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AccueilDroit européen52023IR5513
Initiative législative52023IR5513

Avis du Comité européen des régions — Adopter un pacte bleu pour l’Europe en tenant compte du développement rural et de l’agriculture dans les régions de l’Union (avis d’initiative)

CELEX52023IR5513
TypeInitiative législative
Datejeudi 20 juin 2024

Résumé IA

Le Comité européen des régions propose, par cet avis d'initiative, l'adoption d'un « Pacte bleu pour l'Europe » visant à intégrer la gestion de l'eau et des ressources marines dans les politiques de développement rural et agricole. Ce texte insiste sur la nécessité de concilier la préservation des écosystèmes aquatiques avec les besoins des agriculteurs et des zones rurales, en soulignant le rôle clé des régions dans la mise en œuvre de cette stratégie. Pour un professionnel du droit français, cet avis préfigure des évolutions potentielles des politiques agricoles et de cohésion, notamment en matière de conditionnalité environnementale et de financements régionaux.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/5368

17.9.2024

Avis du Comité européen des régions — Adopter un pacte bleu pour l’Europe en tenant compte du développement rural et de l’agriculture dans les régions de l’Union

(avis d’initiative)

(C/2024/5368)

Rapporteur

:

Karl VANLOUWE (BE/AE), député au Parlement flamand

RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CdR),

Introduction

1.

estime que l’eau devrait être reconnue comme une priorité stratégique dans le programme financier pluriannuel 2028-2034 et demande la création d’un pacte bleu pour l’Europe mettant spécifiquement l’accent sur la préservation de la biodiversité ainsi que sur le soutien à l’agriculture et au développement rural, complémentaire au pacte vert pour l’Europe, lequel reconnaît déjà la rareté de l’eau et la sécheresse comme des thèmes prioritaires. Ces questions ont été intégrées dans plusieurs grandes stratégies européennes, comme la stratégie de l’UE relative à l’adaptation au changement climatique (2021), le plan d’action en faveur de l’économie circulaire (2020) et la stratégie en faveur de la biodiversité à l’horizon 2030;

2.

souligne que l’eau, source de vie, est indispensable au maintien de tous les aspects de l’existence. L’eau est essentielle à la survie humaine, à la santé, à la production alimentaire et au soutien des écosystèmes, et joue également un rôle crucial dans la régulation du climat. Bien qu’irremplaçable, l’eau est exposée à de nombreuses menaces telles que la pollution par des produits chimiques industriels, des pesticides, des engrais et des produits pharmaceutiques, sans oublier l’impact global du changement climatique;

3.

rappelle l’accent mis par les Nations unies sur le rôle essentiel d’un environnement sain, sûr et durable pour garantir la pleine jouissance des droits humains fondamentaux, tels que le droit à la vie, à la santé, à l’alimentation et à l’eau, et affirme que la perte de services écosystémiques essentiels, tels que l’eau potable et la biodiversité, porte atteinte à ces droits, car elle entraîne par exemple une baisse de la production de l’agriculture et de la pêche, des effets nocifs sur la santé ou la suppression des filtres naturels dans le cycle de l’eau;

4.

souligne que le changement climatique et la hausse des températures exerceront une pression supplémentaire sur l’approvisionnement en eau de l’Europe; reconnaît qu’il importe de préserver les sources limitées d’eau douce contre la pollution et de garantir une gestion durable de l’eau, en particulier dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie et de l’énergie. La protection de l’eau et son utilisation rationnelle devraient être une priorité de l’Union;

5.

exhorte la Commission à mener un véritable dialogue avec les collectivités locales et régionales, les acteurs économiques et les organisations de la société civile pour ouvrir la voie à une stratégie européenne ambitieuse et globale dans le domaine de l’eau; invite les États membres à élaborer des plans de gestion de la sécheresse efficaces et durables et à les coordonner avec les plans de gestion des bassins hydrographiques prévus par la directive-cadre sur l’eau (1) ou à les y intégrer;

6.

est d’avis que l’eau est une ressource fondamentale pour la santé humaine, la biodiversité et toute forme d’activité économique (agriculture, industrie, tourisme, etc.). L’Union doit veiller à garantir à tous les utilisateurs un accès suffisant à l’eau potable propre, mais aussi mener des campagnes de recherche, d’innovation et d’information dans un cadre européen afin de promouvoir une utilisation rationnelle et efficace de l’eau;

7.

souligne que l’Union a besoin d’une stratégie à long terme en matière de résilience dans le domaine de l’eau pour lutter contre la pollution de l’eau, la rareté de l’eau, les inondations dévastatrices et la perte de biodiversité. Il convient à cet égard de prendre en considération les spécificités locales et régionales — notamment du point de vue géographique et climatique — ainsi que les caractéristiques industrielles, économiques et sociales de chaque État membre. Les problèmes liés à l’eau diffèrent d’une collectivité locale ou régionale à l’autre et il importe donc que les mesures soient adaptées aux spécificités locales et régionales;

