| CELEX | 52023IR2019 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mardi 10 octobre 2023 |
| Journal officiel | FR Séries C |
| C/2023/1330 | 22.12.2023 |
Avis du Comité européen des régions sur le thème «Train de mesures sur la protection des consommateurs»
(C/2023/1330)
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I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENT
Amendement 1
Considérant 3
COM(2023) 155 final — partie 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Afin de réduire l’élimination prématurée de biens viables achetés par les consommateurs et d’encourager ces derniers à utiliser leurs biens plus longtemps, il est nécessaire de fixer des règles relatives à la réparation de ces biens. Leur réparation devrait conduire à une consommation plus durable, étant donné qu’elle est susceptible d’engendrer une diminution des déchets provenant des biens mis au rebut, une baisse de la demande de ressources, y compris d’énergie, nécessaires au processus de fabrication et de vente de biens neufs remplaçant des biens défectueux, ainsi qu’une réduction des émissions de gaz à effet de serre. La présente directive encourage une consommation durable en vue de produire des effets bénéfiques pour l’environnement, mais aussi pour les consommateurs, en leur évitant des coûts liés à la réalisation de nouveaux achats à court terme. | Afin de réduire l’élimination prématurée de biens viables achetés par les consommateurs et d’encourager ces derniers à utiliser leurs biens plus longtemps, il est nécessaire de fixer des règles relatives à la réparation de ces biens. Leur réparation devrait conduire à une consommation plus durable, étant donné qu’elle est susceptible d’engendrer une diminution des déchets provenant des biens mis au rebut, une baisse de la demande de ressources, y compris d’énergie, nécessaires au processus de fabrication et de vente de biens neufs remplaçant des biens défectueux, ainsi qu’une réduction des émissions de gaz à effet de serre. La présente directive encourage une consommation durable en vue de produire des effets bénéfiques pour l’environnement, mais aussi pour les consommateurs, en leur évitant des coûts liés à la réalisation de nouveaux achats à court terme ; elle entend en outre contribuer à ce que la réparation d’un produit coûte moins que son remplacement . |
Amendement 2
Considérant 14
COM(2023) 155 final — partie 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les exigences énoncées dans les actes délégués adoptés en application du règlement [sur l’écoconception pour des produits durables] ou dans les mesures d’exécution adoptées en vertu de la directive 2009/125/CE du Parlement européen et du Conseil, selon lesquelles les producteurs devraient donner accès aux pièces de rechange, aux informations relatives à la réparation et à l’entretien ou à tout outil logiciel, micrologiciel ou dispositif auxiliaire similaire lié à la réparation, s’appliquent. Ces exigences garantissent la faisabilité technique de la réparation, non seulement par le producteur, mais aussi par d’autres réparateurs. Dès lors, le consommateur peut s’adresser au réparateur de son choix. | Les exigences énoncées dans les actes délégués adoptés en application du règlement [sur l’écoconception pour des produits durables] ou dans les mesures d’exécution adoptées en vertu de la directive 2009/125/CE du Parlement européen et du Conseil, selon lesquelles les producteurs devraient donner accès aux pièces de rechange, aux informations relatives à la réparation et à l’entretien ou à tout outil logiciel, micrologiciel ou dispositif auxiliaire similaire lié à la réparation, s’appliquent. Ces exigences garantissent la faisabilité technique de la réparation, non seulement par le producteur, mais aussi par d’autres réparateurs , y compris ceux qui sont indépendants . Dès lors, le consommateur peut s’adresser au réparateur de son choix. Dans ce contexte, la présente directive devrait garantir que tous les acteurs du secteur de la réparation puissent avoir accès aux pièces de rechange à un prix raisonnable et non discriminatoire, ainsi qu’aux informations sur la réparation et l’entretien et aux outils de diagnostic nécessaires à la réparation, qu’il s’agisse de matériel ou de logiciels. |
Exposé des motifs
Il s’agit de renforcer les droits des consommateurs.
