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Initiative législative — 52023IP0441

CELEX52023IP0441
TypeInitiative législative
Datejeudi 23 novembre 2023

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/4227

24.7.2024

P9_TA(2023)0441

Révision de l’initiative européenne sur les pollinisateurs — Un nouveau pacte en faveur des pollinisateurs

Résolution du Parlement européen du 23 novembre 2023 sur l’initiative européenne sur les pollinisateurs révisée – Un nouveau pacte en faveur des pollinisateurs (2023/2720(RSP))

(C/2024/4227)

Le Parlement européen,

—

vu la communication de la Commission du 24 janvier 2023 intitulée «Révision de l’initiative européenne sur les pollinisateurs – Un nouveau pacte en faveur des pollinisateurs» (COM(2023)0035),

—

vu la communication de la Commission du 5 avril 2023 sur l’initiative citoyenne européenne (ICE) intitulée «Sauvons les abeilles et les agriculteurs! Vers une agriculture respectueuse des abeilles pour un environnement sain» (1),

—

vu la communication de la Commission du 1er juin 2018 intitulée «Initiative européenne sur les pollinisateurs» (COM(2018)0395),

—

vu sa résolution du 18 décembre 2019 sur l’initiative européenne sur les pollinisateurs (2),

—

vu le rapport d’évaluation de 2016 de la plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques sur les pollinisateurs, la pollinisation et la production alimentaire,

—

vu l’avis du Comité européen des régions du 26 janvier 2022 intitulé «Les collectivités locales et régionales accélèrent la mise en œuvre de l’initiative européenne sur les pollinisateurs»,

—

vu l’avis du Comité économique et social européen du 13 juillet 2023 sur la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions intitulée «Révision de l’initiative européenne sur les pollinisateurs – Un nouveau pacte en faveur des pollinisateurs» (3),

—

vu le rapport spécial no 15/2020 de la Cour des comptes européenne du 9 juillet 2020 intitulé «Protection des pollinisateurs sauvages dans l’Union européenne – Les initiatives de la Commission n’ont pas porté leurs fruits»,

—

vu la communication de la Commission du 20 mai 2020 intitulée «Stratégie de l’UE en faveur de la biodiversité à l’horizon 2030: Ramener la nature dans nos vies» (COM(2020)0380),

—

vu la communication de la Commission du 20 mai 2020 intitulée «Une stratégie “De la ferme à la table” pour un système alimentaire équitable, sain et respectueux de l’environnement» (COM(2020)0381),

—

vu la communication de la Commission du 14 octobre 2020 intitulée «Stratégie pour la durabilité dans le domaine des produits chimiques: vers un environnement exempt de substances toxiques» (COM(2020)0667),

—

vu sa résolution du 16 janvier 2019 sur la procédure d’autorisation des pesticides par l’Union (4),

—

vu sa résolution du 9 juin 2021 sur la stratégie de l’UE en faveur de la biodiversité à l’horizon 2030 – Ramener la nature dans nos vies (5),

—

vu sa résolution du 20 octobre 2021 sur une stratégie «De la ferme à la table» pour un système alimentaire équitable, sain et respectueux de l’environnement (6),

—

vu sa résolution du 23 octobre 2019 sur le projet de règlement de la Commission modifiant le règlement (UE) no 546/2011 en ce qui concerne l’évaluation de l’impact des produits phytopharmaceutiques sur les abeilles communes (7),

—

vu les questions au Conseil et à la Commission sur l’initiative européenne sur les pollinisateurs révisée – Un nouveau pacte en faveur des pollinisateurs (O-000050/2023 – B9-0032/2023 et O-000051/2023 – B9-0033/2023),

—

vu l’article 136, paragraphe 5, et l’article 132, paragraphe 2, de son règlement intérieur,

—

vu la proposition de résolution de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire,

A.

considérant qu’environ 80 % des espèces de fleurs cultivées ou sauvages en Europe dépendent, au moins en partie, de la pollinisation animale, et que les pollinisateurs sauvages peuvent fournir jusqu’à 50 % des services de pollinisation requis (8);

B.

considérant que, selon la liste rouge européenne, environ une espèce sur trois d’abeilles, de papillons et de syrphes est en déclin; qu’une espèce d’abeille et de papillon sur dix et une espèce de syrphe sur trois sont par ailleurs menacées d’extinction; que des pertes de population d’insectes allant jusqu’à 75 % ont été observées au niveau régional au cours des trois dernières décennies;

C.

considérant que les pollinisateurs sont principalement des espèces sauvages d’insectes, telles que les abeilles (y compris les bourdons, les abeilles mellifères et les espèces d’abeilles solitaires), les guêpes, les syrphes, les papillons, les papillons de nuit, les coléoptères et autres espèces volantes comme les chauves-souris et les oiseaux, qui transfèrent le pollen des parties mâles aux parties femelles des fleurs, ce qui permet la fécondation et la reproduction des plantes;

D.

considérant que le déclin des espèces et des populations de pollinisateurs sauvages résulte principalement de l’activité humaine, en particulier du changement climatique, de l’agriculture intensive, de l’utilisation de pesticides, de la perte et de la dégradation des habitats naturels, de la pollution de l’environnement et des espèces exotiques envahissantes ainsi que des maladies;

E.