8.

fait observer que les risques liés à l’eau sont multiples: la surabondance ou la pénurie d’eau, ou encore la pollution, sont autant d’éléments qui dérèglent les écosystèmes d’eau douce et, par conséquent, perturbent aussi toutes les fonctions sociétales. Pour maîtriser les risques liés à l’eau, il est indispensable d’assurer la cohérence des politiques dans les domaines de la gestion de l’eau, de l’adaptation au changement climatique, de la restauration des cycles naturels de l’eau et de la réduction des risques de catastrophes (hydriques). Les solutions fondées sur la nature, la réutilisation des eaux et les nouvelles méthodes durables de captage d’eau constituent un rouage essentiel de la gestion de l’eau qu’il convient d’encourager à l’avenir, et ce, sans que soit négligée la nécessité d’effectuer, sur le plan technique et scientifique, des progrès visant à prévenir des effets néfastes du changement climatique pour l’environnement et la santé humaine et animale;

9.

relève que selon l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), la pénurie d’eau a touché 29 % du territoire de l’Union au cours d’au moins une saison en 2019. Lorsqu’une zone est soumise à un stress hydrique, tant l’utilisation domestique individuelle que l’activité économique de tous les secteurs sont compromises;

10.

fait observer qu’au cours des cinq dernières années, le continent européen a subi une grave sécheresse. Actuellement, plus d’un quart du territoire de l’UE fait l’objet d’un avertissement de sécheresse, en particulier dans la péninsule Ibérique, ce qui montre que la limite planétaire de l’eau douce a déjà été dépassée, y compris en ce qui concerne l’eau disponible pour les végétaux;

11.

invite la prochaine Commission européenne (2024-2029) à présenter une stratégie globale et ambitieuse intelligente en matière d’eau, qui deviendrait un atout compétitif pour l’autonomie européenne, parallèlement aux stratégies dans les domaines de l’énergie et des matières premières critiques;

12.

demande que soit mise en place, au niveau européen, une plateforme concernant l’eau qui permettraient aux collectivités locales et régionales et aux services locaux situés dans un même bassin hydrographique de coopérer dans le domaine de l’eau, par exemple dans le cadre de programmes de coopération territoriale européenne: les régions doivent pouvoir coordonner et gérer efficacement les projets d’infrastructures hydriques. Cette plateforme devrait en outre servir à soutenir les projets innovants dans le domaine de l’eau et le partage d’informations; souligne la nécessité d’une participation des collectivités locales et régionales, des agriculteurs et des acteurs de l’industrie au processus décisionnel afin de veiller à ce que la politique de l’eau et la gestion des catastrophes correspondent effectivement aux besoins et aux contextes locaux;

13.

constate qu’il est non seulement nécessaire de soutenir l’innovation et la gestion de l’eau, mais aussi de gérer nos ressources en eau de manière durable en mettant en œuvre des solutions fondées sur la nature: grâce à des mesures telles que la restauration des zones humides et la création de zones tampons, nous rétablissons le rôle d’éponge naturel de la nature, qui permet d’atténuer et de prévenir partiellement les conséquences extrêmes des catastrophes hydriques;

14.

renvoie une nouvelle fois au rapport de la Commission concernant la mise en œuvre de la directive-cadre sur l’eau (2); rappelle que la Commission entend accroître la résilience des systèmes hydriques ainsi que la protection et la restauration de la biodiversité et des écosystèmes en renforçant la cohérence des politiques dans le contexte de la directive-cadre;

Coordonner et surveiller la gestion de l’eau pour une agriculture plus efficace

15.

souligne que les collectivités locales et régionales d’un même bassin hydrographique sont interdépendantes (3). Les projets d’infrastructures hydriques doivent être menés en concertation avec les régions et les communes concernées dans le même bassin hydrographique, et il y a lieu de tenir compte, lors de leur construction, des besoins écologiques des sols et de la nature. Il convient de mettre en place un cadre européen pour les plateformes de concertation régionales et communes à toute l’UE, telles que le «International Panel for Deltas and Coastal Areas» (IPDC), qui permettent aux différents États membres et collectivités régionales et locales d’échanger des connaissances et de mener des actions de suivi (4). À cet égard, il convient de rappeler qu’en raison de l’intensification des conditions météorologiques extrêmes (périodes de pluie et de sécheresse plus longues), les précipitations doivent être conservées, par exemple dans des bassins de retenue, pour être directement disponibles à toutes fins ou pour pouvoir reconstituer les réserves d’eau souterraine. Les bassins de retenue, les systèmes de collecte et les structures de surface de forme différente (y compris dans les villes) devraient permettre aux précipitations de percoler lentement dans le sol plutôt que de s’écouler rapidement dans le système d’égouts, ce qui contribuerait également à éviter les inondations dans le pire des cas. Il est par conséquent préférable d’accorder la priorité aux pratiques de gestion durable de l’eau qui préservent les écosystèmes et évitent de dépendre uniquement des bassins de retenue pour garantir la sécurité de l’eau à long terme. Il importe de conférer une valeur stratégique à la gestion de l’eau et, à cet égard, d’articuler les attentes et les demandes pour les différents types d’utilisation de l’eau;

