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AccueilDroit européen52023SC0129
Acte préparatoire52023SC0129

Acte préparatoire — 52023SC0129

CELEX52023SC0129
TypeActe préparatoire
Datemercredi 1 mars 2023

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 1.3.2023

SWD(2023) 129 final

DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION

RÉSUMÉ DU RAPPORT D'ANALYSE D'IMPACT

accompagnant le document:


Proposition de DIRECTIVE DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL

relative au permis de conduire, modifiant la directive (UE) 2022/2561 du Parlement européen et du Conseil et le règlement (UE) 2018/1724 du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 2006/126/CE du Parlement européen et du Conseil et le règlement (UE) nº 383/2012 de la Commission



et



Proposition de DIRECTIVE DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL


sur les effets de certaines décisions de déchéance du droit de conduire dans l’ensemble de l’Union










{COM(2023) 127 final} - {SEC(2023) 350 final} - {SWD(2023) 128 final}


Résumé de l’analyse d’impact

Analyse d’impact concernant une proposition de révision de la directive relative au permis de conduire et une proposition législative de directive sur l’effet à l’échelle de l’Union de certaines décisions de déchéance du droit de conduire, qui devait faire partie intégrante de la directive relative au permis de conduire, mais qui, pour des raisons juridiques, a été séparée et présentée comme une proposition législative distincte et intégrale en vue d’une nouvelle directive.

A. Nécessité d’une action

Quel est le problème et pourquoi se situe-t-il au niveau de l’UE?

L’évaluation ex post de la directive 2006/126/UE, achevée en 2022 [SWD (2022) 17 final], a révélé que la directive n’était pas pleinement efficace pour atteindre ses objectifs.

La mise en œuvre de la directive a permis d’améliorer la sécurité routière, contribuant ainsi à la réalisation des objectifs ambitieux de l’UE (déclaration «Vision zéro» et déclaration de La Valette). Toutefois, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour atteindre ces objectifs.

En ce qui concerne la libre circulation des citoyens dans l’UE, la directive a été considérée comme ayant eu une incidence positive, mais certaines dispositions continuent d’entraîner une charge administrative ou des obstacles à la libre circulation des personnes dans des cas spécifiques. Enfin, l’évaluation a également mis en évidence la numérisation comme domaine susceptible de faire l’objet d’une simplification supplémentaire.

Quels sont les objectifs à atteindre?

Les objectifs généraux consistent à améliorer la sécurité routière et à faciliter la libre circulation des personnes.

Pour la sécurité routière, cet objectif devrait être atteint par l’amélioration des aptitudes et des connaissances des conducteurs, par un changement de comportement des conducteurs et par la réduction du nombre de conducteurs inaptes physiquement ou mentalement sur les routes de l’Union. Dans le même temps, il convient de supprimer les obstacles inutiles à la libre circulation résultant des procédures administratives.

Quelle est la valeur ajoutée de l’action au niveau de l’UE (subsidiarité)?

Sans l’intervention de l’UE, la coopération entre les États membres en matière de permis de conduire serait assurée au moyen d’accords bilatéraux ou multilatéraux, ce qui entraînerait une plus grande complexité du système de délivrance des permis et une charge administrative accrue pour les titulaires de permis. Par ailleurs, les conditions d’obtention d’un permis de conduire varieraient, ce qui entraînerait une inégalité de traitement des citoyens de l’UE et une efficacité moindre en matière de sécurité routière.

B. Solutions

Quelles sont les différentes options pour atteindre les objectifs? Y a-t-il une option privilégiée? Si tel n’est pas le cas, pourquoi?

Les mesures retenues ont été regroupées en trois options stratégiques (OS-A, OS-B et OS-C).

L’OS-A est la mise à jour de la directive en tenant compte des enseignements tirés et en intégrant les évolutions sociétales, technologiques et scientifiques. Elle ne modifie pas le champ d’application de la directive et contient des mesures qui figurent également dans les OS-B et OS-C.

L’OS-B comprend des efforts supplémentaires pour atteindre les objectifs de l’UE en matière de sécurité routière ciblant tous les conducteurs (y compris les conducteurs novices) dans les domaines des aptitudes et des connaissances, de l’aptitude médicale et des comportements dangereux. Elle supprime également certains obstacles à la libre circulation auxquels sont confrontés les titulaires de permis étrangers et les demandeurs.

Enfin, l’OS-C renforce principalement les mesures de sécurité routière introduites par l’OS-B en ce qui concerne l’aptitude médicale et les comportements dangereux. Elle étend également le champ d’application de la directive à de nouveaux véhicules tels que les tracteurs.

L’OS-B a été choisie comme option stratégique privilégiée parce qu’elle est plus efficace pour atteindre les objectifs stratégiques que l’OS-A et l’OS-C. L’OS-B présente les avantages nets les plus élevés et est plus efficace que l’OS-C, notamment en raison de coûts d’ajustement beaucoup plus faibles pour les citoyens. L’OS-B est également plus facile à mettre en œuvre sur le plan juridique que l’OS-C en ce qui concerne les règles et procédures des États membres.

Quelles sont les positions des différentes parties prenantes? Qui soutient quelle option?

Les parties prenantes soutiennent largement la nécessité de prendre de nouvelles mesures au niveau de l’UE pour améliorer la sécurité routière.

D’une manière générale, les pouvoirs publics sont favorables à une amélioration de l’efficacité de la directive et à son extension aux questions liées aux conducteurs novices. Ils mettent également souvent en évidence les difficultés juridiques à surmonter en ce qui concerne l’introduction de mesures visant à lutter contre le comportement dangereux des conducteurs.

Le secteur privé, et plus globalement les usagers de la route, réclament généralement une simplification.

C. Incidence de l’option privilégiée

Quels sont les avantages de l’option privilégiée (le cas échéant; à défaut, des options principales)?

Dans le cadre de l’OS-B, des effets positifs sur la société sont attendus du fait de l’incidence sur la sécurité routière et la libre circulation des personnes.

Selon les estimations, 1 153 vies devraient être sauvées et 11 020 blessures graves évitées sur la période 2025-2050, par rapport au scénario de référence, ce qui, en termes monétaires, représente environ 7,1 milliards d’EUR, correspondant à la réduction des coûts externes des accidents.

En outre, les mesures devraient supprimer les obstacles injustifiés ou inutiles à l’obtention, à la reconnaissance ou au renouvellement des droits de conduire, tout particulièrement pour les résidents de l’Union européenne et les titulaires d’un permis de conduire étranger obtenu dans un État membre autre que leur pays de nationalité, pour les conducteurs de camionnettes et d’autocaravanes à carburant alternatif, pour les personnes souffrant de diabète sucré et pour les conducteurs professionnels.

Enfin, des effets positifs sont prévus pour les administrations publiques (4,8 milliards d’EUR d’économies), pour le secteur privé (1,5 milliard d’EUR d’économies) et pour les citoyens (6,6 milliards d’EUR d’économies) par rapport au scénario de référence, exprimés en valeur actuelle sur la période 2025-2050, notamment grâce aux propositions de simplification.

Quels sont les coûts de l’option privilégiée (ou, à défaut, des options principales)?

Les modifications apportées aux procédures de détermination de l’aptitude médicale à la conduite devraient entraîner des coûts d’ajustement pour les citoyens âgés de 50 ans ou moins de 716,2 à 1 159,1 millions d’EUR par rapport au niveau de référence, exprimés en valeur actuelle sur la période 2025-2050.

Pour le secteur privé, les coûts d’ajustement pour les médecins généralistes sont estimés à 57,7 millions d’EUR par rapport au scénario de référence, exprimés en valeur actuelle sur la période 2025-2050, pour les formations (en ligne).

Les coûts d’ajustement pour la Commission européenne sont estimés entre 0,7 et 1,1 million d’EUR par rapport au scénario de référence, tandis que ceux supportés par les administrations des États membres sont estimés à 63,2 millions d’EUR. En outre, des coûts de mise en œuvre de 26,3 millions d’EUR, exprimés en valeur actuelle sur la période 2025-2050, sont prévus pour les administrations des États membres, par rapport au scénario de référence, pour l’application transfrontière des décisions de déchéance du droit de conduire.

Quelles sont les incidences sur les PME et la compétitivité?

Les effets sur les PME devraient être positifs.

Les opérateurs de transport routier, principalement des PME, devraient bénéficier de l’assouplissement des règles. Les économies de coûts liés aux complications et les économies de coûts administratifs sont estimées, respectivement, à 600 millions d’EUR et 900 millions d’EUR, exprimés en valeur actuelle sur la période 2025-2050, par rapport au scénario de référence.

L’option privilégiée devrait aboutir à 4 515 formations supplémentaires (en ligne) pour les médecins généralistes en 2030, et à 5 057 en 2050, par rapport au scénario de référence. Les coûts d’ajustement qui en découlent pour les médecins généralistes sont estimés à 57,7 millions d’EUR par rapport au scénario de référence, exprimés en valeur actuelle sur la période 2025-2050.

Enfin, les autres PME qui seront concernées par l’initiative seront les auto-écoles en raison d’une harmonisation plus poussée des différentes catégories de permis de conduire et de règles actualisées pour les véhicules à émissions nulles.

Y aura-t-il une incidence notable sur les budgets nationaux et les administrations nationales?

L’option privilégiée devrait entraîner des coûts d’ajustement pour la Commission d’un montant compris entre 0,7 et 1,1 million d’EUR par rapport au scénario de référence, exprimé en valeur actuelle sur la période 2025-2050, pour la mise en place d’une plateforme d’information sur l’aptitude physique et mentale à la conduite et l’élaboration d’un programme de formation (en ligne) pour les médecins généralistes.

Les coûts d’ajustement pour les administrations des États membres sont estimés à 48,9 millions d’EUR par rapport au scénario de référence, exprimés en valeur actuelle sur la période 2025-2050, pour les permis de conduire mobiles et la mise à jour des examens de conduite. Des coûts d’ajustement ponctuels supplémentaires de 14,3 millions d’EUR sont prévus pour les permis de conduire mobiles et l’amélioration de RESPER à des fins d’exécution. Enfin, des coûts de mise en œuvre de 26,3 millions d’EUR, exprimés en valeur actuelle sur la période 2025-2050, sont prévus, par rapport au scénario de référence, pour l’application transfrontière des décisions de déchéance du droit de conduire.

Y aura-t-il d’autres incidences notables?

L’introduction du permis de conduire mobile de l’UE devrait avoir des incidences positives sur l’environnement, estimées à une économie d’environ 130 tonnes de plastique (polycarbonate) chaque année.

La définition actualisée des véhicules de la catégorie B et les nouvelles règles relatives à la transmission automatique devraient faciliter la transition vers des véhicules à émissions nulles.

Enfin, l’harmonisation accrue et la reconnaissance mutuelle des décisions de déchéance du droit de conduire devraient rendre le traitement des résidents de l’UE plus équitable en ce qui concerne les permis de conduire.

Proportionnalité

L’option privilégiée ne va pas au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre les objectifs et résoudre les problèmes recensés.

D. Suivi

Quand la législation sera-t-elle réexaminée?

Aucun réexamen n’est prévu à ce stade.

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