| CELEX | 52023IP0439 |
| Type | Initiative législative |
| Date | jeudi 23 novembre 2023 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/4225 | 24.7.2024 |
P9_TA(2023)0439
Exploiter les talents dans les régions d’Europe
Résolution du Parlement européen du 23 novembre 2023 sur la mise à profit des talents dans les régions d’Europe (2023/2044(INI))
(C/2024/4225)
Le Parlement européen,
| — | vu la communication de la Commission du 17 janvier 2023 intitulée «Mettre à profit les talents dans les régions européennes» (COM(2023)0032), |
| — | vu le règlement (UE) no 1303/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 portant dispositions communes relatives au Fonds européen de développement régional, au Fonds social européen, au Fonds de cohésion, au Fonds européen agricole pour le développement rural et au Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche, portant dispositions générales applicables au Fonds européen de développement régional, au Fonds social européen, au Fonds de cohésion et au Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche, et abrogeant le règlement (CE) no 1083/2006 du Conseil (1), |
| — | vu le socle européen des droits sociaux, |
| — | vu l’étude du Comité européen des régions intitulée «Faire face à la fuite des cerveaux: la dimension locale et régionale», publiée en 2018, |
| — | vu l’étude intitulée «La fuite des cerveaux dans l’UE: politiques publiques locales et régionales et bonnes pratiques» du 27 février 2020, publiée dans Transylvanian Review of Administrative Sciences (2), |
| — | vu sa résolution du 17 avril 2020 sur une action coordonnée de l’Union pour combattre la pandémie de COVID-19 et ses conséquences (3), |
| — | vu la communication de la Commission du 30 septembre 2020 relative à la réalisation place d’un espace européen de l’éducation d’ici à 2025 (COM(2020)0625), |
| — | vu l’avis du Comité européen des régions du 14 octobre 2020, intitulé «Le changement démographique: propositions pour en mesurer les effets négatifs dans les régions de l’UE et les contrer» (4), |
| — | vu le règlement (UE) 2021/817 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2021 établissant Erasmus+: le programme de l’Union pour l’éducation et la formation, la jeunesse et le sport, et abrogeant le règlement (UE) no 1288/2013 (5), |
| — | vu le règlement (UE) 2021/1058 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 relatif au Fonds européen de développement régional et au Fonds de cohésion (6), |
| — | vu le règlement (UE) 2021/1059 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 portant dispositions particulières relatives à l’objectif «Coopération territoriale européenne» (Interreg) soutenu par le Fonds européen de développement régional et les instruments de financement extérieur (7), |
| — | vu le règlement (UE) 2021/1057 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 instituant le Fonds social européen plus (FSE+) et abrogeant le règlement (UE) no 1296/2013 (8), |
| — | vu le règlement (UE) 2021/1056 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 établissant le Fonds pour une transition juste (9), |
| — | vu le règlement (UE) 2021/1060 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 portant dispositions communes relatives au Fonds européen de développement régional, au Fonds social européen plus, au Fonds de cohésion, au Fonds pour une transition juste et au Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture, et établissant les règles financières applicables à ces Fonds et au Fonds «Asile, migration et intégration», au Fonds pour la sécurité intérieure et à l’instrument relatif à la gestion des frontières et à la politique des visas (10) (le «règlement portant dispositions communes»), |
| — | vu la communication de la Commission du 30 juin 2021 intitulée «Une vision à long terme pour les zones rurales de l’UE – Vers des zones rurales plus fortes, connectées, résilientes et prospères à l’horizon 2040» (COM(2021)0345), |
| — | vu le rapport de la Commission du 9 février 2022 sur le huitième rapport sur la cohésion: la cohésion en Europe à l’horizon 2050 (11), |
| — | vu la décision (UE) 2023/936 du Parlement européen et du Conseil du 10 mai 2023 relative à une Année européenne des compétences (12), |
| — | vu l’étude du Comité européen des régions intitulée «Le test rural: un cadre de prospective pour des collectivités rurales résilientes», publiée en 2022, |
| — | vu le rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) du 22 juin 2022 intitulé «Optimiser l’investissement public pour faire face aux inégalités régionales, aux grandes tendances et aux chocs futurs» (13), |
| — | vu la communication de la Commission du 5 juillet 2022 intitulée «Un nouveau programme européen d’innovation» (COM(2022)0332), |
| — | vu sa résolution du 15 septembre 2022 sur la cohésion économique, sociale et territoriale au sein de l’Union européenne: le 8e rapport sur la cohésion (14), |
| — | vu la résolution du Parlement européen du 14 septembre 2021 intitulée «Vers un renforcement du partenariat avec les régions ultrapériphériques de l’Union» (15), |
| — | vu la résolution du Parlement européen du 13 juin 2023 sur l’évaluation de la nouvelle communication de la Commission relative aux régions ultrapériphériques (16), |
| — | vu sa résolution du 15 septembre 2022 sur les régions frontalières de l’UE: des laboratoires vivants de l’intégration européenne (17), |
| — | vu sa résolution du 14 juin 2023 contenant des recommandations à la Commission sur des stages de qualité dans l’Union (18), |
| — | vu la publication «En bref» intitulée «Heure des questions: lutter contre le déclin démographique à l’aide des instruments de la politique de cohésion» (19), publiée par la Direction générale des services de recherche parlementaire le 30 septembre 2022, |
| — | vu l’étude intitulée «Train de mesures de l’UE sur la migration légale: vers une approche fondée sur les droits pour attirer des compétences et des talents dans l’UE» (20), publiée par sa direction générale des politiques internes, le 1er décembre 2022, |
| — | vu la recommandation du Conseil du 16 juin 2022 sur une approche européenne des microcertifications pour l’apprentissage tout au long de la vie et l’employabilité (21), |
| — | vu la recommandation du Conseil du 16 juin 2022 relative aux comptes de formation individuels (22), |
| — | vu le document d’information du Centre européen pour le développement de la formation professionnelle et de la Lifelong Learning Platform intitulé «Implementing a holistic approach to lifelong learning: Community Lifelong Learning Centres as a gateway to multidisciplinary support teams», publié en 2019, |
| — | vu le document de travail des services de la Commission du 17 janvier 2023 intitulé «The impact of demographic change – in a changing environment» (SWD(2023)0021), |
| — | vu le rapport de l’OCDE intitulé «Création d’emplois et développement économique local 2023 – Combler la fracture écologique» (23), publié le 14 mars 2023, |
| — | vu le document de travail intitulé «The geography of EU discontent and the regional development trap» (24), publié par la direction générale de la politique régionale et urbaine de la Commission en mars 2023, |
| — | vu la résolution du Comité européen des régions du 16 mars 2023 sur la mise à profit des talents dans les régions européennes (25), |
| — | vu l’avis du Comité économique et social européen du 14 juin 2023 sur la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions: Mettre à profit les talents dans les régions européennes (26), |
| — | vu le rapport de l’OCDE du 5 juillet 2023 intitulé «Rethinking Regional Attractiveness in the New Global Environment» (27), |
| — | vu l’article 54 de son règlement intérieur, |
| — | vu l’avis de la commission de l’agriculture et du développement rural, |
| — | vu la lettre de la commission de l’emploi et des affaires sociales, |
| — | vu le rapport de la commission du développement régional (A9-0325/2023), |
| A. | considérant la croissance régulière au cours des 50 dernières années de la population de l’Union, qui a progressé de 92,3 millions de personnes pour passer de 354,5 millions de personnes en 1960 à en à 446,8 millions en 2022; que la croissance démographique a ralenti ces dernières décennies avant de marquer le pas pendant la pandémie de COVID-19; que les prévisions actuelles font état d’une croissance démographique limitée jusqu’en 2029, date à partir de laquelle elle commencera à ralentir (28); que, depuis les années 1960, la population de l’Union est vieillissante et les taux de natalité sont en diminution; |
| B. | considérant que, selon les données d’Eurostat, 46 régions de l’Union, soit 16 % de la population de l’Union, se trouvent actuellement dans un piège de développement des talents; que 36 autres régions de l’Union risquent de tomber dans un piège de développement des talents; que les régions qui se trouvent dans un piège de développement des talents connaissent un recul accéléré de leur population en âge de travailler et présentent un nombre faible et stagnant de personnes diplômées de l’enseignement supérieur; que la plupart de ces régions sont moins développées; |
| C. | considérant que les statistiques les plus récentes indiquent que la population totale de l’Union passera de 446,8 millions en 2022 à 419,5 millions en 2100; que, selon les estimations, l’âge moyen de la population de l’Union augmentera de 5,8 ans au cours de la même période; que cela entraînera une contraction de la population de l’Union en âge de travailler, qui perdra encore 35 millions de personnes d’ici 2050, et une diminution sensible de la proportion de personnes actives sur le marché du travail (29); que cette diminution va amplifier les disparités territoriales et en créer de nouvelles; |
| D. | considérant que l’évolution démographique varie sensiblement entre les États membres, un déclin de la population étant attendu au cours des sept prochaines années dans certains États membres, tandis que celle d’autres États membres devrait croître au cours de la même période; que ces évolutions démographiques existent également entre régions et se traduisent généralement par un exode rural dans les États membres; |
| E. | considérant que le déclin démographique est une tendance durable, qui affecte particulièrement les zones rurales, dont la population est en moyenne plus âgée que celle des villes et des banlieues (30); que les jeunes sont en moyenne plus susceptibles de quitter les zones rurales et les régions moins développées en raison du manque de stages rémunérés, de perspectives de carrière et d’emplois de qualité, et qu’ils alimentent ainsi activement le phénomène d’exode rural; que les statistiques montrent que les personnes âgées de l’EU-27 sont généralement plus enclines que les jeunes à vivre dans des régions à prédominance rurale et intermédiaire; que, selon les estimations, une personne sur trois vivant dans les zones rurales aura 65 ans ou plus d’ici 2050 (31); |
