| CELEX | 52024AP0151 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | mercredi 13 mars 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2025/1035 | 27.2.2025 |
P9_TA(2024)0151
Établissement du code des douanes de l'Union et de l'Autorité douanière de l'Union européenne, et abrogation du règlement (UE) n° 952/2013
Résolution législative du Parlement européen du 13 mars 2024 sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant le code des douanes de l’Union et l’autorité douanière de l’Union européenne, et abrogeant le règlement (UE) no 952/2013 (COM(2023)0258 – C9-0175/2023 – 2023/0156(COD))
(Procédure législative ordinaire: première lecture)
(C/2025/1035)
Le Parlement européen,
| — | vu la proposition de la Commission au Parlement européen et au Conseil (COM(2023)0258), |
| — | vu l’article 294, paragraphe 2, et les articles 33, 207 et 114 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, conformément auxquels la proposition lui a été présentée par la Commission (C9-0175/2023), |
| — | vu l’article 294, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, |
| — | vu l’avis du Comité économique et social européen du 17 janvier 2024 (1), |
| — | vu l’article 59 de son règlement intérieur, |
| — | vu les avis de la commission du commerce international, de la commission des budgets et de la commission du contrôle budgétaire, |
| — | vu le rapport de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs (A9-0065/2024), |
| 1. | arrête la position en première lecture figurant ci-après; |
| 2. | demande à la Commission de le saisir à nouveau, si elle remplace, modifie de manière substantielle ou entend modifier de manière substantielle sa proposition; |
| 3. | charge sa Présidente de transmettre la position du Parlement au Conseil et à la Commission ainsi qu’aux parlements nationaux. |
(1) JO C, C/2023/864, 8.12.2023, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/864/oj.
P9_TC1-COD(2023)0156
Position du Parlement européen arrêtée en première lecture le 13 mars 2024 en vue de l’adoption du règlement (UE) 2024/... du Parlement européen et du Conseil établissant le code des douanes de l’Union et l’Autorité douanière de l’Union européenne, et abrogeant le règlement (UE) no 952/2013 et le règlement (UE) 2022/2399 [Am. 1]
(Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)
LE PARLEMENT EUROPÉEN ET LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment ses articles 33, 114 et 207,
vu la proposition de la Commission européenne,
après transmission du projet d’acte législatif aux parlements nationaux,
vu l’avis du Comité économique et social européen (1),
statuant conformément à la procédure législative ordinaire,
considérant ce qui suit:
| (1) | L’union douanière est le socle sur lequel reposent l’Union et le fonctionnement du marché intérieur. Dans l’intérêt à la fois des opérateurs économiques et des autorités douanières de l’Union, le règlement (UE) no 952/2013 du Parlement européen et du Conseil (2) établissant le code des douanes de l’Union (ci-après le «CDU» ou le «code») a réuni dans un acte unique la législation douanière qui existait dans plusieurs actes législatifs. Il contient les règles et procédures générales assurant l’application des mesures tarifaires et autres instaurées au niveau de l’Union dans le cadre des échanges de marchandises entre l’Union et les pays ou territoires situés hors du territoire douanier de l’Union, ainsi que les dispositions applicables à la perception des impositions à l’importation. Les autorités douanières des États membres sont chargées de mettre en œuvre ces règles dans leurs tâches opérationnelles, lesquelles consistent à appliquer les régimes douaniers, à effectuer des analyses de risque et des contrôles et à infliger des sanctions en cas d’infractions douanières. |
| (2) | La mise en œuvre du règlement (UE) no 952/2013 présente des failles dans plusieurs domaines, notamment: l’action insuffisante/inefficace pour assurer la protection de l’Union et de ses citoyens contre les risques non financiers visés dans les politiques de l’Union autres que la législation douanière et auxquels sont exposées les marchandises; la capacité des autorités douanières à traiter de manière efficace le volume croissant de marchandises importées de pays tiers dans le cadre des ventes à distance (opérations de commerce électronique); la capacité de l’architecture des systèmes informatiques mise en place par le règlement (UE) no 952/2013 à numériser les processus douaniers afin de suivre le rythme des avancées technologiques, en l’occurrence grâce à des technologies fondées sur l’exploitation des données; l’absence de structures efficaces de gouvernance de l’union douanière, qui se traduit par des pratiques divergentes et une mise en œuvre non uniforme des règles dans les États membres. Ces failles sont à l’origine de l’émergence d’obstacles au bon fonctionnement de l’union douanière et, partant, du marché intérieur, en raison des risques et des menaces internes et externes. |
| (3) | Il importe que la législation douanière tienne compte de l’évolution rapide de la structure du commerce mondial, de la technologie, des modèles d’entreprise et des besoins des parties prenantes, y compris des entreprises, des consommateurs et des citoyens. Dès lors, un grand nombre de modifications devraient être apportées au règlement (UE) no 952/2013. Dans un souci de clarté, il convient d’abroger ledit règlement et de le remplacer. [Am. 2] |
| (4) | Dans le but de fournir des moyens efficaces pour réaliser les objectifs de l’union douanière, plusieurs règles et procédures applicables aux marchandises entrant sur le territoire douanier de l’Union ou en sortant devraient être révisées ou , simplifiées et harmonisées . Il convient de prévoir un ensemble intégré et moderne de services électroniques interopérables pour la collecte, le traitement et l’échange d’informations pertinentes pour la mise en œuvre de la législation douanière (la plateforme des données douanières de l’Union européenne, ci-après la «plateforme des données douanières de l’UE»). Une Autorité douanière de l’Union européenne (ci-après l’«Autorité douanière de l’UE» ou l’«Autorité») devrait être instituée pour doter l’union douanière d’une capacité de gouvernance coordonnée centrale et opérationnelle dans des domaines spécifiques. [Am. 3] |
| (5) | Depuis l’adoption du règlement (UE) no 952/2013, le rôle des autorités douanières a évolué et couvre de plus en plus l’application de la législation de l’Union et des législations nationales qui établissent des exigences applicables aux marchandises soumises à la surveillance douanière, en particulier des exigences non financières applicables aux marchandises sans lesquelles les marchandises ne pourraient ni entrer ni circuler sur le marché intérieur. Ces tâches non financières ont connu une croissance exponentielle année après année, au rythme des attentes croissantes des entreprises et des citoyens de l’Union en matière de sécurité, de sûreté, d’accessibilité des personnes handicapées, de durabilité, de santé humaine, animale et végétale, d’environnement, de protection des droits de l’homme et des valeurs de l’Union. De nouveaux outils, comme le passeport numérique de produit, doivent être introduits pour que les autres législations appliquées par les autorités douanières en ce qui concerne les produits continuent de répondre à ces attentes. Il importe dès lors de tenir compte du nombre et de la complexité croissants des risques non financiers en intégrant dans la mission des autorités douanières une référence spécifique à la protection de tous ces intérêts publics et, le cas échéant, à la législation nationale, en coopération étroite avec d’autres autorités. Il est également important de faire observer qu’un volume significatif de marchandises traitées dans les principaux ports et aéroports fait l’objet d’un transbordement, étant donné que ces marchandises proviennent et sont à destination d’autres continents et n’entrent pas sur le marché de l’Union. Ces marchandises ne doivent pas toujours respecter les mêmes normes de sécurité et de produits de l’Union que celles imposées aux marchandises qui entrent sur le marché intérieur. [Am. 4] |
| (6) | Compte tenu de l’évolution du rôle des autorités douanières et des modèles d’entreprise au sein desquels elles opèrent, et pour que celles-ci puissent agir «comme une entité unique» et contribuer au bon fonctionnement du marché intérieur, il convient de décrire plus précisément la mission que doivent mener les autorités douanières en précisant davantage leurs objectifs et tâches. |
| (7) | Il convient d’adapter certaines définitions figurant dans le règlement (UE) no 952/2013 pour tenir compte du champ d’application élargi du présent règlement, pour les aligner sur celles figurant dans d’autres actes de l’Union, et pour clarifier des termes qui ont une signification différente selon le secteur. De nouvelles définitions devraient être ajoutées dans la législation douanière afin de clarifier les rôles et responsabilités de certains acteurs dans les processus douaniers. Afin de renforcer la surveillance douanière, en vertu de ces nouvelles définitions, l’importateur et l’exportateur , c’est-à-dire toute personne participant aux ventes à distance de biens, devraient être responsables , vis-à-vis des autorités douanières, de la conformité des marchandises et assumer les risques financiers et non financiers , conformément à la législation sur la conformité des produits . Pour ce qui est du nouveau concept d’importateur présumé, les nouvelles définitions devraient faire en sorte que, dans certains cas, dans le cadre d’une vente en ligne depuis l’extérieur de l’Union, l’opérateur économique, et non le consommateur, soit considéré comme l’importateur et assume les responsabilités liées à ce statut , et devraient veiller à ce que l’opérateur économique concerné se soit conformé à la législation pertinente appliquée par les autorités douanières lorsque les marchandises entrent sur le territoire douanier de l’Union ou en sortent, et à ce qu’il fournisse, conserve et mette à disposition les écritures appropriées attestant cette conformité . De nouvelles définitions devraient également être introduites pour cadrer avec le champ d’application élargi des dispositions sur la surveillance douanière, la gestion des risques et les contrôles douaniers. [Am. 5] |
| (8) | Au-delà de leur rôle traditionnel consistant à percevoir les droits de douane, la TVA et l’accise et à appliquer la législation douanière, les autorités douanières jouent également un rôle essentiel pour faire respecter les autres législations de l’Union et, le cas échéant, les autres législations nationales en matière douanière. Une définition de ces «autres législations appliquées par les autorités douanières» devrait être ajoutée afin de mettre en place un cadre efficace pour réglementer l’application et la surveillance de ces exigences particulières applicables aux marchandises , conformément au règlement (UE) 2019/1020 du Parlement européen et du Conseil (3) sur la surveillance du marché et la conformité des produits, et dans le cadre des procédures et contrôles douaniers spécifiques établis au titre du présent règlement . Ces mesures de prohibition et de restriction peuvent être justifiées, entre autres, par des raisons de moralité publique, d’ordre public, de sécurité publique, de protection de la santé et de la vie des personnes et des animaux ou de préservation des végétaux, de protection de l’environnement, de protection des trésors nationaux ayant une valeur artistique, historique ou archéologique et la protection de la propriété industrielle ou commerciale et d’autres intérêts publics, y compris le contrôle des précurseurs chimiques, des marchandises portant atteinte à certains droits de propriété intellectuelle et des sommes d’argent liquide. La notion d’autres législations appliquées par les autorités douanières devrait également couvrir entre autres les mesures de politique commerciale , dont les accords environnementaux multilatéraux, et les mesures de gestion et de conservation des ressources de pêche, ainsi que les mesures de restriction adoptées sur la base de l’article 215 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE). Les divergences entre les listes nationales de mesures de prohibition et de restriction engendrent d’importantes difficultés pour les entités qui importent des marchandises dans plusieurs États membres. Afin de faciliter les échanges et le fonctionnement des douanes, l’Union européenne devrait œuvrer à une harmonisation progressive des listes nationales de mesures de prohibition et de restriction. En outre, il convient d’adopter des définitions harmonisées des termes juridiques utilisés pour instaurer des mesures de prohibition et de restriction, afin d’éviter toute interprétation divergente par les États membres. [Am. 6] |
| (9) | Pour plus de clarté juridique, certaines règles en matière de décisions douanières devraient être modifiées. Premièrement, il convient de préciser que l’autorité douanière compétente pour arrêter une décision douanière est celle du lieu où le demandeur est établi, car l’établissement devient le principe clé en vertu duquel certains opérateurs économiques, sous certaines conditions et dans un délai prédéterminé, susceptible d’être revu, peuvent se prévaloir des simplifications introduites par le présent règlement et payer les droits de douane au lieu où ils sont établis. Deuxièmement, le délai maximal de trente jours dans lequel un demandeur doit fournir des informations complémentaires aux autorités douanières si celles-ci estiment que la demande de décision ne contient pas toutes les informations requises devrait également être mentionné dans un souci d’exhaustivité et de clarté juridique. |
| (10) | Il y a lieu de clarifier les conséquences dans le cas où une autorité douanière ne parvient pas dans les délais impartis à arrêter une décision à la suite d' « une demande. Il convient également d’établir le principe selon lequel, dans ce cas, la demande est réputée faire l’objet d’une décision négative et le demandeur peut introduire un recours, conformément à la règle générale en matière de décisions douanières. Afin de garantir que les échanges ne seront pas paralysés en cas de défaillance à grande échelle des systèmes électroniques centralisés, la Commission et l’Autorité douanière de l’UE devraient collaborer avec les États membres pour prévoir des procédures de secours. [Am. 7] |
| (11) | Comme cela a été souligné par la Cour des comptes européenne (4) et dans l’évaluation de la mise en œuvre du règlement (UE) no 952/2013, il est également souhaitable de remédier au manque d’uniformité dans le contrôle du respect des critères et obligations énoncés dans les décisions douanières, en renforçant les dispositions pertinentes. D’une part, les titulaires des décisions devraient non seulement se conformer aux obligations énoncées dans la décision qui les concerne, mais également vérifier régulièrement qu’ils s’y conforment et mettre en place une organisation interne dans laquelle ces activités d»(auto)contrôle leur permettent d’éviter ou d’atténuer les erreurs éventuelles commises dans leurs processus douaniers, ou d’y remédier. D’autre part, les autorités douanières devraient vérifier régulièrement la mise en œuvre des décisions douanières par les titulaires de ces décisions, en particulier lorsque ces derniers sont établis depuis moins de trois ans et sont dès lors potentiellement plus susceptibles de présenter des risques, afin de veiller à ce qu’ils se conforment aux obligations énoncées dans les décisions douanières. Cela revêt un intérêt particulier lorsque ces personnes bénéficient d’un statut spécifique, comme celui d’opérateur économique agréé (OEA) ou d’opérateur économique de confiance certifié, qui leur offre plusieurs facilitations dans les processus douaniers. En outre, pour renforcer la gestion des risques au niveau de l’Union, les autorités douanières devraient notifier à l’Autorité douanière de l’UE toutes les décisions arrêtées à la suite d’une demande et informer ladite Autorité des activités de suivi, de sorte que ces informations puissent être prises en considération à des fins de gestion des risques. |
| (12) | Outre les décisions en matière de renseignements tarifaires contraignants (les «décisions RTC»), ou les décisions en matière de renseignements contraignants en matière d’origine (les «décisions RCO»), que les autorités douanières adoptent à la suite d’une demande, et dans certaines conditions, des décisions en matière de renseignements contraignants sur la valeur en douane (les «décisions RCV») ont été introduites dans la législation douanière par le règlement délégué (UE).../... de la Commission (5). Dans l’intérêt des utilisateurs de la législation douanière, il convient d’établir les règles relatives à ces trois types de décisions en matière de renseignements contraignants dans un même acte juridique. |
| (13) | Les droits et obligations des personnes responsables des marchandises qui entrent sur le territoire douanier de l’Union et en sortent devraient être définis plus clairement. La première obligation des personnes qui effectuent régulièrement des opérations douanières devrait être de continuer à s’enregistrer auprès des autorités douanières compétentes pour le lieu où elles sont établies. Un enregistrement unique devrait être valable dans toute l’union douanière, mais devrait être tenu à jour. Les opérateurs économiques devraient dès lors avoir l’obligation d’informer les autorités douanières de tout changement dans leurs données d’enregistrement. Les personnes responsables des marchandises qui entrent sur le territoire douanier de l’Union et en sortent assument la responsabilité de tout risque que présentent les marchandises pour la sécurité et la sûreté des citoyens, ainsi que de tout risque pour la santé et la vie des personnes, des animaux ou des végétaux, l’environnement ou les consommateurs. Les obligations de l’importateur devraient également être définies, en particulier l’obligation d’être établi sur le territoire douanier de l’Union et les exceptions à cette obligation. Ces obligations devraient s’inscrire dans le prolongement des règles existantes qui imposent au déclarant d’être établi dans l’Union. De même, il convient de définir les obligations de l’exportateur. |
| (14) | Les obligations des importateurs présumés, qui sont différentes des obligations applicables aux [autres] importateurs, devraient également être clarifiées. En particulier, il y a lieu de préciser que la notion d’importateur présumé est créée aux fins d’une perception efficace et efficiente des droits de douane. L’importateur présumé n’est généralement pas en possession des marchandises, et le transfert du droit de propriété sur les marchandises s’effectue entre l’importateur et le client. Par conséquent, l’importateur présumé dépendra souvent de l’exactitude des informations fournies par les importateurs avant l’expédition ou, au plus tard, au moment de l’expédition pour pouvoir assurer le traitement correct des droits (obligations de paiement et de déclaration) associés à cette opération. Il y a également lieu d’établir que l’importateur présumé devrait fournir aux autorités douanières non seulement les données nécessaires à la mise en libre pratique des marchandises vendues, mais aussi les informations que ledit importateur doit recueillir aux fins de la TVA. Ces informations sont présentées en détail dans le règlement d’exécution (UE) no 282/2011 du Conseil (6). [Am. 8] |
| (15) | Les opérateurs économiques qui satisfont à certains critères et conditions pour être considérés par les autorités douanières comme des opérateurs respectueux des règles et dignes de confiance peuvent obtenir le statut d’OEA et se prévaloir à ce titre de facilitations dans les processus douaniers. Le programme relatif aux OEA, Bien qu’il garantisse la fiabilité des opérateurs dont les activités couvrent la majeure partie des échanges au sein l’Union, le programme relatif aux OEA présente certaines lacunes qui ont été mises en évidence dans l’évaluation du règlement (UE) no 952/2013 et dans les conclusions de la Cour des comptes européenne. Pour répondre à ces préoccupations, en particulier celles relatives aux pratiques nationales divergentes et aux difficultés liées au contrôle du respect des obligations par les OEA, les règles devraient être modifiées afin que les autorités douanières aient l’obligation de vérifier le respect des obligations au moins tous les trois ans. Cette obligation devrait également incomber à la nouvelle Autorité douanière de l’UE. [Am. 9] |
| (16) | Ces changements dans les processus douaniers et dans le mode de fonctionnement des autorités douanières nécessitent un nouveau partenariat avec les opérateurs économiques: le régime des opérateurs économiques de confiance certifiés. Les critères et conditions pour devenir un opérateur économique de confiance certifié devraient s’inspirer des critères relatifs aux OEA, mais devraient également faire en sorte que l’opérateur soit considéré comme transparent aux yeux des autorités douanières. Il convient dès lors de demander aux opérateurs économiques de confiance certifiés de permettre aux autorités douanières d’avoir accès aux systèmes électroniques dans lesquels ils enregistrent leur historique en matière de respect des obligations ainsi que les mouvements de leurs marchandises , pour autant que cet accès soit proportionné et strictement nécessaire . En contrepartie de cette transparence, les opérateurs devraient obtenir certains avantages, comme la possibilité d’octroyer la mainlevée des marchandises pour le compte des autorités douanières sans que l’intervention active de celles-ci soit nécessaire, sauf si une autorisation préalable à la mainlevée est nécessaire en vertu d’autres législations appliquées par les autorités douanières, et la possibilité de différer le paiement de la dette douanière. Étant donné que ce mode de fonctionnement devrait progressivement remplacer le système des déclarations en douane, il est opportun d’imposer aux autorités douanières l’obligation de réexaminer les autorisations existantes accordées aux OEA pour les simplifications douanières jusqu’à la fin de la période de transition. [Am. 10] |
| (17) | Les modifications apportées aux processus douaniers nécessitent également de clarifier les rôles des représentants en douane. La représentation directe et la représentation indirecte devraient chacune rester possibles, mais il convient d’ajouter que le représentant indirect d’un importateur ou d’un exportateur assume toutes les obligations des importateurs ou exportateurs, non seulement l’obligation de payer ou de garantir la dette douanière, mais également celle de respecter les autres législations appliquées par les autorités douanières. Pour cette raison, les représentants en douane doivent résider sur le territoire douanier de l’Union où ils représentent les importateurs ou les exportateurs, et ce afin de garantir qu’ils soient responsables des aspects financiers et non financiers. Les importateurs et les exportateurs qui ne disposent pas d’une présence commerciale dans l’Union ont ainsi la possibilité de faire appel à un représentant en douane indirect établi dans l’Union. De plus, les représentants en douane établis dans les pays tiers peuvent continuer d’offrir leurs services dans l’Union lorsqu’ils représentent des personnes qui ne sont pas tenues d’être établies sur le territoire douanier de l’Union. L’identification de représentants en douane fiables représente un défi pour les opérateurs économiques, en particulier pour les micro, petites et moyennes entreprises (PME). [Am. 11] |
| (17bis) | Il est également important de reconnaître les difficultés particulières que les micro, petites et moyennes entreprises définies dans la recommandation 2003/361/CE (7) de la Commission doivent surmonter pour respecter les exigences douanières et le fait qu’une représentation directe et indirecte pourrait leur faciliter la tâche. Cela est particulièrement vrai lorsqu’une micro, petite ou une moyenne entreprise n’a pas le statut d’opérateur économique de confiance certifié. Ces entreprises devraient continuer à bénéficier d’une représentation indirecte. La Commission et l’Autorité douanière de l’UE devraient évaluer le fonctionnement de cet arrangement sur la base des informations reçues des autorités compétentes. La Commission devrait présenter cette évaluation sous la forme d’un rapport au Parlement européen et au Conseil. Sur la base de ce rapport, la Commission devrait décider s’il y a lieu de proposer une solution législative pour un régime spécifique afin de mieux déterminer les relations entre les micro, petites et moyennes entreprises et les représentants des douanes, en vue de faciliter les échanges et de garantir un juste équilibre des responsabilités. [Am. 12] |
| (18) | Afin de garantir un niveau uniforme de numérisation et de créer des conditions de concurrence équitables pour les opérateurs économiques dans tous les États membres, une plateforme des données douanières de l’UE devrait être mise en place pour regrouper en un point central, sûr et cyberrésilient des services et des systèmes électroniques à des fins douanières. La plateforme des données douanières de l’UE devrait garantir la qualité, l’intégrité, la traçabilité et la non-répudiation des données qu’elle traite, de sorte que ni l’expéditeur ni le destinataire ne puissent ensuite contester l’existence de l’échange de données. La plateforme des données douanières de l’UE devrait respecter la réglementation applicable en matière de traitement de données à caractère personnel et de cybersécurité. La Commission et les États membres devraient concevoir cette plateforme ensemble. La Commission devrait également être chargée de la gestion, du déploiement et de la maintenance de la plateforme, une mission qu’elle pourrait déléguer à un autre organe de l’Union. |
| (18 | bis)La Commission devrait avoir la possibilité de lancer une phase pilote de test des fonctionnalités dont la plateforme des données douanières de l’UE pourrait avoir besoin avant que celle-ci ne devienne pleinement opérationnelle. Cette phase pilote devrait être facultative pour les autorités douanières, les autres autorités et les opérateurs économiques. [Am. 13] |
| (19) | Conformément à une jurisprudence récente de la Cour de justice de l’Union européenne (8), il convient de préciser que l’échange automatisé d’informations entre les opérateurs économiques et les autorités douanières par l’intermédiaire de la plateforme des données douanières de l’UE n’exclut pas la responsabilité de ces autorités ou de ces opérateurs en ce qui concerne les processus douaniers concernés. Même lorsque l’intervention des autorités douanières se limite à cette communication électronique sur la plateforme des données douanières de l’UE, il y a lieu de considérer qu’une mesure est adoptée par ces autorités, comme si ladite plateforme agissait pour le compte desdites autorités. |
| (20) | La plateforme des données douanières de l’UE devrait permettre l’échange de données avec d’autres systèmes, plateformes ou environnements, dans un souci d’amélioration de la qualité des données utilisées par les douanes dans l’accomplissement de leurs tâches, ainsi que pour partager des données douanières utiles avec d’autres autorités dans le but de renforcer l’efficacité des contrôles au sein du marché intérieur. Conformément à l’approche présentée dans le règlement (UE).../... du Parlement européen et du Conseil (9) et au cadre d’interopérabilité européen (10), la plateforme des données douanières de l’UE devrait favoriser l’interopérabilité transfrontière et transsectorielle en Europe. Elle devrait exploiter le potentiel des sources existantes d’informations sur les risques disponibles au niveau de l’Union, comme les systèmes d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) et pour les produits non alimentaires (Safety Gate), le système d’information et de communication pour la surveillance des marchés (ICSMS) et le portail pour le respect des DPI. Elle devrait être à la base de l’élaboration d’une coopération stratégique et opérationnelle, qu’il s’agisse d’échange d’informations ou d’interopérabilité, entre les douanes et d’autres autorités, organes et services, dans les limites de leurs compétences respectives. En outre, la plateforme des données douanières de l’UE devrait proposer de nombreux outils avancés d’analyse des données, en utilisant au besoin l’intelligence artificielle. Cette analyse des données devrait faciliter l’analyse de risque, l’analyse économique et l’analyse prédictive afin d’anticiper les risques possibles posés par des envois entrant dans l’Union ou en sortant. Pour garantir une meilleure surveillance des flux commerciaux et une collaboration rationnelle avec les autorités autres que les douanes, la plateforme des données douanières de l’UE devrait être en mesure d’exploiter le cadre de collaboration de l'environnement de guichet unique de l’Union pour les douanes et, lorsque l’utilisation de ce cadre n’est pas possible, proposer à ces autorités un service spécifique leur permettant d’obtenir les données nécessaires, de fournir et de partager des informations avec les autorités douanières et de s’assurer du respect des exigences sectorielles. Cela serait nécessaire dans les cas où les autres autorités ne disposeraient pas d’un système électronique pouvant être relié à la plateforme des données douanières de l’UE. |
| (21) | Parallèlement à la plateforme des données douanières de l’UE, les États membres peuvent développer leurs propres applications pour utiliser les données de la plateforme. À cette fin, et pour raccourcir le délai de mise sur le marché, les États membres peuvent charger à l’Autorité douanière de l’UE de développer ces applications et la doter d’un budget à cet effet. Dans ce cas, l’Autorité douanière de l’UE devrait développer les applications au profit de tous les États membres. Pour ce faire, il conviendrait de créer des applications à code source ouvert, conformément au cadre de partage et de réutilisation. |
| (22) | La plateforme des données douanières de l’UE devrait permettre le flux de données ci-après. Les opérateurs économiques devraient être en mesure de transmettre ou de rendre disponibles sur la plateforme toutes les données utiles requises en vertu de la législation douanière. Ces données devraient être traitées au niveau de l’Union et complétées par une analyse de risque menée à l’échelle de l’Union. Les données ainsi obtenues devraient être mises à la disposition des autorités douanières des États membres, qui les utiliseraient pour s’acquitter de leurs obligations. Enfin, le résultat des contrôles menés sur la base des données extraites de la plateforme des données douanières de l’UE devrait être communiqué sur la plateforme des données. |
| (23) | Les données transmises à la plateforme des données douanières de l’UE sont, dans une large mesure, des données à caractère non personnel transmises par les opérateurs économiques sur les marchandises faisant l’objet de leurs échanges. Néanmoins, les données comprendront également des données à caractère personnel, comme les noms des personnes qui agissent pour le compte d’un opérateur économique ou d’une autorité. Pour que les données à caractère personnel et les informations commerciales soient protégées de la même manière, le présent règlement établit des règles précises en matière d’accès et de confidentialité ainsi que les conditions d’utilisation de la plateforme des données douanières de l'UE. En particulier, il convient de déterminer quelles entités, en plus des personnes concernées, de la Commission, des autorités douanières et de l’Autorité douanière de l’UE, peuvent avoir accès aux données stockées ou disponibles d’une autre manière sur la plateforme des données douanières de l’UE et les traiter, en trouvant un équilibre entre les besoins de ces entités et la nécessité de veiller à ce que l’utilisation à d’autres fins des données confidentielles et à caractère personnel recueillies à des fins douanières soit limitée au strict nécessaire. |
| (23 | bis)Sans préjudice des règles en matière de protection des données, en particulier des règles relatives aux données douanières sensibles et aux données commercialement sensibles, les données à caractère non personnel devraient être mises à la disposition des tiers à des fins spécifiques, sous réserve d’une justification appropriée et sur demande. Les opérateurs économiques devraient pouvoir décider de ne pas autoriser cette divulgation. [Am. 14] |
| (24) | Pour garantir que l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) puisse exercer ses pouvoirs d’enquête sur les activités frauduleuses qui portent atteinte aux intérêts de l’Union, celui-ci devrait disposer d’un accès aux données de la plateforme des données douanières de l’UE très semblable à celui dont dispose la Commission. L’OLAF devrait donc être autorisé à traiter les données conformément aux conditions en matière de protection des données énoncées dans la législation pertinente de l’Union, notamment le règlement (UE, Euratom) no 883/2013 du Parlement européen et du Conseil (11) et le règlement (CE) no 515/97 du Conseil (12). Pour garantir que le Parquet européen puisse mener ses enquêtes sur les questions douanières, il devrait être autorisé à demander l’ avoir accès aux données de la plateforme des données douanières de l’UE et à traiter ces données . Les administrations fiscales des États membres devraient avoir la possibilité de traiter les données directement sur la plateforme des données douanières de l’UE ou, à défaut, d’extraire les données de la plateforme et de les traiter par différents moyens, afin de préserver les fonctions qui sont prises en charge par les systèmes informatiques nationaux des États membres. Les autorités responsables de la sécurité alimentaire conformément au règlement (UE) 2017/625 du Parlement européen et du Conseil (13) et les autorités responsables de la surveillance du marché conformément au règlement (UE) 2019/1020 devraient, à ce titre, disposer des services et outils appropriés sur la plateforme des données douanières de l’UE pour pouvoir utiliser les données douanières pertinentes afin de contribuer à faire respecter la législation pertinente de l’Union et de coopérer avec les autorités douanières pour réduire autant que possible les risques d’introduction dans l’Union de produits non conformes. Il convient qu’Europol ait accès, sur demande, aux données de la plateforme des données douanières de l’UE afin de pouvoir s’acquitter de ses tâches, telles qu’elles sont énoncées dans le règlement (UE) 2016/794 du Parlement européen et du Conseil (14). Tous les autres organes et autorités nationaux et de l’Union, dont l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex), devraient avoir accès aux données à caractère non personnel figurant sur la plateforme des données douanières de l’UE. [Am. 15] |
| (24 | bis)Conformément à l’article 24 du règlement (UE) 2017/1939 du Conseil (15) , les autorités douanières compétentes signalent sans retard indu au Parquet européen tout comportement délictueux à l’égard duquel celui-ci pourrait exercer sa compétence conformément à l’article 22 et à l’article 25, paragraphes 2 et 3, dudit règlement. Les autorités douanières compétentes s’abstiennent de prendre des mesures susceptibles de compromettre la confidentialité des enquêtes pénales sur ces mêmes faits menées par les autorités judiciaires ou répressives nationales compétentes ou par le Parquet européen, lorsque ces autorités en font la demande. [Am. 16] |
| (25) | Les règles et les dispositions relatives à l’accès à la plateforme des données douanières de l’UE et à l’échange d’informations ne devraient pas porter atteinte au système d’information douanier (SID) établi par le règlement (CE) no 515/97 du Conseil ni aux obligations de déclaration énoncées à l’article 24 du règlement (UE) 2019/1896 du Parlement européen et du Conseil relatif au corps européen de garde-frontières et de garde-côtes. |
