| CELEX | 52023IR2188 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mercredi 5 juillet 2023 |
| Journal officiel | FR Séries C |
| C/2023/252 | 26.10.2023 |
Avis du Comité européen des régions — Train de mesures sur les matières premières critiques
(C/2023/252)
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I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENT
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre visant à garantir un approvisionnement sûr et durable en matières premières critiques et modifiant les règlements (UE) no 168/2013, (UE) 2018/858, (UE) 2018/1724 et (UE) 2019/1020 — COM(2023) 160 final
Amendement 1
Considérant 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Premièrement, pour garantir de manière effective l’accès de l’Union à un approvisionnement sûr et durable en matières premières critiques, ce cadre devrait comporter des mesures visant à réduire les risques croissants pour la sécurité de l’approvisionnement de l’Union en renforçant les capacités de celle-ci à tous les stades de la chaîne de valeur des matières premières stratégiques, y compris l’extraction, la transformation et le recyclage, de manière à ce qu’elles atteignent des niveaux de référence définis pour chaque matière première stratégique. Deuxièmement, étant donné que l’Union continuera de dépendre de ses importations, le cadre devrait inclure des mesures visant à accroître la diversification des approvisionnements externes en matières premières stratégiques. Troisièmement, il importe de prévoir des mesures destinées à renforcer la capacité de l’Union à suivre et atténuer les risques présents et futurs pour la sécurité de l’approvisionnement. Quatrièmement, le cadre devrait contenir des mesures visant à accroître la circularité et la durabilité des matières premières critiques consommées dans l’Union. | Premièrement, pour garantir de manière effective l’accès de l’Union à un approvisionnement sûr et durable en matières premières critiques, ce cadre devrait comporter des mesures visant à réduire les risques croissants pour la sécurité de l’approvisionnement de l’Union en renforçant , dans l’esprit des objectifs de développement durable, les capacités de celle-ci à tous les stades de la chaîne de valeur des matières premières stratégiques, y compris l’extraction, la transformation et le recyclage, de manière à ce qu’elles atteignent des niveaux de référence définis pour chaque matière première stratégique. Deuxièmement, étant donné que l’Union continuera de dépendre de ses importations, le cadre devrait inclure des mesures visant à accroître la diversification des approvisionnements externes en matières premières stratégiques. Troisièmement, il importe de prévoir des mesures destinées à renforcer la capacité de l’Union à suivre et atténuer les risques présents et futurs pour la sécurité de l’approvisionnement. Quatrièmement, le cadre devrait contenir des mesures visant à accroître la circularité et la durabilité des matières premières critiques consommées dans l’Union , dans l’optique d’une transition vers une économie pleinement circulaire . Cinquièmement, il convient de prendre des mesures concurrentielles visant à réduire la forte demande de matières premières critiques grâce à des gains d’efficacité au sein de la chaîne de valeur. |
Amendement 2
Considérant 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Pour garantir que les mesures énoncées dans le règlement ciblent les matières les plus importantes, il convient de constituer une liste de matières premières stratégiques et une liste des matières premières critiques. Ces listes devraient également servir à orienter et à coordonner les efforts entrepris par les États membres pour contribuer à la réalisation des objectifs du présent règlement. La liste des matières premières stratégiques devrait inclure les matières premières qui revêtent une importance stratégique élevée, compte tenu de leur utilisation dans les technologies stratégiques qui sous-tendent les transitions écologique et numérique ou dans certaines applications du domaine spatial ou de la défense, les matières pour lesquelles on peut s’attendre à un écart notable entre l’offre mondiale et la demande prévue, ainsi que les matières dont la production peut assez difficilement être augmentée, en raison, par exemple, des longs délais de mise en route des nouveaux projets destinés à accroître les capacités d’approvisionnement. Afin de tenir compte des éventuels développements sur le plan technologique et économique, la liste des matières premières stratégiques devrait être réexaminée périodiquement et, au besoin, actualisée. Afin de garantir que les efforts déployés pour augmenter les capacités de l’Union tout au long de la chaîne de valeur, pour renforcer la capacité de l’Union à suivre et atténuer les risques pour la sécurité de l’approvisionnement et pour accroître la diversification de l’approvisionnement ciblent bien les matières pour lesquelles ils sont les plus nécessaires, les mesures envisagées ne devraient s’appliquer qu’à la liste des matières premières stratégiques. | Pour garantir que les mesures énoncées dans le règlement ciblent les matières les plus importantes, il convient de constituer une liste de matières premières stratégiques et une liste des matières premières critiques. Ces listes devraient également servir à orienter et à coordonner les efforts entrepris par les États membres pour contribuer à la réalisation des objectifs du présent règlement. La liste des matières premières stratégiques devrait inclure les matières premières qui revêtent une importance stratégique élevée, compte tenu de leur utilisation dans les technologies stratégiques qui sous-tendent les transitions écologique et numérique ou dans certaines applications du domaine spatial ou de la défense, les matières pour lesquelles on peut s’attendre à un écart notable entre l’offre mondiale et la demande prévue, ainsi que les matières dont la production peut assez difficilement être augmentée, en raison, par exemple, des longs délais de mise en route des nouveaux projets destinés à accroître les capacités d’approvisionnement. Afin de tenir compte des éventuels développements sur le plan technologique et économique, ainsi que des connaissances scientifiques les plus récentes en matière de durabilité environnementale, la liste des matières premières stratégiques devrait être réexaminée périodiquement , au moins tous les cinq ans, et, au besoin, actualisée. Afin de garantir que les efforts déployés pour augmenter les capacités de l’Union tout au long de la chaîne de valeur, pour renforcer la capacité de l’Union à suivre et atténuer les risques pour la sécurité de l’approvisionnement et pour accroître la diversification de l’approvisionnement ciblent bien les matières pour lesquelles ils sont les plus nécessaires, les mesures envisagées ne devraient s’appliquer qu’à la liste des matières premières stratégiques. |
Exposé des motifs
Pour tenir compte d’une évolution potentiellement plus rapide, au fil du temps, des changements technologiques, économiques et/ou liés à la durabilité, un réexamen pourrait s’avérer nécessaire plus fréquemment que tous les cinq ans.
Amendement 3
Considérant 5
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La liste des matières premières critiques devrait comprendre toutes les matières premières stratégiques, de même que toutes les autres matières premières qui revêtent une importance majeure pour l’ensemble de l’économie de l’Union et pour lesquelles il existe un risque élevé de rupture d’approvisionnement. Afin de tenir compte des éventuels développements sur le plan technologique et économique, la Commission devrait, dans la continuité de sa pratique actuelle, procéder périodiquement à une évaluation sur la base des données relatives à la production, aux échanges, aux applications, au recyclage et à la substitution d’un vaste éventail de matières premières, en vue d’actualiser les listes des matières premières critiques et stratégiques en tenant compte de l’évolution de leur importance économique et du risque lié à l’approvisionnement de ces matières. La liste des matières premières critiques devrait inclure toutes les matières premières qui atteignent ou dépassent les seuils fixés concernant l’importance économique et le risque pour la sécurité de l’approvisionnement, sans les classer en fonction de leur criticité. Cette évaluation devrait être fondée sur une moyenne des dernières données disponibles sur une période de cinq ans. Les mesures énoncées dans le présent règlement concernant la création d’un guichet unique pour l’octroi des autorisations, la planification, l’exploration, le suivi, la circularité et la durabilité devraient s’appliquer à toutes les matières premières critiques. | La liste des matières premières critiques devrait comprendre toutes les matières premières stratégiques, de même que toutes les autres matières premières qui revêtent une importance majeure pour l’ensemble de l’économie de l’Union et pour lesquelles il existe un risque élevé de rupture d’approvisionnement. Afin de tenir compte des éventuels développements sur le plan technologique et économique, la Commission devrait, dans la continuité de sa pratique actuelle, procéder périodiquement à une évaluation sur la base des données relatives à la production, aux échanges, aux applications, au recyclage , à la durabilité environnementale et à la substitution d’un vaste éventail de matières premières, en vue d’actualiser les listes des matières premières critiques et stratégiques en tenant compte de l’évolution de leur importance économique et du risque lié à l’approvisionnement de ces matières. La liste des matières premières critiques devrait inclure toutes les matières premières qui atteignent ou dépassent les seuils fixés concernant l’importance économique et le risque pour la sécurité de l’approvisionnement, sans les classer en fonction de leur criticité. Cette évaluation devrait être fondée sur une moyenne des dernières données disponibles sur une période de cinq ans. Les mesures énoncées dans le présent règlement concernant la création d’un guichet unique pour l’octroi des autorisations, la planification, l’exploration, le suivi, la circularité et la durabilité , en particulier pour ce qui est des incidences sociales et environnementales, devraient s’appliquer à toutes les matières premières critiques. |
Amendement 4
Considérant 6
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Afin de renforcer les capacités de l’Union tout au long de la chaîne de valeur des matières premières stratégiques, des niveaux de référence devraient être définis afin d’orienter les efforts et de suivre les progrès accomplis. Le but devrait être d’accroître les capacités pour chaque matière première stratégique et à chaque stade de la chaîne de valeur, tout en s’efforçant d’atteindre les capacités globales visées en matière d’extraction, de transformation et de recyclage des matières premières stratégiques. Premièrement, l’Union devrait exploiter davantage ses propres ressources géologiques en matières premières stratégiques et renforcer ses capacités afin d’être en mesure d’extraire les matériaux nécessaires à la production d’au moins 10 % des matières premières stratégiques consommées dans l’Union. Dans la mesure où la capacité d’extraction dépend fortement de la disponibilité des ressources géologiques de l’Union, l’atteinte de ce niveau de référence sera fonction de cette disponibilité. Deuxièmement, afin de constituer une chaîne de valeur complète et d’éviter tout goulet d’étranglement aux étapes intermédiaires, l’Union devrait également accroître sa capacité de transformation tout au long de la chaîne de valeur et être en mesure de produire au moins 40 % de sa consommation annuelle de matières premières stratégiques. Troisièmement, dans les décennies à venir, une part croissante des matières premières stratégiques consommées par l’Union devrait pouvoir être couverte par des matières premières secondaires, ce qui améliorerait à la fois la sécurité et la durabilité de l’approvisionnement de l’Union en matières premières. Par conséquent, la capacité de recyclage de l’Union devrait lui permettre de produire au moins 15 % de sa consommation annuelle de matières premières stratégiques. Ces niveaux de référence sont définis à l’horizon 2030, conformément aux objectifs de l’Union en matière de climat et d’énergie fixés au titre du règlement (UE) 2021/1119 du Parlement européen et du Conseil et aux objectifs numériques définis dans le cadre de la décennie numérique, dont ils soutiennent la réalisation. En outre, des emplois de qualité, ce qui passera également par des mesures de perfectionnement des compétences et des transitions entre emplois, permettront de remédier aux risques sur le marché du travail sectoriel et contribueront à assurer la compétitivité de l’Union. | Afin de renforcer les capacités de l’Union tout au long de la chaîne de valeur des matières premières stratégiques, des niveaux de référence réalistes devraient être définis afin d’orienter les efforts et de suivre les progrès accomplis. Le but devrait être d’accroître les capacités pour chaque matière première stratégique et à chaque stade de la chaîne de valeur, tout en s’efforçant d’atteindre les capacités globales visées en matière d’extraction, de transformation et de recyclage des matières premières stratégiques. Premièrement, l’Union devrait exploiter davantage ses propres ressources géologiques en matières premières stratégiques et renforcer ses capacités afin d’être en mesure d’extraire les matériaux nécessaires à la production d’au moins 10 % des matières premières stratégiques consommées dans l’Union. Dans la mesure où la capacité d’extraction dépend fortement de la disponibilité des ressources géologiques de l’Union, l’atteinte de ce niveau de référence sera fonction de cette disponibilité. Deuxièmement, afin de constituer une chaîne de valeur complète et d’éviter tout goulet d’étranglement aux étapes intermédiaires, l’Union devrait également accroître sa capacité de transformation tout au long de la chaîne de valeur et être en mesure de produire au moins 40 % de sa consommation annuelle de matières premières stratégiques. Troisièmement, dans les décennies à venir, une part croissante des matières premières stratégiques consommées par l’Union devrait pouvoir être couverte par des matières premières secondaires, ce qui améliorerait à la fois la sécurité et la durabilité de l’approvisionnement de l’Union en matières premières. Par conséquent, la capacité de recyclage de l’Union devrait lui permettre de produire au moins 20 % de sa consommation annuelle de matières premières stratégiques. Ces niveaux de référence sont définis à l’horizon 2030, conformément aux objectifs de l’Union en matière de climat et d’énergie fixés au titre du règlement (UE) 2021/1119 du Parlement européen et du Conseil et aux objectifs numériques définis dans le cadre de la décennie numérique, dont ils soutiennent la réalisation , et sont conformes à l’objectif de neutralité climatique de l’Union d’ici à 2050 . En outre, des emplois de qualité, ce qui passera également par des mesures de perfectionnement des compétences et des transitions entre emplois, permettront de faire face aux mutations structurelles induites par les transitions écologique et numérique et de remédier aux risques sur le marché du travail sectoriel, et contribueront à assurer la compétitivité de l’Union. |
Exposé des motifs
Seul un taux de recyclage élevé permettra de réduire sensiblement la dépendance à l’égard des pays tiers.