| F. | considérant que le déclin de la population dans les zones rurales et les autres territoires énumérés à l’article 174 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE) (32) est étroitement liée à un manque d’investissements, d’infrastructures, de connectivité, de services publics essentiels accessibles à proximité, de possibilités de formation, d’infrastructures éducatives, sociales et culturelles de qualité et de perspectives d’emploi attrayantes et de qualité; qu’il importe d’adapter les infrastructures rurales, d’investir dans les transports publics, les services médicaux et les services éducatifs et de développer les infrastructures numériques dans les zones rurales afin de rendre ces régions plus attrayantes; que le détachement de jeunes travailleurs constitue un problème important sur le plan de la démographie et de la qualité de vie globale des citoyens de l’Union, du fait notamment d’un faible renouvellement des générations, ainsi que du vieillissement et du déclin de la population; qu’il convient cependant d’accorder une attention particulière aux programmes de participation active des personnes âgées à la vie de la communauté; |
| G. | considérant que selon l’article 174 du traité FUE, l’Union doit viser à réduire l’écart entre les niveaux de développement des diverses régions en accordant une attention particulière à certaines régions, notamment aux zones rurales; |
| H. | considérant qu’en dépit de son impact temporaire sur le marché du travail, la pandémie de COVID-19 a débouché sur un paysage fragmenté au regard des possibilités de télétravail, dont les travailleurs n’ont pas tous pu profiter; que ces possibilités de télétravail recèlent toutefois un potentiel considérable pour ce qui est de relier les emplois des centres urbains aux petites villes, banlieues et municipalités (33); que, pour renforcer cette tendance, il est nécessaire d’améliorer la connectivité dans les zones où la couverture est plus faible, notamment les zones rurales, et de mettre en place les infrastructures nécessaires pour accéder à internet dans les «zones blanches»; que les possibilités qui naissent des transitions écologique et numérique ont ravivé l’attention accordée aux zones non urbaines et ont créé de nouvelles perspectives d’emploi; |
| I. | considérant que la pandémie de COVID-19 a eu des retombées très diverses selon la population concernée, les personnes âgées, les personnes issues de milieux défavorisés ou les personnes vivant dans des régions à la connectivité lacunaire en ayant davantage subi les effets (34) , (35) , (36); |
| J. | considérant que le marché du travail de l’Union fait face à une pénurie de travailleurs dotés des compétences adaptées aux nouvelles réalités socioéconomiques, ainsi qu’aux transitions écologique et numérique; que la migration et l’intégration de travailleurs, qu’ils soient ou non titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur, dans les États membres et leurs régions où le déclin de la population est le plus marqué pourraient être une solution pour permettre à ceux-ci de répondre aux enjeux auxquels ils font face; que le succès des plans d’action en matière d’intégration et d’inclusion des migrants dépend de la mobilisation des organisations de la société civile et des autorités locales et régionales; que des progrès sont nécessaires dans toutes l’Union en ce qui concerne la reconnaissance des qualifications et des apprentissages antérieurs; |
| K. | considérant que selon le rapport de l’Autorité européenne du travail sur les pénuries et les excédents de main-d’œuvre, et le rapport de l’Agence de l’Union européenne de cybersécurité, intitulé «Cybersecurity skills development in the EU», 28 professions étaient considérées comme souffrant d’une pénurie de main-d’œuvre qualifiée en 2021, notamment dans les secteurs des soins de santé, de l’hôtellerie, de la construction et des services; qu’à cela s’ajoutaient la pénurie de spécialistes des technologies de l’information et de la sécurité, en particulier d’experts en cybersécurité, ainsi que la pénurie de travailleurs ayant une formation en sciences, en technologie, en ingénierie et en mathématiques; |
| L. | considérant que les régions qui sont ou risquent d’être confrontées à un piège de développement des talents sont caractérisées par fort déclin de la population en âge de travailler, une proportion faible et stagnante de personnes diplômées de l’enseignement supérieur, le départ d’un nombre important de jeunes, un manque de dynamisme et de diversification économiques, et une faible capacité à innover; que ces régions affichent des taux de chômage des jeunes et des personnes sans emploi ou ne suivant pas d’études ou de formation (NEET) nettement plus élevés que la moyenne de l’Union; que, dans ces régions, les salaires, les revenus et le développement économique sont bien plus faibles que dans le reste de l’Union; que les pénuries de main-d’œuvre sont la conséquence de salaires peu attrayants et de mauvaises conditions de travail dans certains secteurs; qu’à cet égard, une stratégie claire pour la formation continue des salariés et le développement des compétences pendant le temps de travail est nécessaire; |
| M. | considérant que la fuite des cerveaux est étroitement liée à la nécessité d’améliorer les conditions de travail et de vie, les perspectives d’emploi, les salaires, l’égalité des chances, la disponibilité de services essentiels tels que les transports, la connectivité, les soins de santé et l’éducation, y compris l’éducation et l’accueil de la petite enfance, la confiance dans les institutions des personnes vivant dans les régions marquées par de faibles revenus, indépendamment des secteurs et des fonctions, des inégalités sociales et d’autres disparités socioéconomiques; que la réduction de ces disparités est un engagement qui a été réaffirmé dans le cadre du pilier européen des droits sociaux mais qui est loin d’avoir été mis en œuvre; que les actions visant à stimuler l’offre et la demande de talents ainsi qu’à retenir ces derniers sont intrinsèquement liées et doivent être abordées sous l’angle de la qualité de vie; |
| N. | considérant que, compte tenu de leur savoir-faire et de leur proximité avec les citoyens, les autorités régionales et locales sont les mieux placées pour créer les conditions socioéconomiques permettant d’attirer les talents; que ces administrations doivent développer leurs moyens économiques et administratifs; que la gouvernance s’améliore globalement dans l’Union, mais que des disparités subsistent entre et dans les États membres, et que le rôle et les moyens des administrations infranationales demeurent inégaux; que ces administrations ont besoin d’aide pour assurer une coopération régionale transfrontalière et nouer le dialogue avec un large éventail de parties prenantes régionales dans la perspective de combler les écarts et les disparités susmentionnés de manière effective et juste; qu’il n’existe toutefois aucune solution universelle et qu’une démarche territorialisée est le meilleur moyen de s’attaquer à ces obstacles; |
| O. | considérant que les régions dans lesquelles l’économie de la connaissance est plus développée ont tendance à être celles qui possèdent les meilleures infrastructures technologiques, des systèmes éducatifs de qualité, un environnement culturel et artistique dynamique et un réseau moderne de soins de santé publique, de services sociaux et de services de conciliation; qu’il a été prouvé que le modèle de gouvernance participative, dans le cadre duquel la co-gouvernance est favorisée par la collaboration avec les partenaires sociaux, les organisations de la société civile et les entités publiques, permet d’apporter des réponses mieux adaptées à la réalité d’un territoire donné, car elle génère des synergies axées sur les besoins recensés; que la distance physique par rapport aux infrastructures éducatives représente une difficulté pour les jeunes et les adultes qui désirent acquérir les compétences requises par le marché du travail dans les régions confrontées à un piège du développement des talents, et qu’elle amplifie le décalage entre le niveau de formation et les postes vacants; |
| P. | considérant que retenir les talents ne signifie pas uniquement freiner l’émigration des personnes hautement qualifiées d’un pays à l’autre ou d’une région à l’autre, mais aussi attirer des populations dont le parcours professionnel est lié à des emplois et à des compétences qui sont encore très demandés dans les régions et territoires moins développés, tels qu’énumérés à l’article 174 du traité FUE; qu’attirer des talents dans des régions défavorisées peut permettre de développer de nouvelles activités, de créer des emplois durables ainsi que de diversifier l’économie locale et, partant, d’en améliorer la résilience; que l’attractivité d’une région dépend de divers facteurs, tels que le bien-être des résidents, l’économie et le marché du travail, l’environnement naturel, la connectivité, le logement, le capital culturel et le tourisme; que les autorités locales jouent un rôle important dans la mise en place de stratégies et de politiques visant à développer des perspectives de carrière attrayantes et des perspectives économiques favorables afin d’atténuer la fuite des cerveaux et d’offrir les mêmes chances égales aux jeunes indépendamment de leur origine; |
| Q. | considérant que le «gaspillage des cerveaux» est défini comme le phénomène expérimenté par les migrants qui ont des diplômes et des qualifications professionnelles de haut niveau et qui sont au chômage ou occupent des postes qui ne correspondent pas à leur niveau de formation et à leurs qualifications professionnelles; que la création de possibilités de perfectionnement et de reconversion professionnels contribue notablement à limiter l’inadéquation des compétences sur le marché du travail; qu’on observe un exode significatif de jeunes hautement qualifiés, en particulier des femmes, vivant dans des zones rurales et moins développées, à la recherche d’environnements propices au développement personnel et professionnel; que des données récentes montrent que les personnes hautement qualifiées figuraient parmi les travailleurs les plus mobiles entre 2012 et 2019 (37), ce qui prouve qu’une économie fondée sur la connaissance est un déterminant essentiel de la mobilité au sein de l’Union; |
| R. | considérant que les stratégies déployées pour retenir les talents devraient ne devraient pas seulement porter sur les professions nécessitant une main-d’œuvre hautement qualifiée, mais sur tous les métiers, car il est essentiel de garantir le bien-être de tous les travailleurs ainsi que d’améliorer le tissu social et industriel de toutes les régions de l’Union; |
