| CELEX | 52023IR1876 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mercredi 29 novembre 2023 |
| Journal officiel | FR Séries C |
| C/2024/1043 | 9.2.2024 |
Avis du Comité européen des régions — La politique commune de la pêche sur le terrain: vers des collectivités côtières durables et résilientes dans l’UE
(C/2024/1043)
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RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CdR),
| 1. | accueille favorablement, bien qu’elle intervienne avec du retard, la publication d’une évaluation de la mise en œuvre de la politique commune de la pêche (PCP), telle que prévue au titre du règlement (UE) no 1380/2013 du Parlement européen et du Conseil (1), et se félicite que cette évaluation ait été réalisée dans le cadre d’un train de mesures visant à «améliorer la durabilité et la résilience du secteur de la pêche et de l’aquaculture de l’UE»; |
| 2. | défend le maintien d’un équilibre entre les trois piliers de la durabilité de la PCP (environnemental, économique et social) afin de garantir la viabilité à long terme de l’activité de pêche; rappelle qu’un environnement marin sain constitue la base de la prospérité des stocks halieutiques et de la rentabilité du secteur de la pêche et de l’aquaculture; réaffirme que si la politique commune de la pêche doit s’inscrire en cohérence avec la politique environnementale, les objectifs environnementaux ne sauraient toutefois prévaloir sur ses objectifs propres; |
| 3. | juge essentiel que cet exercice d’évaluation donne lieu à une véritable réforme de la PCP, qui passerait par une procédure législative ordinaire garantissant une plus grande transparence, une réelle analyse d’impact et une participation adéquate de toutes les parties prenantes; |
| 4. | plaide pour que la prochaine Commission dispose d’un portefeuille spécifiquement consacré au domaine maritime et halieutique, qui ne soit pas relié à celui de l’environnement comme c’est le cas actuellement, et ce afin de veiller à l’équilibre requis entre les différentes politiques de l’Union. Le développement durable étant une politique transversale, il ne devrait pas être rattaché de manière organique à un unique domaine d’action; |
La pêche et l’aquaculture, des secteurs d’avenir
| 5. | demande que les objectifs généraux et spécifiques de la PCP soient définis de manière plus claire et pratique afin qu’ils s’adaptent aux caractéristiques de chaque région de l’Union et soient pleinement mis en œuvre, et estime que l’élaboration d’un «pacte pour la pêche et les océans» ainsi que la reconnaissance des pêcheurs et des aquaculteurs en tant que gardiens des mers peuvent contribuer en ce sens; il ne faut pas négliger le rôle stratégique que jouent les pêcheurs et les aquaculteurs au sein de la chaîne de valeur alimentaire et pour ce qui est de garantir la sécurité alimentaire en fournissant aux consommateurs des aliments sains et de haute qualité; |
| 6. | rappelle que la détérioration de l’état des écosystèmes marins menace la pêche et les communautés dont les moyens de subsistance en dépendent; répète que le manque de surveillance et de contrôle dans les actuelles zones marines protégées de l’Union est alarmant et a déjà fait l’objet de critiques dans un rapport de la Cour des comptes en 2020; attire l’attention sur les effets que de nombreuses autres activités, outre la pêche, produisent sur ces zones; |
| 7. | prie instamment la Commission d’intensifier la mise en œuvre de l’approche écosystémique en matière de gestion des pêches, notamment en appliquant une approche de plus en plus multispécifique, afin de minimiser l’incidence négative des activités de pêche et d’autres facteurs, comme le changement climatique, sur les écosystèmes marins, les stocks halieutiques et la société, et de garantir la résilience des océans face au changement climatique; réaffirme que des pêches pleinement documentées et des données de qualité sont la clé d’une meilleure gestion halieutique; |
| 8. | estime qu’il est indispensable de procéder au renouvellement technologique des structures de production, en particulier des navires de pêche, en utilisant à cette fin les marges existantes au regard de la capacité de pêche de l’Union européenne; juge par ailleurs nécessaire de vérifier l’éligibilité des nouveaux navires de pêche côtière respectueux du climat (d’une longueur inférieure à 24 mètres et d’une puissance motrice inférieure à 221 kW) sans encourager le développement de capacités de pêche supplémentaires, de sorte que les aides versées soient conformes aux dispositions arrêtées dans le cadre de la PCP de l’Union, à l’accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les subventions à la pêche ainsi qu’aux objectifs de développement durable des Nations unies; réclame une redéfinition de la capacité de pêche, dont le calcul exclurait le tonnage lié à la sécurité et à la santé à bord; |