16.

affirme que la directive-cadre sur l’eau — qui impose aux États membres l’établissement de plans de gestion pour chaque bassin hydrographique — est un outil important pour s’attaquer aux problèmes liés à l’eau et promouvoir une utilisation durable de l’eau, mais estime que sa mise en œuvre est lente et insuffisamment intégrée dans d’autres politiques et secteurs. La directive-cadre sur l’eau devrait imposer aux États membres et aux collectivités locales et régionales de mettre davantage l’accent sur la promotion et la facilitation de la coopération transfrontalière entre les acteurs locaux et la concertation stratégique et régulière entre les acteurs d’un même bassin hydrographique, ainsi que sur la coordination des actions régionales et locales pour accélérer la réalisation des projets et promouvoir la mise en œuvre des politiques dans le domaine de l’eau. Dans le respect du principe de subsidiarité, il convient de tenir compte des circonstances et caractéristiques locales et régionales lors de la fixation des objectifs et des priorités, en accordant également une attention particulière aux bassins situés au sein d’une seule collectivité territoriale Tous ces éléments devraient aboutir à une meilleure intégration de la politique de l’eau, selon une approche partant de la base tenant compte de la corrélation entre l’eau et l’agriculture, ce qui revêt une grande importance pour l’avenir de la structure socio-économique des zones rurales;

17.

souligne que ce n’est pas tant le manque de financement que l’absence de gestion et de coordination ciblée qui ralentit les actions de pérennisation de l’eau et la mise en place d’infrastructures hydriques. La mise en œuvre d’une politique et de projets dans le domaine de l’eau est tout aussi importante que la disponibilité d’une source de financement appropriée et constante;

18.

demande un accroissement du soutien financier aux collectivités locales et régionales, en mettant particulièrement l’accent sur les mécanismes de financement durable qui soutiennent les zones rurales et les agriculteurs, et insiste sur la nécessité d’une meilleure coordination des fonds régionaux et des instruments de financement, notamment LIFE Europe, Interreg, Horizon Europe et la boîte à outils financiers de la Banque européenne d’investissement, afin de relever les défis posés par les conditions météorologiques extrêmes et de promouvoir des solutions à long terme en matière de gestion de l’eau;

19.

constate que malgré l’actuelle politique agricole commune (PAC), les politiques et la gestion de l’eau varient considérablement d’un État membre à l’autre, tout comme l’utilisation de l’eau. Cette dernière, ainsi que les techniques existantes mises en œuvre pour protéger et utiliser efficacement les ressources en eau, devraient être recensées dans tous les États membres et figurer dans leur plan hydrologique, qui doit être coordonné avec les plans relatifs à chaque bassin. Lors de la mise en œuvre de la politique de l’eau, les autorités compétentes devraient prévoir le partage structurel des meilleures pratiques et des projets Interreg relatifs à l’eau entre les acteurs situés dans le même bassin hydrographique ainsi qu’entre ceux confrontés aux mêmes problèmes et présentant des caractéristiques identiques dans l’Union européenne;

20.

demande que le système européen de surveillance de l’eau soit étendu grâce à la base de données européenne sur les impacts de la sécheresse (5) et à l’atlas européen des risques de sécheresse (6), de manière à créer un système européen qui engloberait les actions de gestion de l’eau et servirait de plateforme pour le partage des bonnes pratiques. En outre, davantage d’analyses de risques pourraient être réalisées régulièrement, ce qui permettrait de proposer les meilleures pratiques de certains territoires à des acteurs issus de territoires similaires. Tout comme la gestion de l’eau, celle de la sécheresse doit être fondée sur des stratégies à long terme de gestion proactive de l’eau et permettre de passer de la gestion des crises à la gestion des risques;

Recherche et innovation

21.

demande la création d’une mission spécifique d’Horizon Europe consacrée à «Une Europe axée sur une utilisation intelligente de l’eau dans un monde résilient dans le domaine de l’eau», dans le contexte de l’initiative de l’Union sur la résilience dans le domaine de l’eau (7) et des missions «Restaurer notre océan et notre milieu aquatique», «Adaptation au changement climatique» (8) et «Un pacte pour des sols sains en Europe» (9), de manière à intensifier la recherche et l’innovation dans le domaine de la gestion de l’eau;

22.

estime que, pour assurer une planification hydrologique qui soit appropriée et compatible avec la durabilité des masses d’eau, il est indispensable de continuer à investir dans la modernisation des systèmes d’irrigation existants, afin d’économiser les flux et de garantir qu’ils disposeront de ressources adéquates dans la perspective du changement climatique, en veillant en permanence à tirer parti des énergies renouvelables. En complément aux politiques de modernisation des systèmes d’irrigation, il apparaît également nécessaire de faire le lien, au sein des systèmes de gestion des risques dans l’agriculture, avec les assurances agricoles relatives à cette même irrigation. Enfin, il est jugé indispensable, dans les zones climatiques méditerranéennes et les territoires insulaires, d’accroître la capacité réglementaire et la régulation en transit au sein des grands systèmes, qui constituent l’une des clés de l’action d’adaptation et de modernisation à développer dans les systèmes d’irrigation existants;

