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Initiative législative — 52023IP0486

CELEX52023IP0486
TypeInitiative législative
Datemercredi 13 décembre 2023

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/4187

2.8.2024

P9_TA(2023)0468

Relations UE-États-Unis

Recommandation du Parlement européen du 13 décembre 2023 au Conseil, à la Commission et au vice-président de la Commission/haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité concernant les relations UE-États-Unis (2023/2126(INI))

(C/2024/4187)

Le Parlement européen,

—

vu la communication conjointe de la Commission et du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité du 2 décembre 2020 intitulée «Un nouveau programme UE-États-Unis pour un changement planétaire» (JOIN(2020)0022),

—

vu les conclusions du Conseil du 7 décembre 2020 sur les relations entre l’Union européenne et les États-Unis,

—

vu la déclaration commune du 10 mars 2023 d’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, et de Joe Biden, président des États-Unis,

—

vu la déclaration commune du dialogue transatlantique des législateurs du 17 juin 2023,

—

vu le sommet de l’OTAN qui s’est tenu à Vilnius les 11 et 12 juillet 2023,

—

vu le rapport d’évaluation final de la task-force UE-OTAN du 29 juin 2023 sur la résilience des infrastructures critiques,

—

vu la déclaration commune du Conseil du commerce et des technologies UE-États-Unis publiée le 31 mai 2023,

—

vu la recommandation de décision du Conseil autorisant l’ouverture de négociations en vue d’un accord avec les États-Unis d’Amérique sur le renforcement des chaînes internationales d’approvisionnement en minerais critiques, présentée par la Commission le 14 juin 2023 (COM(2023)0327),

—

vu la déclaration commune du 9e Conseil de l’énergie UE-États-Unis publiée le 7 février 2022 et la déclaration commune du 10e Conseil de l’énergie UE-États-Unis publiée le 4 avril 2023,

—

vu la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre visant à garantir un approvisionnement sûr et durable en matières premières critiques et modifiant les règlements (UE) no 168/2013, (UE) 2018/858, (UE) 2018/1724 et (UE) 2019/1020 (COM(2023)0160),

—

vu la déclaration commune de la Commission européenne et des États-Unis du 25 mars 2022 sur la sécurité énergétique européenne,

—

vu la cinquième réunion de haut niveau du dialogue UE-États-Unis sur la Chine et la quatrième réunion des consultations à haut niveau UE-États-Unis sur la région indo-pacifique du 22 juin 2023,

—

vu la troisième déclaration commune UE-OTAN signée le 10 janvier 2023,

—

vu l’accord administratif conclu entre l’Agence européenne de défense et le ministère de la défense des États-Unis d’Amérique, signé le 26 avril 2023,

—

vu la décision (PESC) 2021/750 du Conseil du 6 mai 2021 relative à la participation des États-Unis d'Amérique au projet CSP relatif à la mobilité militaire (1),

—

vu la communication conjointe sur une stratégie spatiale de l’UE pour la sécurité et la défense adoptée le 10 mars 2023,

—

vu le concept stratégique adopté lors du sommet de l’OTAN à Madrid le 29 juin 2022,

—

vu la boussole stratégique de l’Union en matière de sécurité et de défense, adoptée en mars 2022,

—

vu la communication conjointe de la Commission et du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité du 20 juin 2023 sur la stratégie européenne de sécurité économique (JOIN(2023)0020),

—

vu ses résolutions précédentes sur les relations transatlantiques, notamment sa résolution du 26 mars 2009 sur l’état des relations transatlantiques après les élections qui ont eu lieu aux États-Unis (2), sa résolution du 13 juin 2013 sur le rôle de l’Union européenne dans la promotion d’un partenariat transatlantique élargi (3), sa résolution du 12 septembre 2018 sur l’état des relations entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique (4) et sa résolution du 6 octobre 2021 sur l’avenir des relations UE-États-Unis (5),

—

vu sa résolution du 18 janvier 2023 sur la mise en œuvre de la politique étrangère et de sécurité commune – rapport annuel 2022 (6),

—

vu sa résolution du 18 janvier 2023 sur la mise en œuvre de la politique de sécurité et de défense commune – rapport annuel 2022 (7),

—

vu l’article 118 de son règlement intérieur,

—

vu le rapport de la commission des affaires étrangères (A9-0372/2023),

A.

considérant que les États-Unis sont le principal allié de l’Union européenne; que le partenariat transatlantique repose sur des liens politiques, culturels, économiques et historiques forts et des valeurs partagées telles que la liberté, la démocratie, la promotion de la paix et de la stabilité, les droits de l'homme et l'état de droit, ainsi que sur des buts communs comme la prospérité, des économies ouvertes et intégrées, le progrès social et l'intégration sociale, le développement durable et la résolution pacifique des conflits; qu’une coopération transatlantique forte et dynamique fondée sur les principes d’un partenariat en matière d’initiative et de responsabilité est nécessaire dans le contexte géopolitique mouvant et imprévisible actuel pour faire face aux multiples crises qui font rage, dont la guerre, la reprise économique fragile à la suite de la pandémie de COVID-19, le changement climatique, les défis migratoires, la protection des infrastructures critiques et la raréfaction des matières premières, qui a un impact négatif général sur les chaînes d’approvisionnement mondiales, ainsi que pour défendre la démocratie contre la montée de l’autoritarisme dans le monde;

B.

considérant que l’ordre multilatéral fondé sur des règles est en train de prendre une nouvelle forme et que certaines des anciennes alliances commencent à refaire surface, ce qui appelle à une plus grande diplomatie publique de part et d’autre de l’Atlantique;

C.

considérant que le partenariat transatlantique et l’étroite coopération dans le domaine des affaires étrangères et de la sécurité jouent un rôle déterminant pour affirmer et renforcer les principes du droit international, de l’ordre international fondé sur des règles et de la coopération multilatérale face aux menaces et aux crises multiples auxquelles nous sommes confrontés de part et d’autre de l’Atlantique, notamment la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine et la menace pluridimensionnelle de plus en plus marquée que constitue la position plus affirmée de la Chine, ainsi que pour relever les défis mondiaux partagés tels que la stabilité et la croissance de l’économie, la lutte contre le changement climatique, la promotion de la transformation numérique, la santé mondiale et la lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée et le trafic de stupéfiants;

D.

considérant que le Conseil du commerce et des technologies UE-États-Unis (CCT) est devenu le meilleur moyen de faire progresser le dialogue transatlantique et constitue une bonne plateforme de haut niveau pour coordonner les approches des grands enjeux commerciaux, économiques et technologiques mondiaux, mais aussi la lutte contre la désinformation et le soutien à l’Ukraine;

E.