| 9. | souligne l’importance que revêt la dimension sociale de la PCP et recommande de garantir le renouvellement générationnel des personnes employées dans ce secteur en améliorant leurs conditions de travail, en favorisant leur formation professionnelle, en leur accordant une meilleure reconnaissance professionnelle et sociale de manière générale et, plus spécifiquement, en incitant les femmes à s’engager dans cette activité; |
| 10. | préconise l’harmonisation des qualifications formelles propres au domaine de la pêche et de l’aquaculture afin d’encourager une plus grande mobilité des professionnels au sein de l’Union; |
| 11. | met en avant le rôle des collectivités vivant de la pêche pour ce qui est de retenir la population dans les zones périphériques et de préserver le patrimoine culturel halieutique, qu’il soit matériel ou immatériel, et insiste sur la nécessité de favoriser leur dynamisme en tant qu’élément structurant du territoire; |
| 12. | réaffirme son engagement d’atteindre les objectifs de rendement maximal durable (RMD) sans compromettre la viabilité économique et sociale des collectivités côtières. Seuls quelques bassins maritimes, comme l’Atlantique du Nord-Est, ont accompli des progrès dans leur réalisation, malgré leur caractère devenu obligatoire en 2020; |
| 13. | est convaincu qu’il faut rendre le système de gestion de l’écosystème marin fondé sur les totaux admissibles de captures (TAC) plus efficace; invite la Commission et le Conseil à envisager d’instaurer des plafonds pluriannuels qui se limiteraient au strict nécessaire; |
| 14. | signale que le changement climatique fait évoluer le comportement et la répartition de nombreuses espèces, ce pourquoi il convient désormais de réaligner l’allocation des quotas sur les possibilités de pêche; invite la Commission à procéder à une évaluation complète du concept de stabilité relative; |
| 15. | souligne la nécessité d’amender l’obligation de débarquement en se fondant sur un enregistrement des captures plus précis et sur l’ajustement des possibilités de pêche en fonction des caractéristiques de chaque zone, des engins de pêche utilisés et de la dépendance à l’égard de l’activité; |
| 16. | plaide pour que la PCP repose sur une meilleure recherche scientifique, assortie d’un vaste système de collecte de données auquel le secteur doit pouvoir contribuer de manière simple et directe; les meilleures connaissances scientifiques disponibles doivent inclure les sciences sociales afin d’éclairer la prise de décision, de manière à produire des données probantes solides et systématiques concernant les aspects économiques et sociaux; |
| 17. | demande à la Commission de renforcer le dialogue entre les représentants de l’industrie, les travailleurs, les représentants de la pêche récréative et les ONG actives dans le domaine de l’environnement, lequel devrait se dérouler de façon structurée et équilibrée, en s’appuyant sur les institutions existantes, telles que les conseils consultatifs (CC), et être organisé selon une composition équitable et une représentation adéquate de toutes les parties prenantes concernées; |
| 18. | met en avant le rôle décisif que joue la petite pêche côtière pour préserver la démographie des zones côtières et dynamiser leur économie, en particulier dans les régions ultrapériphériques; réclame dès lors une définition appropriée de cette pêche, à l’instar de celle utilisée par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA), qui tienne également compte des spécificités de la pêche à pied; |
| 19. | recommande d’apporter un soutien politique et financier à la petite pêche côtière, en adoptant des mesures telles que le remplacement du système de TAC par un autre, fondé sur l’effort de pêche, et le renouvellement de la flotte, indispensable pour améliorer la sécurité et l’habitabilité à bord et encourager les femmes à s’engager dans cette activité; |
| 20. | tient à mettre en évidence la collaboration positive qu’entretiennent, dans la gestion de l’activité maritime et halieutique, les collectivités régionales et les organisations de grande tradition telles que les associations ou «confréries» de pêcheurs, et appelle dès lors à ce que ces dernières soient reconnues au même titre que les organisations de producteurs; |