| (26) | La Commission devrait fixer les modalités d’accès de toutes ces autorités dans des règles d’application, après avoir évalué les garanties existantes mises en place par chaque autorité ou catégorie d’autorités pour assurer le traitement correct des données à caractère personnel et des données commercialement sensibles. [Am. 17] |
| (27) | La plateforme des données douanières de l’UE devrait conserver les données à caractère personnel pendant une période maximale de dix ans. Cette période se justifie par la possibilité qu’ont les autorités douanières de notifier la dette douanière jusqu’à dix ans après la réception des informations nécessaires concernant un envoi, et permet à la Commission, à l’Autorité douanière de l’UE, à l’OLAF , au Parquet européen , aux autorités douanières et aux autres autorités de recouper les informations contenues sur la plateforme avec les informations conservées dans d’autres systèmes et échangées avec ceux-ci. De plus, cette période devrait coïncider avec la durée de conservation requise en vertu d’autres législations appliquées par les autorités douanières, lorsque ces dernières sont pertinentes à des fins de contrôles douaniers. Il convient également de prévoir une suspension du délai de conservation lorsque des données à caractère personnel sont requises dans le cadre de procédures judiciaires et administratives, d’enquêtes et de contrôles a posteriori, pour éviter que ces données à caractère personnel soient effacées et inutilisables à ces fins-là. [Am. 18] |
| (28) | La protection des données à caractère personnel et autres données sur la plateforme des données douanières de l’UE devrait également comprendre des règles relatives à la restriction des droits des personnes concernées. Il convient dès lors que les autorités douanières, la Commission ou l’Autorité douanière de l’UE puissent restreindre le droit des personnes concernées lorsque cela s’avère nécessaire pour ne pas compromettre les activités de contrôle de l’application de la législation, l’analyse de risque et les contrôles douaniers. En outre, ces restrictions pourraient également s’appliquer lorsque cela est nécessaire pour protéger les procédures judiciaires ou administratives à la suite d’activités de contrôle de l’application de la législation. Les restrictions devraient être dûment justifiées sur la base des activités et des prérogatives des douanes et limitées au temps nécessaire pour préserver ces prérogatives. |
| (29) | Tout traitement des données à caractère personnel au titre du présent règlement devrait être effectué conformément aux dispositions du règlement (UE) 2016/679, du règlement (UE) 2018/1725 du Parlement européen et du Conseil ou de la directive (UE) 2016/680 du Parlement européen et du Conseil, dans les limites de leur champ d’application respectif. |
| (30) | Le Contrôleur européen de la protection des données a été consulté conformément à l’article 42, paragraphe 1, du règlement (UE) 2018/1725 et a rendu un avis le [...] 11 juillet 2023 . Le Contrôleur européen de la protection des données rappelle, parallèlement à ses neuf recommandations, que les critères de risque à utiliser pour sélectionner des personnes au moyen d’un traitement automatisé, lorsqu’ils donnent lieu à des décisions individuelles, doivent se fonder sur des circonstances fiables et directement liées à des facteurs objectifs, ne pas comporter de risque direct ou indirect de discrimination, comme la race, l’origine ethnique, la religion, l’orientation politique ou l’orientation sexuelle, et ne pas être excessivement larges. [Am. 19] |
| (30 bis) | Afin d’établir un cadre commun pour l’union douanière, il est nécessaire que l’environnement de guichet unique de l’Union européenne pour les douanes (ci-après l’«environnement de guichet unique de l’UE pour les douanes») soit intégré au code des douanes de l’Union. Il convient par conséquent d’abroger le règlement (UE) 2022/2399 du Parlement européen et du Conseil (16) et d’intégrer l’environnement de guichet unique de l’UE pour les douanes au présent règlement. [Am. 20] |
| (30 ter) | Pour parfaire la numérisation et renforcer l’efficacité du dédouanement des marchandises pour toutes les parties qui commercent à l’échelle internationale, il est nécessaire d’établir des règles communes en vue d’instituer un environnement harmonisé et intégré de guichet unique de l’UE pour les douanes. Cet environnement devrait inclure la plateforme des données douanières de l’UE et les systèmes non douaniers de l’Union visés à l’annexe I bis du présent règlement. La plateforme des données douanières de l’UE devrait permettre l’échange d’informations avec les systèmes non douaniers de l’Union conformément à l’environnement de guichet unique pour les douanes. L’environnement de guichet unique de l’UE pour les douanes devrait être développé en tenant compte des possibilités d’identification et d’authentification fiables offertes par le règlement (UE) n° 910/2014 du Parlement européen et du Conseil (17) et, le cas échéant, au principe «une fois pour toutes», tel qu’il a été rappelé dans le règlement (UE) 2018/1724 du Parlement européen et du Conseil (18) . Afin de mettre en œuvre l’environnement de guichet unique de l’UE pour les douanes, il est nécessaire d’établir, sur la base du projet pilote, un système d’échange de certificats, à savoir le système électronique d’échange de certificats dans le cadre du guichet unique de l’Union européenne pour les douanes (EU CSW-CERTEX), reliant la plateforme des données douanières de l’UE et les systèmes non douaniers de l’Union qui gèrent des formalités non douanières spécifiques. Il est aussi nécessaire d’intégrer la plateforme des données douanières de l’UE dans l’environnement de guichet unique de l’UE pour les douanes et d’établir un ensemble de règles relatives à la coopération administrative numérique au sein de l’environnement de guichet unique de l’UE pour les douanes. [Am. 21] |
| (30 quater) | L’environnement de guichet unique de l’UE pour les douanes devrait, autant que possible, être harmonisé et interopérable avec les autres systèmes douaniers existants et futurs tels que le système de dédouanement centralisé prévu par le présent règlement. Le cas échéant, il convient de rechercher des synergies entre le système de guichet unique maritime européen établi par le règlement (UE) 2019/1239 du Parlement européen et du Conseil (19) et l’environnement de guichet unique de l’UE pour les douanes. [Am. 22] |
| (30 quinquies) | Il est nécessaire que l’environnement de guichet unique de l’UE pour les douanes intègre des solutions garantissant un niveau élevé de cybersécurité afin de prévenir, autant que possible, les attaques susceptibles de perturber les systèmes douaniers et non douaniers, de nuire à la sécurité des échanges commerciaux ou de porter préjudice à l’économie de l’Union. Les normes de cybersécurité devraient être conçues de manière à évoluer au même rythme que les exigences réglementaires en matière de sécurité des réseaux et des systèmes d’information. Lors du développement, de l’exploitation et de la maintenance de l’environnement de guichet unique de l’UE pour les douanes, la Commission et les États membres devraient suivre les lignes directrices appropriées publiées par l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (ENISA) en matière de cybersécurité. [Am. 23] |
| (30 sexies) | L’échange d’informations numériques par l’intermédiaire du système EU CSW-CERTEX devrait couvrir les formalités non douanières de l’Union prévues par la législation de l’Union autre que la législation douanière que les autorités douanières sont chargées de faire appliquer. Les formalités non douanières de l’Union comprennent toutes les opérations qui doivent être effectuées par une personne physique, un opérateur économique ou une autorité compétente partenaire pour la circulation internationale des marchandises, y compris la partie de la circulation entre États membres, le cas échéant. Ces formalités imposent des obligations différentes pour l’importation, l’exportation ou le transit de certaines marchandises, et leur vérification au moyen de contrôles douaniers est fondamentale pour le fonctionnement efficace de l’environnement de guichet unique de l’UE pour les douanes. Le système EU CSW-CERTEX devrait englober les formalités numérisées prévues par la législation de l’Union et gérées par les autorités compétentes partenaires dans des systèmes électroniques non douaniers de l’Union conservant les informations pertinentes de tous les États membres requises pour le dédouanement des marchandises. Il convient donc d’identifier les formalités non douanières de l’Union et les systèmes non douaniers correspondants de l’Union qui devraient faire l’objet d’une coopération numérique par l’intermédiaire du système EU CSW-CERTEX. En particulier, la définition des systèmes non douaniers de l’Union devrait être large et englober les différentes situations et formulations juridiques présentes dans les actes juridiques de l’Union qui ont permis ou permettront la création et l’utilisation de ces systèmes. En outre, il convient également de préciser les dates auxquelles le système non douanier spécifique de l’Union couvrant une formalité non douanière de l’Union et la plateforme des données douanières de l’UE devraient être reliés au système EU CSW-CERTEX. Ces dates devraient refléter les dates fixées dans la législation de l’Union autre que la législation douanière pour l’accomplissement de la formalité non douanière spécifique de l’Union, afin que cette formalité puisse être accomplie par l’intermédiaire de l’environnement de guichet unique de l’UE pour les douanes. En particulier, le système EU CSW-CERTEX devrait initialement couvrir les exigences sanitaires et phytosanitaires, les règles régissant l’importation de produits biologiques, les exigences environnementales relatives aux gaz à effet de serre fluorés et aux substances appauvrissant la couche d’ozone, ainsi que les formalités liées à l’importation de biens culturels. [Am. 24] |
| (30 septies) | Il convient que le système EU CSW-CERTEX facilite l’échange d’informations entre la plateforme des données douanières de l’UE et les systèmes non douaniers de l’Union. En conséquence, lorsqu’un opérateur économique présente une déclaration en douane ou une déclaration de réexportation, qui suppose que les formalités non douanières de l’Union aient été remplies, il devrait être possible pour les autorités douanières et les autorités compétentes partenaires d’échanger et de vérifier automatiquement et efficacement les informations requises aux fins du processus de dédouanement. L’amélioration de la coopération et de la coordination numériques entre les autorités douanières et les autorités compétentes partenaires devrait conduire à des processus de dédouanement des marchandises dématérialisés plus intégrés, plus rapides et plus simples, ainsi qu’à une meilleure exécution et à un respect accru des formalités non douanières de l’Union. [Am. 25] |
| (30 octies) | Il convient que la Commission, en collaboration avec les États membres, assure le développement, l’intégration et le fonctionnement du système EU CSW-CERTEX, y compris en dispensant aux États membres une formation appropriée sur son fonctionnement et sa mise en œuvre. Afin de fournir des services de guichet unique appropriés, harmonisés et normalisés au niveau de l’Union pour les formalités non douanières de l’Union, la Commission devrait relier chacun des différents systèmes non douaniers de l’Union au système EU CSW-CERTEX. Il importe que la responsabilité de l’interconnexion de la plateforme des données douanières de l’UE avec le système EU CSW-CERTEX incombe à la Commission, avec l’aide, si nécessaire, de l’Autorité douanière de l’UE. [Am. 26] |
| (31) | Une couche de gestion des risques douaniers au niveau de l’Union est indispensable pour garantir une application harmonisée des contrôles douaniers dans les États membres. Il existe actuellement un cadre commun de gestion des risques, qui offre la possibilité de recenser des domaines de contrôle prioritaires communs ainsi que des normes et critères communs en matière de risque dans le domaine financier pour mener des contrôles douaniers, mais il présente d’importantes lacunes. Afin de remédier au manque d’harmonisation dans l’application des contrôles douaniers et dans la gestion des risques qui porte atteinte aux intérêts financiers et non financiers de l’Union et des États membres, il convient de revoir les règles pour privilégier une approche de la gestion des risques plus solide permettant de faire face aux risques à la fois financiers et non financiers. Il s’agit notamment de s’attaquer aux problèmes structurels dans la gestion des risques financiers relevés par la Cour des comptes européenne. En particulier, il y a lieu de décrire les activités qui s’inscrivent dans le cadre de la gestion des risques douaniers, selon une approche cyclique. Il importe également de définir les rôles et responsabilités de la Commission, de l’Autorité douanière de l’UE et des autorités douanières des États membres. Il est également essentiel de permettre à la Commission d’établir des domaines de contrôle prioritaires communs ainsi que des normes et critères communs en matière de risque et de recenser des domaines spécifiques relevant d’autres législations appliquées par les autorités douanières qui mériteraient de devenir prioritaires dans la gestion des risques et les contrôles communs, sans compromettre la sécurité. Cela nécessite une collaboration étroite avec les autorités compétentes chargées de faire respecter d’autres législations appliquées par les autorités douanières, en mettant particulièrement l’accent sur la collaboration avec les autorités de surveillance du marché. [Am. 27] |
| (32) | Il convient donc d’introduire des activités de gestion des risques à l’échelle de l’Union ainsi que des dispositions visant à recueillir, au niveau européen, des données complètes pertinentes aux fins de la gestion des risques, notamment les résultats et l’évaluation de tous les contrôles. La gestion des risques consiste notamment à mener des analyses de risque communes et à adresser ensuite aux autorités douanières des recommandations de contrôle au niveau de l’Union correspondantes. Il convient de mettre en œuvre ces recommandations de contrôle et tout défaut d’application de celles-ci devrait être justifié . Conformément au principe «appliquer ou expliquer», il convient de mettre en œuvre ces recommandations de contrôle ou d’exposer les raisons impérieuses ayant conduit à leur non-application. Il y a lieu d’instaurer un cadre afin de donner des garanties concernant les situations dans lesquelles il est permis de déroger à ces recommandations, par exemple lorsque d’autres priorités urgentes prévalent . Il convient également de prévoir la possibilité de donner l’instruction de ne pas charger ou transporter des marchandises à destination de l’Union. L’analyse des risques et des menaces à l’échelle de l’Union devrait être fondée sur des données constamment mises à jour au niveau de l’Union et devrait permettre de déterminer les mesures et les contrôles à mettre en place aux points de passage frontaliers d’entrée et de sortie du territoire de l’Union. Dans le cadre de la coopération avec les autorités répressives et les services de sécurité en particulier, la gestion des risques au niveau de l’Union devrait, dans la mesure du possible, alimenter (et être alimentée par) les analyses stratégiques et les évaluations de la menace réalisées à l’échelle de l’Union, y compris celles effectuées par l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol) et l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex), afin de contribuer à la prévention efficace et efficiente de la criminalité et à la lutte contre ce phénomène. Les infractions graves ou répétées à d’autres législations appliquées par les autorités douanières et repérées par les autorités douanières ou d’autres autorités compétentes devraient avoir des répercussions sur le profil de risque des importateurs, des exportateurs ou des importateurs présumés. [Am. 28] |
| (33) | La procédure pour le placement des marchandises sous un régime douanier doit être revue afin de tenir compte des nouveaux rôles et responsabilités des personnes intervenant dans ce régime. Ainsi, la responsabilité de communiquer les informations aux autorités douanières incombe à la personne responsable des marchandises: l’importateur, l’exportateur ou le titulaire du régime du transit, par opposition au déclarant. Ces personnes devraient fournir les données aux douanes ou les mettre à leur disposition dès qu’elles sont disponibles et, en tout état de cause, avant l’octroi de la mainlevée des marchandises pour un régime douanier, afin de permettre aux autorités douanières d’effectuer une analyse de risque et de prendre les mesures appropriées. Étant donné que les importateurs présumés dans le commerce électronique font face à un volume d’opérations plus important et ont l’obligation de calculer la dette douanière au moment de la vente, et non au moment de la mainlevée des marchandises, il convient d’adapter les délais à respecter pour leur obligation de déclaration. Les importateurs présumés devraient donc fournir des données sur leurs ventes de marchandises à importer au plus tard le jour suivant l’acceptation du paiement. En revanche, dans des circonstances dûment justifiées, les autorités douanières devraient pouvoir autoriser les opérateurs économiques de confiance certifiés à compléter ultérieurement les données relatives à leurs marchandises dont la mainlevée a été octroyée, étant donné que ces opérateurs échangent en permanence des données sur leurs opérations avec les douanes et qu’ils devraient être considérés comme fiables. Parmi ces circonstances peuvent figurer l’impossibilité de déterminer la valeur en douane finale des marchandises au moment de la mainlevée, parce qu’elle est liée à un contrat à terme, ou encore la nécessité d’obtenir les documents d’accompagnement nécessaires sans que ceux-ci aient une incidence sur le calcul de la dette douanière. |
| (34) | Pour simplifier le processus douanier pour l’entrée des marchandises sur le territoire douanier de l’Union tout en garantissant qu’une seule personne est responsable de ces marchandises, les différents acteurs de la chaîne d’approvisionnement devraient transmettre les informations pertinentes dont ils disposent sur les marchandises concernées et les relier à un envoi donné. Les marchandises ne devraient être admises que si un importateur établi dans l’Union assume la responsabilité de ces marchandises. L’importateur devrait communiquer aux autorités douanières des informations sur les marchandises et sur le régime douanier sous lequel elles devraient être placées, le plus tôt possible, et si possible avant l’arrivée physique des marchandises. Un prestataire de services ou un commissionnaire en douane devrait pouvoir fournir les informations au nom et pour le compte de l’importateur, mais ce dernier reste responsable de la conformité des marchandises avec les risques financiers et non financiers. Les transporteurs qui introduisent effectivement les marchandises devraient également fournir certaines informations sur ces marchandises avant leur chargement ou leur arrivée (informations anticipées sur les marchandises) et devraient établir un lien entre ces informations et les informations de l’importateur lorsqu’elles ont été communiquées au préalable, sans nécessairement avoir accès à toutes les données transmises par l’importateur. En outre, pour tenir compte de la complexité accrue des chaînes d’approvisionnement et des réseaux de transport, d’autres personnes pourraient être tenues de compléter les informations sur les marchandises devant être introduites sur le territoire douanier de l’Union. L’importateur, le transporteur ou toute autre personne qui fournit des informations aux douanes devrait avoir l’obligation de modifier ces informations lorsqu’il ou elle apprend qu’elles ne sont plus correctes, et ce avant que les autorités douanières ne repèrent des irrégularités qu’elles souhaiteraient contrôler. |
| (35) | Les autorités douanières compétentes pour le lieu de première entrée des marchandises devraient pratiquer une analyse de risque des informations disponibles sur ces marchandises et être autorisées à prendre une série de mesures d’atténuation si elles détectent un risque, notamment demander des contrôles avant le chargement ou à l’arrivée des marchandises sur le territoire douanier de l’Union, par une autre autorité douanière ou d’autres autorités. Le transporteur est généralement le mieux placé pour savoir quand les marchandises arrivent et devrait donc notifier leur arrivée aux autorités douanières , en passant, le cas échéant, par le système de guichet unique maritime européen conformément au règlement (UE) 2019/1239 . Néanmoins, pour tenir compte de la complexité accrue des chaînes d’approvisionnement et des réseaux de transport, d’autres personnes pourraient être tenues de notifier l’arrivée des marchandises aux autorités douanières à des fins d’analyse de risque. Afin que les autorités douanières disposent d’informations anticipées sur l’ensemble des marchandises introduites sur le territoire douanier de l’Union, il convient d’empêcher le transporteur de décharger des marchandises pour lesquelles aucune information n’est disponible, à moins que les autorités douanières lui aient demandé de présenter les marchandises ou qu’une situation d’urgence ne nécessite le déchargement des marchandises. En revanche, pour simplifier le processus d’introduction des marchandises pour lesquelles les autorités douanières disposent des informations anticipées appropriées, le transporteur ne devrait pas être tenu de présenter les marchandises en douane dans tous les cas, mais seulement lorsque les autorités douanières le demandent ou lorsque d’autres législations appliquées par les autorités douanières l’exigent. [Am. 29] |
| (36) | Il y a lieu de considérer que les marchandises non Union introduites sur le territoire douanier de l’Union se trouvent en dépôt temporaire entre le moment où le transporteur notifie leur arrivée et le moment où elles sont placées sous un régime douanier, sauf si elles sont déjà placées sous le régime du transit. Pour une surveillance douanière appropriée, cette situation devrait être limitée dans le temps. Elle ne devrait pas dépasser dix jours, sauf exceptions. Si l’importateur doit stocker les marchandises pour une durée plus longue, il y a lieu de mettre les marchandises dans un entrepôt douanier, où celles-ci peuvent être stockées sans limite de temps. Les autorisations de dépôt temporaire en vigueur devraient dès lors être converties en autorisations d’entrepôt douanier si les conditions requises sont remplies. |
| (37) | Il est nécessaire de conserver les règles visant à déterminer si des marchandises sont des marchandises de l’Union ou des marchandises non Union et si le statut des marchandises de l’Union peut être présumé ou doit être prouvé, en particulier lorsque les marchandises quittent temporairement le territoire douanier de l’Union. |
| (38) | Dès que les autorités douanières disposent des informations nécessaires pour le régime concerné, elles devraient décider, sur la base d’une analyse de risque, de procéder à d’autres contrôles des marchandises, d’octroyer la mainlevée, de refuser ou de suspendre la mainlevée ou d’attendre jusqu’à ce que les marchandises soient considérées comme ayant obtenu la mainlevée. À cette fin, les autorités douanières devraient coopérer avec d’autres autorités, le cas échéant. Par conséquent, les autorités douanières devraient refuser la mainlevée des marchandises lorsqu’elles disposent d’éléments démontrant que les marchandises ne respectent pas les exigences juridiques applicables. Lorsque les autorités douanières doivent consulter d’autres autorités afin de déterminer si les marchandises sont conformes ou non, elles devraient suspendre la mainlevée au moins jusqu’à la consultation. Dans ces circonstances, la décision des autorités douanières relative aux marchandises devrait dépendre de la réponse des autres autorités. Pour éviter que les opérateurs et les autorités ne se retrouvent bloqués lorsque les conclusions relatives à la conformité des marchandises prennent du temps, les autorités douanières devraient avoir la possibilité d’octroyer la mainlevée à la condition que l’opérateur continue de les informer de la localisation des marchandises pendant un maximum de quinze jours. Enfin, pour garantir une certaine sécurité juridique aux opérateurs qui ont communiqué les informations dans les délais sans obliger les autorités douanières à réagir à chaque envoi, il y a lieu de considérer que les marchandises qui n’ont pas été sélectionnées en vue d’un contrôle dès que possible et au plus tard dans les trente jours civils au terme d’un délai raisonnable ont obtenu la mainlevée. La Commission devrait être autorisée à déterminer ce délai au moyen de règles déléguées, en l’adaptant au besoin au type de trafic ou au type de point de passage frontalier. [Am. 30] |
| (39) | Dans la mesure où les opérateurs économiques de confiance certifiés donnent aux autorités douanières un accès total à leurs systèmes, écritures et opérations et sont considérés comme fiables, ils devraient être en mesure d’octroyer la mainlevée des marchandises sous la surveillance des autorités douanières, mais sans attendre l’intervention de celles-ci. Par conséquent, les opérateurs économiques de confiance certifiés devraient être en mesure d’octroyer la mainlevée des marchandises dans le cadre de toute procédure d’entrée au moment de la réception à la destination finale des marchandises ou de toute procédure de sortie au lieu de livraison des marchandises. Les opérateurs économiques de confiance certifiés étant considérés comme transparents, l’arrivée et/ou la livraison devraient être dûment enregistrées sur la plateforme des données douanières de l’UE. Ces opérateurs devraient avoir l’obligation d’informer les autorités douanières lorsqu’un problème survient, de sorte que ces dernières puissent prendre une décision définitive concernant la mainlevée. Lorsque les systèmes de contrôles internes des opérateurs économiques de confiance certifiés sont suffisamment fiables, les autorités douanières devraient être en mesure, en coopération avec d’autres autorités, d’autoriser les opérateurs à effectuer certains contrôles eux-mêmes. Il convient toutefois de laisser aux autorités douanières la possibilité de contrôler les marchandises à tout moment. Le statut d’opérateur économique de confiance certifié ne devrait pas être accordé aux personnes ayant commis des infractions graves ou répétées à d’autres législations de l’Union appliqués par les autorités douanières. [Am. 31] |
| (40) | Il est opportun de prévoir des mesures pour gérer la transition entre un système fondé sur des déclarations en douane et un système fondé sur la transmission d’informations à la plateforme des données douanières centrale de l’UE. Les opérateurs devraient avoir la possibilité de déposer des déclarations en douane pour manifester leur intention d'assigner un régime douanier aux marchandises pendant la période de transition. Toutefois, dès que les capacités de la plateforme des données douanières de l’UE seront disponibles, les opérateurs devraient avoir également la possibilité de communiquer des informations aux autorités douanières ou de les mettre à leur disposition par l’intermédiaire de cette plateforme, et les autorités douanières ne devraient plus autoriser un opérateur à demander des simplifications relatives à la déclaration en douane. À la fin de la période de transition, il convient que toutes les autorisations cessent d’être validés, puisque les déclarations en douane n’existeront plus. |
| (41) | En vertu de l’article 29 du TFUE, sont considérés comme étant en libre pratique les produits en provenance de pays tiers pour lesquels les formalités d’importation ont été accomplies et les droits de douane et taxes d’effet équivalent exigibles ont été perçus. Néanmoins, la mise en libre pratique ne devrait pas être assimilée à une preuve de la conformité avec d’autres législations appliquées par les autorités douanières lorsque ces dernières imposent des conditions spécifiques pour les marchandises destinées à être vendues ou consommées sur le marché intérieur. |
| (42) | La procédure pour la sortie des marchandises du territoire douanier de l’Union devrait être rationalisée et simplifiée, à l’instar de la procédure pour l’entrée. Il convient donc d’exiger qu’une personne établie dans l’Union soit responsable des marchandises, à savoir l’exportateur. Celui-ci devrait communiquer aux autorités douanières les informations pertinentes ou les mettre à leur disposition avant que les marchandises sortent de l’Union, en indiquant si les marchandises destinées à être exportées sont des marchandises de l’Union ou des marchandises non Union, et en adaptant les informations nécessaires. Pour simplifier la procédure et éviter d’éventuelles failles, la notion d’exportation devrait couvrir la sortie de marchandises non Union, ce qui englobe également la notion de «réexportation», qui était précédemment traitée comme une notion distincte. |
| (43) | Pour garantir que les marchandises qui sortent du territoire douanier de l’Union fassent l’objet d’une gestion des risques adéquate, le bureau de douane compétent pour l’exportation devrait être tenu d’effectuer une analyse de risque des informations sur les marchandises et de prendre ou de demander des mesures appropriées avant la sortie des marchandises. Parmi les mesures possibles, il pourrait demander que des contrôles soient effectués par le bureau de douane compétent pour le lieu d’expédition des marchandises et par le bureau de douane de sortie et, le cas échéant, par d’autres autorités, en plus des mesures prévues pour la mainlevée aux fins d’un régime douanier, qui s’appliquent également lorsque les marchandises sont destinées à être placées sous le régime de l’exportation. |
| (44) | Pour garantir la transparence des régimes de suspension de droits, il convient de rationaliser les dispositions concernant les conditions applicables aux autorisations relatives aux régimes particuliers. Dans un souci de clarté et de sécurité juridique, en particulier, les conditions permettant de déterminer si un avis au niveau de l’Union est nécessaire pour évaluer si l’octroi d’une autorisation pourrait léser les intérêts des producteurs de l’Union (l’«examen des conditions économiques») devraient être codifiées, au lieu d'être régies par des règles déléguées. En outre, étant donné que l’effet sur les intérêts des producteurs de l’Union peut dépendre de la quantité de marchandises placées sous le régime particulier, l’Autorité douanière de l’UE devrait être autorisée à proposer un certain seuil en dessous duquel elle estime qu’il n’y a pas d’effet négatif sur les intérêts des producteurs de l’Union. |
| (45) | L’article 9 de la convention révisée pour la navigation du Rhin mentionne une annexe (le manifeste rhénan) qui a facilité la circulation des marchandises sur le Rhin et ses affluents associés en les considérant comme un régime de transit douanier à travers les frontières nationales de cinq États membres (20). Selon les informations transmises par les administrations douanières, le manifeste rhénan n’est plus utilisé dans la pratique en tant que régime de transit douanier dans les États qui bordent le Rhin. En revanche, les marchandises circulent désormais sur le Rhin et ses affluents sous le régime du transit de l’Union institué par le CDU, en vertu du nouveau système de transit informatisé (NSTI). Il est donc opportun de supprimer la référence au manifeste rhénan dans les cas où la circulation des marchandises est considérée comme un régime de transit externe ou un régime de transit de l’Union. |
| (46) | Pour améliorer la transparence en ce qui concerne la personne chargée de s’acquitter des obligations du régime du transit de l’Union et le contenu et les risques liés à l’envoi, il convient d’exiger que le titulaire du régime du transit divulgue au moins des informations sur l’importateur ou l’exportateur justifiant le mouvement, le moyen de transport, et l’identification des marchandises placées sous ce régime. Ces informations devraient permettre aux autorités douanières de surveiller plus efficacement le régime du transit de l’Union concerné et d’effectuer une analyse de risque. Le régime du transit de l’Union devrait être obligatoire, sauf si les marchandises sont placées sous un autre régime douanier, dès l’entrée des marchandises sur le territoire douanier de l’Union ou la sortie de celles-ci dudit territoire. Lorsque l’importateur ou l’exportateur n’est pas encore connu, le détenteur des marchandises devrait être considéré comme l’importateur ou l’exportateur des marchandises et être redevable des droits de douane et autres taxes et impositions. Le régime du transit de l’Union devrait être remplacé par une surveillance douanière si les marchandises sont importées ou exportées par un opérateur économique de confiance certifié. |
| (47) | Une modification de l’annexe 6 de la convention douanière relative au transport international de marchandises sous le couvert de carnets TIR (la «convention TIR») (21), entrée en vigueur le 1er juin 2021, a modifié la note explicative 0.49 afin de donner aux opérateurs économiques qui remplissent certaines conditions la possibilité de devenir des «expéditeurs agréés», à l’instar des facilitations existantes accordées aux opérateurs économiques reconnus comme des «destinataires agréés». Il est donc nécessaire d’inclure la nouvelle possibilité prévue dans la convention TIR de manière à mettre en conformité la législation douanière de l’Union avec cette convention internationale. |
| (48) | L’application des règles normales pour le calcul des droits dans les opérations de commerce électronique aurait, dans la plupart des cas, pour effet d’imposer une charge administrative disproportionnée aux administrations douanières et aux opérateurs économiques, en particulier en ce qui concerne la perception des recettes. Dans le but de mettre en place un traitement fiscal et douanier rigoureux et efficace pour les marchandises importées de pays tiers dans le cadre d’opérations de commerce électronique (les «ventes à distance de biens importés»), la législation de l’Union doit être modifiée pour supprimer le seuil en dessous duquel les marchandises d’une valeur négligeable n’excédant pas 150 EUR par envoi sont exonérées de droits de douane à l’importation conformément aux dispositions du règlement (CE) no 1186/2009 du Conseil (22) et pour instaurer un traitement tarifaire simplifié pour les ventes à distance de biens importés de pays tiers conformément aux dispositions du règlement (CEE) no 2658/87 du Conseil (23) (nomenclature combinée). Au regard des modifications proposées, Certaines règles du CDU relatives au classement tarifaire, à l’origine et à la valeur en douane devraient être modifiées afin de tenir compte des simplifications applicables sur une base volontaire par l’importateur présumé pour déterminer les droits de douane dans une opération d’entreprise à consommateur considérée comme une vente à distance aux fins de la TVA. Les simplifications devraient consister en la possibilité de calculer les droits de douane dus en appliquant l’une des nouvelles grandes catégories tarifaires de la nomenclature combinée à une valeur calculée selon une méthode plus simple. En vertu des règles simplifiées pour les opérations de commerce électronique d’entreprises à consommateurs, le prix d’achat net hors TVA, mais incluant tous les frais de transport jusqu’à la destination finale du produit, devrait être considéré comme la valeur en douane et aucune origine ne devrait être demandée. Néanmoins, si l’importateur présumé souhaite bénéficier d’un tarif préférentiel en prouvant le caractère originaire des marchandises, il peut le faire en suivant la procédure normale. [Am. 32] |