Amendement 3
Considérant 16
COM(2023) 155 final — partie 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Afin d’éviter de faire peser une charge excessive sur les producteurs et de veiller à ce que ceux-ci soient en mesure de s’acquitter de leur obligation de réparation, cette obligation devrait être limitée aux produits pour lesquels des exigences de réparabilité sont prévues dans des actes juridiques de l’Union et ne pas aller au-delà de ces exigences. Les exigences de réparabilité n’obligent pas les producteurs à réparer les biens défectueux, mais garantissent que les biens sont réparables. Elles peuvent être fixées dans des actes juridiques pertinents de l’Union. À titre d’exemple, on peut citer les actes délégués adoptés en application du règlement [sur l’écoconception pour des produits durables] ou les mesures d’exécution adoptées en vertu de la directive 2009/125/CE du Parlement européen et du Conseil (1), qui créent un cadre pour améliorer la durabilité environnementale des produits. Cette limitation de l’obligation de réparation garantit que seuls les biens conçus pour être réparables y sont soumis. Les exigences de réparabilité pertinentes comprennent les exigences de conception améliorant la capacité de démontage des biens et la mise à disposition d’une série de pièces de rechange pendant une période minimale. L’obligation de réparation correspond au champ d’application des exigences de réparabilité: par exemple, les exigences en matière d’écoconception peuvent ne s’appliquer qu’à certains composants des biens ou un délai spécifique peut être fixé pour la mise à disposition des pièces de rechange. L’obligation de réparation prévue par la présente directive, qui permet au consommateur de réclamer directement une réparation au producteur au cours de la phase après-vente, complète les exigences de réparabilité applicables à l’offre fixées dans le règlement [sur l’écoconception pour des produits durables], en encourageant la demande de réparations de la part des consommateurs. | Afin d’éviter de faire peser une charge excessive sur les producteurs et de veiller à ce que ceux-ci soient en mesure de s’acquitter de leur obligation de réparation, cette obligation devrait être limitée aux produits pour lesquels des exigences de réparabilité sont prévues dans des actes juridiques de l’Union et ne pas aller au-delà de ces exigences. Les exigences de réparabilité n’obligent pas les producteurs à réparer les biens défectueux, mais garantissent que les biens sont réparables. Elles peuvent être fixées dans des actes juridiques pertinents de l’Union. À titre d’exemple, on peut citer les actes délégués adoptés en application du règlement [sur l’écoconception pour des produits durables] ou les mesures d’exécution adoptées en vertu de la directive 2009/125/CE du Parlement européen et du Conseil (1), qui créent un cadre pour améliorer la durabilité environnementale des produits. Cette limitation de l’obligation de réparation garantit que seuls les biens conçus pour être réparables y sont soumis. Il devrait s’ensuivre une extension de la garantie légale de manière à correspondre au prolongement de la durée de vie des produits. Les exigences de réparabilité pertinentes comprennent les exigences de conception améliorant la capacité de démontage des biens et la mise à disposition d’une série de pièces de rechange pendant une période minimale définie . L’obligation de réparation correspond au champ d’application des exigences de réparabilité: par exemple, les exigences en matière d’écoconception peuvent ne s’appliquer qu’à certains composants des biens ou un délai spécifique peut être fixé pour la mise à disposition des pièces de rechange. L’obligation de réparation prévue par la présente directive, qui permet au consommateur de réclamer directement une réparation au producteur au cours de la phase après-vente, complète les exigences de réparabilité applicables à l’offre fixées dans le règlement [sur l’écoconception pour des produits durables], en encourageant la demande de réparations de la part des consommateurs. |
Exposé des motifs
Il s’agit d’étendre la garantie légale des produits et de disposer de délais minimaux de réparation.
Amendement 4
Article 2
COM(2023) 155 final — partie 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 2. «réparateur»: toute personne physique ou morale qui, dans le cadre de son activité commerciale, industrielle, artisanale ou libérale, fournit un service de réparation, y compris les producteurs et les vendeurs qui fournissent des services de réparation et les prestataires de services de réparation, qu’ils soient indépendants ou liés à des producteurs ou à des vendeurs; | 2. «réparateur»: toute personne physique ou morale qui, dans le cadre de son activité commerciale, industrielle, artisanale ou libérale, fournit un service de réparation, y compris les producteurs et les vendeurs qui fournissent des services de réparation et les prestataires de services de réparation, qu’ils soient indépendants ou liés à des producteurs ou à des vendeurs , ou qu’ils exercent des activités commerciales ou qu’ils agissent dans un but non lucratif ; |
Exposé des motifs
Il s’agit de mettre en relief la présence et l’importance des acteurs qui ne poursuivent pas de but lucratif dans le domaine de la réparation.
