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AccueilDroit européen52024AP0095
Avis institutionnel52024AP0095

P9_TA(2024)0095 — Permis de conduire — Résolution législative du Parlement européen du 28 février 2024 sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative au permis de conduire, modifiant la directive (UE) 2022/2561 du Parlement européen et du Conseil et le règlement (UE) 2018/1724 du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 2006/126/CE du Parlement européen et du Conseil et le règlement (UE) no 383/2012 de la Commission (COM(2023)0127 – C9-0035/2023 – 2023/0053(COD)) (Procédure législative ordinaire: première lecture)

CELEX52024AP0095
TypeAvis institutionnel
Datemercredi 28 février 2024

Résumé IA

Le Parlement européen a adopté en première lecture sa position sur la proposition de révision de la directive relative au permis de conduire. Ce texte vise à moderniser les règles, notamment en introduisant un permis de conduire numérique, en renforçant les conditions médicales minimales et en harmonisant les périodes de validité administrative. Pour le professionnel du droit français, cette résolution législative constitue une étape clé dans le processus de codécision, dont l'adoption finale modifiera substantiellement le droit national de la conduite et de la sécurité routière.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/1355

17.3.2025

P9_TA(2024)0095

Permis de conduire

Résolution législative du Parlement européen du 28 février 2024 sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative au permis de conduire, modifiant la directive (UE) 2022/2561 du Parlement européen et du Conseil et le règlement (UE) 2018/1724 du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 2006/126/CE du Parlement européen et du Conseil et le règlement (UE) no 383/2012 de la Commission (COM(2023)0127 – C9-0035/2023 – 2023/0053(COD))

(Procédure législative ordinaire: première lecture)

(C/2025/1355)

Le Parlement européen,

—

vu la proposition de la Commission au Parlement européen et au Conseil (COM(2023)0127),

—

vu l’article 294, paragraphe 2, et l’article 91, paragraphe 1, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, conformément auxquels la proposition lui a été présentée par la Commission (C9-0035/2023),

—

vu l’article 294, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,

—

vu l’avis du Comité économique et social européen du 14 juin 2023 (1),

—

après consultation du Comité des régions,

—

vu l’article 59 de son règlement intérieur,

—

vu le rapport de la commission des transports et du tourisme (A9-0445/2023),

1.

arrête la position en première lecture figurant ci-après;

2.

demande à la Commission de le saisir à nouveau, si elle remplace, modifie de manière substantielle ou entend modifier de manière substantielle sa proposition;

3.

charge sa Présidente de transmettre la position du Parlement au Conseil et à la Commission ainsi qu’aux parlements nationaux.


(1) JO C 293 du 18.8.2023, p. 133.


P9_TC1-COD(2023)0053

Position du Parlement européen arrêtée en première lecture le 28 février 2024 en vue de l’adoption de la directive (UE) 2024/… du Parlement européen et du Conseil relative au permis de conduire, modifiant la directive (UE) 2022/2561 du Parlement européen et du Conseil et le règlement (UE) 2018/1724 du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 2006/126/CE du Parlement européen et du Conseil et le règlement (UE) no 383/2012 de la Commission

(Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)

LE PARLEMENT EUROPÉEN ET LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,

vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 91, paragraphe 1,

vu la proposition de la Commission européenne,

après transmission du projet d’acte législatif aux parlements nationaux,

vu l’avis du Comité économique et social européen (1),

vu l’avis du Comité des régions (2),

statuant conformément à la procédure législative ordinaire,

considérant ce qui suit:

(-1)

L’Union s’est engagée, dans le cadre de son objectif «Vision zéro», à ce qu’il n’y ait plus aucun décès lié à la circulation d’ici 2050, comme le rappelle la stratégie de 2020 pour une mobilité durable et intelligente. En 2017, le Conseil informel «Transports» de La Valette a convenu que le nombre toujours élevé de morts et de blessés graves sur les routes constituait un problème sociétal majeur et a publié une déclaration appelant la Commission, entre autres, à préparer un cadre politique et juridique renforcé en matière de sécurité routière qui s’appliquerait pendant dix ans à compter de 2020, afin de réduire le nombre de décès et d’améliorer la protection des usagers de la route, en particulier des personnes vulnérables, qui sont le plus souvent les victimes de ces accidents. [Am. 1]

(-1 bis)

Les efforts déployés jusqu’à présent par les pouvoirs publics ont permis de réduire le nombre de morts sur les routes de 51 400 en 2001 à 19 800 en 2021. Ces chiffres sont inférieurs à l’objectif de l’Union consistant à réduire de 75 % le nombre de morts sur les routes entre 2001 et 2020. En outre, les progrès réalisés au cours de la première décennie pour réduire de moitié le nombre de morts sur les routes ont ensuite stagné. [Am. 2]

(1)

Les règles relatives aux permis de conduire sont un élément essentiel de la politique commune des transports, contribuent à améliorer la sécurité routière et facilitent la libre circulation des personnes qui transfèrent leur résidence dans un État membre autre que l’État de délivrance du permis. Compte tenu de l’importance des moyens de transport individuels, la possession d’un permis de conduire dûment reconnu par l’État d’accueil favorise et facilite la libre circulation et la liberté d’établissement des personnes. De même, toute obtention illégale d’un tel document ou du droit de conduire, ou la perte d’un permis de conduire obtenu légitimement par un comportement illicite, a une incidence non seulement sur l’État membre dans lequel de telles violations ont été commises, mais également sur la sécurité routière dans l’ensemble de l’Union.

(2)

Il convient d’actualiser le cadre actuel pour l’adapter à la nouvelle ère, durable, inclusive, intelligente et résiliente. Celui-ci devrait tenir compte de la nécessité de réduire les émissions et la consommation énergétique provenant des transports, notamment par une utilisation accrue de véhicules à énergie de substitution, ainsi que de la numérisation, des tendances démographiques et des évolutions technologiques afin de renforcer la compétitivité de l’économie européenne. Il importe de simplifier et de numériser les procédures administratives afin de supprimer les obstacles qui subsistent, tels que les charges administratives, à la libre circulation des conducteurs qui transfèrent leur résidence dans un État membre autre que l’État de délivrance du permis. Un cadre harmonisé de l’Union pour les permis de conduire standard devrait couvrir les permis de conduire tant physiques que mobiles de toutes catégories et prévoir leur reconnaissance mutuelle lorsqu’ils ont été dûment délivrés conformément à la présente directive. [Am. 3]

(3)

L’Union européenne a introduit le premier «modèle communautaire» de permis de conduire physique le 4 décembre 1980. Depuis lors, les règles relatives à ce modèle communautaire sont devenues la pierre angulaire des structures de permis les plus avancées au monde, couvrant plus de 250 millions de conducteurs. La présente directive devrait donc s’appuyer sur l’expérience et les pratiques accumulées et établir des règles harmonisées concernant les normes de l’Union en matière de permis de conduire physiques. Les permis de conduire physiques délivrés au sein de l’Union devraient, en particulier, prévoir un niveau élevé de mesures de lutte contre la falsification et la possibilité d’inclure des puces électroniques et des codes QR sur les documents.

(4)

Il convient de veiller à ce que le traitement des données à caractère personnel aux fins de la mise en œuvre de la présente directive soit conforme au cadre de l’Union en matière de protection des données, en particulier au règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil et à la directive 2002/58/CE (3) du Parlement européen et du Conseil (4) . [Am. 5]

(5)

La présente directive établit une base juridique pour le stockage d’un ensemble obligatoire de données à caractère personnel dans les permis de conduire physiques et leurs puces électroniques ou codes QR et dans les permis de conduire mobiles afin de prouver et de vérifier le droit d’une personne de conduire ainsi que son identité, l’objectif étant de garantir un niveau élevé de sécurité routière dans l’ensemble de l’Union, conformément à l’article 6, paragraphe 1, point e), et, le cas échéant, à l’article 9, paragraphe 2, point g), du règlement (UE) 2016/679. Ces données devraient se limiter à ce qui est nécessaire pour prouver le droit de conduire d’une personne, identifier cette personne et vérifier son droit de conduire et son identité. La présente directive prévoit également des garanties supplémentaires pour assurer la protection des données à caractère personnel divulguées au cours de la vérification. [Am. 6]

(6)

Afin d’assurer la clarté juridique et de garantir une transition sans heurts entre la présente directive et la directive 2006/126/CE du Parlement européen et du Conseil relative au permis de conduire (5), les États membres devraient pouvoir stocker des données à caractère personnel supplémentaires sur une puce électronique, si cela est prévu par le droit national conformément au règlement (UE) 2016/679. En tout état de cause, toute donnée stockée sur une telle puce électronique devrait être conservée uniquement jusqu’à la fin de la période de validité du permis de conduire. La présente directive ne sert toutefois pas de base juridique pour l’inclusion de ces données supplémentaires. [Am. 7]

(7)

En revanche, le code QR établi par la présente directive, qui permet de vérifier l’authenticité des informations imprimées sur le permis de conduire physique, ne devrait pas permettre de stocker davantage d’informations que ce qui est indiqué sur le permis de conduire physique.

(8)

La présente directive ne fournit pas de base juridique pour la création ou la tenue à jour de bases de données au niveau national pour le stockage de données biométriques dans les États membres, qui relève du droit national qui doit respecter le droit de l’Union en matière de protection des données. Par ailleurs, la présente directive ne fournit pas de base juridique pour la création ou la tenue à jour d’une base de données biométriques centralisée au niveau de l’Union.

(8 bis)

Le permis de conduire mobile devrait garantir le niveau de sécurité le plus élevé pour les données à caractère personnel utilisées pour l’identification et l’authentification, que ces données soient stockées localement, dans des registres décentralisés ou à l’aide de solutions en nuage, et en tenant compte des différents niveaux de risque. Malgré la nécessité d’une authentification forte de l’utilisateur, l’utilisation de données biométriques pour identifier et authentifier des données à caractère personnel ne devrait pas être une condition préalable à l’utilisation du permis de conduire mobile. Les données biométriques utilisées aux fins de l’authentification d’une personne physique conformément au règlement (UE) 2016/679 ne devraient pas être stockées à l’aide de solutions en nuage sans le consentement explicite de l’utilisateur. L’utilisation de données biométriques devrait être limitée aux situations spécifiques visées à l’article 9 du présent règlement, et exige des mesures organisationnelles et de sécurité proportionnées au risque que le traitement de ces données peut entraîner pour les droits et libertés des personnes physiques et conformément au règlement (UE) 2016/679. [Am. 8]

(9)

Des engagements supplémentaires sont nécessaires pour accélérer la lutte contre la falsification et la fraude concernant les permis de conduire. Par conséquent, il est souhaitable d’avancer la date initialement fixée par la directive 2006/126/CE pour que tous les permis de conduire physiques délivrés ou en circulation satisfassent à l’ensemble des exigences prévues par le droit de l’Union pour avancer.

(10)

La transformation numérique est l’une des priorités de l’Union. Dans le cas du transport routier, elle contribuera à supprimer les obstacles administratifs qui subsistent, tels que ceux liés à la durée de délivrance des permis de conduire physiques et à la libre circulation des personnes. Par conséquent, il convient d’établir une norme de l’Union distincte pour les permis de conduire mobiles délivrés au sein de l’Union. Afin de faciliter la transformation numérique, les permis de conduire mobiles devraient être délivrés par défaut en complément du permis de conduire physique à compter du [date d’adoption + 4 ans], sans préjudice du droit du demandeur d’acquérir soit de renoncer à un permis physique soit ou numérique. Le demandeur devrait avoir le droit d’acquérir à tout moment le format de permis de conduire auquel il a initialement renoncé. Une approche discrétionnaire devrait rester la règle, tout en garantissant aux demandeurs l’égalité d’accès aux formats physique et mobile d’un point de vue économique et opérationnel. Le choix d’un permis de conduire physique ne saurait donc être découragé d’aucune façon et il convient en particulier de maintenir l’accès des demandeurs à un permis de conduire physique lorsqu’ils ne peuvent ou ne veulent pas acquérir un permis de conduire mobile. Les États membres devraient veiller à ce que la délivrance ou la nouvelle délivrance d’un permis de conduire physique ait lieu sans retard injustifié et au plus tard dans les deux en même temps semaines à compter de la date de la demande . [Am. 9]

(11)

Il convient que les permis de conduire mobiles contiennent les informations figurant sur les permis de conduire physiques, mais aussi des informations permettant de vérifier l’authenticité des données et un pointeur à usage unique. Il importe toutefois de veiller à ce que, même dans ces cas, la quantité de données à caractère personnel mises à disposition soit limitée à ce qui figurerait sur le permis de conduire physique et à ce qui est strictement nécessaire pour vérifier l’authenticité de ces données , en particulier la signature électronique de l’autorité de délivrance . Ces données supplémentaires devraient être différentes, en particulier si la personne est titulaire de permis de conduire mobiles sur plusieurs permis de conduire, à condition que l’État membre de délivrance soit le même. [Am. 10]

(12)

La stratégie de mobilité durable et intelligente définit une vision pour l’UE visant à améliorer considérablement la durabilité de la mobilité et des transports. Les émissions du secteur du transport routier comprennent les émissions de gaz à effet de serre, les polluants atmosphériques, le bruit et les microplastiques provenant de l’usure des pneumatiques et des routes. Une présence accrue des véhicules à carburant de substitution est essentielle à la transition écologique. La possibilité que de nouveaux modèles d’un poids plus élevé soient autorisés pour les catégories de permis de conduire B, C ou D devrait être prise en considération par la présente directive. Le style de conduite influence ces émissions, avec des incidences négatives possibles sur l’environnement et la santé humaine. Par conséquent, la formation à la conduite devrait et l’examen de conduite devraient donner aux conducteurs les moyens de réduire leur incidence sur les émissions , y compris grâce à la conduite écologique, et les préparer à conduire des véhicules à émissions faibles ou nulles. [Am. 11]

(13)

Pour que les citoyens et les résidents puissent directement tirer avantage du marché intérieur sans devoir faire face à un surcroît de charges administratives superflues, le règlement (UE) 2018/1724 du Parlement européen et du Conseil (6) prévoit des règles générales pour la fourniture en ligne de procédures pertinentes pour le fonctionnement du marché intérieur, y compris pour les utilisateurs transfrontières. Les informations couvertes par le présent règlement sont déjà couvertes par l’annexe I du règlement (UE) 2018/1724. Il convient de modifier également l’annexe II afin de garantir que tout demandeur bénéficie de procédures entièrement en ligne.

(13 bis)

Les différences nationales ou régionales en ce qui concerne la catégorisation des ambulances et les catégories de permis nécessaires à la conduite de ces véhicules risquent de perturber la circulation transfrontalière ou la circulation à l’intérieur d’un même État membre. Les ambulances devraient donc faire l’objet d’un traitement spécial au titre de la présente directive. Il convient donc d’autoriser la conduite d’ambulances avec permis de conduire de catégorie B dans toute l’Union, à condition que la masse autorisée de l’ambulance ne dépasse pas 4 250 kg, 2 ans après la délivrance d’un permis de conduire de catégorie B pour la première fois. [Am. 12]

(14)

Il convient de classer les permis de conduire en fonction des types de véhicules qu’ils donnent le droit de conduire. Cela devrait se faire de manière claire et cohérente et dans le respect intégral des caractéristiques techniques des véhicules concernés et des compétences requises pour les conduire.

(14 bis)

Les moyens de transport individuels jouent un rôle essentiel pour répondre aux besoins de mobilité de millions de citoyens européens, en particulier les habitants des zones rurales et les personnes à mobilité réduite. Néanmoins, dans certains cas, l’accessibilité financière du permis de conduire constitue un obstacle. Les États membres devraient envisager de développer des infrastructures appropriées dans les zones urbaines, périurbaines et rurales qui sont nécessaires pour réduire les accidents de la route et les embouteillages, ainsi que des politiques ciblées et des programmes de soutien pour les personnes exposées au risque de précarité en matière de transport. [Am. 13]

(15)

Conformément à la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées du 13 décembre 2006, à laquelle l’UE est partie depuis le 21 janvier 2011, il y a lieu d’adopter des dispositions spécifiques pour faciliter la conduite des véhicules par les personnes handicapées. En outre, les personnes à mobilité réduite, indépendamment de leur aptitude à conduire un véhicule, doivent jouir de leurs droits en matière de mobilité afin de prévenir la précarité en matière de transport. La mise en œuvre de ces droits en matière de mobilité pourrait impliquer l’utilisation de véhicules individuels ou collectifs adaptés, y compris des véhicules équipés de dispositifs ou d’équipements particuliers, et d’infrastructures appropriées, y compris en milieu rural. À ce titre, après accord préalable de la Commission, les États membres devraient être autorisés à exclure de l’application de l’article 6 certains types spécifiques de véhicules à moteur. [Am. 14]

(16)

Il convient de fixer au niveau de l’Union les âges minimaux des demandeurs pour les différentes catégories de permis de conduire. Toutefois, les États membres devraient être autorisés, afin de renforcer encore la sécurité routière, à relever l’âge minimal requis pour conduire certaines catégories de véhicules. Dans des circonstances exceptionnelles À titre exceptionnel , ils devraient être autorisés à abaisser l’âge minimal requis, pour pouvoir tenir compte de situations nationales, en particulier pour permettre la conduite de véhicules utilisés dans le cadre des services d’incendie , de protection civile et de maintien de l’ordre public ou de projets pilotes liés à de nouvelles technologies pour les véhicules. [Am. 15]

(16 bis)

La mobilité active, qui englobe la marche et l’utilisation de vélos, de vélos électriques et autres moyens de transport léger, tels que les trottinettes électriques, connaît une popularité grandissante dans le contexte de la transition écologique. Leurs usagers circulent plus fréquemment sur les routes européennes et les partagent avec d’autres moyens de transport individuels. Les plus jeunes utilisateurs, qui utilisent de plus en plus particulièrement les trottinettes électriques, les utilisent souvent sans connaître correctement les normes applicables, car ils n’ont pas encore obtenu de permis de conduire pour aucune catégorie. Il en résulte un nombre croissant d’accidents impliquant des trottinettes électriques, dont les principales victimes sont les piétons et les utilisateurs de trottinettes électriques eux-mêmes. Compte tenu des difficultés générales en matière de sécurité routière, les États membres devraient introduire dans leurs programmes scolaires des formations adaptées à l’âge sur les règles de circulation et la sensibilisation aux risques, en vue d’améliorer la sécurité routière. Cela devrait garantir une connaissance approfondie des mesures de sécurité, comme l’utilisation des ceintures de sécurité et du casque, et en particulier la participation à la circulation des usagers vulnérables de la route, tels que les piétons, les cyclistes ou les utilisateurs de trottinettes électriques, et l’interaction en toute sécurité avec les véhicules à moteur. Les États membres pourraient introduire des mesures et des programmes supplémentaires pour les utilisateurs de véhicules de mobilité individuelle en vue de réduire les accidents de la circulation ainsi que d’améliorer les règles de sécurité routière et la sensibilisation aux risques. [Am. 16]

(16 ter)

La combinaison d’un âge minimum adéquat pour les permis dans chaque catégorie, qui facilite à la fois l’indépendance des jeunes conducteurs en matière de mobilité et leur accès en temps utile à la conduite professionnelle, et de conditions plus strictes pour les conducteurs novices en ce qui concerne, entre autres, les limites d’alcoolémie, peuvent être bénéfiques pour la sécurité routière. [Am. 17]

(16 quater)

L’évaluation de l’aptitude d’un conducteur à conduire en toute sécurité doit se faire sur la base de critères précis, notamment en tenant compte de son état de santé. Les décisions relatives à la restriction, à la suspension, au retrait ou à l’annulation du permis de conduire devraient être prises au cas par cas et se fonder sur les résultats objectifs d’examens et de tests. Toute forme de discrimination à l’encontre des conducteurs titulaires d’un permis de conduire sur la seule base de l’âge devrait être inacceptable. [Am. 18]

(16 quinquies)

Le droit au permis de conduire est une garantie de la liberté de circulation et de la participation à la vie économique et sociale, en particulier dans les zones rurales et peu urbanisées où le réseau de transports publics est limité. Le transport individuel est particulièrement important pour l’indépendance et l’autonomie des personnes âgées, des personnes isolées, des personnes à mobilité réduite et des personnes handicapées. Les restrictions au droit de détenir un permis de conduire devraient être fondées sur des critères objectifs déterminés sur une base individuelle et ne devraient pas entraîner de risque de discrimination. [Am. 19]

(17)

Il convient de mettre en place un système de progressivité, c’est-à-dire d’établir le droit à un permis de conduire de catégorie B comme condition préalable pour que le demandeur puisse prétendre à un permis de certaines autres catégories, et d’établir des équivalences entre catégories , y compris de prévoir une expérience préalable minimale avant de pouvoir prétendre à un tel permis, le cas échéant . Ce système devrait être partiellement contraignant pour tous les États membres, mais devrait également donner aux États membres la possibilité de l’appliquer entre eux sur leurs territoires respectifs. Il y a également lieu d’autoriser les États membres à établir certaines équivalences limitées à leur propre territoire. [Am. 20]

(18)

Pour des raisons de sécurité routière, il est nécessaire de fixer les exigences minimales pour la délivrance d’un permis de conduire. Il convient de procéder à une harmonisation des normes relatives aux examens à subir par les conducteurs et à l’octroi du permis. À cet effet, les connaissances, les aptitudes et les comportements liés à la conduite des automobiles devraient être précisés, l’examen de conduite devrait être fondé sur ces concepts et les normes minimales concernant l’aptitude physique et mentale à la conduite de ces véhicules devraient être précisées. Ces exigences devraient tenir compte des différentes pratiques en vigueur dans tous les États membres. [Am. 242 et 305]

(18 bis)

À l’heure actuelle, lorsqu’ils délivrent les permis de conduire du groupe 1, à savoir pour les conducteurs de véhicules des catégories A, A1, A2, AM, B, B1 et BE, la plupart des États membres font passer une sorte de test d’aptitude à la conduite en plus de l’examen de la vue. Ce test peut varier d’un formulaire d’autoévaluation à un examen médical, effectué par un médecin généraliste, un médecin spécialiste ou un centre d’examen. Lors du renouvellement des permis de conduire de ce groupe 1 en revanche, peu d’États membres exigent un examen médical. Par ailleurs, peu d’États membres ont établi un mécanisme pour signaler des changements importants concernant l’aptitude à la conduite d’un conducteur. En général, pour la délivrance et le renouvellement des permis de conduire du groupe 2, à savoir pour les véhicules des catégories C, CE, C1, C1E, D, DE, D1 et D1E, les exigences que doivent respecter les conducteurs sont plus strictes et approfondies, et impliquent un examen médical. [Am. 243 et 306]

(19)

Au moment de la délivrance du permis de conduire et périodiquement par la suite, il convient que les conducteurs d’un véhicule destiné au transport de personnes ou de marchandises apportent la preuve du respect des normes minimales concernant l’aptitude physique et mentale à la conduite. Ces contrôles réguliers, effectués conformément aux dispositions nationales relatives au respect des normes minimales, contribueraient à la libre circulation des personnes, permettraient d’éviter les distorsions de concurrence et prendraient mieux en compte la responsabilité spécifique des conducteurs de ces véhicules. Les États membres devraient pouvoir imposer des examens médicaux afin de garantir le respect des normes minimales concernant l’aptitude physique et mentale à la conduite d’autres automobiles. Pour des raisons de transparence, ces examens devraient coïncider avec un renouvellement du permis de conduire. [Am. 21]

(19 bis)

Les nouvelles technologies médicales récentes ont contribué à améliorer la sécurité routière. Des technologies qui réduisent autant que possible ou éliminent le risque lié à la conduite lorsque l’on souffre de certains problèmes de santé spécifiques ont été introduites sur le marché et mises en œuvre auprès des patients. Les technologies de surveillance, telles que les systèmes de surveillance du glucose en continu (SGC) pour les personnes souffrant de diabète sucré, permettent aux personnes de contrôler efficacement et en permanence leur état de santé, éliminant ainsi le risque de conduite lié à leur maladie. En outre, les technologies telles que les systèmes de surveillance du glucose en continu sont actuellement développées et améliorées à un rythme rapide, ce qui permet d’améliorer en permanence le contrôle de l’état de santé et augmente la sécurité routière. [Am. 22]

(19 ter)

Dans sa résolution du 23 novembre 2022 sur la prévention, la gestion et une meilleure prise en charge du diabète dans l’Union européenne à l’occasion de la Journée mondiale du diabète (7) , le Parlement européen a invité la Commission à revoir le cadre juridique applicable en matière de santé et de sécurité au travail ainsi que la législation relative à la sécurité routière afin d’éviter toute nouvelle discrimination à l’égard des personnes atteintes de diabète. [Am. 23]

(20)

Afin de garantir des droits uniformes dans l’ensemble de l’Union, compte tenu également de considérations liées à la sécurité routière, les permis de conduire des catégories AM, A1, A2, A, B1 et B devraient avoir une validité administrative de quinze ans, tandis que les catégories C, CE, C1, C1E, D, DE, D1 et D1E devraient avoir une validité administrative de cinq ans. Les États membres devraient être autorisés à définir une période plus courte dans des cas exceptionnels, tels que définis par la présente directive.