| (49) | À l’heure actuelle, les dettes douanières sont perçues par l’État membre dans lequel la déclaration en douane est déposée. Le choix de déposer une déclaration dans le pays de première entrée ou de recourir à un régime de transit et de payer les droits dans un autre État membre appartient à l’opérateur. Ce système est appelé à changer en 2025 avec le déploiement d’un système informatique de dédouanement centralisé qui permettra aux opérateurs économiques agréés de déposer la déclaration en douane dans l’État membre dans lequel ils sont établis. En prévision de ce changement, il est souhaitable de modifier les règles qui définissent le lieu où la dette douanière prend naissance, pour que les droits à l’importation soient payés à l’État membre dans lequel est l’importateur établi, car il s’agit du lieu où l’autorité douanière peut disposer des informations les plus complètes sur les écritures, les opérations et les comportements commerciaux des opérateurs économiques, en particulier lorsque ceux-ci bénéficient du statut d’opérateurs économiques de confiance certifiés. Il importe toutefois que la dette douanière des opérateurs qui ne sont pas des opérateurs économiques de confiance certifiés prenne naissance à l’endroit où les marchandises se trouvent physiquement, du moins jusqu’à l’évaluation du modèle de surveillance. |
| (50) | En ce qui concerne les opérations de commerce électronique, il est essentiel de veiller à ce qu’une dette douanière soit payée en bonne et due forme par les intermédiaires en ligne, comme les plateformes internet, qui gèrent la vente en ligne de marchandises à des consommateurs privés. C’est pourquoi il convient de préciser que l’importateur présumé est la personne responsable de la dette douanière, laquelle prendrait naissance au moment où l’acheteur paye l’opérateur de commerce électronique, dans la plupart des cas une plateforme internet. Pour alléger la charge liée à cette obligation, l’importateur présumé pourrait être autorisé à déterminer les droits à l’importation dus et à acquitter ses dettes douanières de manière périodique, tandis que les autorités douanières devraient être en mesure de procéder à une prise en compte unique aux fins du budget de l’Union. |
| (51) | Il y a lieu de renforcer le mécanisme qui permet de surveiller plus efficacement la mise en œuvre des mesures de restriction applicables aux mouvements de marchandises que le Conseil peut adopter en vertu de l’article 215 du TFUE. Dans ces circonstances, l’Autorité douanière de l’UE devrait aider la Commission et les États membres à faire en sorte que ces mesures ne soient pas contournées. Il convient que les autorités douanières s’assurent de prendre toutes les dispositions nécessaires pour respecter ces mesures et en informent la Commission et l’Autorité douanière de l’UE. |
| (52) | Un mécanisme de gestion des crises devrait être mis en place pour faire face aux crises éventuelles dans l’union douanière. L’absence d’un tel mécanisme au niveau de l’Union a été soulignée dans le plan d’action relatif à l’union douanière (24). Il convient dès lors de le mettre en place et d’y associer l’Autorité douanière de l’UE en tant qu’acteur clé pour préparer, coordonner et surveiller la mise en œuvre des mesures et modalités pratiques que la Commission décide d’adopter lorsqu’une crise survient. L’Autorité douanière de l’UE devrait veiller à ce que la capacité de réaction aux crises soit maintenue de façon permanente pendant toute la durée de la crise. L’Autorité douanière de l’UE devrait faire rapport à la Commission, au Parlement européen et au Conseil sur la mise en œuvre des mesures et modalités pratiques. [Am. 33] |
| (53) | Le cadre de gouvernance actuel de l’union douanière n’a pas de structure de gestion opérationnelle claire et n’a pas été adapté à l’évolution des douanes depuis sa création en 1968. En vertu du règlement (UE) no 952/2013, les activités liées à la gestion des risques dans les flux commerciaux, comme la mise en œuvre et les décisions en matière de contrôles sur le terrain, relèvent de la responsabilité des autorités douanières nationales . L’intensité du trafic de marchandises aux frontières extérieures varie d’un endroit à l’autre de l’Union . Malgré la coopération entre les administrations douanières nationales qui existe depuis la création de l’union douanière et qui a conduit à l’échange de bonnes pratiques, d’expertise, ainsi qu’à l’élaboration de lignes directrices communes, aucune approche harmonisée ni aucun cadre opérationnel n’a vu le jour. À l’heure actuelle, les pratiques divergentes qui existent au sein des États membres affaiblissent l’union douanière. On ne dispose d' ’ aucune capacité centrale d’analyse de risque, d' ’ aucune vision commune en matière de hiérarchisation des risques, d' ’ un faible niveau de coordination de l’action douanière et des contrôles douaniers et d' ’ aucun cadre de coopération entre les différentes autorités qui concourent à la réalisation du marché unique intérieur . Une couche opérationnelle centrale au niveau de l’Union qui rassemblerait l’expertise et les ressources et prendrait des décisions communes permettrait de combler ces lacunes dans des domaines tels que la gestion des données, la gestion des risques et la formation, de manière que l’union douanière agisse comme une entité unique. À cette fin, la création d’une Autorité douanière de l’UE est nécessaire. La création de cette nouvelle Autorité sera déterminante pour le bon fonctionnement de l’union douanière, pour la coordination centrale de l’action douanière et pour les activités des autorités douanières. [Am. 34] |
| (54) | La gouvernance et le fonctionnement de l’Autorité douanière de l’UE devraient reposer sur les principes de la déclaration commune du Parlement européen, du Conseil et de la Commission sur les agences décentralisées et l’approche commune du 19 juillet 2012 (25). |
| (55) | Les critères à prendre en considération dans le processus de prise de décision concernant le choix du siège de l’Autorité douanière de l’UE devraient inclure l’assurance que l’Autorité pourra s’installer sur place dès l’entrée en vigueur du présent règlement, l’accessibilité du lieu et l’existence d’établissements d’enseignement adéquats pour les enfants du personnel, ainsi qu’un accès adapté au marché du travail, à la sécurité sociale et aux soins médicaux pour les enfants et les conjoints des membres du personnel. Compte tenu de la coopération qui caractérisera la plupart des activités de l’Autorité douanière de l’UE, et en particulier le lien étroit qui existera entre les systèmes informatiques que la Commission continuera d’employer pendant la période de transition, parallèlement au développement et à l’exploitation de la plateforme des données douanières de l’UE par l’Autorité douanière de l’UE, le siège devrait être établi dans un lieu qui permet cette coopération étroite avec la Commission, les autorités des régions de l’Union les plus importantes pour le commerce international ainsi que les organismes internationaux et de l’Union concernés (l’Organisation mondiale des douanes, par exemple, pour favoriser un enrichissement réciproque pratique sur des thématiques spécifiques). Compte tenu de ces critères, l’Autorité douanière de l’UE devrait s’installer à [...]. |
| (55 bis) | Il appartient aux États membres et à la Commission de veiller à ce que les autorités douanières disposent de ressources suffisantes et soient correctement formées et équipées pour pouvoir accomplir leur mission, notamment qu’elles soient dotées de véritables pouvoirs d’enquête. [Am. 35] |
| (55 ter) | Les autorités douanières ont besoin d’investissements de grande ampleur, notamment en vue de disposer d’un nombre suffisant d’agents dûment formés pour garantir le bon fonctionnement des systèmes douaniers de l’Union, qui sont confrontés à une hausse exponentielle des demandes. Sans ces investissements nécessaires dans les ressources humaines, les solutions numériques ne pourront pas réaliser pleinement leur potentiel. Par conséquent, les investissements dans des systèmes numériques devraient impérativement s’accompagner d’un financement suffisant du personnel et de sa formation, afin que celui-ci dispose des compétences nécessaires pour utiliser les équipements de pointe, les technologies permettant d’analyser les mégadonnées et les outils de détection et de contrôle et, ce faisant, que les contrôles douaniers s’effectuent de manière uniforme dans l’ensemble de l’Union. [Am. 36] |
| (56) | Les États membres et , la Commission et le Parlement européen devraient être représentés au sein d’un conseil d’administration afin d’assurer le fonctionnement efficace de l’Autorité douanière de l’UE. La composition du conseil d’administration, y compris le choix de son président et de son vice-président, devrait respecter le principe d’équilibre entre hommes et femmes et prendre en considération l’expérience et les qualifications. Étant donné que l’union douanière relève de la compétence exclusive de l’Union, et compte tenu du lien étroit entre les douanes et d’autres domaines d’action, il convient que le président soit élu parmi les représentants de la Commission concernés. Afin que l’Autorité douanière de l’UE fonctionne de manière effective et efficace, le conseil d’administration devrait, en particulier, adopter un document unique de programmation, y compris une programmation annuelle et pluriannuelle, exercer ses fonctions en lien avec le budget de l’Autorité, adopter les règles financières applicables à l’Autorité, nommer un directeur exécutif et établir les procédures de prise de décision par le directeur exécutif en ce qui concerne les tâches opérationnelles de l’Autorité. Le conseil d’administration devrait être assisté d’un conseil exécutif et d’un organe consultatif représentant les organisations de défense des consommateurs, les associations professionnelles et d’autres acteurs non étatiques pertinents . [Am. 37] |
| (56 bis) | L’Autorité douanière de l’UE devrait instituer un conseil consultatif douanier qui devrait assister son conseil d’administration. Il devrait être chargé de prodiguer des conseils sur la mise en œuvre des décisions et actions techniques, y compris la gestion des risques et les domaines de contrôle prioritaires, sur les questions de mise en œuvre et de normalisation, y compris les activités d’harmonisation ou la nécessité d’adapter les règles, et sur la dimension douanière d’autres législations appliquées par les autorités douanières, ainsi que des conseils dans le cadre de toute autre activité de l’Autorité. Le conseil consultatif douanier devrait viser une représentation équilibrée des parties prenantes entre les intérêts commerciaux et non commerciaux et, dans la catégorie des intérêts commerciaux, en ce qui concerne les PME et les autres entreprises. [Am. 38] |
| (57) | Pour garantir son fonctionnement efficace, il convient de doter l’Autorité douanière de l’UE d’un budget autonome alimenté par des recettes provenant du budget général de l’Union et par toute contribution financière volontaire des États membres. Dans des circonstances exceptionnelles et dûment justifiées, l’Autorité douanière de l’UE devrait également être en mesure de recevoir des recettes supplémentaires provenant de conventions de contribution ou de conventions de subvention, ainsi que des commissions perçues pour ses publications et tout autre service qu’elle fournirait. |
| (58) | Pour mener à bien leur mission, les autorités douanières coopèrent étroitement et régulièrement avec les autorités de surveillance du marché, les autorités de contrôle sanitaire et phytosanitaire, les organes répressifs, les autorités de gestion des frontières, les organismes de protection de l’environnement, les experts en biens culturels et de nombreuses autres autorités responsables des politiques sectorielles. Compte tenu de l’évolution du marché unique intérieur et du rôle des douanes, de la multiplication des mesures de prohibition et de restriction et de l’essor du commerce électronique, il est nécessaire de structurer et de renforcer cette coopération aux niveaux national, international et de l’Union. Au lieu d’une coopération centrée sur chaque envoi pris séparément ou sur des événements spécifiques intervenant le long de la chaîne d’approvisionnement, il convient de mettre en place un cadre de coopération structuré entre les autorités douanières et les autres autorités compétentes dans des domaines d’action dignes d’intérêt. Ce cadre de coopération devrait intégrer les aspects suivants: l’évolution de la législation et des besoins stratégiques dans un domaine précis, l’échange et l’analyse d’informations, l’élaboration d’une stratégie de coopération globale sous la forme de stratégies de surveillance conjointes et, enfin, la coopération en matière de mise en œuvre opérationnelle, de suivi et de contrôles. La Commission devrait également faciliter l’application d’une partie des autres législations appliquées par les autorités douanières en dressant la liste des législations de l’Union qui imposent des exigences applicables aux marchandises soumises à des contrôles douaniers afin de protéger les intérêts publics tels que la santé et la vie des personnes, des animaux ou des végétaux, les consommateurs et l’environnement. [Am. 39] |
| (59) | Pour plus de clarté et afin de rendre plus efficace le cadre de coopération entre les douanes et d’autres autorités partenaires, une liste des services proposés par les autorités douanières devrait définir clairement le rôle des douanes dans l’application des autres politiques pertinentes aux frontières de l’Union. En outre, l’Autorité douanière de l’UE devrait assurer un suivi de l’application du cadre de coopération. L’Autorité douanière de l’UE devrait collaborer étroitement et coopérer avec la Commission, l’OLAF, les autres agences et organes de l’Union concernés, comme Europol , le Parquet européen et Frontex, ainsi qu’avec des agences et réseaux spécialisés dans leurs domaines d’action respectifs, comme le réseau de l’Union pour la conformité des produits. [Am. 40] |
| (60) | Dans un monde de plus en plus connecté, la diplomatie douanière et la coopération internationale sont des aspects importants du travail des autorités douanières dans le monde. Dans le cadre de la coopération internationale, il convient d’envisager la possibilité d’échanger des données douanières, sur la base d’accords internationaux ou de la législation autonome de l’Union, par des moyens de communication appropriés et sûrs, sous réserve du respect des informations confidentielles et de la protection des données à caractère personnel, par exemple par l’intermédiaire de la plateforme des données douanières de l’UE. Ce cadre juridique ne devrait pas empiéter sur la compétence des États membres en ce qui concerne des engagements bilatéraux ou multilatéraux avec des pays tiers portant sur des tâches nationales. [Am. 41] |
| (61) | Bien que la législation douanière soit harmonisée grâce au CDU, le règlement (UE) no 952/2013 prévoyait uniquement l’obligation pour les États membres d' ’ infliger des sanctions en cas d’infraction à la législation douanière et exigeait que ces sanctions soient effectives, proportionnées et dissuasives. Les États membres ont donc le choix des sanctions douanières, qui varient considérablement d’un État membre à l’autre et sont susceptibles d’évoluer au fil du temps. Un cadre commun établissant une base minimale d’infractions douanières et de sanctions non pénales devrait être établi . Le non-respect des obligations incombant aux importateurs, aux exportateurs et aux importateurs présumés pourrait figurer dans la liste des infractions douanières . Ce cadre est nécessaire pour pallier le manque d’uniformité et les divergences importantes entre les États membres dans l’application des sanctions en cas d’infractions à la législation douanière, qui peuvent entraîner une distorsion de la concurrence, des failles et un «tourisme douanier». Le cadre devrait comprendre une liste commune d’actes ou d’omissions qui devraient constituer des infractions douanières dans tous les États membres. Pour déterminer la sanction applicable, les autorités douanières devraient déterminer si ces actes ou omissions sont commis intentionnellement ou par négligence manifeste. Les sanctions et les obligations imposées aux opérateurs économiques devraient être proportionnées à leur rôle dans le processus de transaction, ce qui garantit l’équité et la clarté de leur application. La Commission, les États membres et l’Autorité douanière de l’UE devraient procéder à des échanges réguliers de bonnes pratiques en matière d’audit et de sanctions, afin d’améliorer la cohérence de l’application des sanctions. [Am. 42] |
| (62) | Il est nécessaire d’établir des dispositions communes en ce qui concerne les circonstances atténuantes et les circonstances aggravantes en cas d’infraction douanière. Le délai de prescription pour l’ouverture de la procédure d’infraction douanière devrait être établi conformément au droit national et se situer entre cinq et dix ans, de manière à définir une règle commune fondée sur le délai de prescription pour la notification de la dette douanière. La juridiction compétente devrait être celle où l’infraction a été commise. Une coopération entre États membres est nécessaire lorsque l’infraction douanière a été commise dans plusieurs États membres; en pareils cas, l’État membre qui a engagé la procédure en premier lieu devrait coopérer avec les autres autorités douanières concernées par la même infraction douanière. |
| (63) | Il est nécessaire d’établir une base commune minimale d’infractions douanières en les définissant, à partir des obligations prévues dans le présent règlement et des obligations identiques prévues dans d’autres parties de la législation douanière. |
| (64) | Il est également nécessaire d’établir une base minimale commune de sanctions non pénales prévoyant des montants minimaux de charges pécuniaires, la possibilité de révoquer, de suspendre ou de modifier les autorisations douanières, y compris pour les opérateurs économiques agréés et les opérateurs économiques de confiance certifiés, ainsi que la confiscation des marchandises. Les montants minimaux de charges pécuniaires devraient varier selon que l’infraction a été commise intentionnellement ou non et selon qu’elle a une incidence ou non sur le montant des droits de douanes et autres impositions et sur les mesures de prohibition ou de restriction. Cette base commune minimale de sanctions non pénales devrait s’appliquer sans préjudice de l’ordre juridique national des États membres qui, lui, peut prévoir des sanctions pénales. Les États membres, la Commission et l’Autorité douanière de l’UE devraient collaborer pour accroître progressivement la cohérence des sanctions non pénales et leur application dans l’ensemble de l’Union. [Am. 43] |
| (65) | La performance de l’union douanière devrait être évaluée au moins chaque année afin de permettre à la Commission, avec l’aide des États membres, d’adopter les orientations stratégiques appropriées , et le rapport d’évaluation en résultant devrait être publié . La collecte d’informations auprès des autorités douanières devrait être formalisée et approfondie, car des rapports plus complets permettraient d’étalonner les performances et pourraient concourir à l’harmonisation des pratiques et contribuer à l’évaluation des incidences des décisions prises en matière de politique douanière. Il est dès lors souhaitable de mettre en place un cadre juridique pour l’évaluation de la performance de l’union douanière. Pour permettre un niveau de détail suffisant dans l’analyse, la mesure de la performance devrait avoir lieu non seulement au niveau national, mais également au niveau des points de passage frontaliers. L’Autorité douanière de l’UE devrait prêter assistance à la Commission dans le processus d’évaluation en rassemblant et en analysant les données de la plateforme des données douanières de l’UE et en cernant la manière dont les activités et les opérations douanières contribuent à la réalisation des objectifs et priorités stratégiques de l’union douanière ainsi qu’à la mission des autorités douanières. En particulier, l’Autorité douanière de l’UE devrait recenser les tendances, les forces, les faiblesses et les failles principales ainsi que les risques potentiels et adresser à la Commission des recommandations concernant les améliorations à apporter. Dans le cadre de la coopération avec les autorités répressives et les services de sécurité en particulier, l’Autorité douanière de l’UE devrait également participer, sur le plan opérationnel, aux analyses stratégiques et aux évaluations de la menace réalisées au niveau de l’Union, y compris celles effectuées par Europol et Frontex. [Am. 44] |
| (66) | Conformément au principe de proportionnalité, il est nécessaire et approprié, en vue de la réalisation des objectifs de base consistant à permettre à l’union douanière de fonctionner efficacement et à mettre en œuvre la politique commerciale commune, de fixer les règles et procédures applicables aux marchandises qui entrent sur le territoire douanier de l’Union ou qui en sortent. Le présent règlement n’excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre les objectifs poursuivis, conformément aux dispositions de l’article 5, paragraphe 4, du traité sur l’Union européenne. |
| (67) | Afin de compléter ou de modifier certains éléments non essentiels du présent règlement, il convient de déléguer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du TFUE afin de traiter les aspects suivants en prévoyant:
|
| (68) | Il importe particulièrement que la Commission procède aux consultations appropriées durant le travail préparatoire à l’adoption des actes délégués, y compris au niveau des experts, et que ces consultations soient menées conformément aux principes définis dans l’accord interinstitutionnel du 13 avril 2016«Mieux légiférer» (26). |
| (69) | Afin d’assurer des conditions uniformes de mise en œuvre du présent règlement, il convient de conférer des compétences d’exécution à la Commission pour que celle-ci puisse: adopter les règles de procédure relatives à l’utilisation d’une décision en matière de renseignements contraignants ayant perdu sa validité ou ayant été révoquée; adopter les règles de procédure relatives à la notification aux autorités douanières de la suspension de l’adoption de ces décisions et à la levée de cette suspension; adopter des décisions demandant aux États membres de révoquer des décisions en matière de renseignements contraignants; adopter les modalités d’application des critères relatifs à l’octroi du statut d’opérateur économique agréé et d’opérateur économique de confiance certifié; déterminer les systèmes, plateformes ou environnements électroniques qui sont reliés à la plateforme des données douanières de l’UE; déterminer les règles d’accès aux services et systèmes spécifiques de la plateforme des données douanières de l’UE, y compris les règles et conditions spécifiques de protection, de sûreté et de sécurité des données à caractère personnel et les cas dans lesquels cet accès est limité; déterminer les mesures de gestion de la surveillance par les douanes; adopter les règles de procédure relatives aux responsabilités des responsables conjoints du traitement des données lorsque celui-ci est effectué par l’intermédiaire d’un service ou d’un système de la plateforme des données douanières de l’UE; adopter les règles de procédure relatives à la désignation des bureaux de douane compétents autres que le bureau de douane compétent pour le lieu d’établissement de l’importateur ou de l’exportateur; adopter des mesures en ce qui concerne la vérification des informations, l’examen des marchandises et le prélèvement d’échantillons, les résultats de la vérification ainsi que l’identification; adopter des mesures en ce qui concerne l’application des contrôles a posteriori pour des opérations qui ont lieu dans plusieurs États membres; déterminer les ports ou aéroports dans lesquels les contrôles douaniers et les formalités en matière douanière doivent être appliqués aux bagages à main et aux bagages de soute; adopter des mesures visant à garantir l’application harmonisée des contrôles douaniers et de la gestion des risques, y compris l’échange d’informations, l’établissement de normes et critères communs en matière de risque et de domaines de contrôle prioritaires communs ainsi que les activités d’évaluation dans ces domaines; préciser les règles de procédure relatives à la fourniture et à la vérification de la preuve du statut douanier de marchandises de l’Union; préciser les règles de procédure relatives à la modification et à l’invalidation des informations en vue du placement de marchandises sous un régime douanier; adopter les règles de procédure relatives à la désignation des bureaux de douane compétents et au dépôt de la déclaration en douane lorsque des moyens autres que des procédés informatiques de traitement des données sont utilisés; adopter les règles de procédure relatives au dépôt d’une déclaration en douane normale et à la mise à disposition des documents d’accompagnement; adopter les règles de procédure relatives au dépôt d’une déclaration simplifiée et d’une déclaration complémentaire; adopter les règles de procédure relatives au dépôt d’une déclaration en douane préalablement à la présentation des marchandises en douane, à l’acceptation de la déclaration en douane et à la rectification de la déclaration en douane après la mainlevée des marchandises; préciser les règles de procédure relatives au dédouanement centralisé et à la dispense de l’obligation de présenter les marchandises dans ce contexte; préciser les règles de procédure relatives à l’inscription dans les écritures du déclarant; préciser les règles de procédures relatives à la disposition des marchandises; préciser les règles de procédures relatives à la communication d’informations établissant que les conditions d’exonération des droits à l’importation pour les marchandises en retour sont remplies et à la fourniture d’éléments démontrant que les conditions d’exonération des droits à l’importation pour les produits de la pêche maritime et les autres produits extraits de la mer sont remplies; préciser les règles de procédure relatives à la sortie des marchandises; adopter les règles de procédure relatives à la communication, à la rectification et à l’invalidation des informations préalables à la sortie et au dépôt, à la rectification et à l’invalidation de la déclaration sommaire de sortie; adopter les règles de procédure relatives au remboursement de la TVA aux personnes physiques non établies dans l’Union; préciser les règles de procédure relatives à la notification de l’arrivée des navires de mer ou aéronefs et à l’acheminement des marchandises vers un lieu approprié; préciser les règles de procédure relatives au dépôt, à la rectification et à l’invalidation de la déclaration de dépôt temporaire et au mouvement de marchandises placées en dépôt temporaire; adopter les règles de procédure relatives à l’octroi de l’autorisation de placement sous des régimes particuliers, à l’examen des conditions économiques et à la délivrance d’un avis par l’Autorité douanière de l’UE sur la question de savoir si une autorisation de placement sous le régime de perfectionnement actif ou passif lèse les intérêts essentiels des producteurs de l’Union; adopter les règles de procédure relatives à l’apurement d’un régime particulier; adopter les règles de procédure relatives au transfert des droits et obligations et à la circulation des marchandises dans le cadre des régimes particuliers; adopter les règles de procédure relatives à l’utilisation de marchandises équivalentes dans le cadre des régimes particuliers; adopter les règles de procédure relatives à l’application sur le territoire douanier de l’Union des dispositions des instruments internationaux concernant le transit; adopter les règles de procédure relatives au placement de marchandises sous le régime du transit de l’Union et à l’apurement de ce régime, aux modalités des simplifications applicables à ce régime et à la surveillance douanière des marchandises empruntant le territoire d’un pays tiers sous le régime du transit externe de l’Union; adopter les règles de procédure relatives au placement de marchandises sous le régime de l’entrepôt douanier ou de la zone franche et à la circulation des marchandises placées sous le régime de l’entrepôt douanier; adopter des mesures relatives à la gestion uniforme des contingents tarifaires et des plafonds tarifaires ainsi qu’à la gestion du suivi douanier de la mise en libre pratique ou de l’exportation des marchandises; adopter des mesures en vue de déterminer le classement tarifaire de marchandises; préciser les règles de procédure relatives à la fourniture et à la vérification de la preuve de l’origine non préférentielle; adopter les règles de procédure facilitant la détermination dans l’Union de l’origine préférentielle des marchandises; adopter des mesures en matière de détermination de l’origine de marchandises spécifiques; octroyer une dérogation temporaire aux règles d’origine préférentielle des marchandises bénéficiant de mesures préférentielles adoptées unilatéralement par l’Union; préciser les règles de procédure relatives à la détermination de la valeur en douane des marchandises; préciser les règles de procédure relatives à la constitution, à la détermination du montant, au suivi et à la libération des garanties, ainsi qu’à la révocation et à l’annulation de l’engagement de la caution; préciser les règles de procédure relatives aux interdictions temporaires du recours à des garanties globales; adopter des mesures visant à garantir une assistance mutuelle entre les autorités douanières en cas de naissance d’une dette douanière; préciser les règles de procédure relatives au remboursement et à la remise d’un montant de droits à l’importation ou à l’exportation, aux informations à fournir à la Commission et aux décisions que la Commission doit adopter en ce qui concerne le remboursement et la remise; adopter des mesures permettant de reconnaître une crise et d’activer le mécanisme de gestion des crises; adopter les règles de procédure relatives à l’octroi et à la gestion d’une autorisation permettant à un État membre d’engager des négociations avec un pays tiers en vue de conclure un accord bilatéral ou de définir des modalités d’échange d’informations; adopter des décisions relatives à une demande d’autorisation présentée par un État membre pour engager des négociations avec un pays tiers en vue de conclure un accord bilatéral ou de définir des modalités d’échange d’informations; préciser la structure du cadre de mesure de la performance de l’union douanière ainsi que les informations que les États membres devraient transmettre à l’Autorité douanière de l’UE aux fins de la mesure de cette performance; définir les règles régissant les conversions monétaires. Ces compétences devraient être exercées conformément au règlement (UE) no 182/2011 du Parlement européen et du Conseil (27). |
| (70) | Il convient d’avoir recours à la procédure consultative pour l’adoption: des actes d’exécution imposant aux États membres de révoquer des décisions en matière de renseignements contraignants, étant donné que ces décisions ne concernent qu’un seul État membre et visent à garantir le respect de la législation douanière; des actes d’exécution visant à déterminer les modalités d’accès particulières des autorités autres que les douanes aux services et systèmes spécifiques de la plateforme des données douanières de l’UE; des actes d’exécution relatifs à une demande d’autorisation présentée par un État membre pour engager des négociations avec un pays tiers en vue de conclure un accord bilatéral ou de définir des modalités d’échange d’informations, étant donné qu’ils ne concernent qu’un seul État membre; des actes d’exécution relatifs au remboursement ou à la remise d’un montant de droits à l’importation ou à l’exportation, étant donné que ces décisions ont un effet direct sur le demandeur du remboursement ou de la remise concernés. |
| (71) | Dans des cas dûment justifiés, lorsque des raisons d’urgence impérieuses le requièrent, la Commission devrait adopter des actes d’exécution immédiatement applicables en ce qui concerne: les mesures visant à assurer une application uniforme des contrôles douaniers, notamment en ce qui concerne l’échange d’informations en matière de risque et d’analyse de risque, les normes et critères communs en matière de risque, les mesures de contrôle et les domaines de contrôle prioritaires; les décisions relatives à une demande d’autorisation présentée par un État membre pour engager des négociations avec un pays tiers en vue de conclure un accord bilatéral ou de définir des modalités d’échange d’informations; les mesures visant à déterminer le classement tarifaire des marchandises; les mesures visant à déterminer l’origine de marchandises spécifiques; les mesures visant à établir la méthode appropriée de détermination de la valeur en douane ou les critères à appliquer pour déterminer la valeur en douane dans des situations spécifiques; les mesures d’interdiction temporaire du recours aux garanties globales; la reconnaissance d’une situation de crise et l’adoption du mécanisme approprié pour y remédier ou en atténuer les effets négatifs; les décisions visant à habiliter un État membre à négocier et à conclure un accord bilatéral avec un pays tiers en matière d’échange d’informations. |
| (72) | La Commission devrait faire en sorte dans toute la mesure du possible que les actes délégués et les actes d’exécution prévus dans le présent règlement entrent en vigueur suffisamment longtemps avant la date d’entrée en application du code pour permettre aux États membres de le mettre en œuvre en temps voulu. |
| (73) | Les dispositions relatives à l’Autorité douanière de l’UE, à l’exception de l’article 238, devraient s’appliquer à partir du 1er janvier 2028. Jusqu’à cette date, l’Autorité douanière de l’UE devrait accomplir ses tâches en utilisant les systèmes électroniques existants mis au point par la Commission pour échanger des informations douanières. Les dispositions relatives au traitement tarifaire simplifié pour les ventes à distance et celles relatives à l’importateur présumé devraient s’appliquer à partir du 1er janvier 2028. |
| (74) | En 2032 À compter du 1er janvier 2029 , les opérateurs économiques pourront devraient avoir le droit de commencer à utiliser, sur une base volontaire, les capacités de la plateforme des données douanières de l’UE. À la fin de 2037 Le 31 décembre 2032 au plus tard , la plateforme des données douanières de l’UE devrait être pleinement opérationnelle, et tous les opérateurs économiques l’utiliseront. Les opérateurs économiques de confiance certifiés et les importateurs présumés seront soumis à la surveillance de l’État membre dans lequel ils sont établis. Par dérogation à ce qui précède et sous réserve de modification, les opérateurs qui ne sont ni des opérateurs économiques de confiance certifiés ni des importateurs présumés resteront sous la surveillance de l’autorité douanière de l’État membre dans lequel les marchandises se trouvent physiquement. Le 31 décembre 2035 au plus tard, la Commission devrait évaluer les deux modèles de surveillance, notamment leur efficacité à détecter et à prévenir la fraude. L’évaluation devrait également examiner les aspects liés à la fiscalité indirecte. Sur la base de cette évaluation, la Commission devrait être habilitée à décider, par voie d’acte délégué, si les deux modèles devraient être maintenus ou si l’autorité douanière compétente pour le lieu d’établissement de l’opérateur devrait octroyer la mainlevée des marchandises dans tous les cas. Le lieu de naissance de la dette douanière devrait également être fixé conformément à la désignation de l’autorité douanière compétente, . [Am. 46] |
ONT ARRÊTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:
Titre I
DISPOSITIONS GÉNÉRALES
Chapitre 1
Champ d’application de la législation douanière et mission de la douane
Article premier
Objet et champ d'application
1. Le présent règlement établit le code des douanes de l'Union (ci-après dénommé «code»). Il fixe les règles et procédures générales applicables aux marchandises entrant sur le territoire douanier de l'Union ou en sortant.
