LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen52023SC0179
Acte préparatoire52023SC0179

Acte préparatoire — 52023SC0179

CELEX52023SC0179
TypeActe préparatoire
Datemercredi 29 mars 2023

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 29.3.2023

SWD(2023) 179 final

DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION

RÉSUMÉ DU RAPPORT D'ANALYSE D'IMPACT

accompagnant le document

Proposition de

DIRECTIVE DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL

modifiant les directives 2009/102/CE et (UE) 2017/1132 en ce qui concerne l’extension et la mise à jour du recours aux outils et processus numériques en matière de droit des sociétés

{COM(2023) 177 final} - {SEC(2023) 377 final} - {SWD(2023) 177 final} - {SWD(2023) 178 final}


Résumé de l’analyse d’impact

Rapport d’analyse d’impact relatif à l’initiative visant à améliorer le droit des sociétés numérique

A. Nécessité d’une action

Quel est le problème et pourquoi se situe-t-il au niveau de l’UE?

Aujourd’hui, l’accès à des informations fiables sur les sociétés provenant des registres du commerce et leur utilisation dans les situations transfrontalières sont entravés par des obstacles.

Premièrement, les données sur les sociétés recherchées par les parties prenantes, en tant qu’utilisateurs directs, ne sont pas encore suffisamment disponibles dans les registres nationaux du commerce et/ou au niveau de l’UE par l’intermédiaire du système d’interconnexion des registres du commerce (BRIS). Il s’agit en particulier d’informations au niveau de l’UE sur les formes juridiques autres que les sociétés à responsabilité limitée (par exemple, les sociétés de personnes), le siège de direction et le lieu de l’activité économique principale de la société, les groupes de sociétés; et les succursales de sociétés dans les pays tiers. À l’heure actuelle, le BRIS et les autres systèmes d’interconnexion existant au niveau de l’UE, par exemple le système d’interconnexion des registres de bénéficiaires effectifs (BORIS), ne sont pas connectés entre eux.

Deuxièmement, l’utilisation de ces données sur les sociétés dans le cadre de la création, par des sociétés, de filiales ou de succursales dans d’autres États membres, est entravée ou impossible. Les sociétés doivent souvent présenter à nouveau les données les concernant tirées des registres nationaux du commerce et se soumettre à de lourdes formalités (par exemple légalisation/apostille, traduction certifiée conforme). Des obstacles similaires ont été signalés dans d’autres situations transfrontalières, y compris lorsque les sociétés traitent avec les autorités ou les juridictions compétentes. Les registres ou autorités estiment souvent que les données sur les sociétés provenant d’autres États membres ne sont pas suffisamment fiables, ce qui entraîne une insécurité juridique, des coûts et des retards. Les extraits délivrés par les sociétés au niveau national ne sont pas harmonisés et ne peuvent être utilisés dans des situations transfrontalières sans de lourdes formalités.

Ces problèmes doivent être résolus au niveau de l’UE, étant donné que les obstacles limitant actuellement l’accès et l’utilisation transfrontaliers des informations sur les sociétés résultent essentiellement de réglementations nationales divergentes et de l’absence de règles appropriées au niveau de l’UE.

Quels sont les objectifs à atteindre?

Les objectifs généraux sont de renforcer la transparence de l’environnement des entreprises et la confiance en celui-ci, de parvenir à des services publics transfrontaliers plus numérisés et connectés pour les sociétés, de faciliter l’expansion transfrontalière des petites et moyennes entreprises (PME) et de renforcer l’efficacité de l’action de l’UE contre les abus et la fraude, et de parvenir ainsi à un marché unique plus intégré et numérisé.

Plus précisément, cette initiative vise à:

-augmenter la quantité de données sur les sociétés disponibles dans les registres du commerce et/ou dans le BRIS et améliorer leur fiabilité;

-permettre l’utilisation directe des données sur les sociétés reprises dans les registres du commerce lors de la création de succursales ou de filiales dans d’autres États membres, ainsi que dans le cadre d’autres activités et situations transfrontalières.

Quelle est la valeur ajoutée de l’action au niveau de l’UE (subsidiarité)?