considérant que les États-Unis, qui soutiennent l’Ukraine de part et d’autre de l’échiquier politique, devraient continuer de faire preuve d’une véritable solidarité à l'égard de l’Ukraine tout en continuant à œuvrer étroitement avec l’Union européenne dans le cadre de notre collaboration destinée à protéger la paix, la sécurité et la démocratie sur le continent européen ainsi que les principes du droit international, de l’ordre international fondé sur des règles et de la charte des Nations unies; que nous formulons l’espoir que le soutien marqué des États-Unis à l’Ukraine se poursuivra malgré le fossé politique interne que connaissent les États-Unis;

F.

considérant que la poursuite de la coopération transatlantique dans des domaines d’intérêt commun ne doit pas empêcher l’Union de renforcer sa souveraineté stratégique et, le cas échéant, son autonomie stratégique dans ses relations politiques, de défense, économiques et commerciales;

G.

considérant que, dans les mois à venir, il sera encore plus crucial de se mobiliser ensemble contre la guerre d’agression brutale menée par la Russie contre l’Ukraine et d'aider l’Ukraine à gagner cette guerre, et que cette mobilisation se doit de demeurer un engagement transatlantique commun, indépendamment des évolutions politiques à venir; que l’Union européenne et les États-Unis continueront, avec l’OTAN et nos partenaires partageant les mêmes valeurs à travers le monde, d’apporter une aide à l’Ukraine et de répondre aux besoins de l’Ukraine en matière d’aide humanitaire et de soutien militaire ainsi qu’en vue de sa reconstruction et de sa reprise économique et sociale, mais aussi de tenir la Russie responsable de ses crimes de guerre et d’agression; que tout devrait être fait pour utiliser l’instrument visant à renforcer l’industrie européenne de la défense au moyen d’acquisitions conjointes (DIRPA), l’action de soutien à la production de munitions et la facilité européenne pour la paix afin de garantir le maintien d’un approvisionnement en soutien à l’Ukraine;

H.

considérant que la sécurité dans le voisinage oriental et dans les Balkans occidentaux est considérablement menacée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie et par les possibles répercussions de cette agression;

I.

considérant que le sommet UE-États-Unis qui s’est tenu à Washington DC le 20 octobre 2023 a rappelé le partenariat entre les États-Unis et l’Union européenne; que les deux parties devraient continuer de s’engager à ce que nos relations débouchent sur des résultats concrets;

J.

considérant que le dialogue transatlantique entre l’Union européenne et les États-Unis et la diplomatie parlementaire sont indispensables pour faire face aux menaces multiformes actuelles et aux défis mondiaux les plus urgents tels que le changement climatique, la menace que constituent les régimes autoritaires et totalitaires à l’échelon mondial, notamment en Europe et en Asie, la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, la situation préoccupante au Proche-Orient, la lutte contre les réseaux criminels mondiaux, la nécessité de faire de l’égalité entre les hommes et les femmes et de la fin de la discrimination une réalité et la garantie d’une modernisation durable; que le dialogue transatlantique entre l’Union européenne et les États-Unis devrait continuer d’établir des relations bipartites afin de consolider davantage les relations transatlantiques, de s’attaquer à l’écart croissant entre les zones urbaines et les zones rurales et de poursuivre la transformation numérique et écologique comme instrument de modernisation durable;

K.

considérant qu’il pourrait s’avérer utile de procéder à des consultations régulières entre le Parlement européen et le Congrès américain quant à la manière de soutenir les travaux du Conseil du commerce et des technologies UE-États-Unis, notamment en ce qui concerne la convergence stratégique dans le secteur du numérique et la manière de favoriser une action commune en matière d’innovation, de réglementation et de normes communes numériques;

L.

considérant que la consolidation de la dimension parlementaire entre le Congrès américain, le Parlement européen et les parlements nationaux, notamment en ce qui concerne les affaires étrangères, le commerce et la technologie et les réglementations, portant par exemple sur l’intelligence artificielle (IA) et les innovations, serait extrêmement bénéfique pour les très nombreuses questions d’intérêt commun sur lesquelles nous coopérons et permettrait de sensibiliser davantage le public et de renforcer la légitimité démocratique, le contrôle et notre capacité à faire aboutir nos efforts communs;

M.

considérant que l’une des principales sections de la boussole stratégique, adoptée en mars 2022, est consacrée au rôle des partenariats et que ce document appelle au renforcement des partenariats bilatéraux sur mesure, en particulier avec les États-Unis et l’OTAN;

N.

considérant que la cinquième réunion de haut niveau du dialogue UE-États-Unis sur la Chine et la quatrième réunion des consultations à haut niveau UE-États-Unis sur la région indo-pacifique se sont tenues le 22 juin 2023; que les dialogues UE-États-Unis demeurent importants pour renforcer la coopération dans la lutte contre la montée de l’autoritarisme à travers le monde et la coercition économique, pour maintenir la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan et pour aborder les graves violations des droits de l’homme en Chine;

O.

considérant que l’OTAN demeure le fondement de la défense collective de ses membres et le garant de la sécurité transatlantique;

P.

considérant que l’Union européenne et les États-Unis ont mené leur premier exercice naval conjoint les 23 et 24 mars 2023;

Q.

considérant que l’Amérique latine est une région qui partage avec l’Union européenne et les États-Unis nombre de valeurs et d’intérêts, des liens historiques, culturels et humains ainsi que des liens économiques importants;

R.

considérant que la coopération entre l’Union européenne et les États-Unis reste également essentielle en Afrique non seulement pour la sécurité, la lutte contre le terrorisme et la lutte contre la criminalité organisée, mais aussi pour l’innovation, les investissements, les infrastructures, l’énergie, la santé et la sécurité alimentaire;

S.

considérant que l’initiative américaine de dissuasion pour l’Europe aide à améliorer l’état de préparation militaire des alliés européens et à dissuader l’agression russe;

T.

considérant que les États-Unis ont investi plus de 35 milliards d’USD depuis 2015 par l’intermédiaire de l’initiative de dissuasion pour l’Europe pour soutenir le déploiement de troupes américaines en Europe et contribuer au développement des capacités et à la préparation militaire en Europe;

U.

considérant que la présence économique et militaire de la Chine a augmenté en Méditerranée et dans les pays africains;

V.

considérant que la menace que représente le terrorisme, à l’intérieur des frontières comme à l’étranger, est principalement associée à des groupes tels que l’EIIL et ses groupes affiliés, mais aussi le Hezbollah et le Hamas, qui bénéficient du soutien de l’Iran et de la Russie;

W.

considérant que les nouvelles technologies telles que l’IA, les capacités spatiales et l’informatique quantique, qui ouvrent de nouvelles portes à l’humanité, soulèvent aussi de nouveaux défis en matière de politique de défense et de politique étrangère qui exigent une stratégie clairement définie ainsi qu’un consensus entre les États membres et les États-Unis;