| 21. | se dit favorable à une gouvernance mondiale des océans et à une reconnaissance adéquate de la dimension extérieure de la PCP comme solution pour réaliser des progrès en matière de durabilité des océans et lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, et plaide pour qu’il n’existe aucune zone qui ne soit pas couverte par une organisation régionale de pêche (ORP); |
| 22. | met l’accent sur le rôle important qu’ont joué les accords de partenariat dans le domaine de la pêche durable et demande à ce qu’ils soient maintenus en tant que formule de soutien aux États partenaires, afin que ceux-ci améliorent les politiques en faveur d’une pêche durable et les appliquent à toutes les flottes présentes dans leurs zones de pêche; |
| 23. | fait valoir la nécessité de mettre en place des canaux de collaboration et de coopération avec les pays voisins de l’Union, tant dans l’Atlantique qu’en Méditerranée et en mer Noire, pour assurer conjointement une gestion durable et équitable de la pêche, en utilisant à cet effet tous les moyens réglementaires disponibles, notamment sur le plan commercial; |
| 24. | insiste sur la nécessité de garantir des conditions de concurrence équitables avec certaines flottes étrangères soumises à des normes faibles en matière sociale et environnementale, qui pêchent dans les mêmes zones que les opérateurs de l’Union européenne et commercialisent leurs produits sur son marché. Il s’agit d’un facteur fondamental pour la compétitivité des flottes et des producteurs aquacoles de l’Union; |
| 25. | reconnaît le rôle crucial que les sociétés mixtes d’entreprises européennes ont assumé sur la scène internationale pour le développement des pays où elles sont implantées, en particulier en Afrique; |
| 26. | souligne que l’aquaculture joue un rôle essentiel dans les domaines de la sécurité alimentaire et de l’emploi. Toute future réforme de la PCP devrait promouvoir le développement durable de l’aquaculture et l’innovation technologique, en particulier la pisciculture et l’élevage de fruits de mer et de moules, d’une manière qui soit toujours compatible avec les activités de pêche existantes et qui respecte la législation environnementale; |
| 27. | réaffirme la nécessité de mettre en place un «guichet unique» pour les procédures d’octroi de licences, ce qui améliorerait considérablement la relation entre l’utilisateur final et les différents niveaux de pouvoirs publics, de même que la coordination des politiques publiques qui touchent au secteur aquacole; |
Améliorer notre pratique de la pêche pour la rendre plus durable
| 28. | reconnaît que la bonne santé des écosystèmes marins est primordiale pour la prospérité des régions de l’Union, et soutient la création d’aires marines protégées, pour autant qu’elle intervienne, en tout état de cause, de manière adaptée, nécessaire et proportionnée au regard des objectifs de protection poursuivis, conformément aux bases juridiques correspondantes et après la réalisation d’une analyse d’impact socio-économique; attire néanmoins l’attention sur le manque de cohérence qu’il y aurait à introduire des restrictions aux zones ou engins de pêche en même temps que de vouloir garantir la sécurité alimentaire de l’Europe; |
| 29. | met en garde contre les répercussions socio-économiques des mesures proposées par la Commission et demande de garantir à toutes les régions de l’Union une transition progressive et durable, de sorte qu’elles puissent rechercher de meilleures pratiques de pêche grâce à un soutien financier adéquat, conformément au Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (Feampa), ou, si ce n’est pas possible dans ce cadre, de garantir des mécanismes de compensation équitables et décents. Il s’agit d’utiliser des engins de pêche à faible incidence, d’introduire des restrictions de pêche appropriées pour réduire au minimum les captures accidentelles d’espèces marines sensibles et de permettre l’arrêt définitif de l’activité sur demande; |
| 30. | est conscient de l’incidence potentielle de la pêche de fond sur l’environnement, mais fait observer qu’il convient de l’appréhender de manière différenciée pour ce qui est de ses effets sur l’environnement et des ressources à protéger; rappelle néanmoins que la pêche de fond revêt de l’importance socio-économique pour de nombreuses régions côtières de l’Union et qu’il existe des espèces dont la capture ne peut s’effectuer qu’au moyen d’engins traînants; souligne de même qu’il importe que les décisions soient étayées par les données probantes disponibles et les connaissances fondées sur l’expérience relative aux fonds marins, en évitant des mesures de portée générale dont les effets sur le secteur seraient irréversibles; |