considérant que la collecte de données objectives, fiables et comparables sur la richesse et l’abondance des diverses espèces de pollinisateurs sur le terrain est essentielle pour évaluer l’état des populations de pollinisateurs et pour déterminer si l’Union et ses États membres ont progressé dans l’inversion du déclin de ces espèces;

F.

considérant que les abeilles mellifères contribuent de manière significative à la pollinisation; que cette contribution ne remplace toutefois pas le rôle essentiel joué par un large éventail d’insectes pollinisateurs sauvages, tels que les abeilles solitaires, les papillons, les syrphides et les coléoptères, dans le processus de pollinisation; que leur contribution relative varie néanmoins selon les cultures et la localisation;

G.

considérant que des populations saines de pollinisateurs sauvages fournissent des services de pollinisation plus efficaces et plus fiables au secteur agricole; qu’une dépendance excessive à l’égard de la pollinisation par une seule espèce, telle que l’abeille mellifère, entraîne également des risques accrus liés à une plus grande vulnérabilité des espèces aux maladies et aux espèces exotiques envahissantes;

H.

considérant que le rendement et/ou la qualité des cultures dépendent à la fois de l’abondance et de la diversité des pollinisateurs; que les variations dans la présence, l’abondance et la richesse des pollinisateurs peuvent, dans certains contextes et en fonction des caractéristiques écologiques des espèces, s’expliquer davantage par la proximité et la proportion d’habitats (semi-)naturels favorables tels que les prairies et les forêts que par les bandes fleuries dans les champs (9); que, dans d’autres contextes, la richesse florale qu’offre le sous-étage des parcelles agricoles peut compenser l’isolement par rapport à l’habitat naturel (10);

I.

considérant que les instruments stratégiques destinés à assurer une pollinisation suffisante des cultures doivent tenir compte de la concurrence potentielle entre les abeilles mellifères et les pollinisateurs sauvages indigènes; que cela nécessite une meilleure évaluation du moment, du lieu et du nombre d’abeilles mellifères nécessaires pour assurer une pollinisation efficace des cultures à floraison de masse sans nuire aux pollinisateurs ou aux plantes sauvages indigènes (11);

J.

considérant que les pressions exercées sur les pollinisateurs sont principalement associées à l’agriculture; que la sylviculture commerciale non durable, responsable de l’absence de vieux arbres, de bois mort et de microhabitats associés, est également considérée comme l’une des principales menaces pesant sur les syrphes, dont 37 % sont menacés d’extinction en Europe (12);

K.

considérant que les pollinisateurs sont essentiels au maintien de la biodiversité et à la santé des écosystèmes, puisqu’ils contribuent au maintien et à la création d’habitats pour la faune sauvage, qu’ils sont indispensables à la production de semences dans les systèmes agricoles et naturels, qu’ils font partie intégrante de la production alimentaire, de la qualité de la nutrition et de la sécurité alimentaire, et qu’ils contribuent à la beauté et à l’esthétique des paysages en permettant la croissance et la floraison de diverses plantes; que leur contribution directe à l’agriculture de l’Union est estimée à environ 15 milliards d’euros (13); que la pollinisation de quatre espèces cultivées ou espèces de fleurs sauvages sur cinq dépend, au moins en partie, des insectes; que les pollinisateurs soutiennent, entre autres, de manière notable les moyens de subsistance des agriculteurs et des autres acteurs du secteur agricole;

L.

considérant qu’un nouveau rapport sur les tendances des papillons des prairies à travers l’Europe montre que le nombre de ces papillons a diminué de 36 % en seulement dix ans et que les principaux facteurs de ce déclin sont l’intensification de l’agriculture, à la fois par la conversion des prairies en champs cultivés et par l’utilisation intensive d’engrais et d’herbicides, qui réduisent le nombre de fleurs sauvages sur lesquelles les papillons se reproduisent;

M.

considérant que les pollinisateurs sont vitaux pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle et qu’ils sont essentiels pour des types d’aliments tels que les fruits, les légumes, les fruits à coque et les semences, qui sont à leur tour cruciaux si l’on veut garantir une bonne santé alimentaire et, en particulier, pour prévenir les maladies non transmissibles;

N.

considérant que le déclin des pollinisateurs sauvages et ses conséquences sur la sécurité alimentaire, la résilience de l’agriculture, la santé humaine, la qualité de vie, la qualité de l’alimentation et les services écosystémiques ont éveillé la conscience du public et suscité de vives inquiétudes dans l’ensemble de la société; que des mesures ont ainsi été prises pour remédier aux causes de ce déclin et en atténuer les conséquences, ce qui a notamment permis de faire aboutir l’initiative citoyenne européenne «Sauvez les abeilles et les agriculteurs!», qui demande une transition vers une agriculture plus respectueuse des abeilles;

O.

considérant que le guide de la Commission pour les villes respectueuses des pollinisateurs fournit des recommandations précieuses pour les environnements urbains qui soutiennent les pollinisateurs;

P.

considérant que, dans son rapport de 2019 sur l’état de l’environnement européen, l’Agence européenne pour l’environnement a indiqué que neuf des treize objectifs politiques spécifiques fixés pour 2020 dans le domaine de la protection, de la conservation et de l’amélioration de la biodiversité et de la nature européennes n’étaient pas en voie d’être atteints en 2020 (14); que les neuf objectifs se rapportaient aux espèces et aux habitats protégés par l’Union, aux espèces communes (oiseaux et papillons), ainsi qu’à l’état et aux services des écosystèmes;