| S. | considérant que l’Année européenne des compétences devrait promouvoir la création d’emplois de qualité et les stratégies de fidélisation du personnel en tant que meilleur moyen d’attirer et de retenir une main-d’œuvre qualifiée et d’inciter les employeurs à investir dans le développement des compétences de leurs salariés, en particulier dans les secteurs de l’écologie et du numérique; |
| T. | considérant qu’il existe toujours une profonde fracture numérique au sein de l’Union sous l’angle de la géographie, du genre, du niveau de formation, du statut socioéconomique et des revenus, laquelle empêche des particuliers et des entreprises de tirer le parti de la transformation numérique; que cette fracture est susceptible d’aggraver l’isolement de certaines régions; |
| U. | considérant que les régions ultrapériphériques (RUP) sont particulièrement vulnérables à la fuite des cerveaux, compte tenu de leurs caractéristiques spécifiques, comme le reconnaît l’article 349 du traité FUE; que ces régions présentent des taux de chômage plus élevés et des taux d’éducation plus faibles, tandis que leur proportion de jeunes ne travaillant pas, ne suivant pas d’études ou de formation (NEET) est supérieure à la moyenne de l’Union européenne (38); que les jeunes des RUP sont souvent contraints de partir s’installer dans d’autres régions pour poursuivre leurs études, pour accéder à une formation spécifique ou pour trouver un emploi, ce qui a une forte incidence sur la démographie et le développement de ces territoires; |
| V. | considérant que les politiques de l’Union visant à lutter contre la fuite des cerveaux et les effets négatifs des tendances démographiques doivent respecter les quatre libertés, et notamment la libre circulation des personnes, et ne devraient en aucun cas interdire la migration des citoyens de l’Union entre États membres ou vers un pays tiers; |
| W. | considérant que le concept de «test rural» se répand de plus en plus depuis la publication de la vision à long terme pour les zones rurales; que ce concept ne devrait pas seulement impliquer de revoir toutes les politiques publiques de l’Union à travers un «prisme rural» pour les adapter à ces environnements, mais aussi d’examiner les aspects démographiques, les incidences sexospécifiques, les conséquences sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, la création d’emplois et les possibilités d’attirer des talents vers des zones à faible densité de population; que la législation de l’Union devrait inclure ces aspects, au moyen d’analyses d’impact réalisées avant la conception des politiques publiques pour les zones rurales et à faible densité de population; |
| X. | considérant que le Fonds européen de développement régional (FEDER-FC) et le Fonds de cohésion accordent une attention particulière aux difficultés de développement aux niveaux NUTS 3 (troisième niveau de la nomenclature des unités territoriales statistiques) et des unités administratives locales qui sont peu peuplées, en particulier celles dont la densité de population est inférieure à 12,5 habitants par kilomètre carré, et des zones qui ont été victimes d’un déclin annuel moyen de la population d’au moins 1 % au cours de la période 2007-2017; que, selon le FEDER-FC, en vertu de la politique de cohésion, les États membres peuvent élaborer des plans d’action volontaire spécifiques au niveau local pour ces zones en vue de lutter contre ces difficultés liées à la population; que ces zones tendent à appartenir à la catégorie des régions «moins développées»; |
| Y. | considérant que l’annexe XXVI du règlement portant dispositions communes fixant la méthodologie de l’allocation des ressources globales par État membre au titre de l’objectif politique du Fonds européen de développement régional et du Fonds de cohésion (FEDER-FC) en matière d’investissement dans l’emploi et la croissance, et en particulier pour les régions classées comme «moins développées», va au-delà du PIB et du pourcentage de chômeurs, et inclut maintenant des éléments tels que le taux d’éducation et le solde migratoire, reflétant ainsi une réalité plus pluraliste que celle liée exclusivement au revenu par pays; que la méthode d’allocation pourrait être revue et améliorée compte tenu des difficultés spécifiques rencontrées par les régions confrontées à un piège de développement; |
| Z. | considérant que, parmi les leçons tirées de l’utilisation de l’ancien FEDER en temps de crise, la plus grande flexibilité dans l’utilisation de la part restante de la période de programmation précédente a été saluée par les parties prenantes et les autorités régionales et locales, en veillant à ce que les régions touchées reçoivent l’aide et les ressources nécessaires à l’atténuation des effets négatifs de ces crises, en favorisant une prise de décision plus rapide, ainsi qu’en ouvrant la voie à l’inclusion de nouveaux éléments de flexibilité dans la conception de la future politique de cohésion; |
| AA. | considérant que la communication de la Commission intitulée «Mettre à profit les talents dans les régions européennes» prévoit la mise en place d’un mécanisme de valorisation des talents dans le but de stimuler l’offre et la demande de compétences, en tenant compte des contextes économiques distincts de chaque région; que ce mécanisme comprend une nouvelle stratégie sur l’adaptation intelligente des régions à la transition démographique, ainsi qu’un soutien financier direct au titre des instruments existants, ce qui ouvre la porte à des solutions innovantes pour différentes réalités démographiques qui n’avaient pas été explorées jusqu’ici; |
| 1. | salue la communication de la Commission intitulée «Mettre à profit les talents dans les régions européennes», qui constitue le premier résultat clé de l’Année européenne des compétences, ainsi que son objectif général de promotion, de rétention et d’attraction des talents en vue de transformer toutes les régions en lieux dynamiques; se félicite des stratégies présentées comme un mécanisme permettant de prévenir les disparités économiques, sociales, territoriales et de genre entre les citoyens touchés par les transitions verte et numérique; rappelle que les nouveaux enjeux nécessitent de nouvelles contributions et demande que la politique de cohésion soit dotée de nouvelles ressources budgétaires en vue de faire face aux défis à venir; estime qu’il est fondamental de mettre en œuvre le concept de «test rural», qui doit comprendre l’évaluation de l’impact démographique, de la proximité et de l’accessibilité des services publics, de la question de la création d’emplois de qualité, de l’impact sur le cadre éducatif et de formation et de l’impact selon le genre sur les zones rurales lors de l’élaboration des politiques de l’Union; insiste sur l’importance de promouvoir l’éducation et la formation numériques conformément aux objectifs numériques de l’Union pour 2030, afin d’améliorer le niveau global des aptitudes et des compétences numériques de sorte à multiplier les perspectives d’emploi des jeunes et à revitaliser les zones rurales; |
| 2. | estime que la création d’un observatoire rural devrait être l’occasion d’améliorer les bases de données, en particulier en recueillant des données ventilées par âge et par sexe, ainsi que de mieux rendre compte des réalités locales; |
| 3. | souligne que les stratégies et mécanismes présentés par la Commission dans sa communication intitulée «Mettre à profit les talents dans les régions européennes» doivent adopter un «réflexe RUP», tel qu’exigé par le Parlement dans sa résolution du 14 septembre 2021, c’est-à-dire une prise en compte systématique des spécificités des régions ultrapériphériques dans les initiatives et propositions législatives de l’Union et lors des négociations interinstitutionnelles, afin de garantir une adaptation aux réalités locales de ces territoires; |
| 4. | réaffirme l’importance des conclusions du sommet social de Porto de 2021, au cours duquel la Commission et les États membres ont été invités à présenter un train de mesures de résilience sociale visant à renforcer les systèmes de protection et de sécurité sociales dans l’Union; souligne l’importance du socle européen des droits sociaux en tant que boussole pour une Europe plus sociale et de son plan d’action en tant qu’outils concrets pour améliorer la qualité de vie des citoyens de l’Union; |
| 5. | constate que l’absence d’un cadre juridique contraignant pour des stages de qualité a entraîné une augmentation des taux d’exclusion sociale des jeunes sur le marché du travail, en particulier pour les jeunes issus de milieux défavorisés ou handicapés; invite la Commission à proposer une directive garantissant des normes de qualité minimales, y compris des règles sur la durée et la rémunération juste des stages sur le marché du travail ouvert, ainsi que sur l’accès à une protection sociale lors de tels stages, afin de garantir des conditions de vie décentes; |
| 6. | souligne l’importance de rapprocher les enfants de l’agriculture, même dès la petite enfance, par l’apprentissage scolaire théorique et pratique; invite la Commission et les États membres à renforcer les programmes existants et à prendre des mesures supplémentaires dans ce domaine; |
| 7. | insiste sur l’importance d’apporter aux jeunes agriculteurs un soutien adéquat pour qu’ils puissent développer des pratiques agricoles durables d’un point de vue social, environnemental et économique, y compris l’agroécologie et l’agriculture biologique, afin de préserver la vitalité des territoires; |
| 8. | rappelle que le quatrième objectif stratégique du FEDER-FC (39) prévoit déjà de parvenir à une Europe plus sociale et plus inclusive grâce à la mise en œuvre du pilier européen des droits sociaux; est convaincu qu’il est essentiel, pour atteindre ces objectifs et favoriser la cohésion sociale et la convergence ascendante, d’améliorer l’égalité d’accès à des services inclusifs et de qualité dans l’éducation, y compris l’éducation et l’accueil des jeunes enfants, ainsi que la formation et l’apprentissage tout au long de la vie par le développement d’infrastructures accessibles; estime qu’il est essentiel que le quatrième objectif stratégique aille de pair avec la vision à long terme pour les zones rurales de la Commission, les défis démographiques étant un phénomène multidimensionnel qui touche les régions de manière différente à travers l’Union; |