| 31. | plaide pour que, lors de l’établissement de feuilles de route nationales, les mesures nécessaires à la mise en œuvre du plan soient esquissées avec soin avant d’être appliquées et surveillées au niveau régional moyennant des efforts partagés avec la Commission; |
| 32. | souligne la nécessité d’améliorer les systèmes de contrôle pour lutter contre la pêche illicite. L’application inégale des contrôles et des sanctions par les autorités entrave leur efficacité; espère par conséquent que l’approche adoptée dans le nouveau règlement relatif au contrôle de la pêche apportera des améliorations à cet égard; |
| 33. | convient que le contrôle de la pêche commerciale et de la pêche récréative doit être conforme aux objectifs de la PCP en matière de durabilité et s’effectuer au moyen d’un système de licences; espère que l’entrée en vigueur prochaine du nouveau règlement relatif au contrôle de la pêche permettra des avancées en ce sens; |
| 34. | plaide pour la mise en place de systèmes de contrôle spécifiquement destinés à distinguer les captures provenant de la pêche récréative à des fins de consommation personnelle, de manière à éviter qu’elles n’intègrent les circuits de commercialisation; |
Pour une activité de pêche neutre en carbone et proactive face au changement climatique
| 35. | rappelle que l’amélioration de l’état des mers est une responsabilité qui incombe à l’ensemble des politiques et domaines d’action touchant à la production et aux questions sociales, et recommande la mise en œuvre de mesures de lutte contre la pollution qui soient proportionnées aux effets que celle-ci produit sur l’environnement, en évitant de faire peser sur les activités maritimes et halieutiques la principale charge dans cette tâche; |
| 36. | appelle de ses vœux un engagement interrégional renouvelé en faveur de la construction de flottes plus écologiques, qui passerait notamment par la promotion du recours à des systèmes de substitution pour la propulsion des bateaux; |
| 37. | réaffirme que le changement climatique exerce une pression supplémentaire sur les systèmes de production alimentaire, et fait remarquer que la pêche et l’aquaculture constituent une manière très efficace, grâce à leur faible empreinte carbone, de produire des protéines animales; |
| 38. | se félicite de l’intention de la Commission de lancer un nouveau partenariat pour la transition énergétique, au sein duquel les multiples parties prenantes uniront leurs forces pour parvenir à la neutralité climatique d’ici à 2050; |
| 39. | plaide pour que l’Union et ses États membres soutiennent davantage le renouvellement du secteur de la pêche, sa décarbonation et l’amélioration des normes de sécurité, en prévoyant des possibilités accrues de financement et en menant des actions de sensibilisation dans ce domaine d’activité, conformément aux règles existantes qui relèvent du Feampa et celles qui régissent les aides d’État; |
| 40. | se réjouit que la Commission ait prévu de réaliser une étude sur les technologies auxquelles le secteur de la pêche et de l’aquaculture a la possibilité de recourir pour effectuer sa transition énergétique, et qu’elle ait pour projet la conception des «navires de demain»; |
| 41. | est favorable au développement des compétences de la main-d’œuvre afin que celle-ci soit prête à faire face à la transition énergétique; |
| 42. | comprend la nécessité d’abandonner progressivement les subventions publiques en faveur des combustibles fossiles et de réorienter ces fonds vers la décarbonation des flottes, mais met en garde contre la difficulté d’appliquer cette approche dans la pratique à défaut d’une harmonisation entre les États membres. Il serait par ailleurs souhaitable de défendre, dans le cadre de l’OMC, une harmonisation de la taxation dans tous les pays producteurs de produits de la pêche de manière à éviter des distorsions de concurrence; invite l’Union et ses États membres à jouer un rôle précurseur dans ce domaine; |
Vers un marché mondial juste et équitable
| 43. | estime qu’il convient de renforcer la place qu’occupe la protéine d’origine aquatique en tant que composante essentielle de la sécurité alimentaire, aussi bien en raison de son extraordinaire capacité nutritionnelle et de sa contribution à la santé dans le cadre d’un régime alimentaire équilibré que grâce à sa faible empreinte carbone et hydrique; |