L’action au niveau de l’UE présente une forte valeur ajoutée dès lors que cette initiative vise les questions transfrontalières: l’accès aux données sur les sociétés, leur disponibilité et leur fiabilité dans un contexte transfrontalier, ainsi que leur utilisation transfrontalière. Les États membres ne seraient pas en mesure d’apporter à eux seuls des améliorations suffisantes en raison de la nature transfrontalière des problèmes.

En l’absence d’action au niveau de l’UE, des initiatives nationales ou régionales visant à répondre à la demande croissante de données transfrontalières sur les sociétés et à la nécessité de faciliter leur utilisation transfrontalière déboucheraient probablement sur des règles nationales divergentes et des exigences de déclaration potentiellement redondantes, ce qui alourdirait la charge administrative pesant sur les sociétés. Les initiatives qui émaneraient du secteur privé, par exemple des prestataires de services commerciaux, ne seraient pas en mesure de fournir des données fiables sur les sociétés à des fins d’utilisation officielle.

B. Les solutions

Quelles sont les différentes options pour atteindre les objectifs? Y a-t-il une option privilégiée? Si tel n’est pas le cas, pourquoi?

L’analyse d’impact envisage plusieurs options pour répondre aux 4 objectifs principaux de l’initiative envisagée, à savoir:

1.rendre davantage d’informations sur les sociétés disponibles dans les registres du commerce et/ou dans le BRIS;

2.connecter le BRIS avec d’autres systèmes et permettre d’effectuer des recherches de manière plus efficace;

3.veiller à ce que les données sur les sociétés fassent l’objet de vérifications adéquates avant leur inscription dans un registre du commerce;

4.permettre l’utilisation directe des données sur les sociétés reprises dans les registres du commerce dans les situations transfrontalières.

Les 4 options évaluées comportent toutes des mesures législatives, dès lors que les causes du problème sont d’ordre juridique et que toute mesure devrait modifier le cadre juridique de l’UE existant en matière de droit des sociétés (y compris le BRIS). L’option privilégiée consiste en un paquet de mesures privilégiées pour chacun des quatre principaux objectifs:

1.mettre à disposition, dans les registres nationaux/le BRIS, les informations sur les sociétés de personnes, les succursales de sociétés de pays tiers, les structures et la propriété de groupes transfrontalières, ainsi que le siège et le lieu de l’activité économique principale;

2.connecter le BRIS au système BORIS et au système d’interconnexion des registres d’insolvabilité (IRI), utiliser l’identifiant unique européen des sociétés (EUID) et introduire de nouvelles fonctionnalités de recherche dans le BRIS;

3.introduire l’obligation de vérifier une liste harmonisée d’éléments et certaines exigences de procédure de base communes pour garantir la fiabilité et la mise à jour des données sur les sociétés;

4.appliquer le principe «une fois pour toutes» pour la création de filiales ou de succursales dans un autre État membre, fournir un extrait harmonisé du registre du commerce, garantir la reconnaissance mutuelle de certaines données sur les sociétés et supprimer les formalités (apostille).

Quelle est la position des différentes parties intéressées? Qui soutient quelle option?

Dans le cadre de ces activités de consultation (consultation publique, consultation des PME, consultations ciblées de sociétés, de praticiens du droit, d'États membres, de professeurs universitaires en droit des sociétés), les parties prenantes ont, dans l’ensemble, confirmé les problèmes recensés et soutenu une action au niveau de l’UE.

Une grande majorité des parties prenantes, notamment les PME, ont rencontré des difficultés lors de la recherche d’informations sur les sociétés établies dans d’autres États membres, et les groupes de parties prenantes (sociétés, organisations professionnelles, registres du commerce, professionnels du droit, autorités, citoyens) se sont montrés favorables à la mise à disposition d’informations sur les sociétés plus harmonisées au niveau de l’UE.

De nombreuses parties prenantes, et en particulier les praticiens du droit, ont souligné l’importance que revêtait la disponibilité de données fiables sur les sociétés pour la sécurité juridique et ont estimé que la définition de règles minimales aux fins de la vérification des données sur les sociétés avant leur inscription dans un registre du commerce faciliterait l’utilisation transfrontalière de ces données.

D’une manière générale, les parties prenantes ont confirmé la nécessité de permettre l’utilisation transfrontalière des données sur les sociétés (notamment l’application du principe «une fois pour toutes», l’introduction d’un extrait harmonisé du registre du commerce, l’allègement des formalités).