(20 bis)

Les cours de remise à niveau pour les conducteurs expérimentés peuvent améliorer la sécurité routière en sensibilisant les conducteurs et en leur demandant d’acquérir une expérience supplémentaire en matière de nouvelles solutions technologiques telles que les systèmes avancés d’aide à la conduite et les systèmes semi-automatiques et automatiques. À cette fin, l’utilisation de simulateurs pourrait être essentielle pour mettre à jour les compétences des conducteurs expérimentés. En outre, les simulateurs de conduite pourraient recréer des conditions défavorables et des scénarios d’urgence et, par conséquent, améliorer la capacité du conducteur à réagir et à prendre des décisions dans des situations critiques. [Am. 24]

(20 ter)

La formation tout au long de la vie est essentielle pour maintenir à jour les connaissances des conducteurs expérimentés, en particulier en ce qui concerne l’écoconduite, l’augmentation de la masse des véhicules, l’évolution technologique continue des systèmes d’aide à la conduite et autres dispositifs automatisés ainsi que des modes de propulsion de substitution des véhicules. Les États membres devraient dès lors être encouragés à développer des modules de formation à destination des conducteurs expérimentés. [Am. 25]

(21)

Afin de permettre aux États membres et, dans des cas dûment justifiés, à l’Union dans son ensemble, de réagir à des crises qui empêchent les autorités nationales de renouveler des permis de conduire dont la validité arriverait autrement à expiration, il convient de rendre possible la prolongation de la validité administrative de ces permis de conduire pour la durée strictement nécessaire.

(22)

Le principe «un titulaire – un permis» devrait empêcher toute personne de détenir plus d’un permis de conduire physique. Toutefois, ce principe devrait également être étendu pour tenir compte des spécificités techniques des permis de conduire mobiles.

(23)

Il convient, pour des raisons en rapport avec la sécurité routière, que les États membres puissent appliquer leurs dispositions nationales en matière de retrait, de suspension, de renouvellement et d’annulation du permis de conduire à tout titulaire de permis ayant transféré sa résidence normale sur leur territoire.

(24)

Les conducteurs titulaires d’un permis de conduire délivré par l’État membre dans lequel ils résident à la suite d’un échange avec un permis de conduire délivré par un pays tiers devraient avoir le droit de conduire dans toute l’Union comme s’ils avaient initialement obtenu ce permis dans l’Union. Un tel échange pourrait avoir divers effets sur la sécurité routière et la libre circulation des personnes.

(25)

Il convient d’habiliter la Commission à adopter une décision identifiant les pays tiers qui assurent un niveau de sécurité routière comparable à celui de l’Union et qui donnent aux titulaires de permis délivrés par ces pays la possibilité d’échanger leurs permis de conduire aux mêmes conditions que s’ils étaient délivrés par un État membre. À cet égard, la Commission devrait être autorisée à évaluer si un pays tiers dispose d’une formation de conducteur professionnel, de règles de certification et de procédures d’examen totalement ou partiellement comparables à celles de l’Union, afin de délivrer à terme un certificat comparable au certificat d’aptitude professionnelle (CAP). Cela pourrait permettre aux titulaires de ces certificats de pays tiers de les échanger contre un CAP européen, moyennant une formation complémentaire. Ce certificat pourrait être, après le permis de conduire, la deuxième condition obligatoire pour que les conducteurs professionnels puissent effectuer des opérations de transport pour une entreprise de transport établie dans l’Union. Il y a lieu de détailler et de définir clairement ces conditions pour toutes les catégories pertinentes de permis de conduire. [Am. 26]

(26)

En ce qui concerne les permis de conduire délivrés par des pays tiers qui ne font pas l’objet d’une telle décision de la Commission ou pour lesquels une telle décision n’autorise ni n’interdit explicitement l’échange, les États membres devraient être autorisés à les échanger conformément à leurs règles nationales, pour autant qu’ils utilisent le code de l’Union pertinent pour le permis échangé. Si le titulaire d’un tel permis transfère sa résidence vers un nouvel État membre, ce dernier ne devrait pas être tenu d’appliquer le principe de reconnaissance mutuelle à ce permis.

(27)

Le «tourisme du permis de conduire», à savoir la pratique consistant à changer de résidence aux fins de l’acquisition d’un nouveau permis de conduire, afin de contourner les effets d’une décision de déchéance du droit de conduire imposée dans un autre État membre, est un phénomène très répandu, qui a un effet négatif sur la sécurité routière. Les conducteurs ne devraient pas être exemptés des obligations qui leur sont imposées pour récupérer leur droit de conduire ou leur permis de conduire en changeant de résidence. Dans le même temps, il convient de préciser que tout comportement de la part des citoyens ne devrait entraîner une interdiction de conduire pour une durée indéterminée que lorsque cela est dûment justifié, et qu’une telle décision ne devrait avoir d’effet que sur le territoire de l’État membre qui l’a prise.

(27 bis)

Les engins mobiles non routiers (EMNR) couvrent un large éventail de machines généralement utilisées de nombreuses manières hors du réseau routier. Ces engins comprennent par exemple les machines de construction et de sylviculture, telles que les excavatrices, les chargeuses, et les bulldozers, ou les machines agricoles, telles que les moissonneuses-batteuses. La directive existante ne s’applique pas à ce type de machines. Toutefois, puisqu’elles peuvent circuler sur la voie publique, elles sont soumises à une multitude de dispositions nationales différentes, en ce qui concerne les permis de conduire et les exigences particulières de formation. Les États membres devraient collaborer en vue de faciliter l’utilisation des EMNR sur tout le territoire de l’Union, en particulier dans un contexte transfrontière et pour ce qui concerne le travail des saisonniers et des travailleurs détachés. La Commission devrait mettre en place une plateforme de coopération et y inviter les autorités nationales et les acteurs concernés à agréger, traiter et diffuser des connaissances et des informations sur les meilleures pratiques pour les conducteurs de véhicules à usage spécial tels que les EMNR dans tous les États membres. Les discussions au sein de la plateforme de coopération devraient servir de base à un rapport de la Commission sur l’impact de l’application des dispositions nationales sur les EMNR et leurs conséquences pour le marché intérieur et la sécurité routière. Ce rapport pourrait éventuellement être accompagné d’une proposition législative adressée au Parlement européen et au Conseil en vue de faciliter l’utilisation des EMNR dans l’ensemble de l’Union. [Am. 310]

(28)

Il convient de mettre en place à l’échelle de l’Union un système de conduite accompagnée pour certaines les catégories de permis de conduire B, C et C1 , afin d’améliorer la sécurité routière. Les règles d’un tel système devraient prévoir la possibilité pour les demandeurs d’acquérir un permis de conduire dans les catégories concernées avant que l’âge minimal requis ne soit atteint. Toutefois, le recours à ces permis de conduire devrait être subordonné à l’accompagnement d’un conducteur expérimenté. En pareilles situations, il convient d’autoriser les États membres, pour des raisons de sécurité routière, à définir des conditions et des règles plus strictes sur leur territoire en ce qui concerne les permis de conduire qu’ils ont délivrés. [Am. 27]

(29)

Le système de conduite accompagnée devrait, sans préjudice de son objectif général d’amélioration de la sécurité routière, rendre la profession de conducteur de poids lourds plus accessible et plus attrayante pour les jeunes générations, afin d’élargir leurs possibilités professionnelles et de contribuer à remédier à la pénurie de conducteurs au sein de l’Union. Par conséquent, il devrait couvrir les permis de conduire de catégorie C des catégories C et C1 et les permis de catégorie B préalables. [Am. 28]

(29 bis)

Les partenariats entre les écoles de formation professionnelle et les entreprises de transport et de logistique devraient être encouragés, y compris par un soutien budgétaire spécifique de l’Union et l’utilisation de recettes affectées au titre de la directive (UE) 2015/413 du Parlement européen et du Conseil (8) , afin de remédier à la pénurie de conducteurs professionnels dans l’Union. Ces partenariats devraient offrir aux futurs conducteurs professionnels la possibilité de se familiariser avec les avantages et les difficultés de la profession, d’améliorer leurs compétences opérationnelles et organisationnelles ainsi que d’acquérir de l’expérience, tout en utilisant des technologies et des techniques de pointe. Le soutien pourrait notamment prendre la forme d’un cofinancement de l’Union pour l’obtention de certaines qualifications telles que le CAP ou de formations dédiées aux futurs conducteurs. [Am. 29]

(30)

Il convient de veiller à ce que les conducteurs qui ont récemment obtenu leur permis de conduire dans une catégorie donnée ne mettent pas en danger la sécurité routière en raison de leur inexpérience. Pour ces conducteurs novices, il y a lieu d’établir une période probatoire de d’au moins deux ans . Si le conducteur novice est déjà titulaire d’un permis de conduire valable pour une autre catégorie , la période probatoire ne devrait comprendre que la période probatoire restante éventuelle du permis de conduire existant, sans être inférieure à 6 mois. Au cours de laquelle ils cette période, les conducteurs devraient être soumis à des règles et sanctions à l’échelle de l’Union plus strictes en cas d’infraction due à l’influence de l’alcool ou de la drogue, de l’excès de vitesse, à l’utilisation de véhicules non autorisés, à la non-utilisation d’équipements de sécurité ou à la conduite sans permis de conduire en cours de validité. Les autorités chargées de faire appliquer la législation pourraient devoir établir un seuil technique de tolérance zéro pour leurs mesures efficaces, qui ne devrait pas être supérieur à 0,2 g/ml, afin de tenir compte de l’exposition accidentelle à l’alcool. Il importe que les sanctions applicables à un tel comportement soient effectives, proportionnées, dissuasives et non discriminatoires, et que leur gravité tienne, dans toute la mesure du possible, compte des objectifs à moyen et à long terme de l’Union, à savoir réduire de moitié et presque éliminer les décès et les blessures graves. En ce qui concerne toute autre restriction imposée aux conducteurs novices, les États membres devraient être autorisés à mettre librement en œuvre des règles supplémentaires sur leur territoire. [Am. 30]

(31)

Des normes minimales concernant l’accès à la profession d’examinateur et les exigences auxquelles doivent satisfaire les examinateurs en matière de formation devraient être déterminées, afin d’améliorer les connaissances et les aptitudes des examinateurs , y compris la formation à la perception des dangers , ce qui permet une évaluation plus objective des personnes demandant un permis de conduire et opère une plus grande harmonisation des examens de conduite. Il convient en outre d’habiliter la Commission à adopter des actes délégués pour modifier et adapter ces normes minimales à toute évolution technique, opérationnelle ou scientifique dans ce domaine , notamment dans le domaine des systèmes avancés d’aide à la conduite, lorsque cela se révèle nécessaire. [Am. 31]

(32)

Il importe de définir la notion de résidence normale de manière à permettre de résoudre les problèmes qui se posent lorsqu’il n’est pas possible d’établir la résidence normale sur la base d’attaches professionnelles ou familiales. Il est également nécessaire de prévoir la possibilité pour les demandeurs de passer les épreuves théoriques ou pratiques dans l’État membre dont ils ont la nationalité dans les cas où leur État membre de résidence normale n’offre pas la possibilité de passer ces épreuves dans la langue officielle de l’État membre dont ils ont la nationalité. Il convient d’établir Des règles spécifiques pourraient être établies pour les diplomates et leur famille, lorsque leur mission les oblige à vivre à l’étranger pendant une période prolongée , à condition que cela n’entraîne pas de risques supplémentaires pour la sécurité routière . [Am. 32]

(33)

Les États membres se prêtent mutuellement assistance pour la mise en œuvre de la présente directive. Dans la mesure du possible, ils devraient utiliser le réseau des permis de conduire de l’UE pour fournir une telle assistance. Le réseau des permis de conduire de l’UE, communément appelé «RESPER», est une plateforme d’échange d’informations entre les autorités nationales chargées de délivrer les permis de conduire et de faciliter la mise en œuvre de la présente directive.

(34)

Le réseau des permis de conduire de l’UE vise à garantir la reconnaissance des documents et des droits acquis provenant des États membres, à lutter contre la fraude documentaire, à éviter la délivrance de permis multiples et à faciliter l’application des décisions de déchéance du droit de conduire. En particulier, il convient de donner aux États membres la possibilité de vérifier systématiquement que les raisons qui ont conduit à toute restriction, toute suspension, tout retrait ou toute annulation d’un permis de conduire ou du droit de conduire précédemment imposés ont disparu. L’utilisation de RESPER pour la mise en œuvre d’autres actes de l’Union ne devrait être autorisée que si ces utilisations sont explicitement prévues par la présente directive.

(35)

Pour permettre l’élaboration de rapports utiles sur la mise en œuvre de la présente directive, il convient que la Commission reçoive, chaque année, des informations concernant le nombre de permis de conduire délivrés, renouvelés, remplacés, retirés et échangés, pour chaque catégorie, y compris des données sur la délivrance et l’utilisation des permis de conduire mobiles.

(35 bis)

Lors de la préparation du réexamen de la présente directive, la Commission devrait tenir pleinement compte du fait que les États membres doivent faire face à différents enjeux d’ordre géographique et sociétal dans leurs efforts d’amélioration de la sécurité routière. En effet, si les systèmes dits de points de pénalité fonctionnent bien dans certains États membres pour faire respecter les règles de la circulation routière, d’autres États membres choisissent des méthodes différentes, telles que l’imposition immédiate de sanctions plus strictes ou l’intensification des efforts dans des campagnes ciblées d’application et de prévention. En outre, il convient également de tenir compte du fait que les systèmes de points de pénalité peuvent eux-mêmes être très différents selon les États membres qui choisissent de les appliquer. À ce titre, il convient d’allouer des ressources et d’accorder une attention particulière à d’autres mesures susceptibles de renforcer la sécurité routière, tout en permettant aux États membres de relever les divers défis auxquels ils sont confrontés de la manière qu’ils considèrent comme étant la plus efficace. [Am. 247 et 311]

(35 ter)

Les États membres devraient partager également des données sur leurs bonnes pratiques en matière de mesures de sécurité routière et de formations de sensibilisation aux risques, en particulier en ce qui concerne les conducteurs novices, la formation tout au long de la vie, le recours à des systèmes d’aide par catégorie d’âge, sous la forme d’interventions avec retour d’informations et attestation de participation et de recommandations données par des moniteurs d’auto-école, des psychologues spécialisés dans le domaine de la circulation routière ou des examinateurs du permis de conduire, ainsi que les actions visant à renforcer la sécurité routière auprès des usagers de la route vulnérables. [Am. 34]

(36)

Pour atteindre les objectifs prévus par la présente directive, et notamment pour adapter ses annexes à toute évolution technique, opérationnelle ou scientifique, il convient de déléguer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne la modification de l’annexe I, parties A, B et D, qui régit les spécifications des permis de conduire physiques, la modification de l’annexe I, partie C, qui fixe les spécifications applicables aux permis de conduire mobiles, la modification de l’annexe I, partie E, qui régit les règles relatives aux codes nationaux et de l’Union applicables, la modification des annexes II, III, V et VI précisant certaines exigences minimales concernant la délivrance, la validité et le renouvellement des permis de conduire et la modification de l’annexe IV établissant les normes minimales applicables aux examinateurs. Il convient d’accorder cette délégation pour une période de cinq ans, étant donné que des évolutions techniques, opérationnelles et scientifiques dans les domaines régis par ces annexes se produisent fréquemment. Il importe particulièrement que la Commission procède aux consultations appropriées durant son travail préparatoire, y compris au niveau des experts, et que ces consultations soient menées conformément aux principes définis dans l’accord interinstitutionnel du 13 avril 2016«Mieux légiférer» (9). En particulier, pour assurer leur égale participation à la préparation des actes délégués, le Parlement européen et le Conseil reçoivent tous les documents au même moment que les experts des États membres, et leurs experts ont systématiquement accès aux réunions des groupes d’experts de la Commission traitant de la préparation des actes délégués.

(37)

Dans un contexte de numérisation et d’automatisation progressives et d’exigences en matière de réduction des émissions du transport routier, ainsi que de progrès technologiques constants des automobiles, il est nécessaire de tenir tous les conducteurs au fait des évolutions concernant les connaissances en matière de nouvelles technologies, de sécurité routière et la de durabilité. La promotion de Les États membres devraient s’efforcer de promouvoir la formation tout au long de la vie des conducteurs et d’encourager la participation à des cours de conduite sûre, y compris au moyen d’interventions avec retour d’informations et attestation de participation et de recommandations données par des moniteurs d’auto-école, des psychologues spécialisés dans le domaine de la circulation routière ou des examinateurs du permis de conduire, qui peuvent contribuer à une mobilité plus inclusive. Cela peut être essentielle essentiel pour maintenir à jour les compétences des conducteurs expérimentés en matière de sécurité routière, de nouvelles technologies et d’écoconduite qui améliore l’efficacité énergétique et réduit les émissions ainsi que de gestion de la vitesse. [Am. 35]

(38)

Afin d’assurer des conditions uniformes pour la mise en œuvre de la présente directive, il convient de conférer des compétences d’exécution à la Commission pour préciser les éléments d’interopérabilité et les mesures de sécurité applicables aux codes QR introduits sur les permis de conduire physiques, les dispositions relatives à l’interopérabilité, à la sécurité et aux examens des permis de conduire mobiles, la prolongation de la durée de validité administrative des permis de conduire dans l’ensemble de l’Union en cas de crise, le contenu de l’autoévaluation de l’aptitude physique et mentale à réaliser pour les conducteurs du groupe 1,les conditions d’échange des permis de conduire des pays tiers contre des permis de conduire délivrés par les États membres sans qu’il soit fait état de l’échange sur le permis de conduire, ainsi que l’interopérabilité entre les systèmes nationaux connectés au réseau des permis de conduire de l’UE et la protection des données à caractère personnel échangées dans ce contexte. Ces compétences devraient être exercées conformément au règlement (UE) no 182/2011 du Parlement européen et du Conseil (10).

(39)

Par souci de cohérence, il convient de modifier la directive (UE) 2022/2561 du Parlement européen et du Conseil (11), qui traite de certaines questions couvertes par la présente directive, et le règlement (UE) 2018/1724.

(40)

Il y a lieu d’abroger la directive 126/2006/CE et le règlement (UE) no 383/2012 de la Commission (12).

(41)

Étant donné que les objectifs de la présente directive ne peuvent pas être atteints de manière suffisante par les États membres, du fait que les règles régissant la délivrance, le renouvellement, le remplacement et l’échange des permis de conduire entraîneraient une diversité d’exigences telle que le niveau de sécurité routière et de libre circulation des citoyens prévu par les règles harmonisées ne pourrait pas être atteint, ces objectifs sont mieux réalisés au niveau de l’Union par la fixation d’exigences minimales. L’Union peut donc adopter des mesures conformément au principe de subsidiarité énoncé à l’article 5 du traité sur l’Union européenne. Conformément au principe de proportionnalité tel qu’énoncé audit article, la présente directive n’excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre ces objectifs.

(42)

Le Contrôleur européen de la protection des données a été consulté conformément à l’article 42, paragraphe 1, du règlement (UE) 2018/1725 et a rendu un avis le [DD/MM/AAAA].