1.

recommande au Conseil, à la Commission et au vice-président de la Commission/haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité:

a)

d’œuvrer en faveur d’un partenariat encore plus fort et mutuellement bénéfique en matière d’initiative et de responsabilité entre l’Union européenne et les États-Unis en vue de défendre le multilatéralisme et de s’attaquer aux défis mondiaux et aux réalités géopolitiques nouvelles et dangereuses qui affectent nos valeurs partagées, nos intérêts communs, notre sécurité et notre prospérité et qui façonnent nos sociétés, nos communautés et nos institutions;

b)

de souligner avec force que, dans le cadre de la détérioration de la situation sécuritaire mondiale, l’unité transatlantique est plus indispensable que jamais pour réagir aux défis auxquels nous sommes confrontés en raison des crises multiples, qui vont de la guerre d’agression illégale menée par la Russie contre l’Ukraine et de la situation de plus en plus tendue et parfois violente au Proche-Orient à la position de plus en plus affirmée de la Chine, qui conteste de plus en plus les valeurs européennes partout dans le monde;

c)

d’encourager par conséquent des liens plus étroits avec les États-Unis, d’intensifier la coopération au sein de mécanismes existants tels que le Conseil du commerce et des technologies UE-États-Unis et d’encourager la Chambre des représentants à créer une délégation permanente du Congrès pour le dialogue transatlantique des législateurs, conformément à la déclaration commune de 1999 relative à la création de ce dialogue entre le Congrès américain et le Parlement européen, ce qui renforcerait nos capacités de dialogue politique et de coopération;

d)

d’œuvrer à l’amélioration de la diplomatie parlementaire transatlantique par le renforcement du rôle du dialogue transatlantique des législateurs en mettant en place des échanges plus fréquents et plus réguliers entre les commissions des affaires étrangères du Congrès américain et du Parlement européen;

e)

de réitérer notre amitié transatlantique commune avec l’Ukraine et Israël sur la base de notre condamnation commune totale de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, de notre condamnation commune des attaques terroristes abjectes du Hamas contre Israël, de nos efforts communs pour libérer tous les otages pris par le Hamas et de notre soutien commun au droit d’Israël à se défendre conformément au droit humanitaire et au droit international, et de faire part de notre plus profonde tristesse et de notre totale solidarité avec les victimes innocentes des deux camps;

f)

d’œuvrer à la création d’un programme transatlantique qui privilégie une coopération multilatérale en faveur d’un monde plus équitable et plus sain, la lutte contre le changement climatique, la promotion de la résolution pacifique des conflits, le contrôle des armements, le désarmement, la lutte contre le racisme et la réforme de la gouvernance économique, en plaçant la lutte contre les inégalités et la transformation écologique au cœur de son action et en s’attachant à une transformation durable et écologique de l’économie;

g)

de réaffirmer la pertinence de la relation transatlantique stratégique et de son ancrage dans nos valeurs partagées en vue de reconstruire et de redynamiser l’ordre international multilatéral fondé sur des règles, centré sur le système des Nations unies et le droit international, de consolider la démocratie et les valeurs démocratiques à l’échelon mondial et de promouvoir les droits de l’homme ainsi que de définir les règles de l’avenir numérique et technologique articulé autour de valeurs communes, du développement économique durable ainsi que d’une croissance économique et d’emplois inclusifs à l’échelle mondiale;

h)

d’intensifier la coopération avec des partenaires partageant les mêmes valeurs et d’autres partenaires mondiaux en vue de réformer et de renforcer la gouvernance multilatérale inclusive, et notamment les Nations unies, son Conseil de sécurité et son Conseil des droits de l’homme et ses agences, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Organisation mondiale du commerce, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe et l’OTAN;

i)

de renforcer le partenariat transatlantique en vue de soutenir la démocratie, les libertés fondamentales, les droits de l’homme, l’égalité entre les femmes et les hommes, l’état de droit, l’ordre international fondé sur des règles et le multilatéralisme, notamment face à la montée de l’autoritarisme à travers le monde; de mettre en œuvre l’engagement récent qu’il a pris d’augmenter le financement qu’il accorde au programme Erasmus+ et de doubler le soutien de l’Union européenne au programme Fulbright-Schuman ainsi que d’encourager les échanges entre étudiants et chercheurs américains et européens;

j)

d’étudier la possibilité d’ouvrir des négociations dans des domaines sectoriels, y compris économiques ou commerciaux, compte tenu de l’absence de négociations sur un accord global nécessaire en matière de commerce, d’énergie, d’investissement et de marchés publics entre l’Union européenne et les États-Unis;

k)

de déplorer que les négociations relatives à un accord d’association Mercosur-UE, qui viendrait compléter utilement un accord commercial entre les États-Unis et l’Union européenne, n’aient pas encore abouti à un résultat satisfaisant; d’œuvrer à la conclusion rapide de cet accord;

l)

de démontrer avec nos partenaires américains, au moyen d’actions concrètes, que la démocratie tient ses promesses à l’égard des individus et des sociétés à travers le monde et est à même de résister à la pression et à l’influence autocratiques et à d’autres menaces émergentes graves pour la viabilité de nos systèmes; d’œuvrer au renforcement des structures démocratiques qui ont permis de préserver la prospérité et la stabilité pendant des décennies de part et d’autre de l’Atlantique ainsi qu’à travers le monde; de définir des solutions efficaces à des problèmes mondiaux qui ont une incidence sur nos systèmes politiques, sociaux et économiques;

m)

de renforcer la responsabilité et la résilience de nos systèmes démocratiques, notamment dans la perspective des élections qui auront lieu l’an prochain des deux côtés de l’Atlantique, en particulier à la lumière des tentatives récentes d’ingérence dans les processus électoraux, et de consolider le dialogue et la coopération transatlantiques sur les politiques de soutien à la démocratie, aux droits de l’homme et à l’état de droit et aux politiques de lutte contre la corruption, la désinformation et l’ingérence étrangère de régimes autoritaires, y compris l’ingérence électorale, la désinformation et la coercition économique et politique, ainsi que notre capacité à défendre nos valeurs dans le monde;

n)

de condamner ensemble toutes les formes de racisme, de haine et de violence ainsi que toute discrimination fondée sur le genre, le sexe, la race, la classe sociale, la caste, la religion, un handicap, l’apparence physique ou l’âge et de prendre des mesures décisives pour lutter contre le racisme systémique et les inégalités profondes;

o)

d’œuvrer au renforcement de l’égalité entre les femmes et les hommes et des droits des femmes tout en insistant sur la nécessité de redoubler d’efforts, notamment en matière d’égalité de représentation à tous les niveaux de la vie politique, sociétale et économique, ainsi qu’en matière d’égalité salariale, de participation au marché du travail et de santé et de droits génésiques et sexuels, notamment;