Amendement 5
Considérant 8
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Des mesures appropriées devraient être mises en place afin de soutenir les projets stratégiques en rapport avec l’extraction, la transformation ou le recyclage de matières premières stratégiques dans l’Union qui sont susceptibles de contribuer, en combinaison avec les efforts des États membres, à rapprocher les capacités des niveaux de référence fixés. D’autres mesures, notamment en matière d’exploration ou de circularité, devraient également contribuer à renforcer les différents stades de la chaîne de valeur et participer ainsi à l’atteinte des niveaux de référence. Afin de faire en sorte que les niveaux de référence soient atteints en temps utile, la Commission, avec l’aide du comité européen des matières premières critiques (ci-après le «comité»), devrait assurer le suivi et rendre compte des progrès accomplis dans la réalisation de cet objectif. Dans le cas où les progrès communiqués seraient globalement insuffisants, la Commission devrait examiner la faisabilité et la proportionnalité de mesures supplémentaires. Une absence de progrès concernant une seule matière première stratégique, ou un groupe réduit de matières premières stratégiques, ne devrait, en principe, pas nécessiter d’efforts supplémentaires de la part de l’Union. | Des mesures appropriées devraient être mises en place afin de soutenir les projets stratégiques en rapport avec l’extraction, la transformation ou le recyclage de matières premières stratégiques dans l’Union qui sont susceptibles de contribuer, en combinaison avec les efforts des États membres et des acteurs de terrain concernés que sont les collectivités locales et régionales , à rapprocher les capacités des niveaux de référence fixés. D’autres mesures, notamment en matière d’exploration ou de circularité, devraient également contribuer à renforcer les différents stades de la chaîne de valeur et participer ainsi à l’atteinte des niveaux de référence. Afin de faire en sorte que les niveaux de référence soient atteints en temps utile, la Commission, avec l’aide du comité européen des matières premières critiques (ci-après le «comité»), devrait assurer le suivi et rendre compte des progrès accomplis dans la réalisation de cet objectif. Les rapports élaborés à cet effet devraient, dans un souci de transparence, être mis à la disposition du public. Dans le cas où les progrès communiqués seraient globalement insuffisants, la Commission devrait examiner la faisabilité et la proportionnalité de mesures supplémentaires. |
Amendement 6
Considérant 9
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Afin de renforcer les capacités dans l’Union, la Commission devrait, avec le soutien du comité, identifier les projets stratégiques dans l’Union qui visent à devenir actifs dans les domaines de l’extraction, de la transformation ou du recyclage de matières premières stratégiques. Un soutien efficace aux projets stratégiques pourrait permettre d’améliorer l’accès des secteurs en aval aux matières, de créer des débouchés économiques tout au long de la chaîne de valeur, y compris pour les PME, et contribuer en outre à la création d’emplois. Dès lors, afin d’assurer le développement de projets stratégiques dans l’ensemble de l’Union, ces projets devraient bénéficier de procédures d’autorisation simplifiées et prévisibles ainsi que d’aides au financement. Afin de cibler le soutien apporté et de garantir la valeur ajoutée des projets, ces derniers devraient, avant de bénéficier d’un tel soutien, être évalués sur la base d’un ensemble de critères. Les projets stratégiques menés dans l’Union devraient renforcer la sécurité de l’approvisionnement de l’Union en matières premières stratégiques, présenter une faisabilité technique suffisante et être mis en œuvre dans des conditions durables sur le plan social et environnemental. Ils devraient également produire des avantages transfrontières au-delà de l’État membre concerné. Lorsque la Commission juge que ces critères sont remplis, elle devrait acter par une décision la reconnaissance du projet en tant que projet stratégique. Une reconnaissance rapide étant cruciale pour soutenir efficacement la sécurité de l’approvisionnement de l’Union, le processus d’évaluation devrait rester léger et ne pas comporter de contraintes excessives. | Afin de renforcer les capacités dans l’Union, la Commission devrait, avec le soutien du comité, identifier les projets stratégiques dans l’Union qui visent à devenir actifs dans les domaines de l’extraction, de la transformation ou du recyclage de matières premières stratégiques. Un soutien efficace aux projets stratégiques pourrait permettre d’améliorer l’accès des secteurs en aval aux matières, de créer des débouchés économiques tout au long de la chaîne de valeur, y compris pour les PME, et contribuer en outre à la création d’emplois. Dès lors, afin d’assurer le développement de projets stratégiques dans l’ensemble de l’Union, ces projets devraient bénéficier de procédures d’autorisation simplifiées et prévisibles ainsi que d’aides au financement. Afin de cibler le soutien apporté et de garantir la valeur ajoutée des projets, ces derniers devraient, avant de bénéficier d’un tel soutien, être évalués sur la base d’un ensemble de critères. Les projets stratégiques menés dans l’Union devraient renforcer la sécurité de l’approvisionnement de l’Union en matières premières stratégiques, présenter une faisabilité technique suffisante et être mis en œuvre dans des conditions durables sur le plan social et environnemental , au regard de niveaux de référence réalistes . Ils devraient également produire des avantages transfrontières au-delà de l’État membre concerné. Lorsque la Commission juge que ces critères sont remplis, elle devrait acter par une décision la reconnaissance du projet en tant que projet stratégique , en y incluant le rapport sur le respect de ces critères . Une reconnaissance rapide étant cruciale pour soutenir efficacement la sécurité de l’approvisionnement de l’Union, le processus d’évaluation devrait rester léger et ne pas comporter de contraintes excessives , sans pour autant nuire au respect des normes sociales et environnementales . |
Amendement 7
Considérant 10
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| En vue de diversifier l’approvisionnement de l’Union en matières premières stratégiques, la Commission devrait, avec le soutien du comité, identifier les projets stratégiques dans des pays tiers qui visent à devenir actifs dans les domaines de l’extraction, de la transformation ou du recyclage de matières premières stratégiques. Afin d’assurer la mise en œuvre efficace de ces projets stratégiques, ceux-ci devraient bénéficier d’un accès amélioré aux financements. Pour garantir la valeur ajoutée de ces projets, il y a lieu de les évaluer sur la base d’un ensemble de critères. Comme ceux menés dans l’Union, les projets stratégiques mis en œuvre dans des pays tiers devraient renforcer la sécurité de l’approvisionnement de l’Union en matières premières stratégiques, présenter une faisabilité technique suffisante et être mis en œuvre dans des conditions durables. S’agissant des projets mis en œuvre dans des marchés émergents et des économies en développement, ils devraient être mutuellement avantageux pour l’Union et pour le pays tiers concerné et apporter une valeur ajoutée dans ce pays, mais aussi être compatibles avec la politique commerciale commune de l’Union. La valeur ajoutée des projets peut tenir à leur contribution à plusieurs stades de la chaîne de valeur, ou aux bénéfices plus larges sur le plan économique et social dérivés des projets, y compris la création d’emplois dans des conditions conformes aux normes internationales. Lorsque la Commission juge que ces critères sont remplis, elle devrait acter par une décision la reconnaissance du projet en tant que projet stratégique. | En vue de diversifier l’approvisionnement de l’Union en matières premières stratégiques, la Commission devrait, avec le soutien du comité, identifier les projets stratégiques dans des pays tiers qui visent à devenir actifs dans les domaines de l’extraction, de la transformation ou du recyclage de matières premières stratégiques. Afin d’assurer la mise en œuvre efficace de ces projets stratégiques, ceux-ci devraient bénéficier d’un accès amélioré aux financements. Pour garantir la valeur ajoutée de ces projets, il y a lieu de les évaluer sur la base d’un ensemble de critères. Comme ceux menés dans l’Union, les projets stratégiques mis en œuvre dans des pays tiers devraient renforcer la sécurité de l’approvisionnement de l’Union en matières premières stratégiques, présenter une faisabilité technique suffisante , remplir les critères de référence en vigueur dans l’Union en matière de durabilité sociale et environnementale et être mis en œuvre dans des conditions durables. S’agissant des projets mis en œuvre dans des marchés émergents et des économies en développement, ils devraient être mutuellement avantageux pour l’Union et pour le pays tiers concerné et apporter une valeur ajoutée dans ce pays, mais aussi être compatibles avec la politique commerciale commune de l’Union. La valeur ajoutée des projets peut tenir à leur contribution à plusieurs stades de la chaîne de valeur, ou aux bénéfices plus larges sur le plan économique et social dérivés des projets, y compris la création d’emplois dans des conditions conformes aux normes internationales édictées par l’Organisation internationale du travail (OIT) . Lorsque la Commission juge que ces critères sont remplis, elle devrait acter par une décision la reconnaissance du projet en tant que projet stratégique. |
Amendement 8
Considérant 11
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Afin d’assurer la viabilité à long terme d’une production accrue de matières premières, les nouveaux projets menés dans ce secteur devraient être mis en œuvre de manière durable. À cette fin, les projets stratégiques bénéficiant d’un soutien au titre du présent règlement devraient être évalués à la lumière des instruments internationaux couvrant tous les aspects de la durabilité mis en exergue dans les principes de l’Union en faveur des matières premières durables, dont la protection de l’environnement, les pratiques socialement responsables, y compris le respect des droits fondamentaux, et en particulier ceux des femmes, et les pratiques commerciales transparentes. Les projets devraient également garantir une coopération de bonne foi et un dialogue exhaustif et constructif avec les communautés locales, notamment les peuples autochtones. Afin de fournir aux promoteurs de projets un moyen clair et efficace de se conformer à ce critère, le respect de la législation pertinente de l’Union ainsi que des normes, orientations et principes internationaux applicables ou la participation à un système de certification reconnu au titre du présent règlement devraient être réputés suffisants. | Afin d’assurer la viabilité à long terme d’une production accrue de matières premières, les nouveaux projets et ceux déjà menés dans ce secteur devraient être mis en œuvre de manière durable. À cette fin, les projets stratégiques bénéficiant d’un soutien au titre du présent règlement devraient être évalués à la lumière des instruments internationaux et au regard de niveaux de référence réalistes couvrant tous les aspects de la durabilité mis en exergue dans les principes de l’Union en faveur des matières premières durables, dont la protection de l’environnement, les pratiques socialement responsables, y compris le respect des droits des travailleurs et des droits fondamentaux, et en particulier ceux des femmes , des enfants et des peuples autochtones , et les pratiques commerciales transparentes. Les projets devraient également garantir une coopération de bonne foi et un dialogue exhaustif et constructif avec les collectivités locales et régionales , ainsi qu’avec les peuples autochtones , en pleine conformité avec le principe du consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause, et dans le respect du droit de ces communautés à dire non . Afin de fournir aux promoteurs de projets un moyen clair et efficace de se conformer à ce critère, le respect de la législation pertinente de l’Union ainsi que des normes, orientations et principes internationaux applicables ou la participation à un système de certification reconnu au titre du présent règlement devraient être réputés suffisants. |
Amendement 9
Considérant 12