Remarques générales et conséquences de la disparition des pollinisateurs

1.

se félicite de l’initiative européenne sur les pollinisateurs révisée – Un nouveau pacte en faveur des pollinisateurs, et souligne l’urgence, pour la Commission, les États membres et les acteurs régionaux et locaux, de prendre des mesures concrètes afin d’inverser le déclin des pollinisateurs dès que possible et d’ici 2030 au plus tard;

2.

salue l’initiative citoyenne européenne «Sauvons les abeilles et les agriculteurs!»; estime qu’une agriculture respectueuse de l’environnement constitue le fondement d’une production durable d’aliments sains; estime que les demandes des citoyens doivent être traduites rapidement et efficacement dans les politiques futures;

3.

convient du fait que le déclin des pollinisateurs constitue une menace pour le bien-être des personnes, la productivité agricole, la sécurité alimentaire et la nature en général; souligne que la pollinisation par des pollinisateurs sauvages et domestiques constitue un intrant agricole essentiel; souligne que la valeur annuelle du service écosystémique de pollinisation dans l’Union, estimée à 4,5 milliards d’euros, ne prend en compte que la valeur du service effectivement fourni, qui entraîne un rendement de fruits et légumes; souligne que, sans pénurie de pollinisateurs due aux pressions qu’ils subissent, cette valeur pourrait être beaucoup plus élevée (15);

4.

souligne que la pollinisation des cultures par les animaux sauvages et domestiques est un service écosystémique essentiel qui est menacé (16); relève que la valeur économique mondiale de la pollinisation par les animaux domestiques et sauvages a été estimée à 153 milliards d’euros, tandis que la perte de surplus du consommateur associée à une perte totale de la pollinisation animale a été estimée entre 190 et 310 milliards d’euros (17);

5.

souligne les bienfaits de la pollinisation pour la santé et le bien-être de l’homme et la nécessité de veiller à ce qu’elle se poursuive de manière durable; fait en outre observer que les pollinisateurs contribuent au rendement agricole à hauteur de 35 % de la production alimentaire mondiale (18), tandis que les cultures issues de la pollinisation animale contiennent la majorité de plusieurs vitamines (A, C et E) et minéraux (calcium, fluor et fer) disponibles dans les régimes alimentaires du monde entier (19); souligne par conséquent que les pollinisateurs sont essentiels pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle;

6.

constate que le déclin des pollinisateurs a de nombreux effets néfastes sur l’environnement et sur la santé humaine; précise que l’un d’entre eux est le déclin de la disponibilité de fruits et de légumes à l’échelle mondiale, ce qui pourrait entraîner une baisse de la consommation et, partant, une augmentation des maladies non transmissibles (20);

7.

reconnaît la contribution apportée par la première initiative européenne sur les pollinisateurs; invite la Commission à intégrer les résultats de l’initiative dans la future stratégie en faveur de la biodiversité, y compris d’autres services écosystémiques essentiels fournis par les insectes;

8.

salue les engagements du Comité économique et social européen et du Comité européen des régions en ce qui concerne les possibilités et les responsabilités partagées des groupes d’intérêt socioprofessionnels et des collectivités locales et régionales d’Europe pour accélérer la mise en œuvre de l’initiative sur les pollinisateurs et atteindre ses objectifs;

9.

insiste sur la nécessité de lutter contre tous les principaux facteurs de déclin des pollinisateurs;

Garantir la cohérence des politiques: agriculture et foresterie, réduction de la pollution et amélioration de la connectivité

10.

rappelle que le pacte vert pour l’Europe a été adopté en tant que nouvelle stratégie globale pour permettre à l’Union de relever les défis liés au climat et à l’environnement tout en ne laissant personne de côté; rappelle que les objectifs du pacte vert, notamment de la stratégie de l’Union en faveur de la biodiversité et de la stratégie «De la ferme à la table», ne seront atteints que lorsque l’objectif principal de l’initiative européenne sur les pollinisateurs révisée, à savoir inverser le déclin des pollinisateurs, sera effectivement atteint; invite la Commission et les États membres à mettre en œuvre ces deux stratégies de façon rapide et complète; rappelle la nécessité d’atteindre pleinement les objectifs de la stratégie de l’Union en faveur de la biodiversité à l’horizon 2030; invite instamment la Commission et les États membres à s’engager à prendre des mesures supplémentaires de grande ampleur en matière de sauvegarde de la biodiversité;

11.

insiste sur la nécessité de combler les lacunes des principales politiques sectorielles de l’Union visant à lutter contre le déclin des pollinisateurs et d’inclure des mesures de protection des pollinisateurs dans les politiques pertinentes de l’Union;

12.

souligne que des stratégies spéciales de protection des pollinisateurs menées à l’échelle nationale et/ou régionale sont des outils essentiels pour mobiliser toutes les parties concernées et gérer toutes les mesures nécessaires à l’inversion du déclin des pollinisateurs; salue les efforts des États membres qui ont adopté des stratégies spéciales à l’échelle nationale ou régionale pour protéger les pollinisateurs et invite les autres États membres à en faire autant dès que possible pour lutter de manière conjointe et coordonnée contre tous les facteurs de déclin, en tenant compte des spécificités et des conditions nationales, régionales et locales;

13.

