| CELEX | 52024AE1786 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | mercredi 18 septembre 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/6874 | 28.11.2024 |
Avis du Comité économique et social européen
Résultats et expériences acquises pour ce qui est des actions menées en vue de combler les écarts en matière d’innovation dans l’Union européenne à la lumière des programmes Horizon 2020 et Horizon Europe
(avis exploratoire)
(C/2024/6874)
Rapporteur:
Georgi STOEV| Consultation | Présidence du Conseil européen, 14.3.2024 |
| Base juridique | Article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne |
| Compétence | Section «Marché unique, production et consommation» |
| Adoption en section | 5.9.2024 |
| Adoption en session plénière | 18.9.2024 |
| Session plénière no | 590 |
| Résultat du vote (pour/contre/abstentions) | 223/0/0 |
1. Conclusions et recommandations
| 1.1. | Le Comité économique et social européen (CESE) estime que l’écart croissant en matière de recherche et d’innovation entre les États membres de l’UE constitue un défi majeur depuis l’élargissement de l’Union en 2004. Pour combler ce fossé, trois grands défis doivent être relevés en parallèle: 1) garantir l’accès à un financement équitable de la recherche et de l’innovation dans l’ensemble des États membres, 2) fournir un accès à des infrastructures adéquates de soutien à la recherche ainsi qu’à des professionnels qui œuvrent à la gestion des mesures d’aide au niveau national, et 3) lutter contre les charges liées au cofinancement dans les différents États membres. Pour garantir la compétitivité à long terme de l’Europe, ainsi que sa prospérité et son rôle mondial en tant qu’acteur géopolitique, des efforts seront nécessaires à tous les niveaux et dans tous les domaines d’action pour combler les écarts en matière de croissance, de productivité et d’innovation entre l’UE et ses partenaires et concurrents internationaux. |
| 1.2. | Le CESE invite la Commission européenne à assurer le suivi du «teaming for excellence» (la formation d’équipes d’excellence) (1) et des mesures visant à combler les écarts en matière d’innovation entre les États membres, en particulier dans les pays de l’élargissement (2), dans le domaine de la recherche et de l’innovation, ainsi qu’à la lumière de la préparation du prochain programme-cadre de recherche. L’analyse d’impact sur la circulation des connaissances et la disponibilité des résultats dans les États membres met en évidence le potentiel considérable que recèle la mise en réseau par le transfert de connaissances et l’échange de bonnes pratiques. En outre, l’Union doit intensifier son soutien aux nouveaux États membres afin de favoriser des synergies efficaces, d’améliorer leurs capacités financières et de fournir une assistance administrative et des formations. Le CESE souligne en outre que nous avons besoin d’une coopération inclusive sur le plan géographique s’inscrivant dans des alliances entre établissements d’enseignement supérieur ainsi que d’un cadre réglementaire plus intelligent dans l’ensemble de l’Union. |
| 1.3. | Le CESE souligne qu’il importe d’aligner les aides telles que les formations, l’analyse d’impact et la participation effective des bénéficiaires, ainsi que de soutenir la participation des PME grâce à leur contribution à des projets à plus petite échelle, ce qui permettrait également de les encourager à prendre part à des projets de plus grande envergure et de promouvoir cette collaboration. L’évaluation a mis en évidence plusieurs domaines susceptibles d’être améliorés, à savoir: une participation plus large; une simplification supplémentaire et une réduction de la charge administrative; une amélioration de la diffusion, de l’exploitation et du déploiement des résultats; un soutien à la participation des femmes; et un renforcement des trajectoires vers les synergies avec d’autres initiatives aux niveaux européen, national et régional. |
| 1.4. | Le CESE soutient l’appel lancé à la Commission européenne pour qu’elle élabore un plan d’action visant à réduire les formalités administratives, notamment en offrant un soutien à la création d’interfaces entre les différents systèmes de financement, où des obstacles subsistent en raison de l’inadéquation des diverses approches. Des efforts supplémentaires devraient être déployés pour associer les entreprises, les syndicats, les organisations de la société civile et les régions pour contribuer à recenser les réglementations qui se chevauchent afin de réduire les charges de mise en conformité et les obligations de déclaration. |