| 9. | rappelle que, selon le huitième rapport sur la cohésion, les principaux moteurs de la migration et de la fuite des cerveaux au sein des régions de l’Union sont l’accès insuffisant à des services sociaux et publics de qualité, en particulier dans les secteurs de l’éducation et des soins de santé, un manque de perspectives d’emploi intéressantes associées à des salaires compétitifs, et les lacunes dans des infrastructures essentielles telles que les transports et les réseaux internet à grande vitesse; se félicite de l’introduction du principe consistant à «ne pas nuire à la cohésion», selon lequel «aucune action ne doit entraver le processus de convergence ou contribuer aux disparités régionales»; invite la Commission à renforcer et à développer ce principe dans le cadre du Semestre européen et à associer les collectivités locales et régionales à toutes les étapes des procédures liées au Semestre européen et à ses recommandations par pays; |
| 10. | demande à la Commission d’inclure dans les recommandations spécifiques par pays un état des lieux de la cohésion au niveau NUTS 2 dans les États membres, afin de surveiller le degré de convergence des régions accusant un retard vers la moyenne de l’Union, ainsi qu’une analyse des politiques existantes pouvant expliquer la situation et les mesures envisageables pour remédier aux disparités régionales; estime que les recommandations spécifiques par pays devraient fixer des objectifs sociaux mesurables et contraignants au niveau territorial, afin de lutter contre les inégalités et l’exclusion socioéconomique, conformément au socle européen des droits sociaux et aux objectifs de développement durable; |
| 11. | souligne l’importance de revoir les règles budgétaires de l’Union pour favoriser la réalisation d’investissements écologiques et sociaux dans les régions et territoires qui en ont le plus besoin; demande à la Commission de faciliter la réalisation d’investissements sociaux et territoriaux en excluant le cofinancement national des fonds de cohésion dans le calcul du déficit et de la dette pour les régions confrontées à un «piège de développement», dans le but de remédier au déficit d’investissement social et à la divergence territoriale grandissante entre les régions de l’Union; |
| 12. | se félicite de la création du mécanisme de valorisation des talents et de ses huit piliers spécifiques, qui visent à promouvoir les talents dans les régions qui sont, ou risquent d’être, confrontées à ce que la Commission appelle un piège de développement des talents; plaide pour l’établissement de critères clairs et objectifs pour la définition des régions qui se trouvent ou risquent de se trouver dans un piège de développement des talents; attire l’attention sur l’augmentation inquiétante du nombre de régions confrontées à ce piège et invite instamment la Commission et les États membres à s’attaquer sérieusement à ce problème et à faire des régions confrontées à un piège de développement des talents, ou risquant d’y être confrontées, une priorité essentielle de leur action et de leurs investissements dans le cadre de la politique de cohésion; |
| 13. | souligne le potentiel que représente l’instrument d’appui technique pour fournir une expertise technique sur mesure et des solutions ciblées aux États membres, aux régions et aux autorités locales, leur permettant de concevoir et de mettre en œuvre des réformes intelligentes, durables et socialement responsables en vue de relever les multiples défis auxquels ils sont confrontés, notamment le dépeuplement et les pénuries de compétences; appelle l’instrument à inclure une aide spécifique pour faire face aux difficultés liées au genre qui empêchent actuellement la moitié des jeunes des régions de parfaitement exploiter leur potentiel; rappelle que cet instrument devrait être lié à la participation de partenaires sociaux dans le cadre de l’aide aux États membres dans la mise en œuvre des politiques et des réformes qui sont pertinentes pour leur développement économique et social; demande que, lors de la mise en œuvre du mécanisme de valorisation des talents, les États membres bénéficient d’une assistance technique plus importante; |
| 14. | souligne le rôle central des États membres et des autorités régionales dans la lutte contre les inégalités de genre du monde de l’enseignement au monde du travail, et sollicite par conséquent l’octroi d’une aide financière supplémentaire aux régions dans lesquelles le taux de participation des femmes au marché du travail est le plus faible, afin de favoriser l’égalité des chances; rappelle que les mesures visant à renforcer les politiques de sécurité sociale, telles que le congé parental et le caractère abordable de l’éducation des jeunes enfants, ont des répercussions sur la participation des femmes au marché du travail, notamment dans les régions moins développées; |
| 15. | demande à la Commission de créer un groupe de travail responsable du déploiement du mécanisme de valorisation des talents, sous la direction conjointe du commissaire à la cohésion et aux réformes, du commissaire à la démocratie et à la démographie ainsi que du commissaire à l’emploi et aux droits sociaux; considère que ce groupe de travail devrait rassembler des parties prenantes pertinentes, telles que des représentants des autorités locales et régionales, du secteur privé, des universités et des organisations non gouvernementales; |
| 16. | invite la Commission à accorder une certaine souplesse aux États membres au niveau des programmes afin d’adopter d’urgence des mesures, des programmes et des stratégies spécifiques et ciblés pour soutenir ces régions au moyen d’une approche différenciée et territoriale; demande l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies de spécialisation intelligente ciblées pour les régions confrontées ou risquant d’être confrontées à un piège de développement des talents; |
| 17. | salue la mise en route d’une nouvelle initiative sur l’«adaptation intelligente des régions à la transition démographique» et d’un nouvel appel à propositions au titre de l’«initiative urbaine européenne»; invite la Commission à faire en sorte que, lors de la sélection des régions et territoires bénéficiaires, une attention particulière soit accordée à l’équilibre géographique, au niveau de développement des régions concernées et au fossé entre zones urbaines et zones rurales dans l’Union; rappelle à cet égard que les régions accusant un retard, y compris les régions confrontées à un piège de développement et les zones rurales, sont désavantagées lorsqu’elles participent aux appels ouverts de l’Union visant à récompenser les idées innovantes et les projets perturbateurs; |
| 18. | estime que les politiques élaborées au titre du mécanisme de valorisation des talents devraient principalement porter sur la création de marchés du travail et de la formation de haute qualité, la création de nouvelles perspectives d’emploi offrant des salaires attractifs, la garantie de conditions de vie décentes, l’octroi d’une aide aux régions pour attirer des fonds européens, l’optimisation des infrastructures et des services publics, la promotion de la diversification économique, la création d’environnements économiques attractifs et la cohésion sociale, dans le but d’accroître la compétitivité économique des régions touchées et de l’Union dans son ensemble; |
| 19. | salue les projets pilotes au moyen desquels la Commission a fourni une assistance technique personnalisée aux régions sélectionnées, bénéficiant d’un financement provenant à 100 % du budget de l’Union, dans le but d’élaborer et de mettre en œuvre des stratégies visant à retenir et à attirer les talents; estime que, dans le cadre financier pluriannuel post 2027, l’assistance technique personnalisée proposée par la Commission devrait être étendue non seulement aux 46 régions déjà confrontées à un «piège de développement des talents», mais aussi aux 36 régions qui courent ce risque à l’avenir; |
| 20. | rappelle la nécessité de lier le mécanisme de valorisation des talents et d’autres initiatives de l’Union, telles que les partenariats destinés à attirer les talents et le réservoir européen de talents, conçus, au titre du nouveau pacte sur la migration et l’asile, pour attirer les travailleurs étrangers qualifiés dans l’Union et faire correspondre leurs compétences aux besoins; invite la Commission à offrir aux États membres, par l’intermédiaire de ce mécanisme de valorisation des talents, une assistance technique à l’élaboration de politiques visant à attirer les talents dans les régions d’origine; |
| 21. | rappelle que le droit au logement constitue l’un des piliers sociaux de l’Union européenne; estime que des mesures incitatives devraient être prises afin de garantir des logements décents à des prix abordables, tant pour éviter le dépeuplement que pour encourager le retour des talents dans leur région d’origine; |
| 22. | garde à l’esprit que les régions moins développées présentent les mêmes caractéristiques que celles qui se retrouvent prises au «piège de développement des talents», à savoir une faible densité de population, un manque de ressources économiques résultant d de faibles possibilités d’investissement et d’employabilité, un manque d’infrastructures, une population vieillissante et une population en âge de travailler déclinante, et des habitants qui jouissent d’un statut socio-économique peu élevé voire pauvres; reconnaît qu’un grand nombre de régions en transition sont considérées comme «exposées au risque de tomber dans un piège de développement des talents»; souligne toutefois que les difficultés démographiques affectent toutes les régions de l’Union et sont susceptibles de donner lieu à de nouvelles disparités territoriales, si elles ne sont pas solutionnées; insiste à cet effet sur la nécessité de remédier aux disparités intrarégionales, y compris dans les régions plus développées; |
| 23. | se déclare gravement préoccupé par le fait qu’un enfant sur quatre dans l’Union européenne est menacé de pauvreté ou d’exclusion sociale, et des conséquences mentales, sociales et économiques connues de ce phénomène tout au long de la vie; souligne que de telles conséquences empêchent ces citoyens de mettre pleinement à profit leurs talents; |
| 24. | reconnaît l’augmentation du sans-abrisme, qui touche plus de 895 000 personnes en Europe (40); appelle les États membres et l’Union à multiplier leurs efforts pour s’assurer que chaque citoyen a accès aux conditions matérielles de base nécessaires à une vie digne, y compris l’accès à un abri et à des installations sanitaires, qui sont également nécessaires pour prendre efficacement part au marché du travail; |
| 25. | souligne les conséquences mentales, sociales et économiques des discriminations et préjugés sociétaux, voire systémiques dans de nombreux États membres, contre les citoyens LGBTIQ+, et rappelle que cet état de fait peut empêcher ces personnes d’exploiter pleinement leurs talents; |
| 26. | souligne l’importance d’inclure les personnes vivant avec un handicap physique et demande que des mesures ciblées soient prises pour tirer parti de leurs talents en renforçant leur participation au marché du travail; |