Amendement 5
Article 4
COM(2023) 155 final — partie 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 4. f) le délai de réparation estimé; | 4. f) le délai maximal de réparation estimé; |
Exposé des motifs
Il s’agit de poser une limitation dans le temps.
Amendement 6
Article 5
COM(2023) 155 final — partie 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. Les États membres veillent à ce que, à la demande du consommateur, le producteur répare, gratuitement ou moyennant un prix ou un autre type de contrepartie, les biens pour lesquels des exigences de réparabilité sont établies dans les actes juridiques de l’Union énumérés à l’annexe II, dans la mesure prévue par lesdites exigences. Le producteur n’est pas tenu de réparer lesdits biens lorsque la réparation est impossible. Il peut sous-traiter la réparation afin de remplir son obligation de réparation. | 1. Les États membres veillent à ce que, à la demande du consommateur, le producteur répare, gratuitement ou moyennant un prix ou un autre type de contrepartie, les biens pour lesquels des exigences de réparabilité sont établies dans les actes juridiques de l’Union énumérés à l’annexe II, dans la mesure prévue par lesdites exigences. Les États membres et les institutions européennes promeuvent l’exigence de réparabilité et veillent à ce qu’elle figure expressément dans les commandes publiques de fournitures et de travaux. Le producteur n’est pas tenu de réparer lesdits biens lorsque la réparation est impossible. Il peut sous-traiter la réparation afin de remplir son obligation de réparation. |
| 2. Lorsque le producteur obligé de procéder à la réparation conformément au paragraphe 1 est établi en dehors de l’Union, son mandataire dans l’Union s’acquitte de son obligation. Lorsque le producteur n’a pas de mandataire dans l’Union, l’importateur du bien concerné s’acquitte de son obligation. En l’absence d’importateur, le distributeur du bien concerné s’acquitte de l’obligation du producteur. | 2. Lorsque le producteur obligé de procéder à la réparation conformément au paragraphe 1 est établi en dehors de l’Union, son mandataire dans l’Union s’acquitte de son obligation. Lorsque le producteur n’a pas de mandataire dans l’Union, l’importateur du bien concerné s’acquitte de son obligation. En l’absence d’importateur, le distributeur du bien concerné s’acquitte de l’obligation du producteur. |
| 3. Les producteurs veillent à ce que les réparateurs indépendants aient accès aux pièces de rechange ainsi qu’aux informations et outils liés à la réparation conformément aux actes juridiques de l’Union énumérés à l’annexe II. | 3. Les producteurs veillent à ce que les réparateurs indépendants aient accès aux pièces de rechange ainsi qu’aux informations et outils liés à la réparation conformément aux actes juridiques de l’Union énumérés à l’annexe II. |
| 4. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 15 pour modifier l’annexe II en actualisant la liste des actes juridiques de l’Union établissant des exigences de réparabilité à la lumière de l’évolution de la législation. | 4. Il convient de stimuler la réparation afin de réduire les importations de biens similaires. |
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| 5. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 15 pour modifier l’annexe II en actualisant la liste des actes juridiques de l’Union établissant des exigences de réparabilité à la lumière de l’évolution de la législation. |
Exposé des motifs
Il est important d’envisager expressément, dans la réglementation, le cas des marchés publics, des contrats de fourniture de biens et des contrats de travaux publics. Les règles communes de l’UE doivent promouvoir expressément la réparabilité des biens et proposer une lecture positive de ce type d’exigence.
Amendement 7
Nouvel article — Article 9
COM(2023) 155 final — partie 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
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| Modification de la directive (UE) 2019/771 À l’article 17 «Garanties commerciales», le texte suivant est ajouté:
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Exposé des motifs
Les mesures visées entraîneraient des charges excessives pour les entreprises, notamment les PME.
Amendement 8
Article 12
COM(2023) 155 final — partie 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| À l’article 13, paragraphe 2, de la directive (UE) 2019/771, la phrase suivante est ajoutée: «Par dérogation à la première phrase du présent paragraphe, lorsque les coûts du remplacement sont égaux ou supérieurs aux coûts de la réparation, le vendeur répare les biens afin de les mettre en conformité.» | À l’article 13, paragraphe 2, de la directive (UE) 2019/771, la phrase suivante est ajoutée: «Par dérogation à la première phrase du présent paragraphe, lorsque les coûts du remplacement sont égaux ou supérieurs aux coûts démontrés de la réparation, le vendeur répare les biens afin de les mettre en conformité.» |
Exposé des motifs
Il s’agit de poser le degré le plus élevé de preuve.