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Tout promoteur d’un projet dans le secteur des matières premières stratégiques devrait avoir la possibilité de demander à la Commission sa reconnaissance en tant que projet stratégique. Cette demande devrait inclure plusieurs documents et justificatifs attestant le respect des critères prévus à cette fin. Afin de permettre une meilleure évaluation de la viabilité sociale, environnementale et économique, de la faisabilité du projet et du degré de fiabilité des estimations, le promoteur devrait également fournir une classification du projet conformément à la classification-cadre des Nations unies pour les ressources, étayée par des justificatifs pertinents, afin de permettre une validation objective. Un calendrier du projet devrait en outre être joint à la demande, afin d’estimer le moment auquel le projet sera en mesure de contribuer à l’atteinte des niveaux de référence fixés en ce qui concerne les capacités intérieures ou la diversification. L’acceptation des projets miniers par le public étant capitale pour leur bonne mise en œuvre, le promoteur devrait également fournir un plan contenant des mesures destinées à favoriser cette acceptation. Une attention particulière devrait être accordée aux partenaires sociaux, à la société civile et aux autres acteurs exerçant une supervision. Le promoteur devrait aussi fournir un plan d’affaires contenant des informations sur la viabilité financière du projet et un aperçu des financements et des accords d’achat de la production déjà obtenus, ainsi qu’une estimation des emplois qui pourront être créés et des besoins du projet en termes de main-d’œuvre qualifiée, en incluant dans ces chiffres le perfectionnement des compétences et la reconversion des travailleurs. | Tout promoteur d’un projet dans le secteur des matières premières stratégiques devrait avoir la possibilité de demander à la Commission sa reconnaissance en tant que projet stratégique. Cette demande devrait inclure plusieurs documents et justificatifs attestant le respect des critères prévus à cette fin. Afin de permettre une meilleure évaluation de la viabilité sociale, environnementale et économique, de la faisabilité du projet et du degré de fiabilité des estimations, le promoteur devrait également fournir une classification du projet conformément à la classification-cadre des Nations unies pour les ressources, étayée par des justificatifs pertinents, afin de permettre une validation objective. Un calendrier du projet devrait en outre être joint à la demande, afin d’estimer le moment auquel le projet sera en mesure de contribuer à l’atteinte des niveaux de référence fixés en ce qui concerne les capacités intérieures ou la diversification. L’acceptation des projets miniers par le public étant capitale pour leur bonne mise en œuvre, le promoteur devrait également fournir un plan contenant des mesures destinées à favoriser cette acceptation. Une attention particulière devrait être accordée aux collectivités locales et régionales, aux partenaires sociaux, à la société civile et aux autres acteurs exerçant une supervision. Le promoteur devrait aussi fournir un plan d’affaires contenant des informations sur la viabilité financière du projet et un aperçu des financements et des accords d’achat de la production déjà obtenus, ainsi qu’une estimation des emplois qui pourront être créés et des besoins du projet en termes de main-d’œuvre qualifiée, en incluant dans ces chiffres le perfectionnement des compétences et la reconversion des travailleurs. |
Amendement 10
Considérant 13
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Afin d’assurer un traitement efficace et efficient des demandes, la Commission devrait pouvoir privilégier le traitement des demandes relatives à des projets ciblant certaines étapes de la chaîne de valeur ou certaines matières premières stratégiques moins représentées, afin de pouvoir assurer une progression équilibrée de l’Union vers l’atteinte de l’ensemble des niveaux de référence définis dans le présent règlement en ce qui concerne les capacités de l’Union. | Afin d’assurer un traitement efficace et efficient des demandes, la Commission devrait pouvoir privilégier le traitement des demandes relatives à des projets ciblant certaines étapes de la chaîne de valeur ou certaines matières premières stratégiques moins représentées, afin de pouvoir assurer une progression équilibrée de l’Union vers l’atteinte de l’ensemble des niveaux de référence définis dans le présent règlement en ce qui concerne les capacités de l’Union. La Commission devrait accorder la priorité aux projets stratégiques qui contribuent à la circularité des matières premières. |
Exposé des motifs
Ressort du texte.
Amendement 11
Considérant 14
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La coopération de l’État membre sur le territoire duquel un projet stratégique sera mis en œuvre étant nécessaire pour garantir son bon déroulement, l’État membre devrait disposer d’un droit d’opposition et pouvoir ainsi empêcher qu’un projet obtienne le statut de projet stratégique contre sa volonté. Dans ce cas, l’État membre concerné devrait fournir une justification motivée de son refus, en s’appuyant sur les critères applicables. De même, l’Union ne devrait pas accorder le statut de projet stratégique aux projets qui seront mis en œuvre par un pays tiers contre la volonté de son gouvernement, et devrait donc s’abstenir de le faire lorsque le gouvernement d’un pays tiers s’y oppose. | La coopération de l’État membre sur le territoire duquel un projet stratégique sera mis en œuvre étant nécessaire pour garantir son bon déroulement, l’État membre devrait , en consultation avec les collectivités locales et régionales, disposer d’un droit d’opposition et pouvoir ainsi empêcher qu’un projet obtienne le statut de projet stratégique contre sa volonté. Dans ce cas, l’État membre concerné devrait fournir une justification motivée de son refus, en s’appuyant sur les critères applicables. De même, l’Union ne devrait pas accorder le statut de projet stratégique aux projets qui seront mis en œuvre par un pays tiers contre la volonté de son gouvernement, et devrait donc s’abstenir de le faire lorsque le gouvernement d’un pays tiers s’y oppose. |
Amendement 12
Considérant 18
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Parallèlement à cela, le caractère imprévisible, complexe et, dans certains cas, excessivement long des procédures nationales d’autorisation compromettent la sécurité d’investissement nécessaire à un véritable développement de projets dans le secteur des matières premières stratégiques. Dès lors, afin de garantir et d’accélérer la mise en œuvre effective des projets stratégiques, les États membres devraient appliquer à leur égard une procédure d’autorisation simplifiée et prévisible. À cet effet, les projets stratégiques devraient bénéficier d’un «statut prioritaire» au niveau national afin de garantir un traitement administratif rapide et un traitement d’urgence dans toutes les procédures judiciaires et de règlement des litiges les concernant. Le présent règlement ne devrait pas empêcher les autorités compétentes de simplifier également l’octroi des autorisations pour les autres projets relatifs à la chaîne de valeur des matières premières critiques qui ne sont pas des projets stratégiques. | Parallèlement à cela, le caractère imprévisible, complexe et, dans certains cas, excessivement long des procédures nationales d’autorisation compromettent la sécurité d’investissement nécessaire à un véritable développement de projets dans le secteur des matières premières stratégiques. Dès lors, afin de garantir et d’accélérer la mise en œuvre effective des projets stratégiques, les États membres devraient appliquer à leur égard une procédure d’autorisation simplifiée et prévisible , dans le respect des normes sociales et environnementales . À cet effet, les projets stratégiques devraient bénéficier d’un «statut prioritaire» au niveau national afin de garantir un traitement administratif rapide et un traitement d’urgence dans toutes les procédures judiciaires et de règlement des litiges les concernant. Le présent règlement ne devrait pas empêcher les autorités compétentes de simplifier également l’octroi des autorisations pour les autres projets relatifs à la chaîne de valeur des matières premières critiques qui ne sont pas des projets stratégiques. |
Amendement 13
Considérant 19
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Étant donné leur rôle dans la sécurisation de l’approvisionnement de l’Union en matières premières stratégiques et leur contribution à l’autonomie stratégique ouverte de l’Union et aux transitions écologique et numérique, les projets stratégiques devraient être considérés par l’autorité compétente en matière d’autorisation comme servant l’intérêt public. Les projets stratégiques qui ont une incidence négative sur l’environnement, dans la mesure où celle-ci relève du champ d’application de la directive 2000/60/CE, de la directive 92/43/CEE du Conseil et de la directive 2009/147/CE, peuvent être autorisés lorsque l’autorité compétente chargée de l’octroi des autorisations conclut, sur la base d’une évaluation effectuée au cas par cas, que l’intérêt public que sert le projet l’emporte sur ses incidences, pour autant que toutes les conditions pertinentes énoncées dans ces directives soient remplies. Le cas échéant, l’évaluation au cas par cas devrait tenir compte des spécificités géologiques des sites d’extraction, qui limitent les décisions quant à l’emplacement des projets. | Étant donné leur rôle dans la sécurisation de l’approvisionnement de l’Union en matières premières stratégiques et leur contribution à l’autonomie stratégique ouverte de l’Union et aux transitions écologique et numérique, les projets stratégiques devraient être considérés par l’autorité compétente en matière d’autorisation comme servant l’intérêt public. Les projets stratégiques qui ont une incidence négative sur l’environnement, dans la mesure où celle-ci relève du champ d’application de la directive 2000/60/CE, de la directive 92/43/CEE du Conseil et de la directive 2009/147/CE, peuvent être autorisés lorsque l’autorité compétente chargée de l’octroi des autorisations conclut, sur la base d’une évaluation effectuée au cas par cas, que l’intérêt public que sert le projet l’emporte sur ses incidences, pour autant que toutes les conditions pertinentes énoncées dans ces directives soient remplies , que cette incidence négative soit réduite au minimum et que les dommages qui en découlent soient contrebalancés par des mesures de compensation . Le cas échéant, l’évaluation au cas par cas devrait tenir compte des spécificités géologiques des sites d’extraction, qui limitent les décisions quant à l’emplacement des projets. |
Amendement 14
Considérant 20
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Afin de réduire la complexité et d’accroître l’efficacité et la transparence de la procédure d’octroi des autorisations, les promoteurs de projets dans le secteur des matières premières critiques devraient pouvoir interagir avec une seule autorité nationale, qui soit chargée de faciliter et de coordonner la procédure d’autorisation tout entière et qui, dans le cas des projets stratégiques, rende une décision globale dans les délais applicables. À cet effet, les États membres devraient désigner une autorité nationale compétente unique. Lorsque l’organisation interne d’un État membre l’impose, les tâches de l’autorité nationale compétente devraient pouvoir être déléguées à une autre autorité , soumise aux mêmes conditions. Afin de lui permettre de s’acquitter efficacement de ses responsabilités, les États membres devraient fournir à leur autorité nationale compétente, ou à toute autorité agissant en son nom, un personnel et des ressources suffisants. | Afin de réduire la complexité et d’accroître l’efficacité et la transparence de la procédure d’octroi des autorisations, les promoteurs de projets dans le secteur des matières premières critiques devraient pouvoir interagir avec une seule autorité nationale, qui soit chargée de faciliter et de coordonner la procédure d’autorisation tout entière et qui, dans le cas des projets stratégiques, rende une décision globale dans les délais applicables. À cet effet, les États membres devraient désigner une autorité nationale compétente unique. Lorsque l’organisation interne d’un État membre l’impose, les tâches de l’autorité nationale compétente devraient pouvoir être déléguées à d’autres autorités régionales ou locales , soumises aux mêmes conditions. Afin de lui permettre de s’acquitter efficacement de ses responsabilités, les États membres devraient fournir à leur autorité nationale compétente, ou à toute autorité agissant en son nom, un personnel et des ressources suffisants. |
Amendement 15
Considérant 21
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| En vue de garantir la clarté concernant l’autorisation d’un projet stratégique et de limiter l’efficacité d’éventuels recours en justice abusifs, sans empêcher pour autant un contrôle juridictionnel effectif, les États membres devraient veiller à ce que tout litige relatif au processus d’octroi des autorisations pour un projet stratégique soit résolu en temps utile. À cet effet, les autorités nationales compétentes devraient faire en sorte que les demandeurs et les promoteurs de projets aient accès à une procédure simple de règlement des litiges et que les projets stratégiques se voient accorder un traitement urgent dans toutes les procédures juridictionnelles et de résolution des litiges se rapportant à de tels projets. | En vue de garantir la clarté concernant l’autorisation d’un projet stratégique et de limiter l’efficacité d’éventuels recours en justice abusifs, sans empêcher pour autant un contrôle juridictionnel effectif, les États membres devraient veiller à ce que tout litige relatif au processus d’octroi des autorisations pour un projet stratégique soit résolu en temps utile. À cet effet, les autorités nationales compétentes devraient faire en sorte que les demandeurs et les promoteurs de projets aient accès à une procédure simple de règlement des litiges et que les projets stratégiques se voient accorder un traitement urgent dans toutes les procédures juridictionnelles et de résolution des litiges se rapportant à de tels projets , sans préjudice de l’application du droit de recours et de l’application diligente du droit des communautés locales, en particulier des peuples autochtones, à dire non . |
Exposé des motifs
Ressort du texte.
