni et demande une coopération renforcée dans ce domaine, en particulier en ce qui concerne la réduction de la demande en énergie d’une part, et la promotion de l’efficacité énergétique et des capacités de production d’énergie renouvelable d’autre part, compte tenu du lien évident entre ces deux éléments et du fait que toute décision adoptée les concerne au même titre; |
| 81. | estime que des règles communes applicables aux énergies renouvelables en mer et aux infrastructures de pipelines sont essentielles pour faciliter les accords commerciaux dans ces domaines avec le Royaume-Uni, à la lumière de la deuxième édition du sommet de la mer du Nord qui s’est tenu à Ostende en avril 2023, et lors duquel il a été décidé d’exploiter le potentiel des énergies renouvelables de manière plus coordonnée; |
| 82. | est préoccupé par le fait qu’il n’a pas été possible de dégager d’accord majeur à long terme sur les échanges d’électricité entre le Royaume-Uni et l’Union; fait observer que la mer du Nord constitue une mine pour les énergies renouvelables et souligne le potentiel d’énergies renouvelables que représentent les côtes britanniques pour l’Union; |
| 83. | considère qu’il serait dans l’intérêt mutuel des deux parties de conclure un accord de coopération en matière d’énergie, qui soit conforme à l’accord général sur le futur partenariat et repose sur une gouvernance solide et sur des conditions de concurrence équitables, afin de garantir la continuité des flux énergétiques, étant donné que les dispositions actuelles de l’ACC relatives à l’énergie expirent en juin 2026, bien qu’elles puissent être prorogées; |
Pêche
| 84. | souligne que les conséquences du Brexit ne sont pas encore entièrement connues, notamment parce que l’ACC dans le domaine de la pêche est toujours en cours de mise en œuvre et ne sera pleinement appliqué qu’après la fin de la période de transition, le 30 juin 2026; insiste sur l’importance d’une application loyale de l’ACC, alors que des problèmes continuent de survenir; convient, à l’instar de la Commission dans son rapport d’exécution, que «certains défis subsistent», tels que la mise en œuvre des accords commerciaux sur l’électricité et la mise en œuvre intégrale et correcte des dispositions relatives à la pêche; |
| 85. | invite la Commission à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir le maintien de l’accès réciproque aux eaux et aux ressources halieutiques après le 30 juin 2026 et éviter toute nouvelle réduction des quotas pour les pêcheurs de l’Union; demande que les mécanismes d’échange de quotas de pêche entre les parties soient rationalisés et gérables pour le secteur; prie instamment la Commission de garder ouvertes toutes les voies de négociation avec le Royaume-Uni en vue de trouver des solutions stables, pérennes et bénéfiques pour les deux parties, offrant des conditions stables et prévisibles aux pêcheurs et au secteur de la pêche dans son ensemble, y compris après 2026; rappelle que la période de validité des dispositions de l’ACC relatives à l’énergie coïncide avec celle des dispositions concernant l’accès réciproque aux eaux et aux ressources halieutiques, et souligne le lien implicite entre ces deux domaines sectoriels dans l’accord; |
| 86. | prend acte de la situation unique de l’Irlande en raison de sa frontière avec l’Irlande du Nord, de l’accord de «voisinage» pour l’accès réciproque à la zone des 0 à 6 milles marins et de sa dépendance historique à l’égard de l’accès réciproque aux eaux du Royaume-Uni; |
| 87. | se déclare profondément préoccupé par l’incertitude créée par la clause de réexamen (article 510) de la deuxième partie, rubrique cinq («Pêche»), de l’ACC, qui sera appliquée quatre ans après la fin de la période d’adaptation; invite la Commission à entamer rapidement et avec résolution et transparence des négociations en vue d’un accord pluriannuel pour l’après-2026, tout en garantissant au secteur stabilité, viabilité économique et prévisibilité; souligne que cet accord doit être lié à la révision globale de l’ACC et ne doit pas permettre de nouvelles pertes de quotas partagés pour l’Union; souligne, à cet égard, qu’il importe de maintenir une interconnexion entre tous les aspects de l’ACC, et en particulier de lier l’accès au marché unique du Royaume-Uni aux dispositions de l’ACC en matière de pêche; |
| 88. | réaffirme que l’accès réciproque et continu aux eaux et aux ressources halieutiques doit être considéré comme un élément essentiel des relations entre l’Union et le Royaume-Uni et qu’il doit donc être traité conjointement avec les nombreuses questions liées au commerce et à l’accès au marché unique; rappelle à la Commission la nécessité de garantir qu’à partir de 2026, l’ACC soit appliqué de façon stable et durable après la période de transition; |
| 89. | rappelle que, si le Royaume-Uni décidait de limiter l’accès des navires de pêche de l’Union aux eaux britanniques à la fin de la période d’adaptation, l’Union serait en mesure de prendre des mesures pour protéger ses intérêts; ajoute que, conformément à l’ACC lui-même, ces mesures comprennent le rétablissement de droits de douane ou de quotas pour les importations de poissons en provenance du Royaume-Uni et la suspension d’autres parties de l’ACC, au cas où les communautés de pêcheurs de l’Union risqueraient de subir de graves difficultés économiques ou sociales; souligne qu’à cet égard, l’Union devrait envisager de lier d’autres parties spécifiques de l’ACC, telles que l’accès du Royaume-Uni au marché européen de l’électricité, mais aussi d’autres secteurs pertinents couverts par l’ACC, à l’accès de l’Union aux eaux et ressources halieutiques britanniques; |
| 90. | demande au Royaume-Uni de s’abstenir d’adopter toute mesure technique unilatérale qui serait discriminatoire; rappelle qu’en vertu de l’ACC, les mesures techniques devraient être proportionnées, se fonder sur les meilleurs avis scientifiques, s’appliquer de la même manière aux navires des deux parties et être notifiées à l’avance; souligne le rôle du comité spécialisé de la pêche pour dégager une approche commune sur les mesures techniques et, le cas échéant, discuter de toute mesure notifiée par l’une des parties à l’autre; rappelle que l’ACC oblige chaque partie à justifier précisément le caractère non discriminatoire de toute mesure prise dans ce domaine et rappelle la nécessité d’assurer une durabilité environnementale à long terme, sur la base de données scientifiquement vérifiables; rappelle qu’il est hautement souhaitable que le Royaume-Uni s’en tienne le plus possible aux règles de l’Union; souligne qu’il convient de renforcer la coordination avec l’Union à cet égard et de mettre en place des procédures appropriées de notification et de participation; invite la Commission à se montrer particulièrement vigilante quant au respect de ces conditions et à réagir avec fermeté dans le cas où le Royaume-Uni agirait de manière discriminatoire; |
| 91. | souligne, en particulier, que la désignation des zones marines protégées doit être non discriminatoire, fondée sur des données scientifiques et proportionnée; souligne qu’il convient d’établir les zones marines protégées à l’aide d’objectifs clairement définis et de ne pas les utiliser comme un outil pour restreindre l’accès des étrangers aux eaux; regrette, à cet égard, l’approche unilatérale adoptée par le Royaume-Uni en ce qui concerne la désignation de zones restreignant la pêche autour du Dogger Bank et le fait que le Royaume-Uni prévoie de les utiliser pour d’autres activités économiques; |