| 27. | rappelle que les salaires minimaux ne sont pas en adéquation avec les autres salaires dans de nombreux États membres, aggravant la pauvreté des travailleurs et l’inégalité salariale et réduisant la capacité des travailleurs à faibles revenus à faire face aux difficultés économiques; |
| 28. | encourage le financement de mesures spécifiques par le biais du cadre financier pluriannuel pour relever les défis démographiques, avec un budget spécifique pour les régions connaissant des difficultés démographiques et économiques graves et permanentes; estime à cet égard nécessaire de reformuler les instruments spécifiques de la politique de cohésion en tenant mieux compte des indicateurs complémentaires du PIB (critères démographiques, sociaux et environnementaux et nombre de NEET) pour allouer les fonds et en renforçant la flexibilité autour des objectifs thématiques; souligne la nécessité de créer, là où cela est possible, des synergies entre la politique de cohésion et la politique agricole commune pour lutter contre le dépeuplement des zones rurales; insiste sur l’importance de prendre en compte le taux de chômage, notamment celui des jeunes, la part de la population ayant suivi un enseignement supérieur, et l’ampleur du phénomène de fuite des jeunes talents afin de dresser un tableau plus précis de la situation socio-économique aux niveaux régional et sous-régional; |
| 29. | souligne que les régions confrontées ou risquant d’être confrontées à un piège du développement des talents sont caractérisées par une population proportionnellement plus rurale que la moyenne de l’Union et insiste sur le fait qu’il est essentiel de redynamiser ces zones; se félicite de la vision à long terme de l’Union pour les zones rurales ainsi que du lancement du pacte rural et du plan d’action rural de l’UE; regrette néanmoins qu’aucun soutien financier ne soit spécialement consacré à ces initiatives; demande par conséquent à la Commission d’allouer, pour la prochaine période de programmation, au moins 5 % des ressources de la politique de cohésion au niveau national aux zones rurales; |
| 30. | souligne le caractère multidimensionnel du développement rural, qui va au-delà de l’agriculture à proprement parler; insiste sur la nécessité de mettre en œuvre un mécanisme de test rural destiné à évaluer l’incidence des initiatives législatives de l’Union sur les zones rurales; relève que seuls 11,5 % des habitants des zones rurales travaillent dans les secteurs de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche (41); demande par conséquent que le Fonds européen agricole pour le développement rural soit réintégré dans le cadre stratégique du règlement portant dispositions communes en tant que fonds distinct; souligne que le fait de faire partie des fonds de cohésion renforce les possibilités et les synergies, grâce à une approche intégrée et plurifonds, pour les investissements dans les zones rurales au-delà de l’agriculture et pour le développement régional; |
| 31. | considère qu’il convient d’encourager une reformulation de la méthode d’allocation de la politique de cohésion et des critères de cofinancement en tenant compte d’un plus grand nombre d’indicateurs tels que les évolutions démographiques, la dispersion territoriale, le vieillissement de la population et la croissance économique négative; demande de mieux tenir compte des variables démographiques pour l’allocation des fonds de cohésion; souligne qu’il importe d’associer les partenaires sociaux à l’élaboration des nouvelles politiques et stratégies; |
| 32. | souligne la précieuse contribution au développement rural apportée par les actions menées au titre du programme LEADER, qui vise à associer les acteurs locaux à la conception et à la mise en œuvre des stratégies, aux processus décisionnels et à l’allocation des ressources pour le développement de leurs zones rurales; demande à la Commission et aux États membres de renforcer le programme LEADER en augmentant son enveloppe budgétaire, en garantissant un niveau élevé d’autonomie aux groupes d’action locale pour ce qui est de leur mise en place et de leurs processus décisionnels, et en réduisant les formalités administratives; |
| 33. | Estime qu’il est essentiel de renforcer et d’améliorer les capacités d’exécution et de gestion des administrations locales, de réduire les formalités administratives et les disparités entre les États membres, et de renforcer la coopération entre les autorités régionales et les différents acteurs régionaux et locaux, tels que les partenaires sociaux et les organisations de la société civile; rappelle qu’il importe de promouvoir la coopération transfrontière, y compris par l’intermédiaire du programme Interreg, afin d’élaborer des initiatives politiques communes et de partager les bonnes pratiques en vue d’accroître le développement et la compétitivité des centres de recherche, des universités et des autres institutions de développement des connaissances et de la formation professionnelle; |
| 34. | estime qu’il est nécessaire d’améliorer l’échange de bonnes pratiques entre les autorités nationales et locales des différents États membres; demande à la Commission de créer, dans le cadre du programme Erasmus+, un nouveau programme de formation à l’intention des fonctionnaires de l’administration publique afin de leur donner la possibilité d’apprendre la manière dont les politiques locales, nationales et européennes sont conçues et mises en œuvre dans les autres États membres; |
| 35. | fait observer que les citoyens en situation de pauvreté, d’exclusion sociale et de marginalisation dans l’Union font face à des difficultés disproportionnées pour exploiter leur potentiel et accéder à l’éducation et au marché du travail; |
| 36. | indique qu’il importe d’encourager un mode de vie sain et actif comme condition préalable pour attirer, former et retenir les talents; |
| 37. | reconnaît que les récents développements géopolitiques ont fait apparaître des lacunes dans la cybersécurité et la défense de l’Union et que, comme le reconnaît la récente communication de la Commission intitulée «Remédier à la pénurie de talents dans le secteur de la cybersécurité pour renforcer la compétitivité, la croissance et la résilience de l’UE (42)», la sécurité de l’Union ne peut être garantie sans qu’il soit tenu compte de son atout le plus précieux: sa population; demande par conséquent à l’Union et à ses États membres de proposer une feuille de route réaliste afin de combler le déficit en matière de compétences numériques, notamment en intégrant la cybersécurité dans les programmes d’éducation et de formation tout en assurant l’accès aux stages et aux apprentissages pour les jeunes, dont ceux qui vivent dans les régions désavantagées telles que les îles, et les zones rurales, éloignées et faiblement peuplées; |
| 38. | remarque que les régions désavantagées, telles que les îles, subissent de manière disproportionnée la fuite des cerveaux et des compétences, et appelle de ses vœux la prise de mesures efficaces afin de résoudre ce problème, notamment par l’amélioration de l’accessibilité, notamment des groupes vulnérables, à l’éducation, à la formation professionnelle, au perfectionnement et à l’entrepreneuriat innovant et durable; |
| 39. | rappelle qu’il est essentiel que les États membres, leurs régions et leurs collectivités locales proposent, en coopération avec d’autres acteurs, des solutions innovantes adaptées à chaque territoire, et souligne qu’il n’existe pas de solution universelle à tous les problèmes; se félicite de la proposition de la Commission visant à ce que les États membres mettent en place des groupes de travail thématiques et régionaux pour s’atteler à régler des problèmes spécifiques dans le cadre du mécanisme de valorisation des talents; souligne que ces groupes de travail doivent encourager la conclusion de partenariats, en particulier entre les régions développées et celles qui accusent un retard, dont les villes et les zones rurales, afin de développer des projets communs, d’attirer des fonds de l’Union et des investissements privés ou étrangers, et de développer des programmes d’éducation et de spécialisation; |
| 40. | insiste sur la nécessité de concevoir et de mettre en œuvre, au titre de ce nouveau mécanisme spécifique de l’Union, des stratégies ancrées localement en adoptant une approche ascendante du développement local et en donnant les moyens aux citoyens de s’approprier le développement de leur territoire; estime qu’il est nécessaire de généraliser le modèle du programme pour une Europe numérique, qui fait collaborer les régions les moins innovantes avec celles qui innovent le plus dans le but de construire de nouvelles chaînes de valeur dans l’Union en profitant des atouts spécifiques de chaque région; |
| 41. | insiste sur la nécessité de contribuer à construire des stratégies et des solutions pour lutter contre la fuite des cerveaux et des talents et accroître l’attractivité des RUP, en particulier pour les jeunes; invite la Commission et les États membres à collaborer avec les acteurs locaux, notamment les autorités locales et régionales, les universités, les établissements de formation, le secteur privé et les organisations de la société civile, afin de soutenir la mise en place dans chaque RUP d’un guichet unique numérique pour aider les jeunes demandeurs d’emploi à trouver un emploi local ou une formation locale adaptés à leur profil et à leurs compétences; souligne les opportunités qu’offrirait la création de conventions et de partenariats entre les établissements d’enseignement et de formation professionnelle et les entreprises locales, afin de favoriser l’offre de stages et d’apprentissages ainsi que la création d’emplois locaux dans les RUP; invite aussi les États membres à soutenir des programmes de retour des travailleurs et des agents publics originaires des RUP dans leurs territoires; |
| 42. | fait ressortir le potentiel du développement local mené par les acteurs locaux afin de trouver des solutions locales aux problèmes locaux ainsi que d’élaborer des stratégies pour stimuler la demande et l’approvisionnement en talents afin d’éviter les pièges du développement des talents; estime que le développement local mené par les acteurs locaux devrait être obligatoire pour les États membres; |
| 43. | se félicite que la communication de la Commission vise à renforcer la collaboration entre les autorités régionales, les partenaires sociaux, les services de l’emploi ainsi que les prestataires d’éducation et de formation, et rappelle qu’il importe de renforcer le dialogue social afin d’attirer les entreprises et de stimuler le développement économique des régions concernées; |