invite la Commission à évaluer la conformité des plans stratégiques relevant de la politique agricole commune (PAC) avec les objectifs de l’initiative de l’Union sur les pollinisateurs; demande à la Commission et aux États membres d’améliorer conjointement les plans qui ne prévoient pas les mesures nécessaires; invite, par ailleurs, la Commission et les États membres à créer un chapitre spécifique dans les plans stratégiques de la PAC afin de définir des mesures concrètes visant à protéger les pollinisateurs sauvages et domestiques, compte tenu de leur importance en tant que fournisseurs d’intrants agricoles; souligne que le budget de la PAC 2023-2027 soutient les pratiques respectueuses du climat et qu’il devrait être utilisé pour atteindre les objectifs de l’Union en matière de biodiversité, y compris la protection des pollinisateurs;

14.

demande à la Commission et aux États membres de veiller à ce que les mécanismes et plateformes de gouvernance actuels et futurs soient pleinement opérationnels afin d’atteindre, dans les délais convenus, les objectifs de l’initiative sur les pollinisateurs et, plus généralement, de la stratégie en faveur de la biodiversité; invite, à cet égard, la Commission à mettre en œuvre les mesures législatives et non législatives nécessaires pour remédier aux insuffisances existantes en matière de gouvernance et de politique, et supprimer les obstacles à la réalisation des objectifs et des cibles convenus au niveau de l’Union;

15.

souligne, à cet égard, la forte interconnexion entre l’initiative de l’Union sur les pollinisateurs révisée et la proposition législative de l’Union sur la restauration de la nature pour parvenir à l’inversion de la tendance au déclin des pollinisateurs, en particulier grâce à l’alignement des mesures nationales de restauration de la nature sur les politiques pertinentes dans le cadre de l’initiative européenne sur les pollinisateurs;

16.

souligne qu’il reste nécessaire de mieux protéger les pollinisateurs contre les risques auxquels les pesticides et les biocides les exposent, et déplore le retard pris dans l’adoption de mesures visant à protéger les pollinisateurs à l’aide des procédures d’autorisation prévues par le règlement (CE) no 1107/2009 (21) et le règlement (UE) no 528/2012 (22);

17.

estime que la présence d’arbres anciens, de bois mort et de microhabitats associés est essentielle pour les pollinisateurs, leur développement, ainsi que leur capacité à se nourrir et à nidifier; se félicite, à cet égard, que le nouveau pacte en faveur des pollinisateurs prévoie un plan de conservation des paysages forestiers; considère que le plan de conservation devrait rechercher des synergies avec une foresterie plus proche de la nature;

18.

insiste sur le fait qu’il importe d’améliorer les éléments scientifiques visant à évaluer la toxicité relative de tous les pesticides, et pas seulement des insecticides, pour les abeilles et les autres pollinisateurs, afin que les objectifs de réduction des dommages puissent être mieux adaptés d’ici à 2027; souligne en outre l’importance de tenir compte des données scientifiques les plus récentes lors des modifications de la législation et de la mise en œuvre des politiques afin de stopper le déclin des pollinisateurs;

19.

demande l’interdiction, d’ici à 2027, de l’importation de produits agricoles produits à l’aide de pesticides interdits dans l’Union pour des raisons de santé publique et de protection de la biodiversité, et susceptibles de causer un tort inacceptable aux pollinisateurs;

20.

prend acte du document d’orientation révisé de l’Autorité européenne de sécurité des aliments sur l’évaluation des risques liés aux produits phytopharmaceutiques pour les abeilles (Apis mellifera, Bombus spp. et abeilles solitaires); invite la Commission et les États membres à s’y conformer rapidement; prend note de l’accord conclu lors de la réunion des 28 et 29 juin 2021 du Conseil «Agriculture et pêche» de l’Union afin d’établir un objectif spécifique de protection selon lequel la réduction maximale autorisée de la taille des colonies d’abeilles due à l’exposition aux pesticides devrait être fixée à 10 %; remarque la décision du comité permanent des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et des aliments pour animaux de mai 2022, de suivre une approche ne définissant pas de limites pour ce qui est des objectifs spécifiques de protection des bourdons et des abeilles solitaires; considère que les objectifs spécifiques de protection des pollinisateurs sauvages doivent s’aligner sur la nécessité de reconstituer les populations déjà décimées; prend acte de l’engagement pris par la Commission de mettre à jour le système actuel d’évaluation des risques liés aux pesticides pour les arthropodes non ciblés (dans le cadre duquel toutes les espèces de pollinisateurs sauvages non incluses dans le document d’orientation sur les abeilles sont évaluées) et souligne qu’une telle mise à jour est une priorité urgente;

21.

rappelle à la Commission et aux États membres que son opposition à un acte d’exécution bénéficie d’un large soutien: les conséquences des produits phytopharmaceutiques sur les abeilles mellifères (23) et sa position de longue date selon laquelle les pollinisateurs doivent être mieux protégés;

22.

s’inquiète des restrictions appliquées aux évaluations des principes actifs uniques qui sont utilisées au cours du processus d’autorisation des pesticides; invite, par conséquent, la Commission et l’Autorité européenne de sécurité des aliments à faciliter sans délai la transition vers une évaluation plus globale et plus contextualisée des risques environnementaux que présentent les pesticides pour les insectes, y compris les pollinisateurs, en s’inspirant du projet IPol-ERA; est d’avis que cette transformation systémique devrait tenir compte d’un large éventail de pollinisateurs et des effets cumulés de différents produits chimiques et que, pour ce faire, toutes les agences concernées doivent œuvrer de manière coordonnée;

