| CELEX | 52024AP0098 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | mercredi 28 février 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2025/1358 | 17.3.2025 |
P9_TA(2024)0098
Certificat complémentaire de protection pour les produits phytopharmaceutiques (refonte)
Résolution législative du Parlement européen du 28 février 2024 sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil concernant le certificat complémentaire de protection unitaire pour les produits phytopharmaceutiques (refonte) (COM(2023)0223 – C9-0149/2023 – 2023/0128(COD))
(Procédure législative ordinaire – refonte)
(C/2025/1358)
Le Parlement européen,
| — | vu la proposition de la Commission au Parlement européen et au Conseil (COM(2023)0223), |
| — | vu l’article 294, paragraphe 2, et l’article 114, paragraphe 1, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, conformément auxquels la proposition lui a été présentée par la Commission (C9-0149/2023), |
| — | vu l’article 294, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, |
| — | vu l’avis du Comité économique et social européen du 27 septembre 2023 (1), |
| — | vu l’accord interinstitutionnel du 28 novembre 2001 pour un recours plus structuré à la technique de la refonte des actes juridiques (2), |
| — | vu les articles 110 et 59 de son règlement intérieur, |
| — | vu l’avis de la commission de l’agriculture et du développement rural, |
| — | vu le rapport de la Commission des affaires juridiques (A9-0023/2024), |
| A. | considérant que, de l’avis du groupe consultatif des services juridiques du Parlement européen, du Conseil et de la Commission, la proposition de la Commission ne contient aucune modification de fond autre que celles identifiées comme telles dans la proposition et que, en ce qui concerne la codification des dispositions inchangées des actes précédents avec ces modifications, la proposition se limite à une codification pure et simple des actes existants, sans modification de leur substance; |
| 1. | arrête la position en première lecture figurant ci-après, en tenant compte des recommandations du groupe consultatif des services juridiques du Parlement européen, du Conseil et de la Commission; |
| 2. | demande à la Commission de le saisir à nouveau, si elle remplace, modifie de manière substantielle ou entend modifier de manière substantielle sa proposition; |
| 3. | charge sa Présidente de transmettre la position du Parlement au Conseil et à la Commission ainsi qu’aux parlements nationaux. |
(1) JO C, C/2023/865, 8.12.2023, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/865/oj.
P9_TC1-COD(2023)0128
Position du Parlement européen arrêtée en première lecture le 28 février 2024 en vue de l’adoption du règlement (UE) 2024/... du Parlement européen et du Conseil concernant le certificat complémentaire de protection pour les produits phytopharmaceutiques (refonte)
(Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)
LE PARLEMENT EUROPÉEN ET LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 114, paragraphe 1,
vu la proposition de la Commission européenne,
après transmission du projet d’acte législatif aux parlements nationaux,
vu l’avis du Comité économique et social européen (1),
vu l’avis du Comité des régions (2),
statuant conformément à la procédure législative ordinaire,
considérant ce qui suit:
| (1) | Le règlement (CE) n° 1610/96 du Parlement européen et du Conseil (3) a été modifié à plusieurs reprises et de façon substantielle (4). À l’occasion de nouvelles modifications, il convient, dans un souci de clarté, de procéder à la refonte dudit règlement. |
| (2) | La recherche en matière de produits phytopharmaceutiques contribue à l’amélioration continue de la production et de l’obtention en abondance d’aliments de bonne qualité à des prix abordables. |
| (3) | La recherche dans le domaine phytopharmaceutique contribue à l’amélioration continue de la production végétale. |
| (4) | Les produits phytopharmaceutiques et notamment ceux résultant d’une recherche longue et coûteuse pourront continuer à être développés dans l’Union s’ils bénéficient d’une réglementation favorable, prévoyant une protection suffisante pour encourager une telle recherche. |
| (5) | La compétitivité du secteur phytopharmaceutique exige, de par la nature même de celui-ci, que l’innovation bénéficie d’une protection équivalente à celle octroyée aux médicaments par le règlement (CE) no 469/2009 du Parlement européen et du Conseil (5) [OP, veuillez insérer la nouvelle référence du document COM(2023)0231]. |
| (6) | La période qui s’écoule entre le dépôt d’une demande de brevet pour un nouveau produit phytopharmaceutique et l’autorisation de mise sur le marché dudit produit phytopharmaceutique réduit la protection effective conférée par le brevet à une durée insuffisante pour amortir les investissements effectués dans la recherche et pour générer les ressources nécessaires au maintien d’une recherche performante. |
| (7) | Ces circonstances conduisent à une insuffisance de protection qui pénalise la recherche phytopharmaceutique et la compétitivité de ce secteur. |
| (8) | Un des véritables objectifs du certificat complémentaire de protection (ci-après le «certificat») consiste à placer l’industrie européenne dans les mêmes conditions de compétitivité que les pays tiers. |
| (9) | Il convient de prévoir une solution uniforme au niveau de l’Union et de prévenir ainsi une évolution hétérogène des législations nationales aboutissant à de nouvelles disparités qui seraient de nature à entraver la libre circulation des produits phytopharmaceutiques au sein de l’Union et à affecter, de ce fait, directement le fonctionnement du marché intérieur. |
| (10) | Il est donc nécessaire de prévoir un certificat pour les produits phytopharmaceutiques ayant donné lieu à une autorisation de mise sur le marché, qui puisse être obtenu par le titulaire d’un brevet national ou d’un brevet européen, ayant ou non un effet unitaire, selon les mêmes conditions dans chaque État membre. Il convient que le certificat donne à son titulaire une période supplémentaire adéquate de protection effective après l’expiration du brevet de base. Il convient que la demande relative audit certificat soit déposée auprès du service compétent de la propriété industrielle (l’«autorité nationale compétente») de l’État membre concerné. |
| (11) | Il convient que l’une des conditions de délivrance d’un certificat soit que le produit soit protégé par le brevet de base, c’est-à-dire que ce produit devrait entrer dans le champ d’application d’une ou de plusieurs revendications de ce brevet, tel qu’il a été interprété par l’homme du métier à la lumière de la description du brevet sur la base de la connaissance générale de cet homme du métier dans le domaine concerné et de l’état de la technique à la date de son dépôt ou à la date de priorité du brevet de base . Cette condition n’impliquerait pas nécessairement que la substance active du produit soit explicitement identifiée dans les revendications ou, dans le cas d’une préparation, que chacune des substances actives de celle-ci soit explicitement identifiée dans les revendications, à condition que chacune d’entre elles chaque substance active soit spécifiquement identifiable à la lumière de toutes les informations divulguées par ce brevet , sur la base de l’état de la technique à la date de dépôt ou à la date de priorité du brevet de base . [Am. 1] |
| (12) | Afin d’éviter une surprotection, il convient de prévoir qu’un même produit ne peut être protégé par plus d’un certificat, qu’il soit national ou unitaire, dans un même État membre. Par conséquent, il convient d’exiger que le produit, ou tout dérivé équivalent sur le plan phytosanitaire tel que des sels, des esters, des éthers, des isomères, des mélanges d’isomères ou des complexes, n’ait pas déjà fait l’objet d’un certificat antérieur, que ce soit seul ou en combinaison avec une ou plusieurs substances actives supplémentaires, pour la même application ou pour une application différente. [Am. 2] |
| (13) | Dans les limites de la protection conférée par le brevet de base, la protection conférée par un certificat ne devrait s’étendre qu’au produit, à savoir à la substance active ou aux combinaisons de substances actives, couvert par l’autorisation de mise sur le marché, pour toute utilisation du produit, en tant que produit phytopharmaceutique, qui a été autorisée avant l’expiration du certificat. |
| (14) | Afin d’assurer une protection équilibrée, un certificat devrait toutefois permettre à son titulaire d’empêcher un tiers de fabriquer non seulement le produit identifié dans le certificat, mais aussi des dérivés de ce produit, tels que des sels, des esters, des éthers, des isomères, des mélanges d’isomères ou des complexes, équivalents au produit sur le plan phytosanitaire, même si ces dérivés ne sont pas explicitement mentionnés dans la description du produit figurant sur le certificat. Par conséquent, il y a lieu de considérer que la protection conférée par le certificat s’étend à de tels dérivés équivalents, dans les limites de la protection conférée par le brevet de base. |
| (15) | Afin de garantir qu’un même produit ne peut être protégé par plus d’un certificat dans un même État membre, le titulaire de plus d’un brevet pour le même produit ne devrait pas se voir délivrer plus d’un certificat pour ce produit. Toutefois, lorsque deux brevets protégeant le produit sont détenus par deux titulaires, il convient d’autoriser la délivrance d’un certificat pour ce produit à chacun de ces titulaires, s’ils peuvent démontrer qu’il n’existe pas de lien économique entre eux. En outre, aucun certificat ne devrait être délivré au titulaire d’un brevet de base pour un produit qui fait l’objet d’une autorisation détenue par un tiers, sans le consentement de ce dernier. |
| (16) | Pour garantir la plus grande souplesse et l’absence de discrimination indue entre les titulaires de différents types de brevets, il convient de ne pas limiter le type de brevet sur la base duquel un certificat national peut être demandé auprès d’une autorité nationale compétente. Par conséquent, il devrait rester possible de présenter une telle demande sur la base d’un brevet national ou d’un brevet européen et cela devrait en particulier aussi être possible sur la base d’un brevet européen à effet unitaire (ci-après le «brevet unitaire»). |
| (17) | La durée de la protection conférée par le certificat doit être déterminée de telle sorte qu’elle permette une protection effective suffisante. À cet effet, le titulaire, à la fois d’un brevet et d’un certificat, doit pouvoir bénéficier au total de 15 années d’exclusivité au maximum, à partir de la première autorisation de mise sur le marché, dans l’Union, du produit phytopharmaceutique en question. |
| (18) | Dans un secteur aussi complexe et sensible que le secteur phytopharmaceutique, tous les intérêts en jeu devraient être pris en compte. À cet effet, le certificat ne saurait être délivré pour une durée supérieure à 5 ans. La protection qu’il confère devrait en outre être strictement limitée au produit couvert par l’autorisation de mise sur le marché en tant que produit phytopharmaceutique. |
| (19) | Seule une intervention au niveau de l’Union permet d’ assurer une protection suffisante de l’innovation phytopharmaceutique, tout en garantissant un fonctionnement adéquat du marché intérieur des produits phytopharmaceutiques. |
| (20) | Les modalités mentionnées aux considérants 13, 14 et 15 et établies à l’article 4, à l’article 8, paragraphe 1, point c), et à l’article 17, paragraphe 2, du présent règlement valent également, mutatis mutandis, pour l’interprétation notamment du considérant 9 et des articles 3 et 4, de l’article 8, paragraphe 1, point c), et de l’article 17 du règlement (CE) no 469/2009 [OP: veuillez insérer la nouvelle référence du document COM(2023)0231]. |
| (21) | Depuis la création de la protection complémentaire, les certificats n’ont été demandés et délivrés qu’à l’échelle nationale, ce qui a donc requis le dépôt et l’examen en parallèle, dans plusieurs États membres, de demandes très similaires. Il en a découlé un dédoublement des tâches à la fois pour les demandeurs et pour les services de la propriété industrielle compétents (ci-après les «autorités nationales compétentes»), qui ont mené des procédures d’examen séparées concernant un même produit, ainsi que, parfois, des incohérences entre les décisions prises par les autorités nationales compétentes de différents États membres. De telles divergences portent en général sur les conditions de délivrance ou de refus d’un certificat, et notamment sur la délivrance d’un certificat dans un État membre mais son refus dans un autre État membre pour un même produit, ou des différences en ce qui concerne l’application des conditions relatives à une autorisation de mise sur le marché préalable ou la préexistence d’un certificat complémentaire de protection couvrant le produit. Cette situation est source d’insécurité juridique et incompatible avec les objectifs du marché intérieur. |
| (22) | Il existe une procédure centralisée de délivrance des brevets européens. En outre, le «brevet unitaire» défini dans le règlement (UE) no 1257/2012 du Parlement européen et du Conseil (6) entrera en vigueur le 1er juin 2023 pour tous les États membres ayant ratifié l’accord relatif à une juridiction unifiée du brevet. |
| (23) | Dès lors, il est nécessaire de compléter les procédures nationales existantes de délivrance des certificats pour des produits phytopharmaceutiques par une procédure centralisée. Cette procédure devrait permettre que, lorsque le brevet de base est un brevet européen, y compris un brevet unitaire, la délivrance de certificats nationaux pour deux ou plusieurs États membres désignés soit sollicitée au moyen du dépôt et de l’examen d’une seule demande «centralisée». Les certificats délivrés dans le cadre de la procédure centralisée devraient être équivalents aux certificats délivrés dans le cadre des procédures nationales et être soumis aux mêmes règles. |
| (24) | Le règlement (UE) 2017/1001 du Parlement européen et du Conseil (7) a institué, à son article 2, un Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (ci-après l’«Office»). Dans l’intérêt du marché intérieur, la procédure centralisée devrait être exécutée par une seule autorité d’examen. Pour ce faire, il conviendrait de confier à l’Office la mission d’examiner les demandes de certificats dans le cadre de la procédure centralisée conformément au présent règlement. |
| (25) | Afin que l’examen de la demande centralisée soit simplifié, il ne devrait être possible de déposer une demande que sur la base d’un brevet européen, y compris un brevet unitaire. Il ne devrait pas être possible de présenter une demande centralisée sur la base d’un ensemble de brevets nationaux indépendants, étant donné qu’il est probable que leurs revendications soient différentes, ce qui rendrait l’examen plus complexe que dans des situations où le brevet de base est un brevet européen. |