| 44. | fait observer qu’après la crise financière de 2008, du fait de l’introduction des mesures d’austérité ainsi que de la privatisation et de la dérégulation des institutions du marché du travail, les services publics ont été très insuffisamment financés; souligne que ces politiques ont touché de façon disproportionnée les régions moins développées ainsi que les zones rurales et faiblement peuplées, ce qui a aggravé les disparités économiques, sociales et territoriales croissantes sur l’ensemble des régions de l’Union; invite instamment la Commission à revoir les règles des services d’intérêt économique général, et à s’assurer que ces services sont accessibles à tous; |
| 45. | réaffirme qu’il convient d’assurer une convergence entre les hommes et les femmes sur le marché du travail, et souligne qu’il importe d’attirer les talents féminins, en particulier dans les domaines des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STIM), en créant activement des incitations et des opportunités afin que les femmes et les filles poursuivent des études et des carrières dans ces domaines ainsi qu’en menant des campagnes de sensibilisation pour lutter contre les stéréotypes et les préjugés; |
| 46. | reconnaît qu’il est urgent de préparer la main-d’œuvre de l’Union aux transitions écologique et numérique, et enjoint aux États membres de le faire à un stade précoce du processus éducatif en incluant dans les programmes scolaires des éléments pour apprendre et comprendre la sphère numérique et l’environnement; prescrit d’élaborer une stratégie pour la formation professionnelle et des partenariats entre les entreprises et les établissements scolaires, en y associant les partenaires sociaux, afin d’améliorer l’apprentissage des compétences numériques et écologiques; |
| 47. | rappelle le rôle des microentreprises et des petites et moyennes entreprises (PME) dans l’économie de l’Union et demande aux États membres et à la Commission de proposer des mesures pour améliorer l’adoption par les PME des innovations mûres pour être lancées sur le marché et de mettre en place des mesures pour encourager les PME à former leur personnel et leurs travailleurs et à améliorer leurs compétences, en particulier les compétences numériques; |
| 48. | invite la Commission et les États membres à financer et à promouvoir des projets spécifiques pour le développement d’initiatives visant à garantir que les jeunes, y compris ceux qui ont moins d’opportunités et qui sont issus de milieux socialement défavorisés, puissent accéder à une éducation et à une formation professionnelle de qualité, en mettant particulièrement l’accent sur les professions en manque de travailleurs ou à forte demande; invite en outre la Commission et les États membres à stimuler la création d’emplois de qualité grâce à des apprentissages et des stages rémunérés et de qualité garantis, en renforçant ainsi le rôle des universités, ce qui devrait soutenir activement le développement de startups innovantes, en particulier celles promues par des jeunes, grâce à une série de services et de ressources proposés directement et par l’intermédiaire d’un réseau de partenaires, et à encourager la participation des jeunes à leur développement; estime qu’il convient de privilégier l’intégration sur le marché du travail des NEET; souligne à cet égard l’importance de la collecte et de l’analyse des données concernant les pénuries et les excédents de main-d’œuvre afin d’observer les tendances actuelles et d’anticiper les besoins futurs sur le marché du travail dans le but d’élaborer des politiques ciblées et des stratégies de formation et de perfectionnement de qualité élevée afin de réduire l’inadéquation entre l’offre et la demande de compétences; |
| 49. | souligne le potentiel du mécanisme pour une transition juste, qui complète les autres instruments financiers relevant de la politique de cohésion et de la facilité pour la reprise et la résilience, pour appuyer l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies globales pour promouvoir la reconversion et le perfectionnement professionnels de la main-d’œuvre, ainsi que stimuler le dynamisme et l’attractivité des territoires; encourage à cet égard la Commission à autoriser une plus grande souplesse dans la mise en œuvre du Fonds pour une transition juste afin de permettre aux territoires concernés de profiter pleinement des ressources financières et d’éviter tout report; |
| 50. | demande à la Commission et aux États membres de mettre en œuvre la recommandation du Conseil relative aux comptes de formation individuels et celle sur une approche européenne des microcertifications afin de mettre au point des outils pour un apprentissage adapté aux groupes les plus défavorisés; souligne qu’il importe de reconnaître l’apprentissage passé et les qualifications obtenues précédemment afin de permettre à ces personnes de participer à de nouveaux apprentissages; |
| 51. | encourage les États membres à aligner leurs priorités spécifiques sur leurs besoins démographiques dans les futurs accords de partenariat; rappelle que ce point est essentiel pour tenir compte des conséquences démographiques au moment de mettre en œuvre le FEDER-FC dans le cadre de projets spécifiques; |
| 52. | invite la Commission et les États membres à progresser sur la voie de la transition numérique des services publics et à intégrer les écoles, les universités, les instituts de recherche, les transports publics, une gouvernance efficace et l’administration en ligne dans cette transformation, ainsi qu’à promouvoir des mesures visant à renforcer l’accessibilité des services et infrastructures, y compris ceux à destination des personnes handicapées; |
| 53. | encourage les États membres à garantir que les politiques actives du marché du travail et les fonds de cohésion encouragent les investissements publics dans des emplois durables de qualité tout en orientant le fonctionnement du système éducatif et du marché du travail actuels vers un environnement continu d’apprentissage et de formation tout au long de la vie; |
| 54. | souligne qu’un dialogue social et une négociation collective renforcés entre les syndicats et les représentants des employeurs sont des aspects essentiels du modèle social européen et des outils indispensables pour le développement territorial et la création d’emplois de qualité; |
| 55. | souligne l’incidence des phénomènes liés au changement climatique sur les régions moins développées et leurs économies, ainsi que sur les conditions de travail, en particulier dans les secteurs et professions les plus exposés; considère que la négociation collective verte est essentielle pour permettre aux travailleurs comme aux employeurs de gérer les effets de la transition écologique sur la cohésion territoriale et sociale, la santé et la sécurité au travail, la formation et la reconversion professionnelle des travailleurs et la création d’emplois de qualité au sein d’un marché du travail en pleine évolution; |
| 56. | déplore l’état de pollution du bassin méditerranéen et les difficultés économiques, environnementales, démographiques et sociales grandissantes auxquelles doivent faire face les zones côtières et locales; souligne que des compétences et des processus pédagogiques innovants en matière d’éducation maritime peuvent rendre les professions maritimes plus attrayantes et rendre l’économie bleue plus compétitive et durable, en particulier dans les régions moins développées dans les divers bassins maritimes de l’Union; est d’avis que les macrorégions jouent un rôle majeur dans le renforcement de la cohésion économique, sociale et territoriale de l’Union et de son voisinage proche en donnant aux zones frontalières les moyens de faire face collectivement aux défis spécifiques et communs; estime qu’une stratégie macrorégionale pour la Méditerranée, qui associerait activement les autorités régionales et locales concernées, est une solution très prometteuse pour soutenir la diversification des activités des pêcheurs et des aquaculteurs, y compris le reclassement et la reconversion, et créer ainsi des emplois durables de qualité dans l’économie bleue; |
| 57. | prend acte du fait qu’un soutien financier direct aux régions confrontées ou risquant d’être confrontées à un piège du développement des talents sera fourni dans le cadre des instruments existants, y compris l’instrument d’investissements interrégionaux en matière d’innovation, qui prendra désormais en considération ce type de régions; relève que, pour optimiser les résultats grâce aux instruments financiers disponibles, la Commission et les États membres devraient recenser les incitations et les allègements fiscaux pour les entreprises opérant dans les régions européennes concernées par le «piège du développement des talents»; déplore néanmoins qu’aucun soutien financier spécifique n’ait été mis en place à cette fin; suggère que la nouvelle période de programmation prévoie le lancement d’une feuille de route européenne afin de réduire le nombre de NEET ainsi que la création d’un nouveau domaine prioritaire spécifique dans le cadre du Fonds social européen plus portant sur la fuite des cerveaux, l’éducation et la création d’emplois; suggère que ce nouveau domaine prioritaire soit financé au moyen de nouvelles ressources budgétaires qui viendront s’ajouter au financement du Fonds social européen plus pour la présente période de programmation; |
| 58. | convient que l’examen à mi-parcours des programmes de la politique de cohésion pour la période 2021-2027 est l’occasion d’évaluer la situation des régions confrontées ou risquant d’être confrontées à un piège du développement des talents, et l’occasion de mettre à jour la programmation des fonds de la politique de cohésion s’il y a lieu; |
| 59. | reconnaît également qu’au fur et à mesure que la double transition écologique et numérique s’opère, un grand nombre de régions et de secteurs devront subir une transformation profonde, qui nécessitera des investissements importants; est donc conscient que ces régions et secteurs auront besoin d’un soutien spécialement adapté afin d’éviter des pertes d’emplois massives; estime qu’en cas de baisse d’emploi causée par les difficultés liées à la transformation, il est nécessaire de fournir aux travailleurs des perspectives de reconversion et de perfectionnement professionnels ainsi que de nouvelles possibilités d’emploi; souligne qu’il importe de soutenir la diversification des économies locales et régionales afin de promouvoir la résilience locale; |
| 60. | rappelle que la création d’instituts de recherche et de réseaux de chercheurs peut permettre de ralentir la fuite des cerveaux que connaissent les territoires qui disposent de chercheurs scientifiques hautement qualifiés; encourage les États membres et leurs régions à mettre en place des réseaux de chercheurs et d’instituts pour faciliter la mobilité de ces professionnels en s’attachant particulièrement aux sciences qui ont trait aux zones rurales telles que, par exemple, l’innovation dans l’industrie agroalimentaire et le développement durable; |
| 61. | considère que le monde des arts et les secteurs de la création sont d’excellents moyens d’attirer les citoyens, en particulier dans les zones urbaines moyennes; suggère de développer davantage les réseaux informels de villes avec des industries créatives afin d’évaluer et d’élaborer de nouveaux instruments dans le but de renforcer la capacité des économies territoriales à lutter contre ce fléau commun qu’est la fuite des talents créatifs; |
| 62. | estime qu’il est essentiel de développer le concept des «villes intelligentes» dans le cadre des stratégies de spécialisation de certaines régions ou villes afin d’élaborer des projets de recherche et développement susceptibles d’attirer des travailleurs hautement qualifiés dans ces zones; |
| 63. | souligne l’importance des synergies entre les divers outils de financement afin de mobiliser, dans une approche plurifonds, un niveau de financement approprié pour les régions confrontées ou risquant d’être confrontées à un piège de développement des talents; invite la Commission à réduire considérablement la complexité administrative que les autorités de gestion ont rencontrée dans la mise en œuvre de l’approche plurifonds; |
| 64. | estime qu’il est essentiel que la prochaine période de programmation comprenne également des mesures spécifiques pour garantir l’accessibilité physique et numérique, y compris dans les zones de faible connectivité, aux infrastructures d’éducation, en particulier pour les enfants et les personnes à mobilité réduite ou handicapées; |
| 65. | souligne que les États membres ainsi que leurs régions et autorités locales devraient entreprendre une analyse rigoureuse et complète afin de comprendre le statut des talents à cibler; estime, à cet égard, qu’il est essentiel de mettre en place des mécanismes permettant à ces talents d’exprimer leurs exigences et leurs besoins afin que les politiques publiques soient le plus adaptées possible; |
| 66. | invite la Commission, les États membres et les autorités locales et régionales à promouvoir des politiques et des instruments permettant de développer l’entrepreneuriat local, le travail indépendant et les modèles alternatifs de développement des entreprises qui renforcent l’attrait des régions moins développées; |
| 67. | souligne qu’il importe de soutenir la diversification économique des économies locales et régionales ainsi que le rajeunissement de certains secteurs vieillissants afin de promouvoir la résilience locale; |
| 68. | souligne qu’il convient d’améliorer sérieusement l’accès à des services publics de qualité dans des domaines tels que la santé et la protection sociale, en particulier dans les zones qui présentent des handicaps naturels et démographiques graves et permanents; encourage les États membres à mettre en place des outils et des plateformes numériques tels que des solutions et des services de télémédecine ou de médecine itinérante; insiste sur le fait qu’il importe de disposer d’infrastructures et de services de transports publics sûrs et abordables pour améliorer les solutions de mobilité; affirme qu’il convient de donner un coup de fouet à la connectivité numérique afin d’accroître l’attractivité des régions comme destinations pour les talents, les entreprises et les investisseurs en facilitant le télétravail, en garantissant les relations sociales ainsi qu’en multipliant les possibilités de productivité et de croissance; demande aux États membres de lancer et de mettre en œuvre des stratégies nationales afin de renforcer les services publics dans les zones rurales et les régions qui connaissent des taux de migration négatifs et de lutter concrètement contre le dépeuplement; |
| 69. | appelle de ses vœux une éducation et une formation accessibles à tous les âges et pour tous les groupes sociaux, tant en présentiel qu’à distance; souligne que les États membres doivent mettre en œuvre des politiques afin d’encourager les femmes et les filles à participer à des programmes d’éducation dans les STIM et prendre des mesures pour encourager la création d’emplois dans les secteurs où leurs connaissances peuvent être mises à profit; souligne le rôle important que jouent les universités et les prestataires de formation et d’enseignement professionnel pour stimuler les écosystèmes d’innovation dynamiques, pour mettre à profit les talents, pour développer les réseaux de connaissances ainsi que pour attirer les entreprises vers leurs régions grâce à des partenariats dans des programmes de formation des travailleurs aux nouvelles compétences qui y sont nécessaires; |
| 70. | exhorte également la Commission et les États membres à augmenter les investissements afin de généraliser la connectivité numérique, en particulier dans les zones défavorisées et éloignées, ce qui permettra à chacun de profiter des possibilités économiques et éducatives; demande, à cet égard, que l’accès à l’internet soit reconnu comme un droit fondamental; |
| 71. | demande aux États membres de renforcer les politiques pour attirer les enseignants dans les régions et les localités confrontées aux «pièges du développement des talents», en leur assurant des salaires attrayants et des conditions de vie décentes; |
| 72. | encourage les autorités locales et régionales à accélérer le développement des réseaux à haut débit et 5G dans les zones rurales afin de multiplier les possibilités économiques pour les entreprises et de favoriser le télétravail; demande aux autorités des États membres de mettre en place des régimes d’aide et des campagnes d’information pour promouvoir les avantages de la vie en dehors des villes surpeuplées et l’exode urbain, en particulier pour les personnes qui télétravaillent; |
| 73. | estime qu’il est essentiel de donner la priorité aux politiques et mesures facilitant l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, en garantissant l’accès de tous à des structures abordables d’accueil des enfants et à l’éducation pour tous, à des horaires de travail flexibles, au congé parental et à d’autres incitations à destination des familles, ainsi que des salaires et de meilleures conditions de travail; considère que les investissements dans la recherche et le développement, la technologie et les infrastructures revêtent une importance capitale pour attirer des entreprises et des startups technologiques ainsi que des industries qui tendent à recruter des talents hautement qualifiés; invite les États membres à prévoir des mesures d’incitation fiscales, des allègements d’impôt et des services de conseil pour soutenir les entreprises locales qui embauchent des jeunes afin de promouvoir la création de nouveaux emplois; encourage les autorités locales et régionales confrontées aux «pièges du développement des talents» à prendre part au pacte européen pour les compétences afin de doter la main-d’œuvre des compétences nécessaires pour les transitions écologique et numérique; |
| 74. | souligne qu’il importe de faciliter la reconnaissance des qualifications et d’encourager l’apprentissage linguistique des ressortissants de pays tiers afin que leurs compétences correspondent mieux aux besoins en matière de développement local; insiste sur le rôle essentiel que jouent les autorités locales et régionales lorsqu’elles proposent des mesures d’accompagnement pour garantir la bonne insertion sociale des travailleurs migrants dans les communautés d’accueil, afin de renforcer les bénéfices de la migration; |
| 75. | invite la Commission à adopter des politiques appropriées de soutien à l’installation afin de répondre aux besoins en logement des talents et de s’attaquer au problème de l’accessibilité des zones de montagne et de l’arrière-pays au moyen d’investissements adaptés dans les infrastructures, les services publics, la connectivité, l’assistance et la mobilité afin de renforcer leur attractivité en matière d’études et d’emploi; |
| 76. | juge essentiel d’élaborer des politiques afin d’attirer et retenir les familles en offrant des perspectives d’emploi pour les deux partenaires, en mettant en place des programmes visant à rendre les communautés plus sûres pour les enfants et les milieux plus attrayants pour les femmes, en proposant un logement abordable grâce à des régimes de prêts et de subventions spécifiques, et en mettant en place des politiques culturelles afin d’attirer et retenir les talents; |
| 77. | recommande instamment à tous les États membres de rendre la garde d’enfants plus abordable et accessible afin de contribuer à permettre aux personnes assurant la garde des enfants, qui sont majoritairement des femmes, à participer sans entrave et équitablement au marché du travail; |
| 78. | encourage les États membres et les autorités locales à mettre en place des politiques et des stratégies afin de lutter contre la fuite des cerveaux et de faire revenir les talents dans le contexte d’une gouvernance multi-niveaux; suggère de faire participer toutes les parties prenantes concernées (autorités publiques, entreprises, universités, organisations non gouvernementales, etc.) à l’élaboration des outils les plus adaptés tels que des subventions pour les employeurs embauchant de jeunes talents et des talents qui retournent dans leur pays, des indemnités couvrant les frais de retour ainsi que des subventions pour le lancement d’une activité entrepreneuriale; |
| 79. | rappelle la nécessité de définir une politique ambitieuse et durable en matière de migration légale et d’intégration au niveau de l’Union; souligne qu’il est essentiel d’adopter une approche stratégique d’intégration des ressortissants de pays tiers comme moyen possible pour stimuler la croissance locale, et salue les mesures qui facilitent une approche plus durable et inclusive de la mobilité de la main-d’œuvre; |
| 80. | reconnaît le rôle central que l’agriculture joue dans les zones rurales et dépeuplées ainsi que l’importance du pacte de l’UE pour les compétences dans l’industrie agroalimentaire; demande à la Commission de soutenir le renouvellement des générations dans le secteur agricole et la création de nouvelles entreprises dans les zones rurales; souligne le potentiel économique des femmes dans les zones rurales et invite la Commission et les États membres à garantir un soutien ciblé ainsi qu’à faciliter l’accès aux possibilités de financement et aux compétences commerciales, en vue d’accroître l’entrepreneuriat féminin; |