23.

soutient que l’Union doit avoir pour ambition de devenir un acteur mondial de premier plan dans le domaine des technologies économes en eau. Celles-ci peuvent non seulement contribuer à une utilisation plus efficace de l’eau, mais aussi à une réutilisation de l’eau moins énergivore dans le cadre de l’épuration;

24.

affirme qu’une plateforme européenne innovante sur les technologies de l’eau, assortie d’une utilisation efficace des ressources européennes, peut permettre à l’Union de réaliser des investissements essentiels pour jouer un rôle de premier plan dans l’innovation en matière de gestion de l’eau dans l’agriculture et les zones rurales. Il importe de soutenir les nouvelles technologies et l’innovation pour améliorer la durabilité, l’efficacité et l’efficience de l’utilisation de l’eau et pouvoir garantir à long terme toutes les utilisations de l’eau;

25.

attire l’attention sur le potentiel de l’innovation et de la recherche visant à améliorer l’efficacité et la durabilité de l’utilisation de l’eau et encourage les établissements d’enseignement à mener des recherches et à organiser des formations sur de nouveaux systèmes de gestion et d’utilisation des eaux pluviales et de stockage de l’eau, la rénovation des systèmes d’irrigation et du réseau d’eau potable, la construction de nouveaux bassins d’orage, les pratiques et technologies d’irrigation économes en eau, des systèmes plus économes en eau pour l’agriculture, mais aussi pour les ménages et l’industrie, ainsi que la réutilisation de l’eau, qui augmentent à la fois la quantité d’eau potable disponible et sa qualité; fait en outre observer que la disponibilité de travailleurs qualifiés et spécialisés est essentielle à une mise en œuvre efficace, à l’innovation et à la résilience pour relever les défis liés à l’eau;

Agriculture

26.

suggère que tous les plans de la PAC renforcent la gestion durable et efficace de l’eau, c’est-à-dire une utilisation optimale, la réduction des pertes d’eau, la suppression du pompage et de l’utilisation illégaux de l’eau et l’adoption de mesures pour assurer la pérennité de l’ensemble du système hydrique. La sécurité alimentaire à long terme et la résilience des systèmes alimentaires dépendent de la disponibilité d’eau douce propre. La Commission doit dès lors adopter un principe d’utilisation efficace de l’eau dans l’Union, qui miserait sur la réutilisation de l’eau de récupération au moyen des meilleures techniques disponibles, à l’exemple des modèles numériques de terrain (MNT) et en vertu duquel tant le secteur public que le secteur privé seraient encouragés à investir dans l’utilisation rationnelle de l’eau avant d’investir dans d’autres solutions plus complexes;

27.

relève que les petits exploitants agricoles sont particulièrement exposés à un risque accru de pénurie d’eau, étant donné qu’ils n’ont peut-être pas les moyens financiers de doter leur exploitation de nouvelles technologies d’adaptation ni d’adopter des mesures d’atténuation du changement climatique. Environ 84 % de l’impact économique de la sécheresse touche l’agriculture et les agriculteurs, ce qui oblige souvent les petites exploitations agricoles à cesser leurs activités ou à se tourner vers des cultures plus résistantes à la sécheresse. Compte tenu de l’augmentation observée des conditions météorologiques extrêmes, y compris les sécheresses et les inondations, des politiques ciblées sont nécessaires pour relever les défis uniques auxquels sont confrontées les zones rurales et renforcer leur résilience. Il est nécessaire que les plans de gestion de bassin affectent en priorité aux usages agricoles les ressources provenant des eaux de récupération et, ainsi, permettent une réduction des prélèvements d’eaux souterraines tout en garantissant que le secteur agricole ait accès à la ressource;

28.

demande de continuer à allouer des fonds, dans le cadre du budget de la PAC, aux infrastructures hydriques et à la gestion de l’eau permettant d’assurer le versement d’une compensation adéquate aux agriculteurs qui participent activement au développement d’infrastructures vertes et bleues, ainsi que pour soutenir la transition vers des techniques agricoles plus économes en eau. Il importe toutefois de procéder à des analyses coûts-bénéfices afin que la compensation financière revienne en premier lieu aux agriculteurs établis dans des régions menacées par la sécheresse et exposées au risque de désertification. Les compensations doivent être accordées pour les investissements visant à améliorer la résilience de la gestion de l’eau, et à limiter, si possible, l’utilisation de l’eau. Il s’impose d’analyser, lors de la mise en œuvre de la PAC, la réalité concrète de chacun des territoires de l’Union européenne, conformément à la directive-cadre sur l’eau;

29.