Le présent règlement institue également l’Autorité douanière de l’Union européenne (ci-après dénommée «Autorité douanière de l’UE») et définit les règles, les normes communes et un cadre de gouvernance pour la mise en place de la plateforme des données douanières de l’Union européenne (ci-après dénommée «plateforme des données douanières de l’UE»).
1 bis. Le présent règlement établit un environnement de guichet unique de l’Union européenne pour les douanes (ci-après, le «guichet unique de l’UE pour les douanes») qui prévoit un ensemble intégré de services électroniques interopérables, au niveau de l’Union, pour soutenir l’interaction et améliorer l’échange d’informations entre la plateforme des données douanières de l’UE et les systèmes non douaniers de l’Union visés à l’annexe I bis.
Il établit des règles pour la coopération administrative numérique et le partage d’informations au moyen d’ensembles de données interopérables, au sein de l’environnement de guichet unique de l’UE pour les douanes. [Am. 47]
2. Sans préjudice des conventions et de la législation internationales ainsi que de la législation de l'Union régissant d'autres domaines, le code s'applique de façon uniforme dans l'ensemble du territoire douanier de l'Union.
3. Certaines dispositions de la législation douanière peuvent s'appliquer hors du territoire douanier de l'Union dans le cadre soit de réglementations spécifiques, soit de conventions internationales.
4. Certaines dispositions de la législation douanière, y compris les simplifications qu'elle prévoit, s'appliquent aux échanges de marchandises de l'Union entre les parties du territoire douanier de l'Union auxquelles s'appliquent les dispositions de la directive 2006/112/CE du Conseil (28) ou de la directive (UE) 2020/262 du Conseil (29) et les parties de ce territoire auxquelles lesdites dispositions ne s'appliquent pas, ou aux échanges entre les parties de ce territoire auxquelles lesdites dispositions ne s'appliquent pas.
Article 2
Mission des autorités douanières
Afin de parvenir à une application harmonisée des contrôles douaniers, de faire en sorte que l’union douanière agisse comme une entité unique et de contribuer au bon fonctionnement du marché intérieur, les autorités douanières sont chargées de protéger les intérêts financiers et économiques de l’Union et de ses États membres, de garantir la sécurité et la sûreté et de contribuer aux autres politiques de l’Union visant à protéger les citoyens et résidents, les consommateurs, l’environnement et l’ensemble des chaînes d’approvisionnement, de protéger l’Union du commerce illicite, de faciliter les activités économiques légitimes et de surveiller le commerce international de l’Union afin de contribuer à garantir un commerce équitable et ouvert et à mettre en œuvre la politique commerciale commune.
Les autorités douanières instaurent des mesures visant, en particulier, à:
| (a) | garantir la perception effective et adéquate des droits de douane et autres impositions; [Am. 48] |
| (b) | veiller à ce que les marchandises présentant destinées à circuler sur le marché intérieur mais qui présentent un risque pour la sûreté ou la sécurité des citoyens et des résidents n’entrent pas sur le territoire douanier de l’Union, par la mise en place des mesures appropriées aux fins des contrôles des marchandises et des chaînes d’approvisionnement; [Am. 49] |
| (b bis) | veiller à ce que les marchandises présentant un risque pour la sécurité des citoyens et des résidents n’entrent pas sur le territoire douanier de l’Union, par la mise en place des mesures appropriées aux fins des contrôles des marchandises et des chaînes d’approvisionnement; [Am. 50] |
| (c) | contribuer à la protection de la santé et de la vie des personnes, des animaux ou des végétaux, de l’environnement, des consommateurs et d’autres intérêts publics couverts par d’autres législations appliquées par les autorités douanières, en étroite coopération avec d’autres autorités en veillant à ce que les marchandises présentant des risques à cet égard n’entrent pas sur le territoire douanier de l’Union ni n’en sortent; |
| (d) | protéger l’Union contre le commerce déloyal, non conforme et illicite, notamment la contrefaçon et les marchandises qui ne sont pas conformes à d’autres législations appliquées par les autorités douanières, au moyen d’un suivi étroit des opérateurs économiques , des secteurs et des chaînes d’approvisionnement et d’un ensemble minimal d’infractions et de sanctions douanières; [Am. 51] |
| (e) | encourager toutes les activités commerciales légitimes, en maintenant un juste équilibre entre les contrôles douaniers et la facilitation du commerce légitime et en simplifiant les procédures et processus douaniers au moyen d’une analyse des risques fiable et en temps réel, rendue possible entre autres par les systèmes d’intelligence artificielle visés à l’article 29, paragraphe 1, point d); [Am . 52] |
| (e bis) | promouvoir la rentabilité en évitant les doubles emplois et en favorisant l’efficacité des procédures douanières ainsi qu’une utilisation efficace des ressources correspondantes au niveau de l’Union et au niveau national; [Am. 53] |
| (e ter) | collecter, analyser et échanger des informations pertinentes permettant de faciliter la prise de décision fondée sur des données probantes; [Am. 54] |
| (e quater) | contribuer à l’amélioration de l’application globale des actes juridiques de l’Union dans d’autres domaines, notamment ceux ayant trait à la protection de la sûreté et de la sécurité des citoyens, des résidents et des consommateurs, de l’environnement et des chaînes d’approvisionnement; [Am. 55] |
| (e quinquies) | garantir, lorsque le mode d’urgence pour le marché intérieur a été activé conformément à l’article 14 du règlement (UE) 2024/2747 du Parlement européen et du Conseil (30) , le flux de biens nécessaires en cas de crise au sens de l’article 3, paragraphe 1, point 6), dudit règlement. [Am. 56] |
Article 3
Territoire douanier
1. Le territoire douanier de l'Union comprend les territoires suivants, y compris leurs eaux territoriales, leurs eaux intérieures et leur espace aérien:
| (a) | le territoire du Royaume de Belgique; |
| (b) | le territoire de la République de Bulgarie; |
| (c) | le territoire de la République tchèque; |
| (d) | le territoire du Royaume de Danemark, à l’exception des Îles Féroé et du Groenland; |
| (e) | le territoire de la République fédérale d'Allemagne, à l'exception, d'une part, de l'Île de Helgoland et, d'autre part, du territoire de Büsingen (traité du 23 novembre 1964 conclu entre la République fédérale d'Allemagne et la Confédération suisse); |
| (f) | le territoire de la République d’Estonie; |
| (g) | le territoire de l’Irlande; |
| (h) | le territoire de la République hellénique; |
| (i) | le territoire du Royaume d’Espagne, à l’exception de Ceuta et Melilla; |
| (j) | le territoire de la République française, à l'exception des pays et territoires français d'outre-mer auxquels s'appliquent les dispositions de la quatrième partie du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne; |
| (k) | le territoire de la République de Croatie; |
| (l) | le territoire de la République italienne, à l'exception de la commune de Livigno; |
| (m) | le territoire de la République de Chypre, conformément aux dispositions de l’acte d’adhésion de 2003; |
| (n) | le territoire de la République de Lettonie; |
| (o) | le territoire de la République de Lituanie; |
| (p) | le territoire du Grand-Duché de Luxembourg; |
| (q) | le territoire de la Hongrie; |
| (r) | le territoire de la République de Malte; |
| (s) | le territoire du Royaume des Pays-Bas en Europe; |
| (t) | le territoire de la République d’Autriche; |
| (u) | le territoire de la République de Pologne; |
| (v) | le territoire de la République portugaise; |
| (w) | le territoire de la Roumanie; |
| (x) | le territoire de la République de Slovénie; |
| (y) | le territoire de la République slovaque; |
| (z) | le territoire de la République de Finlande; et |
| (aa) | le territoire du Royaume de Suède. |
2. Compte tenu des conventions et traités qui leur sont applicables, sont considérés comme faisant partie du territoire douanier de l'Union, les territoires suivants situés hors du territoire des États membres, y compris leurs eaux territoriales, leurs eaux intérieures et leur espace aérien:
| a) | FRANCE Le territoire de Monaco défini par la convention douanière signée à Paris le 18 mai 1963 (Journal officiel de la République française du 27 septembre 1963, p. 8679); |
| b) | CHYPRE Le territoire des zones de souveraineté britannique d'Akrotiri et de Dhekelia, définies dans le traité relatif à la création de la République de Chypre, signé à Nicosie le 16 août 1960 [United Kingdom Treaty Series, No 4 (1961) Cmnd. 1252]. |
Article 4
Délégation de pouvoir
La Commission est habilitée à adopter des actes délégués, conformément à l'article 261, qui complètent et modifient le présent règlement en précisant les dispositions de la législation douanière applicables aux échanges de marchandises de l'Union visées à l'article 1er, paragraphe 4. Ces actes sont susceptibles de concerner des circonstances particulières propres à des échanges de marchandises de l'Union impliquant un unique État membre. [Am. 57]
Chapitre 2
Définitions
Article 5
Définitions
Aux fins du présent règlement, on entend par:
| (1) | «autorités douanières»: les administrations douanières des États membres chargées de l’application de la législation douanière et toute autre autorité habilitée en droit national à appliquer certaines dispositions douanières; |
| (2) | «législation douanière»: le corpus législatif constitué par:
|
| (3) | «autres législations appliquées par les autorités douanières»: les législations autres que la législation douanière applicables aux marchandises qui entrent sur le territoire douanier de l’Union, en sortent ou empruntent celui-ci, ou destinées à être mises sur le marché de l’Union, dont la mise en œuvre fait intervenir les autorités douanières; |
| (4) | «mesures de politique commerciale»: dans le cadre des autres législations appliquées par les autorités douanières, les mesures adoptées en vertu de l’article 207 du TFUE, autres que les droits antidumping provisoires ou définitifs, les droits compensateurs ou les mesures de sauvegarde sous la forme de tarifs majorés applicables à des marchandises spécifiques et comprenant notamment des mesures de surveillance particulières et des mesures de sauvegarde sous la forme d’autorisations d’importation ou d’exportation; |
| (5) | «personne»: une personne physique, une personne morale ou une association de personnes reconnue, en droit de l'Union ou en droit national, comme ayant la capacité d'accomplir des actes juridiques sans avoir le statut de personne morale; |
| (6) | «opérateur économique»: une personne assurant, dans le cadre de ses activités professionnelles, des activités couvertes par la législation douanière; |
| (7) | «établi sur le territoire douanier de l'Union»:
|
| (8) | «établissement stable»: une installation fixe d'affaires disposant en permanence des ressources humaines et techniques nécessaires et par l'intermédiaire de laquelle les opérations douanières d'une personne sont effectuées en tout ou en partie; |
| (9) | «décision douanière»: tout acte concernant la législation douanière pris par une autorité douanière statuant sur un cas donné et qui a des effets de droit sur la ou les personnes concernées; |
| (10) | «régime douanier»: l'un des régimes suivants sous lequel les marchandises sont placées conformément au code:
|
| (11) | «formalités douanières»: l'ensemble des opérations que doivent exécuter une personne et les autorités douanières afin de se conformer à la législation douanière; |
| (12) | «importateur»: toute personne habilitée à déterminer et ayant déterminé que des marchandises en provenance d’un pays tiers sont destinées à être introduites sur le territoire douanier de l’Union ou, sauf dispositions contraires, tout personne considérée comme un importateur présumé; |
| (13) | «importateur présumé»: toute personne participant aux ventes à distance de biens destinés à être importés de pays tiers sur le territoire douanier de l’Union et autorisée , y compris les personnes autorisées à utiliser le régime particulier prévu au titre XII, chapitre 6, section 4, de la directive 2006/112/CE; [Am. 60] |
| (14) | «exportateur»: toute personne habilitée à déterminer et ayant déterminé que les marchandises sont destinées à sortir du territoire douanier de l’Union; |
| (15) | «représentant en douane»: toute personne désignée par une autre personne pour accomplir auprès des autorités douanières des actes ou des formalités prévus par la législation douanière; |
| (16) | «données»: toute représentation numérique ou non numérique d'actes, de faits ou d’informations et toute compilation de ces actes, faits ou informations, notamment sous la forme de documents, d'enregistrements sonores, visuels ou audiovisuels; |
| (17) | «suivi douanier»: la collecte et l’analyse d’informations relatives aux marchandises qui entrent sur le territoire douanier de l’Union, en sortent ou empruntent celui-ci afin d’assurer un suivi de ces mouvements au niveau de l’Union et de garantir l’application uniforme des contrôles douaniers, le respect de la législation douanière et d’autres législations appliquées par les autorités douanières et de contribuer à l’analyse et à la gestion des risques; |
| (18) | «risque»: la probabilité de la survenance et l'incidence d'un événement, en rapport avec des marchandises circulant entre le territoire douanier de l'Union et les pays situés hors de ce territoire, et avec la présence sur le territoire douanier de l'Union de marchandises non Union, qui aurait pour conséquence:
|
| (19) | «analyse économique»: l’évaluation ou l’analyse quantitative d’une politique ou d’un phénomène économique pour comprendre l’influence exercée par les facteurs économiques sur le fonctionnement d’une politique, d’une zone géographique ou de tout groupe de personnes dans le but d’améliorer le processus décisionnel à l’avenir; |
| (20) | «gestion des risques»: la détection systématique d' ’ un risque, y compris au moyen de l’identification des profils des opérateurs économiques à risque et des transactions suspectes , et la mise en œuvre de toutes les mesures nécessaires pour limiter l' ’ exposition à ce risque; [Am. 63] |
| (21) | «surveillance douanière»: l'action générale menée par les autorités douanières en vue de garantir le respect de la législation douanière et, le cas échéant, d’autres législations appliquées par les autorités douanières, ou de contribuer d’une autre manière à la gestion des risques liés aux marchandises concernées et à leurs chaînes d’approvisionnement; |
| (22) | «contrôles douaniers»: les actes spécifiques accomplis par les autorités douanières en vue de garantir le respect de la législation douanière et d’autres législations appliquées par les autorités douanières, ou de contribuer d’une autre manière à la gestion des risques liés aux marchandises et à leurs chaînes d’approvisionnement; |
| (23) | «contrôles aléatoires»: les contrôles douaniers fondés sur les principes de l’échantillonnage aléatoire, portant sur une population présentant un intérêt; |
| (24) | «détenteur des marchandises»: la personne qui exerce un contrôle physique sur les marchandises; |
| (25) | «transporteur»:
|
| (26) | «analyse de risque»: le traitement de données, d’informations ou de documents, y compris des données à caractère personnel, dans le but de détecter ou de quantifier des risques potentiels, en ayant recours, selon le cas, à des méthodes d’analyse et à l’intelligence artificielle telle qu’elle est définie à l’article 3, point 1), du règlement (UE).../... du Parlement européen et du Conseil (32); |
| (27) | «signal de risque»: l’indication d’un risque potentiel sur la base d’opérations de traitement automatisé mettant en œuvre une analyse de risque fondée sur des données, des informations ou des documents; |
| (28) | «résultat de l’analyse de risque»: la détermination, en cas de signal, de l’existence ou non d’un risque sur la base d’un processus automatique ou d’une évaluation humaine ultérieure du signal de risque; |
| (29) | «recommandation de contrôle»: l’avis d’une autorité douanière ou de l’Autorité douanière de l’UE sur la nécessité de procéder à un contrôle douanier et précisant, dans l’affirmative, le moment et le lieu de celui-ci ainsi que l’autorité douanière qui doit s’en charger, y compris les mesures supplémentaires éventuelles, autres que les contrôles douaniers; |
| (30) | «décision de contrôle»: l’acte particulier par lequel les autorités douanières décident de procéder ou non à un contrôle; |
| (31) | «résultat du contrôle»: le résultat préliminaire et final d’un contrôle, y compris les mesures supplémentaires indiquées, le cas échéant, et les autorités compétentes concernées par le résultat ou la mesure, s’il y a lieu; |
| (32) | «domaines de contrôle prioritaires communs»: une sélection de certains régimes douaniers, types de marchandises, axes de circulation, modes de transport ou opérateurs économiques particuliers, en vue de les soumettre, pendant une certaine période, à des analyses de risque, des mesures d’atténuation et des contrôles douaniers d'un niveau plus élevé, sans préjudice des autres contrôles menés habituellement par les autorités douanières; |
| (33) | «critères et normes communs en matière de risque»: les paramètres d’analyse des risques pour un domaine de risque et les normes correspondantes concernant l’application pratique des critères; |
| (34) | «stratégie de surveillance»: une approche de la gestion d’un risque spécifique, qui vise à équilibrer les efforts opérationnels de surveillance douanière et les mesures d’atténuation tout au long de la chaîne d’approvisionnement de manière proportionnée et efficace; |
| (35) | «envoi»: les marchandises acheminées par un même expéditeur vers un même destinataire, par le même moyen de transport, y compris multimodal, et provenant du même territoire ou pays tiers, étant du même type, de la même classe ou ayant la même description ou contenues dans un même emballage, sous le couvert du même contrat de transport; |
| (36) | «statut douanier»: le statut d'une marchandise comme marchandise de l'Union ou non Union; |
| (37) | «marchandises de l'Union»: les marchandises qui relèvent d'une des catégories suivantes:
|
| (38) | «marchandises non Union»: les marchandises autres que celles visées au point 46) ou qui ont perdu leur statut douanier de marchandises de l'Union; |
| (39) | «mainlevée d’une marchandise»: l’acte par lequel les autorités douanières, ou d’autres personnes agissant pour leur compte, mettent à disposition une marchandise aux fins prévues par le régime douanier sous lequel elle est placée; |
| (40) | «déclaration sommaire d'entrée»: l'acte par lequel une personne informe les autorités douanières, dans les formes et selon les modalités prescrites, et dans un délai déterminé, que des marchandises vont entrer sur le territoire douanier de l'Union; |
| (41) | «déclaration sommaire de sortie»: l'acte par lequel une personne informe les autorités douanières, dans les formes et selon les modalités prescrites, et dans un délai déterminé, que des marchandises vont sortir du territoire douanier de l'Union; |
| (42) | «déclaration de dépôt temporaire»: l’acte par lequel une personne indique, dans les formes et selon les modalités prescrites, que des marchandises sont en dépôt temporaire. |
| (43) | «déclaration en douane»: l’acte par lequel une personne manifeste, dans les formes et selon les modalités prescrites, la volonté de placer les marchandises sous un régime douanier déterminé, en indiquant le cas échéant la procédure spécifique à appliquer; |
| (44) | «déclarant»: la personne qui dépose une déclaration en douane, une déclaration de dépôt temporaire, une déclaration sommaire d'entrée, une déclaration sommaire de sortie, une déclaration ou une notification de réexportation en son nom propre ou la personne au nom de laquelle une telle déclaration ou une telle notification est déposée; |
| (45) | «déclaration de réexportation»: l'acte par lequel une personne manifeste, dans les formes et selon les modalités prescrites, la volonté de sortir des marchandises non Union du territoire douanier de l'Union, à l'exception des marchandises se trouvant en zone franche ou en dépôt temporaire; |
| (46) | «notification de réexportation»: l'acte par lequel une personne manifeste, dans les formes et selon les modalités prescrites, la volonté de sortir du territoire douanier de l'Union des marchandises non Union qui se trouvent en zone franche ou en dépôt temporaire; |
| (47) | «ventes à distance de biens importés de pays tiers»: les ventes à distance de biens importés de pays tiers ou de territoires tiers telles qu’elles sont définies à l’article 14, paragraphe 4, point 2), de la directive 2006/112/CE; |
| (48) | «fabricant»:
|
| (49) | «fournisseur de produit»: toute personne physique ou morale ou association de personnes faisant partie de la chaîne d’approvisionnement qui fabrique un produit en tout ou partie, que ce soit en tant que fabricant ou dans toute autre circonstance; |
| (50) | «dépôt temporaire»: la situation des marchandises non Union placées temporairement sous surveillance douanière entre le moment où le transporteur notifie leur arrivée sur le territoire douanier et leur placement sous un régime douanier; |
| (51) | «produits transformés»: les marchandises placées sous un régime de transformation et ayant subi des opérations de transformation; |
| (52) | «opérations de transformation»: l’une des opérations suivantes:
|
| (53) | «titulaire du régime de transit»: la personne qui dépose la déclaration de transit ou fournit les informations nécessaires au placement des marchandises sous ledit régime, ou pour le compte de laquelle cette déclaration est déposée ou ces informations sont fournies. |
| (54) | «taux de rendement»: la quantité ou le pourcentage de produits transformés obtenus lors de la transformation d’une quantité déterminée de marchandises admises sous le régime; |
| (55) | «pays tiers»: un pays ou territoire situé en dehors du territoire douanier de l’Union; |
| (56) | «traitement tarifaire simplifié pour les ventes à distance»: le traitement tarifaire simplifié applicable aux ventes à distance figurant à l’article 1er, paragraphes 4 et 5, et à l’annexe I, première partie, section II, point G, du règlement (CEE) no 2658/87; |
| (57) | «dette douanière»: l’obligation incombant à une personne d’acquitter le montant des droits à l’importation ou à l’exportation et de toute autre imposition applicables à des marchandises spécifiques en vertu de la législation douanière en vigueur; [Am. 64] |
| (58) | «débiteur»: toute personne tenue au paiement de la dette douanière; |
| (59) | «droits à l’importation»: les droits de douane exigibles à l’importation des marchandises |
| (60) | «droits à l’exportation»: les droits de douane exigibles à l’exportation des marchandises |
| (61) | «remboursement»: la restitution d'un montant de droits ayant été acquitté à l'importation ou à l'exportation; |
| (62) | «remise»: la dispense de payer un montant de droits à l'importation ou à l'exportation qui n'a pas été acquitté; |
| (63) | «commission d'achats»: la somme versée par un importateur à un agent pour le représenter en vue de l'achat des marchandises à évaluer; |
| (64) | «crise»: un événement , naturel ou d’origine humaine, d’une nature et d’une ampleur extraordinaires, survenant à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Union, ou une situation qui met soudainement en péril la sûreté, la sécurité, la santé et la vie des citoyens, des opérateurs économiques et du personnel des autorités douanières et qui requiert des mesures d’urgence en ce qui concerne l’entrée, la sortie ou le transit de marchandises ; [Am . 65] |
| (64 bis) | «cellule de réaction aux crises»: un point de contact au sein de l’autorité douanière de l’Union qui coordonne les efforts de réaction de l’Union au sein de l’union douanière; [Am. 66] |
| (64 ter) | «micro, petites et moyennes entreprises» ou «PME»: les micro, petites et moyennes entreprises telles que définies à l’article 2 de la recommandation 2003/361/CE de la Commission; [Am. 67] |
| (64 quater) | «autres impositions»: tout droit perçu en plus des droits de douane, de la TVA, des frais de formalités douanières et des frais de messagerie; [Am. 68] |
| (64 quinquies) | «client final»: une personne physique ou morale résidant ou établie dans l’Union, à qui un produit a été mis à disposition par un vendeur ou une place de marché; [Am. 69] |
| (64 sexies) | «environnement national de guichet unique pour les douanes»: un ensemble de services électroniques mis en place par un État membre afin de permettre l’échange d’informations entre les systèmes électroniques de ses autorités douanières, des autorités compétentes partenaires et des opérateurs économiques; [Am. 70] |
| (64 septies) | «autorité compétente partenaire»: toute autorité d’un État membre, ou la Commission, habilitée à exécuter une fonction spécifique en liaison avec l’accomplissement des formalités non douanières de l’Union applicables; [Am. 71] |
| (64 octies) | «formalité non douanière de l’Union»: toutes les opérations que doit effectuer un opérateur économique ou une autorité compétente partenaire en vue de la circulation internationale de marchandises, comme le prévoit la législation de l’Union autre que la législation douanière; [Am. 72] |
| (64 nonies) | «document d’accompagnement non douanier»: tout document requis délivré par une autorité partenaire compétente ou établi par un opérateur économique, ou toute information requise fournie par un opérateur économique, pour certifier que les formalités non douanières de l’Union ont été accomplies; [Am. 73] |
| (64 decies) | «gestion des quantités»: l’activité consistant à assurer le suivi et la gestion de la quantité de marchandises autorisées par les autorités compétentes partenaires conformément à la législation de l’Union autre que la législation douanière, sur la base des informations fournies par les autorités douanières; [Am. 74] |
| (64 undecies) | «système non douanier de l’Union»: un système électronique de l’Union établi par la législation de l’Union, visé par celle-ci ou utilisé pour en réaliser les objectifs, qui conserve des informations concernant l’accomplissement des différentes formalités non douanières de l’Union; [Am. 75] |
| (64 duodecies) | «numéro d’enregistrement et d’identification des opérateurs économiques (numéro EORI)»: le numéro d’enregistrement et d’identification des opérateurs économiques (numéro EORI) au sens de l’article 1er, point 18), du règlement délégué (UE) 2015/2446 de la Commission (33) . [Am. 76] |
Chapitre 3
Décisions relatives à l’application de la législation douanière
Section 1
Principes généraux
Article 6
Décisions arrêtées à la suite d’une demande
1. Lorsqu'une personne introduit une demande de décision relative à l'application de la législation douanière, elle fournit toutes les informations nécessaires aux autorités douanières compétentes pour leur permettre de statuer.
Une décision concernant plusieurs personnes peut également faire l'objet d'une demande et être arrêtée, selon les conditions énoncées dans la législation douanière.
Sauf dispositions contraires, l’autorité douanière compétente est celle du lieu d’établissement du demandeur.
2. Les autorités douanières vérifient, sans tarder et au plus tard dans les trente quatorze jours civils qui suivent la réception de la demande de décision, si les conditions d' ’ acceptation de ladite demande sont réunies. [Am. 77]
Lorsque les autorités douanières établissent que la demande contient toutes les informations requises pour arrêter la décision, elles notifient au demandeur l'acceptation de sa demande dans le délai fixé au premier alinéa.
Lorsque les autorités douanières demandent des informations complémentaires à d’autres autorités nationales ou internationales compétentes pertinentes afin d’évaluer la demande, elles en avertissent le demandeur et l’informent de leur décision dans un délai de quinze jours civils. [Am. 78]
Lorsque les autorités douanières établissent que la demande ne contient pas toutes les informations requises, elles invitent le demandeur, dans un délai raisonnable ne dépassant pas trente jours civil civils , à fournir les informations complémentaires utiles. Même lorsque les autorités douanières ont demandé des informations complémentaires au demandeur, elles décident si la demande est complète et peut être acceptée ou si elle est incomplète et est refusée dans un délai ne dépassant pas soixante jours civils à compter de la date de la première demande. Si les autorités douanières n’informent pas expressément le demandeur dans ce délai de l’acceptation ou non de que la demande est complète et qu’elle a été acceptée , cette dernière est considérée comme acceptée à l’expiration du délai de soixante jours civils. [Am. 79]
3. Sauf dispositions contraires, l’autorité douanière compétente arrête la décision visée au paragraphe 1 au plus tard dans les cent vingt quatre-vingt-dix jours civils qui suivent la date d' ’ acceptation de la demande et la notifie au demandeur sans tarder. [Am. 80]
Lorsque les autorités douanières ne sont pas en mesure de respecter le délai de prise de décision, elles en informent le demandeur avant l’expiration dudit délai, en indiquant les motifs qui justifient le dépassement ainsi que le nouveau délai qu’elles estiment nécessaire pour statuer. Sauf dispositions contraires, ce nouveau délai ne dépasse pas trente jours civils.
Sans préjudice du deuxième alinéa, les autorités douanières peuvent prolonger le délai de prise de décision, comme le prévoit la législation douanière, lorsque le demandeur sollicite une prolongation afin de procéder aux ajustements nécessaires pour garantir le respect des conditions et des critères requis pour arrêter la décision. Ces ajustements et le nouveau délai que ceux-ci exigent sont communiqués aux autorités douanières, qui statuent sur la prolongation du délai.
Lorsque les autorités douanières n’arrêtent pas de décision dans les délais fixés aux premier, deuxième et troisième alinéas, le demandeur peut considérer que la demande a été refusée et peut introduire un recours contre cette décision négative. Le demandeur peut aussi informer l’Autorité douanière de l’UE que les autorités douanières n’ont pas arrêté de décision dans les délais applicables. Dans ce cas, une notification automatique est reçue par l’intermédiaire de la plateforme des données douanières de l’UE. [Am. 81]
La Commission adopte des lignes directrices claires en ce qui concerne les procédures à appliquer pour traiter les décisions en cas de défaillance technique de l’infrastructure centralisée des systèmes électroniques de l’UE, en particulier la plateforme des données douanières de l’UE. [Am. 82]
4. À moins que la décision ou la législation douanière n'en disposent autrement, cette décision prend effet à la date à laquelle elle est reçue ou réputée reçue par le demandeur. À l'exception des cas visés à l'article 17, paragraphe 2, les décisions prises sont exécutoires par les autorités douanières à compter de cette date.
5. À moins que la législation douanière n'en dispose autrement, la validité de la décision n'est pas limitée dans le temps.
6. Avant de prendre une décision susceptible d'avoir des conséquences défavorables pour le demandeur, les autorités douanières informent le demandeur des motifs sur lesquels elles comptent fonder leur décision, lequel a la possibilité d'exprimer son point de vue dans un délai déterminé à compter de la date à laquelle il reçoit ou à laquelle il est réputé avoir reçu cette communication desdits motifs (ci-après dénommé «droit d’être entendu»). À la suite de l'expiration de ce délai, le demandeur est informé, dans la forme appropriée, de la décision.
Le premier alinéa ne s'applique dans aucun des cas suivants:
| (a) | lorsqu’il s’agit d’une décision en matière de renseignements contraignants visée à l’article 13, paragraphe 1; |
| (b) | lorsque le bénéfice d'un contingent tarifaire est refusé parce que le volume prévu du contingent tarifaire est atteint, en application de l'article 145, paragraphe 4, premier alinéa; |
| (c) | lorsque la nature ou la gravité d’une menace pour la sécurité et la sûreté de l’Union et de ses résidents, pour la santé des personnes, des animaux ou des végétaux, pour l’environnement ou les consommateurs l’exige; |
| (d) | lorsque la décision considérée vise à assurer la mise en œuvre d’une autre décision au sujet de laquelle le demandeur a eu la possibilité d’exprimer son point de vue, sans préjudice du droit de l’État membre concerné; |
| (e) | lorsque cela risquerait de porter préjudice à des enquêtes entamées pour lutter contre la fraude; |
| (f) | dans d'autres cas spécifiques. [Am. 83] |
7. Une décision qui a des conséquences défavorables pour le demandeur expose les raisons qui la motivent et mentionne le droit de recours prévu à l'article 16.
8. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués, conformément à l’article 261, afin de compléter le présent règlement en déterminant:
| (a) | les exceptions à la désignation du bureau de douane compétent visées au présent article, paragraphe 1, troisième alinéa; |
| (b) | les conditions d'acceptation d'une demande visées au présent article, paragraphe 2; |
| (c) | les cas dans lesquels le délai imparti pour arrêter une décision spécifique, y compris la prolongation éventuelle de ce délai, diffère des délais visés au présent article, paragraphe 3; |
| (d) | les cas, visés au présent article, paragraphe 4, dans lesquels la décision prend effet à une date différente de la date à laquelle le demandeur en est informé ou est réputé en avoir été informé; |
| (e) | les cas, visés au présent article, paragraphe 5, dans lesquels la validité de la décision est limitée dans le temps; |
| (f) | le délai visé au présent article, paragraphe 6, premier alinéa; |
| (g) | les cas spécifiques, visés au présent article, paragraphe 6, deuxième alinéa, point f). [Am. 84] |
9. La Commission précise, par voie d' adopte des actes d' ’ exécution, précisant la procédure applicable: [Am. 85]
| (a) | à l'introduction et à l'acceptation de la demande de décision visées aux paragraphes 1 et 2; |
| (a bis) | les lignes directrices en ce qui concerne les procédures à appliquer pour traiter les décisions en cas de défaillance technique de l’infrastructure centralisée des systèmes électroniques de l’UE; [Am. 86] |
| (b) | à l'adoption de la décision visée au présent article, y compris, le cas échéant, en ce qui concerne le droit d’être entendu et la consultation des autres États membres concernés. |
Ces actes d'exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d'examen visée à l'article 262, paragraphe 4.
Article 7
Gestion des décisions arrêtées à la suite d'une demande
1. Le titulaire de la décision satisfait aux obligations qui en découlent.
2. Le titulaire de la décision vérifie en permanence le respect des conditions et critères ainsi que des obligations, découlant des décisions et, le cas échéant, met en place des contrôles internes permettant de prévenir, de détecter et de corriger les transactions illégales ou irrégulières.
3. Le titulaire de la décision informe, sans tarder, les autorités douanières de tout événement survenu après la prise de décision et susceptible d'avoir une incidence sur le maintien ou le contenu de ladite décision.
4. Les autorités douanières vérifient régulièrement si le titulaire de la décision remplit toujours les critères applicables et continue de respecter les obligations qui lui incombent, en particulier la capacité du titulaire de la décision à prévenir les erreurs et à y réagir et à y remédier au moyen de contrôles internes appropriés. Sur la base de cette activité de vérification, les douanes évaluent le profil de risque du titulaire de la décision, le cas échéant. Lorsque le titulaire de la décision est établi sur le territoire douanier de l’Union depuis moins de trois ans, les autorités douanières la vérifient de façon minutieuse durant la première année suivant la date à laquelle la décision a été arrêtée.
5. Les autorités douanières communiquent à l’Autorité douanière de l’UE les décisions arrêtées à la suite d’une demande et toutes les activités de vérification qu’elles effectuent conformément au paragraphe 4. L’Autorité douanière de l’UE tient compte de ces informations aux fins de la gestion des risques.
6. Jusqu’à la date fixée à l’article 265, paragraphe 3, les autorités douanières enregistrent leurs décisions dans les systèmes électroniques existants d’échange d’informations mis au point par les États membres et la Commission. Les États membres et la Commission ont accès à ces décisions et aux informations sous-jacentes enregistrées dans ces systèmes.
7. Sans préjudice des dispositions prévues dans d'autres domaines et précisant les cas dans lesquels les décisions sont sans effet ou perdent leur effet, les autorités douanières qui ont arrêté une décision peuvent à tout moment l'annuler, la révoquer ou la modifier lorsqu'elle n'est pas conforme à la législation douanière. Les autorités douanières informent l’Autorité douanière de l’UE de l’annulation, de la révocation ou de la modification considérée des décisions douanières.
8. Dans des cas spécifiques, les autorités douanières:
| (a) | réexaminent la décision; |
| (b) | suspendent la décision s'il n'y a pas lieu de l'annuler, de la révoquer ou de la modifier. |
9. L’autorité douanière compétente pour arrêter la décision suspend la décision au lieu de l’annuler, de la révoquer ou de la modifier lorsque:
| (a) | l’autorité douanière concernée estime qu’il existerait des motifs suffisants pour annuler, révoquer ou modifier la décision, mais qu’on ne dispose pas encore de tous les éléments nécessaires pour se prononcer sur l’annulation, la révocation ou la modification; |
| (b) | l’autorité douanière concernée considère que les conditions de la décision ne sont pas remplies ou que le titulaire de la décision ne respecte pas les obligations qu’impose cette décision et qu’il est approprié de laisser au titulaire de la décision suffisamment de temps pour prendre des mesures en vue de garantir le respect des conditions ou des obligations; |
| (c) | le titulaire de la décision demande cette suspension car il est temporairement dans l’incapacité de remplir les conditions fixées dans la décision ou de respecter les obligations imposées par ladite décision. |
Dans les cas visés au paragraphe 1, points b) et c), le titulaire de la décision notifie à l’autorité douanière compétente pour arrêter la décision les mesures qu’il prendra pour garantir le respect des conditions ou des obligations ainsi que le délai qui lui est nécessaire pour prendre ces mesures.
10. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués, conformément à l’article 261, afin de compléter le présent règlement en déterminant:
| (a) | des règles détaillées relatives à la vérification d’une décision visée au présent article, paragraphes 2 à 4; |
| (b) | les cas spécifiques et les règles de réexamen des décisions comme prévu au présent article, paragraphe 8. |
Article 8
Validité des décisions à l'échelle de l'Union
Sauf lorsque la décision dispose que ses effets sont limités à un ou plusieurs États membres, les décisions relatives à l'application de la législation douanière sont valables sur tout le territoire douanier de l'Union.
Article 9
Annulation de décisions favorables
1. Les autorités douanières annulent une décision favorable au titulaire de la décision si toutes les conditions suivantes sont réunies:
| (a) | la décision a été arrêtée sur la base d’éléments inexacts ou incomplets; |
| (b) | le titulaire de la décision connaissait ou devait raisonnablement connaître le caractère inexact ou incomplet des éléments; |
| (c) | la décision aurait été différente si les éléments avaient été exacts et complets. |
2. Le titulaire de la décision est informé de l’annulation de la décision.
3. L’annulation prend effet à compter de la date à laquelle la décision initiale a pris effet, à moins que la décision arrêtée en application de la législation douanière n’en dispose autrement.
4. La Commission précise, par voie d' adopte des actes d' ’ exécution, précisant les règles relatives à l' ’ annulation de décisions favorables. Ces actes d' ’ exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d' ’ examen visée à l' ’ article 262, paragraphe 4. [Am. 87]
Article 10
Révocation et modification de décisions favorables
1. Une décision favorable est révoquée ou modifiée lorsque, dans des cas autres que ceux visés à l'article 9:
| (a) | une ou plusieurs des conditions fixées pour son adoption ne sont pas ou plus respectées; ou |
| (b) | le titulaire de la décision en fait la demande. |
2. Sauf dispositions contraires, une décision favorable adressée à plusieurs destinataires ne peut être révoquée qu'à l'égard d'une personne qui ne se conforme pas à une obligation lui incombant du fait de cette décision.
3. Le titulaire de la décision est informé de sa révocation ou de sa modification.
4. L'article 6, paragraphe 4, s'applique en cas de révocation ou de modification de la décision.
Toutefois, dans les cas exceptionnels dans lesquels les intérêts légitimes du titulaire de la décision l'exigent, les autorités douanières peuvent reporter la prise d'effet de la révocation ou de la modification d'un an au maximum. Cette date est indiquée dans la décision de révocation ou de modification.
5. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués, conformément à l’article 261, afin de compléter le présent règlement en déterminant:
| (a) | les cas, visés au paragraphe 2, dans lesquels une décision favorable adressée à plusieurs destinataires peut être révoquée également à l'égard de personnes autres que la personne qui ne se conforme pas à une obligation lui incombant du fait de cette décision; |
| (b) | les cas exceptionnels dans lesquels les autorités douanières peuvent reporter la prise d'effet de la révocation ou de la modification à une date ultérieure en conformité avec le paragraphe 4, deuxième alinéa. |
6. La Commission précise, par voie d' adopte des actes d' ’ exécution, précisant les règles de procédure relatives à la révocation ou la modification de décisions favorables. Ces actes d' ’ exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d' ’ examen visée à l' ’ article 262, paragraphe 4. [Am. 88]
Article 11
Décisions arrêtées sans demande préalable
Sauf lorsqu'une autorité douanière agit en qualité d'autorité judiciaire, l'article 6, paragraphes 4, 5, 6 et 7, l'article 7, paragraphe 7, et les articles 8, 9 et 10 s'appliquent également aux décisions arrêtées par les autorités douanières sans demande préalable de la personne concernée.
Article 12
Limitations applicables aux décisions relatives aux marchandises placées sous un régime douanier ou en dépôt temporaire
Sauf en cas de demande de l'intéressé, la révocation, la modification ou la suspension d'une décision favorable n'a pas d'incidence sur les marchandises qui, au moment où la révocation, la modification ou la suspension prend effet, ont déjà été placées et se trouvent toujours sous un régime douanier ou en dépôt temporaire en vertu de la décision révoquée, modifiée ou suspendue.
Section 2
Renseignements contraignants
Article 13
Décisions en matière de renseignements contraignants
1. Les autorités douanières prennent, sur demande, des décisions en matière de renseignements tarifaires contraignants (ci-après dénommées «décisions RTC»), des décisions en matière de renseignements contraignants en matière d'origine (ci-après dénommées «décisions RCO») et des décisions en matière de renseignements contraignants sur la valeur en douane (ci-après dénommées «décisions RCV»).
Cette demande n'est pas acceptée dans tous les cas suivants:
| (a) | la demande est présentée, ou a été présentée précédemment au même bureau ou à un autre bureau de douane, par le titulaire d'une décision ou pour son compte:
|
| (b) | la demande ne correspond à aucune utilisation prévue d'une décision en matière de renseignements contraignants ou à aucune utilisation prévue d'un régime douanier. |
2. Les décisions en matière de renseignements contraignants ne sont contraignantes qu'en ce qui concerne le classement tarifaire ou la détermination de l'origine ou de la valeur en douane des marchandises, pour:
| (a) | les autorités douanières vis-à-vis du titulaire de la décision, qu'à l'égard des marchandises pour lesquelles les formalités douanières sont accomplies après la date à laquelle la décision prend effet; |
| (b) | le titulaire de la décision vis-à-vis des autorités douanières, qu'à partir de la date à laquelle la notification de la décision est reçue ou réputée reçue par celui-ci. |
3. Les décisions en matière de renseignements contraignants sont valables trois ans à compter de la date à laquelle la décision prend effet.
4. Aux fins de l'application d'une décision en matière de renseignements contraignants dans le cadre d'un régime douanier particulier, le titulaire d'une telle décision est en mesure de prouver:
| (a) | dans le cas d’une décision RTC, que les marchandises en question correspondent à tous égards à celles décrites dans la décision; |
| (b) | dans le cas d’une décision RCO, que les marchandises en question et les conditions déterminant l’acquisition de l’origine correspondent à tous égards aux marchandises et aux conditions décrites dans la décision; |
| (c) | dans le cas d’une décision RCV, que les conditions déterminant la valeur en douane des marchandises en question correspondent à tous égards aux conditions décrites dans la décision. |
Article 14
Gestion des décisions en matière de renseignements contraignants
1. Une décision RTC cesse d'être valable avant le terme de la période visée à l'article 13, paragraphe 3, lorsqu'elle n'est plus conforme au droit, pour l'une des raisons suivantes:
| (a) | l'adoption d'une modification des nomenclatures visées à l'article 145, paragraphe 2, points a) et b); |
| (b) | l'adoption de mesures visées à l'article 146, paragraphe 4. |
En pareils cas, la décision RTC cesse d’être valable avec prise d'effet à la date d'application de la modification ou des mesures susvisées.
2. Une décision RCO cesse d'être valable avant le terme de la période visée à l'article 13, paragraphe 3, dans les cas suivants:
| (a) | lorsqu'un acte juridiquement contraignant de l'Union est adopté ou qu'un accord conclu par l'Union y entre en application et que la décision RCO n'est plus conforme au droit ainsi établi, avec prise d'effet à la date d'application dudit acte ou accord; |
| (b) | lorsque la décision RCO n'est ’est pas ou plus compatible avec l' ’ accord de l' ’ Organisation mondiale du commerce sur les règles d' ’ origine ou avec les avis consultatifs, les informations, les conseils et les actes similaires concernant la détermination de l’origine des marchandises pour garantir une interprétation et une application uniformes dudit accord, avec prise d' ’ effet à la date de leur publication au Journal officiel de l' ’ Union européenne. [Am. 89] |
3. Une décision RCV cesse d'être valable avant le terme de la période visée à l'article 13, paragraphe 3, dans les cas suivants:
| (a) | lorsque l’adoption d’un acte juridiquement contraignant de l’Union rend la décision RCV non conforme à cet acte, avec effet à la date d’application dudit acte; |
| (b) | lorsque la décision RCV n’est plus compatible avec l'article VII de l'accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, ou l’accord de 1994 relatif à la mise en œuvre de l’article VII de l'accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (Accord de l’OMC sur la valeur en douane) ou avec les décisions adoptées aux fins de l’interprétation dudit accord par le comité de l’évaluation en douane, avec prise d'effet à la date de publication au Journal officiel de l’Union européenne. |
4. La cessation de validité des décisions en matière de renseignements contraignants n'a pas d'effet rétroactif.
5. Par dérogation à l'article 7, paragraphe 7, et à l'article 9, les autorités douanières annulent les décisions en matière de renseignements contraignants uniquement lorsque celles-ci sont fondées sur des informations inexactes ou incomplètes fournies par les demandeurs.
6. Les autorités douanières révoquent les décisions en matière de renseignements contraignants conformément à l’article 7, paragraphe 7, et à l’article 10. Ces décisions ne sont toutefois pas révoquées à la demande du titulaire de la décision.
7. Les décisions en matière de renseignements contraignants ne peuvent pas être modifiées.
8. Les autorités douanières révoquent les décisions RTC lorsque celles-ci sont devenues incompatibles avec l'interprétation d'une des nomenclatures visées à l'article 145, paragraphe 2, points a) et b), à la suite d'un des événements suivants:
| (a) | de notes explicatives visées à l'article 9, paragraphe 1, point a), deuxième tiret, du règlement (CEE) no 2658/87, avec prise d'effet à la date de leur publication au Journal officiel de l’Union européenne; |
| (b) | d'une décision de la Cour de justice de l'Union européenne, avec prise d'effet à la date de publication du dispositif de la décision au Journal officiel de l’Union européenne; |
| (c) | de décisions de classement, d'avis de classement ou de modifications des notes explicatives de la nomenclature du système harmonisé de désignation et de codification des marchandises, adoptés par l'organisation établie par la Convention portant création d'un Conseil de coopération douanière faite à Bruxelles le 15 décembre 1950, avec prise d'effet à la date de publication de la communication de la Commission au Journal officiel de l’Union européenne, série C. |
9. Les décisions RCO et RCV sont révoquées lorsqu’elles ne sont plus compatibles avec une décision de la Cour de justice de l’Union européenne, avec prise d’effet à la date de publication du dispositif de la décision au Journal officiel de l’Union européenne.
10. Lorsqu’une décision en matière de renseignements contraignants cesse d’être valable conformément au paragraphe 1, point b), ou aux paragraphes 2 ou 3, ou est révoquée conformément au paragraphe 6, 8 ou 9, la décision peut encore être utilisée en ce qui concerne les contrats fermes et définitifs qui étaient fondés sur cette décision et ont été conclus avant la cessation de sa validité ou sa révocation. Cette utilisation prolongée ne s'applique pas lorsqu'une décision RCO est arrêtée pour des marchandises destinées à l'exportation.
L'utilisation prolongée visée au premier alinéa n'excède pas six mois à compter de la date à laquelle la décision en matière de renseignements contraignants cesse d'être valable ou est révoquée. Toutefois, une mesure visée à l'article 146, paragraphe 4, une mesure visée à l’article 151 ou une mesure visée à l'article 158 peut exclure ladite utilisation prolongée ou fixer une période plus courte. Lorsqu'il s'agit de produits pour lesquels un certificat d'importation ou d'exportation est présenté lors de l'accomplissement des formalités douanières, la période pour laquelle le certificat en question reste valable se substitue à la période de six mois.
Afin de bénéficier du prolongement de la validité d'une décision en matière de renseignements contraignants, le titulaire de cette décision dépose une demande auprès de l'autorité douanière qui a arrêté ladite décision dans un délai de trente jours à compter de la date à laquelle celle-ci cesse d'être valable ou est révoquée, en précisant les quantités pour lesquelles l'utilisation prolongée est sollicitée et le ou les États membres dans lequel ou lesquels les marchandises seront dédouanées au cours de la période d'utilisation prolongée. Cette autorité douanière arrête une décision concernant l'utilisation prolongée et la notifie au titulaire sans tarder et au plus tard dans les trente jours qui suivent la date à laquelle elle a reçu toutes les informations requises pour être en mesure de statuer.
11. La Commission notifie aux autorités douanières:
| (a) | la suspension de l'adoption de décisions en matière de renseignements contraignants pour les marchandises dont un classement tarifaire ou une détermination de l'origine ou de la valeur en douane corrects et uniformes ne sont pas assurés; ou |
| (b) | le retrait de la suspension visée au point a). |
12. La Commission peut adopter des décisions demandant aux États membres de révoquer une décision RTC, RCO ou RCV afin de garantir un classement tarifaire ou une détermination de l'origine ou de la valeur en douane corrects et uniformes des marchandises. Avant d’adopter une telle décision, la Commission informe le titulaire de la décision RTC, RCO ou RCV des motifs sur lesquels elle compte fonder sa décision, lequel a la possibilité d'exprimer son point de vue dans un délai déterminé à compter de la date à laquelle il reçoit ou à laquelle il est réputé avoir reçu cette communication desdits motifs.
13. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués, conformément à l’article 261, afin de compléter le présent règlement en déterminant les règles régissant l’adoption des décisions visées au paragraphe 12 du présent article, notamment en ce qui concerne la communication aux personnes concernées des motifs sur lesquels la Commission compte fonder sa décision et le délai dans lequel lesdites personnes peuvent exprimer leur point de vue.
14. La Commission adopte, par voie d' des actes d' ’ exécution, établissant les règles de procédure relatives à: [Am. 90]
| (a) | l’utilisation d’une décision en matière de renseignements contraignants ayant perdu sa validité ou ayant été révoquée, conformément au paragraphe 10; |
| (b) | la notification des autorités douanières par la Commission conformément au paragraphe 11, points a) et b). |
Ces actes d'exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d'examen visée à l'article 262, paragraphe 4.
15. La Commission adopte, par voie d' des actes d' ’ exécution, les sous forme de décisions demandant aux États membres de révoquer les décisions visées au paragraphe 12. Ces actes d' ’ exécution sont adoptés en conformité avec la procédure consultative visée à l' ’ article 262, paragraphe 2. [Am. 91]
Section 3
Recours
Article 15
Décisions prises par une autorité judiciaire
Les articles 16 et 17 ne s'appliquent pas aux recours introduits en vue de l'annulation, de la révocation ou de la modification d'une décision relative à l'application de la législation douanière prise par une autorité judiciaire, ou par les autorités douanières agissant en qualité d'autorité judiciaire.
Article 16
Droit de recours
1. Toute personne a le droit d'exercer un recours contre les décisions relatives à l'application de la législation douanière prises par les autorités douanières et qui la concernent directement et individuellement.
A également le droit d'exercer un recours quiconque a sollicité une décision auprès des autorités douanières mais qui n'a pas obtenu de décision sur la demande dans le délai visé à l'article 6, paragraphe 3.
2. Le droit de recours peut être exercé au minimum en deux temps:
| (a) | dans un premier temps, devant les autorités douanières ou une autorité judiciaire ou un autre organisme désigné à cet effet par les États membres; |
| (b) | dans un second temps, devant une instance supérieure indépendante qui peut être une autorité judiciaire ou un organisme spécialisé équivalent, conformément aux dispositions en vigueur dans les États membres. |
3. Le recours est introduit dans l'État membre où la décision a été prise ou sollicitée.
4. Les États membres veillent à ce que la procédure de recours permette de confirmer ou de rectifier rapidement les décisions prises par les autorités douanières.
Article 17
Suspension d’exécution
1. L’introduction d’un recours n’est pas suspensive de l’exécution de la décision contestée.
2. Toutefois, les autorités douanières sursoient en tout ou en partie à l'exécution de ladite décision lorsqu'elles ont des raisons fondées de douter de la conformité de la décision contestée à la législation douanière ou de penser qu'un dommage irréparable est à craindre pour l'intéressé.
3. Dans les cas visés au paragraphe 2, lorsque la décision contestée a pour effet l'application de droits à l'importation ou à l'exportation, le sursis à l'exécution de cette décision est subordonné à la constitution d'une garantie, à moins qu'il ne soit établi, sur la base d'une appréciation documentée, que cette garantie serait de nature à causer de graves difficultés d'ordre économique au débiteur.
Section 4
Frais et coûts
Article 18
Interdiction des frais et coûts
1. Les autorités douanières ne demandent le paiement d’aucun frais pour l’accomplissement des contrôles douaniers ou de tout autre acte lié à l’application de la législation douanière pendant les heures d’ouverture officielles de leurs bureaux de douane compétents.
2. Les autorités douanières peuvent demander le paiement de frais ou récupérer des coûts pour des services spécifiques rendus, notamment dans les cas suivants:
| (a) | la présence requise du personnel douanier en dehors des heures de bureau officielles ou dans des locaux autres que ceux de la douane; [Am. 92] |
| (b) | des analyses ou des expertises de marchandises ainsi que des frais postaux pour leur renvoi au demandeur, notamment en rapport avec des décisions prises au titre de l’article 13 ou des informations fournies au titre de l’article 39; |
| (c) | l’examen ou le prélèvement d’échantillons de marchandises à des fins de vérification, ou la destruction de marchandises, en cas de frais autres que ceux liés au recours au personnel douanier; |
| (d) | des mesures exceptionnelles de contrôle, lorsque celles-ci se révèlent nécessaires en raison de la nature des marchandises ou d'un risque potentiel. [Am. 93] |
Titre II
OBLIGATIONS ET DROITS DES PERSONNES AU REGARD DE LA LÉGISLATION DOUANIÈRE
Chapitre 1
Enregistrement
Article 19
Enregistrement
1. Les opérateurs économiques établis sur le territoire douanier de l'Union s'enregistrent auprès des autorités douanières compétentes pour le lieu où ils sont établis afin d’obtenir un numéro d’enregistrement et d’identification des opérateurs économiques (EORI). Dans la mesure du possible, ledit enregistrement comprend également l’identification électronique de l’opérateur dans les schémas nationaux d’identification électronique visés dans le règlement (UE) no 910/2014.
2. Les opérateurs économiques enregistrés informent les autorités douanières de toute modification de leurs données d’enregistrement, en particulier lorsque cela entraîne une modification de leur lieu d’établissement.
3. Dans des cas spécifiques, les opérateurs économiques qui ne sont pas établis sur le territoire douanier de l'Union s'enregistrent auprès des autorités douanières compétentes pour le lieu où ils déposent une déclaration ou sollicitent une décision en premier.
4. Sauf dispositions contraires, les personnes autres que les opérateurs économiques ne sont pas tenues de s'enregistrer auprès des autorités douanières.
Lorsque les personnes visées au premier alinéa sont tenues de s'enregistrer, les dispositions suivantes s'appliquent:
| (a) | lorsqu'elles sont établies sur le territoire douanier de l'Union, elles s'enregistrent auprès des autorités douanières compétentes pour le lieu où elles sont établies; |
| (b) | lorsqu'elles ne sont pas établies sur le territoire douanier de l'Union, elles s'enregistrent auprès des autorités douanières compétentes pour le lieu où elles déposent une déclaration ou sollicitent une décision en premier. |
5. Dans des cas spécifiques et dûment justifiés , les autorités douanières invalident l' ’ enregistrement. [Am. 94]
6. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués, conformément à l’article 261, afin de compléter le présent règlement en déterminant:
| (a) | les exigences minimales en matière de données pour l’enregistrement visé au paragraphe 1; |
| (b) | les cas spécifiques visés au paragraphe 3; |
| (c) | les cas visés au paragraphe 4, premier alinéa, dans lesquels les personnes autres que les opérateurs économiques sont tenues de s'enregistrer auprès des autorités douanières; |
| (d) | les cas spécifiques visés au paragraphe 5, dans lesquels les autorités douanières invalident un enregistrement; |
| (e) | les autorités douanières compétentes pour l’enregistrement. |
7. La Commission précise, par voie d'actes d'exécution, les autorités douanières compétentes pour l'enregistrement visé au paragraphe 1. Ces actes d'exécution sont adoptés en conformité avec la procédure consultative visée à l'article 262, paragraphe 2.
Chapitre 2
Importateur et importateur présumé
Article 20
Importateurs
1. L’importateur satisfait aux obligations suivantes:
| (a) | fournir, conserver et mettre à la disposition des autorités douanières, dès qu’elles sont disponibles et en tout état de cause avant la mainlevée des marchandises, toutes les informations requises en ce qui concerne le stockage ou le régime douanier sous lequel les marchandises doivent être placées conformément aux articles 88, 118, 132 et 135, ou aux fins de l’apurement du régime de perfectionnement passif; |
| (b) | veiller au calcul et au paiement corrects des droits de douane et de toute autre imposition applicable; |
| (c) | garantir que les marchandises qui entrent sur le territoire douanier de l’Union ou en sortent sont conformes aux autres législations pertinentes appliquées par les autorités douanières , y compris le règlement 2023/988, et fournir, conserver et mettre à disposition les écritures appropriées attestant cette conformité; [Am. 95] |
| (d) | toute autre obligation incombant à l’importateur prévue par la législation douanière. |
2. L’importateur est établi sur le territoire douanier de l'Union.
3. Par dérogation au paragraphe 2, la condition d'établissement sur le territoire douanier de l'Union n'est pas exigée des importateurs ou personnes qui:
| (a) | en tant qu’importateur, placent des marchandises en transit ou en admission temporaire; |
| (b) | en tant qu’importateur, introduisent des marchandises qui restent en dépôt temporaire; |
| (c) | en tant que personne, placent des marchandises sous un régime douanier à titre occasionnel, pour autant que les autorités douanières estiment que ce placement est justifié; |
| (d) | en tant que personne, sont établies dans un pays dont le territoire est adjacent au territoire douanier de l'Union et présentent les marchandises dans un bureau de douane de l'Union frontalier adjacent à ce pays, pour autant que ce pays dans lequel les personnes sont établies offre des avantages réciproques aux personnes établies sur le territoire douanier de l'Union; |
| (e) | en tant qu'importateur présumé, sont représentés par un représentant indirect établi sur le territoire douanier de l’Union. |
Article 21
Importateurs présumés
1. Par dérogation à l’article 20, paragraphe 1, point a), les importateurs présumés communiquent ou mettent à disposition les informations sur les ventes à distance de biens destinés à être importés sur le territoire douanier de l’Union au plus tard le jour suivant la date d’acceptation du paiement et en tout état de cause avant la mainlevée des marchandises.
2. Sans préjudice des informations requises pour la mise en libre pratique des marchandises conformément à l’article 88, paragraphe 3, point a), les informations visées au paragraphe 1 du présent article contiennent au moins les informations requises énoncées à l’article 63 quater, paragraphe 2, du règlement d’exécution (UE) no 282/2011.
3. Lorsque des biens précédemment importés par un importateur présumé dans le cadre de ventes à distance sont renvoyés à l’adresse de l’expéditeur initial ou à une autre adresse située en dehors du territoire douanier de l’Union, l’importateur présumé invalide les informations relatives à la mise en libre pratique de ces biens et fournit ou met à disposition la preuve de sortie des biens du territoire douanier de l’Union.
Chapitre 3
Exportateur
Article 22
Exportateurs
1. L’exportateur satisfait aux obligations suivantes:
| (a) | fournir, conserver et mettre à la disposition des autorités douanières, dès qu’elles sont disponibles et en tout état de cause avant la mainlevée des marchandises, toutes les informations requises en ce qui concerne le régime douanier sous lequel les marchandises doivent être placées conformément aux articles 99 et 140, ou aux fins de l’apurement du régime de l’admission temporaire; |
| (b) | veiller au calcul et à la perception corrects des droits de douane et de toute autre imposition, le cas échéant; |
| (c) | garantir que les marchandises qui entrent sur le territoire douanier de l’Union ou en sortent sont conformes aux autres législations pertinentes appliquées par les autorités douanières et fournir, conserver et mettre à disposition les écritures appropriées attestant cette conformité; |
| (d) | remplir toute autre obligation prévue par la législation douanière. |
2. L’exportateur est établi sur le territoire douanier de l'Union.
3. Par dérogation au paragraphe 2, la condition d'établissement sur le territoire douanier de l'Union n'est pas exigée des exportateurs qui:
| (a) | en tant qu’exportateur, placent des marchandises en transit, apurent le régime de l’admission temporaire ou exportent des marchandises qui se trouvaient en dépôt temporaire; |
| (b) | en tant que personne, placent des marchandises sous un régime douanier à titre occasionnel, pour autant que les autorités douanières l’estiment justifié; |
| (c) | en tant que personne, sont établis dans un pays dont le territoire est adjacent au territoire douanier de l'Union et présentent les marchandises dans un bureau de douane de l'Union frontalier adjacent à ce pays, pour autant que ce pays dans lequel les personnes sont établies offre des avantages réciproques aux personnes établies sur le territoire douanier de l'Union. |
Chapitre 4
Opérateur économique agréé et opérateurs économiques de confiance certifiés
Article 23
Demande et autorisation relative au statut d’opérateur économique agréé
1. Une personne qui réside, qui est dotée de la personnalité juridique ou qui est enregistrée sur le territoire douanier de l'Union et satisfaisant aux critères énoncés à l'article 24 peut introduire une demande pour bénéficier du statut d'opérateur économique agréé.