p)

de favoriser l’autonomie stratégique de l’Union européenne, non seulement pour poursuivre et préserver les intérêts légitimes propres de l’Union, mais aussi pour renforcer le dialogue transatlantique sur les intérêts partagés et augmenter l’influence commune de l’Union européenne et des États-Unis en vue de modeler les futures relations internationales avec des partenaires partageant les mêmes valeurs, y compris des partenaires mondiaux;

q)

de prendre connaissance des conclusions du sommet UE-États-Unis du 20 octobre 2023 sur le renforcement de la position de l’Union européenne dans le monde en stimulant les investissements dans les nouvelles technologies propres et en renforçant sa production industrielle;

r)

d’encourager la tenue d’un sommet annuel entre l’Union européenne et les États-Unis en vue de mieux coordonner leur action face aux nombreuses crises qui éclatent dans le monde et de coordonner les réactions transatlantiques;

s)

d’augmenter les capacités de production, les capacités d'équipement et les capacités militaires et de recherche connexes et de renforcer les capacités globales en vue de renforcer le partenariat UE-États-Unis et d’améliorer le partage des charges dans le domaine de la défense, notamment au sein de l’OTAN, tout en reconnaissant que les États-Unis restent le partenaire le plus important de l’Union européenne pour la sécurité et la défense du continent européen;

t)

de reconnaître la contribution importante des États-Unis, à l’heure actuelle et par le passé, à la sécurité européenne; de faire en sorte que les États membres de l’Union européenne respectent leurs engagements en matière de dépenses de défense et augmentent notablement les investissements nationaux dans la défense en vue d’une répartition plus équitable des charges avec les États-Unis;

u)

de s’appuyer sur la troisième déclaration conjointe UE-OTAN et de poursuivre la mise en œuvre de la coopération UE-OTAN dans des domaines tels que la résilience et la protection des infrastructures critiques, les technologies émergentes et de rupture, l’espace, les conséquences du changement climatique sur la sécurité, la lutte contre la piraterie maritime, ainsi que la manipulation de l’information et l’ingérence étrangères;

v)

de renforcer de manière significative la consultation, la coopération et la planification des mesures d’urgence en vue d’une réaction conjointe aux évolutions géopolitiques et aux escalades de la situation, comme la guerre d’agression actuellement menée par la Russie contre l’Ukraine, en particulier en travaillant ensemble au renforcement du flanc oriental de l’OTAN, afin d’assurer la sécurité et la stabilité des régions de la mer Noire et de la mer Baltique, de préparer la reconstruction de l’Ukraine et d’éviter toute perturbation importante de la libre circulation mondiale des marchandises; de fonder cette coopération sur l’unité et la solidarité entre les États membres de l’Union européenne, sur le respect de leurs arrangements visant la sécurité et sur l’adhésion aux principes relatifs à l’architecture de sécurité européenne actuelle et au droit international, y compris la souveraineté et l’intégrité territoriale des pays voisins;

w)

de maximiser la valeur ajoutée des relations transatlantiques dans le domaine de la sécurité et de la défense en exploitant les possibilités de coopération que présente le dialogue entre l’Union européenne et les États-Unis en matière de sécurité et de défense en vue d’améliorer la situation de la région du partenariat oriental en matière de sécurité, où la stabilité est essentielle pour la sécurité de l’ensemble du continent européen;

x)

de placer le contrôle des armements et le désarmement parmi les priorités d'action transatlantiques et internationales au sein des enceintes internationales telles que les Nations unies, notamment sa commission de consolidation de la paix, en vue de renforcer la coordination et de prévenir les conflits à l’échelon mondial; de faire pression, avec ses partenaires transatlantiques, pour que des négociations internationales soient menées en vue de la conclusion d’accords de maîtrise des armements, en particulier en ce qui concerne le désarmement et la non-prolifération nucléaires, y compris les nouvelles technologies militaires telles que l’intelligence artificielle, le déploiement d’armes dans l’espace, les biotechnologies et les armes hypersoniques;

y)

d’assurer la complémentarité entre la boussole stratégique de l’Union européenne et des documents similaires des États-Unis en la matière, tels que la stratégie de sécurité nationale, ainsi qu’avec le concept stratégique de l’OTAN; d’approfondir les partenariats dans les domaines de coopération envisagés par le concept stratégique de l’OTAN, la boussole stratégique de l’Union européenne et des documents similaires des États-Unis, en particulier dans les domaines de la mobilité militaire, de la cybersécurité, de la recherche en matière de défense, des infrastructures à double usage, de la résilience et des exercices conjoints inclusifs;

z)

d’assurer une meilleure interopérabilité entre l’Union européenne, ses États membres, les États-Unis et l’OTAN en vue de parvenir à des objectifs communs en matière de sécurité et de défense; de continuer d’encourager les États membres de l’Union européenne qui sont également membres de l’OTAN à respecter les exigences de l’OTAN en matière de dépenses en vue de contribuer à une alliance plus efficace et de garantir un partage plus équitable des charges;

aa)

d’évaluer les perspectives de poursuite de la coopération en matière de défense entre l’Union européenne, ses États membres et les États-Unis en mettant en pratique l’arrangement administratif entre l’Agence européenne de défense et le ministère de la défense des États-Unis, et la contribution des États-Unis au projet de mobilité militaire de la coopération structurée permanente compte tenu de son importance dans la situation géopolitique actuelle; de reconnaître que la défense civique est en pleine croissance dans l’Union européenne comme aux États-Unis et, par conséquent, de s’efforcer de coopérer dans ce secteur émergent en vue d’en tirer des profits mutuels; d’intensifier leur coopération dans le domaine de la sécurité maritime et de multiplier les exercices navals conjoints en vue d’améliorer l’interopérabilité et l’intégration de leurs systèmes;

ab)

de poursuivre la coordination actuelle du soutien militaire fourni à l’Ukraine dans le cadre du groupe de contact pour la défense de l’Ukraine, lequel soutien devrait répondre aux besoins militaires de l’Ukraine, en vue de contribuer à dissuader la Russie et à mettre fin à la guerre d’agression qu’elle mène contre l’Ukraine et de rétablir le contrôle intégral de l’Ukraine sur la totalité de son territoire internationalement reconnu dans les délais les plus brefs, notamment par le partage de renseignements, l’assistance militaire, l’aide humanitaire et le soutien politique et par le renforcement de la partie la plus exposée du flanc oriental de l’OTAN; de prier les États membres de collaborer avec leurs partenaires transatlantiques en vue de fournir un soutien militaire adéquat et des garanties de sécurité à l’Ukraine, de produire et de livrer des munitions aux forces armées ukrainiennes et d'assurer la fourniture des ressources et des infrastructures nécessaires à l’Ukraine pour l’entretien de son matériel militaire;