se félicite du processus de réforme de la PAC, qui promeut des pratiques agricoles durables telles que la rotation des cultures, la protection des sols et l’irrigation de précision, et constate qu’il existe des moyens innovants permettant de réutiliser les eaux résiduaires et les eaux usées à des fins agricoles, ce qui peut réduire la nécessité d’engrais et la pollution de nos ressources en eau. Les États membres et les régions doivent toutefois bénéficier d’une certaine souplesse pour pouvoir s’adapter aux différentes conditions pédoclimatiques de chaque territoire. Il convient de soutenir davantage les pratiques agricoles durables au moyen d’investissements adéquats dans des pratiques agricoles innovantes afin d’éliminer les effets négatifs sur les environnements naturels et le changement climatique, tout en protégeant la biodiversité et en stimulant une production durable dans l’Union, qui garantisse la compétitivité des agriculteurs et de l’agro-industrie et revitalise les communautés rurales. Dans ce contexte, le rapport spécial 2021 de la Cour des comptes européenne intitulé «La PAC et l’utilisation durable de l’eau dans l’agriculture» conclut que les fonds de la PAC sont «davantage susceptibles d’encourager à consommer plus qu’à consommer mieux». Il convient dès lors de continuer à insister sur une utilisation durable de l’eau;

30.

estime que la promotion de l’agriculture intégrée biologique et des cultures pluriannuelles contribue à la réduction des engrais et des produits chimiques, mais aussi à l’amélioration de la capacité hydrique des sols, ce qui est important non seulement en cas de pénurie, mais aussi d’abondance d’eau. En outre, les pratiques de gestion forestière dans les zones rurales contribuent aussi à réduire efficacement la vulnérabilité à la sécheresse, entre autres en renforçant la vitalité des arbres, en conservant l’humidité des sols et en garantissant l’approvisionnement en eau propre;

31.

note qu’il convient d’élaborer des plans d’exploitation et d’optimisation des sources d’eau non conventionnelles pour maintenir les conditions écologiques des aquifères. Les eaux usées devraient être réutilisées avec prudence: il y a lieu de garantir le respect de la réglementation sectorielle lors de leur réutilisation, afin de maintenir les valeurs des substances dangereuses dans la limite des seuils qui y sont prévus. Il convient également de mettre au point des mécanismes de protection et de détection de problèmes environnementaux futurs dus à des substances dangereuses nouvelles ou non visées, par exemple en recourant à des analyses de toxicité non ciblées et fondées sur des modèles, en tenant compte de l’avis des pays possédant une expérience avérée concernant la réutilisation de ces eaux;

32.

souligne qu’au même titre que l’industrie et le tourisme, l’agriculture doit elle aussi continuer d’investir pour réduire au minimum sa consommation d’eau et optimiser le rendement des cultures en utilisant des pratiques agricoles innovantes et durables telles que l’irrigation goutte-à-goutte et l’agriculture de précision. Lors des périodes de pénurie d’eau, chaque autorité concernée devrait disposer d’un plan complet et équilibré visant à garantir une utilisation durable et équitable de l’eau, tout en limitant autant que possible les dommages économiques causés aux secteurs à forte consommation d’eau tels que l’agriculture, l’industrie, le tourisme et l’énergie;

33.

rappelle la position de la Commission (10), qui estime que la gestion de l’eau et le développement de nouvelles technologies doivent être axés sur la réutilisation de l’eau. Les techniques énergivores telles que le dessalement doivent être limitées aux territoires ne disposant pas d’eau douce en suffisance, étant donné qu’un pacte bleu européen doit avoir pour objectif principal la réutilisation et l’optimisation de l’eau disponible. Le dessalement peut servir à la mise en place de technologies de conversion de l’électricité en un autre vecteur énergétique (Power-to-X), bien qu’il soit préférable d’utiliser la conversion électrique pour des solutions moins énergivores telles que le traitement et le recyclage des eaux usées. Le Comité invite les États membres à mettre en œuvre rapidement et sans formalités administratives excessives le règlement relatif à la réutilisation de l’eau [règlement (UE) 2020/741], et à tirer parti de la possibilité d’étendre son champ d’application aux espaces verts urbains et à l’approvisionnement industriel. Le règlement relatif à la réutilisation de l’eau fixe des exigences minimales uniformes pour l’eau de récupération et définit les domaines d’utilisation de celle-ci. Il établit en outre les conditions-cadres dans lesquelles les États membres peuvent recourir à la réutilisation des eaux usées traitées à des fins d’irrigation agricole;

34.

rappelle le point de vue du CESE (11) selon lequel il est nécessaire de prévoir de bonnes conditions financières pour une modernisation rapide des systèmes d’irrigation existants afin de réduire les pertes dues aux fuites dans les réseaux et l’évaporation dans les canaux et les bassins ouverts dans les États membres. Il convient d’éviter de soutenir, dans le cadre de la PAC, des situations en contradiction avec la directive-cadre sur l’eau;

35.

regrette que le règlement (UE) 2020/741 du Parlement européen et du Conseil du 25 mai 2020 relatif aux exigences minimales applicables à la réutilisation de l’eau fixe, pour la réutilisation de l’eau à des fins agricoles, des exigences d’une rigueur disproportionnée, que l’on ne peut escompter dans le cas des eaux usées traitées, qui perdent leur nature une fois rejetées dans le circuit public;

36.

estime regrettable que les rejets d’eau saline provenant des usines de dessalement soient entravés par la directive-cadre sur l’eau. L’installation de centrales Power-to-X ne sera possible qu’à la condition qu’elles puissent rejeter l’eau salée dans la mer. Toutefois, en ce qui concerne les sources d’eau non conventionnelles telles que le dessalement, il convient de tenir compte de l’analyse de leurs coûts par rapport à leur efficacité, en prenant en considération ceux non seulement d’ordre économique, mais aussi environnemental et social;

37.

est d’avis qu’une coopération intersectorielle entre les agriculteurs, les entreprises, les pouvoirs publics et les institutions de la connaissance s’impose afin d’élaborer des approches d’adaptation de l’économie agricole au changement climatique (atténuation), ainsi que des mesures d’adaptation aux pénuries d’eau et aux catastrophes naturelles;

Développement rural

38.

se félicite des recommandations de la Commission sur la nécessité de donner la priorité aux solutions fondées sur la nature telles que la restauration des zones inondables naturelles. En fonction des progrès technologiques, ainsi que pour des raisons de sécurité et de salubrité, il y a lieu de rechercher dans chaque cas, au moyen d’une analyse coût-efficacité, une solution sur mesure adaptée aux caractéristiques de la région ou de la commune concernée;

39.

fait valoir qu’il est indispensable de lutter contre la désertification pour préserver la qualité de l’habitat européen. À cette fin, le développement des masses de végétation autochtone, telles que les fourrés, les garrigues ou les bois et les paysages de pâturages, de steppes, etc., est fondamental, tout comme la lutte préventive contre les incendies. En ce sens, les pratiques d’élevage traditionnelles, le nettoyage des forêts et leur entretien correct sont déterminants, au même titre que la restauration des terres abandonnées ou sous-exploitées, qui constituent la cause première de problèmes environnementaux et socio-économiques majeurs dans les zones rurales;

40.

estime que des progrès supplémentaires sont nécessaires en ce qui concerne l’exploitation des services écosystémiques fournis par la nature (eau, nutriments, aquifères, régulation de la température, biodiversité, masses d’arbres et de végétation, etc.), qui pourraient bénéficier en partie aux communes rurales pour soutenir l’organisation et le développement de leur territoire (12) et compenser les contraintes qui pèsent sur les zones rurales abritant de grands réservoirs d’eau douce, de manière que la production d’énergie et le développement industriel des espaces urbains environnants deviennent compatibles avec le développement global des zones de ruralité dans lesquelles ces réservoirs sont situés;

41.

insiste sur le lien crucial entre les pratiques agricoles et la qualité de l’eau, en soulignant qu’il est urgent d’adopter des approches durables pour atténuer les incidences sur les écosystèmes aquatiques; rappelle que l’utilisation excessive de produits chimiques agricoles, en particulier les engrais azotés et phosphorés, qui ont favorisé l’apparition de zones mortes en mer Baltique, menace non seulement la qualité de l’eau, mais met aussi directement en péril les moyens de subsistance des communautés côtières de la région;

42.

demande qu’il soit pris acte, sur le plan financier, du fait que la capacité d’adaptation au changement climatique ainsi que le maintien de la biodiversité et de la qualité des forêts dépendent avant tout du développement intelligent des zones rurales, et souligne le potentiel que recèle le traitement décentralisé de l’eau dans les petites communes pour en améliorer la rétention dans les milieux naturels (13);

43.

souligne que les forêts, tout comme la réhabilitation des zones humides et d’autres solutions fondées sur la nature, jouent un rôle crucial dans la rétention d’eau et influencent le moment où l’eau alimentera les cours d’eau et les nappes souterraines, et en quelle quantité. Elles renforcent la capacité d’infiltration et de stockage, absorbant les eaux de pluie excédentaires afin d’éviter le ruissellement et d’atténuer les dommages liés aux inondations. Par conséquent, le CdR encourage les pratiques de gestion forestière proches de la nature qui réduisent efficacement la vulnérabilité à la sécheresse en renforçant la vitalité des arbres, en conservant l’humidité des sols et en garantissant l’approvisionnement en eau propre, et qui renforcent la résilience des forêts et permettent ainsi aux propriétaires forestiers de produire des biens à plus haute valeur ajoutée, améliorant en fin de compte la rentabilité à long terme de la forêt. À cette fin, il est opportun de mettre en œuvre une gestion multifonctionnelle fondée sur une analyse coûts-efficacité et des solutions techniques, qui permettra de protéger la nature, de stocker l’eau de pluie et de réduire le risque d’incendie et l’érosion;

44.

demande une nouvelle fois que les zones inondables soient incluses dans les initiatives phares sur les zones résilientes en raison de leur contribution au renforcement de la résilience face au changement climatique et au développement d’une agriculture à faible intensité de carbone, ainsi qu’à la protection contre les inondations et à leur gestion. De nombreux cours d’eau et zones inondables présentent un caractère transfrontière (ce qui constitue un défi) et s’inscrivent dans la vaste problématique de l’eau. Il est donc nécessaire de mener une coopération à l’échelle internationale et interrégionale (14);

45.

invite chaque niveau de gouvernance à appliquer le «test rural»: lors de la conception et de la mise en œuvre des politiques et des mesures, les institutions européennes devraient adopter une vision rurale afin de mieux cerner les conséquences et incidences potentielles des politiques liées à l’eau sur les zones rurales;

46.

fait valoir, dans le contexte de la vision à long terme pour les zones rurales (15), que l’eau remplit de nombreuses fonctions (tourisme, industrie, biodiversité, transports, usage personnel, etc.), ce qui est susceptible de donner lieu à de nombreux conflits entre les parties prenantes lorsqu’il s’agit de prendre une décision sur l’utilisation de l’eau. Un pacte bleu pour l’Europe doit veiller à ce que les caractéristiques locales et régionales soient prises en compte lors de la conception des nouvelles politiques, grâce à la participation des acteurs locaux à un stade précoce;

47.

fait observer que les secteurs de l’agriculture et de la sylviculture sont plus vulnérables aux tempêtes, aux sécheresses et aux inondations que les activités urbaines. Les zones rurales sont plus vastes et moins peuplées. La fourniture de services liés à l’utilisation de l’eau, tels que l’entretien des infrastructures hydriques, est plus complexe que dans les zones urbaines, ce qui entrave les investissements locaux supplémentaires qui sont nécessaires pour renforcer leur résilience. Les investissements européens dans les infrastructures vertes et bleues et la distribution d’eau doivent être axés en priorité sur le développement rural et les projets recourant à des solutions fondées sur la nature afin de garantir la fourniture d’une eau propre et accessible et la disponibilité d’investissements essentiels dans la résilience des zones rurales, mais aussi des zones urbaines, face aux catastrophes hydriques;

48.

accueille favorablement les travaux relatifs à la convention alpine et à la stratégie de l’Union européenne pour les Alpes ainsi que ceux du groupe de travail «Pyrénées», qui contribuent à la coordination des politiques, y compris dans le domaine de l’eau (16);

Protection des citoyens contre les catastrophes hydriques

49.

souligne que la protection civile devrait devenir une composante horizontale de la gestion de l’eau. Les investissements dans la résilience face aux catastrophes hydriques jouent un rôle essentiel dans l’atténuation et la minimisation des effets extrêmes des sécheresses et des inondations;

50.

soutient que les mesures contre-productives prises dans le passé, telles que le redressement des cours d’eau, la suppression des zones humides et la déforestation, ont entraîné une augmentation du stress hydrique (17) et une déshydratation des sols. Outre le changement climatique, les décisions humaines sont elles aussi responsables de l’augmentation des risques et des conséquences extrêmes des catastrophes hydriques. Il convient d’inverser autant que possible les décisions aggravant la sécheresse afin de protéger les citoyens;

51.

se félicite, à cet égard, que le champ d’application de la révision de la directive 2008/114/CE concernant les infrastructures critiques ait été étendu aux eaux usées et à l’eau potable. Étant donné que la résilience concerne tous les niveaux de gouvernance, la coordination et une bonne collaboration intersectorielle à plusieurs niveaux en matière de préparation aux catastrophes, de réduction des risques et de renforcement de la résilience sont primordiales;

52.

souligne que dans le cadre de l’élaboration de la directive-cadre sur l’eau, il convient non seulement de recenser les zones à risque, mais aussi d’examiner comment les États membres et les autorités et services compétents peuvent partager des informations afin de garantir et de faciliter l’approvisionnement en eau et la protection des citoyens en cas de catastrophe hydrique;

53.

préconise de combiner les défis que sont la rareté de l’eau, la sécheresse et les inondations dans tous les domaines, en ce qui concerne à la fois les mesures préventives et répressives. La directive-cadre sur l’eau constitue à cet égard un volet préventif qui garantit la résilience de l’Union face aux catastrophes liées à l’eau, tandis que le mécanisme de protection civile de l’UE permet de réagir directement aux catastrophes telles que les incendies de forêt et les inondations. L’intégration de la législation européenne à cette approche globale permet de mieux protéger les citoyens européens;

54.

met en avant la nécessité que les États membres réalisent les investissements requis pour protéger contre de potentielles attaques les réseaux et infrastructures d’approvisionnement en eau dans les régions et communes d’Europe;

Protection des consommateurs

55.

rappelle que l’Assemblée générale des Nations unies a reconnu, en 2010, le droit à l’eau potable et à l’assainissement comme un droit de l’homme à part entière (18). Les États membres et les régions doivent s’engager à améliorer, d’ici à 2030, l’accès de tous les habitants de l’Union européenne à une eau potable pure, pour un coût abordable, ainsi qu’aux services de base en matière d’assainissement;

56.

souligne que l’élément central de notre politique dans le domaine de l’eau, outre la garantie d’un approvisionnement suffisant, doit être la qualité de notre eau. Les autorités compétentes devraient améliorer le traitement de l’eau polluée et la surveillance de la qualité de notre eau afin de garantir dans l’ensemble de l’Union le respect des normes de qualité fixées dans la directive-cadre sur l’eau. Le CdR demande la pleine mise en œuvre du principe du pollueur-payeur;

57.

réaffirme que des investissements dans la gestion de l’eau sont nécessaires pour parvenir à une transition bleue parallèlement à la transition verte. Il convient non seulement de veiller à l’équilibre entre les différents secteurs et parties prenantes, mais aussi d’accorder une attention particulière aux populations locales, qui ne doivent pas assumer de manière disproportionnée les coûts de la gestion de l’eau. Il y a lieu de garantir l’égalité d’accès à l’eau pour tous les consommateurs;

58.

soutient que les solutions fondées sur la nature telles que la restauration des zones humides et la création de zones tampons permettent d’améliorer aussi la qualité de l’eau des lacs et des rivières. Ces mesures devraient figurer dans les plans de gestion de tous les bassins hydrographiques, de manière à mieux protéger les consommateurs;

59.

insiste sur la nécessité de garantir la transparence en ce qui concerne la fixation du prix de l’eau, de manière à pouvoir déceler les différences de prix entre les zones rurales et urbaines et mener des politiques qui favorisent l’efficacité et les économies grâce à des analyses coûts-bénéfices quantifiables. À cet égard, les États membres doivent redoubler d’efforts pour lutter contre la précarité hydrique et déployer des instruments efficaces pour résoudre les problèmes actuels, qui ne cessent de croître, concernant l’accès à l’eau à un prix abordable;

60.

considère, étant donné que le comportement et les choix des consommateurs ont également une grande influence sur l’utilisation de l’eau à tous les niveaux, qu’il convient de mener des campagnes et des actions communes européennes visant à sensibiliser davantage les citoyens à la valeur de l’eau et à informer les consommateurs à ce sujet ainsi que sur les services liés à l’eau. Ces campagnes de sensibilisation devraient également être étendues à d’autres types de consommateurs tels que l’agriculture, le tourisme et l’industrie.

Bruxelles, le 20 juin 2024.

Le président

du Comité européen des régions

Vasco ALVES CORDEIRO


(1) Directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l'eau (JO L 327 du 22.12.2000, p. 1).

(2) Rapport sur la mise en œuvre de la directive-cadre sur l’eau, de la directive sur les normes de qualité environnementale et de la directive «Inondations», 2021.

(3) Rapport spécial du GIEC, «Changement climatique et terres émergées», 2020.

(4) https://www.deltares.nl/en/news/international-panel-on-deltas-coastal-areas-and-islands-officially-launched-at-un-2023-water-conference.

(5) https://environment.ec.europa.eu/news/commission-publishes-new-tools-help-predict-and-adapt-sectoral-drought-impacts-2023-10-11_en

(6) Atlas européen des risques de sécheresse.

(7) https://ec.europa.eu/newsroom/env/newsletter-archives/48628.

(8) Mission de l’UE «Restaurer notre océan et notre milieu aquatique».

(9) Mission de l’UE «Un pacte pour des sols sains en Europe».

(10) Règlement (UE) 2020/741 du Parlement européen et du Conseil du 25 mai 2020 relatif aux exigences minimales applicables à la réutilisation de l’eau (JO L 177 du 5.6.2020, p. 32).

(11) Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Gestion durable de l’eau et urgence climatique: solutions circulaires et autres pistes pour le système agroalimentaire de l’Union européenne dans le cadre d’un futur “pacte bleu” » (JO C 349 du 29.9.2023, p. 80).

(12) Avis du Comité européen des régions sur le thème «Une vision à long terme pour les zones rurales de l’Union européenne» (JO C 270 du 13.7.2022, p. 18).

(13) Avis du Comité européen des régions sur le thème «Objectifs et outils pour une Europe rurale intelligente» (JO C 188 du 30.5.2023, p. 14).

(14) Avis du Comité européen des régions sur le thème «Une vision à long terme pour les zones rurales de l’Union européenne» (JO C 270 du 13.7.2022, p. 18).

(15) eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:52021DC0345.

(16) Convention sur la protection des Alpes et convention alpine.

(17) Le stress hydrique est un terme général faisant référence à la fois à la sécheresse, à la pénurie d’eau, à l’inaccessibilité de l’eau et à sa mauvaise qualité.

(18) Décennie «L’eau pour la vie» – L’accès à l’eau en tant que droit humain (ONU).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/5368/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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