| 92. | s’oppose à toutes les décisions prises unilatéralement qui établissent des possibilités de pêche contraires au droit international ou aux meilleurs avis scientifiques disponibles et qui, dès lors, remettent en cause la crédibilité des accords internationaux et compromettent la durabilité de l’exploitation des ressources partagées; prie instamment la Commission de prendre toutes les mesures nécessaires et proportionnées pour résoudre les différends avec les partenaires internationaux concernés ou pour garantir le respect des obligations internationales; |
| 93. | rappelle que le Brexit a modifié les relations entre les pays de l’Atlantique Nord; estime que le Brexit ne devrait pas être utilisé pour manipuler la répartition des quotas dans les accords nordiques; insiste sur le fait que la répartition historique des possibilités de pêche, toujours fondée sur les meilleures données et les meilleurs avis scientifiques disponibles, devrait être respectée; invite la Commission à conclure des accords de gestion de la pêche stables et à long terme avec ses homologues de l’Atlantique du Nord-Est; |
| 94. | s’inquiète de la situation relative aux licences pour les navires de l’Union; constate que les navires de moins de 12 mètres ont été parmi les plus durement touchés par les retards dans l’octroi des licences de pêche ou par la réduction des licences, en raison du fait que nombre d’entre eux n’étaient pas équipés de systèmes de surveillance des navires pendant toute la période de référence; regrette que l’ACC n’ait pas tenu compte des règles en vigueur sur les systèmes de surveillance des navires en vertu de la réglementation de l’Union qui liait également le Royaume-Uni avant le Brexit; prie instamment la Commission de poursuivre ses efforts pour parvenir à un accord sur les questions non résolues en matière d’octroi de licences, notamment le niveau d’accès des navires de pêche titulaires d’une licence dans les eaux du Royaume-Uni et des dépendances de la Couronne, et d’élaborer conjointement avec le Royaume-Uni un futur système d’octroi de licences qui fonctionne dans la pratique; |
| 95. | relève que les problèmes liés à l’octroi de licences aux navires de l’Union ont des répercussions plus importantes pour les pêcheurs artisanaux, en particulier ceux du nord de la France et de Normandie, étant donné que ces navires ne sont pas en mesure de changer de zone de pêche; |
| 96. | invite instamment les parties à l’ACC à intensifier leurs efforts de promotion de la pêche durable et de la bonne gouvernance des pêches au niveau international en encourageant la mise en place d’organisations régionales de gestion des pêches; exhorte la Commission, en particulier, à coopérer avec les autorités britanniques et les autres parties concernées en vue de la mise en place d’une organisation régionale de gestion des pêches dans l’Atlantique Sud; |
| 97. | s’inquiète de l’incidence du déplacement de l’effort de pêche à la suite de la mise en œuvre de l’ACC, en particulier dans la Manche; invite la Commission à proposer un plan de gestion régional pour la Manche et la mer du Nord afin d’atténuer cette incidence et d’éviter la surpêche; |
| 98. | se félicite que l’Union européenne et le Royaume-Uni soient tous deux membres de l’Alliance d’action contre la pêche INN, mise en place en juin 2022 pour stimuler l’ambition et affermir l’action dans la lutte contre la pêche INN au niveau international; |
| 99. | demande une nouvelle fois que la Commission endosse son rôle de représentant de l’Union vis-à-vis des pays tiers, afin d’être en mesure de proposer des modèles avancés de gestion participative et de cogestion également dans les situations transfrontières avec des pays tiers; |
| 100. | souligne qu’il est nécessaire de garantir que les travaux du comité spécialisé de la pêche soient transparents et que le Parlement soit régulièrement tenu informé de ces travaux et des décisions prises; |
Coordination de la sécurité sociale
| 101. | constate avec satisfaction que la mise en œuvre du protocole en matière de coordination de la sécurité sociale dans le cadre de l’ACC n’a pas posé de problème jusqu’à présent et qu’aucun problème structurel n’a été identifié en 2021 ou 2022; souligne toutefois qu’il importe de disposer d’un protocole évolutif, conforme aux révisions des règlements relatifs à la coordination de la sécurité sociale; |
| 102. | observe qu’en 2021, le comité spécialisé chargé de la coordination de la sécurité sociale a adopté des modifications aux annexes du protocole, qui confirment que les États membres continuent d’autoriser les travailleurs détachés au Royaume-Uni ou en provenance du Royaume-Uni à être couverts, dans certaines conditions, par la législation de sécurité sociale de l’État d’envoi; observe également qu’en 2022, des mesures préparatoires ont été prises pour mettre en œuvre les dispositions financières relatives au remboursement des coûts des prestations de maladie en nature fournies par un État autre que l’État compétent; |
| 103. | se félicite de l’adoption, par le comité spécialisé chargé de la coordination de la sécurité sociale, de la décision 1/2023 approuvant l’utilisation de l’échange électronique d’informations sur la sécurité sociale (EESSI) dans le cadre de l’accord de commerce et de coopération (29) ainsi que de son engagement à envisager l’adoption d’une recommandation du comité spécialisé pour rendre les parties pertinentes des décisions et recommandations de la commission administrative pour la coordination des systèmes de sécurité sociale applicables dans le cadre du protocole; demande une nouvelle fois aux États membres de veiller à ce que l’EESSI devienne pleinement opérationnel dès que possible et de tirer parti des possibilités qu’offrent les fonds européens existants pour mettre pleinement en œuvre l’EESSI et poursuivre la numérisation de l’administration publique; |
| 104. | se déclare préoccupé par les évolutions récentes qui peuvent compromettre les dispositions de l’ACC en matière de conditions de concurrence équitables dans le domaine social et du travail au Royaume-Uni; déplore vivement, à cet égard, l’abrogation, en juillet 2022, de l’interdiction faite aux agences de placement de mettre à disposition du personnel temporaire pour remplacer les travailleurs participant à des actions syndicales, ce qui porte atteinte au droit des travailleurs de participer à des actions collectives, y compris au droit de grève; invite le gouvernement britannique à prendre les mesures nécessaires pour respecter les principes de conditions de concurrence équitables énoncés dans les articles de l’ACC; |
| 105. | note qu’en juin 2021, le gouvernement britannique a annoncé son intention de mettre en place un organisme unique chargé de faire respecter les droits du travail, avec pour mission d’assurer une surveillance centralisée de son droit du travail (30) dans le but d’améliorer la coordination et l’efficacité des organismes existants et d’étendre les mesures d’application à de nouveaux domaines; relève toutefois qu’à ce jour, aucun progrès n’a été accompli en ce qui concerne la proposition; invite la Commission à continuer de suivre de près l’application des normes sociales et du travail pertinentes, comme l’exige l’ACC, et toute évolution à cet égard, et à poursuivre ses efforts, conjointement avec le gouvernement britannique, pour garantir le plein respect de l’ACC; |
| 106. | déplore vivement le traitement discriminatoire appliqué par le Royaume-Uni aux travailleurs de cinq États membres de l’Union en 2021 en ce qui concerne la réduction des frais pour les visas de travail de longue durée; déplore en outre que le Royaume-Uni ait ensuite renoncé à l’article 18, paragraphe 2, de la charte sociale européenne et supprimé en conséquence les réductions de droits de visa de travail pour tous les citoyens de l’Union à partir de février 2022; invite la Commission à prendre toutes les mesures nécessaires à cet égard et à continuer de soulever cette question au travers du conseil de partenariat et du comité spécialisé chargé des conditions équitables pour une concurrence ouverte et loyale et un développement durable; |