(43)

Conformément à la déclaration politique commune du 28 septembre 2011 des États membres et de la Commission sur les documents explicatifs (13), les États membres se sont engagés à joindre à la notification de leurs mesures de transposition, dans les cas où cela se justifie, un ou plusieurs documents expliquant le lien entre les éléments d’une directive et les parties correspondantes des instruments nationaux de transposition. En ce qui concerne la présente directive, le législateur estime que la transmission de ces documents est justifiée,

ONT ADOPTÉ LA PRÉSENTE DIRECTIVE:

Article premier

Objet et champ d’application

1. La présente directive établit des règles communes concernant:

a)

les modèles, normes et catégories de permis de conduire;

b)

la délivrance, la validité, le renouvellement et la reconnaissance mutuelle des permis de conduire;

c)

certains aspects de l’échange, du remplacement, du retrait, de la restriction, de la suspension et de l’annulation des permis de conduire;

d)

certains aspects applicables entre autres aux conducteurs novices. [Am. 36]

2. Sans préjudice des articles 12 bis et 20 de la présente directive, ainsi que du droit des États membres d’ajouter des catégories nationales aux permis de conduire qu’ils délivrent conformément à l’annexe I, la présente directive ne s’applique pas aux véhicules à moteur à roues ou à chenilles ayant au moins deux essieux dont la fonction réside essentiellement dans leur puissance de traction engins mobiles autopropulsés relevant du champ d’application de la directive 2006/42/CE , qui sont spécialement conçus pour tirer, pousser, porter ou actionner certains outils, machines ou remorques destinés à l'emploi dans l'exploitation agricole ou forestière et dont l'utilisation pour le transport sur route de personnes ou de marchandises ou pour la traction sur route de véhicules utilisés pour le transport de personnes ou de marchandises n'est qu'accessoire ou construits aux fins de l’exécution de travaux, tels que les engins mobiles non routiers tels qu’ils sont définis par le [règlement relatif à la réception et à la surveillance du marché des engins mobiles non routiers circulant sur la voie publique et modifiant le règlement (UE) 2019/1020 [(2023/0090(COD))] . [Am. 312]

Article 2

Définitions

Aux fins de la présente directive, on entend par:

1)

«permis de conduire», un document électronique ou physique qui certifie le droit de conduire des véhicules à moteur et indique les conditions dans lesquelles son titulaire est autorisé à conduire; , qu'il soit dans un format physique ou numérique, ou les deux; [Am. 38]

2)

«permis de conduire physique», un permis de conduire sous sa forme physique, délivré conformément à l’article 4;

3)

«permis de conduire mobile», un permis de conduire sous sa forme numérique, délivré conformément à l’article 5;

4)

«véhicule à moteur», tout véhicule pourvu d'un moteur de propulsion et circulant sur route par ses moyens propres, à l'exception des véhicules qui se déplacent sur rails;

5)

«véhicule à deux roues», un véhicule visé à l’article 4, paragraphe 2, point a), du règlement (UE) no 168/2013 du Parlement européen et du Conseil (14);

6)

«véhicule à trois roues», un véhicule visé à l’article 4, paragraphe 2, point b), du règlement (UE) no 168/2013;

7)

«quadricycle léger», un véhicule visé à l’article 4, paragraphe 2, point f), du règlement (UE) no 168/2013;

8)

«motocycle», un véhicule à deux roues avec ou sans side-car, tel que visé à l’article 4, paragraphe 2, points c) et d), du règlement (UE) no 168/2013;

9)

«tricycle à moteur», un véhicule muni de trois roues symétriques, tel que défini à l'article 4, paragraphe 2, point e), du règlement (UE) no 168/2013;

10)

«automobile», tout véhicule à moteur servant normalement au transport sur route de personnes ou de marchandises ou à la traction sur route des véhicules utilisés pour le transport des personnes ou de marchandises. Ce terme englobe les trolleybus, c'est-à-dire les véhicules reliés à une ligne électrique et ne circulant pas sur rails;

11)

«quadricycle lourd», un véhicule visé à l’article 4, paragraphe 2, point g), du règlement (UE) no 168/2013;

11 bis)

«ambulance», un véhicule de catégorie M destiné au transport de personnes malades ou blessées et spécialement équipé à cette fin comme indiqué à l’annexe I, partie A, point 5.3, du règlement (UE) 2018/858 du Parlement européen et du Conseil (15) , sous «critères pour la classification des véhicules», «véhicules à usage spécial»; [Am. 39]

11 ter)

«auto-caravane», un véhicule de catégorie M doté d’un compartiment habitable comportant des sièges et une table, des couchettes séparées ou pliantes, un coin cuisine ainsi que des armoires et des espaces de rangement, qui doivent tous être arrimés de façon rigide au compartiment habitable, comme indiqué à l’annexe I, partie A, point 5.1, du règlement (UE) 2018/858, sous «critères pour la classification des véhicules», «véhicules à usage spécial»; [Am. 40]

11 quater)

«véhicule à carburant de substitution»1 bis, un véhicule à moteur alimenté totalement ou partiellement par un carburant de substitution et qui a fait l’objet d’une réception conformément au règlement (UE) 2018/858; [Am. 41]

11 quinquies)

«carburants de substitution», les carburants ou sources d’énergie qui servent, au moins partiellement, de substitut aux sources d’énergie fossile pour les transports et peuvent contribuer à la décarbonation de ces derniers ainsi qu’à l’amélioration de la performance environnementale du secteur des transports, comprenant:

a)

l’électricité consommée par tous les types de véhicules électriques;

b)

l’hydrogène;

c)

le gaz naturel, y compris le biométhane, sous forme gazeuse (gaz naturel comprimé – GNC) et sous forme liquéfiée (gaz naturel liquéfié – GNL);

d)

le gaz de pétrole liquéfié (GPL);

e)

l’énergie mécanique provenant d’un stockage embarqué/d’une source embarquée, y compris la chaleur résiduelle;

f)

tout autre «carburant neutre en» à savoir tous les carburants définis par la directive (UE) 2018/2001, lorsque les émissions résultant du carburant à l’usage (eu) peuvent être considérées comme «zéro net», ce qui signifie que par exemple que l’équivalent du carbone incorporé dans la composition chimique du carburant utilisé (eu) est d’origine biogénétique et/ou a été capté, évitant ainsi d’être émis sous forme de dans l’atmosphère, ou a été capté dans l’air ambiant, y compris:

i)

les carburants renouvelables et/ou de synthèse, tels que les biocarburants, le biogaz, les carburants issus de la biomasse, les carburants liquides et gazeux renouvelables pour le transport d’origine non biologique (RFNBO) ou les carburants à base de carbone recyclé;

ii)

d’autres carburants qui ne sont pas énumérés dans la directive (UE) 2018/2001 peuvent correspondre à cette définition de «carburant neutre en», pour autant qu’ils remplissent ces critères ainsi que les critères de durabilité de ladite directive et des actes délégués associés; et

iii)

un mélange de deux carburants neutres en ou plus, est considéré comme un carburant neutre en; [Am. 42]

12)

«déchéance du droit de conduire», toute décision qui entraîne le retrait, l’annulation, la restriction ou la suspension du permis de conduire ou du droit de conduire du conducteur d’un véhicule à moteur et qui n’est plus susceptible de recours. La mesure peut constituer soit une sanction primaire, secondaire ou complémentaire, soit une mesure de sécurité.

Article 3

Spécifications types de l’Union relatives au permis de conduire et à la reconnaissance mutuelle

1. Les États membres veillent à ce que leurs permis de conduire nationaux soient délivrés conformément aux dispositions de la présente directive et respectent les spécifications types de l’Union et d’autres critères énoncés à:

a)

l’article 4 pour les permis de conduire physiques;

b)

l’article 5 pour les permis de conduire mobiles.

2. Les États membres veillent à ce que les permis de conduire physiques et mobiles délivrés à la même personne soient parfaitement équivalents entre eux et indiquent exactement le même ensemble de droits et de conditions dans lequel cette personne est autorisée à conduire.

3. Les États membres n’exigent pas, comme condition préalable, que le demandeur soit en possession d’un permis de conduire physique ou mobile lors de la délivrance, du remplacement, du renouvellement ou de l’échange d’un permis de conduire sous l’autre forme.

4. Au plus tard le [date d’adoption + 4 ans], les États membres veillent à ce que seuls les demandeurs se voient délivrer à la fois un permis de conduire mobiles soient délivrés mobile et un permis de conduire physique par défaut. Jusqu’à cette date, les États membres peuvent décider de délivrer des permis de conduire mobiles. [Am. 44]

5. Par dérogation au paragraphe 4, à la demande du demandeur, les États membres prévoient le droit, pour les demandeurs qui en font la demande, de renoncer au la possibilité de délivrer un permis de conduire physique au lieu d’un permis de conduire mobile ou en même temps qu’un permis de conduire mobile ou numérique. Les États membres facilitent ces demandes de la part des demandeurs et ne cherchent pas à les influencer de quelque manière que ce soit . [Am. 45]

5 bis. Par dérogation au paragraphe 5, les États membres accordent aux demandeurs qui ont renoncé à l’un des formats de leur permis de conduire visés au paragraphe 4 le droit de demander la délivrance ou la nouvelle délivrance du format auquel ils ont renoncé. Toute délivrance ou nouvelle délivrance du format auquel ils avaient renoncé a lieu dans les meilleurs délais et au plus tard 2 semaines à compter de la date de la demande du demandeur. [Am. 46]

6. Les permis de conduire délivrés par les États membres sont mutuellement reconnus.

7. Par dérogation au paragraphe 6, les États membres ne reconnaissent mutuellement que les permis de conduire mobiles qui ont été délivrés après le [date d’adoption + 3 ans] conformément à l’article 5. Les permis de conduire mobiles qui ont été délivrés avant cette date mais satisfont aux exigences de l’article 5 sont mutuellement reconnus après cette date.

Article 4

Permis de conduire physiques

1. Les États membres délivrent les permis de conduire physiques sur la base des spécifications types de l’Union établies à l’annexe I, partie A1.

2. Les États membres prennent toutes les mesures nécessaires pour éviter les risques de falsification des permis de conduire, y compris pour les modèles de permis délivrés avant l'entrée en vigueur de la présente directive. Ils en informent la Commission.

Le permis de conduire physique est sécurisé contre la falsification au moyen des spécifications types de l’Union figurant à l’annexe I, partie A2. Les États membres peuvent introduire des éléments de sécurité supplémentaires.

3. Lorsque le titulaire d’un permis de conduire physique en cours de validité sans durée de validité administrative acquiert sa résidence normale dans un État membre autre que celui qui a délivré ce permis de conduire, l’État membre d’accueil peut, à partir de deux ans après la date à laquelle le titulaire a établi sa résidence normale sur son territoire, appliquer les périodes de validité administrative prévues à l’article 10, paragraphe 2, en renouvelant le permis de conduire.

4. Les États membres veillent à ce que, au plus tard le 19 janvier 2030 2033 , tous les permis de conduire physiques délivrés ou en circulation remplissent toutes les exigences prévues par la présente directive. [Am. 47]

5. Les États membres peuvent décider d’introduire un support de stockage (puce électronique) dans le cadre du permis de conduire physique. Lorsqu’un État membre décide d’introduire une puce électronique dans le cadre de son permis de conduire physique, il peut également décider, lorsque sa législation nationale relative au permis de conduire le prévoit, de stocker sur cette puce électronique des données supplémentaires par rapport à ce qui est prévu à l’annexe I, partie D. Chaque fois que cela est possible, la période de conservation des données à caractère personnel stockées sur la puce électronique devrait correspondre à la durée de validité du permis de conduire. [Am. 48]

Lorsque les États membres prévoient la puce électronique dans le cadre du permis de conduire physique, ils appliquent les exigences techniques énoncées à l’annexe I, partie B. Les États membres peuvent introduire des éléments de sécurité supplémentaires.

Les États membres informent la Commission, dans un délai de trois mois à compter de son adoption, d’une décision relative à l’inclusion d’une puce électronique sur leur permis de conduire physique ou de toute modification concernant une telle décision. Les États membres qui ont déjà introduit une puce électronique sur leur permis de conduire physiques en informent la Commission dans un délai de trois mois à compter de la date d’entrée en vigueur de la présente directive.

6. Lorsque le microprocesseur n’est pas introduit dans le cadre du permis de conduire physique, les États membres peuvent également décider d’imprimer, dans l’espace réservé à cet effet, un code QR sur les permis de conduire physiques qu’ils délivrent. Le code QR permet de vérifier l’authenticité des informations consignées sur le permis de conduire physique.

7. Les États membres veillent à ce que les données à caractère personnel nécessaires à la vérification des informations communiquées sur le permis de conduire physique ne soient pas conservées par le vérificateur et à ce que l’autorité de délivrance du permis de conduire ne soit pas informée du processus de vérification.

La Commission adopte des actes d’exécution établissant des dispositions détaillées concernant les éléments d’interopérabilité et les mesures de sécurité à respecter par les codes QR imprimés sur les permis de conduire physiques. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 22, paragraphe 2.

Les États membres informent la Commission, dans un délai de trois mois à compter de son adoption, de toute mesure visant à l’introduction d’un code QR sur leur permis de conduire ou de toute modification d’une telle mesure.

8. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 21 en vue de modifier l’annexe I, parties A, B et D, lorsque cela est nécessaire afin de tenir compte des évolutions techniques, opérationnelles et scientifiques.

Article 5

Permis de conduire mobiles

1. Les États membres délivrent les permis de conduire mobiles sur la base des spécifications types de l’Union établies à l’annexe I, partie C.

2. Les États membres veillent à ce que les applications électroniques établies pour les permis de conduire mobiles afin de permettre la vérification de l’existence des droits de conduire du titulaire du permis de conduire soient accessibles gratuitement aux personnes ayant leur résidence normale sur leur territoire ou aux personnes qui ont à un autre titre le droit de détenir un permis de conduire mobile délivré par eux.

Ces applications sont fondées sur les portefeuilles européens d’identité numérique conformément au règlement (UE) no 910/2014 du Parlement européen et du Conseil (16) et leur sécurité est garantie à un niveau approprié . [Am. 49]

3. Les États membres publient et mettent régulièrement à jour la liste des applications électroniques disponibles qui sont établies et tenues à jour aux fins du présent article.

Les États membres veillent à ce que les applications électroniques ne contiennent pas ou, en cas d’application d’un pointeur, ne mettent pas à disposition plus de données que celles visées à l’annexe I, partie D. [Am. 50]

4. Les États membres se mettent mutuellement à disposition et mettent régulièrement à jour les informations nécessaires pour accéder aux systèmes nationaux visés à l’annexe I, partie C, qui sont utilisés pour la vérification des permis de conduire mobiles.

Les États membres veillent à ce que les données à caractère personnel nécessaires à la vérification des droits de conduire du titulaire du permis de conduire mobile ne soient pas conservées par le vérificateur et à ce que l’autorité de délivrance du permis de conduire ne traite les informations reçues par l’intermédiaire de la notification que pour répondre à la demande de vérification. Le traitement des données à caractère personnel est effectué conformément aux règlements (UE) 2016/679 et (UE) 2018/1725 et, le cas échéant, à la directive 2002/58/CE, en mettant en œuvre les principes de minimisation des données, de limitation des finalités et de la protection des données dès la conception et par défaut, notamment en ce qui concerne les mesures techniques. [Am. 51]

5. Les États membres communiquent à la Commission la liste des systèmes nationaux pertinents autorisés à délivrer des données et des pointeurs pour les permis de conduire mobiles. La Commission met à la disposition du public, par l’intermédiaire d’un canal sécurisé, la liste de ces systèmes nationaux des États membres, sous une forme portant une signature électronique ou un cachet électronique adaptée au traitement automatisé. [Am. 52]

6. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 21 en vue de modifier l’annexe I, partie C, lorsque cela est nécessaire afin de tenir compte des évolutions techniques, opérationnelles ou scientifiques.

7. Au plus tard le [date d’adoption + 18 mois], la Commission adopte des actes d’exécution établissant des dispositions détaillées concernant l’interopérabilité, la sécurité et les essais des permis de conduire mobiles, y compris les caractéristiques de vérification et l’interface avec les systèmes nationaux , en tenant compte des exigences nécessaires pour assurer la reconnaissance de ces permis de conduire par les autorités des pays tiers . Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 22, paragraphe 2. [Am. 53]

7 bis. La Commission apporte à cet égard une assistance aux États membres, qui devraient œuvrer ensemble à l’utilisation et à la reconnaissance mondiales du permis de conduire mobile européen par une modification de la convention de Genève sur la circulation routière du 19 septembre 1949, la convention internationale relative à la circulation automobile du 24 avril 1926 et la convention de Vienne sur la circulation routière du 8 novembre 1968. [Am. 54]

Article 6

Catégories de permis

1. Le permis de conduire autorise la conduite des véhicules à moteur des catégories définies ci-après.

a)

cyclomoteurs:

catégorie AM:

—

véhicules à deux roues ou à trois roues dont la vitesse maximale par construction n’excède pas 45 km/h et dont la puissance maximale nette n’excède pas 4 kW (à l’exclusion de ceux dont la vitesse maximale par construction est inférieure ou égale à 25 km/h); [Am. 55]

—

quadricycles légers;

b)

motocycles et tricycles motorisés:

i)

catégorie A1:

—

motocycles d'une cylindrée maximale de 125 centimètres cubes, d'une puissance maximale de nette n’excédant pas 11 kW et avec un rapport puissance/poids ne dépassant pas 0,1 kW/kg; [Am. 56]

—

tricycles motorisés d'une puissance maximale nette ne dépassant pas 15 kW; [Am. 57]

ii)

catégorie A2:

—

motocycles d'une puissance maximale de nette n’excédant pas 35 kW, avec un rapport puissance/poids ne dépassant pas 0,2 kW/kg et n'étant pas dérivés d'un véhicule développant plus de 70 kW. [Am. 58]

(iii)

Catégorie A:

—

motocycles;

—

tricycles motorisés d'une puissance maximale nette ne dépassant pas 15 kW;

sans préjudice des dispositions relatives aux règles d’homologation des véhicules concernés, les véhicules à moteur des catégories visées aux points a) et b) peuvent être attelés à une remorque dont la masse maximale autorisée n’excède pas la moitié de la masse à vide du véhicule; [Am. 59]

c)

automobiles:

i)

catégorie B1:

—

quadricycles lourds.

la catégorie B1 est facultative; dans les États membres qui ne prévoient pas cette catégorie de permis de conduire, un permis de conduire de catégorie B est exigé pour ces véhicules;

Les États membres peuvent également décider d’introduire cette catégorie exclusivement pour les véhicules visés à l’article 9, paragraphe 4, premier alinéa, point c), et dans les conditions prévues audit paragraphe. Lorsqu’un État membre décide de le faire, il indique ce fait sur le permis de conduire en apposant le code 60.03 de l’Union.

ii)

catégorie B:

—

automobiles dont la masse maximale autorisée n'excède pas 3 500 kg et conçues et construites pour le transport de huit passagers au maximum, outre le conducteur;

—

une remorque dont la masse maximale autorisée ne dépasse pas 750 kg peut être attelée aux automobiles de cette catégorie.

Sans préjudice des dispositions relatives aux règles d'homologation des véhicules concernés, une remorque dont la masse maximale autorisée dépasse 750 kg peut être attelée aux automobiles de cette catégorie, sous réserve que la masse maximale autorisée de cet ensemble ne dépasse pas 4 250 kg. Si cet ensemble dépasse 3 500 kg, les États membres, conformément aux dispositions de l'annexe V, exigent qu'il puisse être conduit uniquement:

—

après une formation, ou

—

après la réussite d'une épreuve de contrôle des aptitudes et des comportements.

Les États membres peuvent également exiger à la fois une formation et la réussite d'une épreuve de contrôle des aptitudes et des comportements.

Les États membres indiquent l'habilitation à conduire un tel ensemble sur le permis de conduire au moyen du code de l’Union spécifié à l’annexe I, partie E.

iii)

Catégorie BE:

—

sans préjudice des dispositions relatives aux règles d'homologation des véhicules concernés, ensembles de véhicules couplés composés d'un véhicule tracteur de la catégorie B ainsi que d'une remorque ou semi-remorque dont la masse maximale autorisée n’excède pas 3 500 kg;

iv)

catégorie C1:

—

automobiles autres que celles des catégories D1 ou D dont la masse maximale autorisée excède 3 500 kg sans dépasser 7 500 kg et qui sont conçues et construites pour le transport de huit passagers au maximum outre le conducteur;

—

aux automobiles de cette catégorie peut être attelée une remorque dont la masse maximale autorisée n'excède pas 750 kg;

v)

catégorie C1E:

—

sans préjudice des dispositions relatives aux règles d'homologation des véhicules concernés, ensembles de véhicules couplés composés d'un véhicule tracteur rentrant dans la catégorie C1 et d'une remorque ou semi-remorque dont la masse autorisée excède 750 kg, sous réserve que la masse autorisée de l'ensemble n'excède pas 12 000 kg;

—

sans préjudice des dispositions relatives aux règles d'homologation des véhicules concernés, ensembles de véhicules couplés composés d'un véhicule tracteur rentrant dans la catégorie B et d'une remorque ou semi-remorque dont la masse autorisée excède 3 500 kg, sous réserve que la masse autorisée de l'ensemble n'excède pas 12 000 kg;

vi)

catégorie C:

—

automobiles autres que celles des catégories D1 ou D, dont la masse maximale autorisée excède 3 500 kg et qui sont conçues et construites pour le transport de huit passagers au maximum outre le conducteur;

—

une remorque dont la masse maximale autorisée ne dépasse pas 750 kg peut être attelée aux automobiles de cette catégorie.

vii)

catégorie CE:

—

sans préjudice des dispositions relatives aux règles d'homologation des véhicules concernés, ensembles de véhicules couplés composés d'un véhicule tracteur rentrant dans la catégorie C et d'une remorque ou semi-remorque dont la masse maximale autorisée excède 750 kg;

viii)

catégorie D1:

—

automobiles conçues et construites pour le transport d'au maximum de plus de 8 passagers et de 16 passagers au maximum, outre le conducteur , et dont la et ayant une longueur maximale ne dépassant dépasse pas 8 mètres; [Am. 60]

—

aux automobiles de cette catégorie peut être attelée une remorque dont la masse maximale autorisée n'excède pas 750 kg;

ix)

catégorie D1E:

—

sans préjudice des dispositions relatives aux règles d'homologation des véhicules concernés, ensembles de véhicules couplés composés d'un véhicule tracteur rentrant dans la catégorie D1 et d'une remorque dont la masse maximale autorisée excède 750 kg;

x)

catégorie D:

—

automobiles conçues et construites pour le transport de plus de huit passagers outre le conducteur; aux automobiles que l'on peut conduire avec un permis de la catégorie D peut être attelée une remorque dont la masse maximale autorisée n'excède pas 750 kg;

xi)

catégorie DE:

—

sans préjudice des dispositions relatives aux règles d'homologation des véhicules concernés, ensembles de véhicules couplés composés d'un véhicule tracteur rentrant dans la catégorie D et d'une remorque dont la masse maximale autorisée excède 750 kg;

2. Avec l’accord préalable de la Commission, qui évalue l’incidence de la mesure proposée sur la sécurité routière, les États membres peuvent exclure de l’application du présent article certains types spécifiques de véhicules à moteur, y compris les véhicules spéciaux pour les personnes handicapées ou les véhicules utilisés dans le secteur de la construction, classés entre autres comme engins mobiles non routiers . [Am. 69]

Les États membres peuvent exclure de l'application de la présente directive les types de véhicules utilisés par les forces armées ou la défense civile ou qui sont sous le contrôle de celles-ci. Ils en informent la Commission.

Article 7

Âges minimums

1. L’âge minimum pour la délivrance d’un permis de conduire est le suivant:

a)

16 ans pour les catégories AM, A1 , B1 et T et B1; [Am. 70]

b)

18 ans pour les catégories A2, B, BE, C1 et C1E;

c)

En ce qui concerne la catégorie A:

i)

20 ans pour les motocycles. Toutefois, un minimum de deux ans d'expérience de conduite de motocycles sous couvert d'un permis A2 est nécessaire avant de pouvoir conduire des motocycles de la présente catégorie. Cette exigence de deux ans d'expérience peut être écartée si le candidat est âgé de 24 ans au moins;

ii)

21 ans pour les tricycles motorisés d'une puissance supérieure à 15 kW;

d)

21 ans pour les catégories C, CE, D1 et D1E;

d bis)

sans préjudice des circonstances énoncées à l’article 6, paragraphe 1, de la directive (UE) 2022/2561, 18 ans pour les catégories C, CE, D1 et D1E, pour les conducteurs professionnels utilisant un permis de conduire au niveau national et international, à condition qu’ils soient titulaires d’un certificat d’aptitude professionnelle (CAP); [Am. 71]

e)

24 ans pour les catégories D et DE;

e bis)

sans préjudice des circonstances énoncées à l’article 6, paragraphe 1, de la directive (UE) 2022/2561, 21 ans pour les catégories D et DE, pour les conducteurs professionnels utilisant un permis de conduire au niveau national et international, à condition qu’ils soient titulaires d’un certificat d’aptitude professionnelle (CAP). [Am. 72]

2. Les États membres peuvent relever ou abaisser l'âge minimum requis pour la délivrance d'un permis de conduire:

a)

pour la catégorie AM, cet âge peut être abaissé à 14 ans ou relevé au maximum à 18 ans;

b)

pour la catégorie B1, il peut être relevé au maximum à 18 ans;

Les États membres ne peuvent pas délivrer de permis de conduire de la catégorie B1 à un candidat de plus de 21 ans pour les véhicules visés à l’article 9, paragraphe 4, premier alinéa, point c), et dans les conditions prévues audit paragraphe. [Am. 73]

c)

pour la catégorie A1 jusqu’à 18 ans, pour autant que les deux conditions suivantes soient remplies:

i)

deux ans séparent l'âge minimum pour la catégorie A1 et l'âge minimum pour la catégorie A2;

ii)

un minimum de deux ans d'expérience de conduite de motocycles de la catégorie A2 est exigé avant de pouvoir conduire des motocycles de la catégorie A, comme indiqué au paragraphe 1, point c) i);

d)

pour les catégories B et BE, cet âge peut être abaissé à 17 ans.

3. Les États membres peuvent abaisser l'âge minimum requis à 18 ans pour la catégorie C et à 21 ans pour la catégorie D en ce qui concerne:

a)

les véhicules utilisés par les services d' ’ incendie , la défense civile et ceux utilisés pour le maintien de l' ’ ordre public; [Am. 74]

b)

les véhicules soumis à un essai sur route à des fins de réparation ou d'entretien.