23.

prend acte du projet de document d’orientation de l’Agence européenne des produits chimiques sur l’évaluation des risques pour les abeilles liés à l’utilisation de biocides; insiste sur la nécessité d’achever rapidement le document d’orientation, afin qu’il puisse être utilisé dans le cadre de la procédure d’autorisation au titre du règlement (UE) no 528/2012 à l’échelle de l’Union ou des États membres, et pour l’approbation à l’échelle de l’Union;

24.

met l’accent sur l’importante valeur ajoutée que pourrait apporter un dialogue constructif entre les gros producteurs, grossistes et détaillants d’aliments et leurs fournisseurs en matière de réduction de l’utilisation des pesticides et des risques qu’ils représentent; souligne qu’il importe que les grandes entreprises de la chaîne alimentaire concluent des contrats à long terme avec leurs producteurs, et qu’elles aident les agriculteurs à mettre correctement en œuvre les pratiques de lutte intégrée contre les ennemis des cultures, notamment en apportant l’assistance technique et financière nécessaire aux agriculteurs et aux producteurs pour qu’ils puissent adopter rapidement des pratiques agricoles agroécologiques et biologiques, tout en étant sûrs qu’ils seront justement rémunérés pour leurs efforts;

25.

reconnaît que, bien que les émissions d’azote puissent provoquer l’eutrophisation des prairies semi-naturelles et nuire aux habitats des pollinisateurs , les engrais sont essentiels pour assurer la fertilité des sols et la sécurité alimentaire; souligne la nécessité de renforcer les mesures visant à équilibrer les émissions d’azote;

26.

déplore l’absence d’efforts coordonnés pour lutter contre la pollution lumineuse, certains pays ayant adopté des politiques nationales tandis que d’autres n’en prennent aucune; encourage la mise en place de paramètres qui enregistrent les niveaux de pollution lumineuse dans l’Union et les États membres et en rendent compte, de façon à pouvoir fixer des objectifs de réduction de la pollution sur la base de niveaux de référence convenus, et suivre les progrès accomplis; soutient l’utilisation des services Copernicus pour établir un diagnostic de l’état actuel de la pollution lumineuse dans l’Union;

27.

souligne la nécessité d’intégrer la conservation de la biodiversité et des services écosystémiques dans les pratiques d’urbanisme afin de protéger les populations de pollinisateurs, de contribuer à leur diversité et de créer de nouveaux habitats bien connectés;

28.

invite les États membres à surveiller les populations de pollinisateurs dans les zones urbaines, à collecter des données relatives à la santé des pollinisateurs et à élaborer des stratégies fondées sur des données probantes aux fins de leur préservation; encourage l’échange de bonnes pratiques et expériences entre les villes afin de créer un réseau en faveur des activités de préservation des pollinisateurs des zones urbaines;

29.

souligne les avantages des toitures végétales, des jardins verticaux et des pratiques agricoles urbaines durables qui offrent des habitats aux pollinisateurs et contribuent à la résilience urbaine et à l’amélioration de la qualité de vie des citadins;

30.

souligne, à cet égard, la forte interconnexion entre l’initiative de l’Union sur les pollinisateurs révisée et le maintien et le renforcement de la protection de la nature dans le cadre des directives «Oiseaux» (24) et «Habitats» (25) de l’Union, et de la proposition législative de l’Union sur la restauration de la nature pour parvenir à l’inversion de la tendance au déclin des pollinisateurs, en particulier grâce à l’alignement des mesures nationales de restauration de la nature sur les politiques pertinentes dans le cadre de l’initiative européenne sur les pollinisateurs; réclame des mesures spécifiques pour lutter contre la perte de biodiversité en dehors des zones protégées; relève que la restauration de la nature et des écosystèmes dans les zones protégées ne compense pas la perte de biodiversité et la dégradation des écosystèmes qui se poursuivent inexorablement ailleurs;

31.

s’inquiète de la perte et de la fragmentation actuelles des habitats, ainsi que de leurs effets néfastes sur de nombreux insectes pollinisateurs; se félicite, à cet égard, de l’engagement pris par la Commission d’élaborer un projet de réseau de corridors écologiques pour les pollinisateurs, ou «Buzz Lines», conjointement avec les États membres, afin de relier les zones naturelles existantes par des couloirs écologiques et de permettre aux espèces d’aller chercher de la nourriture, des abris et des sites de nidification et de reproduction; souligne la nécessité de s’accorder sur un plan d’action prévoyant des échéances et invite les États membres à s’engager à le mettre en œuvre;

32.

insiste sur le fait que les infrastructures linéaires de l’Union devraient être conçues, gérées et adaptées de manière à réduire au minimum les conséquences néfastes, à savoir la fragmentation des habitats, et qu’elles ne doivent pas porter atteinte à l’intégrité du réseau «Buzz Line»;

33.

invite les États membres à promouvoir la diversité des espèces dans les cultures arables ainsi qu’à préserver les habitats naturels des pollinisateurs dans toute la mesure du possible;

Indicateurs de surveillance

34.

insiste sur le rôle essentiel des agriculteurs dans le maintien des habitats des pollinisateurs et dans la promotion de pratiques agricoles durables qui accordent la priorité au bien-être de ces espèces essentielles et contribuent à la préservation de la biodiversité; souligne à cet égard les pratiques agricoles déjà mises en œuvre au niveau local pour protéger les habitats des pollinisateurs; insiste, dans le même temps, sur l’importance de disposer d’un réseau indépendant de conseillers pour promouvoir la diffusion et la mise en œuvre effective de mesures favorables aux pollinisateurs;

35.

encourage la plantation de prairies et la restauration de vergers comprenant diverses espèces, qui sont des sources de pollen et de nectar;

36.

invite la Commission et les États membres à élaborer un système de surveillance harmonisé des pollinisateurs de l’Union afin d’améliorer la collecte de données sur la population des pollinisateurs; souligne que la granularité des données collectées devrait permettre de détecter les variations annuelles de la population, importantes pour la mise en place de mesures stratégique et de préservation; invite les États membres à soutenir la formation et le renforcement des capacités afin d’obtenir rapidement les ressources humaines nécessaires à la surveillance des pollinisateurs;

37.

salue, à cet égard, la proposition initiale des experts concernant un programme de surveillance de pollinisateurs de l’Union (26), en tant que base pour l’élaboration d’autres options plus avancées; invite la Commission à poursuivre ses travaux techniques, en étroite coopération avec les États membres, afin de proposer un ensemble d’options dont les coûts seront évalués pour mettre au point un système de surveillance des pollinisateurs de l’Union; considère que chaque option devrait être accompagnée d’une feuille de route relative à sa mise en œuvre, qui détaille les lacunes des États membres en matière de capacités techniques et les moyens d’y remédier rapidement;

38.

invite la Commission à vérifier que les outils de planification stratégique destinés à la gestion des sites Natura 2000, dont les cadres d’action prioritaire, comprennent des exigences concernant la protection des pollinisateurs sauvages, et à évaluer les mesures proposées par les États membres en la matière dans les cadres d’action prioritaire;

39.

estime qu’un suivi annuel de haute qualité, s’appuyant notamment sur un nombre suffisamment élevé de sites dans chaque État membre pour permettre de détecter les changements dans l’abondance et la richesse des espèces de divers groupes de pollinisateurs, évalué au moins tous les trois ans, est essentiel pour soutenir et améliorer les processus de prise de décision, garantir une plus grande efficacité des dépenses publiques et accroître la responsabilité et la compréhension quant à l’incidence des politiques et de la législation;

40.

apprécie l’engagement de la Commission, conjointement avec les États membres et l’Agence européenne pour l’environnement, d’achever la cartographie des principales zones de pollinisation de l’Union d’ici à 2025 ainsi que l’évaluation de la liste rouge européenne des principaux groupes d’insectes pollinisateurs d’ici à 2024; reconnaît les efforts déployés par la Commission pour élaborer des plans d’action par espèce et coordonner leur mise en œuvre; invite les États membres à mettre rapidement en œuvre les mesures de conservation nécessaires à tous les niveaux de gouvernance pertinents et à soutenir les experts et les parties prenantes; encourage en outre les États membres à intensifier les efforts de conservation déjà déployés dans les zones protégées et à envisager la création de nouvelles zones protégées pour les papillons, les mites et autres pollinisateurs sauvages, en particulier les espèces inscrites sur la liste rouge;

41.

salue les efforts fournis et les résultats obtenus dans le cadre d’initiatives antérieures et en cours, axées sur la surveillance des espèces, l’état des habitats, les polluants présents dans l’environnement et la sensibilisation; invite à cet égard la Commission à établir une base juridique et un cadre financier durable pour les initiatives suivantes: SPRING (favoriser le rétablissement des pollinisateurs au moyen d’indicateurs et de la surveillance), INSIGNIA (surveillance environnementale des polluants grâce aux abeilles mellifères), EMBAL (surveillance européenne de la biodiversité dans les paysages agricoles), LUCAS (enquête statistique aréolaire sur l’utilisation/l’occupation des sols), STING (sciences et technologies pour les insectes pollinisateurs) et eLTER (recherche à long terme sur les écosystèmes en Europe); demande à la Commission de faciliter l’intégration d’EMBAL et d’INSIGNIA, ainsi que du futur programme de surveillance des pollinisateurs de l’Union, dans le cadre d’eLTER; souligne que le suivi des facteurs de déclin des pollinisateurs doit toujours être effectué sur de longues périodes;

42.

demande une nouvelle fois d’ajouter un indicateur spécifique sur les pollinisateurs à la politique agricole commune, afin d’évaluer l’incidence de cette politique sur les pollinisateurs et la pollinisation, et ce, avant 2026;

Ressources, partage des connaissances et renforcement des capacités

43.

invite la Commission à explorer de nouvelles pistes de financement des mesures nécessaires pour atteindre les objectifs de l’initiative européenne sur les pollinisateurs, notamment en prévoyant un fonds pour la nature dans le nouveau cadre financier pluriannuel 2027+; souligne que l’initiative doit mobiliser des ressources financières supplémentaires suffisantes et garantir des engagements et des investissements à grande échelle et de toute urgence au niveau de l’Union et des États membres, afin de contribuer à enrayer la disparition des pollinisateurs d’ici à 2030; invite la Commission à proposer une ligne budgétaire spécifique pour soutenir la surveillance systématique de la biodiversité, des indicateurs et des rapports sur les progrès accomplis, ainsi que des tendances et des pressions existantes dans tous les États membres;

44.

invite les directions générales concernées de la Commission ainsi que l’Agence européenne pour l’environnement, l’Autorité européenne de sécurité des aliments et l’Agence européenne des produits chimiques à renforcer leur coopération afin de combler les lacunes repérées en matière de données et de politiques; estime que la Commission, les agences de l’Union et les États membres doivent améliorer la collecte, le partage, la gestion et la production de nouvelles données sur la biodiversité afin d’améliorer l’élaboration des politiques et d’assurer leur cohérence à tous les niveaux;

45.

invite la Commission à mettre en place des mécanismes de gouvernance et de suivi appropriés, notamment en attribuant des responsabilités claires aux différents services de la Commission actifs dans les domaines politiques pertinents pour les pollinisateurs sauvages;

46.

invite la Commission et les États membres à soutenir la recherche afin de mieux comprendre l’incidence des perturbateurs endocriniens sur les pollinisateurs et à mettre en œuvre des politiques fondées sur les preuves scientifiques les plus récentes de cette incidence;

47.

invite la Commission et les États membres à soutenir la recherche afin de mieux comprendre les interactions, y compris sur le plan de la concurrence, entre les colonies d’abeilles mellifères et les pollinisateurs indigènes ou sauvages;

48.

souligne l’importance de la protection des pollinisateurs, non seulement dans l’Union mais aussi dans le monde entier, et invite la Commission à promouvoir des actions allant dans ce sens;

49.

invite la Commission et les États membres à défendre activement les abeilles dans leurs activités diplomatiques et à s’en servir comme d’un instrument de politique étrangère, afin de promouvoir l’inclusion des pollinisateurs dans les politiques internationales et ainsi soutenir les activités contribuant à la résilience environnementale et sociale des pays en développement et des groupes vulnérables;

50.

reconnaît que les scientifiques amateurs, y compris les agriculteurs et les taxonomistes non-spécialistes, jouent un rôle important et qu’ils ont besoin d’être davantage soutenus pour pouvoir renforcer leur expertise et leurs bonnes pratiques et être à même de les partager dans tous les États membres; prend acte, dans le même temps, des conclusions d’une étude commandée par la Commission (27) et publiée en décembre 2022, qui montre que l’expertise tend à être particulièrement faible dans les pays présentant la biodiversité la plus riche; et que les taxonomistes sont majoritairement des hommes d’un certain âge; rappelle que la faible expertise taxonomique sur le traitement des données et le manque d’outils taxonomiques constituent autant d’obstacles à la mise en place efficace de programmes de science citoyenne; invite la Commission et les États membres à combler ces lacunes; salue le travail fructueux accompli par les ambassadeurs des pollinisateurs en matière de sensibilisation et de motivation des citoyens et des entreprises;

51.

invite instamment la Commission et les États membres à mettre en place des programmes de subventions d’un faible montant destinées aux experts, aux représentants de la société civile et aux particuliers afin de soutenir les actions locales et régionales en faveur des pollinisateurs et de permettre la création d’une plateforme européenne pour les pollinisateurs sauvages visant à coordonner leurs efforts et à faciliter le partage des connaissances sur le long terme;

52.

met en évidence les bienfaits que pourrait entraîner la création de réseaux locaux et de plateformes de partage des connaissances à partir desquels les agriculteurs pourraient échanger leurs bonnes pratiques et contribuer à la préservation de ces espèces à la valeur inestimable que sont les pollinisateurs, tout en garantissant la résilience de nos systèmes agricoles et la sécurité alimentaire;

53.

invite la Commission à inclure tous les groupes essentiels d’insectes pollinisateurs dans la plateforme taxonomique mise au point dans le cadre des projets Orbit et Taxo-fly, ainsi qu’à garantir et à améliorer sa fonctionnalité en développant des outils pour les taxonomistes et les citoyens scientifiques;

54.

demande à la Commission et aux États membres d’assurer la coordination et l’accessibilité de tous les moyens nécessaires pour maintenir et améliorer les systèmes européens de surveillance des papillons dans l’ensemble de l’Union, notamment en réalisant davantage de transects de papillons, en surveillant les espèces rares et menacées, en utilisant la technologie de déclaration en temps réel et en fournissant une aide financière à long terme à leurs coordinateurs désignés; invite la Commission et les États membres à créer et à alimenter une base de données publique de l’Union qui sera nécessaire pour le futur programme de surveillance des pollinisateurs de l’Union;

55.

invite la Commission et les États membres à soutenir les programmes éducatifs destinés aux apiculteurs et aux étudiants en agronomie afin de renforcer les capacités de gestion et de promotion de la biodiversité et de la pollinisation en tant que service écosystémique; souligne que des systèmes d’incitation sont nécessaires pour soutenir les mesures qui profitent aux populations de pollinisateurs et que les agriculteurs et autres utilisateurs des terres devraient bénéficier d’un soutien financier;

56.

souligne l’importance d’établir un dialogue ouvert, constructif et sincère entre les institutions de l’Union et les représentants d’autorités compétentes à tous les niveaux de gouvernance, les experts, les apiculteurs et les citoyens, car il peut ouvrir la voie à de nouveaux partenariats, actions et engagements, ainsi qu’à une plus grande mobilisation, comme à l’occasion de la Semaine européenne des pollinisateurs de 2021: un nouveau pacte en faveur des pollinisateurs; estime que le partage de connaissances, la sensibilisation, le renforcement des capacités et la mobilisation de toutes les parties prenantes concernées, des scientifiques amateurs et des jeunes dans la protection des pollinisateurs sont indispensables à la réussite de la mise en œuvre de cette initiative;

°

° °

57.

charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission, ainsi qu’aux gouvernements et aux parlements des États membres.