Amendement 16
Considérant 24
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les évaluations et autorisations environnementales exigées au titre du droit de l’Union, notamment en ce qui concerne l’eau, les habitats et les oiseaux, font partie intégrante de la procédure d’autorisation d’un projet relatif aux matières premières et constituent une protection essentielle afin que les incidences négatives sur l’environnement soient évitées ou réduites au minimum. Toutefois, pour garantir la prévisibilité et la rapidité des procédures d’autorisation des projets stratégiques, tous les moyens permettant de simplifier les évaluations et autorisations requises sans abaisser le niveau de protection de l’environnement devraient être mis en œuvre. À cet égard, il convient de veiller à ce que les évaluations nécessaires soient groupées afin d’éviter les chevauchements inutiles, et de veiller à ce que les promoteurs de projets et les autorités compétentes se mettent expressément d’accord sur la portée des évaluations groupées avant leur mise en œuvre, de manière à éviter les mesures de suivi inutiles. | Les évaluations et autorisations environnementales exigées au titre du droit de l’Union, notamment en ce qui concerne l’eau, la santé des sols, l’air, les forêts, les habitats et les oiseaux, font partie intégrante de la procédure d’autorisation d’un projet relatif aux matières premières et constituent une protection essentielle afin que les incidences négatives sur l’environnement soient évitées ou réduites au minimum. Toutefois, pour garantir la prévisibilité et la rapidité des procédures d’autorisation des projets stratégiques, tous les moyens permettant de simplifier les évaluations et autorisations requises sans abaisser le niveau de protection de l’environnement devraient être mis en œuvre. À cet égard, il convient de veiller à ce que les évaluations nécessaires soient groupées afin d’éviter les chevauchements inutiles, et de veiller à ce que les promoteurs de projets et les autorités compétentes se mettent expressément d’accord sur la portée des évaluations groupées avant leur mise en œuvre, de manière à éviter les mesures de suivi inutiles. |
Amendement 17
Considérant 32
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les connaissances et la cartographie actuelles des occurrences de matières premières dans l’Union datent d’une époque où assurer l’approvisionnement en matières premières critiques pour le développement de technologies stratégiques ne constituait pas une priorité. Afin d’obtenir et de mettre à jour les informations relatives aux occurrences de matières premières critiques, les États membres devraient élaborer des programmes nationaux d’exploration générale des matières premières critiques, qui devraient inclure des mesures telles qu’une cartographie des gisements minéraux, des campagnes géochimiques, des prospections géoscientifiques ainsi que le retraitement des ensembles de données géoscientifiques existants. Le recensement des occurrences minérales et l’évaluation de la viabilité technique et économique de leur extraction supposent un risque financier élevé. Pour réduire ce risque et faciliter le développement de projets d’extraction, les États membres devraient mettre à la disposition du public les informations obtenues dans le cadre de leurs programmes nationaux d’exploration respectifs, en utilisant, le cas échéant, le cadre de l’infrastructure d’information géographique établie par la directive 2007/2/CE du Parlement européen et du Conseil. | Les connaissances et la cartographie actuelles des occurrences de matières premières dans l’Union datent d’une époque où assurer l’approvisionnement en matières premières critiques pour le développement de technologies stratégiques ne constituait pas une priorité. Afin d’obtenir et de mettre à jour les informations relatives aux occurrences de matières premières critiques, les États membres devraient élaborer des programmes nationaux d’exploration générale des matières premières critiques, qui devraient inclure des mesures telles qu’une cartographie des gisements minéraux, des campagnes géochimiques, des prospections géoscientifiques ainsi que le retraitement des ensembles de données géoscientifiques existants. Le recensement des occurrences minérales et l’évaluation de la viabilité technique et économique de leur extraction supposent un risque financier élevé. Les possibilités de financement public devraient dès lors être conçues d’une manière telle que les études préliminaires soient déjà considérées comme des projets d’aide au titre des subventions environnementales ou, dans le cas de projets impliquant des régions de différents États membres, comme des projets importants d’intérêt européen commun. Pour réduire le risque financier et faciliter le développement de projets d’extraction, les États membres devraient mettre à la disposition du public les informations obtenues dans le cadre de leurs programmes nationaux d’exploration respectifs, en utilisant, le cas échéant, le cadre de l’infrastructure d’information géographique établie par la directive 2007/2/CE du Parlement européen et du Conseil. |
Amendement 18
Considérant 33
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les données et les services spatiaux dérivés de l’observation de la Terre peuvent appuyer les efforts déployés en vue de constituer des chaînes de valeur des matières premières critiques durables, en fournissant un flux continu d’informations susceptibles d’être utiles aux activités telles que le suivi et la gestion des zones minières, l’évaluation des incidences environnementales et socioéconomiques ou l’exploration des ressources minérales. L’observation de la Terre peut également fournir des informations sur des zones reculées et inaccessibles, aussi les États membres devraient-ils en tenir compte, dans la mesure du possible, au moment d’élaborer et de mettre en œuvre leurs programmes nationaux d’exploration. | Les données et les services spatiaux dérivés de l’observation de la Terre peuvent appuyer les efforts déployés en vue de constituer des chaînes de valeur des matières premières critiques durables, en fournissant un flux continu d’informations susceptibles d’être utiles aux activités telles que le suivi et la gestion des zones minières, l’évaluation des incidences environnementales et socioéconomiques avant et pendant l’exploitation pour garantir le respect des cadres réglementaires sociaux et environnementaux, ou l’exploration des ressources minérales. L’observation de la Terre peut également fournir des informations sur des zones reculées et inaccessibles, aussi les États membres devraient-ils en tenir compte, dans la mesure du possible, au moment d’élaborer et de mettre en œuvre leurs programmes nationaux d’exploration. |
Exposé des motifs
Ressort du texte.
Amendement 19
Considérant 34
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Bien que le renforcement de la chaîne de valeur des matières premières critiques de l’Union soit nécessaire pour améliorer la sécurité de l’approvisionnement, les chaînes d’approvisionnement en matières premières critiques resteront mondiales et exposées à des facteurs externes. Les événements récents ou en cours, allant de la crise de la COVID-19 à l’agression militaire non provoquée et injustifiée contre l’Ukraine, ont mis en évidence la vulnérabilité de certaines chaînes d’approvisionnement de l’Union. Afin de veiller à ce que les États membres et les industries européennes soient en mesure d’anticiper les ruptures d’approvisionnement et préparés à en supporter les conséquences, des mesures devraient être élaborées en vue d’accroître les capacités de suivi, de coordonner les stocks stratégiques et de renforcer la préparation des entreprises. | Bien que le renforcement de la chaîne de valeur des matières premières critiques de l’Union soit nécessaire pour améliorer la sécurité de l’approvisionnement, les chaînes d’approvisionnement en matières premières critiques resteront mondiales et exposées à des facteurs externes. Les événements récents ou en cours, allant de la crise de la COVID-19 à l’agression militaire non provoquée et injustifiée de la Russie contre l’Ukraine, ont mis en évidence la vulnérabilité de certaines chaînes d’approvisionnement de l’Union et la nécessité de recenser de toute urgence les leviers permettant de limiter la croissance de la demande, en particulier de matières premières stratégiques . Afin de veiller à ce que les États membres et les industries européennes soient en mesure d’anticiper les ruptures d’approvisionnement et préparés à en supporter les conséquences, des mesures devraient être élaborées en vue d’accroître les capacités de suivi, de coordonner les stocks stratégiques et de renforcer la volonté de coopération des entreprises. |
Amendement 20
Considérant 35
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les États membres ne sont pas sur un pied d’égalité en matière de connaissance et d’anticipation des risques, et ils n’ont pas tous mis en place des structures spécifiques de suivi des chaînes d’approvisionnement en matières premières critiques, capables d’informer les entreprises des ruptures d’approvisionnement potentielles. De même, si certaines entreprises ont investi dans le suivi de leurs chaînes d’approvisionnement, d’autres n’ont pas la capacité de le faire. Dès lors, eu égard à la dimension internationale des chaînes d’approvisionnement en matières premières critiques ainsi qu’à leur complexité, la Commission devrait élaborer un tableau de bord spécifique pour le suivi des matières premières critiques, qui évaluerait les risques liés à leur approvisionnement et garantirait l’accès des autorités publiques et des acteurs privés aux informations recueillies, ce qui améliorerait les synergies entre États membres. Afin de veiller à ce que les chaînes de valeur de l’Union soient suffisamment préparées à d’éventuelles ruptures d’approvisionnement, la Commission devrait réaliser des tests de résistance évaluant la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement en matières premières stratégiques et leur exposition aux risques pour la sécurité d’approvisionnement. Les États membres devraient contribuer à cet exercice en confiant, dans la mesure du possible, ces tests de résistance à leurs services nationaux compétents en matière d’approvisionnement et d’information dans le domaine des matières premières critiques. Le comité devrait assurer la coordination de la réalisation des tests de résistance par la Commission et les États membres. S’il arrive qu’aucun État membre n’ait la capacité de réaliser le test de résistance requis pour une matière première stratégique donnée, la Commission devrait s’en charger elle-même. Lorsqu’elle met à la disposition du public les résultats de ces tests de résistance, la Commission devrait également suggérer les stratégies que les autorités publiques et les acteurs privés pourraient adopter pour atténuer les risques liés à l’approvisionnement, comme renforcer leurs stocks stratégiques ou diversifier davantage leur approvisionnement. Afin de collecter les informations nécessaires à la mise en œuvre des mesures de suivi et à la réalisation des tests de résistance, la Commission devrait coordonner ses activités avec celles du sous-groupe permanent compétent du comité et les États membres devraient recenser et suivre les opérateurs du marché qui revêtent une importance cruciale pour le fonctionnement de la chaîne de valeur. Lorsque aucun membre du sous-groupe permanent n’a la capacité de réaliser le test de résistance requis pour une matière première stratégique donnée, la Commission devrait s’en charger elle-même. | Les États membres ne sont pas sur un pied d’égalité en matière de connaissance et d’anticipation des risques, et ils n’ont pas tous mis en place des structures spécifiques de suivi des chaînes d’approvisionnement en matières premières critiques, capables d’informer les entreprises des ruptures d’approvisionnement potentielles. De même, si certaines entreprises ont investi dans le suivi de leurs chaînes d’approvisionnement, d’autres n’ont pas la capacité de le faire. Dès lors, eu égard à la dimension internationale des chaînes d’approvisionnement en matières premières critiques ainsi qu’à leur complexité, la Commission devrait élaborer un tableau de bord spécifique pour le suivi des matières premières critiques, qui évaluerait les risques liés à leur approvisionnement et garantirait l’accès des autorités publiques et des acteurs privés aux informations recueillies, ce qui améliorerait les synergies entre États membres. Afin de veiller à ce que les chaînes de valeur de l’Union soient suffisamment préparées à d’éventuelles ruptures d’approvisionnement, la Commission devrait réaliser des tests de résistance évaluant la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement en matières premières stratégiques et leur exposition aux risques pour la sécurité d’approvisionnement. Les États membres devraient contribuer à cet exercice en confiant, dans la mesure du possible, ces tests de résistance à leurs services nationaux compétents en matière d’approvisionnement et d’information dans le domaine des matières premières critiques. Le comité devrait assurer la coordination de la réalisation des tests de résistance par la Commission et les États membres. S’il arrive qu’aucun État membre n’ait la capacité de réaliser le test de résistance requis pour une matière première stratégique donnée, la Commission devrait s’en charger elle-même. La Commission devrait également suggérer les stratégies que les autorités publiques et les acteurs privés pourraient adopter pour atténuer les risques liés à l’approvisionnement, comme renforcer leurs stocks stratégiques ou diversifier davantage leur approvisionnement. Afin de collecter les informations nécessaires à la mise en œuvre des mesures de suivi et à la réalisation des tests de résistance, la Commission devrait coordonner ses activités avec celles du sous-groupe permanent compétent du comité et les États membres devraient recenser et suivre les opérateurs du marché qui revêtent une importance cruciale pour le fonctionnement de la chaîne de valeur. Lorsque aucun membre du sous-groupe permanent n’a la capacité de réaliser le test de résistance requis pour une matière première stratégique donnée, la Commission devrait s’en charger elle-même. |
Exposé des motifs
Pour des raisons de sécurité, les résultats des tests de résistance devraient rester confidentiels.