ac)

de collaborer pour que les ressources fournies au gouvernement ukrainien soient utilisées le plus efficacement possible pour défendre le territoire ukrainien et de mettre en place de nouveaux mécanismes chargés de contrôler toutes ces dépenses;

ad)

de faire progresser ensemble les grands dossiers de politique étrangère, notamment ceux qui concernent nos relations respectives avec la Chine, le voisinage oriental et le voisinage méridional de l’Europe, l’Afrique, l’Amérique latine et les Caraïbes, ainsi que la région indo-pacifique; de mettre en place une coopération plus étroite et plus ambitieuse dans le cadre du dialogue entre l’Union européenne et les États-Unis en matière de sécurité et de défense et dans le cadre des consultations à haut niveau entre l’Union européenne et les États-Unis sur la région indo-pacifique; de faire progresser la coopération stratégique dans des régions où des résultats communs ont été obtenus par le passé, telles que les Balkans occidentaux, le Sahel et l’Arctique, ainsi que de promouvoir la paix et la stabilité, la diplomatie préventive et une meilleure visibilité en vue d’écarter toute influence malveillante;

ae)

de poursuivre la pleine coordination entre l’Union européenne et les États-Unis en ce qui concerne les sanctions internationales efficaces prises à l’encontre de la Russie, de la Biélorussie et de tous les acteurs qui facilitent et qui soutiennent, directement ou de manière dissimulée, l’agression de la Russie, et ce dans le but de priver la Russie de toute possibilité de poursuivre la guerre et de mener d’autres agressions contre ses voisins et de renforcer notablement les mesures qui empêchent le contournement des sanctions et qui ferment toutes les portes dérobées, en particulier dans le secteur de l’énergie; de proposer diverses incitations aux partenaires à travers le monde et d’accroître la coopération avec ces derniers en vue de mettre en place l’opposition la plus forte possible contre la guerre d’agression engagée par la Russie et de pérenniser la coopération mondiale actuelle en matière de sanctions contre la Russie et ses rares alliés;

af)

de coordonner les listes de sanctions au titre de la loi américaine Magnitsky et du régime mondial de sanctions de l'UE en matière de droits de l'homme et de coopérer pour encourager d’autres pays partageant les mêmes valeurs à adopter des régimes de sanctions semblables face aux violations des droits de l’homme et à la corruption;

ag)

de mobiliser ensemble un soutien international en faveur du plan de paix présenté par l’Ukraine tout en prônant la création d’un tribunal international spécial chargé de poursuivre le crime d’agression perpétré contre l’Ukraine par les dirigeants politiques et militaires de la Fédération de Russie et de ses alliés;

ah)

de poursuivre la coordination globale des actions entre l’Union européenne et les États-Unis en vue d'examiner, avec les autres partenaires du G7, la manière dont toute recette exceptionnelle détenue par des entités privées et provenant directement d'avoirs russes immobilisés pourrait être affectée au soutien de l'Ukraine, de son rétablissement et de sa reconstruction, dans le respect du droit applicable;

ai)

de poursuivre la coopération essentielle entre l’Union européenne et les États-Unis, quels que soient les résultats électoraux de part et d’autre de l’Atlantique, afin de soutenir le processus de réforme en Ukraine en vue de son intégration européenne ainsi que les engagements pris à propos de son adhésion à l’OTAN, et de définir un plan de reconstruction à long terme parallèlement à la facilité pour l’Ukraine de l’Union européenne et au titre de mécanismes assurant la résilience, la responsabilité et la transparence totale en vue de réduire le plus possible les conséquences négatives de la guerre d’agression menée par la Russie et de garantir le rétablissement rapide de l’Ukraine après la guerre; de veiller à ce que la coopération porte également sur le déminage et l’élimination des munitions non explosées, conditions préalables à la reconstruction de l’Ukraine, y compris à sa production agricole, qui est vitale pour l’économie du pays et pour la sécurité alimentaire mondiale;

aj)

de renforcer la coopération bilatérale entre l’Union européenne et les États-Unis dans le cadre des enceintes et organisations régionales et internationales telles que le G7 et le G20, ainsi qu’au niveau de l’Assemblée générale des Nations unies, en vue d’isoler la Russie, de relever les défis posés par la Chine et, de manière générale, de favoriser la coopération avec les pays partageant les mêmes valeurs qui s’intéressent réellement à la promotion du multilatéralisme et à la défense de l’ordre international fondé sur des règles;

ak)

de promouvoir la création d’un conseil politique transatlantique, sous la direction des responsables de la politique étrangère des États-Unis et de l’Union européenne, destiné à servir d’enceinte de dialogue institutionnel régulier et efficace en matière de politique étrangère et de sécurité entre l’Union européenne et les États-Unis;

al)

de parvenir à la convergence des positions transatlantiques à l’égard de la Chine et de s’appuyer sur la réduction des risques et la diminution de la dépendance stratégique conformément aux priorités de l’autonomie stratégique de l’Union européenne ainsi que de constituer des chaînes d’approvisionnement résilientes tout en recherchant, si possible, des moyens d’engager le dialogue avec la Chine sur certains problèmes mondiaux;

am)

d’étudier les moyens de créer des synergies et des possibilités de coopération entre l’Union européenne et les États-Unis, d’une part, et la Chine, d’autre part, dans des cadres multilatéraux et sur des enjeux communs et mondiaux tels que le changement climatique, les risques liés à la santé et la préparation aux pandémies, l'aide humanitaire, le respect des droits de l’homme, dont la liberté religieuse, la manipulation de l’information et l’ingérence étrangères, le cyberespace, le contrôle des armements, le désarmement nucléaire, la non-prolifération, la prévention des risques dus aux technologies de rupture émergentes, la liberté de navigation et la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (pêche INN);

an)

de collaborer avec des partenaires régionaux et avec les États-Unis pour garantir la liberté de navigation dans le détroit de Taïwan et dans les mers de Chine méridionale et de Chine orientale, qui sont d’une importance capitale pour les flux commerciaux régionaux et mondiaux; de redoubler d’efforts pour maintenir la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan et de s’opposer à toute action unilatérale, en particulier si elle est fondée sur des menaces ou sur le recours à la force, qui mettrait en danger la paix et la stabilité de part et d’autre du détroit;

ao)

de renforcer la coopération et la coordination avec les États-Unis, le G7 et les autres alliés démocratiques partageant les mêmes valeurs en vue de proposer une alternative à l’initiative «une ceinture, une route» et de garantir l’accès aux matières premières critiques;

ap)