| (26) | Les autorisations de mise sur le marché d’un produit phytopharmaceutique donné pouvant être délivrées à des dates différentes selon les États membres, le nombre d’États membres qui pourraient être valablement désignés dans une demande centralisée de certificats concernant un certain produit phytopharmaceutique serait fortement restreint s’il était exigé que des autorisations aient été délivrées dans tous les États membres désignés dans la demande. Par conséquent, il convient d’autoriser la délivrance de certificats basés sur une telle demande centralisée lorsque des autorisations de mise sur le marché ont au moins été demandées dans tous les États membres désignés, à condition que ces autorisations soient délivrées avant la fin de la procédure d’examen. C’est pourquoi l’avis d’examen devrait être adopté au plus tôt 18 mois après le dépôt de la demande centralisée. Lorsqu’aucune autorisation n’a été délivrée dans un État membre désigné avant écoulement de cette période, toutefois, l’Office devrait, en ce qui concerne cet État membre, suspendre la procédure d’examen et la reprendre, sur demande, à condition que cette autorisation finisse par être délivrée avant l’expiration du brevet de base. |
| (27) | Il convient que l’Office ait la possibilité de percevoir une taxe pour la demande centralisée de certificat, ainsi que d’autres taxes de procédure telles qu’une taxe relative aux oppositions ou aux recours. Les taxes perçues par l’Office devraient être fixées par un acte d’exécution. |
| (28) | En outre, un demandeur devrait être autorisé à déposer une «demande combinée», qui inclurait une demande de certificat unitaire telle que définie dans le règlement [OP: veuillez insérer la référence du document COM(2023)0221]. Une telle demande combinée devrait faire l’objet d’une procédure d’examen unique. |
| (29) | Afin d’éviter une double protection, il ne devrait pas être possible de délivrer de certificats – qu’il s’agisse de certificats nationaux ou unitaires – concernant le même produit dans le même État membre sur la base à la fois d’une demande nationale et d’une demande centralisée. |
| (30) | Afin de garantir une procédure équitable et transparente, d’assurer la sécurité juridique et de réduire le risque de contestations ultérieures de la validité, les tiers devraient avoir la possibilité, après la publication de la demande centralisée, de présenter dans un délai de 3 mois des observations à l’Office pendant la réalisation de l’examen centralisé. Ces tiers autorisés à présenter des observations devraient également inclure les États membres. Toutefois, cela ne devrait pas avoir d’incidence sur les droits des tierces parties à engager des procédures de nullité devant l’organe responsable, en vertu du droit national, de l’annulation du brevet de base correspondant. Ces dispositions sont nécessaires pour garantir la participation des tiers avant et après la délivrance des certificats. |
| (31) | L’Office devrait examiner la demande centralisée de certificats et émettre un avis d’examen. Cet avis devrait exposer les raisons pour lesquelles il est favorable ou défavorable en ce qui concerne chacun des États membres désignés. |
| (32) | L’examen d’une demande centralisée de certificat devrait être effectué, sous la supervision de l’Office, par un comité d’examen comprenant un membre de l’Office ainsi que deux examinateurs employés par les services nationaux des brevets. Cette approche permettrait de faire un usage optimal de l’expertise en matière de certificats complémentaires de protection et de brevets connexes , qui se trouve aujourd’hui uniquement dans les services nationaux. Afin de garantir une qualité optimale de l’examen, l’Office et les autorités nationales compétentes devraient veiller à ce que les examinateurs désignés disposent de l’expertise pertinente et d’une expérience suffisante dans l’évaluation des certificats complémentaires de protection. Il convient de fixer des critères appropriés supplémentaires en ce qui concerne la participation d’examinateurs spécifiques à la procédure centralisée, notamment en matière de qualification et de conflits d’intérêts. [Am. 3] |
| (33) | Lorsque l’Office constate que les conditions de délivrance d’un certificat sont remplies dans un ou plusieurs États membres désignés dans une demande centralisée, mais ne sont pas remplies dans un ou plusieurs des autres États membres, y compris lorsque, dans l’un des États membres désignés, le brevet européen de base comporte des revendications différentes qui ne couvrent pas le produit, l’Office devrait émettre un avis favorable pour les États membres désignés pour lesquels les conditions d’obtention d’un certificat sont remplies, et un avis défavorable pour ceux pour lesquels les conditions ne sont pas remplies. |
| (34) | Afin de préserver les droits procéduraux des tiers et de garantir un système de recours complet, il convient que les tiers puissent contester un avis d’examen en engageant une procédure d’opposition dans un bref délai après la publication dudit avis, et que cette opposition puisse aboutir à la modification de cet avis. |
| (35) | À l’issue de l’examen d’une demande centralisée de certificat et après l’expiration des délais de recours et d’opposition ou, le cas échéant, après l’émission d’une décision définitive sur le fond, l’avis devrait être transmis aux services nationaux des brevets respectifs des États membres désignés. |
| (36) | Lorsqu’un avis d’examen favorable a été émis pour un ou plusieurs États membres, les autorités nationales compétentes respectives devraient délivrer un certificat conformément aux règles nationales applicables, en particulier en ce qui concerne la publication, l’enregistrement dans les bases de données pertinentes et le paiement de taxes annuelles. |
| (37) | Lorsqu’un avis d’examen défavorable a été émis pour un ou plusieurs États membres, les autorités nationales compétentes respectives devraient rejeter la demande conformément aux règles nationales applicables. |
| (38) | À des fins de cohérence et de sécurité juridique, les mêmes dispositions de fond devraient s’appliquer aux demandes nationales et aux demandes centralisées, en particulier en ce qui concerne le champ d’application, les conditions d’obtention des certificats, l’objet de la protection et les effets des certificats, ainsi que leur publication. La procédure centralisée aboutirait à la délivrance de certificats nationaux tout à fait identiques à ceux délivrés sur la base de demandes nationales. |
| (39) | Étant donné que certaines autorités nationales compétentes pourraient, sur le plan administratif, avoir une capacité limitée à mener un examen complet au fond des demandes de certificats, les autorités nationales compétentes devraient conserver la possibilité de ne pas vérifier toutes les conditions de délivrance d’un certificat sur la base d’une demande nationale. Toutefois, afin de garantir la qualité et l’uniformité des certificats délivrés dans le cadre de la procédure centralisée, l’Office devrait examiner toutes les conditions de délivrance d’un certificat dans le cadre de la procédure centralisée. |
| (40) | Afin de préserver les droits procéduraux et de garantir un système complet de voies de recours, il convient que, lorsqu’une décision de l’Office n’a pas fait droit aux prétentions d’un demandeur ou d’une autre partie, celui-ci ou celle-ci ait le droit, moyennant le paiement d’une taxe, de former dans les 2 mois un recours contre la décision devant une chambre de recours de l’Office. Il en va de même pour l’avis d’examen, qui peut faire l’objet d’un recours de la part du demandeur. Les décisions de cette chambre de recours devraient, quant à elles, être susceptibles d’un recours devant le Tribunal, celui-ci ayant compétence aussi bien pour annuler que pour réformer la décision attaquée. En cas de demande combinée incluant une demande de certificat unitaire, un recours commun peut être formé. [Am. 4] |
| (41) | Lors de la nomination des membres des chambres de recours en matière de demandes centralisées de certificats, il convient de tenir compte de leur expertise pertinente, de leur indépendance et de leur expérience antérieure suffisante en matière de certificats complémentaires de protection ou de brevets. [Am. 5] |
| (42) | Toute personne peut contester la validité d’un certificat délivré conformément à la procédure centralisée devant une juridiction compétente d’un État membre, y compris la juridiction unifiée du brevet lorsque les conditions sont remplies. |
| (43) | Afin de garantir la transparence, il convient de mettre en place un registre pouvant servir de point d’accès unique et fournissant des informations sur les demandes de certificats dans le cadre de la procédure centralisée et sur leur statut, y compris sur les certificats délivrés sur cette base par les services nationaux, qui devraient partager toute information en la matière avec l’Office. Ce registre devrait être disponible dans toutes les langues officielles de l’Union. |
| (44) | Le règlement [OP: veuillez insérer la référence du document COM(2023)0221] (8) crée un certificat complémentaire de protection unitaire pour les produits phytopharmaceutiques, qu’il est possible de demander pour les États membres dans lesquels le brevet de base a un effet unitaire. La demande portant sur un tel certificat unitaire peut être incluse dans une demande combinée présentée dans le cadre de la procédure centralisée prévue par le présent règlement. Dans un tel cas, la demande combinée incluant les deux demandes devrait n’être soumise qu’à une seule procédure d’examen centralisée. Une double protection, conférée à la fois par un certificat unitaire et par un certificat délivré en vertu du présent règlement, devrait être exclue. |
| (45) | En ce qui concerne les missions confiées à l’Office en vertu du présent règlement, les langues de l’Office devraient être l’ensemble des langues officielles de l’Union. L’Office devrait accepter des traductions certifiées, dans une des langues officielles de l’Union, des documents et des informations. L’Office peut, le cas échéant, utiliser des traductions automatiques vérifiées. |
| (46) | Des dispositions financières devraient être prises afin de garantir que les autorités nationales compétentes qui participent à la procédure centralisée sont rémunérées de manière adéquate pour leur participation. |
| (47) | Les coûts de mise en place nécessaires liés aux missions confiées à l’Office, y compris les coûts des nouveaux systèmes numériques, devraient être financés par l’excédent budgétaire cumulé de l’Office. |
| (48) | Afin de compléter certains éléments non essentiels du présent règlement, il convient de déléguer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne afin qu’elle puisse préciser: i) le contenu et la forme de l’acte de recours ainsi que le contenu et la forme des décisions des chambres de recours, ii) les modalités d’organisation des chambres de recours pour ce qui est des procédures relatives aux certificats, iii) les règles applicables aux moyens de communication, y compris électroniques, à utiliser par les parties à la procédure devant l’Office, et aux formulaires que l’Office fournit, iv) les modalités de la procédure orale, v) les modalités de l’instruction, vi) les modalités de la notification, vii) les modalités relatives au calcul et à la durée des délais et viii) les modalités de la reprise d’une procédure. Il importe particulièrement que la Commission procède aux consultations appropriées durant son travail préparatoire, y compris au niveau des experts, et que ces consultations soient menées conformément aux principes définis dans l’accord interinstitutionnel «Mieux légiférer» du 13 avril 2016 (9). En particulier, pour assurer leur égale participation à la préparation des actes délégués, le Parlement européen et le Conseil reçoivent tous les documents au même moment que les experts des États membres, et leurs experts ont systématiquement accès aux réunions des groupes d’experts de la Commission traitant de la préparation des actes délégués. |
| (49) | Afin d’assurer des conditions uniformes d’exécution du présent règlement, il convient de conférer des compétences d’exécution à la Commission en ce qui concerne: i) les formulaires de demande à utiliser, ii) les règles relatives aux procédures de dépôt et aux procédures concernant les modalités d’examen des demandes centralisées et d’élaboration des avis d’examen par les comités d’examen, ainsi qu’à l’émission des avis d’examen par l’Office, iii) les critères de constitution des comités d’examen et les critères de sélection des examinateurs, iv) le montant des taxes applicables à payer à l’Office, v) la spécification des taux maximaux applicables aux frais indispensables à la procédure et réellement exposés par la partie gagnante, et vi) les règles sur les transferts financiers entre l’Office et les États membres, les montants de ces transferts et la rémunération à verser par l’Office pour la participation des autorités nationales compétentes. Ces compétences devraient être exercées conformément au règlement (UE) no 182/2011 du Parlement européen et du Conseil (10). |
| (50) | La Commission devrait faire régulièrement rapport sur le fonctionnement de la procédure centralisée, en coordination avec le rapport requis par le règlement [OP: veuillez insérer la référence du document COM(2023)0231]. |
| (51) | Le présent règlement respecte les droits fondamentaux et observe les principes reconnus, en particulier, par la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (ci-après la «charte»). Il convient d’interpréter et d’appliquer les règles prévues dans le présent règlement dans le respect de ces droits et principes. En particulier, le présent règlement vise à assurer le plein respect du droit de propriété, du droit à la protection de la santé et du droit à un recours effectif énoncés, respectivement, aux articles 17 et 47 de la charte. |
| (52) | Étant donné que les objectifs du présent règlement ne peuvent pas être atteints de manière suffisante par les États membres mais peuvent, en vue de garantir la cohérence des règles et procédures applicables dans l’ensemble de l’Union, l’être mieux au niveau de l’Union, celle-ci peut prendre des mesures, conformément au principe de subsidiarité consacré à l’article 5 du traité sur l’Union européenne. Conformément au principe de proportionnalité tel qu’énoncé audit article, le présent règlement n’excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre ces objectifs. |
| (53) | Le contrôleur européen de la protection des données a été consulté conformément à l’article 42, paragraphe 1, du règlement (UE) 2018/1725 du Parlement européen et du Conseil (11) et a émis un avis le 14 novembre 2023. |
| (54) | Il convient de prendre les dispositions qui s’imposent pour faciliter une transition sans heurts entre les règles prévues par le règlement (CE) no 1610/96 et celles établies dans le présent règlement. Afin de laisser suffisamment de temps à l’Office pour mettre en œuvre et lancer la procédure centralisée, les dispositions relatives aux demandes centralisées établies dans le présent règlement devraient être applicables à compter du... [une année après l’entrée en vigueur du présent règlement], |
ONT ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:
CHAPITRE I
DISPOSITIONS GÉNÉRALES
Article premier
Objet
Le présent règlement établit les règles relatives au certificat complémentaire de protection (ci-après le «certificat») pour les produits phytopharmaceutiques protégés par un brevet sur le territoire d’un État membre et soumis, en tant que produits phytopharmaceutiques, préalablement à leur mise sur le marché, à une procédure d’autorisation administrative en vertu du règlement (CE) no 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil (12).