Amendement 21
Considérant 36
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les stocks stratégiques constituent un outil important pour atténuer les ruptures d’approvisionnement, notamment dans le domaine des matières premières. Bien que l’instrument du marché unique pour les situations d’urgence proposé permette l’éventuel renforcement de ces stocks en cas d’activation du mode d’alerte pour le marché unique, les États membres et les entreprises ne sont pas obligés de renforcer ou de coordonner leurs stocks stratégiques en prévision d’une rupture d’approvisionnement. En outre, il n’existe aucun mécanisme de coordination, couvrant l’ensemble de l’Union européenne, qui permettrait l’élaboration d’une évaluation commune et d’une analyse des chevauchements et synergies potentiels. Dès lors, dans un premier temps, et compte tenu du manque actuel d’informations pertinentes, les États membres devraient fournir à la Commission des informations sur leurs stocks stratégiques, indiquant s’ils sont exploités par des autorités publiques ou par des opérateurs économiques au nom des États membres. Ces informations devraient inclure le niveau des stocks disponibles pour chaque matière première stratégique, les prévisions quant à l’évolution du niveau des stocks ainsi que les règles et procédures applicables à ces stocks. Toute demande devrait être proportionnée, tenir compte du coût et de l’effort nécessaires à la mise à disposition des données ainsi que des incidences de celle-ci sur la sécurité nationale, et fixer des délais appropriés pour la communication des informations demandées. Des informations sur les stocks des opérateurs économiques pourraient être ajoutées à l’analyse, bien que cela ne constitue pas une demande d’informations les concernant. La Commission devrait traiter ces données de manière sécurisée, et ne publier que des informations agrégées. Dans un deuxième temps, sur la base des informations obtenues, la Commission devrait élaborer un projet de niveau de référence pour ce qui devrait être considéré comme un niveau sûr de stocks de l’Union, en tenant compte de la consommation annuelle totale de l’Union des matières premières stratégiques concernées. Sur la base d’une comparaison entre les stocks existants et le niveau global des stocks stratégiques de matières premières stratégiques dans l’ensemble de l’Union, le comité devrait alors pouvoir, en accord avec la Commission, adresser des avis non contraignants aux États membres qui leur indiqueraient comment améliorer les convergences et les encourageraient à renforcer leurs stocks stratégiques. Ce faisant, le comité devrait tenir compte de la nécessité de maintenir des incitations au renforcement des stocks stratégiques adressées aux opérateurs privés utilisant des matières premières stratégiques. | Les stocks stratégiques constituent un outil important pour atténuer les ruptures d’approvisionnement, notamment dans le domaine des matières premières. Bien que l’instrument du marché unique pour les situations d’urgence proposé permette l’éventuel renforcement de ces stocks en cas d’activation du mode d’alerte pour le marché unique, les États membres et les entreprises ne sont pas obligés de renforcer ou de coordonner leurs stocks stratégiques en prévision d’une rupture d’approvisionnement. En outre, il n’existe aucun mécanisme de coordination, couvrant l’ensemble de l’Union européenne, qui permettrait l’élaboration d’une évaluation commune et d’une analyse des chevauchements et synergies potentiels. Dès lors, dans un premier temps, et compte tenu du manque actuel d’informations pertinentes, les États membres devraient fournir à la Commission des informations sur leurs stocks stratégiques, indiquant s’ils sont exploités par des autorités publiques ou par des opérateurs économiques au nom des États membres. Ces informations devraient inclure le niveau des stocks disponibles pour chaque matière première stratégique, les prévisions quant à l’évolution du niveau des stocks ainsi que les règles et procédures applicables à ces stocks. Toute demande devrait être proportionnée, tenir compte du coût et de l’effort nécessaires à la mise à disposition des données ainsi que des incidences de celle-ci sur la sécurité nationale, et fixer des délais appropriés pour la communication des informations demandées. Des informations sur les stocks des opérateurs économiques pourraient être ajoutées à l’analyse, bien que cela ne constitue pas une demande d’informations les concernant. La Commission devrait traiter ces données de manière sécurisée, et ne publier que des informations agrégées. Dans un deuxième temps, sur la base des informations obtenues, la Commission devrait élaborer un projet de niveau de référence pour ce qui devrait être considéré comme un niveau sûr de stocks de l’Union, en tenant compte de la consommation annuelle totale de l’Union des matières premières stratégiques concernées. Sur la base d’une comparaison entre les stocks existants et le niveau global des stocks stratégiques de matières premières stratégiques dans l’ensemble de l’Union, le comité devrait alors pouvoir, en accord avec la Commission, adresser des avis non contraignants aux États membres qui leur indiqueraient comment améliorer les convergences et les encourageraient à renforcer leurs stocks stratégiques. Sur le plan de la diversification, il faudrait gérer ces stocks stratégiques de la manière la plus décentralisée possible, en coopération avec les collectivités locales et régionales, afin d’éviter toute interférence dans la constitution des stocks et de soutenir la coopération transfrontalière. Ce faisant, le comité devrait tenir compte de la nécessité de maintenir des incitations au renforcement des stocks stratégiques adressées aux opérateurs privés utilisant des matières premières stratégiques. Il devrait par ailleurs, de concert avec la Commission, établir un ordre de priorités applicable aux possibilités d’utilisation des matières premières stratégiques afin de garantir, en cas de rupture d’approvisionnement, la fourniture de biens particulièrement critiques sur le marché intérieur. |
Amendement 22
Considérant 38
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Afin d’être suffisamment préparées aux ruptures d’approvisionnement, les grandes entreprises qui produisent des technologies stratégiques dans l’Union à partir de matières premières stratégiques devraient réaliser des audits de leurs chaînes d’approvisionnement et en transmettre les résultats à leur conseil d’administration. Cela garantira qu’elles tiennent compte des risques liés à l’approvisionnement en matières premières stratégiques et élaborent des stratégies d’atténuation appropriées afin d’être mieux préparées en cas de rupture d’approvisionnement. De même, les grandes entreprises concernées devraient soumettre régulièrement leurs chaînes d’approvisionnement en matières premières stratégiques à des tests de résistance, afin d’envisager tous les événements susceptibles d’affecter leur approvisionnement en cas de perturbations. Ces mesures permettront de mieux tenir compte des coûts afférents aux risques potentiels liés à l’approvisionnement. | Afin d’être suffisamment préparées aux ruptures d’approvisionnement, les grandes entreprises qui produisent des technologies stratégiques dans l’Union à partir de matières premières stratégiques devraient réaliser des audits de leurs chaînes d’approvisionnement et en transmettre les résultats à leur conseil d’administration. Dans ce contexte, la législation de l’Union relative aux chaînes d’approvisionnement devrait aussi s’appliquer au secteur financier, puisqu’il n’est possible d’influer sur les négociants en matières premières, les bourses et les plateformes de négociation de métaux de gré à gré que si, dans les chaînes d’approvisionnement, les normes de durabilité et les obligations de diligence en matière de droits de l’homme et d’environnement sont respectées de manière cohérente, conformément aux règles de concurrence et sans formalités administratives excessives. Cela garantira que les entreprises tiennent compte des risques liés à l’approvisionnement en matières premières stratégiques et élaborent des stratégies d’atténuation appropriées afin d’être mieux préparées en cas de rupture d’approvisionnement. De même, les grandes entreprises concernées devraient soumettre régulièrement leurs chaînes d’approvisionnement en matières premières stratégiques à des tests de résistance, afin d’envisager tous les événements susceptibles d’affecter leur approvisionnement en cas de perturbations. Ces mesures permettront de mieux tenir compte des coûts afférents aux risques potentiels liés à l’approvisionnement. |
Amendement 23
Considérant 41
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La plupart des matières premières critiques sont des métaux, lesquels peuvent en principe être recyclés à l’infini, malgré une détérioration de leurs qualités dans certains cas. Cette possibilité ouvre la voie à une transition vers une économie véritablement circulaire, dans le contexte de la transition écologique. Après une phase initiale de croissance rapide de la demande de matières premières critiques nécessaires aux nouvelles technologies, lors de laquelle l’extraction primaire et la transformation continueront de représenter la source prédominante, le recyclage devrait prendre de plus en plus d’ampleur et réduire le besoin d’extraction primaire et ses incidences associées. Aujourd’hui, toutefois, les taux de recyclage de la plupart des matières premières critiques sont faibles, et les systèmes et technologies de recyclage ne sont souvent pas adaptés aux spécificités de ces matières premières. Il est donc nécessaire d’agir sur les différents facteurs qui empêchent d’exploiter pleinement les possibilités qu’offre la circularité. | La plupart des matières premières critiques sont des métaux, lesquels peuvent en principe être recyclés à l’infini, malgré une détérioration de leurs qualités dans certains cas. Cette possibilité ouvre la voie à une transition vers une économie véritablement circulaire, dans le contexte de la transition écologique. Après une phase initiale de croissance rapide de la demande de matières premières critiques nécessaires aux nouvelles technologies, lors de laquelle l’extraction primaire et la transformation continueront de représenter la source prédominante, le recyclage devrait prendre de plus en plus d’ampleur et réduire le besoin d’extraction primaire et ses incidences associées. Étant donné que la capacité d’extraction des matières premières primaires dépend dans une large mesure de la disponibilité de ressources géologiques dans l’Union, le développement de l’industrie du recyclage pour en tirer des matières premières secondaires sur son territoire recèle un potentiel considérable, non seulement pour assurer la sécurité de l’approvisionnement, mais aussi pour créer des emplois de qualité. Aujourd’hui, toutefois, les taux de recyclage de la plupart des matières premières critiques sont encore trop faibles dans l’UE , et les systèmes et technologies de recyclage ne sont souvent pas adaptés aux spécificités de ces matières premières. Il est donc nécessaire d’agir sur les différents facteurs qui empêchent d’exploiter pleinement les possibilités qu’offre la circularité. |
Amendement 24
Considérant 43
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Bon nombre de régions de l’Union ont longuement pratiqué l’extraction de matières premières, et de grandes quantités de déchets d’extraction se trouvent donc dans des installations fermées; ces déchets, dont l’importance économique est un phénomène récent, n’ont généralement pas été analysés afin d’en connaître la teneur potentielle en matières premières critiques. La valorisation des matières premières critiques dans les installations de gestion des déchets d’extraction peut créer de la valeur économique et de l’emploi dans les régions au passé minier, qui sont souvent frappées de déclin sous l’effet de la désindustrialisation. Le manque d’attention accordée à la teneur des déchets en matières premières critiques, en particulier dans les installations de gestion de déchets fermées, et le manque d’informations à ce sujet constituent un obstacle majeur à l’exploitation accrue des matières premières critiques contenues dans les déchets d’extraction. | Bon nombre de régions de l’Union ont longuement pratiqué l’extraction de matières premières, et de grandes quantités de déchets d’extraction se trouvent donc dans des installations fermées; ces déchets, dont l’importance économique est un phénomène récent, n’ont généralement pas été analysés afin d’en connaître la teneur potentielle en matières premières critiques. La valorisation des matières premières critiques dans les installations de gestion des déchets d’extraction peut créer de la valeur économique et de l’emploi dans les régions au passé minier, qui sont souvent frappées de déclin sous l’effet de la désindustrialisation , tout en améliorant la résilience de l’Union et en limitant les incidences environnementales et sociales négatives de l’accès aux matières premières . Le manque d’attention accordée à la teneur des déchets en matières premières critiques, en particulier dans les installations de gestion de déchets fermées, et le manque d’informations à ce sujet constituent un obstacle majeur à l’exploitation accrue des matières premières critiques contenues dans les déchets d’extraction. |
Exposé des motifs
Ressort du texte.