En particulier, les sociétés et les praticiens du droit ont confirmé les obstacles rencontrés lors de la création de filiales ou de succursales à l’étranger ou dans d’autres situations transfrontalières (notamment la nécessité de présenter à nouveau les données sur les sociétés afin d’obtenir une légalisation/apostille et une traduction certifiée conforme).

C. Incidence de l'option privilégiée

Quels sont les avantages de l’option privilégiée (ou, à défaut, des options principales)?

Le paquet de mesures privilégiées sera extrêmement avantageux pour les entreprises, en particulier les PME, dès lors qu’il facilitera considérablement l’exercice d’activités commerciales transfrontalières et l’accès aux marchés des autres États membres. Les sociétés bénéficieraient de davantage de transparence, d’accessibilité et de fiabilité en ce qui concerne les données sur les sociétés et, partant, d’une plus grande sécurité juridique dans les situations transfrontalières. Elle permettra de réaliser d’importantes économies de coûts récurrents (réduction de la charge administrative) pour les sociétés qui créent de nouvelles filiales ou succursales dans d’autres États membres et pour toutes les sociétés exerçant des activités commerciales transfrontalières, lesquelles sont estimées à quelque 437 millions d’EUR par an.

L’amélioration de l’accessibilité et de la fiabilité des données sur les sociétés, de la sécurité juridique et des connexions entre les registres (grâce à l’application du principe «une fois pour toutes» et à la connexion d’autres systèmes/registres au niveau de l’UE avec le BRIS) devraient entraîner des économies pour les registres du commerce du fait que la recherche de données sur les sociétés provenant d’autres États membres s’en trouvera facilitée et que la nécessité de demander des documents aux sociétés sera réduite.

En ce qui concerne les autres autorités publiques, un accès plus aisé à un plus grand nombre de données fiables sur les sociétés faciliterait leur tâche car elles pourraient consulter directement les données sur les sociétés dans les registres du commerce et le BRIS, ce qui leur permettrait de demander moins de documents aux sociétés et, partant, de réaliser des économies.

Le paquet de mesures devrait également être très bénéfique pour la société en général, et notamment pour les consommateurs, en raison de son incidence positive attendue sur la fourniture de données plus accessibles et plus fiables sur les entreprises dans l’ensemble de l’UE, ce qui permettra aux consommateurs de faire des choix plus éclairés lorsqu’ils achètent auprès d’entreprises d’autres États membres ou concluent des contrats avec celles-ci. Des données sur les sociétés transfrontalières plus disponibles, plus accessibles et plus fiables faciliteront également les efforts visant à lutter contre les abus et la fraude, et cette initiative contribuera ainsi à créer un marché unique plus équitable.

Quels sont les coûts de l’option privilégiée (ou, à défaut, des options principales)?

Le paquet de mesures entraînera des coûts ponctuels pour les sociétés qui ne déposent actuellement pas certaines informations dans un registre, lesquels coûts sont estimés à environ 311 millions d'EUR.

Ces coûts seront limités par le fait que les États membres n’auraient plus à appliquer les frais de dépôt séparément pour chaque nouvelle donnée de société déposée. Les avantages récurrents escomptés pour les sociétés (expliqués ci-dessus) seraient largement supérieurs à ces coûts ponctuels.

Quelles sont les incidences sur les PME et la compétitivité?

En améliorant la disponibilité et la fiabilité des données sur les sociétés, le paquet de mesures privilégiées sera avantageux pour les sociétés et facilitera l’accès au financement et la création d’entreprises. En outre, le fait de rendre possible l’utilisation transfrontalière de ces données entraînera d’importantes économies récurrentes (réduction de la charge) pour les sociétés et facilitera donc considérablement l’exercice d’activités commerciales transfrontalières ainsi que l’accès aux marchés d’autres États membres.

En renforçant la transparence du marché et la confiance dans le marché, en facilitant la création de sociétés transfrontalières et en ayant une incidence positive sur les activités transfrontalières, l’initiative devrait stimuler les échanges, les services et les flux d’investissement transfrontaliers et, partant, contribuer à la compétitivité et à la croissance au sein du marché unique.