Les États membres peuvent reconnaître mutuellement la validité sur leur territoire de permis de conduire délivrés à des conducteurs n’ayant pas atteint les âges minimaux prévus dans le présent paragraphe. [Am. 75]

4. Les permis de conduire délivrés à des personnes conformément aux paragraphes 2 et 3 au paragraphe 2 ne sont valables que sur le territoire de l' ’ État membre qui les a délivrés, tant que le titulaire du permis n' ’ a pas atteint l' ’ âge minimum prévu au paragraphe 1. [Am. 76]

Les États membres peuvent reconnaître la validité sur leur territoire de permis de conduire délivrés à des conducteurs n'ayant pas atteint l'âge minimum prévu au paragraphe 1.

5. Par dérogation au paragraphe 1, points d) et e), du présent article, lorsque le candidat est titulaire d’une attestation de capacité professionnelle visée à l’article 6 de la directive (UE) 2022/2561, l’âge minimal pour la délivrance d’un permis de conduire est le suivant:

a)

pour les catégories C et CE, les âges minimaux prévus à l’article 5, paragraphe 2, point a) i), de la directive (UE) 2022/2561;

b)

pour les catégories D1 et D1E, l’âge minimal prévu à l’article 5, paragraphe 3, point a) i), deuxième alinéa, de ladite directive;

c)

pour les catégories D et DE, les âges minimaux prévus à l’article 5, paragraphe 3, point a) i), premier alinéa, et à l’article 5, paragraphe 3, points a) et b), de ladite directive. [Am. 77]

Dans les cas où, conformément à l'article 5, paragraphe 3, point a) i), deuxième alinéa, ou à l'article 5, paragraphe 3, point a) ii), deuxième alinéa, de la directive (UE) 2022/2561, un État membre autorise la conduite sur son territoire à partir d'un âge inférieur, la validité du permis de conduire est limitée au territoire de l'État membre de délivrance jusqu'à ce que le titulaire du permis ait atteint l'âge minimum applicable visé au premier alinéa du présent paragraphe et soit titulaire du CAP.

Article 8

Conditions et restrictions

1. Les États membres apposent une mention sur les permis de conduire délivrés sous réserve d’une ou plusieurs conditions dans lesquelles le titulaire est autorisé à conduire. À cette fin, les États membres utilisent les codes de l’Union correspondants prévus à l’annexe I, partie E. Ils peuvent également utiliser des codes nationaux pour les conditions non couvertes par l’annexe I, partie E , et, s’ils le font, ils en informent sans retard la Commission, en donnant des précisions sur ces codes et les cas dans lesquels ils sont utilisés, dès l’entrée en vigueur de la présente directive et en cas de nouveaux ajouts ou modifications [ultérieurs] de codes existants . [Am. 78]

Si, pour cause d’une incapacité physique, la conduite n'est autorisée que pour certains types de véhicules ou pour des véhicules adaptés afin de compenser cette incapacité, l'épreuve de contrôle des aptitudes et des comportements prévue à l'article 10, paragraphe 1, est réalisée sur un tel véhicule.

2. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 21 en vue de modifier l’annexe I, partie E, lorsque cela est nécessaire afin de tenir compte des évolutions techniques, opérationnelles ou scientifiques.

Article 9

Progressivité et équivalences entre catégories

1. Le permis pour les catégories BE, C1, C1E, C, CE, D1, D1E, D et DE ne peut être délivré qu'aux conducteurs déjà autorisés à conduire des véhicules de la catégorie B.

2. La validité du permis de conduire est fixée comme suit:

a)

les permis délivrés pour les catégories C1E, CE, D1E ou DE sont valables pour les ensembles de véhicules couplés de la catégorie BE;

b)

les permis délivrés pour la catégorie CE sont valables pour la catégorie DE tant que leurs titulaires sont autorisés à conduire des véhicules de la catégorie D;

c)

les permis délivrés pour la catégorie C1E ou CE sont valables pour la catégorie D1E tant que leurs titulaires sont autorisés à conduire des véhicules de la catégorie D1;

c bis)

les permis délivrés pour les catégories CE et DE sont valables pour les catégories C et D, respectivement; [Am. 80]

d)

les permis délivrés pour les catégories CE et DE sont valables pour les ensembles de véhicules couplés des catégories C1E et D1E respectivement;

d bis)

les permis délivrés pour les catégories C1E et D1E sont valables pour les catégories C1 et D1, respectivement; [Am. 81]

e)

les permis délivrés pour une catégorie quelconque sont valables pour la catégorie AM. Toutefois, pour les permis de conduire délivrés sur son territoire, un État membre peut limiter les équivalences de la catégorie AM aux catégories A1, A2 et A, si ledit État membre subordonne l'obtention d'un permis de catégorie AM à la réussite d'un examen de conduite;

f)

les permis délivrés pour la catégorie A2 sont également valables pour la catégorie A1;

g)

les permis délivrés pour les catégories A, B, C ou D sont valables respectivement pour les catégories A1, A2, B1, C1 ou D1;

h)

deux ans après la première délivrance d’un permis de conduire, délivré pour la catégorie B, il est valable pour conduire les véhicules à carburant de substitution visés à l’article 2 , alinéa 1, point 11 quater, de la présente directive 96/53/CE du Conseil (17) pour les catégories M et N établies par le règlement (UE) 2018/858 (18) , qui sont destinés à être utilisés sur les voies publiques, y compris ceux conçus et construits en une ou plusieurs étapes, et dont la masse maximale autorisée est supérieure à 3 500 kg mais ne dépasse pas 4 250 kg sans remorque , et pour le transport de passagers avec une capacité maximale de 8 sièges, conducteur non compris . Ces véhicules peuvent être attelés à une remorque ou à une semi-remorque à condition que la masse maximale autorisée de cet ensemble ne dépasse pas 5 000 kg; [Am. 82]

h bis)

deux ans après sa première délivrance, un permis de conduire pour la catégorie B est valable pour la conduite d’ambulances telles qu’elles sont définies à l’article 2, alinéa 1, point 11 bis, et d’autres véhicules à usage spécial, ainsi que des autocaravanes telles qu’elles sont définies à l’article 2, alinéa 1, point 11 ter, de la présente directive, dont la masse est inférieure ou égale à 4 250 kg.

Dans les rapports périodiques au Parlement européen et au Conseil visés à l’article 20 de la présente directive, la Commission examine l’incidence des progrès technologiques dans le domaine des équipements médicaux d’urgence et/ou de l’utilisation de carburants de substitution sur la masse totale des ambulances. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 21 en vue de modifier la présente directive pour actualiser la masse maximale des ambulances en fonction des conclusions desdits rapports périodiques.

La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 21 en vue de modifier la présente directive pour actualiser la masse maximale des véhicules visés au premier alinéa du présent point afin de tenir compte de l’incidence des évolutions techniques et du développement des carburants de substitution pour les ambulances; [Am. 83]

h ter)

un permis de conduire délivré pour la catégorie BE est valable, deux ans après sa première délivrance, pour conduire les véhicules à carburant de substitution définis à l’article 2, alinéa 1, point 11 quater, de la présente directive pour les véhicules des catégories M et N fixées dans le règlement (UE) 2018/858, destinés à être utilisés sur les voies publiques, y compris ceux conçus et construits en une ou plusieurs étapes, et dont la masse maximale autorisée est supérieure à 3 500 kg mais ne dépasse pas 4 250 kg sans remorque. Ces véhicules peuvent être attelés à une remorque ou à une semi-remorque dont la masse maximale autorisée ne dépasse pas 3 500 kg; [Am. 84]

h quater)

un permis de conduire délivré pour la catégorie C1 est valable, trois ans après sa première délivrance, pour conduire les véhicules à carburant de substitution définis à l’article 2, alinéa 1, point 11 quater, de la présente directive dont la masse maximale autorisée est supérieure à 7 500 kg mais ne dépasse pas 8 250 kg sans remorque et qui sont conçus et construits pour le transport de huit passagers au maximum, outre le conducteur. Ces véhicules peuvent être attelés à une remorque dont la masse maximale autorisée ne dépasse pas 750 kg; [Am. 85]

h quinquies)

un permis de conduire délivré pour la catégorie C1E est valable, trois ans après sa première délivrance, pour la conduite des véhicules à carburant de substitution visés à l’article 9, paragraphe 2, point h quater), et leur remorque ou semi-remorque dont la masse maximale autorisée est supérieure à 750 kg, à condition que la masse autorisée de l’ensemble ne dépasse pas 12 750 kg; [Am. 86]

h sexies)

un permis de conduire délivré pour la catégorie D1 est valable, trois ans après sa première délivrance, pour les véhicules conçus et construits pour le transport d’au maximum 22 passagers outre le conducteur et ayant une longueur maximale ne dépassant pas 8 mètres. [Am. 88]

Dans son deuxième rapport sur la mise en œuvre adressé au Parlement européen et au Conseil, visé à l’article 20 de la présente directive, la Commission évalue l’effet du développement et du déploiement des véhicules à carburant de substitution et/ou de l’application des [points h) à h quinquies) du présent article] sur la sécurité routière. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 21 afin de modifier la présente directive en mettant à jour les seuils de masse des véhicules à carburant de substitution. [Am. 89]

3. Les États membres peuvent accorder, pour la conduite sur leur territoire, les équivalences suivantes:

a)

tricycles motorisés sous couvert d'un permis de catégorie B, pour les tricycles motorisés d'une puissance dépassant 15 kW à condition que le titulaire du permis de catégorie B soit âgé d'au moins 21 ans;

b)

motocycles de la catégorie A1 sous couvert d'un permis de catégorie B.

Les équivalences prévues au premier alinéa sont mutuellement reconnues par les États membres qui les ont accordées.

Les États membres n’indiquent pas l'habilitation à conduire les véhicules visés au premier alinéa sur le permis de conduire, sauf au moyen des codes de l’Union spécifiés à l’annexe I, partie E.

Les États membres informent sans délai la Commission des équivalences visées au premier alinéa qui sont accordées sur leur territoire, en incluant le cas échéant les codes nationaux éventuellement utilisés avant l’entrée en vigueur de la présente directive. La Commission met ces informations à la disposition des États membres afin de faciliter l’application du présent paragraphe.

4. Les États membres peuvent autoriser la conduite sur leur territoire des catégories de véhicules suivantes:

a)

véhicules de la catégorie D1 d'une masse maximale autorisée de 3 500 kg n'incluant pas les équipements spécialisés destinés au transport de passagers handicapés par les conducteurs âgés de plus de 21 ans et titulaires d'un permis de conduire de catégorie B, au moins deux ans après que ce permis a été délivré pour la première fois et à condition que ces véhicules soient utilisés à des fins sociales par des entités non commerciales et que le conducteur fournisse ses services à titre bénévole;

b)

les véhicules dont la masse maximale autorisée dépasse 3 500 kg par les conducteurs de plus de 21 ans titulaires d’un permis de conduire délivré pour la catégorie B, au moins deux ans après la première délivrance de ce permis de conduire, pour autant que toutes les conditions suivantes soient remplies:

i)

ces véhicules sont destinés à être utilisés, à l’arrêt, uniquement comme espace d’instruction ou de loisirs;

ii)

ils sont utilisés par des organismes non commerciaux à des fins sociales;

iii)

ils ont été modifiés de manière à ne pouvoir être utilisées ni pour le transport de plus de neuf personnes ni pour le transport de marchandises autres que celles strictement nécessaires à leur utilisation;

c)

véhicules de la catégorie B d’une masse maximale autorisée de 2 500 kg et d’une vitesse maximale physiquement limitée à 45 km/h par les conducteurs de moins de 21 ans titulaires d’un permis de conduire délivré pour la catégorie B1.

Les États membres n’indiquent pas l'habilitation à conduire les véhicules visés au premier alinéa points a) et b), sur le permis de conduire, sauf au moyen des codes nationaux pertinents.

Les États membres informent immédiatement la Commission de toute dérogation accordée conformément au présent paragraphe.

4 bis. Les États membres ont le droit d’autoriser, sur leur territoire, la conduite de véhicules de catégorie D ou D1 par les titulaires d’un permis de conduire délivré pour la catégorie C, à condition qu’aucune autre personne ne soit transportée à bord du véhicule et que le conducteur soit une personne exécutant le contrôle technique conformément à la directive 2014/45/UE, ou un mécanicien de l’atelier de réparation automobile effectuant un parcours de contrôle, tous deux dans un rayon de 5 km autour de l’atelier, une fois que le véhicule a été réparé, ou à des fins d’entretien ou de conduite d’inspection. Les États membres informent la Commission de toute autorisation accordée conformément au présent paragraphe. [Am. 91]

Article 10

Délivrance, validité et renouvellement

1. Le permis de conduire n’est délivré qu’aux candidats qui remplissent les conditions suivantes:

a)

ils ont réussi une épreuve de contrôle des aptitudes et des comportements et une épreuve de contrôle des connaissances et répondent à des normes minimales d’aptitude physique et mentale à la conduite, conformément aux dispositions des annexes II et III;

b)

en ce qui concerne la catégorie AM, ils ont réussi seulement une épreuve théorique; les États membres peuvent imposer aux demandeurs la réussite d'une épreuve de contrôle des aptitudes et des comportements et un examen médical pour cette catégorie.

Pour les tricycles et les quadricycles qui relèvent de cette catégorie, les États membres peuvent imposer une épreuve spécifique de contrôle des aptitudes et des comportements. Afin de distinguer entre les véhicules de la catégorie AM, un code national peut être inscrit sur le permis de conduire;

c)

en ce qui concerne la catégorie A2 ou A, et à condition qu’ils aient acquis une expérience minimale de deux ans sur un motocycle de catégorie A1 ou A2 respectivement:

i)

ils ont réussi seulement une épreuve de contrôle des aptitudes et des comportements, ou

ii)

ils ont suivi une formation conformément à l’annexe VI;

d)

ils ont suivi une formation ou ont réussi une épreuve de contrôle des aptitudes et des comportements, ou ont suivi une formation et réussi une épreuve de contrôle des aptitudes et des comportements conformément à l'annexe V pour ce qui concerne la catégorie B pour la conduite d'un ensemble de véhicules visé à l’article 6, paragraphe 1, point c) ii), troisième alinéa;

e)

ils ont leur résidence normale sur le territoire de l'État membre délivrant le permis de conduire ou peuvent prouver qu'ils y font des études depuis 6 mois au moins.

1 bis. Les États membres adoptent les dispositions nécessaires pour que les personnes handicapées dont l’épreuve a lieu dans un véhicule adapté à leur handicap soient dispensées d’effectuer des tâches incompatibles avec leur handicap. [Am. 94]

2. La durée minimale de validité administrative des permis de conduire délivrés par les États membres est la suivante: [Am. 95]

a)

15 ans pour les catégories AM, A1, A2, A, B, B1 et BE;

b)

cinq ans pour les catégories C, CE, C1, C1E, D, DE, D1 et D1E.

Le renouvellement d'un permis de conduire peut provoquer le commencement d'une nouvelle période de validité administrative pour une ou plusieurs autres catégories de véhicules que le titulaire du permis est autorisé à conduire, dans la mesure où cela est conforme aux conditions énoncées dans la présente directive.

La présence d'une puce électronique ou d’un code QR en application de l’article 4, paragraphes 5 et 6 respectivement, n'est pas une condition de validité d'un permis de conduire. La perte ou l'illisibilité d'une puce électronique ou d’un code QR, ou tout autre dommage subi par celui-ci, n'a aucun effet sur la validité du document.

Les États membres peuvent limiter la durée de validité administrative des permis délivrés aux conducteurs novices au sens de l’article 15, paragraphe 1, pour toute catégorie afin de pouvoir appliquer des mesures spécifiques à ces conducteurs, dans le but d'améliorer leur sécurité sur la route.

Dans le respect du principe de subsidiarité, les États membres peuvent limiter la durée de validité administrative de permis de conduire dans des cas individuels pour toute catégorie , tout en tenant compte de l’aptitude médicale et de l’aptitude à conduire en toute sécurité conformément à l’annexe III, s'il est jugé nécessaire d'augmenter la fréquence des contrôles médicaux ou d'appliquer d'autres mesures spécifiques, notamment des restrictions visant les auteurs d'infractions routières , afin d’améliorer encore les mesures de sécurité routière . [Am. 253, 315 et 335]

Les États membres réduisent les durées de validité administrative prévues au premier alinéa à cinq ans ou moins pour les permis de conduire dont les titulaires résident sur leur territoire et sont âgés de 70 ans révolus afin d'augmenter la fréquence des contrôles médicaux ou d'appliquer d'autres mesures spécifiques, notamment des cours de remise à niveau. Cette durée réduite de validité administrative n’est appliquée qu'à l'occasion du renouvellement du permis de conduire. [Am. 97]

Les États membres peuvent réduire la durée de validité administrative visée au présent paragraphe des permis de conduire des personnes qui ont obtenu un titre de séjour temporaire ou qui bénéficient d’une protection temporaire ou d’une protection adéquate en vertu du droit national sur leur territoire. À cette fin, cette durée de validité administrative réduite est égale ou inférieure à la validité administrative du titre de séjour temporaire ou de la protection temporaire ou de la protection adéquate.

3. Le renouvellement du permis de conduire au moment où sa validité administrative vient à échéance est subordonné aux deux conditions suivantes:

a)

le maintien du respect des normes minimales d’aptitude physique et mentale à la conduite énoncées à l’annexe III;

b)

la résidence normale sur le territoire de l'État membre délivrant le permis de conduire ou la preuve que le demandeur y fait des études depuis 6 mois au moins, au moment du dépôt de la demande.

4. En cas de crise, les États membres peuvent prolonger la durée de validité administrative des permis de conduire qui arriveraient autrement à expiration, pour une période maximale de six mois. La prolongation peut être renouvelée si la crise persiste.

Toute prolongation de ce type est dûment motivée et notifiée immédiatement à la Commission. La Commission publie immédiatement ces informations au Journal officiel de l’Union européenne. Les États membres reconnaissent la validité des permis de conduire dont la durée de validité administrative a été prolongée en vertu du présent paragraphe.

Lorsqu’une crise touche plusieurs États membres, la Commission peut adopter des actes d’exécution afin de prolonger la durée de validité administrative de l’ensemble ou de certaines catégories de permis de conduire qui arriveraient autrement à expiration. Cette prolongation ne peut excéder six mois et peut être renouvelée si la crise persiste. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 22, paragraphe 3.

Lorsqu’un État membre n’est pas et n’est pas susceptible d’être touché par des difficultés rendant impossible le renouvellement des permis de conduire en raison de la crise visée au troisième alinéa, ou lorsqu’il a pris des mesures nationales appropriées pour atténuer les effets de la crise, cet État membre peut décider de ne pas appliquer la prolongation introduite par l’acte d’exécution visé au troisième alinéa, après en avoir préalablement informé la Commission. La Commission en informe les autres États membres et publie un avis au Journal officiel de l’Union européenne.

Aux fins du présent paragraphe, on entend par «crise», un événement exceptionnel, inattendu et soudain, naturel ou d’origine humaine, de nature et d’ampleur extraordinaires, qui se produit à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Union et qui a des incidences directes ou indirectes importantes sur le domaine du transport routier et qui empêche également les titulaires de permis de conduire ou les autorités nationales compétentes d’effectuer les procédures nécessaires à leur renouvellement, ou restreint considérablement la possibilité d’y parvenir.

5. Sans préjudice des lois pénales et de police nationales, les États membres peuvent appliquer à la délivrance du permis de conduire les dispositions de leur réglementation nationale concernant des conditions autres que celles visées par la présente directive. Ils en informent la Commission.

6. Lorsqu’ils délivrent ou renouvellent des permis de conduire des catégories AM, A, A1, A2, B, B1 et BE, les États membres peuvent imposer un contrôle des normes minimales concernant l'aptitude physique et mentale à la conduite telles qu'exposées à l'annexe III au lieu de l’autoévaluation prévue au point trois de ladite annexe. Dans ce cas, l’examen médical porte sur l’ensemble des incapacités médicales mentionnées à l’annexe III.

La Commission adopte, au plus tard le [date d’adoption + 18 mois], des actes d’exécution définissant le contenu de l’autoévaluation visée à l’annexe III, point 3, et couvrant l’ensemble des incapacités médicales mentionnées dans ladite annexe. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 22, paragraphe 2. [Am. 99]

Tout en respectant le principe de subsidiarité, lorsqu’ils renouvellent des permis de conduire des catégories AM, A, A1, A2, B, B1, BE et T les États membres peuvent imposer un contrôle des normes minimales concernant l’aptitude à la conduite exposées à l’annexe III. [Am. 256 et 318]

6 bis. Les États membres établissent des lignes directrices fondées sur des données probantes permettant aux médecins généralistes et aux médecins de famille de détecter les personnes susceptibles de présenter un risque pour la conduite d’une voiture et agissent en coordination avec les autorités chargées de délivrer les permis de conduire. [Am. 100]

6 ter. Les États membres mettent en place des campagnes nationales de sensibilisation du grand public aux signaux mentaux ou physiques susceptibles de constituer un risque pour la conduite d’un véhicule. [Am. 101]

7. Aucune personne ne peut être titulaire de plus d' ’ un permis de conduire physique. Une personne peut toutefois être titulaire de plusieurs stocker un permis de conduire mobiles, à condition qu’ils soient délivrés par le même État membre mobile sur plusieurs appareils . [Am. 102]

Aucune personne ne peut être titulaire de permis de conduire délivrés par plusieurs États membres.

Les États membres refusent de délivrer un permis de conduire s'ils constatent que la personne qui en fait la demande détient déjà un permis de conduire délivré par un autre État membre.

Les États membres prennent les mesures nécessaires pour l’application du troisième alinéa. Les mesures nécessaires concernant la délivrance, le remplacement, le renouvellement ou l'échange d'un permis de conduire consistent à vérifier auprès des autres États membres si l'intéressé est déjà titulaire d'un autre permis de conduire lorsqu'il existe des motifs raisonnables de le soupçonner. À cette fin, les États membres utilisent le réseau des permis de conduire de l’Union visé à l’article 19.

Sans préjudice de l'article 3, paragraphe 6, l'État membre qui délivre un permis de conduire fait diligence en vue de s'assurer que l'intéressé remplit les conditions prévues au paragraphe 1 du présent article et applique ses dispositions nationales en matière d'annulation ou de retrait du permis de conduire ou du droit de conduire s'il est établi qu'un permis a été délivré sans que ces conditions aient été respectées.

8. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 21 en vue de modifier les annexes II, V et VI lorsque cela est nécessaire afin de tenir compte des progrès techniques ou opérationnels et des évolutions scientifiques.

8 bis. En s’appuyant sur des avis d’experts, la Commission élabore une formation en ligne à l’intention des médecins généralistes, pour leur permettre d’évaluer tous les aspects de l’aptitude à la conduite d’un candidat. [Am. 103]

Article 11

Échange et remplacement des permis de conduire délivrés par les États membres

1. Dans le cas où le titulaire d'un permis de conduire valable délivré par un État membre a établi sa résidence normale dans un autre État membre, il ou elle peut demander l'échange de son permis de conduire contre un permis équivalent. L'État membre qui procède à l'échange vérifie pour quelle catégorie le permis présenté est effectivement encore valable.

2. Sous réserve du respect du principe de territorialité des lois pénales et de police, l'État membre où est située la résidence normale peut appliquer au titulaire d'un permis de conduire délivré par un autre État membre ses dispositions nationales concernant la restriction, la suspension, le retrait ou l'annulation du droit de conduire et, si nécessaire, procéder à ces fins à l'échange de ce permis.