Amendement 9
Considérant 32
COM(2023) 166 final
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La recommandation (UE) 2021/2279 de la Commission contient des orientations relatives à la manière de mesurer la performance environnementale sur l’ensemble du cycle de vie de certains produits ou organisations et à la manière d’élaborer des règles de définition des catégories de produits de l’empreinte environnementale de produit (PEFCR) et des règles de définition des secteurs de l’empreinte environnementale d’organisation (OEFSR) qui permettent de comparer les produits à un étalon. Ces règles de définition applicables à des catégories ou professionnels spécifiques peuvent être utilisées pour appuyer la justification d’allégations conformément aux exigences de la présente directive. Par conséquent, il convient d’habiliter la Commission à adopter des actes délégués visant à établir des règles par groupe de produits ou par secteur lorsqu’une valeur ajoutée peut en découler. Toutefois, si la méthode de l’empreinte environnementale de produit ne couvre pas encore une catégorie d’incidence pertinente pour un groupe de produits, l’adoption des PEFCR ne peut avoir lieu que lorsque ces nouvelles catégories d’incidences environnementales pertinentes auront été ajoutées. Par exemple, en ce qui concerne la pêche marine, les PEFCR devraient, par exemple, rendre compte des catégories d’incidences environnementales propres à la pêche, en particulier la durabilité du stock ciblé. Pour ce qui est de l’espace, les PEFCR devraient rendre compte des catégories d’incidences environnementales spécifiques à la défense et à l’espace, notamment l’utilisation de l’espace orbital. En ce qui concerne les denrées alimentaires et les produits agricoles, la biodiversité et la protection de la nature, ainsi que les pratiques agricoles, notamment les externalités positives de l’agriculture extensive et le bien-être animal, il pourrait par exemple être envisagé de les intégrer dans les PEFCR avant leur adoption. En ce qui concerne les textiles, les PEFCR devraient, par exemple, tenir compte des rejets de microplastiques, et il pourrait être envisagé de les intégrer dans les PEFCR avant leur adoption. | La recommandation (UE) 2021/2279 de la Commission contient des orientations relatives à la manière de mesurer la performance environnementale sur l’ensemble du cycle de vie de certains produits ou organisations et à la manière d’élaborer des règles de définition des catégories de produits de l’empreinte environnementale de produit (PEFCR) et des règles de définition des secteurs de l’empreinte environnementale d’organisation (OEFSR) qui permettent de comparer les produits à un étalon. Ces règles de définition applicables à des catégories ou professionnels spécifiques peuvent être utilisées pour appuyer la justification d’allégations conformément aux exigences de la présente directive. Par conséquent, il convient d’habiliter la Commission à adopter des actes délégués visant à établir des règles par groupe de produits ou par secteur lorsqu’une valeur ajoutée peut en découler. Toutefois, si la méthode de l’empreinte environnementale de produit ne couvre pas encore une catégorie d’incidence pertinente pour un groupe de produits, l’adoption des PEFCR ne peut avoir lieu que lorsque ces nouvelles catégories d’incidences environnementales pertinentes auront été ajoutées. Par exemple, en ce qui concerne la pêche marine, les PEFCR devraient, par exemple, rendre compte des catégories d’incidences environnementales propres à la pêche, en particulier la durabilité du stock ciblé. Pour ce qui est de l’espace, les PEFCR devraient rendre compte des catégories d’incidences environnementales spécifiques à la défense et à l’espace, notamment l’utilisation de l’espace orbital. En ce qui concerne les denrées alimentaires et les produits agricoles, la biodiversité et la protection de la nature, ainsi que les pratiques agricoles, notamment les externalités positives de l’agriculture extensive et le bien-être animal, il pourrait par exemple être envisagé de les intégrer dans les PEFCR avant leur adoption. En ce qui concerne les textiles, les PEFCR devraient, par exemple, tenir compte des rejets de microplastiques, et il pourrait être envisagé de les intégrer dans les PEFCR avant leur adoption. L’objectif devrait consister à faire de l’empreinte environnementale de produit la méthode d’analyse privilégiée et reconnue. |
Exposé des motifs
Il s’agit de réduire le recours à différentes méthodes, ainsi que leur nombre, pour analyser le cycle de vie.