| 81. | souligne l’émergence du phénomène des «tiers-lieux» comme nouveau vecteur caractéristique du fonctionnement des sociétés démocratiques; insiste sur le rôle central qu’ils jouent en redynamisant les zones rurales et dépeuplées, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, en favorisant la démocratie locale et l’autonomisation des citoyens, en renforçant les capacités d’innovation et la créativité, ainsi qu’en améliorant la qualité de la vie des travailleurs et la performance des entreprises et des salariés; demande à la Commission de lancer une initiative européenne pour soutenir la création et la mise en place de «tiers-lieux» en prévoyant un soutien en matière de financement, de mise en réseau et de méthodologie à la hauteur des besoins des citoyens; |
| 82. | préconise la promotion de réseaux de coopération supranationaux visant à favoriser l’échange d’idées en vue d’une croissance durable et la circulation des talents, servant ainsi de moteur à la diffusion des connaissances, des expériences et de la formation; insiste à cet égard sur le rôle crucial que joue le programme de coopération territoriale européenne Interreg dans l’amélioration de l’attractivité des régions frontalières confrontées au piège du développement des talents; souligne l’importance de supprimer les obstacles à la coopération transfrontalière; |
| 83. | Invite la Commission et les États membres à promouvoir la diffusion de pôles d’innovation sociale afin de favoriser la modernisation des infrastructures et d’améliorer les conditions d’accès des citoyens aux services innovants; |
| 84. | invite la Commission et les agences nationales à développer, dans le cadre du programme Erasmus+, de nouvelles opportunités de mobilité adaptées aux atouts régionaux et à la demande de formations et de compétences, notamment dans les nouveaux métiers en lien avec les transitions écologique et numérique; souligne, à cet égard, le potentiel des RUP pour accueillir des jeunes participant à des programmes de mobilité, notamment dans les domaines de l’économie bleue, de la préservation de la biodiversité et de l’économie circulaire; |
| 85. | souligne que 31 % de la population des régions confrontées à un «piège du développement des talents» vivent dans les zones rurales; appelle les États membres à accélérer la mise en œuvre des mesures définies dans le plan d’action rural de l’UE pour 2040, en particulier celles qui concernent le développement des villages intelligents, ce qui permettra de favoriser la diversification économique et d’attirer les entreprises, deux éléments essentiels pour améliorer la qualité de vie et offrir aux jeunes professionnels des perspectives de conditions de vie décente dans les zones rurales; |
| 86. | constate la pénurie de main-d’œuvre disponible en Europe, notamment dans les secteurs des soins et du tourisme; souligne à nouveau la nécessité de voies de migration légale et d’autres mesures afin de combler les diverses pénuries de main-d’œuvre qualifiée en Europe; |
| 87. | appelle la Commission et les États membres à travailler avec les autorités locales et régionales des RUP pour mettre en œuvre des stratégies de développement passant par l’intensification de l’intégration et de la coopération régionales, notamment via le programme Interreg; insiste à cet égard sur le potentiel du renforcement des liens économiques, des programmes de mobilité et d’échange d’étudiants et des coopérations sectorielles entre les RUP et les pays partenaires situés dans leurs bassins régionaux; |
| 88. | rappelle que les aides au fonctionnement, énumérées dans la carte des aides à finalité régionale de la Commission, comprennent une fiscalité différenciée; relève que cet outil peut être utile pour les territoires à faible densité de population, en contribuant à les rendre plus attractifs pour les investissements, à encourager l’entrepreneuriat et à y attirer des citoyens; fait observer que les avantages de vivre dans un environnement rural et naturel sont renforcés par un cadre fiscal plus favorable; |
| 89. | comprend qu’une économie numérique compétitive et résiliente est une condition essentielle pour mettre à profit les talents et souligne le rôle de la transition numérique comme outil pour améliorer la compétitivité des PME, en particulier dans les régions périphériques, insulaires et défavorisées de l’Union; |
| 90. | encourage les autorités des États membres à multiplier les échanges d’expériences et de bonnes pratiques concernant le développement et la modernisation des zones rurales sur la plateforme de revitalisation rurale de l’Union ainsi que sur le forum des localités qui ont rejoint le concept des villages de startups («start-up villages»); |
| 91. | constate avec préoccupation que les écarts croissants en matière de développement territorial causés par les «pièges de développement des talents» pourraient faire augmenter le nombre de citoyens qui s’estiment négligés et laissés de côté par les politiques de l’Union, ce qui renforcerait les sentiments eurosceptiques existants juste avant les élections européennes de 2024; |
| 92. | constate avec préoccupation que l’exclusion de l’espace Schengen, sans fondement juridique lié aux critères d’adhésion, de la Roumanie et de la Bulgarie a des conséquences déplorables sur la coopération transfrontalière, la mobilité des travailleurs, la viabilité des entreprises et le développement économique des régions transfrontalières des deux États membres et les enferme un peu plus dans le «piège du développement des talents»; demande de nouveau au Conseil de prendre des mesures afin d’éviter toute utilisation abusive du droit de veto et demande à la présidence espagnole du Conseil d’accorder la priorité à cette question et de prévoir un vote à ce sujet d’ici la fin 2023; |
| 93. | demande à cet égard à la Commission et aux États membres de multiplier les efforts afin de sensibiliser le grand public aux programmes Erasmus+, dont Erasmus pour jeunes entrepreneurs, qui facilite l’échange de connaissances, permet le développement des compétences linguistiques et entrepreneuriales, et encourage la mobilité des talents; |
| 94. | charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission. |
(1) JO L 347 du 20.12.2013, p. 320.
(2) Boc, E., «Brain Drain in the EU: Local and Regional Public Policies and Good Practices», Transylvanian Review of Administrative Sciences, n° 59, 2020, pp. 23 à 29.
(3) JO C 316 du 6.8.2021, p. 2.
(4) JO C 440 du 18.12.2020, p. 33.
(5) JO L 189 du 28.5.2021, p. 1.
(6) JO L 231 du 30.6.2021, p. 60.
(7) JO L 231 du 30.6.2021, p. 94.
(8) JO L 231 du 30.6.2021, p. 21.
(9) JO L 231 du 30.6.2021, p. 1.
(10) JO L 231 du 30.6.2021, p. 159.
(11) Commission européenne, «La cohésion en Europe à l’horizon 2050 – Huitième rapport sur la cohésion économique, sociale et territoriale, Office des publications de l’Union européenne, Luxembourg, 9 février 2022.
(12) JO L 125 du 11.5.2023, p. 1.
(13) OECD (2022), «Optimiser l’investissement public pour faire face aux inégalités régionales, aux grandes tendances et aux chocs futurs», OECD, No. 29, OECD Publishing, Paris.
(14) JO C 125 du 5.4.2023, p. 100.
(15) JO C 117 du 11.3.2022, p. 18.
(16) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2023)0228.
(17) JO C 125 du 5.4.2023, p. 114.
(18) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2023)0239.
(19) En bref – «Heure des questions: lutter contre le déclin démographique à l’aide des instruments de la politique de cohésion», Parlement européen, Direction générale des services de recherche parlementaire, Service de recherche pour les députés, 30 septembre 2022.
(20) Étude: «Train de mesures de l’UE sur la migration légale: vers une approche fondée sur les droits pour attirer des compétences et des talents dans l’UE», Parlement européen, direction générale des politiques internes, département thématique C – Droits des citoyens et affaires constitutionnelles, 1er décembre 2022.
(21) JO C 243 du 27.6.2022, p. 10.
(22) JO C 243 du 27.6.2022, p. 26.
(23) OECD, «Création d’emplois et développement économique local 2023 – Combler la fracture écologique», OECD Publishing, Paris, 2023.
(24) Document de travail —«The geography of EU discontent and the regional development trap», Commission européenne, direction générale de la politique régionale et urbaine, Luxembourg, Office des publications de l’Union européenne, 2023.
(25) JO C 188 du 30.5.2023, p. 1.
(26) JO C 293 du 18.8.2023, p. 100.
(27) OCDE, «Rethinking Regional Attractiveness in the New Global Environment», OECD Regional Development Studies, OECD Publishing, Paris, 2023.
(28) SWD(2023)0021.
(29) Eurostat, « Population projections in the EU », consulté le 27 octobre 2023.
(30) SWD(2023)0021.
(31) Eurostat, « Ageing Europe – statistics on population developments », consulté le 27 octobre 2023.
(32) «Parmi les régions concernées, une attention particulière est accordée aux zones rurales, aux zones où s’opère une transition industrielle et aux régions qui souffrent de handicaps naturels ou démographiques graves et permanents telles que les régions les plus septentrionales à très faible densité de population et les régions insulaires, transfrontalières et de montagne.»
(33) Voir les conclusions du Conseil du 14 juin 2021 sur le télétravail.
(34) Di Pietro, G. et al., « The likely impact of COVID-19 on education: Reflections based on the existing literature and recent international datasets », JRC Technical Report, Office des publications de l’Union européenne, Luxembourg, 2020.
(35) West, M., « An ed-tech tragedy? Educational technologies and school closures in the time of COVID-19 », UNESCO, Paris, 2023.
(36) Résolution du Parlement européen du 12 juillet 2023 sur la pandémie de COVID-19: leçons tirées et recommandations pour l’avenir (textes adoptés de cette date, P9_TA(2023)0282).
(37) Commission européenne, « Classement des professions les plus mobiles », Base de données des professions réglementées, consultée le 27 octobre 2023.
(38) Communication de la Commission du 3 mai 2022 intitulée « Donner la priorité aux citoyens, assurer une croissance durable et inclusive, libérer le potentiel des régions ultrapériphériques de l’Union » (COM(2022)0198).
(39) Article 3, paragraphe 1, point d).
(40) FEANTSA, Rapport: 8e regard sur le mal-logement en Europe 2023, 5 septembre 2023.
(41) JO C 125 du 5.4.2023, p. 100.
(42) Communication de la Commission du 18 avril 2023 intitulée «Remédier à la pénurie de talents dans le secteur de la cybersécurité pour renforcer la compétitivité, la croissance et la résilience de l’UE» («L’académie des compétences en matière de cybersécurité»), (COM(2023)0207 final).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/4225/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Initiative législative — 52023IE0430
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE0848
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE1864
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE1906
14/12/2023