Article 2
Définitions
Aux fins du présent règlement, on entend par:
| 1) | «produits phytopharmaceutiques»: les substances actives et les préparations contenant une ou plusieurs substances actives qui sont présentées sous la forme dans laquelle elles sont livrées à l’utilisateur et qui sont destinées à:
|
| 2) | «substances»: les éléments chimiques et leurs composés tels qu’ils se présentent à l’état naturel ou tels qu’ils sont produits par l’industrie, incluant toute impureté résultant inévitablement du procédé de fabrication; |
| 3) | «substances actives»: les substances ou micro-organismes, y compris les virus, exerçant une action générale ou spécifique:
|
| 4) | «préparations»: les mélanges ou solutions composés de deux ou plusieurs substances, dont au moins une substance active, destinés à être utilisés comme produits phytopharmaceutiques; |
| 5) | «végétaux»: les plantes vivantes et les parties vivantes de plantes, y compris les fruits frais et les semences; |
| 6) | «produits végétaux»: les produits d’origine végétale non transformés ou ayant subi une préparation simple telle que mouture, séchage ou pression, pour autant qu’il ne s’agisse pas des végétaux eux-mêmes; |
| 7) | «organismes nuisibles»: les ennemis des végétaux ou des produits végétaux appartenant au règne animal ou végétal, ainsi que les virus, bactéries et mycoplasmes ou autres agents pathogènes; |
| 8) | «produit»: la substance active ou la composition de substances actives d’un produit phytopharmaceutique; |
| 9) | «brevet de base»: un brevet qui protège un produit en tant que tel, une préparation, un procédé d’obtention d’un produit ou une application d’un produit, et qui est désigné par son titulaire aux fins de la procédure d’obtention d’un certificat; |
| 10) | «demande nationale»: une demande de certificat déposée auprès d’une autorité nationale compétente conformément à l’article 9; |
| 11) | «demande centralisée»: une demande déposée auprès de l’Office conformément à l’article 19 en vue de l’obtention de certificats, pour le produit identifié dans la demande, dans les États membres désignés; |
| 12) | «État membre désigné»: un État membre pour lequel un certificat est demandé au titre de la procédure centralisée d’examen prévue au chapitre III, tel que visé dans une demande centralisée de certificat; |
| 13) | «brevet européen»: un brevet délivré par l’Office européen des brevets («OEB») conformément aux règles et procédures prévues dans la convention sur le brevet européen («CBE») (13); |
| 14) | «brevet unitaire»: un brevet européen auquel est conféré un effet unitaire dans les États membres participant à la coopération renforcée prévue dans le règlement (UE) no 1257/2012; |
| 15) | «autorité nationale compétente»: l’autorité nationale qui est compétente, dans l’État membre concerné, en matière de délivrance de certificats et de rejet de demandes de certificats, telle que visée à l’article 9, paragraphe 1; |
| 15 bis) | «économiquement lié»: à l’égard de différents titulaires de deux ou plusieurs brevets de base protégeant le même produit, le fait qu’un titulaire, directement ou indirectement par l’intermédiaire d’un ou de plusieurs intermédiaires, contrôle ou est contrôlé par un autre titulaire, ou est sous un contrôle commun avec un autre titulaire. [Am. 6] |
Chapitre II
Demandes nationales de certificat
Article 3
Conditions d’obtention du certificat
1. Le certificat est délivré si, dans l’État membre où est présentée la demande visée à l’article 7 et à la date de cette demande, toutes les conditions suivantes sont remplies:
| a) | le produit est protégé par un brevet de base en vigueur; |
| b) | le produit, en tant que médicament, a obtenu une autorisation de mise sur le marché en cours de validité conformément au règlement (CE) no 1107/2009; |
| c) | le produit n’a pas déjà fait l’objet d’un certificat; |
| d) | l’autorisation visée au point b) est la première autorisation de mise sur le marché du produit, en tant que produit phytopharmaceutique. |
2. Le titulaire de plusieurs brevets portant sur le même produit ne peut se voir octroyer plusieurs certificats pour ce produit. Toutefois, lorsque deux ou plusieurs demandes portant sur le même produit et émanant de deux ou plusieurs titulaires de brevets différents sont pendantes, chacun desdits titulaires peut se voir octroyer un certificat pour ce produit, pour autant qu’il n’existe pas de lien économique entre eux. Le même principe s’applique mutatis mutandis aux demandes présentées par le titulaire portant sur le même produit pour lequel un ou plusieurs certificats ou certificats unitaires ont été précédemment octroyés à d’autres titulaires différents de brevets différents. [Am. 7]
Article 4
Portée de a protection
Dans les limites de la protection conférée par le brevet de base, la protection conférée par le certificat s’étend seulement au produit couvert par les autorisations de mise sur le marché du produit phytopharmaceutique correspondant, pour toute utilisation du produit, en tant que produit phytopharmaceutique, qui a été autorisée avant l’expiration du certificat.
Article 5
Effets du certificat
Le certificat confère les mêmes droits que ceux qui sont conférés par le brevet de base et est soumis aux mêmes limitations et aux mêmes obligations.
Article 6
Droit au certificat
1. Le droit au certificat appartient au titulaire du brevet de base ou à l’ayant droit dudit titulaire.
2. Nonobstant le paragraphe 1, lorsqu’un brevet de base a été délivré pour un produit qui fait l’objet d’une autorisation détenue par un tiers, un certificat n’est pas délivré pour ce produit au titulaire du brevet de base sans le consentement dudit tiers.
Article 7
Demande de certificat
1. La demande de certificat est déposée dans un délai de 6 mois à compter de la date à laquelle le produit, en tant que produit phytopharmaceutique, a obtenu l’autorisation de mise sur le marché visée à l’article 3, paragraphe 1, point b).
2. Nonobstant le paragraphe 1, lorsque l’autorisation de mise sur le marché intervient avant la délivrance du brevet de base, la demande de certificat est déposée dans un délai de 6 mois à compter de la date de délivrance du brevet.
Article 8
Contenu de la demande de certificat
1. La demande de certificat contient les éléments suivants:
| a) | une requête de délivrance du certificat, mentionnant notamment:
|
| b) | une copie de l’autorisation de mise sur le marché, visée à l’article 3, paragraphe 1, point b), par laquelle se trouve identifié le produit et comprenant notamment le numéro et la date de l’autorisation, ainsi que le résumé des caractéristiques du produit établi conformément à la partie A, section 1, points 1.1 à 1.7, de l’annexe du règlement (UE) no 283/2013 de la Commission (14) ou à la partie B, section 1, points 1.1 à 1.4.3, de ladite annexe; |
| c) | si l’autorisation visée au point b) n’est pas la première autorisation de mise sur le marché du produit, en tant que médicament, dans l’Union, l’indication de l’identité du produit ainsi autorisé et de la disposition légale en vertu de laquelle cette procédure d’autorisation est intervenue, ainsi qu’une copie de la publication de cette autorisation dans l’organe officiel approprié ou, à défaut d’une telle publication, tout document qui apporte la preuve de la délivrance de l’autorisation, de la date de celle-ci et de l’identité du produit ainsi autorisé. |
| c bis) | le cas échéant, le consentement du tiers visé à l’article 6, paragraphe 2, du présent règlement. [Am. 8] |
2. Les États membres peuvent prévoir que le dépôt de la demande de certificat donne lieu au paiement d’une taxe.
Article 9
Dépôt de la demande de certificat
1. La demande de certificat est déposée auprès du service compétent de la propriété industrielle de l’État membre qui a délivré ou pour lequel a été délivré le brevet de base et dans lequel a été obtenue l’autorisation de mise sur le marché prévue à l’article 3, paragraphe 1, point b), à moins que l’État membre ne désigne une autre autorité à cet effet.
2. Une mention de la demande de certificat est publiée par l’autorité visée au paragraphe 1. Cette mention comporte toutes les indications suivantes:
| a) | le nom et l’adresse du demandeur; |
| b) | le numéro du brevet de base; |
| c) | le titre de l’invention; |
| d) | le numéro et la date de l’autorisation de mise sur le marché visée à l’article 3, paragraphe 1, point b), ainsi que le produit qu’elle identifie; |
| e) | le cas échéant, le numéro et la date de la première autorisation de mise sur le marché dans l’Union. |
Article 10
Délivrance du certificat ou rejet de la demande de certificat
1. Lorsque la demande de certificat et le produit qui en fait l’objet satisfont aux conditions prévues par le présent chapitre, l’autorité visée à l’article 9, paragraphe 1, délivre le certificat.
2. Sous réserve du paragraphe 3 du présent article, l’autorité visée à l’article 9, paragraphe 1, rejette la demande de certificat si cette demande ou le produit qui en fait l’objet ne satisfait pas aux conditions prévues par le présent chapitre.
3. Si la demande de certificat ne satisfait pas aux conditions prévues à l’article 8, l’autorité visée à l’article 9, paragraphe 1, invite le demandeur à remédier aux irrégularités constatées ou à acquitter la taxe dans le délai imparti.
4. S’il n’est pas remédié dans le délai prescrit aux irrégularités ou au défaut de paiement notifiés en application du paragraphe 3, l’autorité rejette la demande.