de collaborer avec des partenaires partageant les mêmes valeurs comme les États-Unis en vue d’appuyer les mesures permettant à Taïwan de prendre part de manière effective aux réunions, aux mécanismes et aux activités des institutions internationales pertinentes telles que l’OMS, l’Organisation de l’aviation civile internationale ou la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques;

aq)

de coordonner son action avec les États-Unis et les autres partenaires partageant les mêmes valeurs sur les questions pour lesquelles l'action de la Chine est contraire aux intérêts euro-atlantiques en matière de sécurité, en accordant la priorité aux problèmes concernant les domaines du cyber, des menaces hybrides, des technologies émergentes et de rupture, de l’espace, du contrôle des armements et de la non-prolifération;

ar)

de répondre à la préoccupation selon laquelle, au cours des dernières années, la Chine a considérablement intensifié le développement de ses capacités conventionnelles et nucléaires en créant des milliers d’ogives de précision liées à des systèmes sophistiqués de commande et de contrôle et se soit montrée réticente à engager des discussions sur sa participation éventuelle aux instruments multilatéraux de contrôle des armements;

as)

de constater que les acquisitions par la Chine de propriété intellectuelle et d’avancées technologiques réalisées par des centres de recherche de premier plan sont souvent utilisées pour faire progresser ses objectifs militaires et que l’Union européenne devrait donc s’attacher à élaborer une stratégie à long terme pour contrer la stratégie de fusion militaro-civile de la Chine en Europe;

at)

de procéder à un audit interne des pratiques des États membres en matière de passation des marchés publics en vue de s’assurer que les produits intégrés à leurs réseaux nationaux et à leurs instances de défense sont exempts de technologies provenant d’entreprises chinoises étant donné les liens étroits entre le parti communiste chinois et l’industrie en Chine, notamment les entreprises du secteur de la sécurité;

au)

d’encourager un partenariat et une coopération plus étroits en matière économique et de sécurité avec les États-Unis et d’autres partenaires partageant les mêmes valeurs dans la région indo-pacifique, notamment le Japon, la République de Corée, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et Taïwan, en vue de contribuer à la stabilité et à la prospérité régionales et de trouver des solutions aux problèmes qui touchent nos valeurs communes, nos intérêts communs, notre sécurité commune et notre prospérité commune, en particulier toute tentative unilatérale visant à modifier le statu quo entre la République populaire de Chine et Taïwan; de reconnaître que les provocations militaires constantes de la Chine ne menacent pas seulement Taïwan, mais aussi l’ensemble de la région indo-pacifique et, en fin de compte, l’ordre mondial tel qu’il existe;

av)

de poursuivre le partenariat stratégique et la coopération entre l’Union et les États-Unis dans les Balkans occidentaux en vue de garantir la paix et la stabilité dans la région en soutenant les pays sur la voie de l’intégration européenne et de l’adhésion à l’OTAN et de les aider à s’attaquer aux problèmes qui existent dans la région, comme que la réforme électorale et constitutionnelle en Bosnie-Herzégovine et le dialogue entre Belgrade et Pristina mené grâce à la médiation de l’Union européenne; de multiplier les efforts pour renforcer le cadre sécuritaire de cette région car cela permettrait de consolider la stabilité de cette zone et de faciliter l’intégration euro-atlantique des pays des Balkans occidentaux; de veiller à ce que l’Union européenne et l’OTAN soutiennent davantage les pays des Balkans occidentaux en vue de lutter contre l’ingérence étrangère malveillante et les menaces hybrides en provenance de pays tiers;

aw)

de veiller à améliorer l’approche commune de la région, en particulier de la Bosnie-Herzégovine, du Kosovo et de la Serbie;

ax)

de s’opposer au renforcement des politiques sécessionnistes et de la violence politique contre les journalistes et les agents des services répressifs du Kosovo, dont les enlèvements et les assassinats; de se féliciter vivement de la coopération actuelle et de renforcer notre coopération avec les États-Unis et les partenaires partageant les mêmes valeurs au Conseil de sécurité des Nations unies en vue de garantir la prolongation du mandat d’EUFOR ALTHEA pour maintenir la stabilité en Bosnie-Herzégovine;

ay)

de poursuivre la coopération entre l’Union européenne et les États-Unis pour soutenir les réformes démocratiques en Ukraine, en Moldavie et en Géorgie en vue de leur adhésion à l’Union européenne et de rapprocher l’Ukraine et la Géorgie de leur objectif d’adhésion à l’OTAN, élément indispensable aux réformes prodémocratiques et à la sécurité, à la stabilité et à la prospérité de leurs sociétés; d’associer ces éléments à des mécanismes efficaces visant à mettre fin à l’occupation de leurs territoires par la Fédération de Russie; de soutenir les aspirations démocratiques du peuple biélorusse;

az)

de collaborer avec nos partenaires mondiaux en vue de renforcer notre capacité et notre efficacité à agir au sein d’un partenariat véritable et transparent ainsi que notre engagement envers les valeurs démocratiques, les droits de l’homme, l’égalité entre les femmes et les hommes et un ordre international fondé sur des règles et d’œuvrer à un développement et à une connectivité effectifs en matière numérique, écologique et économique; d’encourager la coopération avec les États-Unis en vue de s’assurer de la bonne coordination de la stratégie «Global Gateway» de l’Union avec le partenariat pour les infrastructures et les investissements mondiaux du G7;

ba)

de nouer ensemble le dialogue avec les autres partenaires mondiaux et de chercher de nouveaux moyens de relancer la coopération dans le domaine des affaires étrangères ainsi qu’en matière de sécurité et de défense, de commerce, d’infrastructures, d’investissements et dans d’autres domaines encore, avec les pays émergents tels que le Kazakhstan ou l’Arménie, et de leur proposer une porte de sortie à l’Organisation du traité de sécurité collective et de l’Union économique eurasiatique;

bb)

de mettre en place une coopération commune entre l’Union européenne et les États-Unis, d’une part, et les pays de l’Association des Nations d’Asie du Sud-Est, de l’autre, dans tous les aspects déjà convenus;

bc)

de reconnaître que les liens de plus en plus étroits qu’entretient la République populaire démocratique de Corée avec la Russie et avec d’autres acteurs, tels que l’Iran ou la Chine, la prolifération de technologies de missiles à courte et moyenne portée qu’elle encourage, le trafic de savoir-faire nucléaire qu’elle réalise avec des États voyous qui partagent les mêmes valeurs et le fait que son programme d’armement nucléaire serve souvent à extorquer des concessions économiques et politiques auprès de la communauté internationale nécessitent une action renouvelée du partenariat entre l’Union européenne et les États-Unis en vue d’empêcher l’extension du comportement hostile de la République populaire démocratique de Corée;

bd)

de souligner qu’il est urgent d’approfondir la coopération entre l’Union européenne et les États-Unis au Proche-Orient tout en soutenant les engagements bilatéraux positifs à l’égard de nos politiques respectives en faveur du processus de paix au Proche-Orient et d'une solution à deux États, mais aussi de renforcer la coordination de notre action en vue d’encourager des évolutions positives ainsi que la paix et la stabilité dans l’ensemble de la région, y compris les accords d’Abraham; de saluer l'action des États-Unis en vue de stabiliser les relations bilatérales et multilatérales dans la région;

be)

de continuer à soutenir les initiatives de renforcement des capacités de l’OTAN, qui jouent un rôle important dans la stabilisation de la situation au Proche-Orient;

bf)

de continuer à condamner l’Iran pour son influence malveillante et hostile au Proche-Orient ainsi que pour son soutien aux récentes attaques terroristes abjectes du Hamas contre Israël; de coopérer avec les États-Unis et l’Agence internationale de l'énergie atomique pour que l’Iran respecte ses obligations nucléaires internationales, mais aussi pour prendre ensemble les mesures qui s’imposent si tel n’est plus le cas; d’envisager d’aligner davantage les sanctions à l’encontre de l’Iran du fait que le pays, ainsi que ses alliés, dont le Hezbollah, viole ses obligations nucléaires internationales ainsi que les droits de l’homme; de soutenir l’action des États-Unis et d’autres alliés pour lutter contre l’hostilité de l’Iran et d’inscrire le Corps des gardiens de la révolution islamique sur la liste des organisations terroristes;

bg)

de coordonner étroitement leur action face à l’instabilité et à la complexité de la situation que connaît le Sahel, notamment à la suite des nombreux coups d’État dont plusieurs pays de la région ont été victimes ces dernières années;

bh)

de renforcer ensemble l’aide économique, politique et opérationnelle avec les organisations régionales d’Afrique telles que l’Union africaine, G5 Sahel et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO);

bi)

de renforcer la coopération transatlantique en matière d’appréciation de la situation, de réponses diplomatiques, de diplomatie préventive, de règlement des conflits, de renforcement des capacités et de renforcement de la cyberrésilience dans le cadre du dialogue UE-États-Unis sur le cyberespace;

bj)

de développer la stratégie arctique de l’Union européenne sur toutes les questions d’intérêt commun et de définir une stratégie globale commune pour cette région, notamment en matière de durabilité et de recherche scientifique, ce qui garantirait la stabilité politique et la paix régionale; de mieux faire connaître ensemble la situation dans le Grand Nord et en Arctique et de définir une nouvelle stratégie axée sur des plans de dissuasion et de défense, prévoyant la liberté de navigation et des mesures permettant de réagir aux agressions perpétrées par des acteurs étatiques;

bk)

de soutenir le droit international, dont celui qui figure dans la convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), ainsi que le règlement pacifique des conflits conformément au droit international, notamment dans le cadre des mécanismes de règlement des différends prévus par la CNUDM;

bl)

de renforcer leur coopération pour lutter de manière coordonnée contre la pêche INN;

bm)

de définir une politique commune face à la situation humanitaire qui se dégrade rapidement en Afghanistan, de persuader le gouvernement taliban de facto de mettre un terme à la ségrégation fondée sur le sexe contre les femmes et les filles afghanes et d’entamer un dialogue avec le peuple afghan;

bn)

de poursuivre la mise en œuvre d’un dialogue et d’une coopération transatlantiques plus étroits sur les sources d’énergie renouvelables à l’avenir conformément au programme environnemental de l’Union européenne, étant donné qu’il importe à l’Union européenne et aux États-Unis d’être à la pointe de l’innovation, en vue de réaliser des synergies dans les investissements, de mettre en place des régimes de subventions susceptibles de favoriser une bonne coopération en matière d’énergie renouvelable transatlantique et de créer un espace de production et de technologies visant à définir des normes technologiques communes et fondé sur celles-ci;

bo)

de collaborer avec les États-Unis et les partenaires du monde entier en vue de réduire au minimum les risques découlant de la prolifération de technologies sensibles tout en préservant l’ouverture à la coopération internationale; de renforcer la coordination du contrôle des exportations de technologies critiques à destination de régimes autoritaires qui présentent une menace sécuritaire pour le partenariat transatlantique;

bp)

d’encourager la coopération entre l’Union européenne et les États-Unis en vue de réglementer la mise en œuvre de la 5G pour qu’elle soit conforme à des normes de sécurité strictes à même de sécuriser des réseaux d’information nationaux et internationaux capables de chiffrer les communications;

bq)

d’approfondir la coopération destinée à définir des normes démocratiques d’utilisation des technologies , notamment l’IA, en vue de défendre nos valeurs partagées, de renforcer notre sécurité et de promouvoir des normes numériques au service de la démocratie dans nos pays et dans le monde entier;

br)

de consolider les mécanismes de coordination et d’approfondir les synergies en vue de sécuriser l’approvisionnement commun en matières premières critiques et de rééquilibrer les chaînes d’approvisionnement de ces matières et de réduire ainsi les dépendances stratégiques à l’égard des fournisseurs non démocratiques; de veiller à la conclusion rapide de l’accord entre l’Union européenne et les États-Unis sur les minéraux critiques en vue de limiter les conséquences négatives, pour les fabricants européens, de la loi américaine sur la réduction de l’inflation;

bs)

d’approfondir l'action commune transatlantique visant à sécuriser les infrastructures transatlantiques essentielles et à renforcer, avec des partenaires de confiance partageant les mêmes valeurs, la sécurité et la résilience des infrastructures de connectivité des technologies de l’information et de la communication dans le monde entier, en particulier en ce qui concerne les câbles de télécommunications et la nécessité d’assurer leur protection totale contre les acteurs malveillants qui entendent perturber le trafic transatlantique de l’internet et des données;

bt)

de faire en sorte que l’Union européenne et les États-Unis, en collaboration avec d’autres partenaires concernés, mettent au point des options solides pour le transfert transatlantique des données et des solutions de remplacement sûres permettant de maintenir ou de rétablir rapidement le flux de données, même en cas de tentatives de perturbation, compte tenu de l’importance d’assurer la protection totale des données à caractère personnel;

bu)

d’envisager de créer des délégations communes entre le Parlement européen et le Congrès américain pour assister aux réunions ministérielles du CCT et de mener des consultations parallèles entre ces délégations communes et les participants auxdites réunions en vue afin de permettre au Parlement européen et au Congrès américain de contribuer aux réflexions sur les objectifs du CCT, les défis qu’il doit surmonter et les moyens de soutenir la mise en œuvre de son programme;

bv)