3. L' ’ État membre qui procède à l' ’ échange d’un permis de conduire physique renvoie l' ’ ancien permis aux autorités de l' ’ État membre qui l' ’ a délivré et communique les motifs de cette action. L’État membre qui effectue l’échange d’un permis de conduire communique aux autorités de l’État membre qui l’a délivré les motifs de cet échange. Les États membres qui ont initialement délivré le permis veillent à ce que l’ancien permis mobile ne puisse plus être présenté. Pour faciliter la communication, les États membres utilisent le réseau des permis de conduire de l’Union visé à l’article 19, paragraphe 1. [Am. 104]

4. Le remplacement d'un permis de conduire faisant suite à une perte ou à un vol peut seulement être obtenu auprès des autorités compétentes de l'État membre où le ou la titulaire a sa résidence normale. Ces autorités procèdent au remplacement sur la base des renseignements qu'elles détiennent ou, s'il y a lieu, d'une attestation des autorités compétentes de l'État membre ayant délivré le permis initial.

Article 11 bis

Permis de conduire provisoire

1. Lors du remplacement, du renouvellement ou de l’échange d’un permis de conduire, l’État membre procédant au remplacement, au renouvellement ou à l’échange délivre un permis de conduire provisoire sous la forme d’un certificat, même s’il s’agit du même État membre que celui qui a délivré le permis précédent. La Commission est habilitée à adopter d’ici au 31 décembre 2025 des actes délégués conformément à l’article 21 pour compléter la présente directive en établissant un modèle normalisé de formulaire pour ce certificat. Lorsqu’elle adopte ces actes délégués, la Commission tient dûment compte de tout risque de falsification de ces formulaires.

2. Le certificat délivré par un État membre conformément au présent article est valable pour une période d’un mois au plus. Ces certificats sont reconnus mutuellement par les États membres. Les États membres peuvent renouveler ce certificat à deux reprises, pour une période d’un mois au plus à chaque fois, lorsque le remplacement, le renouvellement ou l’échange du permis de conduire nécessitent un délai plus long. La validité d’un tel certificat cesse automatiquement lorsque le titulaire entre en possession d’un permis physique ou mobile conformément à l’article 3. [Am. 105]

Article 12

Échange de permis de conduire délivrés par des pays tiers

1. Lorsqu’un État membre prévoit l’échange d’un permis de conduire délivré par un pays tiers à un titulaire qui a établi sa résidence normale sur son territoire, cet État membre procède à l’échange du permis de conduire conformément aux dispositions du présent article.

2. Lorsqu’un État membre échange un permis de conduire délivré par un pays tiers qui n’a pas fait l’objet d’une décision d’exécution visée au paragraphe 7, cet échange est enregistré sur le permis de conduire délivré par cet État membre au moyen du code correspondant figurant à l’annexe I, partie E, de même que tout renouvellement ou remplacement ultérieur. En cas de transfert de la résidence normale du titulaire de ce permis dans un autre État membre, ce dernier pourra ne pas appliquer le principe de la reconnaissance mutuelle exposé à l'article 3, paragraphe 6.

Les États membres appliquent, pour ces échanges, les dispositions de leur législation nationale, dans les conditions prévues au présent paragraphe.

3. Lorsque le permis de conduire est délivré dans une catégorie et par un pays tiers ayant fait l’objet d’une décision d’exécution visée au paragraphe 7, cet échange n’est pas enregistré sur le permis de conduire délivré par l’État membre concerné. Dans ces cas, les États membres échangent le permis de conduire conformément aux conditions fixées dans la décision d’exécution correspondante.

4. Lorsqu’un permis de conduire délivré par un État membre a été échangé contre un permis de conduire délivré par un pays tiers, les États membres n’exigent pas le respect de conditions supplémentaires autres que celles énoncées à l’article 10, paragraphe 3, point a), ni ne consignent aucune information supplémentaire aux fins de l’échange de ce permis contre un permis de conduire délivré par eux, en ce qui concerne les catégories du permis de conduire initial.

Dans la situation visée au premier alinéa, lorsqu’un demandeur demande l’échange d’un permis de conduire valable également pour les catégories pour lesquelles il a acquis le droit de conduire dans un pays tiers, les règles suivantes s’appliquent:

a)

Lorsque le permis de conduire a été délivré dans une catégorie et par un pays tiers ayant fait l’objet d’une décision d’exécution visée au paragraphe 7, le paragraphe 3 s’applique.

b)

en l’absence d’une telle décision d’exécution, le paragraphe 2 s’applique.

5. Les échanges visés aux paragraphes 2, 3 et 4 ne sont effectués que si le permis de conduire délivré par un pays tiers a été remis aux autorités compétentes de l'État membre qui procède à l'échange.

6. La Commission peut déterminer qu’un pays tiers dispose d’un cadre en matière de transport routier garantissant, en tout ou en partie, un niveau de sécurité routière comparable à celui de l’Union qui permet l’échange des permis de conduire délivrés par ce pays tiers sans enregistrement de cet échange sur les permis de conduire délivrés par les États membres, le cas échéant après avoir satisfait à certaines conditions prédéfinies.

Lorsque la Commission identifie un tel pays tiers, elle peut évaluer le cadre du transport routier du pays tiers en coopération avec les États membres. Les États membres disposent d’un délai de six mois pour donner leur avis sur le cadre du transport routier en place dans le pays tiers identifié. La Commission procède à l’évaluation dès qu’elle a reçu l’avis de tous les États membres ou après l’expiration du délai de transmission des avis, la date la plus tardive proche étant retenue. [Am. 106]

Lorsqu’elle évalue le cadre pour le transport routier en place dans un pays tiers, la Commission tient compte au moins des éléments suivants:

a)

les exigences en matière de permis de conduire en vigueur, telles que la classification des catégories de permis de conduire, les exigences en matière d’âge minimal, les exigences et conditions relatives à la formation et aux examens de conduite, ainsi que les normes médicales pour la délivrance du permis;

b)

si le pays tiers délivre des permis de conduire mobiles et, dans l’affirmative, les détails techniques et structurels applicables à l’exploitation du système;

c)

la mesure dans laquelle des permis de conduire falsifiés sont en circulation et les mesures prises pour prévenir la falsification des permis de conduire;

d)

la durée de validité administrative des permis de conduire délivrés par le pays tiers;

e)

les conditions de circulation dans le pays tiers et leur comparabilité avec les conditions de circulation sur les réseaux routiers de l’Union;

f)

les performances du pays tiers en matière de sécurité routière.

f bis)

le système d’échange des permis de conduire de l’Union mis en place par le pays tiers. [Am. 107]

7. La Commission peut, après avoir procédé à l’évaluation visée au paragraphe 6 et au moyen de décisions d’exécution, décider qu’un pays tiers a mis en place un cadre en matière de transport routier garantissant en tout ou en partie un niveau de sécurité routière comparable à celui de l’Union et que les permis de conduire délivrés par ce pays tiers peuvent être échangés sans qu’un tel échange ne soit enregistré sur le permis de conduire délivré par un État membre.

La décision d’exécution contient au moins:

a)

les catégories de permis de conduire visées à l’article 6, pour lesquelles un échange peut avoir lieu sans l’inscrire sur le permis de conduire délivré par un État membre;

b)

les dates de délivrance du permis de conduire d’un pays tiers, à partir duquel un échange peut avoir lieu sans l’inscrire sur le permis de conduire délivré par un État membre;

c)

les conditions générales à respecter aux fins de la vérification de l’authenticité du document officiel à échanger;

d)

toutes les conditions générales auxquelles le demandeur doit satisfaire pour démontrer le respect des normes médicales énoncées à l’annexe III, avant l’échange.

Lorsque le permis de conduire du demandeur ne permet pas de se conformer au deuxième alinéa, points a) ou b), du présent paragraphe, les États membres peuvent décider d’échanger le permis de conduire conformément au paragraphe 2. Lorsque le demandeur n’est pas en mesure de se conformer au deuxième alinéa, points c) ou d), du présent paragraphe, les États membres refusent d’échanger le permis de conduire. Toute condition supplémentaire que la décision d’exécution peut contenir prévoit soit l’applicabilité des dispositions nationales de l’État membre conformément au paragraphe 2, soit le refus de l’échange du permis de conduire, lorsque ces conditions ne sont pas remplies par le demandeur.

Les décisions d’exécution sont adoptées en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 22, paragraphe 2.

8. La décision d’exécution visée au paragraphe 7 prévoit un réexamen périodique, au moins tous les quatre ans, de la situation en matière de sécurité routière dans le pays tiers concerné. En fonction des conclusions du réexamen, la Commission maintient, modifie ou suspend, dans la mesure nécessaire, ou abroge l’acte d’exécution visé au paragraphe 7.

8 bis. Un certificat d’aptitude professionnelle (CAP), ou un certificat équivalent, délivré par un pays tiers visé au paragraphe 2 peut être remplacé par un nouveau CAP délivré par un État membre lorsque le titulaire a suivi dans cet État membre une formation complémentaire de compétences d’une durée maximale de 35 heures. Cette formation complémentaire de compétences est effectuée dans la langue de l’UE la mieux comprise par le [candidat]. Si nécessaire, conformément à la directive (UE) 2022/2561 relative à la qualification initiale et à la formation continue des conducteurs de certains véhicules routiers affectés aux transports de marchandises ou de voyageurs (19) , une aide linguistique appropriée est fournie afin de garantir un niveau élevé de compétence et de sécurité routière.

Afin de déterminer si des pays tiers disposent de règles totalement ou partiellement comparables aux règles correspondantes de l’Union qui garantissent un niveau de sécurité routière totalement ou partiellement comparable à celui de l’Union, la Commission est habilitée à adopter au plus tard le... [2 ans après l’entrée en vigueur de la présente directive modificative] des actes délégués conformément à l’article 21 afin de compléter la présente directive en établissant les conditions et les critères et méthodes à utiliser pour évaluer les règles des pays tiers en matière de formation professionnelle des conducteurs ou les règles de pays tiers relatives aux procédures de certification et d’examen, ou les deux

Sur la base de ces [actes délégués/conditions, critères et méthodologies d’évaluation], et en coopération avec les États membres conformément à la procédure prévue au paragraphe 6, la Commission adopte des actes d’exécution établissant sa décision selon laquelle un pays tiers spécifique dispose de règles en matière de formation professionnelle des conducteurs et/ou de règles relatives aux procédures de certification et d’examen totalement ou partiellement comparables aux règles correspondantes de l’Union qui garantissent un niveau de sécurité routière totalement ou partiellement comparable à celui de l’Union. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 22, paragraphe 2. [Am. 108]

9. La Commission publie au Journal officiel de l’Union européenne et sur son site internet une liste des pays tiers qui ont fait l’objet d’une décision d’exécution conformément au paragraphe 7 aux paragraphes 7 et 8 bis , et publie également en conséquence toute modification pertinente apportée conformément au paragraphe 9 8 . [Am. 109]

10. La Commission met en place un réseau de connaissances pour regrouper, traiter et diffuser les connaissances et les informations sur les meilleures pratiques pour l’intégration des conducteurs professionnels étrangers dans le marché intérieur. Le réseau comprend les autorités compétentes des États membres, les centres d’excellence, les universités et les chercheurs, les partenaires sociaux et d’autres acteurs concernés du secteur du transport routier.

Article 12 bis

Plateforme de coopération

1. La Commission met en place une plateforme de coopération pour agréger, traiter et diffuser les connaissances et les informations sur les meilleures pratiques relatives:

a)

aux programmes de formation des conducteurs dans les États membres, y compris la formation pour les véhicules à usage spécial, tels que les engins mobiles non routiers;

b)

à l’octroi de licences pour les véhicules à usage spécial, tels que les engins mobiles non routiers, et à leur utilisation normale dans les différents États membres, y compris les implications transfrontalières des différences entre ces règles en vue de faciliter l’utilisation de ces engins; et

c)

à tout autre aspect jugé approprié.

2. Les autorités compétentes des États membres et les parties prenantes concernées du secteur du transport routier participent à la plateforme, laquelle facilite, dans la mesure du possible, la mise en œuvre de ces bonnes pratiques. [Am. 320]

Article 13

Effets d’une restriction, d’une suspension, d’un retrait ou d’une annulation du droit de conduire ou du permis de conduire

1. Un État membre refuse de délivrer un permis de conduire à un demandeur dont le permis de conduire fait l'objet d'une restriction, d'une suspension, d'un retrait ou d’une annulation dans un autre État membre.

2. Un État membre refuse de reconnaître, à une personne dont le permis de conduire fait l'objet, sur son territoire, d'une restriction, d'une suspension, d'un retrait ou d’une annulation, la validité de tout permis de conduire délivré par un autre État membre.

3. Un permis de conduire ou le droit de conduire est considéré comme limité, suspendu, retiré ou annulé aux fins du présent article tant que l’intéressé ne remplit pas les conditions imposées par un État membre pour pouvoir récupérer son droit de conduire ou son permis de conduire ou en demander un nouveau.

Les États membres veillent à ce que les conditions qu’ils imposent pour que le titulaire puisse récupérer son droit de conduire ou son permis de conduire ou puisse en demander un nouveau soient proportionnées et non discriminatoires envers les titulaires d’un permis de conduire délivré par tout autre État membre et qu’elles n’entraînent pas, à elles seules, un refus indéfini de délivrer un permis de conduire ou de reconnaître un permis de conduire délivré par un autre État membre.

Un État membre suspend le permis de conduire lorsque l’examen médical de confirmation de validité visé à l’article 10 révèle que les exigences physiques et mentales en ce qui concerne l’état de santé énoncées à l’annexe III ne sont temporairement pas réunies. [Am. 110]

4. Aucune disposition du présent article ne peut être interprétée comme empêchant les États membres d’interdire à une personne de conduire indéfiniment sur leur territoire sans lui donner la possibilité de récupérer son droit de conduire ou son permis de conduire ou de demander un nouveau permis, lorsque son comportement le justifie.

Lorsqu’un État membre, conformément au présent paragraphe, a imposé une interdiction de conduire pour une durée indéterminée, cet État membre peut refuser de reconnaître indéfiniment la validité de tout permis de conduire délivré par un autre État membre sur son territoire respectif. Par dérogation au paragraphe 1, les autres États membres peuvent, après consultation de l’État membre imposant l’interdiction de conduire pour une durée indéterminée, délivrer un permis de conduire à cette personne.

Article 14

Système de conduite accompagné

1. Par dérogation à l’article 7, paragraphe 1, points b) et d), respectivement, les États membres délivrent des permis de conduire, conformément à l’article 10, paragraphe 1, pour les catégories B , C et C1 et C portant le code de l’Union 98.02 figurant à l’annexe I, partie E, aux demandeurs ayant atteint l’âge de 17 ans. [Am. 111]

2. Les titulaires d’un permis de conduire portant le code 98.02 de l’Union qui n’ont pas atteint l’âge de 18 ans ne conduisent que s’ils sont accompagnés d’une personne remplissant occupant le siège passager avant et en mesure de les guider pendant la conduite. L’accompagnant se soumet aux règles portant sur la conduite sous l’influence de l’alcool ou de stupéfiants, ou lorsqu’il existe une incapacité liée à une quelconque autre raison, et remplit les conditions suivantes: [Am. 112]

a)

être âgé d’au moins 25 ans;

b)

être titulaire d’un permis de conduire de l’Union de la catégorie concernée délivré il y a plus de cinq ans; [Am. 113]

c)

ne pas avoir fait l’objet d’une déchéance du droit de conduire au cours des cinq dernières années;

d)

ne pas avoir fait l’objet d’une décision dans le domaine du droit pénal résultant d’une infraction liée à la circulation routière;

e)

dans le cas d’un véhicule de catégorie C des catégories C et C1 , posséder la qualification et avoir suivi la formation prévues par la directive (UE) 2022/2561. ; [Am. 114]

e bis)

dans le cas d’un véhicule des catégories C et C1, avoir suivi une formation spécifique de 7 heures, dans le cadre de la formation continue du CAP, afin d’acquérir les compétences professionnelles et pédagogiques nécessaires. [Am. 115]

Les États membres peuvent décider de porter la durée de la formation à 14 heures au maximum. [Am. 116]

3. Les États membres peuvent exiger l’identification des personnes accompagnantes visées au paragraphe 2 afin de garantir le respect du présent article. Les États membres peuvent limiter le nombre de personnes accompagnantes admissible.

3 bis. Le système de conduite accompagnée ne limite pas les possibilités actuelles qu’ont les États membres d’abaisser l’âge minimal requis pour la catégorie B, comme le prévoit l’article 7, paragraphe 2, de la présente directive, et d’appliquer les dispositions correspondantes au niveau national. [Am. 117]

4. Les États membres peuvent appliquer des conditions supplémentaires pour la délivrance d’un permis de conduire portant le code 98.02 de l’Union aux demandeurs qui n’ont pas atteint l’âge de 18 ans. Ils en informent la Commission. La Commission rend ces informations publiques.

4 bis. Les États membres peuvent abaisser l’âge prévu au paragraphe 1 pour les personnes qui ont leur résidence habituelle sur leur territoire afin de mener des projets pilotes et de collecter des données sur les effets de l’abaissement de l’âge de la conduite accompagnée dans le cadre de la formation du demandeur jusqu’à ce qu’il ait conduit 3 500 km. Tout État membre souhaitant utiliser cette possibilité soumet une demande motivée à la Commission. La Commission évalue la demande en échangeant avec l’État membre concerné et rend sa décision dans un délai de trois mois. La Commission peut approuver ou rejeter la demande en soumettant un avis motivé, ou l’approuver à des conditions supplémentaires afin de garantir la sécurité routière. Lorsqu’une dérogation est accordée par la Commission, les dispositions des paragraphes 2, 3 et 4 demeurent applicables. Les États membres assurent le suivi des résultats des projets pilotes approuvés et les communiquent à la Commission. La Commission évalue les demandes et, lorsqu’ils sont disponibles, les résultats des projets pilotes approuvés dans le cadre de ses examens périodiques. [Am. 118]

Article 15

Période probatoire

1. Le titulaire d’un permis de conduire d’une catégorie donnée délivré pour la première fois est considéré comme un conducteur novice et est soumis à une période probatoire d’au moins deux ans. Les États membres fixent les règles concernant la durée de la période probatoire et les sanctions applicables aux conducteurs novices. [Am. 119]

1 bis. Les États membres imposent aux jeunes conducteurs l’obligation d’apposer un disque standard de l’Union sur le pare-brise arrière de leur véhicule pendant toute la durée de la période probatoire. Au plus tard le [6 mois à compter de la date d’entrée en vigueur de la présente directive], la Commission adopte, conformément à l’article 21, un acte délégué établissant les spécifications visuelles communes pour le disque commun. [Am. 268]

2. Les États membres établissent des règles relatives aux sanctions applicables aux conducteurs novices qui conduisent avec un taux d’alcoolémie supérieur à 0,0 g/ml 0,2 g/ml ou sous l’influence de substances psychotropes ou de stupéfiants. Les autorités des États membres chargées de l’application de la présente directive définissent un seuil technique de tolérance zéro pour leurs mesures sur la base de la limite de quantification la plus basse qui tient compte de l’exposition passive ou accidentelle et prennent toutes les mesures nécessaires pour garantir leur mise en œuvre. Ces sanctions doivent être effectives, proportionnées, dissuasives et non discriminatoires , et peuvent comprendre une déchéance du droit de conduire . [Am. 120]

2 bis. Les États membres établissent des règles relatives aux sanctions plus strictes lorsqu’elles s’appliquent aux conducteurs novices, notamment dans les cas où ils n’utilisent pas les équipements de sécurité ou où ils conduisent sans permis de conduire valable, et prennent toutes les mesures nécessaires pour garantir leur mise en œuvre. Ces sanctions doivent être effectives, proportionnées, dissuasives et non discriminatoires. [Am. 121]

2 ter. Les États membres peuvent étendre l’application du système de tolérance zéro pour l’alcool et les drogues psychoactives illicites à tous les conducteurs. [Am. 269]

3. Les États membres peuvent établir des règles supplémentaires applicables sur leur territoire aux conducteurs novices pendant la période d’essai afin d’améliorer la sécurité routière. Ils en informent la Commission. Ces règles ne limitent pas la conduite nocturne. [Am. 122]

4. Les États membres font figurer sur les permis de conduire délivrés au cours d’une période d’essai le code de l’Union 98.01 figurant à l’annexe I, partie E.

5. Une période d’essai n’est pas appliquée aux conducteurs obtenant un permis de conduire de catégorie A2 ou A conformément à l’article 10, paragraphe 1, point c).

5 bis. Pour les conducteurs qui valident une nouvelle catégorie au cours de la période probatoire correspondant à un permis d’une autre catégorie délivré antérieurement, il est possible de raccourcir la période probatoire correspondant à cette nouvelle catégorie en fonction de la période probatoire déjà accomplie, sans qu’elle puisse être inférieure à six mois. Une telle réduction n’est pas possible si le permis de conduire existant n’est délivré que pour la catégorie AM. [Am. 123]

5 ter. Les États membres sont invités à inclure dans leurs programmes d’enseignement primaire et secondaire des formations sur les règles de sécurité routière, adaptées à l’âge des élèves, ainsi que des formations pour sensibiliser aux risques de la circulation routière. Ils peuvent utiliser les recettes affectées au titre de la [directive (UE) 2015/413 du Parlement européen et du Conseil (20) pour soutenir financièrement ces initiatives. De la même manière, la Commission peut utiliser les ressources visées à l’article 8 bis de ladite directive pour apporter un concours financier à ces initiatives. [Am. 124]

Article 16

Examinateurs

1. Les examinateurs du permis de conduire satisfont aux normes minimales énoncées à l’annexe IV.

Les examinateurs du permis de conduire exerçant déjà cette fonction avant le 19 janvier 2013 l’entrée en vigueur de la présente directive sont uniquement soumis aux exigences en matière d' ’ assurance de la qualité et de formation continue régulière. [Am. 125]

2. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 21 en vue de modifier l’annexe IV lorsque cela est nécessaire afin de tenir compte des évolutions techniques, opérationnelles ou scientifiques.

Article 17

Résidence normale

1. Aux fins de l' ’ application de la présente directive, on entend par «résidence normale» le lieu où une personne demeure habituellement, c' ’ est-à-dire pendant au moins 185 jours par année civile, en raison d' ’ attaches personnelles et ou professionnelles, ou et , dans le cas d' ’ une personne sans attaches professionnelles, en raison d' « attaches personnelles révélant des liens étroits entre elle-même et l' “ endroit où elle demeure. [Am. 126]

Toutefois, la résidence normale d'une personne dont les attaches professionnelles sont situées dans un lieu différent de celui de ses attaches personnelles et qui, de ce fait, est amenée à séjourner alternativement dans des lieux différents situés dans deux États membres ou plus est censée se situer au lieu de ses attaches personnelles, à condition qu'elle y retourne régulièrement. Cette dernière condition n'est pas requise lorsque la personne demeure dans un État membre pour l'exécution d'une mission d'une durée déterminée. La fréquentation d'une université ou d'une école n'implique pas le transfert de la résidence normale.

2. Aux fins de l’article 10, paragraphe 3, point b), et de l’article 11, paragraphe 4, la résidence normale du personnel des services diplomatiques de l’Union ou de ses États membres, ou des membres de leur famille faisant partie de leur ménage, est considérée comme se trouvant sur le territoire des États membres qui ont délivré les permis de conduire qui sont renouvelés ou remplacés.

Aux fins du présent article, on entend par ‘services diplomatiques de l’Union’ les fonctionnaires des services compétents du Secrétariat général du Conseil et de la Commission, ainsi que le personnel détaché des services diplomatiques nationaux des États membres et tout autre employé ou contractant travaillant pour les institutions, organes et organismes de l’Union dans le domaine de la représentation extérieure et qui, pour pouvoir exercer leurs fonctions contractuelles, doivent vivre au moins 181 jours sur le territoire d’un ou de plusieurs pays tiers au cours d’une année civile.

3. Lorsque le titulaire d’un permis de conduire ne peut prouver l’établissement de sa résidence normale dans un État membre donné en vertu du paragraphe 1, il peut, en dernier lieu, faire renouveler son permis de conduire dans l’État membre qui l’a initialement délivré.

4. Par dérogation à l’article 10, paragraphe 1, point e), et aux fins spécifiques de la première délivrance d’un permis de conduire de la catégorie B, un demandeur dont l’État membre de résidence normale est différent de l’État membre dont il a la nationalité peut faire délivrer son permis de conduire par ce dernier, lorsque l’État membre de résidence normale ne prévoit pas la possibilité de réussir les épreuves théoriques ou pratiques dans l’une des langues officielles de l’ Union de l” État membre de nationalité ou avec un interprète. [Am. 127]

Article 18

Équivalences entre permis de modèle différent de celui de l’Union

1. Les États membres appliquent les équivalences établies par la décision (UE) 2016/1945 (21) de la Commission entre les droits obtenus avant le 19 janvier 2013 l’entrée en vigueur de la présente directive et les catégories visées à l’article 6 de la présente directive. [Am. 128]

2. Aucun droit de conduire délivré avant le 19 janvier 2013 n' l’entrée en vigueur de la présente directive n» est supprimé ou assorti de restrictions quelconques aux termes des dispositions de la présente directive. [Am. 129]

Article 19

Assistance mutuelle

1. Les États membres se prêtent mutuellement assistance pour la mise en œuvre de la présente directive. Ils échangent des informations sur les permis qu’ils ont délivrés, échangés, remplacés, renouvelés, restreints, suspendus, retirés, annulés ou révoqués, sur les déchéances du droit de conduire qu’ils ont imposées ou envisagent de promulguer et se consultent afin de vérifier si le demandeur d’un permis de conduire n’est pas soumis à une déchéance du droit de conduire dans un État membre. Ils utilisent le réseau des permis de conduire de l'UE établi à cet effet.

2. Les États membres peuvent également utiliser le réseau des permis de conduire de l’UE pour l’échange d’informations aux fins suivantes:

a)

permettre à leurs autorités de vérifier la validité et l’authenticité d’un permis de conduire lors de contrôles routiers ou dans le cadre de mesures de lutte contre la contrefaçon;

b)

faciliter les enquêtes visant à identifier la personne responsable des infractions en matière de sécurité routière, conformément à la directive (UE) 2015/413 du Parlement européen et du Conseil (22);

c)

prévenir et détecter les infractions pénales visées dans [RÉFÉRENCE À PRÜM II] liées à la circulation routière et enquêter sur celles-ci conformément à [RÉFÉRENCE À PRÜM II], pour autant que toutes les conditions nécessaires à cet effet qui y sont prévues s’appliquent et dans le respect des principes de limitation des finalités, de nécessité et de proportionnalité ; [Am. 130]

d)

appliquer la directive (UE) 2022/2561;

e)

mettre en œuvre et faire respecter la [NOUVELLE DIRECTIVE SUR L’INCIDENCE À l’ÉCHELLE DE L’UNION DE CERTAINES DÉCHÉANCES DU DROIT DE CONDUIRE].

3. L'accès au réseau est sécurisé. Le réseau assure à la fois un échange synchrone (temps réel) et asynchrone d’informations, ainsi que l’envoi et la réception de messages, de notifications et de pièces jointes sécurisés.

Les États membres prennent toutes les mesures nécessaires pour que les informations échangées par l’intermédiaire du réseau soient à jour.

Les États membres ne peuvent accorder l’accès au réseau qu’aux autorités compétentes aux fins visées aux paragraphes 1 et 2.

4. Les États membres s’assistent également mutuellement dans la mise en œuvre du permis de conduire mobile, notamment pour garantir la pleine interopérabilité entre les applications et les éléments de vérification visés à l’annexe I, partie C.

5. Afin d’assurer l’interopérabilité entre les systèmes nationaux connectés au réseau des permis de conduire de l’UE et la protection des données à caractère personnel échangées dans ce contexte, la Commission adopte, au plus tard le 6 juin 2026, des actes d’exécution établissant les exigences opérationnelles, techniques et d’interface détaillées applicables au réseau des permis de conduire de l’Union. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 22, paragraphe 2.

6. Les États membres peuvent coopérer aux fins du contrôle de l’application de toute restriction partielle, suspension, retrait ou annulation du droit de conduire ou du permis de conduire, en particulier lorsque les mesures respectives sont limitées à certaines catégories de permis de conduire ou au territoire de certains États membres, notamment par l’apposition de mentions sur les permis de conduire qu’ils ont délivrés.

Article 20

Réexamen

Les États membres informent la Commission chaque année du nombre de permis de conduire délivrés, renouvelés, remplacés, retirés et échangés, pour chaque catégorie, y compris des données sur la délivrance et l’utilisation des permis de conduire mobiles. Les États membres informent également la Commission, dans un délai de trois mois, si les dispositions législatives, réglementaires et administratives qu’ils ont adoptées et qui sont nécessaires pour se conformer à la présente directive sont modifiées d’une manière qui compromet l’application des dispositions de la présente directive. [Am. 131]

Les États membres partagent également des données sur leurs bonnes pratiques en matière de mesures de sécurité routière et de formations de sensibilisation aux risques, en particulier en ce qui concerne les conducteurs novices et la formation tout au long de la vie, sur les types d’examens médicaux par tranche d’âge, l’utilisation de systèmes d’assistance par tranche d’âge au moyen de retours d’information avec preuve de participation et de recommandations émanant de moniteurs d’auto-école, de psychologues spécialisés dans le domaine de la circulation routière ou d’examinateurs du permis de conduire, ainsi qu’en matière de mesures visant à renforcer les mesures de sécurité routière auprès des usagers de la route vulnérables, y compris les mesures régissant la micromobilité. [Am. 132]

Au plus tard le 1er juillet 2027, la Commission est invitée à présenter un rapport au Parlement européen et au Conseil sur l’impact de l’application des règles nationales sur les engins mobiles non routiers et leurs conséquences pour le marché intérieur et la sécurité routière. Ce rapport peut s’accompagner, le cas échéant, d’une proposition au Parlement européen et au Conseil visant à faciliter l’utilisation des engins mobiles non routiers dans l’ensemble de l’Union. [Am. 321]

Les États membres communiquent chaque année à la Commission des statistiques sur les accidents de la route par catégorie de permis de conduire causés par des conducteurs novices dans le cadre d’un système de conduite accompagnée au sens de l’article 14. Tous les 3 ans, la Commission est invitée à compiler un rapport comparant les accidents de la route causés par les conducteurs qui ont obtenu un permis de conduire à l’issue d’un système de conduite accompagnée et ceux causés par les autres conducteurs. Le rapport tient compte des données pour chaque catégorie de permis de conduire. La Commission met ce rapport à la disposition du public, y compris par l’intermédiaire du portail d’échange transfrontalier d’informations établi par la [directive concernant les infractions en matière de sécurité routière]. [Am. 133]

Au plus tard le [date d’entrée en vigueur + 5 ans], et tous les cinq ans par la suite, la Commission présente au Parlement européen et au Conseil un rapport sur la mise en œuvre de la présente directive, y compris son incidence sur la sécurité routière.

Article 21

Exercice de la délégation

1. Le pouvoir d’adopter des actes délégués conféré à la Commission est soumis aux conditions fixées au présent article.

2. Le pouvoir d’adopter des actes délégués visé à l’article 4, paragraphe 8, à l’article 5, paragraphe 6, à l' « article 8 , paragraphe 2, à l’article 9 , paragraphe 2, à l’article 10, paragraphe 8, et à l' à l’article 11 bis, à l’article 12, paragraphe 8 bis, à l» article 16 , paragraphe 2, et à l’article 16 bis , paragraphe 2, est conféré à la Commission pour une période de cinq ans à compter du [date d’entrée en vigueur de la présente directive]. La Commission élabore un rapport relatif à la délégation de pouvoir au plus tard neuf mois avant la fin de la période de cinq ans. La délégation de pouvoir est tacitement prorogée pour des périodes d’une durée identique, sauf si le Parlement européen ou le Conseil s’oppose à cette prorogation trois mois au plus tard avant la fin de chaque période. [Am. 134]

3. La délégation de pouvoir visée à l'article 4, paragraphe 8, à l'article 5, paragraphe 6, à l'article 8, paragraphe 2, à l'article 10, paragraphe 8, et à l'article 16, paragraphe 2, peut être révoquée à tout moment par le Parlement européen ou le Conseil. La décision de révocation met fin à la délégation de pouvoir qui y est précisée. La révocation prend effet le jour suivant celui de la publication de ladite décision au Journal officiel de l’Union européenne ou à une date ultérieure qui est précisée dans ladite décision. Elle ne porte pas atteinte à la validité des actes délégués déjà en vigueur.

4. Avant l’adoption d’un acte délégué, la Commission consulte les experts désignés par chaque État membre, conformément aux principes définis dans l’accord interinstitutionnel du 13 avril 2016«Mieux légiférer».

5. Aussitôt qu'elle adopte un acte délégué, la Commission le notifie simultanément au Parlement européen et au Conseil.

6. Tout acte délégué adopté en vertu de l'article 4, paragraphe 8, de l'article 5, paragraphe 6, de l'article 8, paragraphe 2, de l'article 10, paragraphe 8, et de l'article 16, paragraphe 2, n’entre en vigueur que si le Parlement européen ou le Conseil n’a pas exprimé d’objections dans un délai de deux mois à compter de la notification de cet acte au Parlement européen et au Conseil ou si, avant l’expiration de ce délai, le Parlement européen et le Conseil ont tous deux informé la Commission de leur intention de ne pas exprimer d’objections. Ce délai est prolongé de deux mois à l’initiative du Parlement européen ou du Conseil.

Article 22

Comité

1. La Commission est assistée par le comité pour le permis de conduire. Ledit comité est un comité au sens du règlement (UE) no 182/2011.

2. Lorsqu’il est fait référence au présent paragraphe, l’article 5 du règlement (UE) no 182/2011 s’applique.

Lorsque l’avis du comité doit être obtenu par procédure écrite, ladite procédure est close sans résultat lorsque, dans le délai pour émettre un avis, le président du comité le décide ou une majorité simple des membres du comité le demandent.

Lorsque le comité n’émet aucun avis, la Commission n’adopte pas l’acte d’exécution, et l’article 5, paragraphe 4, troisième alinéa, du règlement (UE) no 182/2011 s’applique.

3. Lorsqu’il est fait référence au présent paragraphe, l’article 8 du règlement (UE) no 182/2011 s’applique.

Article 23

Modifications de la directive (UE) 2022/2561

La directive (UE) 2022/2561 est modifiée comme suit:

1)

À l’article 5, paragraphe 2, de la directive (UE) 2022/2561, le point c) suivant est ajouté:

«c)

à partir de l’âge de 17 ans, un véhicule de catégorie C des catégories C et C1 , à condition d’être titulaire d’un CAP tel que visé à l’article 6, paragraphe 1 et uniquement dans les conditions prévues à l’article 14, paragraphe 2, de la directive [RÉFÉRENCE À LA PRÉSENTE DIRECTIVE].».

2)

À l’article 5, paragraphe 3, le point a) est remplacé par le texte suivant:

« a)

à partir de l’âge de 21 ans:

i)

un véhicule des catégories de permis de conduire D et D + E, à condition d’être titulaires du CAP visé à l’article 6, paragraphe 2.

Tout État membre peut autoriser les conducteurs de véhicules des catégories D1 et D1 + E à conduire sur son territoire ces véhicules à partir de l’âge de 18 ans, à condition qu’ils soient titulaires du CAP visé à l’article 6, paragraphe 1.

Tout État membre peut abaisser l’âge minimum pour les catégories D et DE pour les conducteurs professionnels d’autobus et d’autocars à:

—

19 ans sur leur territoire, à condition que les conducteurs aient suivi une formation professionnelle complète et soient titulaires d’un CAP conformément à l’article 6, paragraphe 1, de la directive (UE) 2022/2561;

—

18 ans sur leur territoire, à condition que les conducteurs aient suivi une formation professionnelle complète et soient titulaires d’un CAP conformément à l’article 6, paragraphe 1, de la directive (UE) 2022/2561, et conduisent ces véhicules sans passagers ou avec passagers sur des trajets de moins de 50 km;

ii)

un véhicule des catégories de permis de conduire D et D + E, à condition d’être titulaires du CAP visé à l’article 6, paragraphe 1.

Tout État membre peut abaisser l’âge minimum pour les catégories D et DE pour les conducteurs professionnels d’autobus et d’autocars à:

—

19 ans sur leur territoire, à condition que les conducteurs aient suivi une formation professionnelle complète et soient titulaires d’un CAP conformément à l’article 6, paragraphe 1, de la directive (UE) 2022/2561;

—

18 ans sur leur territoire, à condition que les conducteurs aient suivi une formation professionnelle complète et soient titulaires d’un CAP conformément à l’article 6, paragraphe 1, de la directive (UE) 2022/2561, et conduisent ces véhicules sans passagers ou avec passagers sur des trajets de moins de 50 km. » . [Am. 322]

3)

A l'article 5, paragraphe 3, le point b) est supprimé. [Am. 323]

Article 24

Modifications du règlement (UE) 2018/1724

L’annexe II du règlement d’exécution (UE) 2018/1724 est modifiée comme suit:

a)

dans la deuxième colonne, à la ligne «Déménagement», la cellule suivante est ajoutée: «Obtention ou renouvellement d’un permis de conduire»;

b)

dans la troisième colonne, à la ligne «Déménagement», la cellule suivante est ajoutée: «Délivrance, échange et remplacement des permis de conduire de l’UE».

Article 25

Transposition

1. Sans préjudice du paragraphe 1, les États membres adoptent et publient, au plus tard le [date d’adoption + 2 ans], les dispositions législatives, réglementaires et administratives nécessaires pour se conformer à la présente directive. Ils communiquent immédiatement à la Commission le texte de ces dispositions. [Am. 324]

Sans préjudice du paragraphe 1 bis, ils appliquent ces dispositions à partir du [date d’adoption + 3 ans]. [Am. 325]

Lorsque les États membres adoptent ces dispositions, celles-ci contiennent une référence à la présente directive ou sont accompagnées d'une telle référence lors de leur publication officielle. Les modalités de cette référence sont arrêtées par les États membres.

1 bis. Les États membres adoptent et publient, au plus tard le [date d’adoption + 4 mois], les dispositions législatives, réglementaires et administratives nécessaires pour se conformer à l’article 9, paragraphe 2, de la présente directive.

Ils appliquent ces dispositions à partir du [date d’adoption + 4 mois]. [Am. 326]

2. Les États membres communiquent à la Commission le texte des dispositions essentielles de droit interne qu'ils adoptent dans le domaine couvert par la présente directive.

Article 26

Abrogation

1. La directive 2006/126/CE est abrogée avec effet au [date d’adoption + 3 ans].

Les références faites à la directive 2006/126/CE s'entendent comme faites à la présente directive et sont à lire selon le tableau de correspondance figurant à l'annexe VII.

2. Le règlement (UE) n° 383/2012 est abrogé avec effet au [date d’adoption + 3 ans].

3. Les références à la directive (UE) 383/2012 s’entendent comme faites à l’annexe I, partie B, de la présente directive et sont à lire selon le tableau de correspondance figurant à l’annexe VII.

Article 27

Entrée en vigueur

La présente directive entre en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l'Union européenne.

Article 28

Destinataires

Les États membres sont destinataires de la présente directive.

Fait à …, le

Par le Parlement européen

La présidente

Par le Conseil

Le président


(1) JO C , , p. .

(2) JO C , , p. .

(3) Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (JO L 119 du 4.5.2016, p. 1).

(4) Directive 2002/58/CE du Parlement européen et du Conseil du 12 juillet 2002 concernant le traitement des données à caractère personnel et la protection de la vie privée dans le secteur des communications électroniques (JO L 201 du 31.7.2002, p. 37).

(5) Directive 2006/126/CE du Parlement européen et du Conseil du 20 décembre 2006 relative au permis de conduire (JO L 403 du 30.12.2006, p. 18).

(6) Règlement (UE) 2018/1724 du Parlement européen et du Conseil du 2 octobre 2018 établissant un portail numérique unique pour donner accès à des informations, à des procédures et à des services d’assistance et de résolution de problèmes, et modifiant le règlement (UE) no 1024/2012 (JO L 295 du 21.11.2018, p. 1).

(7) JO C 167 du 11.5.2023, p. 36.

(8) JO L 68 du 13.3.2015, p. 9, ELI: https://eur-lex.europa.eu/eli/dir/2015/413/oj?locale=fr

(9) JO L 123 du 12.5.2016, p. 1.

(10) Règlement (UE) no 182/2011 du Parlement européen et du Conseil du 16 février 2011 établissant les règles et principes généraux relatifs aux modalités de contrôle par les États membres de l’exercice des compétences d’exécution par la Commission (JO L 55 du 28.2.2011, p. 13).

(11) Directive (UE) 2022/2561 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 relative à la qualification initiale et à la formation continue des conducteurs de certains véhicules routiers affectés aux transports de marchandises ou de voyageurs (JO L 330 du 23.12.2022, p. 46).

(12) Règlement (UE) no 383/2012 de la Commission du 4 mai 2012 établissant les prescriptions techniques relatives aux permis de conduire munis d’un support de mémoire (microprocesseur) (JO L 120 du 5.5.2012, p. 1).

(13) JO C 369 du 17.12.2011, p. 14.

(14) Règlement (UE) no 168/2013 du Parlement européen et du Conseil du 15 janvier 2013 relatif à la réception et à la surveillance du marché des véhicules à deux ou trois roues et des quadricycles, (JO L 60 du 2.3.2013, p. 52).

(15) Règlement (UE) 2018/858 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2018 relatif à la réception et à la surveillance du marché des véhicules à moteur et de leurs remorques, ainsi que des systèmes, composants et entités techniques distinctes destinés à ces véhicules, modifiant les règlements (CE) no 715/2007 et (CE) no 595/2009 et abrogeant la directive 2007/46/CE (JO L 151 du 14.6.2018, p. 1).

(16) Règlement (UE) no 910/2014 du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 2014 sur l’identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques au sein du marché intérieur (JO L 257 du 28.8.2014, p. 73).

(17) Directive 96/53/du Conseil du 25 juillet 1996 fixant, pour véhicules routiers circulant dans la Communauté, les dimensions maximales autorisées en trafic national et international et les poids maximaux autorisés en trafic international (JO L 235 du 17.9.1996, p. 59) . 1) .

(18) Règlement (UE) 2018/858 du Parlement européen et du Conseil 30 mai 2018 relatif à la réception et à la surveillance du marché des véhicules à moteur et de leurs remorques, ainsi que des systèmes, composants et entités techniques distinctes destinés à ces véhicules, modifiant les règlements (CE) no 715/2007 et (CE) no 595/2009 et abrogeant la directive 2007/46/CE (JO L 151 du 14.6.2018, p. 1).

(19) Directive (UE) 2022/2561 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 relative à la qualification initiale et à la formation continue des conducteurs de certains véhicules routiers affectés aux transports de marchandises ou de voyageurs (JO L 330 du 23.12.2022, p. 46).

(20) Directive (UE) 2015/413 du Parlement européen et du Conseil du 11 mars 2015 facilitant l'échange transfrontalier d'informations concernant les infractions en matière de sécurité routière (JO L 68 du 13.3.2015, p. 9).

(21) Décision (UE) 2016/1945 de la Commission du 14 octobre 2016 concernant les équivalences entre les catégories de permis de conduire (JO L 302 du 9.11.2016, p. 62).

(22) Directive (UE) 2015/413 du Parlement européen et du Conseil du 11 mars 2015 facilitant l'échange transfrontalier d'informations concernant les infractions en matière de sécurité routière (JO L 68 du 13.3.2015, p. 9).


Annexe I

DISPOSITIONS RELATIVES AUX PERMIS DE CONDUIRE DÉLIVRÉS PAR LES ÉTATS MEMBRES

PARTIE A1: SPÉCIFICATIONS GÉNÉRALES DU PERMIS DE CONDUIRE PHYSIQUE

1)

Les caractéristiques physiques de la carte du modèle de permis de conduire de l’Union sont conformes aux normes ISO 7810 et ISO 7816-1.

La carte est réalisée en polycarbonate.

Les méthodes de vérification des caractéristiques des permis de conduire destinées à assurer leur conformité avec les normes internationales sont conformes à la norme ISO 10373.

2)

Le permis comporte deux faces et est conforme au modèle figurant à la figure 1.

Face 1

Face 2

Image 1

Image 2

Figure 1: modèle de permis de conduire de l’UE

1. Nom 2. Prénom 3. Date et lieu de naissance 4a. Date de délivrance 4b. Date d’expiration 4c. Délivré par 5. Numéro de permis 10. Date de délivrance par catégorie 11. Date d’expiration par catégorie 12. Restrictions

3)

Le permis contient les informations indiquées dans la partie D, comme suit:

La face 1 contient:

a)

la mention «permis de conduire» imprimée en gros caractères dans la ou les langues de l’État membre délivrant le permis;

b)

le nom de l’État membre délivrant le permis (mention facultative);

c)

le signe distinctif de l’État membre délivrant le permis, imprimé en négatif dans un rectangle bleu et entouré de douze étoiles jaunes, conformément à la partie D, point 1;

d)

les informations spécifiques au permis délivré (champs 1 à 9), conformément à la partie D, point 3;

e)

la mention «modèle de l’Union européenne» dans la ou les langues de l’État membre qui délivre le permis et la mention «permis de conduire» dans les autres langues de l’Union européenne, imprimées en rose afin de constituer la toile de fond du permis, conformément à la partie D, point 2.

La face 2 contient:

f)

les informations spécifiques aux catégories du permis délivré (champs 9 à 12), conformément à la partie D, point 4;

g)

les informations spécifiques à la gestion du permis (champs 13 et 14), conformément à la partie D, point 5;

h)

une explication des champs numérotés suivants apparaissant sur les faces 1 et 2 du permis: 1, 2, 3, 4a, 4b, 4c, 5, 10, 11 et 12.

Dans le cas où un État membre désire libeller ces inscriptions dans une langue nationale autre que l’une des langues suivantes: allemande, anglaise, bulgare, croate, danoise, espagnole, estonienne, finnoise, française, grecque, hongroise, italienne, lettone, lituanienne, maltaise, néerlandaise, polonaise, portugaise, roumaine, slovaque, slovène, suédoise et tchèque, il établit une version bilingue du permis faisant appel à l’une des langues précitées, sans préjudice des autres dispositions de la présente annexe.

Un espace est réservé sur le modèle de permis de conduire de l’Union afin de permettre d’y introduire éventuellement un microprocesseur ou un autre dispositif informatisé équivalent, ou d’y imprimer un code QR.

Les couleurs de référence sont les suivantes:

—

bleu: Pantone reflex blue,

—

jaune: Pantone yellow.

4)

Dispositions particulières

a)

Lorsque le titulaire d’un permis de conduire délivré par un État membre conformément à la présente annexe a sa résidence normale dans un autre État membre, ce dernier peut inscrire sur le permis les mentions indispensables à sa gestion, sous réserve qu’il inscrive ce type de mentions également sur les permis qu’il délivre et qu’il dispose, à cet effet, de l’emplacement nécessaire.

b)

Les États membres peuvent ajouter des couleurs ou des marquages, tels que des codes à barres ou des symboles nationaux, sans préjudice des autres dispositions de la présente annexe. Les États membres en informent la Commission.

Dans le cadre de la reconnaissance mutuelle des permis de conduire, le code à barres ne peut pas contenir d’informations autres que celles qui figurent déjà de façon lisible sur le permis de conduire ou qui sont indispensables pour le processus de délivrance du permis.

c)

Les informations figurant au recto et au verso du permis sont lisibles à l’œil nu; en ce qui concerne les éléments des champs 9 à 12 situés sur la face 2, la hauteur des caractères est d’au moins 5 points.