Amendement 25
Considérant 48
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Une condition préalable à un recyclage efficace des aimants est que les recycleurs aient accès aux informations nécessaires concernant la quantité, le type et la composition chimique des aimants présents dans un produit, sur leur emplacement et sur le revêtement, les colles et les additifs utilisés, ainsi qu’à des informations sur les moyens de retirer les aimants permanents du produit. En outre, pour que le recyclage des aimants se justifie sur le plan économique, il faudrait augmenter progressivement la teneur en matières recyclées des aimants permanents intégrés aux produits mis sur le marché de l’Union. Si, dans un premier temps, une transparence devrait être assurée quant au contenu recyclé, il conviendra ensuite de fixer une teneur minimale en matières recyclées après une évaluation spécifique du niveau approprié et des incidences prévisibles. | Une condition préalable à un recyclage efficace des aimants est que les recycleurs aient accès aux informations nécessaires concernant la quantité, le type et la composition chimique des aimants présents dans un produit, sur leur emplacement et sur le revêtement, les colles et les additifs utilisés, ainsi qu’à des informations sur les moyens de retirer les aimants permanents du produit. En outre, pour que le recyclage des aimants se justifie sur le plan économique, il faudrait augmenter progressivement la teneur en matières recyclées des aimants permanents intégrés aux produits mis sur le marché de l’Union. Si, dans un premier temps, une transparence devrait être assurée quant au contenu recyclé, il conviendra ensuite de fixer une teneur minimale en matières recyclées après une évaluation spécifique du niveau approprié et des incidences prévisibles , que réalisera la Commission après consultation du comité européen des matières premières critiques . |
Amendement 26
Considérant 50
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La production de matières premières critiques à différents stades de la chaîne de valeur a des incidences sur l’environnement, que ce soit sur le climat, sur l’eau, sur la faune ou sur la flore. En vue de limiter ces dommages et d’encourager la production de matières premières critiques plus durables, la Commission devrait être habilitée à concevoir un système permettant de calculer l’empreinte environnementale des matières premières critiques, incluant un processus de vérification, afin de garantir que les informations relatives à cette empreinte environnementale figurent clairement sur les matières premières critiques mises sur le marché de l’Union. Ce système devrait être établi en tenant compte de méthodes d’évaluation scientifiquement rigoureuses et de normes internationales applicables dans le domaine de l’analyse du cycle de vie. L’obligation de déclarer l’empreinte environnementale d’une matière ne devrait s’appliquer que lorsqu’il a été conclu, sur la base d’une évaluation spécifique, qu’elle contribuerait aux objectifs climatiques et environnementaux de l’Union en facilitant l’achat de matières premières critiques ayant une empreinte environnementale moindre et qu’elle n’affecterait pas de manière disproportionnée les flux commerciaux. Lorsque les méthodes de calcul pertinentes auront été adoptées, la Commission devrait définir des classes de performance pour les matières premières critiques, ce qui permettrait aux acheteurs potentiels de comparer aisément l’empreinte environnementale relative des matériaux disponibles et d’orienter le marché vers des matériaux plus durables. Les vendeurs de matières premières critiques devraient veiller à mettre la déclaration relative à l’empreinte environnementale à la disposition de leurs clients. Une plus grande transparence au sujet de l’empreinte relative des matières premières critiques mises sur le marché de l’Union pourrait également permettre l’adoption d’autres politiques au niveau de l’Union et des États membres, telles que des incitations ou des critères relatifs à la passation de marchés publics écologiques, favorisant ainsi la production de matières premières critiques ayant une incidence moindre sur l’environnement. | La production de matières premières critiques à différents stades de la chaîne de valeur a des incidences sur l’environnement, que ce soit sur le climat, sur l’eau, sur la faune ou sur la flore. En vue d’éviter ou du moins, dans le cas de projets stratégiques, de limiter ces dommages et d’encourager la production de matières premières critiques plus durables, la Commission devrait être habilitée à concevoir un système permettant de calculer l’empreinte environnementale des matières premières critiques, incluant un processus de vérification, afin de garantir que les informations relatives à cette empreinte environnementale figurent clairement sur les matières premières critiques mises sur le marché de l’Union. Ce système devrait être établi en tenant compte de méthodes d’évaluation scientifiquement rigoureuses et de normes internationales applicables dans le domaine de l’analyse du cycle de vie. L’obligation de déclarer l’empreinte environnementale d’une matière ne devrait s’appliquer que lorsqu’il a été conclu, sur la base d’une évaluation spécifique, qu’elle contribuerait aux objectifs climatiques et environnementaux de l’Union en facilitant l’achat de matières premières critiques ayant une empreinte environnementale moindre et qu’elle n’affecterait pas de manière disproportionnée les flux commerciaux. Lorsque les méthodes de calcul pertinentes auront été adoptées, la Commission devrait définir des classes de performance pour les matières premières critiques, ce qui permettrait aux acheteurs potentiels de comparer aisément l’empreinte environnementale relative des matériaux disponibles et d’orienter le marché vers des matériaux plus durables. Les vendeurs de matières premières critiques devraient veiller à mettre la déclaration relative à l’empreinte environnementale à la disposition de leurs clients. Une plus grande transparence au sujet de l’empreinte relative des matières premières critiques mises sur le marché de l’Union pourrait également permettre l’adoption d’autres politiques au niveau de l’Union et des États membres, telles que des incitations ou des critères relatifs à la passation de marchés publics écologiques, favorisant ainsi la production de matières premières critiques ayant une incidence moindre sur l’environnement. |
Amendement 27
Considérant 51
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les méthodes de l’empreinte environnementale constituent une base pertinente pour l’élaboration des règles de calcul. Elles sont fondées sur des méthodes d’évaluation scientifiquement rigoureuses tenant compte de l’évolution de la situation au niveau international et couvrant les incidences sur l’environnement, y compris le changement climatique et les incidences relatives à l’eau, à l’air, aux sols, aux ressources, à l’utilisation des sols et à la toxicité. | Les méthodes de l’empreinte environnementale constituent une base pertinente pour l’élaboration des règles de calcul. Elles sont fondées sur des méthodes d’évaluation scientifiquement rigoureuses tenant compte de l’évolution de la situation au niveau international et couvrant les incidences sur l’environnement, y compris le changement climatique et les incidences relatives à la biodiversité, à l’eau, à l’air, aux sols, aux ressources, à l’utilisation des sols et à la toxicité. |
Amendement 28
Ajouter un nouveau considérant après le considérant 52
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
|
| La réduction globale de la demande de matières premières critiques représente un aspect essentiel pour ce qui est de diminuer la dépendance à l’égard des pays tiers et de garantir la sécurité de l’approvisionnement. Il convient pour cette raison de mettre en avant le lien avec d’autres facteurs, tels que l’amélioration de la conception des produits et le renforcement des droits à la réparation afin d’accroître la longévité des produits. |
Amendement 29
Considérant 62
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Il convient que la Commission procède à une évaluation du présent règlement. Conformément au point 22) de l’accord interinstitutionnel «Mieux légiférer», cette évaluation devrait être fondée sur cinq critères, l’efficacité, l’effectivité, la pertinence, la cohérence et la valeur ajoutée de l’UE, et servir de base aux analyses d’impact d’autres mesures éventuelles. La Commission devrait soumettre au Parlement européen, au Conseil et au Comité économique et social européen un rapport sur la mise en œuvre du présent règlement et les progrès accomplis sur la voie de ses objectifs, y compris des niveaux de référence établis pour la capacité et la diversification. Ce rapport devrait également évaluer, à la lumière de la mise en œuvre des mesures relatives à la transparence de l’empreinte environnementale des matières premières critiques, la pertinence de fixer des seuils maximaux pour l’empreinte environnementale. | Il convient que la Commission procède à une évaluation du présent règlement. Conformément au point 22) de l’accord interinstitutionnel «Mieux légiférer», cette évaluation devrait être fondée sur cinq critères, l’efficacité, l’effectivité, la pertinence, la cohérence et la valeur ajoutée de l’UE au regard du principe de subsidiarité , et servir de base aux analyses d’impact d’autres mesures éventuelles. La Commission devrait soumettre au Parlement européen, au Conseil , au Comité européen des régions et au Comité économique et social européen un rapport sur la mise en œuvre du présent règlement et les progrès accomplis sur la voie de ses objectifs, y compris des niveaux de référence établis pour la capacité et la diversification. Ce rapport devrait également évaluer, à la lumière de la mise en œuvre des mesures relatives à la transparence de l’empreinte environnementale des matières premières critiques, la pertinence de fixer des seuils maximaux pour l’empreinte environnementale. |
Amendement 30
Article 1er, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| L’objectif du présent règlement est d’améliorer le fonctionnement du marché intérieur en établissant un cadre visant à garantir à l’Union un approvisionnement sûr et durable en matières premières critiques. | L’objectif du présent règlement est d’améliorer le fonctionnement du marché intérieur en établissant un cadre visant à améliorer la résilience de l’Union face à l’ approvisionnement en matières premières critiques. À cette fin, il accorde une importance particulière aux dispositions relatives à la durabilité, à l’efficacité, à la sobriété et à la circularité, en vue de renforcer la compétitivité de l’Union. |
Amendement 31
Article 1er, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||||||
| Afin de réaliser l’objectif général visé au paragraphe 1, le présent règlement poursuit les objectifs suivants: | Afin de réaliser l’objectif général visé au paragraphe 1, le présent règlement poursuit les objectifs suivants: | ||||||||
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Amendement 32
Article 5, paragraphe 1, point c)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| il est prévu que le projet soit mis en œuvre de manière durable, notamment en ce qui concerne le suivi, la prévention et la réduction au minimum des incidences sur l’environnement, le recours à des pratiques socialement responsables, y compris en matière de respect des droits de l’homme et des travailleurs, d’offre d’emplois de qualité et de dialogue constructif avec les communautés locales et les partenaires sociaux concernés, ainsi qu’en ce qui concerne l’adoption de pratiques commerciales assorties de politiques de conformité visant à prévenir et à réduire au minimum les risques d’incidences négatives sur le bon fonctionnement de l’administration publique, y compris la corruption; | il est prévu que le projet soit mis en œuvre de manière durable, notamment en ce qui concerne le suivi, la prévention, la réduction au minimum des incidences sur l’environnement et le climat et la disposition à les compenser , le recours à des pratiques socialement responsables, y compris en matière de respect des droits de l’homme et des travailleurs, d’offre d’emplois de qualité et de dialogue constructif avec les collectivités locales et régionales et les partenaires sociaux concernés, ainsi qu’en ce qui concerne l’adoption de pratiques commerciales assorties de politiques de conformité visant à prévenir et à réduire au minimum les risques d’incidences négatives sur le bon fonctionnement de l’administration publique, y compris la corruption; |