Amendement 10
Considérant 35
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Afin de faciliter le choix par les consommateurs de produits plus durables et d’encourager les professionnels à s’efforcer de réduire leurs incidences environnementales, lorsque l’allégation communiquée concerne les performances environnementales futures, elle devrait en priorité se fonder sur des améliorations au sein des activités et chaînes de valeur du professionnel plutôt que sur la compensation des émissions de gaz à effet de serre ou d’autres incidences environnementales. | Afin de faciliter le choix par les consommateurs de produits plus durables et d’encourager les professionnels à s’efforcer de réduire leurs incidences environnementales, lorsque l’allégation communiquée concerne les performances environnementales futures, elle devrait en priorité se fonder sur des améliorations au sein des activités et chaînes de valeur du professionnel plutôt que sur la compensation des émissions de gaz à effet de serre ou d’autres incidences environnementales. Toute allégation selon laquelle un produit est «neutre en carbone» ne saurait être tenue pour valable si elle est fondée sur la compensation. |
Exposé des motifs
Il s’agit de restreindre l’utilisation de la formule «neutre en carbone» pour en accroître ainsi la valeur.
II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CdR),
| 1. | fait valoir son engagement à faire en sorte de donner aux consommateurs les moyens d’effectuer des choix plus éclairés et de jouer un rôle actif dans la transition écologique telle que la prévoit le pacte vert pour l’Europe; souligne que pour ce faire, il est besoin de modifier les comportements tant des consommateurs que des entreprises; |
| 2. | souligne que l’octroi aux consommateurs du droit à la réparation contribuerait à faire progresser la transition industrielle de l’Europe et à renforcer sa résilience et son autonomie stratégique ouverte; |
| 3. | relève que la Commission a fait de la lutte contre l’écoblanchiment l’une de ses priorités dans le cadre de son nouveau plan d’action pour une économie circulaire et de son nouvel agenda du consommateur, lesquels complètent ses stratégies visant des secteurs spécifiques, telles que celle intitulée «De la ferme à la table» et celle en faveur de la diversité biologique; |
| 4. | se félicite de la publication, attendue de longue date, de la directive relative à la justification et la communication des allégations environnementales explicites, laquelle constitue une étape importante en vue d’accroître le caractère écologique et durable de la consommation au sein de l’Union européenne afin de protéger les consommateurs et les entreprises contre l’écoblanchiment et d’améliorer la sécurité juridique concernant les allégations environnementales ainsi que l’égalité des conditions de concurrence sur le marché intérieur; |
| 5. | réclame des règles harmonisées pour ce qui est de fournir des informations aux consommateurs, touchant, entre autres, aux indices de réparabilité, à la durée de vie estimée, aux pièces de rechange, aux services de réparation et au moment où les mises à jour des logiciels sont disponibles dans le cas de biens comportant des éléments numériques, sans perdre de vue les impératifs de sécurité des consommateurs; |
| 6. | souligne toute l’importance de fonder les informations relatives au produit sur des méthodes de mesure normalisées, par exemple en matière de durabilité, et d’élaborer des normes lorsque celles-ci font défaut; |
| 7. | plaide pour l’introduction, à l’échelle de l’Union, d’un label de réparabilité pour les produits, semblable au label d’efficacité énergétique; |
| 8. | confirme par ailleurs que la proposition de directive relative à la justification et à la communication des allégations environnementales explicites ne semble pas, en l’état, soulever de questions concernant le respect du principe de subsidiarité. L’action de l’UE est justifiée et nécessaire, étant donné qu’un marché intérieur de l’UE harmonisé et performant en ce qui concerne les allégations environnementales permettrait d’accroître le niveau de protection de l’environnement et de créer des conditions de concurrence équitables pour les entreprises exerçant des activités dans l’UE. De plus, en l’état, l’action proposée ne semble pas soulever de questions concernant le respect du principe de proportionnalité; |
| 9. | approuve l’idée de fournir aux consommateurs des informations qui sont pertinentes, fiables, comparables et vérifiables sur le plan environnemental, par la voie d’un cadre légal de l’Union européenne qui exige des entreprises de justifier leurs allégations en s’appuyant sur la méthode de l’empreinte environnementale; |