| 44. | recommande de promouvoir le marché local et les circuits courts de distribution pour les produits de la pêche et de l’aquaculture afin d’atténuer les effets des fluctuations sur les marchés mondiaux; |
| 45. | recommande de préciser les normes communes de commercialisation applicables aux produits de la pêche vendus dans l’Union pour s’assurer que le marché intérieur soit transparent et fournisse des produits de haute qualité; |
| 46. | rappelle que pour garantir un cadre de concurrence loyale, il importe d’empêcher que les produits de la mer ne respectant pas les normes de l’Union puissent entrer sur le marché unique européen; |
| 47. | déplore les incohérences entre la PCP et la politique commerciale commune, en particulier dans le domaine des préférences et contingents tarifaires, qui entraînent de graves distorsions de la compétitivité sur le marché des produits de la mer; |
| 48. | reconnaît le rôle joué par l’organisation commune des marchés (OCM) dans le secteur des produits de la pêche et de l’aquaculture pour ce qui est de la gestion durable des écosystèmes marins, de la pêche et des économies régionales; |
| 49. | plaide en faveur d’une sensibilisation accrue des consommateurs, grâce à la création d’un label européen garantissant, conformément à des critères minimaux, la durabilité des produits de la mer, à l’instar du marquage CE apposé sur des produits tels que les jouets. En tout état de cause, l’étiquetage actuel des produits de la pêche et de l’aquaculture devrait respecter les mêmes normes, quelle que soit l’origine des produits. Le renforcement de l’Observatoire européen des marchés des produits de la pêche et de l’aquaculture (EUMOFA) peut représenter un facteur déterminant à cet égard; |
| 50. | souligne la nécessité de soutenir l’innovation dans les processus de transformation et de commercialisation des produits de la mer afin de rendre la production plus efficace et de réduire son empreinte carbone et hydrique; |
Renforcer la participation locale et régionale
| 51. | fait observer que la participation des collectivités locales et régionales est essentielle à la mise en œuvre effective de la PCP, en raison des connaissances qu’elles ont de leurs écosystèmes marins locaux, et voit dans le «pacte pour la pêche et les océans» un outil utile pour améliorer cette participation. Les régions jouent en effet un rôle de premier plan dans la gestion des activités de pêche et d’aquaculture, le contrôle et la surveillance des navires de pêche, la recherche sur le milieu marin et la gestion des licences aquacoles; |
| 52. | estime que la coordination entre tous les pouvoirs publics est essentielle à la mise en œuvre des différentes politiques touchant aux activités de pêche et d’aquaculture, comme celles relatives à l’utilisation de l’eau ou à l’aménagement du territoire; |
| 53. | reconnaît que l’élaboration et l’application des stratégies de développement local mené par les acteurs locaux offrent un exemple probant de la valeur que crée l’action régionale et locale s’agissant de dynamiser la vie sociale et l’économie des zones côtières non urbaines; |
| 54. | formule en parallèle une proposition de révision de la notion de «zone fortement tributaire de la pêche» afin que ses éléments de définition s’orientent vers des aspects clés de la société actuelle, tels que la production d’aliments de qualité à même de garantir la souveraineté alimentaire, ou la création d’une haute valeur ajoutée des produits de la mer. Compte tenu du poids social et économique important que ce secteur continue de peser dans de vastes domaines d’action de l’Union, l’adoption de mesures de préférence et de discrimination positive conformes à ces critères s’impose. |
Bruxelles, le 29 novembre 2023.
Le président du Comité européen des régions
Vasco ALVES CORDEIRO
(1) Règlement (UE) no 1380/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2013 relatif à la politique commune de la pêche, modifiant les règlements (CE) no 1954/2003 et (CE) no 1224/2009 du Conseil et abrogeant les règlements (CE) no 2371/2002 et (CE) no 639/2004 du Conseil et la décision 2004/585/CE du Conseil (JO L 354 du 28.12.2013, p. 22).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/1043/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Initiative législative — 52023IE0430
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE0848
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE1864
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE1906
14/12/2023