| 1.5. | Le CESE recommande de lancer des «vérifications de terrain» au niveau européen afin de recenser les obstacles administratifs inutiles. En tenant compte de l’évolution de l’inflation pour établir les seuils financiers applicables aux PME, la Commission européenne devrait élargir les exonérations administratives déjà prévues pour les PME et d’autres bénéficiaires. Cette situation peut aboutir à des procédures plus rapides, plus efficaces, simplifiées et transparentes pour les programmes de financement européens et les aides d’État. Un soutien à la diffusion et à l’exploitation aidera les bénéficiaires à débloquer de nouvelles sources de financement. |
| 1.6. | Le CESE estime que moyennant la mise en place de conditions-cadres appropriées pour les projets d’investissement et la création d’un environnement d’investissement attrayant et favorable aux consommateurs, tous les efforts déployés pourraient garantir la compétitivité et renforcer l’excellence en matière d’innovation grâce à des collaborations et à l’établissement de liens entre le monde universitaire, les entreprises, les gouvernements et la société civile. Cette disposition implique de mettre l’accent sur la mise en œuvre et la simplification et, le cas échéant, sur l’efficacité des nouvelles réglementations. |
| 1.7. | Afin d’accélérer le développement et la modernisation des capacités de production durables pour les installations industrielles et les projets d’infrastructure soutenus par Horizon Europe, le CESE préconise de rendre les procédures de planification et d’approbation plus rapides et plus simples, ainsi que d’intensifier la mise en œuvre de la science ouverte. Accélérer le développement de communs numériques européens peut mobiliser davantage d’investissements, en ce qui concerne les infrastructures d’intelligence artificielle (IA) et de données, et améliorer les capacités informatiques européennes, en fournissant un accès effectif aux start-up européennes. |
| 1.8. | Le renforcement des capacités technologiques de l’Union accélérera la numérisation dans tous les secteurs et pourrait accroître les possibilités offertes par les technologies innovantes, de sorte que le cadre réglementaire européen libère le potentiel du marché unique grâce à un espace réglementaire unifié. Ce cadre doit préserver les capacités d’innovation, la compétitivité et la résilience européennes. Sa mise en œuvre devrait engendrer un minimum de formalités administratives, elle devrait être évaluée en temps utile et, si nécessaire, améliorée. |
| 1.9. | Le CESE estime qu’une telle approche peut sécuriser la chaîne de valeur des technologies numériques en mutation au niveau européen et atténuer l’hégémonie potentielle des grands acteurs du numérique, en diffusant les technologies numériques (telles que l’IA, les mégadonnées, l’informatique en nuage, la 5G, la 6G, la robotique), et qu’elle est également susceptible d’améliorer les compétences numériques au sein des entreprises et des administrations. Le CESE recommande de mieux utiliser les outils existants que sont le cadre de suivi de l’espace européen de la recherche (EER), le tableau de bord européen de l’innovation et le tableau de bord de l’innovation régionale afin d’améliorer la mise en œuvre, la coordination et le suivi de la recherche et de l’innovation, avec le soutien des partenaires sociaux et des organisations de la société civile spécialisées des pays bénéficiaires. |
2. Historique et contexte
| 2.1. | L’UE est confrontée à des tensions géopolitiques ainsi qu’à la concurrence pour l’accès à des ressources rares. Les questions relatives à la définition d’une position commune vis-à-vis des autres puissances mondiales, en particulier les États-Unis et la Chine, imposent de déployer des efforts pour combler le fossé en matière d’innovation entre les États membres de l’UE. |
| 2.2. | À ce jour, la plupart des avis du CESE qui se sont penchés sur l’équilibre géographique dans le domaine du potentiel de l’Union en matière de recherche et d’innovation n’ont abordé cette thématique que partiellement, celle-ci n’ayant pas constitué le thème central des avis en question. La nécessité de trouver un équilibre entre les lacunes en matière d’innovation et les capacités de recherche et d’innovation des différents États membres occupe une place centrale dans la demande de la présidence hongroise. Cette dernière fait observer qu’il semble particulièrement important que l’UE analyse plus avant les expériences et les résultats des mesures et initiatives visant à combler les écarts en matière de recherche et d’innovation, à la lumière des programmes Horizon 2020 et Horizon Europe (voir annexes 1 et 2). |
| 2.3. | L’autonomie stratégique ouverte et la garantie du rôle de premier plan de l’Union dans le développement et le déploiement de technologies critiques figurent parmi les thèmes mentionnés par le CESE dans ses avis antérieurs qui se rapportent au sujet du présent avis exploratoire (voir annexe 1). |
| 2.4. | Sachant que l’importance stratégique des marchés publics innovants pour renforcer la compétitivité européenne est au centre des préoccupations des responsables politiques européens, le CESE souligne la nécessité d’améliorer les règles de l’UE en matière de marchés publics afin d’y intégrer davantage l’innovation en favorisant l’esprit d’entreprise chez les hommes et les femmes, tant dans les États membres de l’Union que dans les pays candidats. Les conclusions du Conseil de mai 2024 sur la valorisation des connaissances reconnaissent que les marchés publics de solutions innovantes constituent un instrument essentiel pour traduire les résultats de la recherche et de l’innovation en une utilisation sociétale et leur donner une valeur économique. Elles encouragent tous les États membres de l’Union à veiller à ce que les marchés publics de solutions innovantes soient reconnus dans leurs stratégies nationales et régionales en matière d’innovation. |
| 2.5. | L’Europe dispose d’un énorme potentiel en ce qui concerne les compétences, les personnes, les entreprises hautement innovantes, des petites entreprises aux grandes multinationales, les institutions de recherche solides, le capital et la base industrielle pour réussir et jouer un rôle de premier plan dans les technologies clés. Grâce au marché unique, les États membres de l’Union disposent de l’un des marchés les plus importants et les plus intégrés, ce qui favorise une économie sociale de marché hautement compétitive. Le CESE souligne toutefois que les politiques appropriées doivent être mises en place pour encourager l’investissement privé et l’innovation dans l’ensemble de l’UE. Cette mesure implique d’éliminer les obstacles administratifs inutiles, de développer davantage le cadre réglementaire de manière à stimuler la dynamique économique et de favoriser la mobilisation des investissements publics et privés nécessaires. |
3. Observations générales
| 3.1. | Le CESE prend en considération le fait que, comme l’a souligné la présidence hongroise, l’écart croissant en matière de recherche et d’innovation entre les États membres de l’UE constitue un défi majeur depuis l’élargissement de l’Union en 2004, en raison du manque de capacités financières et de soutien administratif en faveur des bénéficiaires de projets au sein des nouveaux États membres de l’Union. |
| 3.2. | Le CESE est favorable à la formation de chercheurs, scientifiques, étudiants, gestionnaires de projets et directeurs de recherche européens qui soient disposés à se porter candidats à des postes de coordinateurs ou de partenaires de projet dans des programmes-cadres Horizon Europe. L’enseignement et la formation professionnels pourraient les aider à utiliser des outils et techniques pratiques pour rédiger des propositions (matrice de cadre logique améliorée, dossiers de budgétisation, science ouverte et connaissances générales, par exemple), à adopter la bonne approche à l’égard des tiers (tels que les entités affiliées, les partenaires associés, les contributeurs en nature et les sous-traitants), à tirer le meilleur parti de ces dispositifs, ainsi qu’à permettre aux participants des États membres de l’UE de soumettre des propositions par l’intermédiaire du système de soumission du portail qui leur est dédié et de planifier un budget prévisionnel qui soit équilibré et recevable. |
| 3.3. | Doté d’un budget de 75,6 milliards d’EUR, Horizon 2020 a été le programme de l’Union européenne pour le financement de la recherche et de l’innovation de 2014 à 2020, avant d’être remplacé par Horizon Europe. Ce dernier a été lancé en février 2021 en tant que nouveau programme européen de financement de la recherche et de l’innovation, disposant d’un budget global de 95,5 milliards d’EUR (3). |
| 3.4. | Le tableau de bord du programme contient des données sur les propositions d’Horizon 2020 et celles d’Horizon Europe, ainsi que sur de précédents programmes-cadres et sur les projets et les participants. Ces données peuvent être filtrées par thème, zone géographique ou profil d’organisation. Selon les statistiques disponibles, le programme a attiré plus d’un million de candidatures individuelles provenant de 177 pays (4), les pays tiers (en fonction de leur statut de pays tiers associé ou non au programme) étant également éligibles à un financement dans certaines circonstances spécifiques à chaque catégorie. Horizon 2020 a ainsi favorisé la coopération en matière de recherche et d’innovation non seulement à l’échelon européen, mais aussi au niveau mondial, grâce au financement de projets transnationaux de R&I et à des collaborations qui n’auraient peut-être pas pu être possibles autrement. |
| 3.5. | Selon le rapport d’évaluation ex post (5), Horizon 2020 a financé près de 35 000 projets auxquels ont participé 40 000 organisations. D’après les estimations, en sus du budget du programme, qui s’élevait à 75,6 milliards d’EUR, 159 milliards d’EUR supplémentaires auraient été nécessaires pour financer toutes les propositions de grande qualité soumises. L’actuel programme Horizon Europe est à la mi-parcours de sa mise en œuvre et son incidence doit encore être analysée. |
| 3.6. | Pour résoudre le problème de l’équilibre géographique au sein de l’Union européenne, trois défis essentiels devront être relevés: 1) l’accès à un financement équitable de la recherche et de l’innovation entre les États membres, 2) l’accès à des infrastructures adéquates de soutien à la recherche et à des mesures de soutien au niveau national, et 3) la lutte contre les charges liées au cofinancement dans les différents États membres. Il semble également nécessaire d’évaluer les possibilités de soutien à l’innovation pour les entreprises, les syndicats et les ONG. |
4. Observations particulières
| 4.1. | Le CESE souligne que les thèmes suivants représentent des éléments essentiels pour évaluer un éventuel déséquilibre géographique en ce qui concerne le potentiel de recherche et d’innovation, en analysant les expériences et les résultats tirés du programme Horizon 2020 et du programme Horizon Europe en cours: |
| 4.1.1. | Une analyse d’impact sur la circulation des connaissances et la disponibilité des résultats dans les États membres devrait être réalisée afin de garantir un effet multiplicateur pour les avancées scientifiques et technologiques dans le domaine de la R&I dans toute l’Europe. Sur la scène internationale, l’Union européenne conserve une position solide, affichant de bonnes performances dans la plupart des indicateurs, notamment les innovations en matière de produits et de processus et les technologies liées à l’environnement apportées par des PME. |
| 4.1.2. | L’Union peine toujours à tenir tête à ses principaux concurrents mondiaux dans des domaines tels que les actifs intellectuels, la collaboration entre PME innovantes et les dépenses de recherche et de développement consenties par les entreprises. |
| 4.1.3. | Il s’impose d’amoindrir l’écart en matière d’innovation et de parvenir à un meilleur équilibre budgétaire, en réduisant au minimum les écarts socio-économiques dans la budgétisation des projets (y compris, entre autres, en ce qui concerne les salaires ou les personnes/mois) entre les nouveaux et les anciens États membres en cas de déséquilibres, fixés à différentes occasions pour des connaissances et des compétences similaires. |
| 4.1.4. | Il importe également que des bénéficiaires de tous les États membres puissent participer effectivement aux projets de recherche et à la mise en œuvre des innovations dans le contexte du programme «Élargir la participation» appartenant à Horizon Europe. |
| 4.1.5. | Sur la base de l’expérience acquise dans la mise en œuvre de la facilité pour la reprise et la résilience (FRR) dans les États membres, des investissements à long terme pourraient garantir la prévisibilité et renforcer le potentiel de l’Europe en matière d’innovation, tout en favorisant des infrastructures de recherche équilibrées sur le plan géographique. |
| 4.2. | L’évaluation intermédiaire d’Horizon 2020 a mis en évidence un manque important au niveau du capital-risque et du capital de croissance investi dans l’UE pour intensifier l’innovation. Pour contribuer à combler cette lacune, un projet pilote a mis en place le Conseil européen de l’innovation (CEI) au cours des trois dernières années d’Horizon 2020. Les premières indications montrent que le projet pilote de CEI a eu une incidence positive sur le chiffre d’affaires et les effectifs de ses bénéficiaires. Il a également permis de remédier à un déficit de financement critique dans les domaines à haut risque dans lesquels les autres solutions disponibles aux niveaux national et régional sont limitées. |
| 4.3. | Bien qu’Horizon 2020 ait contribué à combler le fossé de longue date entre la recherche européenne de grande qualité et la commercialisation des innovations, il n’y est pas totalement parvenu. Depuis sa création, le CEI finance essentiellement des innovations radicales, tandis que le règlement établissant Horizon Europe dispose qu’il devrait financer tous les types d’innovation. En outre, cet instrument a financé des projets concentrés principalement dans quelques pays: 25 % des fonds ont été alloués à la France et 11 % à l’Allemagne (6), ce qui risque de créer des écarts en matière d’innovation sur le territoire de l’Union. C’est pourquoi le CEI devrait fixer l’objectif de recenser, de développer et de déployer des innovations à haut risque de toutes sortes, y compris des innovations progressives. La tendance marquée par le CEI au cours de cette période de programmation a conduit à orienter les investissements vers des innovations purement «deep tech» et radicales et a entraîné une absence de soutien de facto à d’autres formes importantes d’innovation. De plus, l’accès doit être garanti à tous les types de PME, ce qui permettra une collaboration entre des entreprises de différentes tailles et de divers types. Il serait également essentiel de réduire la complexité du système de gestion de l’Accélérateur du CEI, qui associe à l’heure actuelle d’innombrables conseils, groupes de travail et plateformes numériques. Il convient de réduire la bureaucratie et d’assurer une plus grande flexibilité. |
| 4.4. | Il est également essentiel de favoriser la participation des PME à d’importants projets de plus grande envergure. Il convient de soutenir la participation de l’industrie en promouvant la création de consortiums de petite taille et dirigés par l’industrie, ainsi que des thèmes de recherche plus spécifiques axés sur l’adoption industrielle et les innovations sur le marché, fondées sur les technologies clés génériques (TCG). En outre, il serait souhaitable d’encourager la participation de l’industrie aux partenariats public-privé (PPP), en préservant et en élargissant le champ d’application et le financement des PPP existants, étant donné qu’ils jouent un rôle central dans la mise en œuvre des programmes à long terme en matière de R&I et, partant, dans la compétitivité à long terme de l’UE. Les connaissances et les principales conclusions tirées de cette évaluation finale d’Horizon 2020 devraient jouer un rôle crucial pour ce qui est non seulement d’élaborer la mise en œuvre en cours d’Horizon Europe, mais aussi d’influencer l’élaboration des politiques pour les futures initiatives de recherche et d’innovation. Les enseignements tirés d’Horizon 2020 pourront ainsi être intégrés efficacement dans les programmes actuels et futurs afin d’améliorer leur efficacité, leur pertinence et leur incidence pour les Européens. |
| 4.5. | Le programme contribue à la sécurité économique de l’Union, en faisant progresser tous les piliers de la stratégie européenne en matière de sécurité économique, qui consistent à promouvoir, établir des partenariats et protéger. Cette stratégie vise également à procéder à un filtrage efficace des investissements non européens dans des secteurs sensibles et à renforcer les partenariats mondiaux de l’Europe. |
| 4.6. | Les projets collaboratifs devraient bénéficier d’une plus grande flexibilité. En outre, il convient de mettre davantage l’accent sur les effets et les résultats concrets des projets, en évaluant les propositions de projets en adoptant une approche axée sur les résultats, ce qui signifie qu’au cours des procédures de sélection, les propositions devraient être évaluées et financées en tenant compte de leurs réelles incidences potentielles sur la compétitivité européenne. Afin d’améliorer l’efficacité des projets, il est également essentiel de concevoir le programme-cadre en cohérence avec les politiques et les objectifs stratégiques de l’Union en examinant toutes les synergies possibles avec d’autres programmes de financement pertinents de l’UE, y compris la FRR et les fonds structurels. Pour favoriser des synergies plus efficaces, il importe de renforcer la coordination entre les directions générales concernées de la Commission européenne (DG RTD, DG GROW, DG REGIO, DG COMP, etc.) et les autorités de gestion aux différents niveaux nationaux. |
| 4.7. | Veiller en priorité à la spécialisation sur des sujets très spécifiques et nommer des experts thématiques internes capables de guider les candidats potentiels face aux différents instruments de financement pourrait contribuer à créer un réseau d’experts à même de gérer les interdépendances et les synergies entre les programmes et d’orienter les candidats potentiels issus des pays de l’élargissement. Les points de contact nationaux pourraient eux aussi contribuer à ce processus, et il convient donc de prévoir un soutien financier en faveur de leurs activités, notamment la mise en réseau, l’échange de connaissances et le renforcement des capacités. |
Bruxelles, le 18 septembre 2024.
Le président du Comité économique et social européen
Olivier RÖPKE
(1) https://research-and-innovation.ec.europa.eu/funding/funding-opportunities/funding-programmes-and-open-calls/horizon-europe/widening-participation-and-spreading-excellence_en?prefLang=fr.
(2) https://rea.ec.europa.eu/funding-and-grants/horizon-europe-widening-participation-and-spreading-excellence_en?prefLang=fr.
(3) https://research-and-innovation.ec.europa.eu/funding/funding-opportunities/funding-programmes-and-open-calls/horizon-europe_en?prefLang=fr.
(4) Rapport de la Commission au Parlement européen et au Conseil — Évaluation ex post d’Horizon 2020, le programme-cadre de l’UE pour la recherche et l’innovation [COM(2024) 49 final].
(6) Site web du CEI, dernières statistiques à propos de l’Accélérateur du CEI: https://eic.ec.europa.eu/index_en.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/6874/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.114781
30/12/2024
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.114943
30/12/2024
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.116252
30/12/2024
Avis institutionnel — 52024AB0042
30/12/2024