5. Les États membres peuvent prévoir que la délivrance du certificat par l’autorité visée à l’article 9, paragraphe 1, se fait sans examen des conditions prévues à l’article 3, paragraphe 1, points c) et d).
Article 11
Publication
1. L’autorité visée à l’article 9, paragraphe 1, publie, dès que possible, une mention de la délivrance du certificat. Cette mention comporte toutes les indications suivantes:
| a) | le nom et l’adresse du titulaire du certificat; |
| b) | le numéro du brevet de base; |
| c) | le titre de l’invention; |
| d) | le numéro et la date de l’autorisation de mise sur le marché visée à l’article 3, paragraphe 1, point b), ainsi que le produit qu’elle identifie; |
| e) | le cas échéant, le numéro et la date de la première autorisation de mise sur le marché dans l’Union; |
| f) | la durée du certificat. |
2. L’autorité visée à l’article 9, paragraphe 1, publie, dès que possible, une mention du rejet de la demande de certificat. Cette mention comporte au moins les indications visées à l’article 9, paragraphe 2.
Article 12
Taxes annuelles
Les États membres peuvent prévoir que le certificat donne lieu au paiement de taxes annuelles.
Article 13
Durée du certificat
1. Le certificat produit effet au terme légal du brevet de base pour une durée égale à la période écoulée entre la date du dépôt de la demande du brevet de base et la date de la première autorisation de mise sur le marché dans l’Union, réduite d’une période de 5 ans.
2. Nonobstant le paragraphe 1, la durée du certificat ne peut être supérieure à 5 ans à compter de la date à laquelle il produit effet.
3. Pour le calcul de la durée du certificat, il n’est tenu compte d’une première autorisation de mise sur le marché provisoire que si celle-ci est directement suivie d’une autorisation définitive concernant le même produit.
Article 14
Extinction du certificat
Le certificat s’éteint si l’une des circonstances suivantes survient:
| a) | au terme de la durée prévue à l’article 13; |
| b) | si le titulaire du certificat y renonce; |
| c) | si la taxe annuelle fixée conformément à l’article 12 n’est pas acquittée dans les délais; |
| d) | si et aussi longtemps que le produit couvert par le certificat n’est plus autorisé à être mis sur le marché par suite du retrait de l’autorisation ou des autorisations de mise sur le marché correspondantes, conformément au règlement (CE) no 1107/2009 ou aux dispositions équivalentes de droit national, le cas échéant. |
Aux fins de l’application du point d), l’autorité visée à l’article 9, paragraphe 1, est habilitée à statuer sur l’extinction du certificat soit d’office, soit sur requête d’un tiers.
Article 15
Nullité du certificat
1. Le certificat est nul si l’une des circonstances suivantes survient:
| a) | le certificat a été délivré contrairement à l’article 3 aux articles 3 et 6 ; [Am. 9] |
| b) | le brevet de base s’est éteint avant l’expiration de sa durée légale; |
| c) | le brevet de base est annulé ou limité de telle sorte que le produit pour lequel le certificat a été délivré n’est plus protégé par les revendications du brevet de base ou si, après l’extinction du brevet de base, il existe des motifs de nullité qui auraient justifié l’annulation ou la limitation. |
2. Toute personne peut présenter une demande ou intenter une action en nullité du certificat auprès de l’instance compétente, en vertu de la législation nationale, pour annuler le brevet de base correspondant, ou devant une juridiction compétente d’un État membre.
Article 16
Publication de l’extinction ou de la nullité
Si le certificat s’éteint en application de l’article 14, points b), c) ou d), ou s’il est nul conformément à l’article 15, l’autorité visée à l’article 9, paragraphe 1, publie une mention à ce sujet.
Article 17
Recours
1. Les décisions de l’autorité visée à l’article 9 paragraphe 1, ou de l’instance visée à l’article 15, paragraphe 2, prises en application du présent chapitre sont susceptibles des mêmes recours que ceux prévus par la législation nationale contre des décisions analogues prises en matière de brevets nationaux.
2. La décision de délivrance du certificat est susceptible d’un recours visant à rectifier la durée du certificat, lorsque la date de la première autorisation de mise sur le marché dans l’Union, contenue dans la demande de certificat telle que prévue à l’article 8, est incorrecte.
Article 18
Procédure
1. En l’absence de dispositions de procédure dans le présent règlement, les dispositions de procédure applicables en vertu de la législation nationale au brevet de base correspondant ainsi que, le cas échéant, les dispositions de procédure applicables aux certificats visés par le règlement (CE) no 469/2009 [OP, veuillez insérer la référence du document COM(2023)0231], s’appliquent à l’égard du certificat, à moins que la législation nationale ne fixe des dispositions de procédure spéciales relatives aux certificats.
2. Nonobstant le paragraphe 1, la procédure d’opposition à un certificat délivré est exclue.
Chapitre III
Procédure centralisée relative aux certificats
Article 19
Champ d’application de la demande centralisée
1. La procédure prévue au présent chapitre est applicable lorsque le brevet de base est un brevet européen, y compris un brevet unitaire, et que des autorisations de mise sur le marché ont été délivrées pour le produit dans au moins un État membre conformément au règlement (CE) no 1107/2009.
2. La demande centralisée est déposée auprès de l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle institué par l’article 2 du règlement (UE) 2017/1001 (ci-après l’«Office»).
3. Les articles 1er à 7 et 13 à 17 s’appliquent aux demandes centralisées.
4. La demande centralisée est déposée au moyen d’un formulaire de demande spécifique.
La Commission est habilitée à adopter des actes d’exécution établissant les règles relatives au formulaire de demande à utiliser pour déposer une demande centralisée. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 55.
Article 20
Contenu de la demande centralisée
La demande centralisée comporte les éléments suivants:
| a) | la désignation des États membres dans lesquels les certificats sont demandés dans le cadre de la procédure centralisée; |
| b) | les informations visées à l’article 8, paragraphe 1. |
Article 21
Examen de la recevabilité d’une demande centralisée
1. L’Office examine:
| a) | si la demande centralisée est conforme à l’article 20; |
| b) | si la demande centralisée est conforme à l’article 7; |
| c) | si la taxe de dépôt de la demande visée à l’article 33, paragraphe 1, a été acquittée dans le délai prescrit. |
2. Si la demande centralisée ne satisfait pas aux exigences visées au paragraphe 1, l’Office invite le demandeur à prendre les mesures nécessaires pour se conformer à ces exigences et fixe un délai à cet effet.
3. Si la taxe visée au paragraphe 1, point c), n’a pas été acquittée ou ne l’a pas été intégralement, l’Office en informe le demandeur.
4. Si le demandeur ne satisfait pas aux exigences visées au paragraphe 1 dans le délai visé au paragraphe 2, l’Office rejette la demande.
Article 22
Publication de la demande centralisée
Si la demande centralisée est conforme à l’article 21, l’Office publie la demande dans le registre sans retard injustifié.
Article 23
Examen de la demande centralisée
1. L’Office évalue la demande au regard de toutes les conditions énoncées à l’article 3, paragraphe 1, pour chacun des États membres désignés.
2. Lorsque la demande centralisée de certificat et le produit sur lequel elle porte satisfont aux exigences de l’article 3, paragraphe 1 , et de l’article 6, paragraphe 2 , pour la totalité ou une partie des États membres désignés, l’Office adopte un avis d’examen favorable motivé pour les États membres concernés. L’Office notifie cet avis au demandeur. [Am. 10]
3. Lorsque la demande centralisée de certificat et le produit sur lequel elle porte ne satisfont pas aux exigences de l’article 3, paragraphe 1 , et de l’article 6, paragraphe 2 , pour la totalité ou une partie des États membres désignés, l’Office adopte un avis d’examen défavorable motivé pour les États membres concernés. L’Office notifie cet avis au demandeur. [Am. 11]
4. L’Office traduit l’avis d’examen dans les langues officielles de tous les États membres désignés. L’Office peut utiliser à cet effet une traduction automatique vérifiée.
5. La Commission est habilitée à adopter des actes d’exécution établissant des règles en ce qui concerne les procédures de dépôt et les procédures relatives aux modalités d’examen des demandes centralisées et d’élaboration des avis d’examen par les comités d’examen, ainsi qu’en ce qui concerne l’émission des avis d’examen par l’Office. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 55.
Article 24
Conditions élargies d’obtention d’un certificat
1. Par dérogation à l’article 3, paragraphe 1, point b), l’Office adopte un avis favorable pour un produit phytopharmaceutique déterminé, sur la base d’une demande centralisée, pour chaque État membre désigné lorsque les deux conditions suivantes sont remplies:
| a) | à la date de la demande, une autorisation de mise sur le marché en tant que produit phytopharmaceutique a été demandée pour le produit concerné conformément au règlement (CE) no 1107/2009; |
| b) | une autorisation en cours de validité a été délivrée avant l’adoption de l’avis d’examen. |
2. L’avis d’examen est adopté au plus tôt 18 mois après le dépôt de la demande centralisée, sauf si, à la date dudit dépôt, une autorisation de mise sur le marché en tant que produit phytopharmaceutique en cours de validité a été délivrée pour le produit concerné conformément au règlement (CE) no 1107/2009 dans chacun des États membres désignés.
3. En ce qui concerne un État membre désigné dans lequel aucune autorisation n’a été délivrée pendant une période d’au moins 18 mois après le dépôt de la demande centralisée, l’Office suspend la procédure d’examen et ne la reprend que si, et uniquement à la date où, une telle autorisation est délivrée par l’autorité nationale compétente et est présentée à l’Office par le demandeur avant l’expiration du brevet de base.
Article 25
Observations de tiers
1. Toute personne physique ou morale peut présenter à l’Office des observations écrites portant sur l’admissibilité au bénéfice de la protection complémentaire en ce qui concerne le produit visé dans la demande dans un ou plusieurs des États membres qui sont désignés dans cette dernière.
2. Les personnes physiques ou morales qui ont présenté des observations écrites conformément au paragraphe 1 n’acquièrent pas la qualité de parties à la procédure.
3. Les observations des tiers sont présentées dans un délai de 3 mois à compter de la publication de la demande centralisée dans le registre.
4. Les observations de tiers sont présentées par écrit dans l’une des langues officielles de l’Union et sont motivées.
5. Les observations de tiers sont notifiées au demandeur. Le demandeur peut prendre position sur lesdites observations dans un délai fixé par l’Office.
Article 26
Opposition
1. Dans un délai de 2 mois à compter de la publication de l’avis d’examen relatif à une demande centralisée, quiconque (ci-après l’«opposant») peut former opposition contre cet avis auprès de l’Office.
2. Une opposition ne peut être formée qu’au motif qu’une ou plusieurs des conditions énoncées à l’article 3 ou à l’article 6 ne sont pas remplies en ce qui concerne un ou plusieurs des États membres désignés. [Am. 12]
3. L’opposition est formée par écrit et est motivée. Elle n’est réputée formée qu’après paiement de la taxe d’opposition.
4. L’acte d’opposition comporte:
| a) | les références de la demande centralisée contre laquelle l’opposition est formée, le nom de son titulaire et l’identification du produit; |
| b) | les informations relatives à l’opposant et, le cas échéant, à son représentant; |
| c) | une indication de la portée de l’opposition formée contre l’avis d’examen ainsi que des motifs sur lesquels celle-ci est fondée; |
| c bis) | tout élément de preuve invoqué par l’opposant à l’appui de l’opposition. [Am. 13] |
5. L’opposition est examinée par un comité d’examen de l’opposition constitué par l’Office conformément aux règles applicables aux comités d’examen prévus à l’article 28. Toutefois, le comité d’examen de l’opposition ne compte parmi ses membres aucun examinateur ayant précédemment fait partie du comité d’examen qui s’est penché sur la demande centralisée.
6. Si le comité d’examen de l’opposition constate que l’acte d’opposition n’est pas conforme aux paragraphes 2, 3 ou 4, il rejette l’opposition comme étant irrecevable et en informe communique sa décision, ainsi que la motivation de celle-ci, à l’opposant, à moins qu’il ait été remédié aux irrégularités avant l’expiration du délai d’opposition mentionné au paragraphe 1. [Am. 14]
7. La décision de rejet d’une opposition pour cause d’irrecevabilité est communiquée au titulaire de la demande centralisée, accompagnée d’une copie de l’acte d’opposition.