PARTIE A2: SPÉCIFICATIONS DU PERMIS DE CONDUIRE PHYSIQUE VISANT À LA PROTECTION CONTRE LA FALSIFICATION

1)

Les menaces pour la sécurité physique des permis de conduire sont les suivantes:

a)

production de fausses cartes: création d’un nouveau document ressemblant de très près au document véritable, soit ex nihilo, soit en copiant un document original;

b)

altération matérielle: modification d’une propriété d’un document original, par exemple en changeant certaines données imprimées sur le document.

2)

La sécurité globale réside dans le système pris dans sa globalité, qui comprend la procédure de demande, la transmission des données, le matériau composant le corps de la carte, la technique d’impression, un éventail minimal de différents éléments de sécurité et le processus de personnalisation.

3)

Le matériau utilisé pour les permis de conduire est protégé contre la falsification par l’utilisation des techniques suivantes (éléments de sécurité obligatoires):

a)

le corps de la carte ne réagit pas aux rayons UV;

b)

le motif du fond de sécurité est conçu pour résister à la contrefaçon par balayage, impression ou copie par le recours à l’impression irisée au moyen d’encres de sécurité polychromes et l’impression guillochée positive ou négative. Le motif n’est pas composé des couleurs primaires (CMJN), il contient des dessins complexes comprenant au minimum deux couleurs spéciales et comporte des micro-caractères;

c)

des marques optiques variables offrant une protection adéquate contre la copie et l’altération de la photographie;

d)

la gravure laser;

e)

dans la partie réservée à la photographie, le motif du fond de sécurité et la photographie se superposent au moins sur le bord de celle-ci (lignes de fragilisation).

4)

En outre, le matériau utilisé pour les permis de conduire est protégé contre la falsification par l’utilisation d’au moins trois des techniques suivantes (éléments de sécurité additionnels):

a)

encres à couleur changeante*;

b)

encre thermochrome*;

c)

hologrammes personnalisés*;

d)

images laser variables*;

e)

encre ultraviolette fluorescente, visible et transparente;

f)

impression irisée;

g)

filigrane numérique dans le fond;

h)

pigments infrarouges ou phosphorescents;

i)

caractères, symboles ou motifs tactiles*.

5)

Les États membres peuvent introduire des éléments de sécurité additionnels. D’une manière générale, les techniques marquées d’un astérisque sont privilégiées, car elles permettent aux autorités de police de s’assurer de la validité de la carte sans moyen particulier.

PARTIE B: SPÉCIFICATIONS DU MICROPROCESSEUR INTÉGRÉ DANS LE PERMIS DE CONDUIRE PHYSIQUE

1)

Le microprocesseur et les données qu’il contient, y compris les informations supplémentaires prévues par la législation nationale d’un État membre en matière de permis de conduire, sont conformes aux dispositions de la partie B1.

2)

La liste des normes applicables aux permis de conduire munis d’un microprocesseur figure à la partie B2.

3)

Les permis de conduire munis d’un microprocesseur font l’objet d’une homologation UE conformément aux dispositions énoncées à la partie B3.

4)

Lorsque toutes les dispositions applicables à l’homologation UE ont été respectées en ce qui concerne un permis de conduire muni d’un microprocesseur conformément aux points 1 à 3, les États membres délivrent au fabricant ou à son représentant une fiche d’homologation UE.

5)

Le cas échéant, notamment afin de garantir le respect des dispositions de la présente partie, un État membre peut retirer l’homologation UE qu’il a délivrée.

6)

Les fiches d’homologation UE et la notification de leur retrait sont conformes au modèle figurant à la partie B4.

7)

La Commission est informée de toutes les fiches d’homologation UE délivrées ou retirées. En cas de retrait, une motivation détaillée est fournie.

La Commission informe les États membres de tout retrait d’une homologation UE.

8)

Les fiches d’homologation UE délivrées par les États membres sont mutuellement reconnues.

9)

Lorsqu’un État membre constate qu’un nombre important de permis de conduire munis d’un microprocesseur se sont à plusieurs reprises révélés non conformes à la présente partie de l’annexe I, il le signale à la Commission. Le numéro de fiche d’homologation UE concernée qui se rapporte à ces permis de conduire ainsi qu’une description de la non-conformité sont communiqués. La Commission informe tous les autres États membres dans les meilleurs délais des faits qui lui ont été communiqués en vertu du présent point

10)

L’État membre qui a délivré ces permis de conduire examine le problème sans délai et prend des mesures correctives appropriées, notamment le retrait de la fiche d’homologation UE, si nécessaire.

PARTIE B1: Prescriptions générales pour les permis de conduire munis d’un microprocesseur

Les prescriptions générales pour les permis de conduire munis d’un microprocesseur décrites à la présente annexe sont fondées sur des normes internationales, notamment les normes de la série ISO/CEI 18013. Elles couvrent:

a)

les spécifications du microprocesseur et la structure des données logiques sur le microprocesseur;

b)

les spécifications des données harmonisées et supplémentaires à stocker;

c)

les spécifications concernant les mécanismes de protection des données relatifs aux données stockées numériquement sur le microprocesseur.

1. ABRÉVIATIONS

Abréviation

Signification

AID

Identifiant d’application (Application Identifier)

BAP

Protection d’accès de base (Basic Access Protection)

DG

Groupe de données (Data Group)

EAL 4+

Niveau d’assurance d’évaluation 4 augmenté (Evaluation Assurance Level 4 Augmented)

EF

Fichier élémentaire (Elementary File)

EFID

Identifiant de fichier élémentaire (Elementary File Identifier)

eMRTD

Documents de voyage lisibles à la machine (Machine Readable Travel Documents)

ICC

Carte à circuits intégrés (Integrated Circuit Card)

ISO

Organisation internationale de normalisation (International Standard Organisation)

LDS

Structure des données logiques (Logical Data Structure)

PICC

Carte de proximité à circuits intégrés (Proximity Integrated Circuit Card)

PIX

Extension de l’identifiant d’application exclusif (Proprietary Application Identifier Extension)

RID

Identifiant d’application homologué (Registered Application Identifier)

SOd

Objet de sécurité du document (Document Security Object)

2. DONNÉES STOCKÉES SUR LE MICROPROCESSEUR

1)

Données harmonisées obligatoires et facultatives relatives au permis de conduire

Le microprocesseur stocke les données harmonisées relatives au permis de conduire visées à la partie D. Si un État membre décide d’intégrer des éléments de données relatifs au permis de conduire qui sont indiqués comme étant facultatifs à la partie D, ceux-ci sont stockés sur le microprocesseur.

2)

Données supplémentaires

Les États membres peuvent stocker sur le microprocesseur des données supplémentaires prévues par leur législation nationale en matière de permis de conduire. Ils en informent la Commission.

3. MICROPROCESSEUR

1)

Type de support de mémoire

Le support de mémoire des données relatives au permis de conduire est un microprocesseur doté d’une interface de contact, sans contact ou double (avec et sans contact), comme spécifié à la partie B2, point 1.

2)

Applications

Toutes les données d’un microprocesseur sont stockées dans des applications électroniques. Toutes les applications d’un microprocesseur sont identifiées par un code unique appelé «Identifiant d’application (AID)», comme spécifié à la partie B2, point 2.

a) Application relative aux permis de conduire de l’UE

Les données obligatoires et facultatives relatives au permis de conduire, visées à l’annexe I, partie D, sont stockées dans l’application dédiée relative aux permis de conduire de l’UE. L’identifiant (AID) de l’application relative aux permis de conduire de l’UE est le suivant:

«A0 00 00 04 56 45 44 4C 2D 30 31»,

composé de:

—

l’identifiant d’application homologué (RID) de la Commission européenne: «A0 00 00 04 56»,

—

l’extension de l’identifiant d’application exclusif (PIX) de l’application relative aux permis de conduire de l’UE: «45 44 4C 2D 30 31» (EDL-01).

Les données sont rassemblées en groupes de données (DG) qui font partie d’une structure de données logiques (LDS).

Ces groupes (DG) sont stockés sous la forme de fichiers élémentaires (EF) dans l’application relative aux permis de conduire de l’UE et sont protégés conformément à la partie B2, point 3.

b) Autres applications

D’autres données supplémentaires sont stockées dans une ou plusieurs applications dédiées, indépendamment de l’application relative aux permis de conduire de l’UE. Chacune de ces applications est identifiée par un AID unique.

4. STRUCTURE DES DONNÉES LOGIQUES DE L’APPLICATION RELATIVE AUX PERMIS DE CONDUIRE DE L’UE

1)

Structure des données logiques

Les données relatives au permis de conduire sont stockées sur le microprocesseur dans une structure de données logiques (LDS) spécifiée à la partie B2, point 4. Le présent point précise les prescriptions supplémentaires concernant les groupes de données (DG) obligatoires et supplémentaires.

Chaque groupe (DG) est stocké dans un fichier élémentaire (EF). Les EF à utiliser pour l’application relative aux permis de conduire de l’UE sont désignés au moyen des identifiants de fichier élémentaire (EFID) et des identifiants courts des EF, comme spécifié à la partie B2, point 5.

2)

Groupes de données obligatoires

Les éléments de données obligatoires et facultatifs sont stockés dans les DG suivants:

a)

DG 1: tous les éléments de données obligatoires et facultatifs tels qu’ils figurent sur le document, à l’exception de l’image faciale et de l’image de la signature;

b)

DG 5: image de la signature du titulaire du permis;

c)

DG 6: image du visage du titulaire du permis.

Les données du DG 1 sont structurées comme spécifié au point 6 et à la partie B2, point 6. Les données contenues dans le DG 5 et le DG 6 sont stockées comme spécifié à la partie B2, point 7.

3)

Groupes de données supplémentaires

Les éléments de données supplémentaires, lorsqu’ils sont prévus par la législation nationale des États membres en matière de permis de conduire, sont stockés dans les DG suivants:

a)

DG 2: informations détaillées concernant le titulaire du permis, à l’exception des données biométriques;

b)

DG 3: informations détaillées concernant l’autorité de délivrance;

c)

DG 4: portrait photo;

d)

DG 7: données biométriques concernant les empreintes digitales du titulaire du permis;

e)

DG 8: données biométriques concernant l’iris du titulaire du permis; [Am. 138]

f)

DG 11: autres informations détaillées telles que le nom complet du titulaire en caractères nationaux.

Les données contenues dans ces DG sont stockées comme spécifié à la partie B2, point 8.

5. MÉCANISMES DE PROTECTION DES DONNÉES

Des mécanismes appropriés sont utilisés pour valider l’authenticité et l’intégrité du microprocesseur et des données qu’il contient ainsi que pour restreindre l’accès aux données relatives au permis de conduire.

Les données stockées sur le microprocesseur sont protégées conformément aux spécifications visées à la partie B2, point 3. La présente section précise les prescriptions supplémentaires à respecter.

1)

Vérification de l’authenticité

a)

Authentification passive obligatoire

Tous les DG stockés dans l’application relative aux permis de conduire de l’UE sont protégés par une authentification passive.

Les données relatives à l’authentification passive sont conformes aux prescriptions visées à la partie B2, point 9.

b)

Authentification active facultative

Des mécanismes d’authentification active facultative sont appliqués afin de s’assurer que le microprocesseur initial n’a pas été remplacé.

2)

Restriction d’accès

a)

Protection d’accès de base obligatoire

Le mécanisme de protection d’accès de base (BAP) est appliqué à toutes les données contenues dans l’application relative aux permis de conduire de l’UE. Dans l’intérêt de l’interopérabilité avec les systèmes existants tels que celui utilisant des documents de voyage lisibles à la machine (eMRTD), il est obligatoire d’utiliser la zone lisible à la machine (MRZ, machine readable zone) d’une ligne, comme spécifié à la partie B2, point 10.

La clé de document (Kdoc) utilisée pour accéder à la puce est générée à partir d’une MRZ d’une ligne, qui peut être saisie soit manuellement, soit en utilisant un lecteur à reconnaissance optique des caractères (OCR, optical character recognition). Il convient d’utiliser la configuration BAP 1 définie pour une MRZ d’une ligne, comme spécifié à la partie B2, point 10.

b)

Contrôle d’accès étendu conditionnel

Lorsque des données à caractère personnel visées à l’article 9, paragraphe 1, du règlement (UE) 2016/679 sont stockées sur le microprocesseur, l’accès à celles-ci est protégé par des mesures supplémentaires.

Les mécanismes de contrôle d’accès étendu sont conformes aux spécifications de la partie B2, point 11.

3)

Infrastructure à clé publique pour les permis de conduire munis d’un microprocesseur

Les États membres établissent les modalités nationales nécessaires à la gestion des clés publiques, conformément à l’annexe A de la norme ISO 18013 – Partie 3.

6. PRÉSENTATION DES DONNÉES

1)

Format des données dans le DG 1

Code

L

Valeur

Encodage

O/F

61

V

Éléments de données du DG 1 (imbriqués)

Code

L

Valeur

5F 01

V

Numéro de l’homologation

ans

O

5F 02

V

Objet de données construit relatif aux éléments de données démographiques

O

Code

L

Valeur

5F 03

3

État membre de délivrance

a3

O

5F 04

V

Nom(s) du titulaire

as

O

5F 05

V

Autres noms et prénoms du titulaire

as

O

5F 06

4

Date de naissance (jjmmaaaa)

n8

O

5F 07

V

Lieu de naissance

ans

O

5F 08

3

Nationalité

a3

F

5F 09

1

Sexe

M/F/U

F

5F 0A

4

Date de délivrance du permis de conduire (jjmmaaaa)

n8

O

5F 0B

4

Date d’expiration du permis de conduire (jjmmaaaa)

n8

O

5F 0C

V

Autorité de délivrance

ans

O

5F 0D

V

Numéro administratif (autre que le numéro de document)

ans

F

5F 0E

V

Numéro du document

an

O

5F 0F

V

Lieu de résidence permanente ou adresse postale

ans

F

7F 63

V

Objet de données construit relatif aux catégories de véhicules/restrictions/conditions

O

Code

L

Valeur (codée comme précisé ci-dessous)

02

1

Nombre de catégories/restrictions/conditions

N

O

87

V

Catégorie/restriction/condition

ans

O

87

V

Catégorie/restriction/condition

ans

F

…

…

…

…

…

87

V

Catégorie/restriction/condition

ans

F

2)

Format d’enregistrement logique

Les catégories de véhicules, restrictions ou conditions sont réunies dans un objet de données conformément à la structure précisée dans le tableau suivant:

Code de la catégorie de véhicules

Date de délivrance

Date d’expiration

Code

Signe

Valeur

dans laquelle:

a)

les codes de catégorie de véhicules sont présentés comme défini à l’article 6 (par exemple AM, A1, A2, A, B1, B, etc.);

b)

la date de délivrance est indiquée sous la forme JJMMAAAA (deux chiffres pour le jour, suivis de deux chiffres pour le mois et de quatre chiffres pour l’année) pour la catégorie de véhicules;

c)

la date d’expiration est indiquée sous la forme JJMMAAAA (deux chiffres pour le jour, suivis de deux chiffres pour le mois et de quatre chiffres pour l’année) pour la catégorie de véhicules;

d)

le code, le signe et la valeur renvoient à d’autres informations ou restrictions relatives à la catégorie de véhicules ou au conducteur.

PARTIE B2: Liste des normes applicables pour les permis de conduire munis d’un support de mémoire

Point

Objet

Exigence

Applicable à

1

Interface, organisation et commandes du support de mémoire

Normes de la série ISO/CEI 7816 (à contact), de la série ISO/CEI 14443 (sans contact) visées à l’annexe C de la norme ISO/CEI 18013-2:2008

Partie B1, point 3 1)

2

Identifiant d’application

ISO/CEI 7816-5:2004

Partie B1, point 3 2)

3

Mécanismes de protection des données

ISO/CEI 18013-3:2009

Partie B1, point 3 2) a)

Partie B1, point 5

4

Structure des données logiques

ISO/CEI 18013-2:2008

Partie B1, point 4 1)

5

Identifiants des fichiers élémentaires

ISO/CEI 18013-2:2008, tableau C.2

Partie B1, point 4 1)

6

Présentation des données du DG 1

ISO 18013-2:2008, annexe C.3.8

Partie B1, point 4 2)

Partie B1, point 6 1)

7

Présentation des données obligatoires du DG 5 et du DG 6

ISO/CEI 18013-2:2008, annexe C.6.6 et annexe C.6.7, image faciale et image de la signature à stocker au format JPEG ou JPEG2000

Partie B1, point 4 2)

8

Présentation des données facultatives et supplémentaires

ISO/CEI 18013-2:2008, annexe C

Partie B1, point 4 3)

9

Authentification passive

ISO/CEI 18013-3:2009, point 8.1, les données sont stockées dans le EF.SOd (objet de sécurité du document) dans la LDS

Partie B1, point 5 1) a)

10

Restriction d’accès de base

ISO/CEI 18013-3:2009 et son premier amendement

Partie B1, point 5 2) a)

Configuration de la restriction d’accès de base

ISO/CEI 18013-3:2009, annexe B.8

11

Restriction d’accès étendu

Orientation technique TR-03110, intitulée «Advanced Security Mechanisms for Machine Readable Travel Documents – Extended Access Control (EAC)» [«Dispositifs de sécurité avancés pour les documents de voyage lisibles à la machine – contrôle d’accès étendu»], version 1.11

Partie B1, point 5 2) b)

12

Méthodes d’essai

ISO 18013-4:2011

Partie B3, point 1

13

Certificat de sécurité

Niveau d’assurance d’évaluation 4 augmenté (EAL 4+) ou équivalent

Partie B3, point 2

14

Certificat fonctionnel

Essais des cartes à circuits intégrés conformément aux normes de la série ISO 10373

Partie B3, point 3

PARTIE B3: Procédure concernant l’homologation UE des permis de conduire munis d’un microprocesseur

1. DISPOSITIONS GÉNÉRALES

Les fabricants qui introduisent une demande d’homologation UE des permis de conduire munis d’un microprocesseur présentent un certificat de sécurité et un certificat fonctionnel.

Toute modification prévue du procédé de fabrication, y compris le logiciel, fait l’objet d’une notification préalable à l’autorité qui a accordé l’homologation. L’autorité peut demander des informations et des essais supplémentaires avant d’accepter la modification.

Les essais sont réalisés selon les méthodes prévues à la partie B2, point 12.

2. CERTIFICAT DE SÉCURITÉ

En ce qui concerne l’évaluation de la sécurité, les microprocesseurs des permis de conduire sont évalués conformément aux critères spécifiés à la partie B2, point 13.

Un certificat de sécurité n’est délivré qu’après une évaluation favorable de la capacité du microprocesseur à résister aux tentatives de manipulation ou de modification des données.

3. CERTIFICAT FONCTIONNEL

Une évaluation fonctionnelle des permis de conduire munis d’un microprocesseur est effectuée par un laboratoire conformément aux critères d’essai précisés à la partie B2, point 14.

Les États membres qui intègrent un microprocesseur à leurs permis de conduire veillent à ce que les normes fonctionnelles applicables et les prescriptions de la partie B1 soient respectées.

Un certificat fonctionnel est délivré au fabricant lorsque toutes les conditions suivantes sont remplies:

—

le microprocesseur fait l’objet d’un certificat de sécurité valable,

le respect des prescriptions de la partie B2 a été démontré,

les essais fonctionnels ont donné des résultats satisfaisants.

Les autorités compétentes des États membres sont chargées de la délivrance du certificat fonctionnel. Sur ce certificat figurent l’identité de l’autorité de délivrance, celle du demandeur, l’identification du microprocesseur et une liste détaillée des essais et de leurs résultats.

4. FICHE D’HOMOLOGATION UE

1)

Modèle de fiche

Les États membres délivrent une fiche d’homologation UE sur présentation des certificats fonctionnel et de sécurité prévus à la présente annexe. Les fiches d’homologation UE sont conformes au modèle figurant à la partie B4.

2)

Système de numérotation

Le système de numérotation des homologations UE se compose:

a)

de la lettre «e» suivie d’un nombre correspondant à l’État membre qui a accordé l’homologation UE:

1

pour l’Allemagne,

2

pour la France,

3

pour l’Italie,

4

pour les Pays-Bas,

5

pour la Suède,

6

pour la Belgique,

7

pour la Hongrie,

8

pour la République tchèque,

9

pour l’Espagne,

12

pour l’Autriche,

13

pour le Luxembourg,

17

pour la Finlande,

18

pour le Danemark,

19

pour la Roumanie,

20

pour la Pologne,

21

pour le Portugal,

23

pour la Grèce,

24

pour l’Irlande,

25

pour la Croatie,

26

pour la Slovénie,

27

pour la Slovaquie,

29

pour l’Estonie,

32

pour la Lettonie,

34

pour la Bulgarie,

36

pour la Lituanie,

49

pour Chypre,

50

pour Malte;

b)

des lettres «DL», précédées d’un tiret et suivies de deux chiffres indiquant le numéro séquentiel attribué à la présente annexe ou à la dernière modification technique majeure apportée à la présente annexe. Le numéro séquentiel de la présente annexe est 00;

c)

d’un numéro d’identification unique de l’homologation UE attribué par l’État membre de délivrance.

Exemple du système de numérotation des homologations UE: e50-DL00 12345

Le numéro de l’homologation est stocké sur le microprocesseur dans le DG 1 pour chaque permis de conduire muni d’un tel microprocesseur.

PARTIE B4: Modèle de la fiche d’homologation UE pour les permis de conduire munis d’un microprocesseur

Nom de l’autorité compétente: …

Notification concernant (*):

—

l’homologation □

—

le retrait de l’homologation □

d’un permis de conduire de l’UE muni d’un microprocesseur

Homologation no: …

1.

Marque de fabrique ou marque commerciale: …

2.

Nom du modèle: …

3.

Nom du fabricant ou de son représentant, le cas échéant: …

…

4.

Adresse du fabricant ou de son représentant, le cas échéant: …

…

5.

Rapports des essais de laboratoire:

5.1

Certificat de sécurité n°: … Date: …

Délivré par: …

5.2

Certificat fonctionnel n°: … Date: …

Délivré par: …

6.

Date de l’homologation: …

7.

Date du retrait de l’homologation: …

8.

Lieu: …

9.

Date: …

10.

Documents descriptifs en annexe: …

11.

Signature: …

(*)

Cocher la case adéquate

PARTIE C: SPÉCIFICATIONS DU PERMIS DE CONDUIRE MOBILE

1)

Des applications pour les permis de conduire mobiles sont disponibles pour les systèmes d’exploitation mobiles les plus courants et offrent aux personnes autorisées au moins les fonctionnalités suivantes:

a)

extraction et stockage de données ou pointeurs permettant de prouver les droits de conduite d’une personne;

b)

affichage et transfert de ces données ou pointeurs.

2)

L’application et les autres systèmes pertinents sont conformes à la norme ISO/IEC 18013-5 sur les permis de conduire mobiles et au règlement (UE) no 910/2014.

3)

Aux fins de la présente annexe, le titulaire d’un permis de conduire mobile délivré conformément à la présente directive n’est considéré comme son utilisateur autorisé que s’il est identifié comme tel. Le principal moyen d’identification est l’identification électronique. Pour l’identification électronique de ces personnes, au moins tous les moyens d’identification électronique visés dans le règlement (UE) no 910/2014 sont acceptés.

4)

Le système national pertinent est le registre compétent des permis de conduire de l’État membre dans lequel le titulaire du permis de conduire a établi sa résidence normale.