Les autorités douanières peuvent L’Autorité douanière de l’UE peut, après évaluation de l’audit de l’autorité nationale compétente, et si nécessaire , après consultation d' ’ autres autorités, accorder, si nécessaire, l’un des types d’autorisations suivants ou les deux: [Am. 96]
| (a) | celle relative au statut d'opérateur économique agréé pour les simplifications douanières, qui permet au titulaire de bénéficier des simplifications conformément à la législation douanière; ou |
| (b) | celle relative au statut d'opérateur économique agréé pour la sécurité et la sûreté, qui permet au titulaire de bénéficier de certaines facilités en matière de sécurité et de sûreté. |
2. Une personne peut être titulaire des deux types d'autorisations visés au paragraphe 1, deuxième alinéa, en même temps.
3. Les personnes visées au paragraphe 1 se conforment aux obligations énoncées à l’article 7, paragraphes 2 et 3. Les autorités douanières vérifient que l’opérateur satisfait en permanence aux critères et conditions relatifs au statut d’opérateur économique agréé conformément à l’article 7, paragraphe 4.
Les autorités douanières procèdent au moins tous les trois ans une vérification approfondie des activités et des registres internes de l’opérateur économique agréé.
4. Sous réserve du paragraphe 5 du présent article et de l’article 24, le statut d'opérateur économique agréé est reconnu par les autorités douanières de tous les États membres.
5. Sur la base de la reconnaissance du statut d’opérateur économique agréé pour les simplifications douanières, et à condition que les exigences liées à un type spécifique de simplification prévu dans la législation douanière soient remplies, les autorités douanières autorisent l' ’ opérateur considéré à bénéficier de cette simplification. Les autorités douanières ne réexaminent pas les critères ayant déjà été examinés lors de l' ’ octroi du statut d’opérateur économique agréé pour les simplifications douanières . [Am. 97]
6. L'opérateur économique agréé visé au paragraphe 1 bénéficie d'un plus grand nombre de facilitations que les autres opérateurs économiques en matière de contrôles douaniers, en fonction du type d'autorisation accordée, y compris un allègement des contrôles physiques et documentaires. Le statut d’opérateur économique agréé est pris en considération de manière favorable aux fins de la gestion des risques douaniers.
7. Les autorités douanières accordent les avantages découlant du statut d' ’ opérateur économique agréé aux personnes établies dans des pays tiers qui satisfont aux conditions et se conforment aux obligations définies dans la législation pertinente de ces pays ou territoires, dans la mesure où ces conditions et obligations sont reconnues par l' ’ Union comme étant équivalentes à celles imposées aux opérateurs économiques agréés établis sur le territoire douanier de l' ’ Union. Les avantages accordés le sont sur la base du principe de réciprocité, à moins que l' ’ Union n' ’ en décide autrement, et reposent sur un accord international de l’Union , sur des partenariats pertinents et contraignants ou sur ou la législation de l' ’ Union dans le domaine de la politique commerciale commune. [Am. 98]
8. Un système de continuité des activités conjoint afin de remédier aux perturbations des flux commerciaux dues à l’augmentation des niveaux d’alerte en matière de sécurité, à la fermeture des frontières et/ou aux catastrophes naturelles, aux situations dangereuses ou à d’autres incidents majeurs est mis en place pour autant que les autorités douanières puissent faciliter et accélérer dans la mesure du possible l’acheminement des marchandises prioritaires expédiées par les opérateurs économiques agréés.
8 bis. Chaque fois que cela est nécessaire, la Commission peut adopter des lignes directrices en vue de soutenir les PME, en reconnaissant les défis uniques auxquels elles sont confrontées, tout en préservant l’intégrité et la sécurité des processus de commerce extérieur lorsqu’elles demandent le statut d’opérateurs économiques agréés et d’opérateurs économiques de confiance certifiés. Des efforts continus sont déployés pour simplifier les procédures et les rendre plus accessibles aux PME, afin de faciliter et de promouvoir leur rôle essentiel dans le commerce extérieur de l’Union. [Am. 99]
9. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués, conformément à l’article 261, afin de compléter le présent règlement en déterminant:
| (a) | le type et la fréquence des activités de vérification menées à la fois par les personnes visées au paragraphe 1 et par les autorités douanières visées au paragraphe 3; |
| (b) | les simplifications applicables aux opérateurs économiques agréés visées au paragraphe 5; |
| (c) | les facilitations visées au paragraphe 6. |
10. La Commission précise, par voie d'actes d'exécution, les règles de procédure relatives aux consultations en ce qui concerne la détermination du statut d’opérateurs économiques agréés visé au paragraphe 1, deuxième alinéa, y compris les délais de réponse. Ces actes d'exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d'examen visée à l'article 262, paragraphe 4.
Article 24
Octroi du statut d’opérateur économique agréé
1. Les critères d’octroi du statut d’opérateur économique agréé portent sur:
| (a) | l' ’ absence d' ’ infractions graves ou répétées à la législation douanière , aux autres législations pertinentes visées à l’article 20, paragraphe 1, point c), du présent règlement et aux dispositions fiscales ainsi que l' ’ absence d' ’ infractions pénales graves; les infractions à prendre en considération sont celles liées aux activités économiques ou commerciales; [Am. 100] |
| (b) | la démonstration par le demandeur qu'il exerce un niveau élevé de contrôle sur ses opérations et les mouvements de marchandises au moyen d'un système de gestion des écritures commerciales et, le cas échéant, des documents relatifs au transport, permettant d'exercer les contrôles douaniers nécessaires, et des preuves attestant qu’il a été remédié de manière efficace au manquement constaté; le demandeur veille à ce que le personnel concerné ait pour instruction d’informer les autorités douanières en cas de difficulté à se conformer aux exigences et établit des procédures permettant d’informer les autorités douanières de telles difficultés; |
| (c) | la solvabilité financière, qui est considérée comme prouvée dès lors que le demandeur présente une situation financière satisfaisante lui permettant de s'acquitter de ses engagements, en tenant dûment compte des caractéristiques du type de l'activité économique concernée; |
| (d) | en ce qui concerne l'autorisation visée à l'article 23, paragraphe 1, point a), le respect de normes pratiques en matière de compétence ou de qualifications professionnelles directement liées à l'activité exercée; |
| (e) | en ce qui concerne l'autorisation visée à l'article 23, paragraphe 1, point b), le respect de normes appropriées en matière de sécurité, de sûreté et de conformité, adaptées à l'activité exercée. Ces normes sont considérées comme respectées dès lors que le demandeur prouve qu'il a pris les mesures appropriées pour assurer la sécurité et la sûreté de la chaîne d'approvisionnement internationale, y compris pour ce qui est de l'intégrité physique et des contrôles d'accès, des processus logistiques et de la manutention de types spécifiques de marchandises, de son personnel et de ses partenaires commerciaux. |
2. La Commission adopte, par voie d' est habilitée à adopter des actes d'exécution délégués , conformément à l’article 261, afin de compléter le présent règlement en établissant les modalités d' « application des critères visés au paragraphe 1. Ces actes d'exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d'examen visée à l'article 262, paragraphe 4. [Am. 101]
Article 25
Octroi du statut d’opérateur de confiance certifié (“Trust and Check trader”)
1. Un importateur ou un exportateur, Une personne qui réside ou est enregistré enregistrée sur le territoire douanier de l’Union, qui remplit les critères énoncés au paragraphe 3 et qui a effectué des opérations douanières régulières dans le cadre de son activité économique pendant au moins trois deux ans, peut demander le statut d’opérateur de confiance certifié auprès de l’autorité douanière de l’État membre dans lequel il est établi elle est établie . [Am. 102]
2. Les autorités douanières accordent L’Autorité douanière de l’UE accorde le statut après consultation d’autres autorités, si nécessaire, et après avoir eu accès aux reçu et évalué les données pertinentes du demandeur portant sur les trois deux dernières années afin d’évaluer le respect des critères énoncés au paragraphe 3. [Am. 103]
3. Les autorités douanières accordent Après évaluation de l’audit de l’autorité nationale compétente, l’Autorité douanière de l’UE accorde le statut d’opérateur de confiance certifié à toute personne remplissant tous les critères suivants: [Am. 104]
| (a) | l' ’ absence d' ’ infractions graves ou répétées à la législation douanière , aux autres législations pertinentes appliquées par les autorités douanières, visées à l’article 20, paragraphe 1, point c), du présent règlement et aux dispositions fiscales ainsi que l' ’ absence d' ’ infractions pénales graves; les infractions à prendre en considération sont celles liées aux activités économiques ou commerciales; [Am. 105] |
| (b) | la démonstration par le demandeur qu'il exerce un niveau élevé de contrôle sur ses opérations et les mouvements de marchandises au moyen d'un système de gestion des écritures commerciales et des documents relatifs au transport, permettant d'exercer les contrôles douaniers nécessaires, et des preuves attestant qu’il a été remédié de manière efficace au manquement constaté; le demandeur veille à ce que le personnel concerné informe les autorités douanières en cas de difficulté à se conformer aux exigences et établit des procédures permettant d’informer les autorités douanières de telles difficultés; |
| (c) | la solvabilité financière, qui est considérée comme prouvée dès lors que le demandeur présente une situation financière satisfaisante lui permettant de s' ’ acquitter de ses engagements, en tenant dûment compte des caractéristiques du type de l' ’ activité économique concernée. En particulier, pendant les trois dernières années précédant la présentation de la demande, le demandeur a rempli ses obligations financières en ce qui concerne le paiement des droits de douane et tous les autres droits, taxes ou impositions perçus lors de l’importation ou de l’exportation des marchandises ou en rapport avec celle-ci, y compris la TVA et les droits d’accise dus dans le cadre d’opérations intra-Union; [Am. 106] |
| (d) | les normes pratiques de compétence ou de qualifications directement liées au type ou au volume de l’activité exercée, y compris les instructions données au personnel concerné sur la manière d’interagir avec les autorités douanières par l’intermédiaire de la plateforme des données douanières de l’UE; |
| (e) | le respect de des normes appropriées en matière de sécurité, de sûreté et de conformité, y compris des normes de sécurité des produits, adaptées au type et au volume de l' ’ activité exercée. , y compris l’obligation pour le demandeur de participer à une formation obligatoire dispensée par les autorités compétentes en rapport avec le type d’activité; ces normes de sécurité, de sûreté et de conformité sont considérées comme respectées dès lors que le demandeur prouve qu' ’ il a pris les mesures appropriées pour assurer la sécurité et la sûreté de la chaîne d' ’ approvisionnement internationale, y compris pour ce qui est de l' ’ intégrité physique et des contrôles d' ’ accès, des processus logistiques et de la manutention de types spécifiques de marchandises, de son personnel et de ses partenaires commerciaux; [Am. 107] |
| (f) | le fait de disposer d’un système électronique , y compris de systèmes gérés par un prestataire tiers, permettant de communiquer exceptionnellement aux autorités douanières ou de mettre à leur disposition d’accéder en temps réel toutes les aux données appropriées sur la circulation des marchandises et le respect, par la personne visée au paragraphe 1, de toutes les exigences applicables à ces marchandises, notamment en matière de sûreté et de sécurité, ce qui inclut le cas échéant de partager sur la plateforme des données douanières de l’UE , conformément aux modalités d’application des critères relatifs à cet accès tels qu’établis par les actes délégués visés au paragraphe 10, point b) : [Am. 108]
|
Par dérogation au point f) et nonobstant les obligations liées au statut d’importateur ou d’importateur présumé, les petites et moyennes entreprises peuvent mettre les données relatives à la conformité à la disposition des autorités douanières au moyen d’un passeport numérique de produit. [Am. 109]
4. Les personnes visées au paragraphe 1 se conforment aux obligations énoncées à l’article 7, paragraphes 2 et 3. Les autorités douanières vérifient que l’opérateur satisfait en permanence aux critères et conditions relatifs au statut d’opérateur économique agréé conformément à l’article 7, paragraphe 4.
Les autorités douanières effectuent au moins tous les trois deux ans une vérification approfondie des activités et des registres internes de l’opérateur économique de confiance certifié. L’opérateur économique de confiance certifié informe les autorités douanières de toute modification de sa structure d’entreprise, de sa propriété, de sa situation de solvabilité, de ses modèles commerciaux ou de tout autre changement substantiel intervenu dans sa situation et ses activités. Les autorités douanières procèdent au réexamen du statut de l’opérateur économique de confiance certifié si l’une de ces modifications a une incidence significative sur ledit statut. Les autorités douanières peuvent suspendre cette autorisation jusqu’à l’adoption d’une décision concernant le réexamen. [Am. 110]
5. Lorsqu’un opérateur économique de confiance certifié change d’État membre d’établissement, les autorités douanières de l'État membre de réception peuvent réexaminer l’autorisation relative au statut d’opérateur économique de confiance certifié, après consultation de l’État membre qui a initialement accordé le statut et après avoir reçu les antécédents des opérateurs. Pendant le réexamen, l’autorité douanière de l’État membre qui a accordé l’autorisation initiale peut la suspendre. [Am. 111]
L» Lorsqu’un opérateur économique de confiance certifié change d’État membre d’établissement, il informe les autorités douanières de l’État membre de réception de toute modification de sa structure d’entreprise, de sa propriété, de sa situation de solvabilité, de ses modèles commerciaux ou de tout autre changement substantiel intervenu dans sa situation et ses activités, si l’un de ces changements ou modifications a une incidence sur le statut d’opérateur économique de confiance certifié. . [Am. 112]
5 bis. Les autorités douanières de l’État membre de réception peuvent réexaminer, en consultation avec l’État membre qui a initialement accordé le statut d’opérateur économique de confiance certifié, si l’un ou l’autre de ces changements a des répercussions sur le statut de cet opérateur économique de confiance certifié. Si nécessaire, les autorités douanières de l’État membre de réception peuvent suspendre l’autorisation initiale. Une telle suspension est notifiée dans la plateforme des données douanières. Au plus tard dans un délai de trois ans après que l’opérateur économique de confiance certifié a changé d’État membre d’établissement ou après que les autorités douanières de l’État membre de réception ont réévalué le statut d’opérateur économique de confiance certifié, et tous les trois ans par la suite, les autorités douanières de l’État membre de réception effectuent une vérification approfondie des activités et des registres internes de l’opérateur économique de confiance certifié visés au paragraphe 4. [Am. 113]
6. Lorsqu’un opérateur économique de confiance certifié est soupçonné de participer participe à une activité frauduleuse en lien avec son activité économique ou commerciale ou à des infractions graves aux autres législations pertinentes appliquées par les autorités douanières, conformément à l’article 20, paragraphe 1, point c), du présent règlement , son statut est suspendu par les autorités douanières . Cette suspension est enregistrée dans la plateforme des données douanières. [Am. 114]
Lorsque les autorités douanières ont suspendu, annulé ou révoqué une autorisation relative au statut d’opérateur économique de confiance certifié conformément aux articles 7, 9 et 10, elles prennent les mesures nécessaires pour garantir que les autorisations visées au paragraphe 7 du présent du présent article et les facilitations visées au paragraphe 8 du présent article sont également suspendues, annulées ou révoquées.
7. Les autorités douanières peuvent autoriser autorisent les opérateurs économiques de confiance certifiés: [Am. 115]
| (a) | à fournir une partie des données relatives à leurs marchandises après la mainlevée desdites marchandises, conformément à l’article 59, paragraphe 3; |
| (b) | à effectuer certains contrôles et à procéder à la mainlevée des marchandises à la réception de celles-ci dans les installations d’affaires de l’importateur, du propriétaire ou du destinataire et/ou à la livraison en provenance des installations d’affaires de l’exportateur, du propriétaire ou de l’expéditeur, conformément à l’article 61; |
| (c) | à considérer qu’il apporte l’assurance nécessaire du bon déroulement des opérations aux fins de l’obtention des autorisations relatives aux régimes particuliers conformément aux articles 102, 103, 109 et 123; |
| (d) | à déterminer périodiquement la dette douanière correspondant au montant total des droits à l’importation ou à l’exportation pour l’ensemble des marchandises dont la mainlevée est effectuée par ledit opérateur économique, conformément à l’article 181, paragraphe 4; |
| (e) | à reporter le paiement de la dette douanière, conformément à l’article 188; |
| (e bis) | à effectuer un dédouanement centralisé conformément à l’article 72; [Am. 116] |
| (e ter) | à faire une inscription dans les écritures du déclarant conformément à l’article 73. [Am. 117] |
7 bis. Les autorités douanières mettent tout en œuvre pour aligner leurs pratiques d’octroi des autorisations visées au paragraphe 7 sur celles d’autres autorités douanières afin de garantir une approche uniforme dans l’ensemble de l’Union. L’Autorité douanière de l’UE coordonne les travaux des autorités douanières et contrôle cette approche uniforme, afin que les autorisations puissent être octroyées automatiquement dès la désignation en tant qu’opérateur économique de confiance certifié. [Am. 118]
8. Les opérateurs économiques de confiance certifiés bénéficient d'un plus grand nombre de facilitations que les autres opérateurs économiques en matière de contrôles douaniers, en fonction de l'autorisation accordée, y compris un allègement des contrôles physiques et documentaires. Le statut d’opérateur économique de confiance certifié est pris en considération de manière favorable aux fins de la gestion des risques douaniers. [Am. 119]
9. Par dérogation à l’article 110, lorsque l’importateur ou l’exportateur des marchandises entrant sur le territoire douanier ou en sortant a le statut d’opérateur économique de confiance certifié, les marchandises sont considérées comme étant sous un régime de suspension de droits et restent sous surveillance douanière jusqu’à leur destination finale sans obligation de les placer en transit. L’opérateur économique de confiance certifié est redevable des droits de douane et autres taxes et impositions dans l’État membre d’établissement et d’octroi de l’autorisation.
10. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués, conformément à l’article 261, afin de compléter le présent règlement en déterminant le type et la fréquence des activités de vérification visées au paragraphe 4 du présent article. : [Am. 120]
| (a) | en établissant les règles de consultation des autres autorités visées au paragraphe 2 pour déterminer le statut d’opérateur économique de confiance certifié; [Am. 121] |
| (b) | en fixant les modalités d’application des critères visés au paragraphe 3; [Am. 122] |
| (c) | en déterminant le type et la fréquence des activités de suivi visées au paragraphe 4; [Am. 123] |
| (d) | en établissant les règles relatives au réexamen du statut d’opérateur économique de confiance certifié visé au paragraphe 5. [Am. 124] |
11. La Commission adopte, par voie d’actes d’exécution:
| (a) | les règles relatives à la consultation d’autres autorités pour la détermination du statut d’opérateur économique de confiance certifié visée au paragraphe 2; |
| (b) | les modalités d’application des critères visés au paragraphe 3; |
| (c) | les règles relatives à la consultation des autorités douanières visées au paragraphe 5. [Am. 125] |
Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 262, paragraphe 4. [Am. 126]
11 bis. La Commission et les États membres mettent en place un système de soutien au renforcement des capacités et au partage des bonnes pratiques à l’usage des opérateurs économiques qui sont des micro, petites et moyennes entreprises et qui ont obtenu ou demandé le statut d’opérateur économique de confiance certifié. [Am. 127]
Article 26
Dispositions transitoires applicables aux opérateurs économiques agréés pour les simplifications douanières
1. Jusqu’à la date fixée à l’article 265, paragraphe 4, Les autorités douanières peuvent accorder aux personnes remplissant les critères le statut d’opérateur économique agréé pour les simplifications douanières et les autoriser à bénéficier de certaines simplifications et facilitations conformément à la législation douanière. [Am. 128]
2. Au plus tard à la date fixée à l’article 265, paragraphe 3, les autorités douanières examinent les autorisations valides des opérateurs économiques agréés pour les simplifications douanières afin de vérifier si leurs titulaires peuvent obtenir le statut d’opérateurs économiques de confiance certifiés. Dans la négative, le statut d’opérateur économique agréé pour les simplifications douanières et les simplifications visées à l’article 23, paragraphe 5, est révoqué. [Am. 129]
3. Jusqu’au réexamen de l’autorisation ou jusqu’à la date fixée à l’article 265, paragraphe 3, la date la plus proche étant retenue, la reconnaissance du statut d’opérateur économique agréé pour les simplifications douanières reste valable, sauf si les articles 9 et 10 relatifs à l’annulation, la révocation ou la modification des décisions s’appliquent. [Am. 130]
Chapitre 5
Représentation en douane [Am. 131 - ne concerne pas la version française.]
Article 27
Représentants en douane
1. Toute personne peut désigner un représentant en douane.
Cette représentation peut être soit directe, auquel cas le représentant en douane agit au nom et pour le compte d'autrui, soit indirecte, auquel cas le représentant en douane agit en son nom propre, mais pour le compte d'autrui.
Un représentant en douane indirect agissant en son nom propre mais pour le compte d’un importateur ou d’un exportateur est considéré comme l’importateur ou l’exportateur aux fins des articles 20 et 22 respectivement.
2. Le représentant en douane est établi sur le territoire douanier de l'Union.
Sauf dispositions contraires, il est dérogé à cette exigence lorsque le représentant en douane agit pour le compte de personnes qui ne sont pas tenues d'être établies sur le territoire douanier de l'Union.
3. Un représentant en douane ayant le statut d’opérateur économique de confiance certifié est reconnu en tant que tel uniquement s’il agit en qualité de représentant indirect. Lorsqu’il agit en qualité de représentant direct, le représentant en douane peut être reconnu comme opérateur économique de confiance certifié si la personne au nom de laquelle et pour le compte de laquelle ledit représentant agit bénéficie de ce statut.
3 bis. Pour une période de cinq ans à compter du 1er janvier 2029, un représentant en douane agissant en tant que représentant direct peut également être reconnu comme opérateur économique de confiance certifié si la personne au nom de laquelle et pour le compte de laquelle ce représentant agit est une petite ou micro entreprise. [Am. 132]
4. La Commission détermine, conformément au droit de l'Union, les conditions dans lesquelles un représentant en douane peut fournir des services sur le territoire douanier de l’Union.
5. Les États membres appliquent les conditions déterminées conformément au paragraphe 4 aux représentants en douane qui ne sont pas établis sur le territoire douanier de l'Union.
6. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués, conformément à l’article 261, afin de compléter le présent règlement en déterminant:
| (a) | les cas dans lesquels la dispense visée au paragraphe 2, deuxième alinéa, ne s’applique pas; |
| (b) | les conditions dans lesquelles un représentant en douane peut est autorisé à fournir des services sur le territoire douanier de l’Union visées au paragraphe 4. [Am. 133] |
Article 28
Habilitation des représentants
1. Lorsqu'il traite avec les autorités douanières, le représentant en douane déclare agir pour le compte de la personne représentée et précise s'il s'agit d'une représentation directe ou indirecte.
Les personnes qui ne déclarent pas qu'elles agissent en tant que représentant en douane ou qui déclarent agir en tant que représentant en douane sans y être habilitées sont réputées agir en leur nom propre et pour leur propre compte.
2. Les autorités douanières peuvent exiger des personnes déclarant agir en tant que représentant en douane la preuve de leur habilitation par la personne représentée.
Dans des cas spécifiques, les autorités douanières n'exigent pas une telle preuve.
3. Les autorités douanières n'exigent pas d'une personne agissant en tant que représentant en douane qui accomplit des actes ou des formalités régulièrement qu'elle fournisse à chaque occasion la preuve de son habilitation, pour autant que cette personne soit en mesure de fournir une telle preuve à la demande des autorités douanières.
4. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués, conformément à l’article 261, afin de compléter le présent règlement en déterminant les cas dans lesquels la preuve de l’habilitation n’est pas exigée par les autorités douanières visés au paragraphe 2 du présent article.
5. La Commission adopte, par voie d'actes d'exécution, les règles relatives à l'octroi et à la preuve de l'habilitation visée au paragraphe 3. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 262, paragraphe 4.
Titre III
PLATEFORME DES DONNÉES DOUANIÈRES DE L’UNION EUROPÉENNE
Article 29
Fonctionnalités et finalité de la plateforme des données douanières de l’UE
1. La plateforme des données douanières de l' ’ UE fournit un ensemble sûr et cyberrésilient de services et systèmes électroniques permettant d’utiliser des données, y compris des données à caractère personnel et d’autres données , à des fins douanières. Elle propose les fonctionnalités suivantes: [Am. 134]
| (a) | permettre la mise en œuvre électronique de la législation douanière; |
| (b) | garantir la qualité, l’intégrité , la sécurité , la traçabilité et la non-répudiation des données qui y sont traitées, y compris la modification de ces données; [Am. 135] |
| (c) | veiller au respect des dispositions du règlement (UE) 2016/679, du règlement (UE) 2018/1725 du Parlement européen et du Conseil (34) et de la directive (UE) 2016/680 du Parlement européen et du Conseil (35) en ce qui concerne le traitement des données à caractère personnel; |
| (c bis) | veiller au respect des dispositions du règlement (UE) 2023/2841 du Parlement européen et du Conseil (36) ;[Am. 136] |
| (d) | permettre d’analyser les et assurer l’analyse des risques, de la situation économique et les des données , permettre la simplification douanière et la facilitation des échanges , notamment en ayant recours aux systèmes d’intelligence artificielle conformément au [législation sur l’intelligence artificielle 2021/0106 (COD)] (37); [Am. 137] |
| (e) | permettre l’interopérabilité de ces services et systèmes avec d’autres systèmes, plateformes ou environnements électroniques aux fins de la coopération conformément au titre XIII; |
| (e bis) | procéder à la conversion commerciale et technique des données afin de permettre l’échange de données avec les systèmes non douaniers de l’Union énumérés à l’annexe I bis au moyen d’un système d’échange de certificats dans le cadre du guichet unique de l’UE pour les douanes («EU CSW-CERTEX»); [Am. 138] |
| (e ter) | permettre l’interopérabilité avec le système de guichet unique maritime européen pour la fourniture et l’accomplissement des formalités douanières indiquées dans l’annexe du règlement 2019/1239; [Am. 139] |
| (f) | intégrer le système d’échange de certificats dans le cadre du guichet unique de l’Union européenne mis en place par l’article 4 du règlement (UE) 2022/2399; [Am. 140] |
| (g) | permettre l’échange d'informations avec les pays tiers; |
| (h) | permettre le suivi douanier des marchandises et contribuer à faire respecter d’autres législations appliquées par les autorités douanières . [Am. 141] |
2. Les actes que les personnes, la Commission, les autorités douanières, l’Autorité douanière de l’UE ou d’autres autorités accomplissent au moyen des fonctionnalités énumérées au paragraphe 1 restent des actes de ces personnes, de la Commission, des autorités douanières, de l’Autorité douanière de l’UE ou d’autres autorités, même s’ils ont été automatisés.
3. La Commission assure la conception, l’exploitation et la maintenance de la plateforme des données douanières de l’UE, ce qui inclut la publication des spécifications techniques nécessaires au traitement des données en son sein, et définit un cadre pour la qualité des données et met en place un point de contact public pour les demandes urgentes ou les menaces pour la sécurité relatives à la plateforme des données douanières de l’UE . L’Autorité douanière de l’UE en assure l’exploitation et la maintenance. [Am. 142]
4. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués, conformément à l’article 261, afin de modifier les fonctionnalités visées au paragraphe 1 pour tenir compte des nouvelles tâches confiées aux autorités visées à l’article 31 du présent règlement par la législation de l’Union ou adapter ces fonctionnalités à l’évolution des besoins de ces autorités dans le cadre de la mise en œuvre de la législation douanière ou d’autres législations appliquées par les autorités douanières.
5. La Commission établit, par voie d’actes d’exécution:
| (a) | les modalités techniques pour la maintenance et l’exploitation des systèmes électroniques conçus par les États membres et la Commission conformément à l’article 16, paragraphe 1, du règlement (UE) no 952/2013 et au règlement (UE) 2022/2399 en liaison avec le règlement (UE) 2023/2841 et avec la directive (UE) 2022/2555, y compris les lignes directrices publiées par l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (ENISA) ; [Am. 143] |
| (b) | un programme de travail pour la suppression progressive de ces systèmes. |
Ces actes d'exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d'examen visée à l'article 262, paragraphe 4.
Article 29 bis
Phase pilote de la plateforme des données douanières de l’UE
1. Avant la date précisée à l’article 265, paragraphe 3, la Commission peut mettre en place une phase pilote pour l’utilisation de la plateforme des données douanières de l’UE. La phase pilote est volontaire et vise à tester les fonctionnalités de la plateforme des données douanières de l’UE.
2. La Commission coopère avec l’autorité douanière de l’UE, les autorités douanières et les autres autorités, ainsi qu’avec les parties prenantes concernées au cours de la planification et de l’organisation de la phase pilote.
3. Aux fins du paragraphe 1, la Commission adopte des actes d’exécution précisant ce qui suit:
| (a) | les modalités techniques de la planification et de l’organisation; |
| (b) | les fonctionnalités à appliquer et à tester; |
| (c) | la durée exacte de la phase pilote. |
Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 262, paragraphe 4. [Am. 144]
Article 30
Applications nationales permettant d’utiliser les données de la plateforme des données douanières de l’UE
1. Les États membres peuvent mettent tout en œuvre pour concevoir les applications nécessaires pour se connecter à la plateforme des données douanières de l’UE afin de communiquer des données à ladite plateforme et de traiter les données qui en sont issues , si ces applications n’existent pas déjà . [Am. 145]
1 bis. Les États membres veillent à ce que les applications visées au paragraphe 1 soient conformes aux dispositions de la directive (UE) 2022/2555 du Parlement européen et du Conseil (38) , notamment en ce qui concerne les mesures de gestion des risques en matière de cybersécurité. Les États membres intègrent l’infrastructure douanière dans leur stratégie nationale de cybersécurité. [Am. 146]
2. Les États membres peuvent demander à l’Autorité douanière de l’UE de concevoir les applications visées au paragraphe 1. Dans ce cas, les États membres concernés financent la conception.
3. Lorsque l’Autorité douanière de l’UE conçoit une application conformément au paragraphe 2, elle la met à la disposition de tous les États membres.
Article 31
Finalités du traitement des données à caractère personnel et d’autres données sur la plateforme des données douanières de l'UE ’UE et le système EU CSW-CERTEX [Am. 147]
1. Les personnes peuvent avoir accès aux données, y compris aux données à caractère personnel et commercialement sensibles, conservées ou disponibles d’une autre manière sur la plateforme des données douanières de l’UE, qui ont été transmises par la personne concernée ou pour le compte de celle-ci ou qui ont été adressées ou destinées à cette personne. Cet accès s’effectue exclusivement aux fins suivantes:
| (a) | remplir les obligations de déclaration qui incombent à la personne concernée en application de la législation douanière ou d’autres législations appliquées par les autorités douanières, et notamment déterminer si une personne est redevable des droits, redevances et taxes éventuellement dus dans l’Union; et |
| (b) | démontrer que la personne concernée respecte la législation douanière et d’autres législations appliquées par les autorités douanières. |
2. Une autorité douanière peut traiter des données, y compris des données à caractère personnel et commercialement sensibles, conservées ou disponibles d’une autre manière sur la plateforme des données douanières de l’UE, exclusivement et dans la mesure nécessaire aux fins suivantes:
| (a) | accomplir ses tâches dans le cadre de la mise en œuvre de la législation douanière ou d’autres législations appliquées par les autorités douanières, et notamment déterminer si une personne est redevable des droits, redevances et taxes éventuellement dus dans l’Union et vérifier le respect de ladite législation; |
| (b) | accomplir ses tâches en ce qui concerne les contrôles et la gestion des risques conformément aux dispositions du titre IV; |
| (c) | accomplir les tâches nécessaires à la coopération dans les conditions prévues au titre XIII. |
Dans un souci d’efficacité des contrôles douaniers, toutes les autorités douanières nationales peuvent recevoir et traiter les données résultant d’un contrôle douanier au cours duquel des marchandises non conformes ont été détectées. [Am. 148]
3. L’Autorité douanière de l’UE peut traiter des données, y compris des données à caractère personnel et commercialement sensibles, conservées ou disponibles d’une autre manière sur la plateforme des données douanières de l’UE, exclusivement et dans la mesure nécessaire aux fins suivantes:
| (a) | accomplir ses tâches en ce qui concerne la gestion des risques douaniers conformément aux dispositions du titre IV, chapitre 3; |
| (b) | accomplir ses tâches conformément aux dispositions du titre XII, chapitre 2; |
| (c) | accomplir les tâches relatives à la coopération conformément aux dispositions du titre XIII. |
Sans préjudice de la directive (UE) 2016/943, et après la date indiquée à l’article 265, paragraphe 4, les autorités douanières des États membres ou l’Autorité douanière de l’UE mettent à disposition, sur demande, des données douanières à caractère non personnel et non sensibles sur le plan commercial. Les opérateurs économiques ont la possibilité de demander, dans les déclarations, que des éléments de données tels que, mais sans s’y limiter, la dénomination sociale, l’adresse, la valeur des marchandises, le numéro d’article et la description des marchandises soient considérés comme commercialement sensibles. Si une telle demande est présentée, les autorités douanières des États membres ou l’Autorité douanière de l’UE ne donnent pas suite à la demande de diffusion des données douanières et ne mettent pas ces données à disposition. [Am. 149]
4. La Commission peut traiter des données, y compris des données à caractère personnel et commercialement sensibles, conservées ou disponibles d’une autre manière sur la plateforme des données douanières de l’UE, exclusivement et dans la mesure nécessaire aux fins suivantes:
| (a) | accomplir ses tâches en ce qui concerne la gestion des risques douaniers conformément aux dispositions du titre IV, chapitre 3; |
| (b) | accomplir ses tâches en ce qui concerne le classement tarifaire des marchandises, leur origine et valeur et leur suivi douanier conformément aux titres I et IX; |
| (c) | accomplir ses tâches en ce qui concerne les mesures de restriction et la gestion des crises conformément au titre XI; |
| (d) | accomplir ses tâches en lien avec l’Autorité douanière de l’UE conformément au titre XII; |
| (e) | accomplir les tâches nécessaires à la coopération dans les conditions prévues au titre XIII. |
| (f) | examiner et évaluer les performances de l’union douanière conformément au titre XV, chapitre 1; |
| (g) | assurer un suivi de la mise en œuvre et garantir l’application uniforme de la législation douanière ou d’autres législations appliquées par les autorités douanières, et notamment déterminer si une personne est redevable des droits, redevances et taxes éventuellement dus dans l’Union; |
| (h) | élaborer des statistiques et d’autres analyses comme le prévoit la législation de l’Union, qui requièrent les données figurant sur la plateforme des données douanières de l'UE; |
| (h bis) | contribuer à faire respecter d’autres législations pertinentes de l’Union. [Am. 150] |
La Commission ne traite les données que dans la mesure où elles sont nécessaires et utiles pour atteindre les objectifs visés au présent paragraphe. [Am. 151]
5. L’Office européen de lutte antifraude (OLAF) peut traiter des données, y compris des données à caractère personnel et commercialement sensibles, qui sont conservées ou disponibles d’une autre manière sur la plateforme des données douanières de l’UE, exclusivement et dans la mesure nécessaire à l’exercice de ses activités en rapport avec des questions douanières conformément à l’article 1er du règlement (UE, Euratom) no 883/2013 du Parlement européen et du Conseil et au règlement (CE) no 515/97 du Conseil, dans le respect des conditions relatives à la protection des données établies dans les règlements précités.
6. Le Parquet européen peut, sur demande, avoir accès aux données et les traiter , y compris les données à caractère personnel et commercialement sensibles, qui sont conservées ou disponibles d’une autre manière sur la plateforme des données douanières de l’UE, exclusivement et dans la mesure nécessaire à l’accomplissement de ses tâches conformément à l’article 4 du règlement (UE) 2017/1939 du Conseil (39) , dans la mesure où le comportement faisant l’objet de l’enquête du Parquet européen concerne les douanes et dans les conditions définies dans un acte d’exécution adopté conformément au paragraphe 14 du présent article. . [Am. 152]
7. Les autorités fiscales des États membres peuvent traiter des données, y compris des données à caractère personnel et commercialement sensibles, qui sont conservées ou disponibles d’une autre manière sur la plateforme des données douanières de l’UE, exclusivement et dans la mesure nécessaire pour déterminer si une personne est redevable des droits, redevances et taxes éventuellement dus dans l’Union pour les marchandises concernées et dans les conditions définies dans un acte d’exécution adopté conformément au paragraphe 14 du présent article. . [Am. 153]
8. Les autorités compétentes telles qu’elles sont définies à l’article 3, point 3), du règlement (UE) 2017/625 du Parlement européen et du Conseil (40) peuvent avoir accès aux données, y compris les données à caractère personnel et commercialement sensibles, qui sont conservées ou disponibles d’une autre manière sur la plateforme des données douanières de l’UE, exclusivement et dans la mesure nécessaire au contrôle de l’application de la législation de l’Union régissant la mise sur le marché ou la sécurité des denrées alimentaires, des aliments pour animaux et des végétaux et à la coopération avec les autorités douanières afin de réduire au minimum les risques que des produits non conformes entrent dans l’Union et dans les conditions définies dans un acte d’exécution adopté conformément au paragraphe 14 du présent article. . [Am. 154]
9. Les autorités de surveillance du marché désignées par les États membres conformément à l’article 10 du règlement (UE) 2019/1020 peuvent traiter des données, y compris des données à caractère personnel et commercialement sensibles, qui sont conservées ou disponibles d’une autre manière sur la plateforme des données douanières de l’UE, exclusivement et dans la mesure nécessaire au contrôle de l’application de la législation de l’Union régissant la mise sur le marché ou la sécurité des produits et à la coopération avec les autorités douanières afin de réduire au minimum les risques que des marchandises non conformes entrent dans l’Union et dans les conditions définies dans un acte d’exécution adopté conformément au paragraphe 14 du présent article. . [Am. 155]
10. L’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol) peut, sur demande, avoir accès aux données, y compris les données à caractère personnel et commercialement sensibles, qui sont conservées ou disponibles d’une autre manière sur la plateforme des données douanières de l’UE, exclusivement et dans la mesure nécessaire à l’accomplissement de ses tâches conformément à l’article 4 du règlement (UE) 2016/794 du Parlement européen et du Conseil, dans la mesure où ces tâches concernent des questions douanières et dans les conditions définies dans un acte d’exécution adopté conformément au paragraphe 14 du présent article. . [Am. 156]
11. Les autres autorités nationales et organes de l’Union, y compris l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex), peuvent traiter les données à caractère non personnel conservées ou disponibles d’une autre manière sur la plateforme des données douanières de l’UE dans les conditions définies dans un acte d’exécution adopté conformément au paragraphe 14 du présent article aux fins suivantes: : [Am. 157]
| (a) | accomplir leurs tâches relatives à l’accomplissement des formalités douanières; |
| (b) | accomplir les tâches confiées à ces autorités par la législation de l’Union; |
| (c) | accomplir leurs tâches relatives à l’exécution des activités de gestion des risques au niveau de l’Union visées à l’article 52. |
12. Jusqu’à la date fixée à l’article 265, paragraphe 3, la Commission, l’OLAF , le Parquet européen et l’Autorité douanière de l’UE après sa mise en place, pourront, exclusivement aux fins énoncées aux paragraphes 4, 5 et 6, traiter des données, y compris des données à caractère personnel, issues des systèmes électroniques existants pour l’échange d’informations conçus par la Commission en application du règlement (UE) no 952/2013. [Am. 158]
13. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués, conformément à l’article 261, afin de modifier les paragraphes 2 à 4 pour clarifier et compléter les finalités qui y sont énoncées à la lumière de l’évolution des besoins dans le cadre de la mise en œuvre de la législation douanière ou d’autres législations.
13 bis. En ce qui concerne le traitement des données à caractère personnel dans le système EU CSW-CERTEX, la Commission est un responsable conjoint du traitement au sens de l’article 28, paragraphe 1, du règlement (UE) 2018/1725, et les autorités douanières et les autorités compétentes partenaires des États membres chargées des formalités non douanières de l’Union énumérées dans l’annexe I bis sont les responsables conjoints du traitement au sens de l’article 26, paragraphe 1, du règlement (UE) 2016/679. [Am. 159]
14. La Commission établit, par voie d’actes d’exécution, les règles et modalités relatives à l’accès aux données ou à leur traitement, y compris les données à caractère personnel et commercialement sensibles, qui sont conservées ou disponibles d’une autre manière sur la plateforme des données douanières de l’UE par les autorités visées aux paragraphes 6 à 11. Lorsqu’elle définit ces règles et modalités, pour chaque autorité ou catégorie d’autorités, la Commission:
| (a) | évalue les garanties existantes appliquées par l’autorité concernée pour veiller à ce que les données soient traitées conformément à la finalité; |
| (b) | veille à la proportionnalité et à la nécessité du traitement au regard de la finalité; |
| (c) | détermine les catégories spécifiques de données, auxquelles l’autorité peut avoir accès ou que cette dernière peut traiter; |
| (d) | examine la nécessité pour l’autorité concernée de désigner un point de contact ou une ou plusieurs personnes de contact spécifiques ou de fournir des garanties supplémentaires; |
| (d) | évalue la nécessité de restreindre le partage ultérieur des données; |
| (d) | détermine les conditions et modalités des demandes d’accès aux données, y compris les données à caractère personnel et commercialement sensibles, ainsi que le responsable conjoint du traitement qui accordera l’accès à la plateforme des données douanières de l’UE. [Am. 160] |
Ces actes d'exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d'examen visée à l'article 262, paragraphe 4. [Am. 161]
Article 32
Données à caractère personnel sur la plateforme des données douanières de l’UE
1. Les données à caractère personnel des catégories de personnes concernées ci-après peuvent être traitées sur la plateforme des données douanières de l’UE exclusivement et dans la mesure nécessaire aux finalités énoncées à l’article 31:
| (a) | les personnes concernées enregistrées ou ayant demandé à être enregistrées en tant qu’opérateurs économiques conformément à l’article 19; |
| (b) | les personnes concernées qui participent sont des opérateurs économiques participant à titre occasionnel à des activités relevant de la législation douanière ou d’autres législations appliquées par les autorités douanières; [Am. 162] |
| (c) | les personnes concernées qui sont des opérateurs économiques et dont les informations personnelles figurent dans les documents d' ’ accompagnement visés à l’article 40, ou sur toute autre pièce justificative requise aux fins de l’accomplissement des obligations imposées par la législation douanière et d’autres législations appliquées par les autorités douanières; [Am. 163] |
| (d) | les personnes concernées qui sont des opérateurs économiques et dont les données à caractère personnel figurent dans les données recueillies aux fins de la gestion des risques en application de l’article 50, paragraphe 3, point a); [Am. 164] |
| (e) | le personnel habilité des autorités douanières, des autorités autres que douanières ou de toute autre autorité compétente ou organe habilité, dont les informations personnelles sont nécessaires pour assurer un contrôle et une surveillance appropriés de l’accès aux informations sur la plateforme des données douanières de l'UE; |
| (f) | le personnel ou les tiers habilités travaillant pour le compte de la Commission, de l’Autorité douanière de l’UE ou d’autres organes de l’Union autorisés à accéder à la plateforme des données douanières de l’UE. |
2. Les catégories suivantes de données à caractère personnel peuvent être traitées sur la plateforme des données douanières de l’UE conformément à l’article 31:
| (a) | les données à caractère personnel figurant dans le modèle de données douanières de l’UE visé à l’article 36; |
| (b) | les données à caractère personnel figurant dans les données recueillies aux fins de la gestion des risques en application de l’article 50, paragraphe 3, point a); |
| (c) | les données à caractère personnel requises aux fins de l’identification correcte du personnel habilité à traiter les données sur la plateforme des données douanières de l’UE visé au paragraphe 1, points e) et f); |
3. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués, conformément à l’article 261, afin de modifier ou de compléter les catégories de personnes concernées et les catégories de données à caractère personnel visées aux paragraphes 1 et 2 du présent article pour tenir compte des évolutions en matière de technologies de l’information et de l’état d’avancement de la société de l’information.
Article 33
Durée de conservation des données à caractère personnel sur la plateforme des données douanières de l’UE
1. Les données à caractère personnel figurant sur la plateforme des données douanières de l’UE peuvent être conservées au moyen d’un service spécifique pendant une période maximale de dix ans à compter de la date à laquelle ces données sont enregistrées dans ce service. Les cas prévus à l’article 48 et les enquêtes lancées par l’OLAF, le Parquet européen ou les autorités des États membres, les procédures d’infraction engagées par la Commission et les procédures administratives et judiciaires concernant des données à caractère personnel ont un effet suspensif sur la durée de conservation de ces données.
2. Au terme du délai prévu au paragraphe 1, les données à caractère personnel sont effacées ou anonymisées, selon les circonstances.
3. La Commission établit, par voie d’actes d’exécution, les règles relatives à l’anonymisation des données à caractère personnel après l’expiration de la période de conservation. [Am. 165]
Article 34
Rôles et responsabilités en ce qui concerne les données à caractère personnel traitées sur la plateforme des données douanières de l’UE
1. Les autorités douanières des États membres, la Commission et l’Autorité douanière de l’UE sont considérées comme responsables conjoints du traitement en ce qui concerne les données à caractère personnel traitées sur la plateforme des données douanières de l’UE aux fins de la gestion des risques et de la coopération, visées à l’article 31, paragraphe 2, points b) et c), à l’article 31, paragraphe 3, points a) et c), et à l’article 31, paragraphe 4, points a) et e).
2. Chacune des autorités douanières est considérée comme responsable du traitement en ce qui concerne les données à caractère personnel qu’elle traite aux fins visées à l’article 31, paragraphe 2, point a).
3. La Commission est considérée comme seule responsable du traitement en ce qui concerne les données à caractère personnel qu’elle traite aux fins visées à l’article 31, paragraphe 4, points c), d) et f) à g).
4. Jusqu’à la date visée à l’article 265, paragraphe 3, la Commission, l’OLAF, le Parquet européen et l’Autorité douanière de l’UE sont considérés comme seuls responsables du traitement en ce qui concerne le traitement des données visé à l’article 31, paragraphe 12.
5. Les responsables conjoints du traitement visés au paragraphe 1:
| (a) | collaborent pour traiter en temps utile la ou les demandes introduites par la ou les personnes concernées et faciliter l'exercice des droits des personnes concernées; |
| (b) | se prêtent mutuellement assistance en ce qui concerne l’identification et le traitement de toute violation de données liée au traitement conjoint; |
| (c) | échangent les informations utiles nécessaires pour informer les personnes concernées en vertu du chapitre III, section 2, du règlement (UE) 2016/679, du chapitre III, section 2, du règlement (UE) 2018/1725 et du chapitre III de la directive (UE) 2016/680, selon le cas; |
| (d) | garantissent et protègent la sécurité, l’intégrité, la disponibilité et la confidentialité des données à caractère personnel traitées conjointement conformément à l’article 32 du règlement (UE) 2016/679, à l’article 33 du règlement (UE) 2018/1725 et à l’article 25 de la directive (UE) 2016/680, selon le cas. |
6. La Commission établit, par voie d’actes d’exécution, les rôles respectifs des responsables conjoints du traitement et leurs relations vis-à-vis des personnes concernées, conformément à l'article 26 du règlement (UE) 2016/679 et à l’article 28 du règlement (UE) 2018/1725. Ces actes d'exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d'examen visée à l'article 262, paragraphe 4.
Article 35
Limitation des droits des personnes concernées
1. Lorsque l’exercice par une personne concernée du droit d’accès et du droit à la limitation du traitement visés aux articles 15 et 18 du règlement (UE) 2016/679 et aux articles 17 et 20 du règlement (UE) 2018/1725 ou la communication d’une violation de données visée à l’article 34, paragraphe 1, du règlement (UE) 2016/679 et à l’article 35, paragraphe 1, du règlement (UE) 2018/1725, compromettrait une enquête en cours concernant une personne physique dans le domaine des douanes, la réalisation des contrôles douaniers ou la gestion d’un risque spécifique constaté en ce qui concerne une personne physique dans le domaine des douanes, les autorités douanières, l’Autorité douanière de l’UE et la Commission peuvent, conformément à l’article 23, paragraphe 1, points c), e), f) et h), du règlement (UE) 2016/679 et la Commission et l’Autorité douanière de l’UE peuvent, conformément à l’article 25, paragraphe 1, points a), c), e) et g), du règlement (UE) 2018/1725, limiter totalement ou partiellement ces droits tant que la limitation est nécessaire et proportionnée.
2. Les autorités douanières, la Commission et l’Autorité douanière de l’UE évaluent la nécessité et la proportionnalité des limitations visées au paragraphe 1 au cas par cas avant leur application, compte tenu des risques éventuels pour les droits et libertés des personnes concernées.
3. Lors du traitement des données à caractère personnel reçues d’autres organisations dans le cadre de leurs tâches, les autorités douanières, l’Autorité douanière de l’UE ou la Commission, lorsqu’elles agissent en qualité de responsable du traitement ou de responsable conjoint du traitement, consultent lesdites organisations au sujet des raisons qui auraient motivé l’imposition des limitations visées au paragraphe 1, et de la nécessité et de la proportionnalité de ces limitations avant d’appliquer une limitation visée au paragraphe 1.
4. Lorsque les autorités douanières, la Commission ou l’Autorité douanière de l’UE limite, totalement ou partiellement, les droits visés au paragraphe 1, elles procèdent de la manière suivante:
| (a) | elles informent les personnes concernées, dans leur réponse à la demande, de la limitation appliquée et des principales raisons de celle-ci, ainsi que de la possibilité d'introduire une réclamation auprès des autorités nationales chargées de la protection des données ou du Contrôleur européen de la protection des données ou de former un recours juridictionnel devant une juridiction nationale ou la Cour de justice de l’Union européenne; et |
| (b) | elles consignent les raisons qui ont motivé la limitation, accompagnées d’une évaluation de la nécessité et de la proportionnalité de la limitation, ainsi que les raisons pour lesquelles l’octroi de l’accès compromettrait la gestion des risques et les contrôles douaniers. |
La communication des informations visée au premier alinéa, point a), peut être différée, omise ou refusée conformément à l’article 25, paragraphe 8, du règlement (UE) 2018/1725, ou lorsque celle-ci porterait préjudice aux objectifs de la limitation.
5. Les autorités douanières, la Commission ou l’Autorité douanière de l’UE intègrent dans les avis relatifs à la protection des données une rubrique concernant leur site web/intranet fournissant des informations générales aux personnes concernées sur les possibilités de limitations de leurs droits.
6. La Commission établit, par voie d’actes d’exécution, des garanties visant à prévenir l’utilisation abusive et l’accès ou la transmission illégale des données à caractère personnel qui font ou pourraient faire l’objet de limitations. Ces garanties comprennent la définition des rôles, des responsabilités et des étapes de la procédure ainsi qu’un suivi approprié des limitations et un réexamen périodique de leur application, qui a lieu au moins tous les six mois. Ces actes d'exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d'examen visée à l'article 262, paragraphe 4.
Article 36
Modèle de données douanières de l’Union européenne
La Commission est habilitée à adopter des actes délégués, conformément à l’article 261, afin de compléter le présent règlement pour déterminer les données requises en vue d’atteindre les finalités visées à l’article 31, paragraphes 1 à 4. Ces exigences en matière de données constituent le modèle des données douanières de l’UE.
Article 37
Moyens techniques de coopération
1. La Commission, l’Autorité douanière de l’UE et les autorités douanières utilisent la plateforme des données douanières de l’UE lors des échanges avec les autorités et les organes de l’Union visés à l’article 31, paragraphes 6 à 9 et 11, conformément au présent règlement. La Commission, l’Autorité douanière de l’UE et les autorités douanières utilisent l’application de réseau d’échange sécurisé d’informations (SIENA) d’Europol lors des échanges d’informations avec Europol. [Am. 166]
2. Pour les autres formalités et systèmes de l’Union énumérés à l’annexe du règlement (UE) 2022/2399, la plateforme des données douanières de l’UE assure l’interopérabilité par l’intermédiaire de l’environnement de guichet unique de l’UE pour les douanes mis en place par ledit règlement.
3. Lorsque des autorités autres que les autorités douanières ou , les organes de l’Union ou les autorités de pays tiers font usage des moyens électroniques mis en place par la législation de l’Union, utilisés pour atteindre les objectifs de ladite législation ou qui y sont visés, la coopération peut se faire par l’intermédiaire de l’interopérabilité de ces moyens électroniques avec la plateforme des données douanières de l’UE. [Am. 167]
4. Lorsque des autorités autres que les autorités douanières , y compris les autorités de pays tiers, ne font pas usage des moyens électroniques mis en place par la législation de l’Union, utilisés pour atteindre les objectifs de ladite législation ou qui y sont visés, lesdites autorités peuvent avoir recours aux services et systèmes spécifiques de la plateforme des données douanières de l’UE conformément à l’article 31. [Am. 168]
5. La Commission adopte, par voie d'actes d'exécution, les règles relatives aux modalités techniques aux fins de l’interopérabilité et de la connexion visées aux paragraphes 3 et 4. Ces actes d'exécution sont adoptés en conformité avec la procédure consultative visée à l'article 262, paragraphe 4.
Article 38
Échange d’informations complémentaires entre les autorités douanières et les opérateurs économiques
1. Les autorités douanières et les opérateurs économiques peuvent échanger des informations qui ne sont pas expressément exigées par la législation douanière, en particulier lorsque ces informations sont échangées aux fins de la coopération mutuelle visant à identifier et à contrecarrer les risques. Cet échange peut s’effectuer dans le cadre d’un accord écrit et prévoir l’accès aux systèmes électroniques des opérateurs économiques par les autorités douanières.
2. À moins que les parties n'en conviennent autrement ou que les dispositions en vigueur n’indiquent le contraire, toute information fournie par une partie à l'autre dans le cadre de la coopération visée au paragraphe 1 est considérée comme confidentielle.
Article 39
Communication d'informations par les autorités douanières
1. Toute personne peut demander aux autorités douanières des renseignements concernant l'application de la législation douanière. Les autorités douanières peuvent refuser cette demande si celle-ci ne se rapporte pas à une activité en matière de commerce international de marchandises qui est effectivement envisagée.
2. Les autorités douanières entretiennent un dialogue régulier avec les opérateurs économiques et d’autres autorités associées au commerce international des marchandises. Elles favorisent la transparence en mettant à disposition dans la mesure du possible gratuitement et grâce à l’internet la législation douanière, les décisions administratives générales et les formulaires de demande.
2 bis. Une interface numérique complète et conviviale donne également accès à toutes les informations relatives aux mesures autonomes, y compris les tarifs, quotas, sanctions et embargos, dans le but d’améliorer le respect de ces mesures par les entreprises. Cela favorisera également une plus grande cohérence entre les différentes mesures autonomes. [Am. 169]
Article 40
Informations et documents d’accompagnement
1. Lorsqu’elles communiquent ou mettent à disposition les données et informations requises pour le régime douanier spécifique sous lequel les marchandises sont placées ou destinées à être placées, les personnes fournissent ou mettent à disposition des copies numériques des documents originaux papier, lorsque ces originaux papier existent, qui ont servi à l’obtention desdites données et informations.
2. Jusqu'à la date fixée à l’article 266, paragraphe 3, lors du dépôt d’une déclaration en douane, les documents d'accompagnement exigés pour l'application des dispositions régissant le régime douanier pour lequel les marchandises sont déclarées sont en la possession du déclarant et à la disposition des autorités douanières au moment du dépôt.
3. Les documents d’accompagnement relatifs aux formalités non douanières de l’Union applicables énumérées dans l’annexe du règlement (UE) 2022/2399 sont réputés avoir été transmis, mis à disposition ou être en la possession du déclarant si les autorités douanières sont en mesure d’obtenir les données nécessaires des systèmes non douaniers de l’Union correspondants par l’intermédiaire du système d’échange de certificats dans le cadre du guichet unique de l’Union européenne pour les douanes conformément à l’article 10, paragraphe 1, points a) et c), dudit règlement.
4. Des documents d’accompagnement sont également fournis par les personnes, au besoin, aux fins de la gestion des risques et des contrôles douaniers.
5. Sans préjudice d’autres législations appliquées par les autorités douanières, ces dernières peuvent autoriser les opérateurs économiques à établir les documents d'accompagnement visés au paragraphe 3.
6. Sauf dispositions contraires dans des documents spécifiques, la personne concernée conserve, aux fins des contrôles douaniers, pendant au moins trois ans, les documents et informations par tout moyen permettant aux autorités douanières d’y avoir accès et acceptable par ces dernières. Ce délai court:
| (a) | à partir de la fin de l’année au cours de laquelle les marchandises ont obtenu la mainlevée; |
| (b) | à partir de la fin de l’année au cours de laquelle elles cessent d’être soumises à la surveillance douanière, dans le cas de marchandises mises en libre pratique en exonération des droits ou à un taux réduit de droits à l’importation en raison de leur destination particulière; |
| (c) | à partir de la fin de l’année au cours de laquelle le régime douanier concerné a été apuré ou le dépôt temporaire a pris fin, dans le cas de marchandises placées sous un autre régime douanier ou de marchandises en dépôt temporaire. |
7. Sans préjudice de l’article 182, paragraphe 4, lorsqu’un contrôle douanier concernant une dette douanière fait apparaître la nécessité de rectifier l’inscription correspondante et que la personne concernée en a été informée, les documents et informations sont conservés pendant trois ans au-delà du délai prévu au paragraphe 6 du présent article.
8. Lorsqu'un recours a été introduit ou lorsqu’une procédure administrative ou judiciaire a été entamée, les documents et informations sont conservés pendant le délai prévu au paragraphe 1 ou jusqu'à la clôture de la procédure qui se termine en dernier lieu, que ce soit la procédure de recours ou la procédure administrative ou judiciaire.
Titre III bis
ENVIRONNEMENT DE GUICHET UNIQUE DE L’UE POUR LES DOUANES
Article 40 bis
Mise en place d’un environnement de guichet unique de l’UE pour les douanes
1. Un environnement de guichet unique de l’UE pour les douanes est établi. Il inclut la plateforme des données douanières de l’UE visée à l’article 29 et les systèmes non douaniers de l’Union visés à l’annexe I bis.
2. La Commission interconnecte la plateforme des données douanières de l’UE avec les systèmes non douaniers de l’Union au plus tard aux dates indiquées à l’annexe I bis et permet l’échange d’informations sur les formalités non douanières de l’Union qui y sont énumérées.
3. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 261, afin de modifier l’annexe I bis en ce qui concerne les formalités non douanières de l’Union, les différents systèmes non douaniers de l’Union correspondants établis par la législation de l’Union autre que la législation douanière ainsi que la date relative à l’interconnexion visée au paragraphe 2 du présent article.
Article 40 ter
Coopération numérique entre gouvernements pour les formalités non douanières de l’Union
1. Pour chacune des formalités non douanières de l’Union énumérées dans l’annexe I bis, le système EU CSW-CERTEX permet l’échange d’informations entre l’UE et les systèmes non douaniers de l’Union concernés aux fins suivantes:
| (a) | mettre les données pertinentes à la disposition des autorités douanières pour qu’elles procèdent à la vérification nécessaire de ces formalités conformément au présent règlement de manière automatisée; |
| (b) | mettre les données pertinentes à la disposition des autorités compétentes partenaires pour qu’elles assurent la gestion des quantités en ce qui concerne les marchandises autorisées dans les systèmes non douaniers de l’Union sur la base des marchandises déclarées aux autorités douanières et dont la mainlevée a été octroyée par ces autorités; |
| (c) | faciliter et soutenir l’intégration des procédures entre les autorités douanières et les autorités compétentes partenaires, en vue de l’accomplissement entièrement automatisé des formalités requises pour placer les marchandises sous un régime douanier ou pour les réexporter, et la coopération concernant la coordination des contrôles conformément à l’article 43, paragraphe 3, du présent règlement; |
| (d) | permettre tout autre transfert automatisé de données entre les autorités douanières et les autorités compétentes partenaires concernées qui est requis par la législation de l’Union établissant les formalités non douanières de l’Union, sans préjudice de l’utilisation nationale de ces données. |
2. Pour chacune des formalités non douanières de l’Union énumérées dans l’annexe I bis, le système EU CSW-CERTEX assure les fonctionnalités suivantes:
| (a) | l’alignement de la terminologie douanière et non douanière lorsque cela est possible et l’identification de la procédure douanière ou de la réexportation pour laquelle le document d’accompagnement peut être utilisé sur la base de la décision administrative de l’autorité compétente partenaire mentionnée dans le document d’accompagnement; et |
| (b) | la conversion, lorsque cela est nécessaire, du format des données requises pour accomplir les formalités non douanières de l’Union pertinentes en un format de données compatible avec la déclaration en douane ou la déclaration de réexportation, et inversement, sans modifier le contenu des données. |
3. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 261 afin de compléter le présent règlement en précisant les éléments de données à échanger par l’intermédiaire du système EU CSW-CERTEX conformément au paragraphe 1 du présent article.