| 10. | insiste sur la pertinence avant tout de l’analyse globale du cycle de vie d’un produit. Une prise en compte isolée de la consommation d’énergie en phase d’utilisation ne préjuge pas de son écobilan global et peut même être en opposition avec une plus grande réparabilité; |
| 11. | met en avant la nécessité d’accélérer le processus visant à harmoniser les règles propres à des allégations spécifiques, notamment celles qui échappent au champ d’application des analyses du cycle de vie, telles que la durabilité, le contenu recyclé et la diversité biologique, en s’appuyant sur une activité de suivi menée par l’Agence européenne pour l’environnement en ce qui concerne les allégations les plus importantes sur le marché; |
| 12. | fait valoir que le législateur doit s’attacher en premier lieu à éliminer entièrement du marché de l’Union européenne les produits inefficaces, toxiques, gaspilleurs et polluants, et à compléter cette action, sans pour autant l’y subordonner, par une meilleure information des consommateurs, comme il le fait au moyen des cadres d’écoconception et d’étiquetage énergétique pour les produits liés à l’énergie; |
| 13. | met en relief la nécessité de mettre en place des mesures et des orientations en vue de faciliter la procédure pour les PME afin de leur permettre de justifier leurs allégations environnementales; |
| 14. | demande de mettre en place un cadre solide de gouvernance auquel participent les collectivités locales et régionales et la société civile, tel qu’un forum de consultation sur les allégations environnementales, afin d’établir une procédure transparente et inclusive pour élaborer les règles relatives à la justification et à la communication des allégations environnementales; |
| 15. | se félicite de la publication, attendue de longue date, de la proposition d’une directive relative à la réparation et à la réutilisation; fait valoir que le manque d’informations fiables sur la durabilité environnementale, la réparabilité et la durée de vie des biens figure parmi les principaux obstacles qui empêchent les consommateurs d’adopter à ce titre des comportements plus durables; |
| 16. | souligne combien il importe d’encourager la réparation et la réutilisation des produits pour parvenir à une économie véritablement durable; |
| 17. | estime qu’il convient d’exiger des fabricants qu’ils conçoivent leurs produits de manière à ce que ceux-ci durent plus longtemps, puissent être réparés en toute sécurité, et autorisent un accès aisé à leurs composantes et leur démontage tout aussi aisé; |
| 18. | souligne la nécessité de garantir aux utilisateurs finaux et aux prestataires de services de réparation indépendants un meilleur accès aux pièces de rechange et aux manuels d’instructions dans un délai raisonnable et à un coût raisonnable, pendant une période correspondant à la durée de vie prévue du produit; souligne qu’il importe d’informer les consommateurs de la durabilité d’un produit donné dès avant son achat, ainsi que de la mesure dans laquelle celui-ci peut être réparé et de la disponibilité et du prix des pièces de rechange nécessaires pour ce faire, y compris la durée pendant laquelle les pièces détachées et autres accessoires seront disponibles, la procédure afin de les commander, l’information sur la disponibilité d’un mode d’emploi et d’un manuel de réparation, tout comme des outils et des services de réparation; |
| 19. | insiste sur la nécessité d’encourager l’utilisation de pièces génériques (ou pièces standard), permettant d’équiper différents types et séries de production. Le recours à des pièces génériques entraînerait à son tour un meilleur classement dans le cadre du label de réparabilité; |
| 20. | souligne qu’améliorer l’information des consommateurs aidera ces derniers à comparer les produits disponibles sur le marché pour déterminer ceux qui sont les plus durables; |
| 21. | déplore toutefois que la proposition à l’examen ne prévoie pas de modifier le cadre de la garantie légale en vue d’allonger la durée de celle-ci pour des biens plus durables, en la définissant grâce aux mesures d’application de l’écoconception, c’est-à-dire en établissant des périodes de garantie spécifiques pour des produits donnés, ni d’étendre plus avant l’inversion de la charge de la preuve pour la faire correspondre à la période de garantie légale, ni d’introduire une responsabilité solidaire du vendeur et du producteur; |
| 22. | fait valoir que prolonger la garantie peut favoriser la réparation plutôt que le remplacement; |