5)

L’application permet au titulaire du permis de conduire d’extraire du système national pertinent des données vérifiables contenant les informations énumérées à la partie D et un pointeur à usage unique. Lorsqu’une partie des informations énumérées à la partie D n’est pas disponible dans le système national, le titulaire du permis de conduire peut récupérer ses éléments de données manquants par d’autres moyens sécurisés [par exemple, la photographie du titulaire à partir de son passeport biométrique au moyen de la communication en champ proche (Near Field Communication)].

L’application permet de mettre à jour automatiquement ou manuellement les données vérifiables (données relatives au titulaire contenues dans le permis de conduire conformément à la partie D) à partir des informations figurant dans le système national pertinent de l’État membre de résidence normale du titulaire du permis. L’application ne prévoit aucun autre moyen de modifier les données extraites.

L’application permet au titulaire du permis de conduire d’afficher ou de transmettre à un tiers tout ou partie des données contenues dans le permis de conduire mobile. Les autorités compétentes des États membres sont autorisées à extraire les données contenues dans les permis de conduire mobiles afin de pouvoir vérifier les droits de conduite du titulaire (vérification).

L’application permet au titulaire du permis de conduire de transmettre à un tiers un pointeur à usage unique extrait d’un système national. Ce pointeur peut être utilisé par le tiers destinataire pour extraire du système national concerné les informations énumérées à la partie D, à condition qu’il y ait été autorisé par l’État membre concerné. Les autorités compétentes des États membres sont autorisées à accéder aux systèmes nationaux des autres États membres. Les États membres veillent à ce que les données transmises ne soient pas conservées une fois que les données du titulaire du permis ont été vérifiées.

Les informations qui sont transmises directement à partir de l’application ou extraites au moyen du pointeur à usage unique permettent aux autorités compétentes de déterminer les droits de conduite du titulaire du permis de conduire mobile (vérification), y compris toute restriction applicable dans l’Union ou sur le territoire d’un État membre. Les États membres ne considèrent pas les données comme valides lorsqu’elles ont été extraites plus de sept jours avant la date de la vérification ou lorsque le numéro du permis de conduire figure sur la liste des permis retirés gérée par l’État membre qui a délivré le permis de conduire mobile. Une liste des permis retirés contient des informations sur tous les permis de conduire qui ne permettent plus à leurs titulaires d’exercer leur droit de conduire.

6)

Par dérogation au règlement (UE) no 910/2014 et dans le seul but de donner au titulaire du permis de conduire mobile la possibilité de prouver son droit de conduire dans de telles situations, les fonctionnalités permettant d’afficher et de transmettre des données ou un pointeur à usage unique restent disponibles dans le cas où les données d’identification personnelle associées aux portefeuilles européens d’identité numérique, visées à l’article 3 dudit règlement, sont invalides.

7)

Les systèmes nationaux ne peuvent stocker ni traiter les demandes fondées sur le pointeur à usage unique susmentionné à des fins autres que la mise en œuvre des dispositions de la présente directive. À cette fin, le réseau des permis de conduire de l’UE visé à l’article 19 peut être utilisé.

8)

Les titulaires de permis de conduire mobiles ont la possibilité de renouveler, de remplacer ou d’échanger leurs permis de conduire dans l’Union au moyen de l’application ou d’un portail de services numériques dédié mis à disposition par les États membres.

PARTIE D: DONNÉES À INTRODUIRE DANS LE PERMIS DE CONDUIRE DE L’UE

1)

Les signes distinctifs des États membres délivrant le permis sont les suivants:

B: Belgique

BG: Bulgarie

CZ: République tchèque

DK: Danemark

D: Allemagne

EST: Estonie

GR: Grèce

E: Espagne

F: France

HR: Croatie

IRL: Irlande

I: Italie

CY: Chypre

LV: Lettonie

LT: Lituanie

L: Luxembourg

H: Hongrie

M: Malte

NL: Pays-Bas

A: Autriche

PL: Pologne

P: Portugal

RO: Roumanie

SLO: Slovénie

SK: Slovaquie

FIN: Finlande

S: Suède

2)

Les mentions «permis de conduire» à imprimer sur les permis de conduire dans la ou les langues des États membres sont les suivantes:

Свидетелство за управление на МПС

Permiso de Conducción

Řidičský průkaz

Kørekort

Führerschein

Juhiluba

Άδεια Οδήγησης

Driving Licence

Permis de conduire

Ceadúas Tiomána

Vozačka dozvola

Patente di guida

Vadītāja apliecība

Vairuotojo pažymėjimas

Vezetői engedély

Liċenzja tas-Sewqan

Rijbewijs

Prawo Jazdy

Carta de Condução

Permis de conducere

Vodičský preukaz

Vozniško dovoljenje

Ajokortti

Körkort

3)

Les informations spécifiques au permis délivré sont les suivantes:

Champ

Information

1

nom du titulaire

2

prénom(s) du titulaire

3

date et lieu de naissance du titulaire

4a

date de délivrance du permis

4b

date d’expiration du permis ou un tiret au cas où le permis aurait une durée de validité illimitée en vertu des dispositions de l’article 10, paragraphe 2, deuxième alinéa

4c

nom de l’autorité de délivrance

4d

un numéro autre que celui figurant dans le champ 5, à des fins administratives (mention facultative)

5

numéro du permis

6

photo du titulaire

7

signature du titulaire

8

résidence, domicile ou adresse postale (mention facultative)

9

catégorie de véhicules que le titulaire a le droit de conduire (les catégories nationales sont imprimées dans un autre type de caractères que les catégories harmonisées)

4)

Les informations spécifiques aux catégories du permis délivré sont les suivantes:

Champ

Information

9

catégorie de véhicules que le titulaire a le droit de conduire (les catégories nationales sont imprimées dans un autre type de caractères que les catégories harmonisées)

10

date de première délivrance pour chaque catégorie (cette date doit être retranscrite sur le nouveau permis lors de tout remplacement ou échange ultérieurs); les champs de la date comportent chacun deux chiffres et figurent dans l’ordre suivant: jour.mois.année (JJ.MM.AA)

11

date d’expiration pour chaque catégorie; les champs de la date comportent chacun deux chiffres et figurent dans l’ordre suivant: jour.mois.année (JJ.MM.AA)

12

mentions additionnelles ou restrictions éventuelles, sous la forme d’un code, en regard de chaque catégorie concernée, conformément à la partie E

Lorsqu’un code figurant dans la partie E s’applique à toutes les catégories pour lesquelles le permis est délivré, il peut être imprimé dans les champs 9, 10 et 11.

5)

Les informations spécifiques à la gestion du permis délivré sont les suivantes:

Champ

Information

13

inscription éventuelle par l’État membre d’accueil des mentions indispensables à la gestion du permis lors de l’application du point 4 a) de la partie A1

14

inscription éventuelle par l’État membre qui délivre le permis des mentions indispensables à la gestion du permis ou relatives à la sécurité routière (mention facultative). Si une mention relève d’un champ défini dans la présente annexe, elle est précédée du numéro du champ correspondant.

Avec l’accord écrit exprès du titulaire, des mentions non liées à la gestion du permis de conduire ou à la sécurité routière peuvent également figurer dans ce champ; l’ajout de telles mentions n’affecte en rien l’utilisation du modèle en tant que permis de conduire.

PARTIE E: CODES DE L’UNION ET CODES NATIONAUX

Les codes 01 à 99 sont des codes harmonisés de l’Union européenne

CONDUCTEUR (raisons médicales)

01

.

Correction et/ou protection de la vision

01.01.

Lunettes

01.02.

Lentille(s) de contact

01.05.

Couvre-œil

01.06.

Lunettes ou lentilles de contact

01.07.

Aide optique spécifique

02

Prothèse auditive/aide à la communication

03

Prothèse/orthèse des membres

03.01.

Prothèse/orthèse d’un/des membre(s) supérieur(s)

03.02.

Prothèse/orthèse d’un/des membre(s) inférieur(s)

ADAPTATIONS DU VÉHICULE

10

Boîte de vitesse adaptée

10.02.

Choix du rapport de transmission automatique

10.04.

Dispositif adapté de contrôle de la transmission

15

Embrayage adapté

15.01.

Pédale d’embrayage adaptée

15.02.

Embrayage manuel

15.03.

Embrayage automatique

15.04.

Mesure visant à empêcher le blocage ou l’actionnement de la pédale d’embrayage

20

Mécanismes de freinage adaptés

20.01.

Pédale de frein adaptée

20.03.

Pédale de frein adaptée pour le pied gauche

20.04.

Pédale de frein à glissière

20.05.

Pédale de frein à bascule

20.06.

Frein actionné par la main

20.07.

Actionnement du frein avec une force maximale de … N (1) [par exemple, «20.07 (300 N)»]

20.09.

Frein de stationnement adapté

20.12.

Mesure visant à empêcher le blocage ou l’actionnement de la pédale de frein

20.13.

Frein à commande au genou

20.14.

Actionnement du système de freinage avec assistance par une force extérieure

25

Mécanisme d’accélération adapté

25.01.

Pédale d’accélérateur adaptée

25.03.

Pédale d’accélérateur à bascule

25.04.

Accélérateur actionné par la main

25.05.

Accélérateur actionné par le genou

25.06.

Actionnement de l’accélérateur avec assistance par une force extérieure

25.08.

Pédale d’accélérateur placée à gauche

25.09.

Mesure visant à empêcher le blocage ou l’actionnement de la pédale d’accélérateur

31

Adaptations et protections des pédales

31.01.

Jeu supplémentaire de pédales parallèles

31.02.

Pédales dans (ou quasi dans) le même plan

31.03.

Mesure visant à empêcher le blocage ou l’actionnement des pédales d’accélérateur et de frein lorsque les pédales ne sont pas actionnées par le pied

31.04.

Plancher surélevé

32

Mécanismes de freinage et d’accélération combinés

32.01.

Accélérateur et frein de service sous forme de système combiné, actionné par une seule main

32.02.

Accélérateur et frein de service sous forme de système combiné, actionné par une force extérieure

33

Frein de service, accélérateur et direction sous forme de système combiné

33.01.

Frein de service, accélérateur et direction sous forme de système combiné, actionné par une force extérieure avec une seule main

33.02.

Frein de service, accélérateur et direction sous forme de système combiné, actionné par une force extérieure avec les deux mains

35

Dispositifs de commande adaptés (feux, essuie et lave-glace, avertisseur, clignotants, etc.)

35.02.

Dispositifs de commande pouvant être actionnés sans lâcher le dispositif de direction

35.03.

Dispositifs de commande pouvant être actionnés sans lâcher le dispositif de direction avec la main gauche

35.04.

Dispositifs de commande pouvant être actionnés sans lâcher le dispositif de direction avec la main droite

35.05.

Dispositifs de commande pouvant être actionnés sans lâcher le dispositif de direction ni les mécanismes d’accélération et de freinage

40

Direction adaptée

40.01.

Direction avec une force maximale d’actionnement de … N (2) [par exemple, «40.01 (140 N)»]

40.05.

Volant adapté (volant de section plus large/épaissi, de diamètre réduit, etc.)

40.06.

Position du volant adaptée

40.09.

Direction aux pieds

40.11.

Dispositif d’assistance sur le volant

40.14.

Système alternatif de direction adaptée actionné par une seule main/un seul bras

40.15.

Système alternatif de direction adaptée actionné par les deux mains/bras

42

Dispositifs de vision arrière et latérale modifiés

42.01.

Dispositif de vision arrière adapté

42.03.

Dispositif intérieur supplémentaire permettant une vision latérale

42.05.

Dispositif de vision d’angle mort

43

Position du siège du conducteur

43.01.

Siège du conducteur à bonne hauteur de vision et à distance normale du volant et des pédales

43.02.

Siège du conducteur adapté à la forme du corps

43.03.

Siège du conducteur avec soutien latéral pour une bonne stabilité

43.04.

Siège du conducteur avec accoudoir

43.06.

Ceinture de sécurité adaptée

43.07.

Ceinture de sécurité avec soutien pour une bonne stabilité

44

Modifications des motocycles (sous-code obligatoire)

44.01.

Frein à commande unique

44.02.

Frein de la roue avant adapté

44.03.

Frein de la roue arrière adapté

44.04.

Accélérateur adapté

44.08.

Hauteur du siège permettant au conducteur assis de poser les deux pieds au sol en même temps et d’équilibrer le motocycle en cours d’arrêt et en position arrêtée

44.09.

Force maximale d’actionnement du frein de la roue avant de … N (3) [par exemple, «44.09 (140 N)»]

44.10.

Force maximale d’actionnement du frein de la roue arrière de … N (4) [par exemple, «44.10 (240 N)»]

44.11.

Repose-pieds adapté

44.12.

Poignée adaptée

45

Motocycle avec side-car uniquement

46

Tricycles uniquement

47

Limité aux véhicules de plus de deux roues ne nécessitant pas d’être équilibrés par le conducteur lorsqu’il démarre, en cours d’arrêt et en position arrêtée

50

Limité à un véhicule/numéro de châssis particulier (numéro d’identification du véhicule, NIV)

Lettres utilisées en combinaison avec les codes 01 à 44 pour plus de précisions:

a

gauche

b

droit

c

main

d

pied

e

milieu

f

bras

g

pouce

CODES POUR USAGE RESTREINT

60

Équivalences facultatives

60.01.

Le titulaire bénéficie de l’équivalence facultative visée à l’article 9, paragraphe 3, point a)

60.02.

Le titulaire bénéficie de l’équivalence facultative visée à l’article 9, paragraphe 3, point b)

60.03.

Les droits de conduire conférés par la catégorie B1 sont limités aux véhicules visés à l’article 9, paragraphe 4, point c)

61

Restreint aux trajets de jour (par exemple, une heure après le lever du soleil et une heure avant le coucher)

62

Restreint aux trajets dans un rayon de… km du lieu de résidence du titulaire, ou uniquement à l’intérieur d’une ville/d’une région

63

Conduite sans passagers

64

Restreint aux trajets à vitesse inférieure ou égale à… km/h

65

Conduite uniquement autorisée accompagnée d’un titulaire de permis de conduire de catégorie au moins équivalente

66

Sans remorque

67

Pas de conduite sur autoroute

68

Pas d’alcool

69

Limité aux véhicules équipés d’un éthylomètre antidémarrage conforme à la norme EN 50436. L’indication d’une date d’expiration est facultative [par exemple, «69» ou «69 (01.01.2016)»]

QUESTIONS ADMINISTRATIVES

70

Échange du permis no … délivré par … (signe distinctif UE/ONU dans le cas d’un pays tiers; par exemple: «70.0123456789.NL»)

71

Double du permis no … délivré par … (signe distinctif UE/ONU dans le cas d’un pays tiers; par exemple: «71.987654321.HR»)

73

Limité aux véhicules de la catégorie B de type quadricycle à moteur (B1)

78

Limité aux véhicules à changement de vitesses automatique

79

Limité aux véhicules qui satisfont aux spécifications indiquées entre parenthèses, dans le contexte de l’application de l’article 19 de la présente directive

79.01.

Limité aux véhicules à deux roues avec ou sans side-car

79.02.

Limité aux véhicules de la catégorie AM à trois roues ou de type quadricycle léger

79.03.

Limité aux tricycles

79.04.

Limité aux tricycles auxquels est attelée une remorque dont la masse maximale autorisée n’excède pas 750 kg

79.05.

Motocycle de catégorie A1 avec un rapport puissance/poids supérieur à 0,1 kW/kg

79.06.

Véhicule de catégorie BE où la masse maximale autorisée de la remorque dépasse 3 500 kg

80

Limité aux titulaires d’un permis pour un véhicule de la catégorie A de type tricycle motorisé qui n’ont pas atteint l’âge de 24 ans

81

Limité aux titulaires d’un permis pour un véhicule de la catégorie A de type motocycle à deux roues qui n’ont pas atteint l’âge de 21 ans

95

Conducteur titulaire du CAP répondant à l’obligation d’aptitude professionnelle prévue par la directive (UE) 2022/2561 jusqu’au … [par exemple, «95(01.01.12)»]

96

Véhicules de la catégorie B auxquels est attelée une remorque dont la masse maximale autorisée dépasse 750 kg et où la masse maximale autorisée de l’ensemble est supérieure à 3 500 kg mais inférieure ou égale à 4 250 kg

97

Non habilité à conduire un véhicule de la catégorie C1 qui relève du champ d’application du règlement (UE) no 165/2014 du Parlement européen et du Conseil (5)

98

98.01

Le conducteur est considéré comme un conducteur débutant et est soumis aux conditions de la période probatoire. En cas d’échange, de renouvellement ou de remplacement du permis, le code est complété par la date de fin de la période probatoire (par exemple, 98.01.13.04.2028).

98.02

Le titulaire doit respecter les conditions du régime de conduite accompagnée jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge de 18 ans.

Les codes 100 et plus sont des codes nationaux valables uniquement en circulation sur le territoire de l’État qui a délivré le permis de conduire.


(1) Cette force indique la capacité du conducteur d’actionner le système.

(2) Cette force indique la capacité du conducteur d’actionner le système.

(3) Cette force indique la capacité du conducteur d’actionner le système.

(4) Cette force indique la capacité du conducteur d’actionner le système.

(5) Règlement (UE) no 165/2014 du Parlement européen et du Conseil du 4 février 2014 relatif aux tachygraphes dans les transports routiers, abrogeant le règlement (CEE) no 3821/85 du Conseil concernant l’appareil de contrôle dans le domaine des transports par route et modifiant le règlement (CE) no 561/2006 du Parlement européen et du Conseil relatif à l’harmonisation de certaines dispositions de la législation sociale dans le domaine des transports par route (JO L 60 du 28.2.2014, p. 1).


Annexe II

EXIGENCES MINIMALES POUR LES EXAMENS DE CONDUITE ET CONNAISSANCES, APTITUDES ET COMPORTEMENTS LIÉS À LA CONDUITE D’UN VÉHICULE À MOTEUR

I. EXIGENCES MINIMALES POUR LES EXAMENS DE CONDUITE

Les États membres prennent les dispositions nécessaires pour garantir que les futurs conducteurs possèdent effectivement les connaissances, les aptitudes et les comportements liés à la conduite d’un véhicule à moteur. L’examen institué à cet effet doit comporter:

—

une épreuve de contrôle des connaissances,

—

après avoir réussi l’épreuve de contrôle des connaissances, une épreuve de contrôle des aptitudes et des comportements.

Les conditions dans lesquelles cet examen se déroule sont exposées ci-après.

A. ÉPREUVE DE CONTRÔLE DES CONNAISSANCES

1. Forme

La forme est choisie de façon à s’assurer que le candidat a les connaissances requises des matières énoncées aux points 2, 3 et 4.

Tout candidat à une catégorie de permis déjà titulaire d’un permis d’une autre catégorie peut être dispensé des dispositions communes prévues aux points 2, 3 et 4.

2. Contenu de l’épreuve concernant toutes les catégories de véhicules

L’épreuve porte sur chacun des thèmes énumérés dans les points suivants, son contenu et sa forme étant laissés à l’initiative de chaque État membre:

a)

réglementation relative à la circulation routière:

—

en particulier en ce qui concerne la signalisation, y compris le marquage, les règles de priorité et les limitations de vitesse;

b)

le conducteur:

—

importance de la vigilance et des attitudes à l’égard des autres usagers, y compris les usagers d’engins de micromobilité;

—

fonctions de perception générale, y compris la perception des risques, d’évaluation et de décision, notamment le temps de réaction, et modification des comportements du conducteur liés aux effets de l’alcool, des drogues et des médicaments, des états émotionnels et de la fatigue;

—

incidences quant au risque de distraction en raison de l’utilisation du téléphone mobile ou d’autres dispositifs électroniques lors de la conduite et conséquences sur la sécurité; [Am. 139]

c)

la route:

—

principes les plus importants afférents au respect des distances de sécurité entre les véhicules, à la distance de freinage et à la tenue de route du véhicule dans diverses conditions météorologiques et d’état des chaussées , notamment dans des conditions de neige ou de chaussées glissantes; [Am. 140]

—

risques de conduite liés aux différents états de la chaussée, y compris la perception et l’anticipation des risques, et notamment leurs variations avec les conditions atmosphériques, l’heure du jour ou de la nuit;

—

caractéristiques des différents types de routes et prescriptions légales qui en découlent;

—

sécurité routière dans les tunnels;

d)

les autres usagers de la route:

—

risques spécifiques liés à l’inexpérience d’autres usagers de la route, en particulier pour les usagers vulnérables de la route qui bénéficient d’un degré de protection moindre dans la circulation par rapport aux usagers d’automobiles telles que les voitures, les autobus et les camions et qui sont directement exposés aux forces des collisions. Cette catégorie comprend les enfants, les piétons, les cyclistes, les utilisateurs de véhicules à deux roues à moteur, les utilisateurs de dispositifs de mobilité individuelle et les personnes handicapées, à mobilité réduite ou ayant des capacités d’orientation réduites; [Am. 141]

—

risques inhérents à la circulation , à l’interaction avec et à la conduite de divers types de véhicules et aux différentes conditions de visibilité en raison de leurs conducteurs, y compris les véhicules ayant des systèmes avancés d’aide à la conduite ou d’autres dispositifs automatisés différentes dimensions et dynamiques de conduite et des différents champs de vision de leurs conducteurs ; [Am. 142]

—

angles morts et changements de pente; [Am. 143]

—

utilisation appropriée et en temps utile des indicateurs de direction; [Am. 144]

e)

réglementation générale et divers:

—

réglementation relative aux documents administratifs liés à l’utilisation du véhicule;

—

règles générales spécifiant le comportement que doit adopter le conducteur en cas d’accident (baliser, alerter) et mesures qu’il peut prendre, le cas échéant, pour venir en aide aux victimes d’accidents de la route;

—

règles sur la manière de se comporter en cas d’approche d’un véhicule d’urgence et sur les mesures à prendre sur le site d’une collision; [Am. 145]

—

facteurs de sécurité concernant le véhicule, son chargement et les personnes transportées;

—

connaissance des aspects de sécurité liés aux véhicules à carburant de substitution et/ou avec batterie, en particulier les risques d’embrasement/de jets de flamme ou de réaction chimique en cas d’accident ou de panne ; [Am. 146]

f)

précautions nécessaires à prendre en quittant le véhicule , notamment veiller à ce qu’il soit sûr d’ouvrir la porte du véhicule et que cela ne crée pas de danger pour les autres usagers de la route tels que les piétons, les cyclistes et les usagers de la micromobilité ; [Am. 147]

g)

éléments mécaniques liés à la sécurité de la conduite: pouvoir détecter les défectuosités les plus courantes pouvant affecter notamment le système de direction, de suspension, de freinage, les pneus, les feux et clignotants, les catadioptres, les rétroviseurs, les lave-glaces et essuie-glaces, le système d’échappement, les ceintures de sécurité et l’avertisseur sonore;

h)

équipements de sécurité des véhicules, notamment utilisation des ceintures de sécurité, appuie-têtes, équipements de sécurité concernant les enfants et chargement des véhicules électriques;

i)

règles et aspects relatifs à l’utilisation du véhicule en relation avec le respect de l’environnement, y compris en ce qui concerne les véhicules électriques: utilisation pertinente des avertisseurs sonores, consommation de carburant/d’énergie modérée, limitation des émissions (émissions de gaz à effet de serre, polluants atmosphériques, bruit et microplastiques provenant des pneumatiques , des freins et de l’usure des routes, etc.). [Am. 148]

i bis)

connaissances de base sur la manière d’utiliser les équipements de premiers secours et la capacité à réaliser les gestes de premiers secours, y compris le massage cardiaque.

Les États membres peuvent aussi créer la possibilité qu’une formation pratique de premiers secours certifiée préalablement réalisée, incluant le massage cardiaque, exempte du contenu du test théorique relatif aux premiers secours; [Am. 149]

i ter)

interaction en toute sécurité avec les fonctions avancées des systèmes d’aide à la conduite

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