Un acte d’opposition est irrecevable lorsqu’un recours antérieur ayant le même objet et la même cause a été tranché sur le fond par l’Office et que la décision de l’Office concernant ce recours est devenue définitive.
8. Lorsque l’opposition n’est pas rejetée pour cause d’irrecevabilité, l’Office transmet rapidement l’acte d’opposition au demandeur et publie celui-ci au registre. Si plusieurs actes d’opposition ont été déposés, l’Office les communique rapidement aux autres opposants.
8 bis. Dans les cas où plusieurs oppositions ont été formées contre un avis d’examen, l’Office traite les oppositions conjointement et rend une décision unique pour toutes les oppositions déposées. [Am. 15]
9. L’Office rend une décision sur l’opposition , y compris une motivation détaillée de ladite décision, dans un délai de 6 mois, à moins que la complexité de l’affaire ne nécessite un délai plus long. [Am. 16]
10. Si le comité d’examen de l’opposition estime qu’aucun motif d’opposition invoqué ne compromet le maintien de l’avis d’examen, il rejette l’opposition et notifie sa décision à l’opposant, et l’Office le mentionne dans le registre. [Am. 17]
11. Si le comité d’examen de l’opposition estime qu’au moins un motif d’opposition invoqué compromet le maintien de l’avis d’examen, il adopte un avis modifié et notifie sa décision à l’opposant, et l’Office le mentionne dans le registre. [Am. 18]
12. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués en conformité avec l’article 54 afin de compléter le présent règlement en établissant les modalités de la procédure de dépôt et d’examen des oppositions.
12 bis. Une transparence absolue est garantie tout au long de la procédure d’opposition, qui est ouverte, dans la mesure du possible, à la participation publique. [Am. 19]
Article 27
Rôle des autorités nationales compétentes
1. Sur demande adressée à l’Office, toute autorité nationale compétente peut être désignée par l’Office en tant que service participant à la procédure d’examen. Une fois qu’une autorité nationale compétente a été désignée conformément au présent article, elle désigne un ou plusieurs examinateurs chargés de participer à l’examen d’une ou de plusieurs demandes centralisées , sur la base de la pertinence de leur expérience et de l’expertise qu’ils possèdent en la matière . [Am. 20]
2. L’Office et l’autorité nationale compétente concluent un accord administratif avant que cette autorité nationale compétente soit désignée en tant que service participant au sens du paragraphe 1.
L’accord précise les droits et obligations des parties, notamment l’engagement formel de l’autorité nationale compétente concernée de se conformer au présent règlement en ce qui concerne la procédure centralisée d’examen.
3. L’Office peut désigner une autorité nationale compétente en tant que service participant au sens du paragraphe 1 pour une durée de 5 ans. Cette désignation peut être prorogée pour de nouvelles périodes de 5 ans.
4. Avant de désigner une autorité nationale compétente ou de proroger la désignation, ou avant l’expiration d’une telle désignation, l’Office entend l’autorité nationale compétente concernée.
5. Chaque autorité nationale compétente désignée en vertu du présent article fournit à l’Office une liste identifiant les différents examinateurs qui sont disponibles pour participer aux procédures d’examen et d’opposition. Chacune de ces autorités nationales compétentes met à jour cette liste en cas de modification.
Article 28
Comités d’examen
1. Les évaluations visées aux articles 23 et 26 sont effectuées par un comité d’examen composé d’un membre de l’Office ainsi que de deux examinateurs tels que visés à l’article 27, paragraphe 1, issus de deux autorités nationales compétentes participantes différentes.
2. Les examinateurs sont impartiaux dans l’exercice de leurs fonctions et déclarent à l’Office tout conflit d’intérêts réel ou perçu comme tel au moment de leur désignation.
3. Lors de la mise en place d’un comité d’examen, l’Office veille à ce que les conditions suivantes soient remplies:
| a) | une expertise pertinente et une expérience suffisante dans l’examen des brevets et des certificats complémentaires de protection sont garanties, en veillant notamment à ce qu’au moins l’équilibre géographique entre les services participants est assuré un examinateur ait au moins cinq ans d’expérience dans l’examen des brevets et des certificats complémentaires de protection ; [Am. 21] |
| a bis) | lorsque cela est possible, l’équilibre géographique entre les services participants est assuré; [Am. 22] |
| b) | la charge de travail respective des examinateurs est prise en compte; |
| c) | aucun examinateur n’est employé par une autorité nationale compétente faisant usage de la dérogation prévue à l’article 10, paragraphe 5. [Am. 23] |
4. L’Office publie un relevé annuel du nombre de procédures, y compris de procédures d’examen, d’opposition et de recours, auxquelles chaque autorité nationale compétente a participé.
5. La Commission est habilitée à adopter des actes d’exécution pour déterminer les critères de constitution des comités et les critères de sélection des examinateurs. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 55.
Article 29
Recours
1. Toute partie à une procédure au titre du présent chapitre ayant conduit à une décision de l’Office, y compris l’adoption d’un avis d’examen, peut saisir les chambres de recours d’un recours contre cette décision pour autant que celle-ci n’a pas fait droit à ses prétentions.
2. La formation du recours a un effet suspensif. Toute décision de l’Office qui n’a pas été contestée prend effet le jour suivant la date d’expiration du délai de recours visé au paragraphe 3.
3. L’acte de recours est déposé par écrit auprès de l’Office dans un délai de 2 mois à compter du jour de la notification de la décision. Le recours n’est considéré comme formé qu’après paiement de la taxe de recours. En cas de recours, une déclaration écrite exposant les motifs du recours , y compris les éléments de preuve étayant ces motifs, est déposée dans un délai de 4 trois mois à compter de la date de notification de la décision.
Toute réponse au mémoire exposant les motifs du recours est présentée par écrit au plus tard trois mois à compter de la date de dépôt du mémoire exposant les motifs du recours. L’Office fixe, lorsque cela est possible, une date pour la procédure orale dans les trois mois suivant le dépôt de la réponse ou dans les six mois suivant le dépôt du mémoire exposant les motifs du recours, la date la plus proche étant retenue. L’Office rend une décision écrite dans un délai de trois mois à compter de la date de l’audience ou, selon le cas, du dépôt de la réponse au mémoire exposant les motifs du recours. [Am. 24]
4. À la suite d’un examen de la recevabilité du recours, les chambres de recours statuent sur le bien-fondé de celui-ci.
4 bis. L’Office informe le demandeur de sa décision dans les meilleurs délais. [Am. 25]
5. Lorsqu’un recours formé devant les chambres de recours de l’Office aboutit à une décision qui n’est pas compatible avec l’avis d’examen et qui est renvoyée devant l’Office, la décision des chambres peut annuler ou modifier annule ou modifie l’avis concerné avant que celui-ci soit transmis aux autorités nationales compétentes des États membres désignés. [Am. 26]
6. Les décisions des chambres de recours statuant sur un recours sont susceptibles d’un recours devant le Tribunal de l’Union européenne, dans un délai de 2 mois à compter de la date de notification de la décision concernée, pour violation des formes substantielles, violation du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, violation du présent règlement ou de toute règle de droit relative à leur application, ou détournement de pouvoir. Le recours est ouvert à toute partie à la procédure devant la chambre de recours pour autant que la décision de celle-ci n’a pas fait droit à ses prétentions. Le Tribunal a compétence aussi bien pour annuler que pour réformer la décision attaquée.
7. Les décisions des chambres de recours ne prennent effet qu’à compter du jour suivant la date d’expiration du délai visé au paragraphe 6 ou, si un recours a été introduit devant le Tribunal dans ce délai, à compter du jour suivant la date du rejet de celui-ci ou du rejet de tout pourvoi introduit devant la Cour de justice de l’Union européenne contre la décision du Tribunal. L’Office prend les mesures que comporte l’exécution de l’arrêt du Tribunal ou, en cas de pourvoi contre cet arrêt, de celui de la Cour de justice.
8. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués en conformité avec l’article 54 afin de compléter le présent règlement en établissant le contenu et la forme de l’acte de recours visé au paragraphe 3, la procédure de dépôt et d’examen des recours ainsi que le contenu et la forme de la décision des chambres de recours visée au paragraphe 4.
Article 30
Chambres de recours
1. Outre les compétences qui leur sont conférées par l’article 165 du règlement (UE) 2017/1001, les chambres de recours instituées par ledit règlement sont chargées de statuer sur les recours formés contre les décisions prises par l’Office en vertu de l’article 29, paragraphe 1.
2. Dans le cadre d’affaires relatives à des demandes centralisées de certificats, la chambre de recours est composée de trois membres, dont deux au moins sont juristes. Lorsque la chambre de recours estime que la nature du recours l’exige, elle peut s’adjoindre deux membres supplémentaires au maximum pour l’examen dudit recours.
3. La grande chambre visée à l’article 165, paragraphes 2, 3 et 4, ainsi qu’à l’article 167, paragraphe 2, du règlement (UE) 2017/1001 n’intervient pas dans les affaires relatives à des demandes centralisées de certificats. Les décisions prises par un seul membre, telles que prévues à l’article 165, paragraphe 2, du règlement (UE) 2017/1001, ne sont pas autorisées.
4. Dans le cadre d’affaires relatives à des demandes centralisées de certificats, les membres des chambres de recours sont nommés conformément à l’article 166, paragraphe 5, du règlement (UE) 2017/1001. Lors de la nomination des membres des chambres de recours dans le cadre d’affaires relatives à des demandes centralisées de certificats, il est tenu compte de leur expérience antérieure en matière de certificats complémentaires de protection ou de brevets. [Am. 27]
4 bis. L’article 166, paragraphe 9, du règlement (UE) 2017/1001 s’applique aux chambres de recours en ce qui concerne les demandes centralisées de certificats. [Am. 28]
Article 31
Délégation de pouvoir concernant les chambres de recours
La Commission est habilitée à adopter des actes délégués en conformité avec l’article 54 afin de compléter le présent règlement en établissant les modalités d’organisation des chambres de recours pour ce qui est des procédures relatives à des certificats en vertu du présent règlement.
Article 32
Mise en œuvre d’un avis d’examen centralisé à l’échelle nationale
1. Si aucun recours et aucune opposition n’ont été formés une fois que le délai prévu à cet effet a expiré, ou après qu’une décision définitive sur le fond a été rendue, l’Office transmet l’avis d’examen et ses traductions à l’autorité nationale compétente de chaque État membre désigné.
2. En ce qui concerne une demande centralisée, lorsqu’un avis d’examen favorable a été émis pour un ou plusieurs États membres désignés, l’autorité nationale compétente de chacun de ces États membres délivre un certificat conformément aux règles et procédures nationales applicables.
3. Par dérogation au paragraphe 2, un État membre peut décider de ne pas délivrer de certificat lorsque les circonstances matérielles dans cet État membre ont changé depuis le dépôt de la demande centralisée en ce qui concerne une ou plusieurs des conditions énoncées à l’article 15, paragraphe 1, point b) ou c), ou à l’article 14, premier alinéa, point d). Dans un tel cas, ledit État membre rejette la demande en ce qui le concerne.
4. Un certificat délivré par une autorité nationale compétente en vertu du présent article est soumis aux articles 4, 5, 11, et 12 à 18, ainsi qu’à la législation nationale applicable.
5. Lorsqu’un avis d’examen défavorable a été émis pour un ou plusieurs États membres désignés, l’autorité nationale compétente de chacun de ces États membres émet une décision de rejet conformément aux règles et procédures nationales applicables.
Article 33
Taxes
1. L’Office perçoit une taxe pour toute demande centralisée de certificats.
2. L’Office perçoit une taxe pour tout recours et toute opposition.
3. La Commission est habilitée à adopter des actes d’exécution pour déterminer le montant des taxes perçues par l’Office, les délais dans lesquels celles-ci doivent être acquittées et les modalités de paiement de ces taxes. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 55.
4. L’article 12 s’applique aux certificats délivrés en vertu du présent chapitre.
Article 34
Registre
1. En ce qui concerne les demandes centralisées de certificats pour les produits phytopharmaceutiques, le registre institué en vertu de l’article 35 du règlement [JO: veuillez insérer la référence du document COM(2023)0231] (15) contient, pour chaque demande centralisée ou certificat, toutes les informations suivantes:
| a) | le nom et l’adresse du demandeur ou du titulaire du certificat; |
| b) | le nom et l’adresse professionnelle du représentant, dans la mesure où il ne s’agit pas d’un représentant visé à l’article 37, paragraphe 3; |
| c) | la demande ainsi que sa date de dépôt et de publication; |
| d) | une mention indiquant si la demande concerne un médicament ou un produit phytopharmaceutique; |
| e) | les États membres désignés; |
| f) | le numéro du brevet de base; |
| g) | l’identification du produit pour lequel les certificats sont demandés; |
| h) | les numéros et les dates des autorisations de mise sur le marché visées à l’article 3 paragraphe 1 point b), ainsi que l’identification du produit que chacune identifie; |
| i) | le numéro et la date de la première autorisation de mise sur le marché dans l’Union; |
| j) | la date et un résumé de l’avis d’examen pour chacun des États membres désignés; [Am. 29] |
| k) | le cas échéant, la durée des certificats à délivrer; |
| l) | le cas échéant, une mention indiquant qu’une opposition a été formée , son statut et son résultat, y compris, le cas échéant, un résumé de l’avis d’examen révisé; [Am. 30] |
| m) | le cas échéant, une mention indiquant qu’un recours a été formé , son statut et le résultat de la procédure de recours, y compris, le cas échéant, un résumé de l’avis d’examen révisé; [Am. 31] |
| n) | le cas échéant et si celles-ci sont disponibles, les informations relatives aux certificats délivrés dans chacun des États membres désignés; |
| o) | le cas échéant, une mention indiquant que la demande centralisée a été rejetée dans un ou plusieurs des États membres désignés; |
| p) | le cas échéant, une mention indiquant qu’un certificat s’est éteint ou a été déclaré nul; |
| q) | des informations sur le paiement des taxes annuelles prévues par les autorités nationales compétentes concernées. |
2. Le registre contient les modifications apportées aux informations visées au paragraphe 1, y compris les transferts, accompagnées de la date de chaque inscription.
3. Le registre et les informations visés aux paragraphes 1 et 2 sont disponibles dans toutes les langues officielles de l’Union. L’Office peut utiliser une traduction automatique vérifiée pour les informations à publier dans le registre.
4. Les autorités nationales compétentes communiquent rapidement à l’Office les informations relatives à la délivrance, à l’extinction, à la nullité ou au transfert de certificats et au rejet de demandes en vertu des chapitres II et III, ainsi qu’au paiement des taxes annuelles y afférentes.
5. Le directeur exécutif de l’Office peut décider de l’inscription au registre d’autres informations que celles visées aux paragraphes 1 et 2.
6. L’Office collecte, organise, rend publiques et conserve les informations visées aux paragraphes 1 et 2, y compris les données à caractère personnel, aux fins prévues au paragraphe 8. L’Office fait en sorte que le registre soit aisément accessible en vue d’une inspection publique.
7. L’Office délivre, sur requête et moyennant paiement d’une taxe, des extraits certifiés conformes ou non certifiés conformes du registre.
8. Le traitement des données relatives aux inscriptions visées aux paragraphes 1 et 2, y compris les données à caractère personnel, est effectué aux fins de:
| a) | la gestion des demandes conformément au présent chapitre et aux actes adoptés en vertu de celui-ci; |
| b) | la tenue du registre et sa mise à la disposition des autorités publiques et des opérateurs économiques en vue d’une inspection; |
| c) | l’établissement de rapports et de statistiques permettant à l’Office d’optimiser ses activités et d’améliorer le fonctionnement du système. |
9. Toutes les données, y compris les données à caractère personnel, relatives aux inscriptions visées aux paragraphes 1 et 2 sont considérées comme présentant un intérêt public et sont accessibles aux tiers gratuitement. Pour des raisons de sécurité juridique, les inscriptions au registre sont conservées pendant une durée indéterminée.
Article 35
Base de données
1. Outre l’obligation de tenir un registre, l’Office collecte et conserve dans une base de données électronique toutes les informations fournies par les demandeurs ou toutes les observations communiquées par d’autres tiers au titre du présent règlement ou des actes adoptés en vertu de celui-ci.
2. La base de données électronique peut contenir des données à caractère personnel en plus de celles figurant dans le registre, dans la mesure où ces informations sont prescrites par le présent règlement ou par des actes adoptés en vertu de celui-ci. La collecte, la conservation et le traitement de ces données servent aux objectifs suivants:
| a) | la gestion des demandes et/ou des enregistrements de certificats décrits dans le présent règlement et dans les actes adoptés en vertu de celui-ci; |
| b) | l’accès aux informations nécessaires pour conduire plus aisément et plus efficacement la procédure correspondante; |
| c) | la communication avec les demandeurs et d’autres tiers; |
| d) | l’établissement de rapports et de statistiques permettant à l’Office d’optimiser ses activités et d’améliorer le fonctionnement du système. |
3. Le directeur exécutif arrête les conditions d’accès à la base de données électronique et les modalités de diffusion de son contenu, à l’exception des données à caractère personnel visées au paragraphe 2 du présent article mais y compris celles énumérées à l’article 34, paragraphe 3, sous une forme exploitable par ordinateur, y compris les tarifs à acquitter pour cet accès.
4. L’accès aux données à caractère personnel visées au paragraphe 2 est limité et ces données ne sont pas rendues publiques, à moins que la partie concernée n’ait donné son consentement explicite.
5. Toutes les données sont conservées pour une durée illimitée. Cependant, la partie concernée peut demander la suppression de toute donnée à caractère personnel figurant dans la base de données après écoulement d’une période de 18 mois à compter de l’expiration du certificat ou, le cas échéant, de la clôture de la procédure inter partes correspondante. La partie concernée a le droit d’obtenir à tout moment la rectification des données inexactes ou erronées.
Article 36
Transparence
1. Le règlement (CE) no 1049/2001 du Parlement européen et du Conseil (16) s’applique aux documents détenus par l’Office.
2. Le conseil d’administration de l’Office adopte les modalités d’application du règlement (CE) no 1049/2001 dans le contexte du présent règlement.
3. Les décisions prises par l’Office en vertu de l’article 8 du règlement (CE) no 1049/2001 peuvent être contestées auprès du Médiateur européen ou par le biais d’un recours devant la Cour de justice de l’Union européenne, dans les conditions prévues respectivement aux articles 228 et 263 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.
4. Les opérations de traitement de données à caractère personnel effectuées par l’Office sont soumises au règlement (CE) no 45/2001 du Parlement européen et du Conseil (17).
Article 37
Représentation
1. Les personnes physiques ou morales qui n’ont ni domicile, ni siège, ni établissement industriel ou commercial effectif et sérieux dans l’Espace économique européen sont représentées devant l’Office conformément au présent article dans toute procédure prévue au chapitre III du présent règlement, sauf pour le dépôt d’une demande centralisée.
2. Les personnes physiques et morales qui ont leur domicile ou leur siège ou un établissement industriel ou commercial effectif et sérieux dans l’Espace économique européen peuvent agir, devant l’Office, par l’entremise d’un employé.
Un employé d’une personne morale peut également agir pour d’autres personnes morales économiquement liées à celle qu’il représente.
Le deuxième alinéa s’applique également lorsque ces autres personnes morales n’ont ni domicile, ni siège, ni établissement industriel ou commercial effectif et sérieux dans l’Union.
Les employés qui représentent des personnes physiques ou morales déposent auprès de l’Office, à la demande de celui-ci ou, le cas échéant, de la partie à la procédure, un pouvoir signé qui doit être versé au dossier.
3. Un représentant commun est désigné lorsqu’il y a plusieurs demandeurs ou plusieurs tiers agissant conjointement.
4. Seul un conseil établi dans l’Union, habilité à agir en qualité de mandataire en matière de brevets devant un office national des brevets ou l’Office européen des brevets, ou un avocat habilité à exercer devant les juridictions d’un État membre, peut représenter des personnes physiques ou morales devant l’Office.
Article 38
Demandes combinées
1. Une demande centralisée peut également inclure une demande de certificat unitaire, au sens du règlement [JO: veuillez insérer la référence du document COM(2023)0221] (18) (ci-après la «demande combinée»).
2. La demande combinée fait l’objet d’une seule procédure centralisée d’examen, ainsi que d’une seule procédure d’opposition ou de recours, lorsque cette procédure porte sur un avis ou une décision concernant à la fois la demande centralisée et la demande de certificat unitaire.
3. Les États membres à l’égard desquels le brevet de base a un effet unitaire ne sont pas désignés dans la demande combinée de délivrance parallèle de certificats nationaux. Lorsque la demande combinée comporte la désignation d’un État membre à l’égard duquel le brevet de base a un effet unitaire, il n’est pas tenu compte de celle-ci aux fins de l’examen de la demande combinée.
Article 39
Division des certificats complémentaires de protection
Une division des certificats complémentaires de protection (ci-après la «division CCP») est créée au sein de l’Office et est chargée de l’exécution des missions décrites au chapitre III du présent règlement et au chapitre III du règlement [JO: veuillez insérer la référence du document COM(2023)0231], ainsi que dans les règlements [JO: veuillez insérer la référence du document COM(2023)0222] et [JO: veuillez insérer la référence du document COM(2023)0221], et notamment:
| a) | la réception et la supervision de l’examen des demandes centralisées de certificats, des recours et des observations de tiers; |
| b) | l’adoption d’avis d’examen au nom de l’Office en ce qui concerne les demandes centralisées de certificats; |
| c) | la prise de décision sur les oppositions formées contre des avis d’examen; |
| d) | la tenue du registre et de la base de données. |
Article 40
Langues
1. Tous les documents et toutes les informations transmis à l’Office dans le cadre des procédures prévues par le présent règlement sont rédigés dans l’une des langues officielles de l’Union.
2. En ce qui concerne les missions confiées à l’Office en vertu du présent règlement, les langues de l’Office sont l’ensemble des langues officielles de l’Union conformément au règlement no 1 du Conseil (19).
Article 41
Communications à l’Office
1. Les communications adressées à l’Office peuvent être effectuées par voie électronique. Le directeur exécutif détermine dans quelle mesure et dans quelles conditions techniques ces communications peuvent être effectuées par voie électronique.
2. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués en conformité avec l’article 54 afin de compléter le présent règlement en établissant les règles applicables aux moyens de communication, y compris électroniques, à utiliser par les parties à la procédure devant l’Office, et aux formulaires que l’Office fournit.
Article 42
Décisions et communications de l’Office
1. Les décisions de l’Office prises en vertu du présent chapitre comprennent les avis d’examen et sont motivées. Elles ne peuvent être fondées que sur des motifs ou des preuves au sujet desquels les parties ont pu prendre position. Les décisions prises dans le cadre d’une procédure orale devant l’Office peuvent être prononcées verbalement. Elles sont ensuite notifiées par écrit aux parties.
2. Les décisions, avis, communications ou notifications de l’Office en vertu du présent chapitre indiquent la division CCP et le nom du comité concerné, ainsi que le nom ou les noms des examinateurs responsables. Ils sont revêtus de la signature desdits examinateurs ou, à défaut de signature, du sceau, imprimé ou apposé, de l’Office. Lorsque les décisions ou autres communications sont transmises par tout moyen technique de communication, le directeur exécutif peut autoriser l’utilisation d’autres moyens permettant d’identifier la division CCP et les examinateurs responsables, ou l’utilisation de moyens d’identification autres que le sceau de l’Office.
3. Les décisions rendues par l’Office en vertu du présent chapitre qui sont susceptibles de recours sont accompagnées d’une communication écrite indiquant que tout acte de recours est déposé par écrit auprès de l’Office dans un délai de 2 mois à compter de la date de notification de la décision en question. Cette communication comporte également des indications visant à attirer l’attention des parties sur les dispositions de l’article 29. Les parties ne peuvent faire grief à l’Office de l’absence de communication de la possibilité d’introduire un recours.
Article 43
Procédure orale
1. L’Office recourt à la procédure orale, soit d’office, soit sur requête d’une partie à la procédure, à condition qu’il le juge utile.
2. La procédure orale devant un comité d’examen ou un comité d’examen d’une opposition n’est pas publique.
3. La procédure orale devant les chambres de recours, y compris le prononcé de la décision et, le cas échéant, d’un avis révisé, est publique, sauf décision contraire des chambres de recours au cas où la publicité pourrait présenter, notamment pour une partie à la procédure, des inconvénients graves et injustifiés.
4. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués en conformité avec l’article 54 afin de compléter le présent règlement en établissant les modalités de la procédure orale.
Article 44
Instruction
1. Dans toute procédure devant l’Office, les mesures d’instruction suivantes peuvent notamment être prises:
| a) | l’audition des parties; |
| b) | la demande de renseignements; |
| c) | la production de documents et d’échantillons; |
| d) | l’audition de témoins; |
| e) | l’expertise; |
| f) | les déclarations écrites faites sous serment ou solennellement ou qui ont un effet équivalent d’après le droit de l’État dans lequel elles sont faites. |
2. Le comité saisi peut charger un de ses membres de procéder aux mesures d’instruction.
3. Si l’Office ou le comité saisi estime nécessaire qu’une partie, un témoin ou un expert dépose oralement, il invite la personne concernée à comparaître devant lui. Lorsqu’un expert est convoqué, l’Office ou, selon le cas, le comité saisi, vérifie que l’expert est exempt de tout conflit d’intérêts. Le délai de comparution indiqué dans cette invitation doit être d’un mois au minimum, à moins que les intéressés ne conviennent d’un délai plus court. [Am. 32]
4. Les parties sont informées de l’audition d’un témoin ou expert devant l’Office. Elles ont le droit d’être présentes et de poser des questions au témoin ou à l’expert.
5. Le directeur exécutif détermine les montants des frais à acquitter, y compris les avances, en ce qui concerne les frais de l’instruction visée au présent article.
6. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués en conformité avec l’article 54 afin de compléter le présent règlement en établissant les modalités de l’instruction.
Article 45
Notification
1. L’Office notifie d’office aux intéressés toutes les décisions, y compris les avis, les invitations à comparaître devant lui ainsi que les notifications ou autres communications qui font courir un délai ou dont la notification aux intéressés est prévue par d’autres dispositions du présent chapitre ou par des actes adoptés en vertu du présent chapitre, ou prescrite par le directeur exécutif.
2. La notification peut être effectuée par différents moyens, y compris par des moyens électroniques. Les modalités relatives aux moyens électroniques sont définies par le directeur exécutif.
3. Lorsque la notification est faite par voie de publication, le directeur exécutif arrête les modalités de cette publication et fixe le point de départ du délai d’un mois à l’expiration duquel le document est réputé notifié.
4. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués en conformité avec l’article 54 afin de compléter le présent règlement en établissant les modalités de la notification.
Article 46
Délais
1. Tout délai est exprimé en années, en mois, en semaines ou en jours complets. Le calcul commence le jour suivant la date à laquelle l’événement concerné a eu lieu. La durée des délais est d’un mois au minimum et de six mois au maximum.
2. Le directeur exécutif détermine, avant le début de chaque année civile, les jours où l’on ne pourra pas déposer de documents auprès de l’Office et les jours où le courrier ordinaire ne sera pas distribué dans la localité du siège de l’Office.
3. Le directeur exécutif détermine la durée de la période d’interruption en cas d’interruption générale de la distribution du courrier dans l’État membre où l’Office est établi ou en cas de survenue d’une interruption de la connexion de l’Office aux moyens de communication électronique admis.
4. Si des circonstances exceptionnelles, telles qu’une catastrophe naturelle ou une grève, interrompent ou perturbent les communications entre les parties à la procédure et l’Office ou vice versa, le directeur exécutif peut décider que, pour les parties à la procédure qui ont leur domicile ou leur siège dans l’État membre concerné ou qui ont désigné des représentants ayant leur siège dans cet État membre, tous les délais qui, à défaut, expireraient le jour de la survenance de ces circonstances ou à une date ultérieure, tels que le directeur exécutif les détermine, sont prorogés jusqu’à la date que le directeur exécutif détermine. Pour déterminer cette date, le directeur exécutif évalue à quel moment ces circonstances exceptionnelles prennent fin. Si les circonstances affectent le siège de l’Office, cette décision du directeur exécutif précise qu’elle s’applique à toutes les parties à la procédure.
5. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués en conformité avec l’article 54 afin de compléter le présent règlement en établissant les modalités relatives au calcul et à la durée des délais.
Article 47
Rectification des erreurs et des oublis manifestes
1. L’Office rectifie, de sa propre initiative ou à la demande d’une partie, les erreurs linguistiques ou les erreurs de transcription et les oublis manifestes figurant dans ses décisions, y compris les avis, ou les erreurs techniques survenues lors de la publication d’informations dans le registre.
2. Lorsque l’Office effectue une inscription dans le registre ou prend une décision entachées d’une erreur manifeste qui lui est imputable, il se charge de supprimer une telle inscription ou de révoquer cette décision. La suppression de l’inscription au registre ou la révocation de la décision est effectuée dans un délai d’un an à compter de la date d’inscription au registre ou de l’adoption de la décision, après avoir entendu les parties à la procédure.
3. L’Office conserve une trace écrite de toute rectification ou suppression.
4. Les rectifications et suppressions sont publiées par l’Office.
Article 48
Restitutio in integrum
1. Le demandeur ou toute autre partie à une procédure engagée devant l’Office en vertu du présent chapitre qui, bien qu’ayant fait preuve de toute la vigilance nécessitée par les circonstances, n’a pas été en mesure d’observer un délai à l’égard de l’Office est, sur requête, rétabli dans ses droits si l’empêchement a eu pour conséquence directe, en vertu des dispositions du présent chapitre, la perte d’un droit ou celle d’un moyen de recours.
2. La requête en restitutio in integrum est présentée par écrit dans un délai de 2 mois à compter de la cessation de l’empêchement. L’acte non accompli doit l’être dans ce délai. La requête n’est recevable que dans un délai d’un an à compter de l’expiration du délai non observé.
3. La requête en restitutio in integrum est motivée et indique les faits et les justifications invoquées à son appui. Elle n’est réputée présentée qu’après paiement de la taxe de restitutio in integrum.
4. La division CCP ou, le cas échéant, les chambres de recours statuent sur la requête.
5. Le présent article n’est pas applicable aux délais prévus au paragraphe 2 du présent article, ou à l’article 26, paragraphes 1 et 3.
Article 49
Interruption de la procédure
1. La procédure devant l’Office en vertu du présent chapitre est interrompue:
| a) | en cas de décès ou d’incapacité juridique du demandeur ou de la personne qui est habilitée, en vertu du droit national, à agir au nom du demandeur. Pour autant que ce décès ou cette incapacité n’affectent pas le pouvoir du représentant désigné en application de l’article 37, la procédure n’est interrompue qu’à la demande de ce représentant; |
| b) | au cas où le demandeur est empêché, pour des raisons juridiques résultant d’une action engagée contre ses biens, de poursuivre la procédure devant l’Office; |
| c) | en cas de décès ou d’incapacité juridique du représentant du demandeur ou si ce représentant est empêché, pour des raisons juridiques résultant d’une action engagée contre ses biens, de poursuivre la procédure devant l’Office. |
2. La procédure devant l’Office est reprise dès que l’identité de la personne habilitée à la poursuivre a été déterminée.
3. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués en conformité avec l’article 54 afin de compléter le présent règlement en établissant les modalités de reprise de la procédure devant l’Office.
Article 50
Frais
1. La partie perdante dans une procédure d’opposition, y compris dans une procédure de recours connexe, supporte les taxes acquittées par l’autre partie. La partie perdante supporte également tous les frais indispensables aux fins des procédures exposés par l’autre partie, y compris les frais de déplacement et de séjour et la rémunération d’un représentant, dans la limite des taux maximaux fixés pour chaque catégorie de frais par l’acte d’exécution à adopter en vertu du paragraphe 7. Les taxes que la partie perdante doit supporter sont limitées aux taxes qui ont été acquittées par l’autre partie à la procédure.
2. Dans la mesure où les parties succombent respectivement sur un ou plusieurs chefs ou dans la mesure où l’équité l’exige, la division CCP ou la chambre de recours décide d’une répartition différente des frais.
3. Lorsqu’il est mis fin à la procédure, la division CCP ou la chambre de recours règle librement les frais.
4. Lorsque les parties concluent devant la division CCP ou la chambre de recours un règlement des frais différent de celui résultant de l’application des paragraphes 1 à 3, l’instance concernée prend acte de cet accord.
5. La division CCP ou la chambre de recours fixe le montant des frais à rembourser en vertu des paragraphes 1 à 3 du présent article lorsque ces frais se limitent aux taxes payées à l’Office et aux frais de représentation. Dans tous les autres cas, le greffe de la chambre de recours ou la division CCP fixe, sur demande, le montant des frais à rembourser. La demande n’est recevable que pendant le délai de 2 mois suivant la date à laquelle la décision sur la demande de fixation du montant des frais est devenue définitive, et elle est accompagnée d’une facture et de pièces justificatives. En ce qui concerne les frais de représentation, il suffit que le représentant donne l’assurance que les frais ont été exposés. Pour les autres frais, il suffit que leur plausibilité ait été établie. Lorsque le montant des frais est déterminé en vertu de la première phrase du présent paragraphe, les frais de représentation sont accordés au niveau fixé dans l’acte d’exécution adopté conformément au paragraphe 7 du présent article, qu’ils aient réellement été exposés ou non.
6. Les décisions sur la fixation du montant des frais, adoptées conformément au paragraphe 5, sont motivées et peuvent être réexaminées par décision de la division CCP ou de la chambre de recours, sur demande présentée dans un délai d’un mois à compter de la date de notification de la répartition des frais. La demande n’est réputée présentée qu’après paiement de la taxe de réexamen du montant des frais. La division CCP ou la chambre de recours, selon le cas, statue, sans procédure orale, sur la demande de réexamen de la décision sur la fixation du montant des frais.
7. La Commission adopte des actes d’exécution précisant les taux maximaux applicables aux frais indispensables à la procédure et réellement exposés par la partie gagnante. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 55.
8. Aux fins de la détermination des taux maximaux en ce qui concerne les frais de déplacement et de séjour, la Commission tient compte de la distance entre le domicile ou le siège de la partie, du représentant, du témoin ou de l’expert et le lieu où la procédure orale se déroule, ainsi que de l’étape de la procédure au cours de laquelle les frais ont été exposés et, dans la mesure où il est question de frais de représentation, de la nécessité de garantir que l’obligation de supporter les frais ne peut être exploitée par l’autre partie pour des motifs tactiques. En outre, les frais de séjour sont calculés conformément au statut des fonctionnaires de l’Union et au régime applicable aux autres agents de l’Union, fixés par le règlement (CEE, Euratom, CECA) no 259/68 du Conseil (20). La partie perdante ne supporte les frais que pour une seule partie à la procédure et, le cas échéant, pour un seul représentant.
Article 51
Exécution des décisions fixant le montant des frais
1. Toute décision définitive de l’Office qui fixe le montant des frais forme titre exécutoire.
2. L’exécution forcée est régie par les règles de la procédure civile en vigueur dans l’État membre sur le territoire duquel elle a lieu. Chaque État membre désigne une autorité unique chargée de la vérification de l’authenticité de la décision visée au paragraphe 1 et communique ses coordonnées à l’Office, à la Cour de justice et à la Commission. La formule exécutoire est annexée à la décision par cette autorité, sans autre formalité que la vérification de l’authenticité de la décision.
3. Après l’accomplissement de ces formalités à la demande de la partie concernée, celle-ci peut poursuivre l’exécution forcée en saisissant directement l’organe compétent, suivant le droit national.
4. L’exécution forcée ne peut être suspendue qu’en vertu d’une décision de la Cour de justice. Toutefois, le contrôle de la régularité des mesures d’exécution relève de la compétence des juridictions de l’État membre concerné.