d’approfondir la coopération et la recherche avec les États-Unis et d’encourager la structure de dialogue entre l’Union européenne et les États-Unis dans le domaine spatial en complément de la stratégie spatiale de l’Union européenne pour la sécurité et la défense; de renforcer la coopération fondée sur les programmes actuels de l’Union européenne tels que Galileo ou Copernicus; de souligner que la coopération entre l’Union européenne et les États-Unis dans le domaine spatial pourrait contribuer à promouvoir les normes de sécurité et les bonnes pratiques en matière spatiale au sein de la communauté internationale; d’associer le Centre satellitaire de l'Union européenne à l’analyse de l’état actuel de la sécurité et/ou de la vulnérabilité des satellites de l’Union européenne et des États membres et de définir les domaines dans lesquels il serait possible de coopérer avec les États-Unis en la matière;

bw)

d’encourager la coopération entre l’Union européenne, les États-Unis et les autres pays d’Amérique et d’Afrique en vue de lutter contre les problèmes et les menaces tels que le terrorisme, les menaces pour la sécurité, le trafic d’êtres humains, d’armes et de drogues, la criminalité organisée et la piraterie; de conjuguer notre action de lutte contre le terrorisme et la radicalisation en y consacrant des moyens suffisants, en améliorant le partage de renseignements, en améliorant l’appréciation de la situation dans des domaines clés tels que les lieux de refuge émergents et l’utilisation de technologies émergentes et de rupture par les terroristes, les tactiques hybrides, les activités communes de formation et d’enseignement, les cours communs de lutte contre le terrorisme, les programmes d’échanges d’officiers et les manœuvres tactiques, ainsi qu’en veillant à ce que les affaires de terrorisme soient jugées par des magistrats et des avocats convenablement formés;

bx)

de renforcer la coordination commune et le partage d’informations sur les menaces hybrides, notamment en ce qui concerne les cyberattaques et les campagnes de désinformation, et d’être conscient des obligations particulières que cela suppose pour les architectures de défense ainsi que de la nécessité d’une base industrielle de haute technologie, que l’Union européenne et les États-Unis sont bien placés pour mettre en œuvre;

by)

d’encourager davantage de progrès en ce qui concerne l’ensemble commun de propositions, en particulier l’interaction actuelle entre la cellule de fusion de l’Union contre les menaces hybrides et la branche d’analyse des menaces hybrides de l’OTAN, le partage d’analyses et d’appréciations des situations, la coopération tactique et opérationnelle entre l’opération Sea Guardian et l’opération IRINI et la coopération en cours entre l’équipe d’intervention en cas d’urgence informatique de l’Union européenne et le centre de cybersécurité de l’OTAN;

bz)

de poursuivre et d’intensifier l’excellente coopération en matière de lutte contre la manipulation de l’information et l’ingérence étrangères et d’affermir notre volonté de lutte et notre résilience communes contre l’utilisation malveillante des progrès technologiques pour nuire à nos intérêts communs; de veiller à ce que la coopération entre l’Union européenne et les États-Unis dans la lutte contre la désinformation et l’ingérence étrangère tienne compte du fait que certaines organisations qui sont spécialisées dans les questions sociales telles que les droits des femmes en matière de sexualité et de procréation et qui pratiquent le lobbying au sein de l’Union reçoivent des fonds de pays extérieurs à l’Union, notamment de groupes d’extrême droite établis aux États-Unis, et cherchent à influencer les valeurs européennes fondamentales;

ca)

d'échanger des informations et de s’attaquer ensemble à la prolifération de l’influence et des activités hybrides russes et chinoises, notamment la manipulation de l’information, les cyberattaques, l’ingérence dans les affaires intérieures et la coercition économique et politique, en particulier dans le contexte de la guerre d’agression illégale menée par la Russie contre l’Ukraine et de ses répercussions sur les Balkans occidentaux, le Caucase du Sud, l’Afrique et l’Amérique latine; de contrer les menées de la Russie et les autres actions perturbatrices de régimes autoritaires pour déstabiliser la démocratie dans le monde et le fonctionnement des économies de marché;

cb)

de coordonner étroitement et d’harmoniser l'action de convergence démocratique et mondiale en matière de technologies de pointe, en particulier l’IA et l’apprentissage machine, ainsi que les nanotechnologies et les biotechnologies; de coordonner étroitement l'action de l’Union européenne et des États-Unis au sein du G7, de l’Organisation de coopération et de développement économiques, du Conseil de l’Europe, du partenariat mondial pour l’intelligence artificielle et d’autres forums multilatéraux visant à établir des cadres de gouvernance pour l’IA fondés sur nos valeurs communes et notre engagement mutuel à les respecter; de renforcer la coopération entre l’Union européenne et les États-Unis en vue du développement de capacités d’informatique quantique;

cc)

de poursuivre et d’approfondir les discussions bilatérales en matière technologique en vue de prendre l’initiative de définir des normes internationales pour les technologies émergentes, dont notamment l’IA, la cybersécurité et les technologies émergentes; de poursuivre la coopération transatlantique en vue de rationaliser les pratiques de passation des marchés publics et l’interopérabilité des technologies et de faire avancer la mise en place d’un partenariat transatlantique de commerce et d’investissement;

cd)

de s’efforcer de parvenir à un accord entre l’Union européenne et les États-Unis sur une méthode commune de calcul de l’empreinte carbone, qui viserait la neutralité carbone d’ici 2050, permettrait de mettre en place un marché transatlantique de biens à faible intensité de carbone, d’encourager la collaboration transatlantique en matière d’innovation climatique, de renforcer la capacité de l’Union européenne et des États-Unis à prendre la tête du marché mondial des biens à faible intensité de carbone et de promouvoir des normes internationales à cet effet;

ce)

de veiller à ce que les États-Unis restent un partenaire important pour la sécurité énergétique de l’Union européenne, comme ils l’ont notamment été depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie;

cf)

de saluer la coopération transatlantique en matière d’énergie grâce à de nouveaux instruments tels que le groupe de travail sur la sécurité énergétique européenne mis en place en 2022 et à d’autres enceintes de dialogue structuré telles que le Conseil de l’énergie UE/États-Unis;

2.

charge sa Présidente de transmettre la présente recommandation au Conseil, à la Commission et au vice-président de la Commission/haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ainsi qu’aux commissions des affaires étrangères du Congrès américain.

(1) JO L 160 du 7.5.2021, p. 112.

(2) JO C 117 E du 6.5.2010, p. 198.

(3) JO C 65 du 19.2.2016, p. 120.

(4) JO C 433 du 23.12.2019, p. 89.

(5) JO C 132 du 24.3.2022, p. 70.

(6) JO C 214 du 16.6.2023, p. 26.

(7) JO C 214 du 16.6.2023, p. 54.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/4187/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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