Ces mesures s’appliqueront à environ 16 millions de sociétés de capitaux et à 2 millions de sociétés de personnes dans l’UE. Étant donné que les PME représentent entre 98 et 99 % des sociétés de capitaux dans l’UE et qu’environ 40 % des PME exercent des activités transfrontalières, elles bénéficieront particulièrement de la réduction attendue des charges administratives. Les mesures, y compris le renforcement de la sécurité juridique qui en résultera, seront fortement avantageuses pour les PME dès lors que celles-ci ne disposent pas des ressources des grandes entreprises et qu’elles souffrent généralement davantage du manque de clarté et de la complexité des règles.

Y aura-t-il une incidence notable sur les budgets nationaux et les administrations nationales?

Ce paquet de mesures s’inscrit dans le prolongement de l’évolution numérique qui a marqué le droit des sociétés jusqu’à présent. Les registres du commerce devant adapter leurs systèmes informatiques, les coûts ponctuels du paquet de mesures sont estimés à quelque 5,4 millions d'EUR pour l’ensemble des registres du commerce et les coûts récurrents, liés par exemple à la vérification ex ante des données sur les sociétés, sont estimés à quelque 4 millions d'EUR par an pour l’ensemble des registres.

Toutefois, les États membres pourraient s’appuyer sur les investissements informatiques qu’ils ont déjà réalisés ces dernières années pour le BRIS, et les coûts d’ajustement aux fins de la vérification devraient être limités compte tenu des contrôles ex ante déjà en place. Il est également probable que les registres, qui facturent des frais pour les extraits de registre du commerce destinés à un usage transfrontalier, subiront une perte de revenus estimée à environ 7,9 millions d'EUR pour l’ensemble des registres.

S’agissant des autres autorités, s’il est vrai que les autorités chargées de l’émission des apostilles subiront une perte de recettes, estimée à 9,5 millions d'EUR par an, due à la suppression de l’apostille, cette suppression devrait réduire la charge administrative globale liée à l’insécurité juridique actuelle et aux ressources humaines et au temps nécessaires pour délivrer l'apostille.

Y aura-t-il d’autres incidences notables?

L’application du principe «une fois pour toutes» dans le cadre de la création de filiales ou de succursales dans d’autres États membres, et la connexion du BRIS à d’autres systèmes d’interconnexion au niveau de l’UE et à d’autres systèmes ou registres au niveau de l’UE au moyen de l’EUID, contribuerait grandement à la création d’administrations publiques plus connectées dans l’ensemble de l’UE et, par conséquent, à un marché unique plus numérisé.

Proportionnalité

L’option privilégiée contribuera fortement à la réalisation des objectifs consistant à accroître la quantité et la fiabilité des données sur les sociétés dans un cadre transfrontalier et à permettre leur utilisation directe dans des situations transfrontalières, sans aller au-delà de ce qui est nécessaire pour y parvenir.

L’initiative est ciblée dès lors qu’elle se concentre sur les besoins des utilisateurs directs, tels que les sociétés, les autres parties prenantes et les pouvoirs publics, pour accéder, dans un contexte transfrontalier à des données officielles sur des sociétés fiables, actualisées et fondées sur les obligations légales, extraites des registres du commerce. Elle met l’accent sur les aspects transfrontaliers et apporte des solutions, dont aucune ne pourrait être obtenue par l’action isolée des États membres.

La charge administrative et les coûts liés à l’option privilégiée sont également proportionnés aux objectifs à atteindre. Dans l’ensemble, l’option privilégiée apportera un bénéfice net clair aux sociétés et à la société dans son ensemble. Elle apportera également une sécurité juridique et facilitera les activités transfrontalières tout en tenant compte des procédures nationales existantes en matière de droit des sociétés.

D. Suivi

Quand la législation sera-t-elle réexaminée?

La proposition législative comportera une disposition permettant de procéder à une évaluation de la nouvelle initiative.

Documents similaires

Acte préparatoire52024SC0184

Acte préparatoire — 52024SC0184

22/12/2023

Acte préparatoire52023M11377

Acte préparatoire — COM(2023) 11377

22/12/2023

Acte préparatoire52023M11359

Acte préparatoire — COM(2023) 11359

22/12/2023

Acte préparatoire52023BP0129R(01)

Acte préparatoire — 52023BP0129R(01)

22/12/2023

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →