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AccueilDroit européen52024AE0532
Avis institutionnel52024AE0532

Avis du Comité économique et social européen — Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif au bien-être des chiens et des chats et à leur traçabilité

CELEX52024AE0532
TypeAvis institutionnel
Datejeudi 21 mars 2024

Résumé IA

Le Comité économique et social européen (CESE) émet un avis sur la proposition de règlement visant à harmoniser les règles de bien-être des chiens et des chats dans l'UE, en imposant des normes minimales pour leur élevage, leur hébergement et leur vente. Il soutient l'obligation d'identification et d'enregistrement dans une base de données nationale interconnectée pour lutter contre le trafic illégal. Pour un professionnel du droit français, ce texte anticipe un renforcement des contrôles et des sanctions en matière de protection animale, impactant directement les éleveurs, les refuges et les vétérinaires.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/3388

31.5.2024

Avis du Comité économique et social européen

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif au bien-être des chiens et des chats et à leur traçabilité

[COM(2023) 769 final — 2023/0447 (COD)]

(C/2024/3388)

Rapporteur:

Maciej Dawid KUNYSZ

Consultation

Parlement européen, 25.1.2024

Conseil, 1.2.2024

Base juridique

Article 43, paragraphe 2, article 114 et article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Compétence

Section «Agriculture, développement rural et environnement»

Adoption en section

26.2.2024

Adoption en session plénière

21.3.2024

Session plénière no

586

Résultat du vote

(pour/contre/abstentions)

174/2/7

1. Conclusions et recommandations

1.1.

Le Comité économique et social européen (CESE) se dit des plus satisfait des actions lancées par l’Union européenne en faveur du bien-être des chiens et des chats et de leur traçabilité. De l’analyse des dispositions proposées par la Commission, il ressort que la question abordée revêt une grande complexité et présente de multiples tenants et aboutissants. Bien que l’instauration de normes et exigences uniformes au niveau de l’Union constitue un pas dans la bonne direction, il est capital de parvenir à un équilibre entre les avantages produits et les défis afférents. Une coopération entre les États membres, les acteurs intéressés et les organisations non gouvernementales sera indispensable pour réaliser efficacement les objectifs de la proposition à l’examen et assurer des changements positifs et durables en ce qui concerne le bien-être des animaux de compagnie en Europe.

1.2.

Le CESE fait observer que l’élaboration de systèmes d’identification et d’enregistrement revêt une importance capitale pour améliorer le bien-être des chiens et des chats, dans la mesure où ils permettront un meilleur traçage de l’origine des animaux et de leur historique sanitaire. Dans ce domaine, l’instauration d’obligations uniformes pour tous les pays de l’Union aidera à lutter contre le commerce illégal et contribuera à améliorer le suivi des mouvements d’animaux entre les États membres. De l’avis du Comité, il convient de faire entrer en ligne de compte différentes méthodes d’identification, dont les micropuces et les passeports pour animaux, afin de garantir un accès aisé aux informations relatives à l’animal concerné et à son statut sanitaire.

1.3.

Le CESE relève que la réglementation à l’examen exercera une forte influence sur le marché des animaux de compagnie, étant donné qu’elle peut entraîner une augmentation des coûts supportés par les éleveurs et les vendeurs, quand ils devront se conformer aux nouvelles exigences ainsi fixées. La Commission européenne doit déployer tous les efforts voulus pour que ces frais supplémentaires soient considérés comme des investissements qui favorisent le renforcement de la sécurité et le bien-être des animaux, ainsi que la protection du consommateur.

1.4.

Le règlement se doit de fournir aux consommateurs une transparence et une sécurité accrues en ce qui concerne l’origine et l’état de santé des animaux qu’ils achètent, tout comme de contribuer à augmenter la confiance à l’égard du marché commercial des animaux de compagnie.

1.5.

L’absence de réglementation en matière de commerce des chiens et des chats a pour effet de susciter nombre de problèmes, en relation notamment avec le bien-être animal, les risques pour la santé humaine, ou encore la compétitivité qui doit être garantie sur le marché intérieur de l’Union. Il convient que les dispositions proposées visent à réduire l’ampleur des transactions illégales, en imposant aux éleveurs et aux vendeurs des exigences strictes, concernant notamment l’octroi des licences, l’enregistrement et le respect de certaines normes relatives au bien-être, notamment la stérilisation obligatoire, qui constitue la seule solution durable pour enrayer le phénomène des animaux de compagnie errants. En outre, les progrès en matière de transparence et le traçage de la provenance des animaux doivent avoir pour objectif d’éviter aux consommateurs d’acheter à leur insu des animaux issus de filières illégales. Le Comité préconise l’établissement d’un socle de règles minimales en matière de sanctions applicables en cas de violation des dispositions du règlement.

1.6.

Dans le processus de mise en œuvre des nouvelles dispositions, le CESE recommande de veiller tout particulièrement à soutenir et éduquer les éleveurs et les vendeurs, afin qu’il leur soit plus facile de s’adapter aux exigences nouvellement fixées.

1.7.

Le CESE insiste sur la nécessité de renforcer la coopération internationale dans le domaine de l’échange d’informations, des bonnes pratiques et des opérations conjointes visant à lutter contre le commerce illégal d’animaux. À cet égard, il sera primordial qu’Interpol, les organisations non gouvernementales et les réseaux sociaux soient associés à la démarche.

1.8.

Par ailleurs, le CESE souligne qu’il sera capital de fournir aux systèmes d’identification et d’enregistrement les ressources appropriées pour qu’ils soient efficaces et accessibles à toutes les parties prenantes.

1.9.

Le CESE accueille favorablement la proposition, qui a pour objectif de garantir que dans l’Union européenne, la totalité des chiens et des chats bénéficient d’un niveau élevé de bien-être et soient dûment identifiés et enregistrés, de sorte qu’il sera plus aisé de retracer leur parcours et de prévenir leur commerce illégal et des phénomènes comme la contrebande. De l’avis du Comité, cette initiative répond également à la nécessité de prémunir le consommateur contre les risques liés à l’achat d’animaux issus de filières illégales, lesquels peuvent être malades ou avoir subi de mauvais traitements.

2. Contexte

2.1.

D’année en année, la société se montre de plus en plus soucieuse que les animaux soient traités de manière éthique. Le bien-être animal constitue une question qui préoccupe le monde politique depuis plusieurs décennies (1). Les prescriptions relatives à ce bien-être dans le cas des animaux de rente forment un cadre très strict, qui régit cette problématique dans les exploitations, durant le transport et lors de l’abattage (2) et s’appuient souvent sur des données provenant de la recherche (3).

2.2.

Pour ce qui est des chats et des chiens, les réglementations juridiques connaissent toutefois une évolution plus lente à travers le monde, du point de vue des thèmes soulevés comme de certains aspects spécifiques. Dans certaines régions, comme les États-Unis ou l’État australien de Nouvelle-Galles du Sud, les textes de loi définissent un socle minimal de conditions à remplir pour détenir un chien ou un chat et assurer son entretien au quotidien. La plupart du temps, la législation concernée occupe en fait une position à mi-chemin entre les dispositions générales visant à lutter contre les mauvais traitements et celles en rapport avec le bien-être animal (4).

2.3.

En Europe, la législation s’attache exclusivement à réglementer le transport et les questions vétérinaires, de sorte que tous les autres aspects touchant au bien-être animal sont gouvernés, jusqu’à présent, au niveau des cadres réglementaires nationaux, lesquels varient d’un pays à l’autre.

2.4.

Dans la vie quotidienne de la population, les chats et les chiens occupent une place significative et sont considérés comme des membres de la famille, qui, en plus d’assurer une compagnie, suscitent également des sentiments et créent des liens affectifs (5). En plus de ce rôle de compagnons, les chiens ont également étendu leurs fonctions à celles d’auxiliaires de vie, en servant de guides ou en apportant une aide à des personnes handicapées (6).

2.5.

Étant donné le rôle essentiel que les animaux jouent pour assurer une compagnie, leur bien-être peut pâtir des modifications qui se produisent dans les modes de vie de la population et ses exigences (7). On peut facilement être amené à penser que les animaux de compagnie, en tant que compagnons d’existence, sont traités avec respect, et qu’ils ont la garantie de bénéficier d’un «bon niveau de bien-être», mais il n’existe guère d’éléments probants pour corroborer pareille conviction, qui est en fait contredite par la persistance de fortes inquiétudes concernant le bien-être de ces espèces animales (8).

2.6.

L’amélioration du bien-être animal constitue une préoccupation de longue date de l’Union européenne, qui trouve sa traduction dans toute une série de réglementations et d’initiatives. S’inscrivant dans un contexte où la société est de plus en plus sensible à la question des conditions dans lesquelles vivent les chiens et les chats alors que, par ailleurs, le nombre de ces animaux ainsi détenus à titre de compagnie ne cesse de s’accroître en Europe, la proposition relative à leur bien-être et leur traçabilité, ainsi qu’à leur commerce, entend harmoniser et renforcer le cadre juridique existant.

3. Observations

3.1.

La surpopulation des refuges pour animaux et la pression à laquelle ils sont soumis constituent l’un des problèmes majeurs affectant le bien-être canin et félin, qui est dû en grande partie aux abandons d’animaux et à un recours insuffisant aux pratiques de stérilisation. Aux États-Unis, ces structures ont enregistré en 2019 plus de 3,5 millions d’entrées, les chiens et les chats étant représentés à parts égales dans ce décompte. Bien que pour l’Europe, on ne dispose actuellement pas de données officielles concernant le nombre de représentants de ces espèces qui sont hébergés dans de telles installations, on estime que sur son territoire, les animaux de compagnie abandonnés sont au nombre d’environ 100 millions, ces chiffres reprenant non seulement ceux qui sont pensionnaires en refuge mais aussi les chiens et chats errants.

3.2.

Les chiens sans maîtres posent un important problème dans certaines régions du sud et de l’est de l’Europe et représentent une grave menace de santé publique, en ce qu’ils accroissent le risque d’attaques contre des humains ou des animaux de rente, ainsi que celui d’une transmission de la rage. L’unique approche durable pour réduire le nombre de chiens errants est d’instaurer, ou, le cas échéant, de mettre en application, des politiques de stérilisation obligatoire pour les animaux des refuges et pour ceux autres que de race pure dont on peut identifier les propriétaires.

3.3.

Un des sujets qui, en matière de bien-être animal, suscitent l’inquiétude est l’élevage de races de chiens et de chats brachycéphales, c’est-à-dire dont la tête présente une structure de ce type, raccourcie ou aplatie, laquelle, en raison des problèmes de santé qui découlent d’une telle conformation, suscite des interrogations d’ordre éthique.

3.4.

Chez les animaux de compagnie, on a pu constater ces dernières années une augmentation alarmante de l’obésité, qui, imputable principalement au manque d’exercice et à la surconsommation alimentaire, provoque chez eux de graves problèmes de santé. Les propriétaires de chiens sont nombreux à penser, bien à tort, qu’il est opportun que leurs animaux soient en surpoids. Par ailleurs, certains autres détenteurs d’animaux de compagnie entendent leur dispenser une alimentation à base de plantes, alors qu’il est reconnu que les régimes végétariens ou végétaliens sont contre-indiqués pour les chats. Enfin, les maîtres anthropomorphisent parfois leurs animaux, projetant sur eux leurs propres traits de caractère, émotions ou intentions, par un comportement qui, de l’avis du Comité, peut également s’avérer dommageable pour le bien-être de ces animaux de compagnie.

3.5.

Le CESE estime que le développement de systèmes d’identification intégrés devrait contribuer utilement à la mise en application de technologies et de procédures uniformisées aux fins d’identifier et d’enregistrer les chiens et les chats dans l’Union européenne. Il est d’avis que les dispositifs de ce genre doivent avoir pour objectif de faciliter le traçage de l’origine des animaux, de leur historique sanitaire et de leurs propriétaires, qui revêt une importance cruciale pour améliorer le bien-être animal, lutter contre le commerce illégal et augmenter le degré de responsabilité des éleveurs et des vendeurs. Il conviendrait également que lesdits systèmes d’identification intégrés s’appuient sur des échanges de données entre les États membres, de manière que la coopération transfrontière en matière de protection des animaux s’en trouve facilitée. La mise en œuvre de pareils dispositifs nécessite une coopération entre les différents échelons administratifs, ainsi qu’une mobilisation de tous les acteurs intéressés, dont les organisations non gouvernementales et le secteur privé.

3.6.

Le CESE fait observer que la normalisation des exigences en matière de bien-être animal doit viser à garantir qu’en ce qui concerne les soins aux animaux, des normes élevées soient en vigueur sur tout le territoire de l’Union européenne. Cet impératif a pour implication que la Commission européenne et les États membres se devront d’élaborer des dispositions spécifiques qui définissent un cadre minimum concernant les conditions de vie des animaux, leur alimentation, les soins vétérinaires à leur dispenser, dont des règles en matière de stérilisation, et leur protection contre les maladies et les mauvais traitements. L’instauration des normes de ce type doit viser non seulement à améliorer leur qualité de vie mais aussi à promouvoir un élevage et un commerce responsables et à limiter la propagation des maladies.

3.7.

Le CESE insiste sur la nécessité d’élaborer des programmes qui dispensent aux petits éleveurs un soutien, tant de nature pécuniaire que sous la forme de conseils, afin qu’ils puissent se conformer aux nouvelles réglementations sans que la viabilité de leurs activités ne se trouve compromise. Ces dispositifs devraient comprendre des subventions, des allégements fiscaux et l’accès à des formations et ressources éducatives.

3.8.

Le Comité souligne que, comme le suggère le texte à l’examen, les organisations non gouvernementales sont susceptibles de jouer un rôle essentiel pour encourager et mettre en œuvre des changements en matière de défense du bien-être des chiens et des chats. Leurs activités peuvent notamment consister à mener des campagnes éducatives, à soutenir la recherche et le développement sur les bonnes pratiques en matière de soins animaliers, à coopérer avec les instances publiques pour l’élaboration de la législation et son application, ou encore à apporter leur contribution pour développer des systèmes d’identification et d’enregistrement des animaux. Il est également opportun d’insister sur la nécessité que les organisations non gouvernementales soient associées aux actions internationales qui visent à lutter contre le commerce illégal d’animaux, ainsi qu’à la promotion de la coopération à l’échelle mondiale.

3.9.

Une démarche indispensable consistera à renforcer la responsabilité qui incombe aux plateformes numériques de vente et à instaurer des réglementations et mécanismes de surveillance les obligeant à vérifier l’identité des vendeurs qui les utilisent, l’origine des animaux qui y sont proposés et le respect effectif de la législation nationale en vigueur en matière de bien-être animal, comme celle relative à la stérilisation. Il convient également qu’elles apportent la garantie que leurs annonces de vente respectent les exigences réglementaires concernant le bien-être des animaux et leur traçabilité. En outre, elles pourraient être tenues de supprimer celles qui sont en contravention avec le droit et de coopérer avec les instances répressives, afin de lutter contre le commerce illégal d’animaux. Des actions de ce type peuvent apporter une contribution appréciable pour améliorer la protection des animaux et augmenter le niveau de sécurité des transactions en ligne et leur fiabilité.

Bruxelles, le 21 mars 2024.

Le président

du Comité économique et social européen

Oliver RÖPKE


(1) Bayvel, A. D., Cross, N., «Animal welfare: a complex domestic and international public policy issue – who are the key players?» («Le bien-être animal, une question complexe de politique publique, intérieure et internationale: quels sont les principaux acteurs?»), Journal of Veterinary Medical Education, 2010, 37:3–12, doi: 10.3138/jvme.37.1.3, https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20378871/

(2) Caporale, V., Alessandrini, B., Dalla Villa, P., Del Papa, S., «Global perspectives on animal welfare: Europe» («Perspectives mondiales en matière de bien-être animal: Europe»), Revue scientifique et technique, 2005, 24:567–220, doi: 10.20506/rst.24.2.1594, https://doc.woah.org/dyn/portal/index.xhtml?page=alo&aloId=30460

(3) Grandin, T., «Special report: maintenance of good animal welfare standards in beef slaughter plants by use of auditing programs» («Rapport spécial: assurer le respect de normes de qualité satisfaisantes en matière de bien-être animal dans les abattoirs de bovins par le recours à des programmes d’audit»), Journal of the American Veterinary Medical Association, 2005, 226:370–3, doi: 10.2460/javma.2005.226.370, https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15702685/

(4) Andersen, S. S., Meyer, I., Forkman, B., Nielsen, S. S., Sandøe, P., «Regulating companion dog welfare: a comparative study of legal frameworks in western countries» («La réglementation relative au bien-être des chiens de compagnie: étude comparative des cadres juridiques dans les pays occidentaux»), Animals, 2021, 11:1660, doi: 10.3390/ani11061660, https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34199669/

(5) Albert, A., Bulcroft, K., «Pets, families, and the life course» («Animaux de compagnie, familles et parcours de vie»), Journal of Marriage and Family, 1988, 50:543, doi: 10.2307/352019, https://www.jstor.org/stable/352019?origin=crossref

(6) Rodriguez, K. E., Greer, J., Yatcilla, J. K., Beck, A. M., O’Haire, M. E., «The effects of assistance dogs on psychosocial health and wellbeing: a systematic literature review» («Effets des chiens d’assistance sur la santé et le bien-être psychosociaux: examen systématique de la bibliographie»), PLoS One, 2020, 15:e0243302, doi: 10.1371/journal.pone.0243302, https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0243302

(7) Sonntag, Q., Overall, K., «Key determinants of dog and cat welfare: behaviour, breeding and household lifestyle» («Les facteurs déterminants du bien-être des chiens et des chats: comportement, élevage, et modes de vie des propriétaires»), Revue scientifique et technique, 2014, 33:213–220, doi: 10.20506/rst.33.1.2270, https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25000794/

(8) Ascione, F. R., Shapiro, K., «People and animals, kindness and cruelty: research directions and policy implications» («Humains et animaux, bienveillance et cruauté: orientations de la recherche et implications stratégiques»), Journal of Social Issues, 2009, 65:569–587, doi: 10.1111/j.1540-4560.2009.01614.x, https://spssi.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1540-4560.2009.01614.x


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/3388/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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