Coopération des services répressifs et judiciaires en matière pénale
| 107. | rappelle que l’application de la troisième partie de l’ACC sur la coopération des services répressifs et judiciaires en matière pénale est subordonnée à la condition du respect de la démocratie, de l’état de droit et de la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales, notamment tels qu’ils sont énoncés dans la déclaration universelle des droits de l’homme et dans la convention européenne des droits de l’homme (CEDH), ainsi qu’à l’engagement en faveur d’un niveau élevé de protection des données personnelles; rappelle l’importance d’une coopération des services répressifs et judiciaires qui soit efficace, étroite et mutuellement bénéfique entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, compte tenu de leur proximité géographique et des défis communs; |
| 108. | souligne que la CEDH est un instrument juridiquement contraignant au Royaume-Uni et que toute proposition législative devrait être compatible avec ses normes et être conforme aux droits et libertés qu’elle contient; fait remarquer que l’article 524 de l’ACC prévoit que la coopération entre l’Union et le Royaume-Uni est fondée sur l’importance de donner effet aux droits et libertés énoncés dans ladite convention au niveau national; se dit préoccupé par les discussions en cours au Royaume-Uni sur un éventuel retrait de ce pays de la CEDH, et rappelle les inquiétudes formulées à cet égard par la commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe (31); rappelle la disposition de l’ACC stipulant qu’au cas où le Royaume-Uni ou un État membre dénoncerait la CEDH, il serait éventuellement mis fin à cette partie de l’accord; |
| 109. | se dit profondément préoccupé par les processus législatifs en cours au Royaume-Uni, qui sont susceptibles de menacer ces conditions, notamment le projet de loi sur le droit de l’UE maintenu en droit interne («Retained EU Law Bill»), le projet de loi sur la protection des données et l’information numérique («Data Protection and Digital Information Bill No.2» - DPDI2) et le projet de loi sur la migration illégale («Illegal Migration Bill»); |
| 110. | rappelle que la troisième partie de l’ACC UE-Royaume-Uni permet d’élargir les flux de données entre l’Union et le Royaume-Uni, notamment l’échange de données ADN, de données des dossiers passagers et d’informations extraites du casier judiciaire; souligne, par conséquent, qu’il est de la plus haute importance que le Royaume-Uni garantisse que le niveau de protection est pour l’essentiel équivalent à celui du droit de l’Union afin d’éviter de mettre en péril les normes de l’Union – et par conséquent les droits fondamentaux des citoyens – lors des échanges de données avec le Royaume-Uni; invite, par conséquent, la Commission à examiner attentivement les incidences du projet de loi sur la protection des données et l’information numérique no 2 sur les droits à la protection des données des citoyens de l’Union; |
| 111. | met l’accent sur le risque grave de transfert ultérieur des données personnelles vers des pays tiers qui ne garantissent pas le niveau de protection requis; rappelle qu’un destinataire principal de données ne peut transférer des données à caractère personnel ultérieurement que si le destinataire est également soumis à des règles offrant un niveau de protection adéquat; souligne, par conséquent, que le Royaume-Uni doit veiller à ce que ses transferts de données vers des pays tiers se fondent sur des garanties appropriées et garantir que le niveau de protection est pour l’essentiel équivalent à celui du droit de l’Union; |
| 112. | souligne que l’adoption du projet de loi britannique sur la protection des données et l’information numérique no 2 sous sa forme actuelle pourrait compromettre la décision d’adéquation accordée au Royaume-Uni; rappelle que la Commission s’est engagée à suivre de près la situation et à abroger les décisions d’adéquation si le niveau de protection au Royaume-Uni n’était plus «essentiellement équivalent»; |
| 113. | s’inquiète vivement des dispositions du nouveau projet de loi sur la protection des données et l’information numérique no 2 qui mettraient en place de nouveaux pouvoirs législatifs délégués permettant au gouvernement britannique de légaliser le traitement des données à des fins de sécurité nationale et de répression, et aux pouvoirs publics d’accéder aux données à caractère personnel détenues par des entités privées; se dit profondément préoccupé par l’introduction de pouvoirs législatifs délégués, permettant au gouvernement britannique de modifier certains aspects fondamentaux du droit sur la protection des données par des dispositions de droit dérivé; souligne les risques que ces pouvoirs délégués présentent pour la sécurité juridique et l’avenir de la décision d’adéquation concernant le Royaume-Uni; |
| 114. | condamne la dérogation générale et de grande ampleur que le Royaume-Uni applique aux principes relatifs à la protection des données et aux droits des personnes concernées dans le cas du traitement des données à caractère personnel, figurant dans sa loi sur la protection des données, à des fins d’immigration; estime que cette dérogation, dans les cas où l’exercice des droits des personnes concernées compromettrait un contrôle effectif de l’immigration ou la détection d’activités qui mettraient en péril le maintien d’un contrôle efficace de l’immigration, ne respecte pas le principe de sécurité juridique et ne suffit donc pas à empêcher une prise de décision arbitraire; invite la Commission à suivre de près l’évolution du processus de contrôle de la légalité du projet de loi sur la protection des données et l’information numérique no 2 en ce qui concerne la dérogation relative à l’immigration; |
| 115. | se dit préoccupé par le fait que le projet de loi britannique sur la protection des données et l’information numérique no 2 permettrait une prise de décision automatisée; souligne que ce projet de loi priverait les personnes de leur droit, protégé dans l’Union en vertu du règlement général sur la protection des données (32) et au niveau international au titre de la convention pour la protection des personnes à l’égard du traitement automatisé des données à caractère personnel, à ne pas faire l’objet d’une décision fondée uniquement sur un traitement automatisé (y compris le profilage), qui aurait pour elles un effet juridique ou d’importance comparable; demande à la Commission de suivre la situation attentivement et en permanence; |
| 116. | regrette vivement que les dispositions du nouveau projet de loi britannique sur la protection des données et l’information numérique no 2 affaiblissent les obligations des responsables du traitement des données et des sous-traitants de données, notamment les nouvelles dispositions qui exigent uniquement la nomination d’un fonctionnaire supérieur responsable lors du traitement, situation qui est susceptible de se traduire par un risque élevé pour les personnes; regrette également les dispositions supprimant l’obligation faite aux responsables du traitement et aux sous-traitants de désigner un représentant non établi au Royaume-Uni, ainsi que celles supprimant l’obligation de consulter l’autorité britannique de contrôle de la protection des données préalablement au traitement lorsque l’évaluation du responsable dudit traitement indique que celui-ci est susceptible d’engendrer un risque élevé; |
| 117. | se dit préoccupé par les clauses figurant dans le nouveau projet de loi britannique sur la protection des données et l’information numérique no 2 qui porteraient atteinte à l’indépendance de l’autorité de contrôle britannique [Information Commissioner’ Office (ICO)] et introduiraient des pouvoirs permettant au gouvernement d’influencer l’ICO dans l’exercice de ses fonctions; |
| 118. | souligne que l’autorité britannique chargée du contrôle de la protection des données a relevé de nombreux cas de défauts de mise en œuvre et que ses statistiques font état de très faibles taux d’application rigoureuse; rappelle qu’afin de garantir un niveau élevé de protection des données, les règles prévues doivent être appliquées et les personnes doivent avoir accès à une procédure de plainte effective; est également préoccupé par le changement introduit en ce qui concerne le refus de donner suite à des plaintes et par l’inclusion de critères tels que les ressources mises à la disposition de l’ICO, qui auront des effets négatifs sur l’efficacité du mécanisme de plaintes; |
| 119. | rappelle que les programmes de surveillance de masse en place au Royaume-Uni ne respectent pas les normes équivalentes en substance aux règles de l’Union en matière de protection des données; demande une nouvelle fois au Royaume-Uni de tenir compte de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne dans ce domaine; |
| 120. | demande instamment au Royaume-Uni de satisfaire aux exigences en matière de protection des données en ce qui concerne le traitement des données des dossiers passagers, conformément à l’article 552 de l’ACC UE-Royaume-Uni; regrette la longueur de la période de transition, à savoir trois ans, qui retarde la mise en œuvre de l’obligation de supprimer les données à caractère personnel des passagers après leur départ du pays; |
| 121. | souligne que l’article 541 de l’ACC UE-Royaume-Uni prévoit une procédure de modification en cas de changement substantiel apporté au droit de l’Union au titre du mécanisme de Prüm; rappelle, par conséquent, que la participation du Royaume-Uni au mécanisme de Prüm nouvellement révisé n’est pas automatique, et qu’elle devrait être subordonnée au maintien par le Royaume-Uni de ses normes actuelles en matière de droits de l’homme et d’un cadre adéquat de protection des données, ainsi que de garanties juridiques efficaces, qui sont des conditions préalables essentielles pour permettre la coopération policière et judiciaire en matière pénale; |
| 122. | rappelle que les deux décisions d’adéquation pour le Royaume-Uni expirent en 2025 et que la Commission peut intervenir à tout moment si le Royaume-Uni s’écarte du niveau de protection des données actuellement en vigueur; rappelle que pour bénéficier de ces décisions d’adéquation, le Royaume-Uni relève de la juridiction de la Cour européenne des droits de l’homme et qu’il doit adhérer à la CEDH; fait remarquer, en ce qui concerne la révision nécessaire dans un délai de deux ans de la décision d’adéquation concernant le transfert de données personnelles vers le Royaume-Uni, qu’il est de la plus haute importance que la garantie des droits protégés par la CEDH ne soit pas négociable et que le Parlement européen suive de près et régulièrement tout non-respect; invite les autorités britanniques à s’abstenir d’adopter toute législation qui compromettrait le niveau de protection adéquat; |
| 123. | regrette vivement l’augmentation importante du nombre de citoyens de l’Union auxquels l’entrée sur le territoire du Royaume-Uni a été refusée et qui sont ensuite rentrés chez eux après la fin de la période de transition; déplore le fait que Royaume-Uni applique un traitement différencié aux citoyens de plusieurs pays de l’Union en ce qui concerne les droits de visa; est préoccupé par le fait que les procédures de visa pour les citoyens de l’Union sont longues et lourdes; demande au Royaume-Uni de ne pas opérer de discrimination à l’encontre des citoyens européens selon leur nationalité, que ce soit en vue de leur obtention du statut de résident permanent ou dans les questions relatives à la mobilité et aux visas; souligne que ces pratiques vont à l’encontre des principes de réciprocité et de non-discrimination prévus dans l’ACC et invite la Commission à surveiller de près ces évolutions; |
| 124. | rappelle que le droit fondamental à un procès équitable inclut notamment le droit à l’information, le droit à l’interprétation et à la traduction, le droit d’être assisté par un avocat, le droit à la présomption d’innocence et le droit d’assister à son procès, ainsi que des garanties spécifiques pour les enfants qui sont des suspects ou des personnes poursuivies dans le cadre de procédures pénales et le droit à l’aide juridictionnelle, qui doivent également être garantis dans le cadre de la coopération judiciaire en matière pénale avec des pays tiers; |
| 125. | rappelle que, pour garantir l’efficacité des procédures d’extradition, un mandat d’arrêt doit être exécuté d’urgence et, dans le cas où une personne refuse d’être extradée, une audition doit avoir lieu dans les 21 jours suivant l’arrestation; rappelle qu’afin de préserver le droit fondamental à un procès équitable, ces délais ne doivent pas être dépassés; demande au Royaume-Uni de respecter les délais établis dans l’ACC afin de faciliter l’application de l’entraide judiciaire en matière pénale entre les États membres et le Royaume-Uni; |
| 126. | rappelle que, conformément à l’article 525, paragraphe 1, de l’ACC, la coopération des services répressifs et judiciaires en matière pénale entre l’Union et le Royaume-Uni repose sur l’engagement pris de longue date par les parties d’assurer un niveau élevé de protection des données à caractère personnel, notamment en ce qui concerne la coopération avec Europol et Eurojust; insiste pour que les échanges de données à caractère personnel avec les agences dans le domaine de la justice et des affaires intérieures ne soient autorisés que si le respect des normes de protection de l’Union est garanti et que les droits de l’homme sont respectés; |
Participation aux programmes de l’Union
| 127. | rappelle que l’accord de commerce et de coopération UE-Royaume-Uni comporte une partie sur la participation du Royaume-Uni aux programmes de l’Union, sur la bonne gestion financière et sur les dispositions financières; estime que les conditions et les règles qui y sont énoncées constituent une base équitable pour la participation du Royaume-Uni, et qu’elles contribueraient à garantir la protection des intérêts financiers de l’Union; considère que la participation des pays tiers aux programmes de l’Union offre des avantages considérables à l’Union et contribue au renforcement des liens entre l’Union et ses partenaires; déplore toutefois l’absence générale de dimension régionale et de programmes Interreg avec le Royaume-Uni en tant que pays tiers partenaire; réitère son appel (33) à étudier les possibilités de participation du Royaume-Uni et de certaines parties du Royaume-Uni aux programmes de l’Union; |
| 128. | déplore que le Royaume-Uni n’ait plus accès aux programmes de recherche de l’Union depuis qu’il a quitté l’Union, et souligne l’importance et les avantages mutuels que représente la poursuite de la coopération en matière de recherche et d’innovation entre l’Union et le Royaume-Uni; |
| 129. | se félicite de l’accord politique conclu par la Commission et le gouvernement britannique sur l’association du Royaume-Uni à Horizon Europe et à Copernicus, dans la mesure où il apporte enfin de la clarté à tous les bénéficiaires participant aux programmes tant au Royaume-Uni qu’en Europe; |
| 130. | souligne que l’accord sur l’association du Royaume-Uni à Horizon Europe ne s’applique qu’au programme actuel et est sans préjudice de la participation et de la contribution financière du Royaume-Uni aux futurs programmes de recherche de l’Union; demande que le Parlement européen soit pleinement associé à la future mise en œuvre de l’association du Royaume-Uni à Horizon Europe et aux futurs programmes de recherche de l’Union; |
| 131. | souligne qu’il convient de trouver un juste équilibre entre les contributions du Royaume-Uni à Horizon Europe et au programme Copernicus et les avantages qu’il en retirera, et de tenir compte des avantages de plus large portée qui découleraient de la coopération entre l’Union européenne et le Royaume-Uni; se félicite de la bonne volonté dont fait preuve la Commission en ce qui concerne la renégociation des contributions du Royaume-Uni et s’attend à ce que le Royaume-Uni adopte une approche similaire et empreinte de flexibilité; |
| 132. | se déclare préoccupé par le nouvel arrangement budgétaire concernant la contribution financière du Royaume-Uni à Horizon Europe en cas de performance insuffisante, étant donné qu’il diffère de la procédure et des principes initialement énoncés dans l’ACC; regrette que le nouvel accord prévoie un mécanisme de correction automatique de la contribution financière du Royaume-Uni avec effet rétroactif, sans négociation dans le cadre de l’ACC; |
| 133. | regrette profondément la décision politique unilatérale du gouvernement du Royaume-Uni de ne pas participer aux programmes Erasmus+ et Europe créative et au corps européen de solidarité, en dépit de l’esprit d’ouverture dont a fait preuve l’équipe de négociations de l’Union; est convaincu que les deux parties pâtiront autant l’une que l’autre de cette décision, qui prive les citoyens et organisations de l’Union et du Royaume-Uni des occasions uniques qu’offrent les projets d’échange et de coopération; |
| 134. | note que de nombreux acteurs de l’éducation, de la culture et du secteur de la jeunesse, tant dans l’Union qu’au Royaume-Uni, demandent une fois encore que ce pays soit associé à Erasmus+, à Europe créative, au corps européen de solidarité et à Horizon Europe; demande que cette question soit abordée dans différents cadres politiques et que des solutions pratiques et intermédiaires soient envisagées pour compenser la perte des opportunités; souligne que, pour le cas où le Royaume-Uni souhaiterait participer à nouveau à des programmes de l’Union, sa contribution financière devrait être équitable et garantir l’inclusion et la diversité des participants auxdits programmes; |
| 135. | est conscient de la bureaucratie excessive créée par le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne; note avec préoccupation les incertitudes et les difficultés que cette décision entraîne pour les étudiants, les enseignants, les artistes et les professionnels de la culture qui souhaitent étudier, enseigner, pratiquer et travailler au Royaume-Uni, en particulier en raison du manque d’informations sur les exigences administratives, ainsi que le fardeau administratif sans précédent qui pèse sur les consulats et les administrations du Royaume-Uni et des États membres; |
| 136. | constate avec satisfaction que de nombreux établissements et organisations de l’Union et du Royaume-Uni dans les domaines de l’éducation, de la jeunesse et de la culture poursuivent leurs relations sur une base bilatérale malgré le manque de financement et la charge et les obstacles administratifs accrus; s’inquiète du fait que les organisations ne sont peut-être pas toutes en mesure de financer les ressources humaines supplémentaires nécessaires pour maintenir ces relations ou les établir; |
| 137. | souligne les bénéfices considérables du programme Erasmus+, non seulement pour les étudiants de l’enseignement supérieur, les élèves de l’enseignement et de la formation professionnels (EFP), les apprenants adultes et les jeunes, mais également pour les enseignants, les universitaires, les chercheurs, le personnel administratif, et d’une manière générale pour les établissements d’enseignement et la société dans son ensemble, qui ne peuvent être mesurés à l’aune de l’enveloppe financière du programme; |
| 138. | regrette l’approche étriquée du «rapport qualité-prix» adoptée par le gouvernement du Royaume-Uni eu égard à Erasmus+, qui ne tient pas compte des nombreux avantages en termes d’échanges de connaissances et de compétences transférables pour les étudiants, les enseignants et le personnel administratif, de la contribution du programme à la diversité sur les campus et dans les établissements d’enseignement, à une meilleure compréhension mutuelle, à la possibilité pour les apprenants et enseignants britanniques de fréquenter d’autres Européens, et de sa contribution à l’élargissement des perspectives et des possibilités pour les participants, ainsi qu’à l’amélioration de leur employabilité; |
| 139. | se félicite des propos tenus par Leo Docherty, ministre chargé de l’Europe, qui a reconnu que la participation à Erasmus+ avait été «très bénéfique» pour le Royaume-Uni (34); |
| 140. | relève qu’au moment du référendum sur l’Union européenne, en 2016, pas moins de 5 % des étudiants britanniques étaient des citoyens de l’Union des 27 autres États membres (35), soit une part importante du nombre total d’étudiants étrangers au Royaume-Uni; |
| 141. | note que certains projets Erasmus+ de la période de programmation 2014-2020 auxquels participaient des organisations britanniques étaient toujours en cours en mai 2023, ce qui rendait difficile une évaluation correcte de l’ensemble des répercussions du retrait du Royaume-Uni du programme Erasmus+; |
| 142. | prend acte de la mise en place du programme Turing par le gouvernement britannique; regrette toutefois que ce programme ne couvre que la mobilité sortante des étudiants et qu’il ne concerne pas les secteurs de la jeunesse et des sports (36); note que le programme Turing, qui applique une approche du «rapport qualité-prix», ne saurait être considéré comme un remplacement équivalent à Erasmus+; souligne l’importance de la mobilité du personnel, qui n’est actuellement pas couverte par le programme Turing; |
| 143. | prend acte des préoccupations exprimées par les parties prenantes britanniques concernant le fonctionnement du programme Turing par rapport à celui d’Erasmus+, qui portent notamment sur l’absence de dispositions visant à soutenir la mobilité du personnel, le financement limité accordé aux échanges non universitaires et la nécessité de soumettre les demandes de financement sur une base annuelle (37); |
| 144. | se félicite de la nouvelle possibilité pour les bénéficiaires du programme de mobilité Erasmus+ de consacrer 20 % du montant de la bourse à la mobilité internationale sortante en dehors des 33 pays participant au programme; note toutefois que cette part ne peut être entièrement consacrée à un pays partenaire spécifique, et qu’elle ne se substitue pas aux opportunités perdues du fait du retrait du Royaume-Uni du programme Erasmus+; |
| 145. | se félicite de la création par le gouvernement gallois du programme Taith, qui couvre à la fois la mobilité entrante et la mobilité sortante; note que ce programme, tout comme le programme Turing, ne concerne pas le secteur du sport, mais qu’il soutient les actions de mobilité pour les équipes sportives; |
| 146. | salue les travaux actuellement entrepris par le gouvernement écossais pour créer un programme similaire couvrant à la fois la mobilité entrante et la mobilité sortante; invite le gouvernement écossais à envisager de couvrir, dans le cadre de son programme, les mêmes domaines qu’Erasmus+ en ce qui concerne l’éducation et la formation ainsi que la jeunesse et les sports; |
| 147. | accueille avec satisfaction la décision du gouvernement irlandais de financer la mobilité Erasmus+ pour les étudiants des universités d’Irlande du Nord, quelle que soit leur nationalité, en les inscrivant dans des universités irlandaises pour la durée de leur échange; prend acte des travaux actuellement entrepris par le gouvernement irlandais pour mettre au point un programme similaire destiné aux élèves de l’EFP; |
| 148. | se dit préoccupé par la baisse significative du nombre d’étudiants de l’Union dans les universités britanniques, lequel a même chuté de 50 % dans le cas des étudiants de première année entre 2020-2021 et 2021-2022, ce qui n’est pas le cas du nombre d’étudiants venus d’autres régions (38); souligne que cette situation est clairement liée au retrait du Royaume-Uni du programme Erasmus+, à la fin des règles d’égalité de traitement en ce qui concerne les droits d’inscription et les bourses d’études pour les étudiants de l’Union, ainsi qu’à la difficulté d’obtenir un visa pour études; relève que les étudiants européens contribuaient à la diversité dans un large éventail de matières, tandis que les étudiants internationaux non issus de l’Union ont tendance à se concentrer davantage dans des domaines particuliers tels que l’ingénierie et le commerce; note que les universités britanniques accueillent un nombre croissant d’étudiants étrangers, notamment d’Inde et de Chine (39) (40), ce qui contribue à leur stabilité financière; |
| 149. | relève que de nombreuses universités britanniques peuvent être considérées comme faisant partie des meilleures au monde (41); constate que la fin des projets de coopération entre ces universités et les universités de l’Union est préjudiciable à la recherche et à l’excellence universitaire en Europe; |
| 150. | relève que 11 universités britanniques sont partenaires d’alliances dans le cadre de l’initiative des universités européennes; regrette que leur participation prenne fin au terme des alliances de la première génération (à la fin de 2024); note que les universités britanniques peuvent faire partie d’alliances d’universités européennes, mais qu’elles ne peuvent plus être intégrées dans la structure de gouvernance, ce qui les relègue de fait à un statut de partenaire de second rang; encourage la poursuite de leur partenariat grâce à l’initiative «universités européennes»; |
| 151. | note que les nombreux partenariats noués par les universités britanniques avec leurs homologues de l’Union dans le cadre du programme Erasmus+ doivent être renégociés un par un au niveau bilatéral, et que certaines universités plus petites risquent d’être exclues de ce fait; |
| 152. | rappelle que la coopération dans la recherche entre universités européennes, en particulier dans les domaines des sciences et de l’innovation, est essentielle à cet égard; |
| 153. | souligne que tous les pays voisins intéressés et partageant les mêmes valeurs, notamment le Royaume-Uni, ont vocation à s’associer au programme Erasmus+ et à contribuer ainsi aux systèmes éducatifs européens; regrette que le Royaume-Uni ne participe pas aux initiatives et mesures élaborées en vue d’établir un véritable espace européen de l’éducation d’ici 2025, écornant encore la coopération; |
| 154. | souligne que le Royaume-Uni continue de participer à l’espace européen de l’enseignement supérieur («processus de Bologne»); invite instamment le Royaume-Uni, la Commission et les États membres à poursuivre leurs travaux en vue d’une reconnaissance mutuelle pleine et entière des qualifications universitaires; |
Culture
| 155. | déplore l’absence de toute disposition liée à la culture et aux secteurs de la culture et de la création dans l’ACC à la suite du retrait du Royaume-Uni de l’Union ainsi que la fin de la participation du Royaume-Uni à la libre circulation, ce qui a se traduit par des obstacles administratifs pour les artistes en tournée, en particulier pour les artistes émergents et indépendants; |
| 156. | encourage une coopération nouvelle et continue entre les artistes et autres professionnels des secteurs et industries de la culture et de la création de l’Union et du Royaume-Uni; regrette la diminution considérable du nombre de citoyens de l’Union travaillant dans les secteurs et industries de la culture et de la création au Royaume-Uni depuis le Brexit; |
Jeunesse
| 157. | déplore l’absence, dans l’ACC, de dispositions relatives à la jeunesse ainsi qu’aux échanges, aux projets, au dialogue et au volontariat des jeunes; s’inquiète du fait que le programme Turing du gouvernement britannique ne finance désormais presque aucun des projets en faveur de la jeunesse précédemment financés par Erasmus+ et le corps européen de solidarité et impliquant des enfants d’âge scolaire; note que les voyages scolaires et la mobilité des jeunes sont entravés par les nouvelles règles d’entrée au Royaume-Uni, les écoles devant payer un visa pour chaque élève; demande, par conséquent, la création d’un programme de voyage de groupes de jeunes pour les jeunes de moins de 18 ans; |
| 158. | constate que le secteur des jeunes au pair a été gravement touché par le Brexit et les nouvelles règles du Royaume-Uni en matière d’immigration, étant donné que les jeunes au pair de l’Union ne peuvent pas bénéficier d’un visa dans le cadre du programme de mobilité des jeunes du Royaume-Uni, alors que les jeunes au pair provenant de certains pays tiers le peuvent; souligne que tous les pays voisins intéressés et les pays partageant les mêmes valeurs, y compris le Royaume-Uni, sont les bienvenus s’ils souhaitent s’associer au programme du corps européen de solidarité, qui favorise les possibilités de volontariat et la collaboration entre les jeunes dans toute l’Europe; |
Sport
| 159. | regrette l’absence, dans l’ACC, de dispositions relatives au renforcement des capacités des organisations de terrain et professionnelles, aux partenariats et aux échanges dans les domaines du sport et du sport électronique, ce qui a des conséquences négatives pour le secteur du sport tant dans l’Union qu’au Royaume-Uni; note que le programme Turing, qui remplace le programme Erasmus+, ne comporte pas de volet consacré au sport, ce qui crée une lacune en ce qui concerne les projets de coopération sportive; |
| 160. | relève que le secteur du sport britannique n’est plus lié à l’arrêt de la Cour de justice dans l’affaire Bosman du 15 décembre 1995 (42), qui a permis la libre circulation des joueurs et des athlètes au sein de l’Union; constate avec inquiétude que cette situation, associée à l’exigence d’un permis de travail au Royaume-Uni, nuit à la participation des athlètes de l’Union aux équipes ou aux compétitions professionnelles britanniques en limitant potentiellement leur nombre; |
Régions touchées
| 161. | souligne qu’il importe de quantifier les effets de l’ACC au niveau régional, y compris les incidences sociales, afin d’adopter des mesures adaptées aux régions, aux communautés ainsi qu’aux entreprises publiques et privées les plus touchées; invite la Commission à aider les États membres à utiliser pleinement plus efficacement les fonds au titre de la réserve d’ajustement au Brexit et à promouvoir et à soutenir les secteurs touchés tels que le secteur de la pêche et les communautés côtières; demande, en particulier, un soutien spécifique aux PME qui sont situées dans des régions frontalières et dont les entreprises sont particulièrement dépendantes du marché du Royaume-Uni; |
Coopération en matière de politique étrangère et de sécurité
| 162. | regrette qu’excepté dans les domaines de la cybersécurité, de la lutte contre le terrorisme et des armes de destruction massive, l’ACC ne contienne pas de dispositions sur la coopération en matière de politique étrangère et de défense, en raison de la réticence du Royaume-Uni à négocier de telles dispositions; salue, compte tenu du rôle actif joué par le Royaume-Uni dans la sécurité et la défense européennes, les contributions du Royaume-Uni au soutien de la sécurité et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine; rappelle toutefois, à la lumière de l’attaque contre l’architecture de sécurité européenne par la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, que la signature d’un cadre structuré pour la coopération en matière d’affaires étrangères et de sécurité entre l’Union européenne et le Royaume-Uni serait plus efficace que la coopération ad hoc actuelle; souligne la nécessité d’intensifier le dialogue avec le Royaume-Uni sur les pistes envisageables pour un dialogue structuré et régulier, pour la coopération et la coordination en matière de politique étrangère, de sécurité et de défense, conformément aux dispositions de la déclaration politique de 2021 et notamment dans le cadre du partenariat UE-OTAN, des Nations unies, de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, du Conseil de l’Europe, de la communauté géopolitique européenne (CPE) et d’autres enceintes internationales; insiste sur l’importance de la coordination des régimes de sanctions; se félicite du débat sur la politique étrangère commune et la sécurité dans le cadre de l’APP UE-Royaume-Uni; |
| 163. | se félicite de la coopération et de la coordination solides entre l’Union et le Royaume-Uni en réaction à la guerre illégale d’agression de la Russie contre l’Ukraine; invite l’Union et le Royaume-Uni à poursuivre les efforts diplomatiques visant à maintenir la plus grande unité possible au sein de la communauté internationale pour condamner les actions de la Russie et défendre les principes de souveraineté et d’intégrité territoriale, le droit international ainsi que l’ordre international fondé sur des règles au sein des Nations unies et en vertu de sa charte, ainsi qu’au sein d’autres enceintes multilatérales; appelle de ses vœux une coopération et une coordination tout aussi solides concernant la reconstruction de l’Ukraine après la guerre; demande aux autorités du Royaume-Uni et de l’Union d’œuvrer de façon coordonnée à l’utilisation éventuelle des actifs russes gelés pour la reconstruction de l’Ukraine; |
| 164. | se félicite de la bonne coordination entre l’Union et le Royaume-Uni en matière de sanctions contre la Russie; demande une nouvelle intensification de l’application des sanctions; se félicite des missions conjointes dans des pays tiers entreprises conjointement par des fonctionnaires de l’Union et du Royaume-Uni en vue de la mise en œuvre effective des sanctions; |
| 165. | fait valoir qu’il existe un potentiel inexploité de coopération infranationale entre l’Union et le Royaume-Uni, en particulier dans le voisinage immédiat de l’Union, dans des domaines d’intérêt mutuel, tels que la mobilité – y compris du personnel et des moyens militaires –, la gestion durable de la mer du Nord, de la Manche et de la mer d’Irlande, le commerce, l’action pour le climat, l’éducation, la transition numérique, les droits de l’homme et les droits sociaux ainsi que la sécurité dans le cadre d’initiatives de coopération bilatérale et multilatérale entre les régions de l’Union et du Royaume-Uni, telles que le comité du Détroit, éventuellement au moyen d’un programme spécifique de coopération interrégionale de l’Union, à condition que le gouvernement britannique contribue financièrement à ce programme et que les régions participantes soient dûment consultées et associées à son développement; |
| 166. | invite la Commission à tirer pleinement parti du potentiel inexploité de l’accord de commerce et de coopération (ACC) et à maximiser le potentiel de la relation entre l’Union européenne et le Royaume-Uni de manière à ce que les deux parties puissent en tirer des bénéfices grâce à une coopération amicale sur des questions communes au sein des enceintes internationales et à l’égard des pays tiers, en particulier pour atteindre le plus haut niveau d’ambition en matière d’action climatique et à coordonner les efforts visant à faire progresser la transition écologique de tous les secteurs d’une manière qui soit juste et inclusive, tout en renforçant la souveraineté industrielle et la compétitivité internationale; |
| 167. | demande le renforcement de la coopération dans le domaine de la cybersécurité, en raison de ses implications, tant pour l’Union que pour le Royaume-Uni, sur un large éventail d’aspects d’intérêt mutuel, en particulier dans les secteurs numérique et financier, ainsi que des technologies de l’information, de la défense, de l’énergie et de la recherche et du développement; |
| 168. | se félicite des deux premières réunions de la communauté politique européenne, qui se sont tenues en octobre 2022 et en juin 2023, en tant que plate-forme de discussion, de dialogue et de coopération entre partenaires européens sur la politique étrangère et les défis auxquels nous sommes confrontés en matière de sécurité, dans l’objectif de renforcer la sécurité sur le continent européen et de poursuivre une coopération politique et sécuritaire fondée sur des intérêts partagés; se félicite que 44 pays aient participé à la première réunion à Prague et 45 à la deuxième réunion à Chișinău, notamment des partenaires clés comme le Royaume-Uni; |
| 169. | appelle de ses vœux une participation plus active du Royaume-Uni dans les projets européens en matière de sécurité et de défense; se félicite, dans ce contexte, de la décision des membres de la coopération structurée permanente (CSP) et du Conseil du 14 novembre 2022 d’inviter le Royaume-Uni à participer au projet CSP «mobilité militaire», ce qui améliorerait l’assistance mutuelle rapide en matière de sécurité et de défense; invite les États membres à signer l’accord administratif sur la mobilité militaire avec le Royaume-Uni dès que possible; |
| 170. | prie instamment le Royaume-Uni de coopérer davantage avec l’Union européenne sur les enjeux stratégiques urgents, afin d’assurer la complémentarité et l’efficacité des actions menées; souligne que les projets parallèles de développement des futurs systèmes aériens de combat constituent un gaspillage de ressources et que le rapport annuel 2022 sur la politique de sécurité et de défense commune recommande la fusion des projets; propose d’ouvrir un dialogue constructif également sur d’autres systèmes d’armes, de technologie militaire et d’innovations en la matière, en s’attachant plus particulièrement à garantir l’efficacité des dépenses et des investissements ainsi que l’interopérabilité technique des forces armées et des systèmes d’armes; ° ° ° |
| 171. | demande à la Commission de vérifier minutieusement si l’ACC est correctement appliqué, de prendre des mesures correctives si nécessaire et d’étudier de nouvelles pistes éventuelles de coopération en tenant compte des défis présents et à venir; |
| 172. | charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, au vice-président de la Commission et haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, aux gouvernements et aux parlements des États membres, ainsi qu’au gouvernement et au parlement du Royaume-Uni. |
(1) JO L 149 du 30.4.2021, p. 10.
(2) JO L 29 du 31.1.2020, p. 7.
(3) JO C 294 du 23.7.2021, p. 18.
(4) JO C 214 du 16.6.2023, p. 26.
(5) JO C 214 du 16.6.2023, p. 54.
(6) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2023)0080.
(7) JO L 83 du 22.3.2023, p. 1.
(8) JO C 294 du 23.7.2021, p. 18.
(9) Directive 2010/13/UE du Parlement européen et du Conseil du 10 mars 2010 visant à la coordination de certaines dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres relatives à la fourniture de services de médias audiovisuels (directive «Services de médias audiovisuels») (JO L 95 du 15.4.2010, p. 1).