| 23. | souligne qu’il importe de s’attaquer aux coûts élevés des réparations et aux autres obstacles auxquels celles-ci se heurtent, tels que ceux liés à la législation sur la propriété intellectuelle. C’est surtout le prix qui pèse dans la décision du consommateur devant choisir entre l’achat d’un produit neuf et une réparation. Il est dès lors indispensable de créer des structures et des conditions générales qui favorisent la baisse des coûts de réparation afin de compenser la défaillance du marché en créant une économie circulaire. Cela peut se faire par exemple grâce à des mesures fiscales (baisse ou suppression de la TVA sur les services de réparation, diminution des impôts sur les salaires liés aux services de réparation, déductibilité fiscale des frais de réparation pour les consommateurs), ou au moyen d’autres incitations financières telles que des primes à la réparation, des fonds de réparation, etc. Parallèlement à la mise en place de ces aspects principalement financiers, il y a lieu de veiller à ce que les réparateurs puissent accéder librement aux documents nécessaires (manuels d’atelier, vues éclatées, instructions de réparation, schémas électriques, par exemple); si ce n’est pas le cas, les réparations prendront plus de temps ou seront plus chères, voire impossibles; |
| 24. | estime qu’il convient de fournir aux consommateurs des biens et des services dont les producteurs peuvent prouver qu’ils ont été produits de manière durable et qu’ils sont conçus pour être utilisés à long terme, et de mettre à leur disposition suffisamment d’informations indiquant comment préserver au mieux la durée de vie d’un produit; |
| 25. | approuve la mise en place et la standardisation de plateformes nationales afin de faire avancer les droits des consommateurs, tout en limitant le nombre d’organismes de certification approuvés et reconnus qui définissent les pratiques durables et permettent aux consommateurs de se fier à celles-ci; |
| 26. | souligne qu’il importe de favoriser une utilisation continue des biens de manière à mettre fin à leur mise au rebut et d’obtenir ce faisant une réduction des coûts environnementaux et économiques, notamment en ce qui concerne les déchets électroniques; |
| 27. | tient pour inacceptables les quantités de déchets, notamment électroniques, que suscite la mise au rebut des produits, tout spécialement lorsque des biens sont susceptibles d’être réparés ou tout au moins cannibalisés pour d’autres produits; souligne également la nécessité de réduire radicalement de telles mises au rebut; |
| 28. | fait valoir que les pertes d’éléments de terres rares du fait d’une mise au rebut, sans nécessité ni autre forme de procès, de tels biens engendrent un coût inacceptable pour l’économie; |
| 29. | demande de faire participer davantage les consommateurs aux outils de diagnostic qui les informent de la manière d’utiliser efficacement un produit et du moment où il est nécessaire de le réparer; |
| 30. | demande d’encourager les entreprises dont les efforts de recherche et de développement permettent d’améliorer la durabilité de leurs produits, ainsi que les entreprises qui prolongent la durée de disponibilité des pièces de rechange qu’elles n’utilisent pas par ailleurs dans des versions ultérieures mises à jour de leurs biens; |
| 31. | encourage les pouvoirs publics régionaux et locaux à favoriser et à développer l’économie circulaire, en particulier dans les régions moins développées, en ce qu’elle va à l’encontre du modèle linéaire plus fréquent qui repose sur le modèle «extraire-fabriquer-jeter»; fait valoir qu’il convient de préférer la poursuite de l’utilisation des produits à leur usage unique ou à court terme, ainsi que de concevoir le procédé de production de tous les biens dans le but de pouvoir utiliser ceux-ci durablement à long terme; met en lumière la nécessité d’étendre la garantie légale de manière à ce qu’elle corresponde au prolongement de la durée de vie des produits; |
| 32. | soutient les pouvoirs publics régionaux et locaux lorsqu’ils encouragent le développement des secteurs à but non lucratif et bénévole, car ce sont d’importants prestataires de services pour appliquer le droit à la réparation; reconnaît que les «repair cafés» (ateliers conviviaux de réparation) constituent une pièce importante de l’infrastructure sociale; |
| 33. | souligne la nécessité d’innover en mettant en évidence et en favorisant d’autres formes nouvelles d’infrastructures sociales telles que les bibliothèques d’outils; |
| 34. | fait valoir la nécessité de maximiser l’interchangeabilité des pièces dans des produits d’un type similaire; |
| 35. | insiste sur la nécessité de faire en sorte qu’il soit possible d’accéder aisément aux cartes mères et aux mécanismes internes de tout produit; |
| 36. | approuve la réduction, autant que possible, du délai de réparation et de la distance entre les consommateurs et les services de réparation; |