(1) JO C 148 du 28.4.2023, p. 1.

(2) JO C 255 du 29.6.2021, p. 29.

(3) JO C 349 du 29.9.2023, p. 173.

(4) JO C 411 du 27.11.2020, p. 48.

(5) JO C 67 du 8.2.2022, p. 25.

(6) JO C 184 du 5.5.2022, p. 2.

(7) JO C 202 du 28.5.2021, p. 49.

(8) Garibaldi et al., «Wild Pollinators Enhance Fruit Set of Crops Regardless of Honey Bee Abundance» (Les pollinisateurs sauvages améliorent la nouaison des cultures, quelle que soit l’abondance des abeilles mellifères) Science, Vol. 339, Numéro 6127, 29 mars 2013, pages 1608 à 1611.

(9) Bartholomée, O. et al., «Pollinator presence in orchards depends on landscape-scale habitats more than in-field flower resources» (La présence des pollinisateurs dans les vergers dépend davantage des habitats à l’échelle du paysage que des ressources florales dans les champs), Agriculture, Ecosystems & Environment, Vol. 293, 2020.

(10) Saunders, M. et Luck, G., «Interaction effects between local flower richness and distance to natural woodland on pest and benefits insects in apple verards» (Effets de l’interaction entre la richesse florale locale et la distance par rapport aux forêts naturelles sur les organismes nuisibles et les insectes utiles dans les vergers de pommiers), Agricultural and Forest Entomology, vol. 20, n° 2, 2017, p. 279.

(11) Geldmann, J. et González-Varo, J., «Conserving honeybees does not help wildlife: High densities of managed honeybees can harm populations of wild pollinators» (La conservation des abeilles mellifères n’est pas bénéfique pour la faune sauvage: les fortes densités d’abeilles mellifères domestiques peuvent nuire aux populations de pollinisateurs sauvages). Sciencemag, Vol. 359, No 6374, 2018, p. 392.

(12) Commission pour la sauvegarde des espèces de l’Union internationale pour la conservation de la nature – Groupe de spécialistes des syrphes/Groupe de spécialistes de la planification de la conservation, «European Hoverflies: Moving from Assessment to Conservation Planning». Groupe de spécialistes de la planification de la conservation, Apple Valley, MN, États-Unis, 2022.

(13) Rapport spécial de la Cour des comptes européenne 15/2020 intitulé «Protection des pollinisateurs sauvages dans l’Union européenne – Les initiatives de la Commission n’ont pas porté leurs fruits» (2020).

(14) Agence européenne pour l’environnement, «L’environnement en Europe – État et perspectives 2020», Office des publications de l’Union européenne, Luxembourg, 2019.

(15) Eurostat, « Accounting for ecosystems and their services in the European Union – édition 2021 », Office des publications de l’Union européenne, Luxembourg, 2021.

(16) Potts, S. et al., «Global pollinator declines: trends, impacts and drivers», Trends in Ecology & Evolution, Vol. 25, 2010, pp. 345-353.

(17) Gallai, N. et al., «Economic valuation of the vulnerability of world agriculture confronted with pollinator decline», (Évaluation économique de la vulnérabilité de l’agriculture mondiale confrontée au déclin des pollinisateurs), Ecological Economics, Vol 68, 2009, pp. 810-821.

(18) Klein, A.M. et al., «Importance of pollinators in changing landscapes for world crops», Proceedings of the Royal Society, Vol. 274, No 1608, 2007, pp. 303-313.

(19) Eilers, E. et al., «Contribution of Pollinator-Mediated Crops to Nutrients in the Human Food Supply», PLOS ONE, Vol. 6, No 6, 2011.

(20) Smith, M. et al., «Effects of decreases of animal pollinators on human nutrition and global health: a modelling analysis», The Lancet, Vol. 386, No 10007, 2015, pp. 1964–1972.

(21) Règlement (CE) no 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/CEE et 91/414/CEE du Conseil (JO L 309 du 24.11.2009, p. 1).

(22) Règlement (UE) no 528/2012 du Parlement européen et du Conseil du 22 mai 2012 concernant la mise à disposition sur le marché et l’utilisation des produits biocides (JO L 167 du 27.6.2012, p. 1).

(23) Résolution du Parlement européen du 23 octobre 2019 sur le projet de règlement de la Commission modifiant le règlement (UE) no 546/2011 en ce qui concerne l’évaluation de l’impact des produits phytopharmaceutiques sur les abeilles communes, textes adoptés de cette date (JO C 202 du 28.5.2021, p. 49).

(24) Directive 2009/147/CE du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages (JO L 20 du 26.1.2010, p. 7).

(25) Directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages (JO L 206 du 22.7.1992, p. 7).

(26) Potts, S. et al., « Proposal for an EU Pollinator Monitoring Scheme », Centre commun de recherche, Office des publications de l’Union européenne, Luxembourg, 2020.

(27) Commission européenne, direction générale de l’environnement, «European Red List of insect taxonomists», Office des publications de l’Union européenne, 2022.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/4227/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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