(10) GOV.UK, « The Windsor Framework - further detail and publications » (le cadre de Windsor – précisions et publications), 29 septembre 2023.
(11) Règlement (UE) no 1380/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2013 relatif à la politique commune de la pêche, modifiant les règlements (CE) no 1954/2003 et (CE) no 1224/2009 du Conseil et abrogeant les règlements (CE) no 2371/2002 et (CE) no 639/2004 du Conseil et la décision 2004/585/CE du Conseil ( JO L 354 du 28.12.2013, p. 22
(12) Règlement (UE) 2021/1755 du Parlement européen et du Conseil du 6 octobre 2021 établissant la réserve d’ajustement au Brexit ( JO L 357 du 8.10.2021, p. 1
(13) Recommandation no 1/2023 du comité mixte institué par l’accord sur le retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord de l’Union européenne et de la Communauté européenne de l’énergie atomique du 24 mars 2023 sur la surveillance du marché et le contrôle de l’application de la législation (JO L 102 du 17.4.2023, p. 84).
(14) « Monitoring EU agri-food trade » (Suivi du commerce agroalimentaire de l’UE), Commission européenne, direction générale de l’agriculture et du développement rural, Bruxelles, 2022.
(15) Comité européen des régions, « New trade and economic relations between EU-UK: the impact on regions and cities » (Les nouvelles relations commerciales et économiques entre l’UE et le Royaume-Uni: l’incidence sur les régions et les villes), 2022.
(16) Règlement (UE) 2022/2560 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 relatif aux subventions étrangères faussant le marché intérieur (JO L 330 du 23.12.2022, p. 1).
(17) Règlement (UE) 2021/1119 du Parlement européen et du Conseil du 30 juin 2021 établissant le cadre requis pour parvenir à la neutralité climatique et modifiant les règlements (CE) no 401/2009 et (UE) 2018/1999 («loi européenne sur le climat») (JO L 243 du 9.7.2021, p. 1).
(18) Reuters, « EU restarts work on EU-UK regulatory forum after Northern Ireland deal » (L’UE reprend les travaux sur le forum de réglementation UE–Royaume-Uni à la suite de l’accord sur l’Irlande du Nord), 8 mars 2023.
(19) Parlement du Royaume-Uni, « Financial Services and Markets Bill » (projet de loi relative aux marchés et services financiers), 11 mai 2023.
(20) Reuters, « London is top global finance centre but lags in key areas, says study » (D’après une étude, Londres est un centre financier mondial de premier plan mais reste à la traîne dans un certain nombre de domaines), 27 janvier 2022.
(21) https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32023R0410.
(22) « Recent trends in UK financial sector regulation and possible implications for the EU, including its approach to equivalence » (Tendances récentes en matière de réglementation du secteur financier au Royaume-Uni et implications potentielles pour l’UE, y compris son approche de l’équivalence), étude de la direction générale des politiques internes, département thématique des politiques économiques, scientifiques et de la qualité de la vie du Parlement européen, 8 février 2023.
(23) EY, « EY Financial Services Brexit Tracker: Movement within UK financial services sector stabilises five years on from Article 50 trigger » (Suivi du Brexit en matière de services financiers réalisé par EY: les déplacements d’activités, de personnel et d’actifs au sein du secteur britannique des services financiers se stabilisent cinq ans après le déclenchement de l’article 50), 29 mars 2022, Londres; commission des affaires européennes de la Chambre des Lords, « 1st Report of Session 2022–23:The UK-EU relationship in financial services » (1er rapport de session 2022-23: La relation Royaume-Uni–UE en matière de services financiers), 23 juin 2022.
(24) ESMA42-111-7468, Peer review into the NCAs’ handling of relocation to the EU in the context of the UK’s withdrawal from the EU (Examen par les pairs en ce qui concerne la manière dont les autorités nationales compétentes ont géré le processus de délocalisation dans le contexte du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne) (https://www.esma.europa.eu/sites/default/files/library/esma42-111-7468_brexit_peer_review_report.pdf)
(25) ESMA71-99-526.
(26) https://www.esma.europa.eu/sites/default/files/library/esma42-111-7468_brexit_peer_review_report.pdf.
(27) The Financial Conduct Authority (Autorité de réglementation financière du Royaume-Uni), « MoUs with European authorities in the areas of securities, investment services and asset management, insurance and pensions, and banking » (Protocoles d’accord avec les autorités européennes dans le domaine des titres, des services d’investissement et de la gestion d’actifs, des assurances et pensions et de la banque), 4 janvier 2021.
(28) Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil du 14 mars 2023 modifiant les règlements (UE) no 1227/2011 et (UE) 2019/942 afin d’améliorer la protection de l’Union contre la manipulation du marché de gros de l’énergie (COM(2023)0147).
(29) Ordre du jour provisoire de la troisième réunion du comité spécialisé chargé de la coordination de la sécurité sociale, Londres, juin 2023.
(30) Département des affaires, de l’énergie et de la stratégie industrielle, Royaume-Uni, «Establishing a new single enforcement body for employment rights» (Création d’un nouvel organisme unique chargé de faire respecter les droits en matière d’emploi), 2021.
(31) https://www.coe.int/ca/web/commissioner/-/united-kingdom-commissioner-warns-against-regression-on-human-rights-calls-for-concrete-steps-to-protect-children-s-rights-and-to-tackle-human-rights-issues-in-northern-ireland.
(32) Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (JO L 119 du 4.5.2016, p. 1).
(33) Position du Parlement européen du 28 avril 2021 sur le projet de décision du Conseil relative à la conclusion, au nom de l’Union, de l’accord de commerce et de coopération entre l’Union européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique, d’une part, et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, d’autre part, et de l’accord entre l’Union européenne et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord relatif aux procédures de sécurité pour l’échange d’informations classifiées et leur protection (JO C 506 du 15.12.2021, p. 159).
(34) Chambre des Lords, commission des affaires européennes, Corrected oral evidence: The future UK-EU relationship, 7 mars 2023.
(35) Corbett, A. et Hantrais, L., Higher education and research in the Brexit policy process, 2023.
(36) Gouvernement britannique, Site internet du programme Turing.
(37) Chambre des Lords – commission des affaires européennes, The future UK-EU relationship - Fourth Report of Session 3, 29 avril 2023.
(38) Agence des statistiques de l’enseignement supérieur (HESA), Graphique 6 – Étudiants non domiciliés au Royaume-Uni pour la première année par domicile 2006/07 à 2021/22, 2023.
(39) HESA, D’où les étudiants de l’enseignement supérieur viennent–ils?, 2023.
(40) Rapport de la commission du renseignement et de la sécurité du Parlement britannique sur la Chine.
(41) Classement mondial des universités, Times Higher Education, 2023.
(42) Arrêt de la Cour de justice du 15 décembre 1995 dans l’affaire C-415/93, Union royale belge des sociétés de football association e.a. contre Bosman e.a., ECLI:EU:C:1995:463.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/4222/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Initiative législative — 52023IE0430
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE0848
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE1864
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE1906
14/12/2023