Amendement 33
Article 5, paragraphe 1, point e)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| en ce qui concerne les projets dans les pays tiers qui sont des marchés émergents ou des économies en développement, le projet devrait être mutuellement avantageux pour l’Union et le pays tiers concerné et apporter une valeur ajoutée dans le pays en question. | en ce qui concerne les projets dans les pays tiers , y compris dans les marchés émergents et les économies en développement, le projet devrait être mutuellement avantageux pour l’Union et le pays tiers concerné, apporter une valeur ajoutée dans le pays en question et respecter des exigences sociales, environnementales et en matière de travail équivalentes à celles s’appliquant aux projets dans l’Union . |
Amendement 34
Article 6, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| Les demandes de reconnaissance d’un projet dans le secteur des matières premières en tant que projet stratégique sont présentées à la Commission par le promoteur de projet. | Les demandes de reconnaissance d’un projet dans le secteur des matières premières en tant que projet stratégique sont présentées à la Commission par le promoteur de projet. | ||||
| La demande comprend: | La demande comprend: | ||||
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Amendement 35
Article 7, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| L’État membre dont le territoire est concerné par un projet stratégique prend des mesures pour contribuer à la mise en œuvre effective et en temps utile de ce dernier. | L’État membre dont le territoire est concerné par un projet stratégique prend des mesures , en y associant les collectivités locales et régionales concernées, pour contribuer à la mise en œuvre effective et en temps utile de ce dernier. |
Amendement 36
Article 7, paragraphe 9
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Le promoteur de projet met en place et actualise régulièrement un site web consacré au projet et présentant des informations pertinentes relatives au projet stratégique, y compris en ce qui concerne les incidences et les avantages environnementaux, sociaux et économiques associés au projet stratégique. Le site web est librement accessible au public et est disponible dans une ou plusieurs langues aisément compréhensibles par la population locale. | Le promoteur de projet met en place et actualise régulièrement un site web consacré au projet et présentant des informations pertinentes relatives au projet stratégique, qui revêtent un intérêt pour la population locale, y compris en ce qui concerne les incidences et les avantages environnementaux, sociaux et économiques associés au projet stratégique , ainsi que, le cas échéant, les solutions aux problèmes émergents . Le site web est librement accessible au public et est disponible dans une ou plusieurs langues aisément compréhensibles par la population locale. Le site web consacré au projet présente les analyses des incidences environnementales et sociales et des incidences sur les droits de l’homme qui ont été réalisées, ainsi que tout accord existant avec les communautés concernées et les contrats de concession conclus avec les pouvoirs publics. |
Amendement 37
Article 10
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 1. Pour les projets stratégiques dans l’Union, la procédure d’octroi des autorisations ne dépasse pas: | 1. Pour les projets stratégiques dans l’Union, la procédure d’octroi des autorisations ne dépasse pas: | ||||
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| 2. En ce qui concerne les projets stratégiques dans l’Union pour lesquels la procédure d’octroi des autorisations avait débuté avant qu’ils n’obtiennent le statut de projet stratégique, la durée des étapes restantes de la procédure d’octroi des autorisations, une fois le statut stratégique obtenu, ne dépasse pas, par dérogation au paragraphe 1: | 2. En ce qui concerne les projets stratégiques dans l’Union pour lesquels la procédure d’octroi des autorisations avait débuté avant qu’ils n’obtiennent le statut de projet stratégique, la durée des étapes restantes de la procédure d’octroi des autorisations, une fois le statut stratégique obtenu, ne dépasse pas, par dérogation au paragraphe 1: | ||||
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| 3. Dans des cas exceptionnels, lorsque la nature, la complexité, l’emplacement ou la taille du projet proposé l’exigent, l’autorité nationale compétente visée à l’article 8, paragraphe 1, peut prolonger, avant leur expiration et au cas par cas, d’une durée maximale de trois mois les délais visés au paragraphe 1, point a), et au paragraphe 2, point a), et d’une durée maximale d’un mois les délais visés au paragraphe 1, point b), et au paragraphe 2, point b). Dans ce cas, l’autorité nationale compétente visée à l’article 8, paragraphe 1, communique par écrit au promoteur de projet les raisons justifiant la prolongation ainsi que la date à laquelle la décision globale est attendue. | 3. Si la nature, la complexité, l’emplacement ou la taille du projet proposé l’exigent, l’autorité nationale compétente visée à l’article 8, paragraphe 1, peut prolonger, avant leur expiration et au cas par cas, d’une durée maximale de trois mois les délais visés au paragraphe 1, point a), et au paragraphe 2, point a), et d’une durée maximale d’un mois les délais visés au paragraphe 1, point b), et au paragraphe 2, point b). Dans ce cas, l’autorité nationale compétente visée à l’article 8, paragraphe 1, communique par écrit au promoteur de projet les raisons justifiant la prolongation ainsi que la date à laquelle la décision globale est attendue. | ||||
| 4. En ce qui concerne les projets stratégiques ayant trait uniquement à la transformation ou au recyclage, en l’absence d’une décision globale de la part de l’autorité nationale compétente visée à l’article 8, paragraphe 1, dans les délais applicables visés aux paragraphes 1 et 2, la demande d’octroi d’autorisations correspondante doit être considérée comme approuvée, sauf dans les cas où une évaluation des incidences sur l’environnement pour le projet en cause est requise conformément à la directive 92/43/CEE du Conseil ou aux directives 2000/60/CE, 2008/98/CE, 2009/147/CE, 2010/75/UE, 2011/92/UE ou 2012/18/UE ou dans les cas où il est nécessaire d’établir la nécessité d’une telle évaluation des incidences sur l’environnement, lorsque les évaluations pertinentes n’ont pas encore été réalisées. | 4. En ce qui concerne les projets stratégiques ayant trait uniquement à la transformation ou au recyclage, en l’absence d’une décision globale de la part de l’autorité nationale compétente visée à l’article 8, paragraphe 1, dans les délais applicables visés aux paragraphes 1 et 2, la demande d’octroi d’autorisations correspondante doit être considérée comme approuvée, sauf dans les cas où une évaluation des incidences sur l’environnement pour le projet en cause est requise conformément à la directive 92/43/CEE du Conseil ou aux directives 2000/60/CE, 2008/98/CE, 2009/147/CE, 2010/75/UE, 2011/92/UE ou 2012/18/UE ou dans les cas où il est nécessaire d’établir la nécessité d’une telle évaluation des incidences sur l’environnement, lorsque les évaluations pertinentes n’ont pas encore été réalisées. |
Amendement 38
Article 11, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Le délai prévu pour la consultation du public concerné par le rapport d’évaluation des incidences sur l’environnement visé à l’article 5, paragraphe 1, de la directive 2011/92/UE ne dépasse pas 90 jours dans le cas des projets stratégiques. | Le délai prévu pour la consultation du public concerné par le rapport d’évaluation des incidences sur l’environnement visé à l’article 5, paragraphe 1, de la directive 2011/92/UE est d’au moins 60 jours et ne dépasse pas 90 jours dans le cas des projets stratégiques. |
Amendement 39
Article 14, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La Commission et les États membres entreprennent des activités visant à accélérer et à attirer les investissements privés dans les projets stratégiques. De telles activités peuvent, sans préjudice de l’article 107 et de l’article 108 du TFUE, inclure la fourniture et la coordination d’un soutien aux projets stratégiques confrontés à des difficultés d’accès au financement. | La Commission et les États membres entreprennent des activités visant à accélérer et à attirer les investissements publics et privés dans les projets stratégiques. Dans ce cadre, des possibilités de financement public peuvent être accordées aux études préliminaires en tant que projets d’aide au titre des subventions environnementales ou, dans le cas de projets impliquant des régions de différents États membres, en tant que projets importants d’intérêt européen commun. De telles activités peuvent, sans préjudice de l’article 107 et de l’article 108 du TFUE, inclure la fourniture et la coordination d’un soutien aux projets stratégiques confrontés à des difficultés d’accès au financement. |
Amendement 40
Article 14, paragraphe 2, point b)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| bune assistance destinée aux promoteurs de projets afin d’accroître encore l’acceptation du projet par le public. | bune assistance destinée aux promoteurs de projets afin d’accroître encore l’acceptation du projet par le public. À cet égard, les collectivités locales et régionales se voient accorder un rôle particulier. |
Amendement 41
Ajouter un nouveau paragraphe après l’article 15, point d)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| dans ce cadre, des possibilités de financement public peuvent être accordées aux études préliminaires en tant que projets d’aide au titre des subventions environnementales ou, dans le cas de projets impliquant des régions de différents États membres, en tant que projets importants d’intérêt européen commun. |
Amendement 42
Article 18, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Chaque État membre élabore un programme national d’exploration générale ciblant des matières premières critiques. Chaque État membre élabore le premier programme de ce type au plus tard un an après la date d’entrée en vigueur du présent règlement. Les programmes nationaux sont réexaminés et, si nécessaire, actualisés au moins tous les cinq ans. | Chaque État membre élabore , après consultation obligatoire des collectivités locales et régionales, un programme national d’exploration générale ciblant des matières premières critiques. Chaque État membre élabore le premier programme de ce type au plus tard un an après la date d’entrée en vigueur du présent règlement. Les programmes nationaux sont réexaminés et, si nécessaire, actualisés au moins tous les cinq ans. Les collectivités locales et régionales sont à nouveau consultées dans le cadre de chaque réexamen et mise à jour des programmes. |
Amendement 43
Article 18, paragraphe 5
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les États membres publient sur un site web librement accessible les informations relatives aux occurrences minérales contenant des matières premières critiques qu’ils ont collectées à la suite des mesures prévues dans les programmes nationaux visés au paragraphe 1. Ces informations comprennent, le cas échéant, la classification des occurrences sur la base de la classification-cadre des Nations unies pour les ressources. La Commission est habilitée à adopter des actes d’exécution établissant un modèle pour la publication des informations visées au premier alinéa. Le modèle peut indiquer la manière dont les informations visées au premier alinéa doivent être présentées. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure consultative visée à l’article 37, paragraphe 2. |
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Exposé des motifs
Les informations relevant de la politique de sécurité devraient rester confidentielles.
Amendement 44
Article 19, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| La Commission publie sur un site web librement accessible un tableau de bord de suivi, qu’elle actualise régulièrement et qui contient les éléments suivants: | La Commission établit un tableau de bord de suivi, qu’elle actualise régulièrement et qui contient les éléments suivants: | ||||
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Exposé des motifs
Les informations relevant de la politique de sécurité devraient rester confidentielles.