Article 52
Dispositions financières
1. Les frais engagés par l’Office pour l’accomplissement des missions supplémentaires qui lui sont confiées conformément au présent règlement sont couverts par les taxes de procédure qui lui sont payées par les demandeurs et, le cas échéant, par un pourcentage des taxes annuelles versées aux autorités nationales compétentes par les titulaires des certificats délivrés en vertu du présent chapitre. Ledit pourcentage est initialement fixé à un certain niveau, qui est réexaminé tous les 5 ans, dans le but de garantir la viabilité financière des activités menées par l’Office en vertu du présent règlement ainsi que des règlements [JO: veuillez insérer la référence du document COM(2023)0231], [JO: veuillez insérer la référence du document COM(2023)0222] et [JO: veuillez insérer la référence du document COM(2023)0221], dans la mesure où les frais engagés par l’Office ne sont pas couverts par les taxes établies par ces règlements.
2. Aux fins de l’application du paragraphe 1, chaque autorité nationale compétente tient une comptabilité des taxes annuelles qui lui sont versées par les titulaires des certificats délivrés en vertu du présent chapitre.
3. Les frais engagés par une autorité nationale compétente participant à une procédure en vertu du présent chapitre sont pris en charge par l’Office et sont payés annuellement, en fonction du nombre de procédures auxquelles cette autorité nationale compétente a participé au cours de l’année précédente.
4. La Commission est habilitée à adopter des actes d’exécution établissant les règles relatives aux transferts financiers entre l’Office et les États membres, aux montants de ces transferts et à la rémunération à verser par l’Office en ce qui concerne la participation des autorités nationales compétentes visée au paragraphe 3. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 55.
Article 53
Dispositions transitoires
Le présent règlement s’applique aux certificats délivrés conformément à la législation nationale de la Tchéquie, de l’Estonie, de la Croatie, de Chypre, de la Lettonie, de la Lituanie, de Malte, de la Pologne, de la Roumanie, de la Slovénie et de la Slovaquie avant leurs dates respectives d’adhésion.
Chapitre IV
Dispositions finales
Article 54
Exercice de la délégation
1. Le pouvoir d’adopter des actes délégués conféré à la Commission est soumis aux conditions fixées au présent article.
2. Le pouvoir d’adopter des actes délégués visé à l’article 26, paragraphe 13, à l’article 29, paragraphe 8, à l’article 31, à l’article 41, paragraphe 2, à l’article 43, paragraphe 4, à l’article 44, paragraphe 6, à l’article 45, paragraphe 4, à l’article 46, paragraphe 5, et à l’article 49, paragraphe 3, est conféré à la Commission pour une durée indéterminée à compter de la date d’entrée en vigueur du présent règlement.
3. La délégation de pouvoir visée à l’article 26, paragraphe 13, à l’article 29, paragraphe 8, à l’article 31, à l’article 41, paragraphe 2, à l’article 43, paragraphe 4, à l’article 44, paragraphe 6, à l’article 45, paragraphe 4, à l’article 46, paragraphe 5, et à l’article 49, paragraphe 3, peut être révoquée à tout moment par le Parlement européen ou par le Conseil. La décision de révocation met fin à la délégation de pouvoir qui y est précisée. La révocation prend effet le jour suivant celui de la publication de ladite décision au Journal officiel de l’Union européenne ou à une date ultérieure qui est précisée dans ladite décision. Elle ne porte pas atteinte à la validité des actes délégués déjà en vigueur.
4. Avant l’adoption d’un acte délégué, la Commission consulte les experts désignés par chaque État membre, conformément aux principes définis dans l’accord interinstitutionnel du 13 avril 2016«Mieux légiférer».
5. Aussitôt qu’elle adopte un acte délégué, la Commission le notifie au Parlement européen et au Conseil simultanément.
6. Un acte délégué adopté en vertu de l’article 26, paragraphe 13, l’article 29, paragraphe 8, l’article 31, l’article 41, paragraphe 2, l’article 43, paragraphe 4, l’article 44, paragraphe 6, l’article 45, paragraphe 4, l’article 46, paragraphe 5, et l’article 49, paragraphe 3, n’entre en vigueur que si le Parlement européen ou le Conseil n’a pas exprimé d’objections dans un délai de deux mois à compter de la notification de cet acte au Parlement européen et au Conseil ou si, avant l’expiration de ce délai, le Parlement européen et le Conseil ont tous deux informé la Commission de leur intention de ne pas exprimer d’objections. Ce délai est prolongé de deux mois à l’initiative du Parlement européen ou du Conseil.
Article 55
Comité
1. La Commission est assistée par le comité sur les certificats complémentaires de protection institué par le règlement [JO: veuillez insérer la référence du document COM(2023)0231]. Ledit comité est un comité au sens du règlement (UE) no 182/2011.
2. Lorsqu’il est fait référence au présent paragraphe, l’article 5 du règlement (UE) no 182/2011 s’applique.
Article 56
Évaluation
Au plus tard le ... [cinq ans après la date d’application], et tous les 5 cinq ans ensuite, la Commission évalue l’application du chapitre III et présente un rapport sur ses principales conclusions au Parlement européen et au Conseil . [Am. 33]
Article 57
Abrogation
Le règlement (CE) no 1610/96 est abrogé.
Les références faites au règlement abrogé s’entendent comme faites au présent règlement et sont à lire selon le tableau de correspondance figurant à l’annexe II.
Article 58
Entrée en vigueur et application
Le présent règlement entre en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.
Les articles 19 à 52 et 54 à 56 s’appliquent à compter du... [le premier jour du 12e mois suivant l’entrée en vigueur].
Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.
Fait à Bruxelles, le
Par le Parlement européen
La présidente
Par le Conseil
Le président
(1) JO C, C/2023/865, 8.12.2023, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/865/oj.
(2) JO C […], […], p. […].
(3) Règlement (CE) no 1610/96 du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 1996 concernant la création d’un certificat complémentaire de protection pour les produits phytopharmaceutiques (JO L 198 du 8.8.1996, p. 30).
(4) Voir l’annexe I.
(5) Règlement (CE) no 469/2009 du Parlement européen et du Conseil du 6 mai 2009 concernant la création d’un certificat complémentaire de protection pour les produits phytopharmaceutiques (JO L 152 du 16.6.2009, p. 1).
(6) Règlement (UE) no 1257/2012 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2012 mettant en œuvre la coopération renforcée dans le domaine de la création d’une protection unitaire conférée par un brevet (JO L 361 du 31.12.2012, p. 1).
(7) Règlement (UE) 2017/1001 du Parlement européen et du Conseil du 14 juin 2017 sur la marque de l’Union européenne (JO L 154 du 16.6.2017, p. 1).
(8) Règlement du Parlement européen et du Conseil concernant le certificat complémentaire de protection unitaire pour les produits phytopharmaceutiques [OP: veuillez insérer la référence du document COM(2023)0221]
(9) Accord interinstitutionnel entre le Parlement européen, le Conseil de l’Union européenne et la Commission européenne «Mieux légiférer» (JO L 123 du 12.5.2016, p. 1).
(10) Règlement (UE) no 182/2011 du Parlement européen et du Conseil du 16 février 2011 établissant les règles et principes généraux relatifs aux modalités de contrôle par les États membres de l’exercice des compétences d’exécution par la Commission (JO L 55 du 28.2.2011, p. 13).
(11) Règlement (UE) 2018/1725 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2018 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel par les institutions, organes et organismes de l’Union et à la libre circulation de ces données, et abrogeant le règlement (CE) no 45/2001 et la décision no 1247/2002/CE (JO L 295 du 21.11.2018, p. 39).
(12) Règlement (CE) no 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/CEE et 91/414/CEE du Conseil (JO L 309 du 24.11.2009, p. 1).
(13) Convention sur la délivrance de brevets européens du 5 octobre 1973, telle que révisée le 17 décembre 1991 et le 29 novembre 2000.
(14) Règlement (UE) no 283/2013 de la Commission du 1er mars 2013 établissant les exigences en matière de données applicables aux substances actives, conformément au règlement (CE) no 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques (JO L 93 du 3.4.2013, p. 1).
(15) Règlement du Parlement européen et du Conseil concernant le certificat complémentaire de protection pour les médicaments [JO: veuillez insérer la référence du document COM(2023)0231].
(16) Règlement (CE) no 1049/2001 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2001 relatif à l’accès du public aux documents du Parlement européen, du Conseil et de la Commission (JO L 145 du 31.5.2001, p. 43).
(17) Règlement (CE) no 45/2001 du Parlement européen et du Conseil du 18 décembre 2000 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel par les institutions et organes communautaires et à la libre circulation de ces données (JO L 8 du 12.1.2001, p. 1).
(18) Règlement du Parlement européen et du Conseil concernant le certificat complémentaire de protection unitaire pour les produits phytopharmaceutiques [JO: veuillez insérer la référence du document COM(2023)0221].
(19) Règlement no 1 du Conseil portant fixation du régime linguistique de la Communauté économique européenne (JO 17 du 6.10.1958, p. 385).
(20) Règlement (CEE, Euratom, CECA) no 259/68 du Conseil du 29 février 1968 fixant le statut des fonctionnaires des Communautés européennes ainsi que le régime applicable aux autres agents de ces Communautés, et instituant des mesures particulières temporairement applicables aux fonctionnaires de la Commission (statut des fonctionnaires) (JO L 56 du 4.3.1968, p. 1).
Annexe I
Règlement abrogé avec la liste de ses modifications successives
| Règlement (CE) no 1610/96 du Parlement européen et du Conseil (JO L 198 du 8.8.1996, p. 30) |
|
| Acte d’adhésion de 2003 (JO L 236 du 23.9.2003, p. 33) | Uniquement l’annexe II, point 4, C, II, 2 |
| Acte d’adhésion de 2005 (JO L 157 du 21.6.2005, p. 203) | Uniquement l’annexe III, point 1, II, 2 |
| Acte d’adhésion de 2012 (JO L 112 du 24.2.2012, p. 21) | Uniquement l’annexe III, point 1, 2, II, 1 |
ANNEXE II
Tableau de correspondance
| Règlement (CE) no 1610/96 | Présent règlement |
| Article 1er, termes introductifs | Article 2, termes introductifs |
| Article 1er, points 1) à 9) | Article 2, points 1) à 9) |
| Article 1er, point 10) | — |
| — | Article 2, points 10) à 15) |
| Article 2 | Article 1er |
| Article 3 | Article 3 |
| Article 4 | Article 4 |
| Article 5 | Article 5 |
| Article 6 | Article 6, paragraphe 1 |
| — | Article 6, paragraphe 2 |
| Article 7 | Article 7 |
| Article 8 | Article 8 |
| Article 9 | Article 9 |
| Article 10 | Article 10 |
| Article 11 | Article 11 |
| Article 12 | Article 12 |
| Article 13 | Article 13 |
| Article 14 | Article 14 |
| Article 15 | Article 15 |
| Article 16 | Article 16 |
| Article 17 | Article 17 |
| Article 18 | Article 18 |
| — | Article 19 |
| — | Article 20 |
| — | Article 21 |
| — | Article 22 |
| — | Article 23 |
| — | Article 24 |
| — | Article 25 |
| — | Article 26 |
| — | Article 27 |
| — | Article 28 |
| — | Article 29 |
| — | Article 30 |
| — | Article 31 |
| — | Article 32 |
| — | Article 33 |
| — | Article 34 |
| — | Article 35 |
| — | Article 36 |
| — | Article 37 |
| — | Article 38 |
| — | Article 39 |
| — | Article 40 |
| — | Article 41 |
| — | Article 42 |
| — | Article 43 |
| — | Article 44 |
| — | Article 45 |
| — | Article 46 |
| — | Article 47 |
| — | Article 48 |
| — | Article 49 |
| — | Article 50 |
| — | Article 51 |
| — | Article 52 |
| Article 19 | — |
| Article 19 bis | — |
| Article 20, paragraphe 1 | — |
| Article 20, paragraphe 2 | Article 53 |
| — | Article 54 |
| — | Article 55 |
| — | Article 56 |
| — | Article 57 |
| Article 21 | Article 58 |
| — | Annexe I |
| — | Annexe II |
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/1358/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.114781
30/12/2024
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.114943
30/12/2024
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.116252
30/12/2024
Avis institutionnel — 52024AB0042
30/12/2024