| 37. | souligne la nécessité d’élargir la responsabilité des producteurs pour que ceux-ci adoptent une approche «du berceau à la tombe» à l’égard des produits qu’ils fabriquent; |
| 38. | demande que les fabricants fournissent des informations aux consommateurs au préalable plutôt que sur demande; |
| 39. | souligne l’importance de renforcer la formation et l’éducation, prodiguées par les pouvoirs publics régionaux et locaux, afin de mieux répondre aux besoins de compétences nécessaires pour réparer et entretenir les biens; |
| 40. | recommande d’élargir l’éventail des réparateurs auxquels il peut être fait appel en y incluant les personnes qui sont éloignées du marché du travail, par exemple les personnes handicapées employées par des entreprises d’insertion ainsi que les personnes détenues dans des établissements pénitentiaires, en garantissant des conditions de travail équitables et une juste rémunération; |
| 41. | estime qu’il est nécessaire d’organiser et de mettre en œuvre une surveillance renforcée et harmonisée du marché intérieur, avec des contrôles douaniers spécifiques afin d’éviter l’importation de produits textiles contrefaits et/ou dangereux qui ne remplissent pas les conditions expressément requises pour ceux qui produisent et exercent leurs activités au sein de l’Union, et afin de protéger le consommateur et l’environnement; |
| 42. | reconnaît le rôle essentiel du développement des compétences géré par les pouvoirs régionaux et locaux, y compris pour ce qui est des programmes de reconversion et de perfectionnement professionnels, lorsqu’il s’agit de permettre à des particuliers de s’engager dans des activités de réparation et d’entretien et de contribuer ainsi à une économie plus durable; |
| 43. | attire l’attention sur la nécessité de développer d’autres initiatives éducatives qui peuvent contribuer à mieux sensibiliser les consommateurs à leurs droits et avantages, ainsi que sur l’impératif de détecter l’écoblanchiment et d’agir à cet égard; |
| 44. | estime que la mise en place du passeport numérique des produits va de pair avec la simplification des labels existants afin de garantir que les consommateurs reçoivent des informations cohérentes et fiables sur l’empreinte environnementale et sociale des produits; l’introduction de cet outil devrait permettre aux microentreprises et aux PME de mieux faire connaître leur durabilité, sans que cela entraîne des dépenses et des charges administratives excessives; |
| 45. | est conscient que plus le cycle de réparation sera local et proche, plus les possibilités d’obtenir des niveaux d’emploi élevés seront importantes; |
| 46. | reconnaît les effets disproportionnés produits par les enjeux environnementaux dans les régions moins développées de l’Union européenne et insiste sur la nécessité d’un soutien ciblé et d’un renforcement des capacités pour que ces régions puissent participer de manière efficace à la transition vers une économie plus durable et circulaire; |
| 47. | estime qu’une forme ouverte de l’économie de la réparation favorisera le développement de l’entrepreneuriat à l’échelon local, tout en stimulant les imaginations pour réutiliser et rénover les produits, et renforcera également la résilience des régions moins développées en favorisant la création d’emplois locaux et en réduisant la dépendance à l’égard des chaînes d’approvisionnement extérieures; |
| 48. | constate que renforcer les droits des consommateurs permet à la fois de favoriser la durabilité environnementale et de parvenir à une croissance économique plus satisfaisante; |
| 49. | reconnaît qu’il est urgent de mettre les pratiques de réparation et de réutilisation en adéquation avec les objectifs en matière de climat, en veillant à ce que la réparation et la rénovation contribuent à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à atténuer l’incidence environnementale des produits mis au rebut. |
Bruxelles, le 10 octobre 2023.
Le président du Comité européen des régions
Vasco ALVES CORDEIRO
(1) Directive 2009/125/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 établissant un cadre pour la fixation d’exigences en matière d’écoconception applicables aux produits liés à l’énergie (JO L 285 du 31.10.2009, p. 10).
(1) Directive 2009/125/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 établissant un cadre pour la fixation d’exigences en matière d’écoconception applicables aux produits liés à l’énergie (JO L 285 du 31.10.2009, p. 10).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/1330/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Initiative législative — 52023IE0430
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE0848
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE1864
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE1906
14/12/2023