Amendement 45
Article 30, paragraphe 4, point a) i)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| ide l’ensemble des parties prenantes concernées, telles que le secteur de l’industrie, notamment l’industrie en aval, les PME et, le cas échéant, le secteur de l’artisanat, les partenaires sociaux, les négociants, les détaillants, les importateurs, les groupes de protection de l’environnement et les organisations de consommateurs; | ide l’ensemble des parties prenantes concernées, telles que le secteur de l’industrie, notamment l’industrie en aval, les PME et, le cas échéant, le secteur de l’artisanat, les collectivités locales et régionales, les partenaires sociaux, les négociants, les détaillants, les importateurs, les groupes de protection de l’environnement et les organisations de consommateurs; |
Amendement 46
Ajouter un nouveau paragraphe après l’article 33, paragraphe 1, point a) iii)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| au développement économique et social des pays partenaires, en particulier des économies émergentes et en développement, tout en favorisant l’adoption de pratiques durables sur le plan environnemental et relevant de l’économie circulaire, ainsi que des conditions de travail décentes; |
Amendement 47
Article 33, paragraphe 1, point c) ii)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| le fait que le cadre réglementaire d’un pays tiers garantisse ou non le suivi, la prévention et la réduction au minimum des incidences sur l’environnement, le recours à des pratiques socialement responsables, y compris en matière de respect des droits de l’homme et des travailleurs et de dialogue constructif avec les communautés locales, ainsi que l’adoption de pratiques commerciales transparentes et la prévention d’incidences négatives sur le bon fonctionnement de l’administration publique et sur l’état de droit; | le fait que le cadre réglementaire d’un pays tiers garantisse ou non le suivi, la prévention et la réduction au minimum des incidences sur l’environnement, ainsi que la disposition à les compenser, le recours à des pratiques socialement responsables, y compris en matière de respect des droits de l’homme et des travailleurs et de dialogue constructif avec les communautés locales, ainsi que l’adoption de pratiques commerciales transparentes et la prévention d’incidences négatives sur le bon fonctionnement de l’administration publique et sur l’état de droit; |
Amendement 48
Article 35, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Le comité est constitué de représentants des États membres et de la Commission. Il est présidé par la Commission. | Le comité est constitué de représentants des États membres et de la Commission , ainsi que d’un représentant des collectivités locales et régionales d’Europe, nommé par le Comité européen des régions . Il est présidé par la Commission. |
II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS,
| 1. | accueille favorablement la proposition de la Commission européenne, qui s’inscrit dans la continuité du processus entamé en 2011 et constitue le suivi législatif du plan d’action sur les matières premières critiques de 2020, lequel a également fait l’objet d’un avis du Comité européen des régions (CdR); |
| 2. | reconnaît que les matières premières critiques et stratégiques revêtent une importance cruciale pour rendre l’industrie européenne compétitive sur la scène internationale et résiliente et la préparer aux enjeux de demain, ainsi que pour les petites et moyennes entreprises et les processus de transformation qu’elles doivent mener à bien dans le cadre du pacte vert pour l’Europe; se félicite par conséquent de l’élaboration d’un cadre juridique propre à la politique européenne en matière de matières premières, dans l’objectif d’accroître l’indépendance de l’Union et de diversifier les sources de matières premières, compte tenu de l’incertitude toujours plus grande qui règne sur le plan géopolitique et de la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement en cas de crise, comme l’ont notamment montré la pandémie de COVID-19 et la guerre en Ukraine, s’agissant de la sécurité de l’approvisionnement en matières premières critiques dans l’Union; |
| 3. | salue la codification des listes des matières premières critiques et stratégiques, ainsi que l’ambition de la Commission européenne de relocaliser dans l’Union de plus grands maillons des chaînes de valeur, de promouvoir l’économie circulaire et de réduire ainsi la dépendance excessive à l’égard des pays tiers; soutient dès lors les objectifs visant à atteindre en Europe une capacité d’extraction et une capacité de transformation permettant de satisfaire, respectivement, au moins 10 % et 40 % de la consommation annuelle de matières premières stratégiques dans l’Union, afin d’éviter des pénuries et des hausses de prix disproportionnées; |
| 4. | se félicite des mesures proposées en vue de lever les obstacles bureaucratiques et d’accélérer les procédures d’octroi des autorisations pour les projets stratégiques, soit 24 mois pour les permis d’extraction et 12 mois pour les permis de transformation et de recyclage, en accordant notamment un accès à des financements européens et nationaux à des conditions favorables; souligne toutefois que cette accélération ne doit pas se faire au détriment des normes environnementales, sociales et de durabilité en vigueur; |
| 5. | fait valoir que les compétences et le savoir-faire des anciennes régions minières et de celles toujours en activité peuvent être pertinents pour l’extraction, l’exploitation et la transformation des matières premières critiques et stratégiques; tient à préciser, dans le même temps, que de nombreuses régions manquent encore de main-d’œuvre qualifiée et de technologies respectueuses de l’environnement pour extraire et transformer des matières premières conformément aux normes européennes. Il est essentiel, pour améliorer l’efficacité énergétique, de garantir une offre adéquate de main-d’œuvre qualifiée; |
| 6. | insiste aussi, à cet égard, sur les possibilités qu’offre la réindustrialisation des régions minières traditionnelles de l’Union, sachant que les déchets miniers pourraient posséder un potentiel considérable, encore inexploité, en tant que matières premières, et que ces régions disposent déjà des infrastructures nécessaires et d’une main-d’œuvre qualifiée, dont la reconversion pourrait contribuer non seulement à accroître rapidement les capacités d’extraction, mais aussi à assurer des transitions écologique et numérique plus justes; |
| 7. | attire l’attention sur le formidable potentiel dont est porteuse l’industrie européenne du recyclage en tant que pilier de la sécurité d’approvisionnement de l’Union, vu le peu de gisements de matières premières dont l’Europe dispose et les avantages que présentent les matières premières secondaires sur le plan environnemental; se féliciterait par conséquent que soit envisagé un objectif plus ambitieux en matière de capacités de recyclage, en ce qu’elles devraient permettre de produire au moins 20 % de la consommation annuelle de matières premières stratégiques dans l’Union, dans l’optique d’une transition future vers une économie pleinement circulaire; fait toutefois observer qu’il pourrait être plus approprié de définir la capacité de recyclage non seulement de manière générale, mais également pour chaque matière première en particulier; |
| 8. | soutient l’objectif d’une utilisation circulaire des ressources et salue, à cet égard, la proposition de règlement sur l’écoconception présentée par la Commission européenne, qui prévoit des dispositions concernant non seulement la durabilité, les possibilités de réemploi et d’amélioration, la réparabilité et la hausse des taux de recyclage, afin de rendre les produits plus durables, mais aussi la mise à la disposition des consommateurs d’informations pertinentes en matière de durabilité, sous la forme d’une empreinte carbone et environnementale et d’un passeport numérique. Les informations sur la durabilité et l’origine des matières premières critiques et stratégiques présentes dans une chaîne de valeur pourraient également être prises en compte d’une manière qui soit davantage concurrentielle et moins bureaucratique. Des systèmes de mesure et de certification viables peuvent apporter une contribution essentielle à cet égard; |
| 9. | est d’avis que la réduction de l’utilisation des matières premières critiques grâce à des gains d’efficacité au sein même des chaînes de valeur doit aussi faire partie de la solution propre à assurer la sécurité de l’approvisionnement en Europe. Afin d’accroître la résilience de l’Union dans le contexte de la forte augmentation prévue de la demande de certaines matières premières dans le monde, eu égard notamment au développement de certaines technologies stratégiques, il convient que l’Union prenne des mesures en amont pour atténuer l’augmentation attendue de la consommation de matières premières critiques par rapport aux projections, sans compromettre la réalisation de l’objectif inscrit dans la loi sur le climat et d’une manière qui soit compatible avec le nécessaire renforcement de l’autonomie stratégique de l’Union. Ces mesures stratégiques devraient tenir compte des incidences sociales et des effets redistributifs; |
| 10. | souligne que seule une législation européenne relative aux chaînes d’approvisionnement solide, concurrentielle et peu bureaucratique, s’appliquant y compris au secteur financier, est susceptible d’exercer une influence sur les négociants en matières premières, les bourses et les plateformes de négociation de métaux de gré à gré; relève que, dans les chaînes d’approvisionnement, les normes de durabilité et les obligations de diligence en matière de droits de l’homme et d’environnement doivent être respectées de manière cohérente, conformément aux règles de concurrence et sans formalités administratives excessives; |
| 11. | accueille favorablement l’objectif proposé consistant à diversifier les importations européennes, à savoir qu’aucune matière première ne devrait provenir à plus de 65 % d’un seul pays d’origine; préconise à cet égard la mise en place de coopérations stratégiques avec des partenaires fiables, qui contribuent, dans un intérêt mutuel, à la stabilité des chaînes de valeur et au respect des normes en matière environnementale, sociale, de droits de l’homme, du travail et de gouvernance; |
| 12. | souligne que les stratégies et les opérations de planification des États membres et des collectivités régionales et locales concernant les matières premières peuvent contribuer de manière significative à sécuriser un approvisionnement interne à l’Union en matières premières; |
| 13. | plaide pour que la proposition de la Commission confère aux collectivités locales et régionales un rôle accru, puisque les effets du règlement se feront sentir sur le terrain. Il s’agit tout à la fois des effets sur la création de valeur et sur l’emploi, ainsi que des incidences des projets sur le plan environnemental et social, qu’il y a lieu de prendre en considération; |
| 14. | convient que les plans d’aménagement du territoire devraient prendre en compte le potentiel de mise en œuvre de projets relatifs aux matières premières critiques et stratégiques, car cela permettrait de désamorcer des conflits potentiels à un stade précoce; relève toutefois également que la révision de ces plans constitue un processus fastidieux et onéreux; |
| 15. | met en avant le rôle des administrations locales et régionales, qu’il convient de considérer comme d’importants représentants des personnes potentiellement touchées par des projets stratégiques; |
| 16. | souligne l’importance d’une participation significative et active des communautés touchées tout au long du projet, en particulier les populations locales et autochtones concernées; |
| 17. | plaide pour que soit étudiée la possibilité de constituer des stocks stratégiques publics en tant que mesure de contingence en cas de rupture d’approvisionnement, mais propose, pour des raisons de stratégie et de sécurité, que ce stockage soit décentralisé. Il est indispensable d’associer les collectivités locales et régionales à l’élaboration des politiques nationales et européennes et de veiller à ce qu’elles puissent accéder directement au financement afin d’accroître l’efficacité énergétique et de stimuler les sources d’énergie renouvelables. La détermination des sites devrait s’effectuer en étroite coopération avec les collectivités locales et régionales, étant donné qu’elles sont à même de fournir les informations nécessaires en matière de sécurité et de recourir aux structures existantes de coopération transfrontalière; |
| 18. | propose en outre que soit réalisé, sur la base d’une analyse des vulnérabilités effectuée par l’observatoire des technologies critiques de la Commission européenne, un audit des stocks privés de matières premières que possèdent les entreprises tributaires d’intrants de matières premières critiques et stratégiques. Ces stocks sont destinés à atténuer les risques liés à l’approvisionnement et à assurer la continuité des activités; |
| 19. | plaide pour que l’on continue de promouvoir la recherche et l’innovation dans le domaine de l’extraction, de la transformation et du recyclage des matières premières, en accordant une attention particulière à la durabilité, à la diversification et à la substitution, afin de pouvoir orienter la sécurité de l’approvisionnement en fonction des connaissances scientifiques les plus récentes sur les incidences économiques, climatiques et environnementales de certaines matières premières; |
| 20. | souligne que le lancement de projets de recherche et d’extraction comporte un risque financier considérable et que les coûts de planification, d’investissement et de fonctionnement y afférents sont donc susceptibles d’appeler des aides financières publiques; demande par conséquent que les possibilités de financement public soient conçues d’une manière telle que les études préliminaires soient déjà considérées comme des projets d’aide au titre des subventions environnementales ou, dans le cas de projets impliquant des régions de différents États membres, comme des projets importants d’intérêt européen commun; |
| 21. | reconnaît que l’opposition de l’opinion publique à de nouveaux projets, en particulier dans le domaine de l’extraction de matières premières, demeure l’un des principaux obstacles à cet égard; souligne, dans ce contexte, que la participation des collectivités locales et régionales, en raison de la relation de proximité qu’elles entretiennent avec les citoyens et les parties prenantes concernées, peut jouer un rôle important s’agissant de gagner l’adhésion du public; réclame dès lors qu’elles soient associées aux projets dès leur planification; |
| 22. | soutient la création d’un comité européen des matières premières critiques chargé de contrôler le respect des directives; regrette toutefois que la Commission européenne n’ait pas prévu de conférer explicitement un rôle aux collectivités locales et régionales d’Europe au sein de ce comité; invite dès lors la Commission à élargir la composition du comité européen des matières premières critiques en y incluant un représentant des collectivités locales et régionales d’Europe, qui serait nommé par le CdR; |
| 23. | fait valoir qu’il convient de mettre sur le même pied les objectifs de la politique climatique et d’autres objectifs environnementaux, économiques et sociaux, et invite par conséquent la Commission et le comité des matières premières critiques à définir des niveaux de référence réalistes afin de garantir, au sein des chaînes de valeur, le respect des normes environnementales les plus élevées en matière de protection de la biodiversité, de l’air, de l’eau, des sols et des forêts, y compris pour les projets stratégiques faisant l’objet d’une procédure d’autorisation accélérée; |
| 24. | soutient à cet égard la Commission européenne dans son intention d’établir des règles pour le calcul et la vérification de l’empreinte environnementale des différentes matières premières critiques et stratégiques. Une catégorisation transparente, conforme aux règles de concurrence et peu bureaucratique, pour autant qu’elle soit mise à jour en fonction des données scientifiques les plus récentes, contribuera à la réalisation des objectifs de l’Union en matière de climat et d’environnement ainsi qu’à leur acceptation par le public; |
| 25. | se félicite que la Commission européenne ait accompagné sa proposition d’une grille d’évaluation détaillée de la subsidiarité (1); appuie la conclusion qu’elle contient selon laquelle la proposition est conforme à la subsidiarité, étant donné que les États membres ne seraient pas en mesure, à eux seuls, d’atteindre efficacement les objectifs du règlement. Le CdR souscrit également à l’approche de la Commission européenne quant à la proportionnalité de la proposition et au choix d’un règlement en tant qu’instrument juridique. En principe, il regrette néanmoins que la base juridique du règlement, à savoir l’article 114 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, ne prévoie pas sa consultation obligatoire. |
Bruxelles, le 5 juillet 2023.
Le président du Comité européen des régions
Vasco ALVES CORDEIRO
(1) https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/PDF/?uri=CELEX:52023SC0160
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/252/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Initiative législative — 52023IE0430
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE0848
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE1864
14/12/2023
Initiative législative — 52023IE1906
14/12/2023