Article 40 quater
Coopération numérique entre entreprises et gouvernements pour les formalités non douanières de l’Union
1. La Commission adopte des actes d’exécution déterminant lesquelles des formalités non douanières de l’Union énumérées dans l’annexe I bis satisfont aux critères suivants:
| (a) | il existe un certain degré de chevauchement entre les données à fournir aux douanes et les données à inclure dans les documents d’accompagnement non douaniers requis pour les formalités non douanières de l’Union énumérées dans l’annexe I bis; |
| (b) | le nombre de documents d’accompagnement non douaniers, délivrés dans l’Union pour la formalité particulière, n’est pas négligeable; |
| (c) | le système non douanier de l’Union correspondant visé à l’annexe I bis peut identifier les opérateurs économiques à l’aide de leur numéro EORI; |
| (d) | la législation de l’Union applicable autre que la législation douanière permet l’accomplissement de la formalité particulière par l’UE conformément à l’article 11. |
2. Lorsqu’une formalité non douanière de l’Union a été identifiée comme satisfaisant aux critères énoncés au paragraphe 1, les opérateurs économiques peuvent fournir un jeu de données intégré contenant toutes les informations pertinentes requises pour l’accomplissement des formalités douanières applicables et des formalités non douanières de l’Union conjointement, dans la plateforme des données douanières de l’UE.
3. Utilisation du numéro EORI par les autorités compétentes partenairesLe jeu de données intégré, présenté conformément au paragraphe 2, est réputé constituer la présentation des données requises par les autorités compétentes partenaires pour les formalités non douanières de l’Union énumérées dans l’annexe I bis.
Article 40 quinquies
Utilisation du numéro EORI par les autorités compétentes partenaires
Dans le cadre de l’accomplissement de leurs tâches, les autorités compétentes partenaires ont accès au numéro EORI dans le but de valider les données pertinentes relatives aux opérateurs économiques.
Article 40 sexies
Coordinateurs nationaux pour l’environnement de guichet unique de l’UE pour les douanes
Chaque État membre désigne un coordinateur national pour l’environnement de guichet unique de l’UE pour les douanes. Le coordinateur national accomplit les tâches suivantes afin de soutenir la mise en œuvre du présent règlement:
| (a) | servir de point de contact national à la Commission pour toutes les questions relatives à la mise en œuvre de l’environnement de guichet unique de l’UE pour les douanes; et |
| (b) | encourager et soutenir, au niveau national, la coopération entre les autorités douanières et les autorités compétentes partenaires nationales. |
Article 40 septies
Suivi et rapports
1. La Commission assure un suivi régulier du fonctionnement de l’environnement de guichet unique de l’UE pour les douanes en tenant compte, entre autres, des informations pertinentes à des fins de suivi fournies par les États membres.
2. Au plus tard le 31 décembre 2027, et chaque année par la suite, la Commission présente au Parlement européen et au Conseil un rapport sur la mise en œuvre du présent règlement. Ce rapport comprend un inventaire des formalités non douanières de l’Union incluses dans la législation de l’Union et dans les propositions législatives de la Commission.
3. Au plus tard le 31 décembre 2027, et tous les trois ans par la suite, le rapport visé au paragraphe 2 comprend également des informations sur le suivi et l’évaluation effectués conformément aux paragraphes 1 et 2, respectivement, y compris l’incidence sur les opérateurs économiques, et en particulier sur les petites et moyennes entreprises. [Am. 170]
Titre IV
SURVEILLANCE DOUANIÈRE, CONTRÔLES DOUANIERS ET GESTION DES RISQUES
Chapitre 1
Surveillance douanière
Article 41
Surveillance douanière
1. Les marchandises destinées à être introduites sur le territoire douanier de l'Union ou à en sortir sont placées sous surveillance douanière et peuvent faire l'objet de contrôles douaniers.
2. Les marchandises introduites sur le territoire douanier de l’Union restent sous cette surveillance aussi longtemps que nécessaire pour déterminer leur statut douanier. [Am. 171]
3. Les marchandises non Union restent sous surveillance douanière, soit jusqu’à ce qu’elles changent de statut douanier, soit jusqu’à ce qu’elles soient sorties du territoire douanier de l’Union ou détruites.
4. Dès leur entrée sur le territoire douanier de l’Union, les marchandises de l'Union sont soumises à la surveillance douanière jusqu’à ce que leur statut douanier soit confirmé, à moins qu’elles ne soient placées sous le régime de la destination particulière.
5. Les marchandises de l'Union placées sous le régime de la destination particulière sont soumises à la surveillance douanière dans les cas suivants:
| (a) | lorsque les marchandises se prêtent à une utilisation répétée, pour une période ne dépassant pas deux ans à compter de la première utilisation aux fins prévues dans la demande d'exonération de droits ou de taux de droits réduit; |
| (b) | jusqu’à ce que les marchandises aient été utilisées aux fins prévues dans la demande d’exonération de droits ou de taux de droits réduit; |
| (c) | jusqu’à ce que les marchandises soient sorties du territoire douanier de l'Union, aient été détruites ou aient été abandonnées à l'État; |
| (d) | jusqu’à ce que les marchandises aient été utilisées à des fins autres que celles prévues dans la demande d'admission en exonération de droits ou à taux réduit et que les droits dus à l'importation aient été acquittés. |
6. Les marchandises de l'Union ayant reçu la mainlevée pour l’exportation ou placées sous le régime du perfectionnement passif sont soumises à la surveillance douanière jusqu’à leur sortie du territoire douanier de l’Union, leur abandon à l’État, leur destruction ou l’invalidation de la déclaration en douane ou des données pertinentes relatives à l’exportation.
7. Les marchandises de l’Union placées sous le régime du transit interne sont soumises à la surveillance douanière jusqu’à leur arrivée à destination sur le territoire douanier de l’Union.
8. Le détenteur des marchandises faisant l’objet d’une surveillance douanière peut à tout moment, avec l’autorisation des autorités douanières, examiner ces marchandises ou les échantillonner, notamment afin d’en déterminer le classement tarifaire, la valeur en douane ou le statut douanier.
Article 42
Bureaux de douane compétents
1. Sauf disposition contraire d’autres législations appliquées par les autorités douanières, les États membres définissent l'emplacement et la compétence de leurs bureaux de douane.
2. Les États membres veillent à ce que les heures d’ouverture officielles de ces bureaux soient raisonnables et adéquates, compte tenu de la nature du trafic et des marchandises ou du régime douanier sous lequel elles doivent être placées, de sorte que le flux de trafic international ne s’en trouve pas entravé ni perturbé.
3. Le bureau de douane compétent pour la surveillance du placement des marchandises sous un régime douanier est le bureau de douane compétent pour le lieu d’établissement de l’importateur ou de l’exportateur.
Par dérogation au premier alinéa, le bureau de douane compétent pour la surveillance du placement des marchandises sous un régime douanier en ce qui concerne les importateurs et les exportateurs autres que les opérateurs économiques de confiance certifiés et les importateurs présumés est le bureau de douane compétent pour le lieu où la déclaration en douane a été déposée ou aurait été déposée conformément à l’article 63, paragraphe 4, sans la modification concernant la méthode de communication des informations prévue à l’article 63, paragraphe 2.
4. Le bureau de douane compétent pour le lieu d’établissement de l’opérateur économique de confiance certifié ou de l’importateur présumé:
| (a) | surveille le placement des marchandises sous le régime douanier concerné; |
| (b) | procède aux contrôles douaniers aux fins de la vérification des informations communiquées, et demande des documents d'accompagnement supplémentaires si nécessaire; |
| (c) | demande, lorsque cela se justifie, au bureau de douane compétent pour le lieu d’expédition ou de destination finale des marchandises d’effectuer un contrôle douanier; |
| (d) | demande, lorsqu’il existe un risque qui requiert une action dès l’arrivée des marchandises sur le territoire douanier de l’Union ou avant que les marchandises ne quittent le territoire douanier de l’Union, au bureau de douane compétent pour le lieu d’entrée ou de sortie des marchandises d’effectuer des contrôles douaniers; |
| (e) | accomplit les formalités douanières aux fins du recouvrement du montant des droits à l'importation ou à l'exportation correspondant à l'éventuelle dette douanière. |
5. Le bureau de douane compétent pour le lieu d’expédition ou de destination finale des marchandises ou, en application du paragraphe 4, point d), pour le lieu d’entrée sur le territoire douanier de l’Union ou de sortie du territoire douanier de l’Union des marchandises, procède aux contrôles douaniers demandés par le bureau de douane compétent pour le lieu d’établissement de l’importateur et communique audit bureau les résultats de ces contrôles, sans préjudice de ses propres contrôles en ce qui concerne les marchandises qui entrent sur le territoire douanier de l'Union ou qui en sortent.
6. Les bureaux de douane compétents ont accès aux informations nécessaires pour garantir l’application de la législation.
7. La Commission précise, par voie d'actes d'exécution, les règles de procédure applicables pour déterminer les bureaux de douane compétents autres que celui visé au paragraphe 3, y compris les bureaux de douane d’entrée et de sortie, ainsi que les règles de procédure relatives à la coopération entre les bureaux de douane visée au paragraphe 5. Ces actes d'exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d'examen visée à l'article 262, paragraphe 4.
Chapitre 2
Contrôles douaniers
Article 43
Contrôles douaniers
1. Sans préjudice des dispositions du chapitre 3 du présent titre, les autorités douanières peuvent procéder aux contrôles douaniers qu'elles estiment nécessaires, ce qui inclut les contrôles aléatoires.
2. Les contrôles douaniers peuvent notamment consister à vérifier les marchandises, à prélever des échantillons, à contrôler l’authenticité, l’intégrité, l'exactitude et l'exhaustivité des données fournies par toute personne ainsi que l'existence, l'authenticité, l'exactitude et la validité de documents, à examiner la comptabilité et les écritures commerciales ainsi que les sources de données des opérateurs économiques, à contrôler les moyens de transport et à inspecter les bagages et autres marchandises transportés par ou sur des personnes ainsi qu’à mener des enquêtes officielles et à procéder à d'autres actes similaires. Si nécessaire, les contrôles douaniers incluent le traitement des données électroniques, notamment la source des données transmises à la plateforme des données douanières de l’UE.
3. Lorsque les mêmes marchandises font l'objet de contrôles autres que douaniers effectués par d’autres autorités, les autorités douanières s'efforcent, en étroite coopération avec les autres autorités concernées, de faire en sorte que, dans la mesure du possible, ces contrôles soient effectués au même moment et au même endroit que les contrôles douaniers («guichet unique»), les autorités douanières assurant la coordination.
Article 44
Vérification des données communiquées
1. Les autorités douanières peuvent, afin de vérifier l’exactitude des données qui leur ont été communiquées par les personnes:
| (a) | examiner les données et les documents d'accompagnement, y compris l’accès aux sources de données détenues par les opérateurs économiques ou conservées pour leur compte par des prestataires de services; |
| (b) | demander la transmission d’autres documents ou données, y compris les données détenues par les opérateurs économiques ou conservées pour leur compte par des prestataires de services; |
| (c) | demander l’accès aux écritures électroniques de la personne; |
| (d) | examiner les marchandises; |
| (e) | prélever des échantillons en vue de l’analyse ou d’un examen approfondi des marchandises. |
2. Les autorités douanières peuvent, en vue d’assurer le contrôle des marchandises et du moyen sur lequel elles se trouvent ou de prélever des échantillons, exiger à tout moment le déchargement et le déballage des marchandises.
3. La Commission précise, par voie d'actes d'exécution, les mesures relatives à la vérification des informations visées au paragraphe 1. Ces actes d'exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d'examen visée à l'article 262, paragraphe 4.
Article 45
Examen des marchandises et prélèvement d’échantillons
1. Le transport des marchandises aux lieux où il doit être procédé à leur examen ainsi que, le cas échéant, au prélèvement d’échantillons, et toutes les manipulations requises aux fins de cet examen ou ce prélèvement sont effectuées par l’importateur, l’exportateur ou le transporteur ou sous sa responsabilité. Les frais qui en résultent sont à la charge de l’importateur ou de l’exportateur.
2. L’importateur, l’exportateur ou le transporteur a le droit d'assister à l'examen des marchandises ou au prélèvement d'échantillons ou de s'y faire représenter. Lorsque les autorités douanières ont des motifs raisonnables de le faire, elles peuvent exiger de l’importateur, de l’exportateur ou du transporteur qu’il assiste à cet examen ou à ce prélèvement ou qu’il s’y fasse représenter, ou qu’il leur fournisse l’assistance nécessaire pour faciliter ledit examen ou prélèvement d’échantillons.
3. Dès lors qu’il est effectué selon les dispositions en vigueur, le prélèvement d’échantillons ne donne lieu à aucune indemnisation de la part des autorités douanières, mais les frais d’analyse ou de contrôle sont à charge de ces dernières.
4. Lorsque l'examen ne porte que sur une partie des marchandises ou qu'il est procédé par échantillonnage, les résultats de cet examen partiel ou de l'analyse ou du contrôle des échantillons sont valables pour l'ensemble des marchandises contenues dans le même envoi.
Toutefois, l’importateur ou l’exportateur peut demander un examen ou un échantillonnage supplémentaire des marchandises lorsqu'il estime que les résultats de l'examen partiel ou de l'analyse ou du contrôle des échantillons prélevés ne sont pas valables pour le reste des marchandises concernées. La demande est acceptée à condition que les marchandises n'aient pas fait l'objet d'une mainlevée ou, si celle-ci a été octroyée, que l’importateur ou l’exportateur démontre qu'elles n'ont pas été altérées de quelque manière que ce soit.
5. La Commission précise, par voie d'actes d'exécution, les mesures relatives à l’examen des marchandises et au prélèvement d’échantillons visés au présent article. Ces actes d'exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d'examen visée à l'article 262, paragraphe 4.
Article 46
Résultats de la vérification
1. Les résultats de la vérification des données communiquées par l’importateur, l’exportateur ou le transporteur servent de base pour l'application des dispositions régissant le régime douanier sous lequel les marchandises sont placées.
2. Lorsqu'il n'est pas procédé à la vérification des données communiquées, l'application du paragraphe 1 s'effectue d'après les données communiquées par l’importateur ou l’exportateur.
3. Les résultats de la vérification effectuée par les autorités douanières ont la même force probante sur tout le territoire douanier de l'Union.
4. La Commission précise, par voie d'actes d'exécution, les mesures relatives aux résultats de la vérification visés au présent article. Ces actes d'exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d'examen visée à l'article 262, paragraphe 4.
Article 47
Mesures d'identification
1. Les autorités douanières ou, le cas échéant, les opérateurs économiques agréés à le faire par les autorités douanières, prennent les mesures permettant d’identifier les marchandises lorsque cette identification est nécessaire pour garantir le respect des dispositions régissant le régime douanier applicable sous lequel les marchandises sont destinées à être placées.
Ces mesures d'identification ont les mêmes effets de droit sur tout le territoire douanier de l'Union.
2. Les moyens d'identification apposés sur les marchandises, sur l'emballage ou sur les moyens de transport ne peuvent être enlevés ou détruits que par les autorités douanières ou, lorsque ces dernières les y autorisent, par d’autres personnes, à moins que, par suite d'un cas fortuit ou de force majeure, leur enlèvement ou leur destruction ne soit indispensable pour assurer la sauvegarde des marchandises ou des moyens de transport.
3. La Commission précise, par voie d'actes d'exécution, les mesures qui constituent les mesures d’identification visées au présent article. Ces actes d'exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d'examen visée à l'article 262, paragraphe 4.
Article 48
Contrôles a posteriori
1. Aux fins des contrôles douaniers, les autorités douanières peuvent, après la mainlevée des marchandises:
| (a) | vérifier l’exactitude et l'exhaustivité des données communiquées ainsi que l’existence, l’authenticité, l’exactitude et la validité de tout document d'accompagnement; |
| (b) | examiner la comptabilité de l’opérateur économique et les autres écritures se rapportant aux opérations relatives aux marchandises en question ou à d'autres opérations commerciales antérieures ou ultérieures portant sur ces marchandises; |
| (c) | examiner ces marchandises elles-mêmes et prélever des échantillons lorsqu'il est encore possible de procéder à un tel examen ou prélèvement; |
| (d) | avoir accès aux systèmes des opérateurs pour vérifier le respect de l’obligation de transmettre des données à la plateforme des données douanières de l’UE ou de les mettre à la disposition de celle-ci. |
2. Ces contrôles peuvent s'exercer dans les locaux de l’importateur, de l’exportateur ou du détenteur des marchandises ou de toute personne directement ou indirectement liée à titre professionnel à ces opérations ainsi que de toute autre personne disposant de ces documents et données pour des raisons professionnelles.
3. La Commission précise, par voie d'actes d'exécution, les mesures applicables aux contrôles visés au paragraphe 1, notamment dans les cas où les opérations ont lieu dans plusieurs États membres, et concernant l’application de l’audit et d’autres méthodes appropriées dans le cadre de ces contrôles. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec l’article 262, paragraphe 4.
Article 49
Vols aériens et traversées maritimes internes à l'Union
1. Les contrôles et les formalités en matière douanière s'appliquent aux bagages à main et aux bagages de soute des personnes effectuant soit un vol interne à l'Union soit une traversée maritime interne à l'Union uniquement lorsque la législation douanière le prévoit.
2. Le paragraphe 1 s'applique sans préjudice:
| (a) | de la sécurité et la sûreté: |
| (b) | des contrôles liés à d’autres législations appliquées par les autorités douanières. |
3. La Commission détermine, par voie d'actes d'exécution, les ports ou aéroports dans lesquels les contrôles douaniers et les formalités douanières s'appliquent:
| (a) | aux bagages à main et aux bagages de soute:
|
| (b) | aux bagages à main et aux bagages de soute:
|
Ces actes d'exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d'examen visée à l'article 262, paragraphe 4.
Chapitre 3
Gestion des risques douaniers
Article 50
Principes généraux
1. Les autorités douanières déterminent, sur la base de la gestion des risques et principalement à partir d’une analyse de risques automatisée, si les marchandises, les opérateurs économiques et les chaînes d’approvisionnement seront soumis à des contrôles douaniers ou à d’autres mesures d’atténuation et, dans l’affirmative, elles fixeront le lieu et le moment où ces contrôles et autres mesures d’atténuation interviendront.
2. La Commission, l’Autorité douanière de l’UE et les autorités douanières ont recours à la gestion des risques douaniers pour différencier les niveaux de tous les risques associés aux marchandises, aux opérateurs économiques et aux chaînes d’approvisionnement conformément aux dispositions du présent chapitre.
3. La gestion des risques douaniers comprend au moins les activités suivantes, organisées selon les besoins sur une base cyclique:
| (a) | la collecte, le traitement, l’échange et l’analyse des données pertinentes disponibles sur la plateforme des données douanières de l' ’ UE et issues d’autres sources, y compris les données utiles émanant d’autorités compétentes autres que les autorités douanières; [Am. 172] |
| (b) | l’identification, l’analyse, l’évaluation ou la prévision des risques, notamment sur la base de méthodes statistiques et prédictives et de contrôles aléatoires; |
| (c) | l’élaboration des mesures nécessaires pour gérer les risques, notamment en établissant des domaines de contrôle prioritaires communs, des critères et normes communs en matière de risque et des stratégies de surveillance; |
| (d) | l’adoption et l’exécution d’actions, notamment la sélection des mesures d’atténuation et des contrôles douaniers appropriés; |
| (e) | la compilation des retours d’information sur la mise en œuvre des activités de gestion des risques et de contrôle; |
| (f) | le suivi et le réexamen des activités de gestion des risques et de contrôle en vue de les améliorer. |
4. Les mesures d’atténuation peuvent notamment consister à:
| (a) | donner instruction au transporteur ou à l’exportateur de ne pas charger ni transporter les marchandises; |
| (b) | demander des informations ou des actions complémentaires; |
| (c) | recenser les situations dans lesquelles l’intervention d’une autre autorité douanière peut être appropriée; |
| (d) | recommander le lieu et les mesures les plus appropriés pour effectuer un contrôle; |
| (e) | déterminer l'itinéraire que doivent emprunter les marchandises sortant du territoire douanier de l'Union et le délai à respecter à cette fin. |
4 bis. Lorsqu’elles prennent des décisions relatives à la gestion des risques en matière douanière visée au paragraphe 2, les autorités douanières tiennent compte de toute non-conformité d’un importateur, d’un exportateur ou d’un importateur présumé à une autre législation appliquée par les autorités douanières qui fait partie du droit national et qui a été notifiée par les autorités compétentes aux autorités douanières. Ce non-respect est pris en compte aux fins du profil de risque de l’importateur, de l’exportateur ou de l’importateur présumé concerné. [Am. 173]
Article 51
Rôles et responsabilités
1. La Commission peut établir établit des domaines de contrôle prioritaires communs ainsi que des critères , et les cas échéant des et normes , communs en matière de risque pour tout type de risque, y compris les risques liés aux intérêts financiers, sans toutefois s’y limiter. [Am. 174]
2. Sans préjudice du paragraphe 6, point f), du présent article, et de l’article 43, la Commission peut déterminer les domaines spécifiques relevant des autres législations appliquées par les autorités douanières qui garantissent un traitement prioritaire aux fins de la gestion des risques et des contrôles douaniers.
3. La Commission peut:
| (a) | fournir des orientations stratégiques à l’Autorité douanière de l’UE en ce qui concerne les projets de gestion des risques et les stratégies de surveillance; |
| (b) | demander à l’Autorité douanière de l’UE d’effectuer une évaluation régulière ou ad hoc de la mise en œuvre de toute activité de gestion des risques; |
| (c) | demander à l’Autorité douanière de l’UE d’élaborer une stratégie de surveillance pour tout risque et de procéder à des évaluations de la menace. |
4. Aux fins visées aux paragraphes 1 à 3, la Commission peut recueillir, traiter et analyser les données disponibles sur la plateforme des données douanières de l'UE et issues d’autres sources, y compris celles émanant d’autorités autres que les autorités douanières.
5. L’Autorité douanière de l’UE mène des activités de gestion des risques au niveau de l’Union sur la base des orientations de la politique douanière visées au paragraphe 3, point a), et des priorités visées au paragraphe 2. Elle:
| (a) | recueille, traite et analyse les données disponibles sur la plateforme des données douanières de l'UE et issues d’autres sources, y compris celles émanant d’autorités autres que les autorités douanières; |
| (b) | assiste la Commission dans la définition des domaines de contrôle prioritaires communs ainsi que des critères et normes communs en matière de risque, sur la base des connaissances opérationnelles et de l’expertise technique en matière de gestion des risques; |
| (c) | élabore, sur demande conformément au paragraphe 3, des stratégies de surveillance, le cas échéant, en collaboration avec des autorités autres que douanières, et procède à des évaluations de la menace; |
| (d) | échange les données pertinentes avec les autorités douanières et d’autres autorités aux fins du présent titre, dans la mesure du possible par l’intermédiaire de la plateforme des données douanières de l’UE conformément à l’article 53; |
| (e) | élabore et met en œuvre l’analyse des risques commune afin de générer des signaux de risque et des résultats d’analyse de risques et, s’il y a lieu, formule des recommandations de contrôle et propose d’autres mesures d’atténuation appropriées aux autorités douanières, notamment aux fins de l’application des domaines de contrôle prioritaires communs et des critères et normes communs en matière de risque établis par la Commission et de la gestion des situations de crise; |
| (f) | informe l’OLAF lorsqu’elle détecte ou soupçonne des cas de fraude et lui transmet toutes les informations nécessaires concernant ces cas. Europol est également informé dans les limites de son mandat. [Am. 175] |
5 bis. L’Autorité douanière de l’UE peut inviter Europol à contribuer à l’analyse des risques visée au paragraphe 5, point e) afin d’établir des domaines de contrôle prioritaires communs ainsi que des critères et des normes de risque communs, dans les limites du mandat d’Europol. [Am. 176]
6. Au moyen des données disponibles sur la plateforme des données douanières de l'UE et issues d’autres sources, les autorités douanières:
| (a) | recueillent, traitent et analysent les données disponibles sur la plateforme des données douanières de l'UE et issues d’autres sources, y compris celles émanant d’autorités autres que les autorités douanières; |
| (b) | mènent des activités de gestion des risques au niveau national, ce qui inclut l’analyse des risques, la coopération et l’échange d'informations sur la gestion des risques avec les autorités nationales compétentes, et prennent des mesures d’atténuation; |
| (c) | mettent en place les processus nationaux nécessaires à la mise en œuvre des critères et normes communs en matière de risque et des domaines de contrôle prioritaires communs; |
| (d) | mettent en œuvre les signaux de risque et les résultats de l’analyse de risque générés par l’Autorité douanière de l’UE ainsi que les recommandations de contrôle formulées par celle-ci; |
| (e) | formulent des recommandations de contrôle et indiquent aux autorités douanières d’autres États membres d’autres mesures d’atténuation appropriées; |
| (f) | prennent des décisions de contrôle; |
| (g) | effectuent des contrôles conformément au chapitre 2 du présent titre et aux critères et normes communs en matière de risque applicables; |
| (h) | expose à l’Autorité douanière de l’UE les motifs justifiant l’inexécution d’une recommandation de contrôle. |
7. L’Autorité douanière de l’UE informe la Commission de ses activités de gestion des risques et de leurs résultats sur une base trimestrielle et ad hoc, selon les besoins ou sur demande de la Commission. Elle transmet à la Commission toutes les informations nécessaires à cet égard.
8. Jusqu’à la date fixée à l’article 265, paragraphe 1, la Commission peut effectuer les tâches de gestion des risques de l’Autorité douanière de l’UE visées au présent article.
8 bis. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués, conformément à l’article 261, afin de compléter le présent règlement en déterminant les informations que doit comprendre la justification de l’inexécution d’un contrôle visée au paragraphe 6, point h). [Am. 177]
Article 52
Critères et normes communs en matière de risque
1. Les critères et normes communs en matière de risque comportent tous les éléments suivants:
| (a) | une description des risques; |
| (b) | les facteurs ou indicateurs de risque à utiliser pour sélectionner les marchandises ou les opérateurs économiques à soumettre à des contrôles douaniers; |
| (c) | la nature des contrôles douaniers à effectuer par les autorités douanières; |
| (d) | l’application de l’analyse de risque et de mesures d’atténuation dans la chaîne d’approvisionnement, y compris les demandes d’informations ou d’actions et l’instruction de ne pas charger ou transporter; |
| (e) | la durée d'application des contrôles douaniers visés au point c). |
2. Lors de l’élaboration des critères et normes communs en matière de risque, il convient de tenir compte de tous les éléments suivants:
| (a) | la proportionnalité par rapport au risque; |
| (b) | l'urgence de l'application nécessaire des contrôles; |
| (c) | l'incidence raisonnablement prévisible sur les échanges commerciaux et sur les ressources consacrées aux contrôles des différents États membres. |
Article 53
Informations utiles pour la gestion des risques et les contrôles
1. L’ensemble des informations, signaux et résultats d’analyse en matière de risques, des recommandations, décisions et résultats en ce qui concerne les contrôles sont enregistrés dans le processus opérationnel auquel ils se rapportent et sur la plateforme des données douanières de l’UE, qu’ils s’appuient sur une analyse des risques nationale ou commune ou sur une sélection aléatoire. Les autorités douanières partagent mutuellement les informations sur les risques, ainsi qu’avec l’Autorité douanière de l’UE et , la Commission et Europol, dans les limites du mandat d’Europol . [Am. 178]
2. Les autorités douanières, l’Autorité douanière de l’UE et la Commission ont le droit de traiter les éléments visés au paragraphe 1 du présent article conformément à leurs rôles et responsabilités visés aux articles 51 et 54.
3. L’Autorité douanière de l’UE utilise, dans la mesure du possible, la plateforme des données douanières de l’UE pour recueillir des données, documentations ou informations jugées utiles pour la gestion des risques par l’Autorité douanière de l’UE, la Commission ou une autorité douanière de l’UE, provenant de toutes autres sources, ou pour interagir avec celles-ci..
4. Jusqu’à la date fixée à l’article 265, paragraphe 1, la Commission effectue les tâches de l’Autorité douanière de l’UE visées au présent article.
Article 54
Évaluation de la gestion des risques douaniers
1. La Commission, en coopération avec l’Autorité douanière de l’UE et les autorités douanières, évalue, au moins une fois tous les deux ans, la mise en œuvre de la gestion des risques afin d’améliorer en permanence son efficacité et son efficience opérationnelles et stratégiques et publie chaque évaluation ; La Commission peut en outre organiser des activités d’évaluation à effectuer lorsqu’elle le juge nécessaire et de manière régulière. [Am. 179]
2. À cette fin, l’Autorité douanière de l’UE recueille et analyse les informations pertinentes et effectue toutes les activités nécessaires. L’Autorité douanière de l’UE peut demander des rapports périodiques ou ad hoc à un ou plusieurs États membres à cet égard.
3. À cette fin, et dans le but de remplir le rôle et les responsabilités qui lui incombent en vertu du présent titre, la Commission peut traiter toute information pertinente disponible par l’intermédiaire de la plateforme des données douanières de l’UE et peut demander des informations complémentaires à l’Autorité douanière de l’UE et aux autorités nationales.
4. Lors de l’établissement de critères communs en matière de risque et de domaines de contrôle prioritaires communs, la Commission tient compte, le cas échéant, des évaluations effectuées au titre du présent article.
Article 55
Attribution de compétences d'exécution
1. La Commission adopte, par voie d'actes d'exécution, des mesures visant à assurer une application harmonisée des contrôles douaniers et de la gestion des risques, notamment en ce qui concerne l'échange d'informations, l’établissement des critères et normes communs en matière de risque et des domaines de contrôle prioritaires communs visés au présent titre. Ces mesures portent au moins sur les éléments suivants:
| (a) | les informations à enregistrer sur la plateforme des données douanières de l’UE se rapportant à la gestion des risques et aux contrôles, notamment en ce qui concerne les informations sur les risques, les résultats de l’analyse de risque, les recommandations, décisions et résultats en ce qui concerne les contrôles, et les droits relatifs à l’accès et au traitement de ces informations; |
| (b) | les mesures de procédure pour l’utilisation ou l’accès transitoire aux systèmes d’information douaniers existants, les mesures de procédure pour la gestion de l’interopérabilité entre la plateforme des données douanières de l’UE et d’autres systèmes; |
| (c) | les mesures de procédure relatives à l’application de l’obligation de déclaration dans le cadre des contrôles a posteriori et des contrôles aléatoires; |
| (d) | les modalités de coopération, y compris l’échange d’informations, entre l’Autorité douanière de l’UE et d’autres institutions, organes et organismes spécifiques de l’Union, et d’autres autorités compétentes nationales; |
| (e) | la détermination de l’autorité douanière compétente en cas de processus spécifiques de gestion des risques, qui peuvent concerner plusieurs États membres; |
| (f) | les aspects procéduraux des contrôles, y compris les contrôles a posteriori, qui concernent plusieurs États membres, et la mise à disposition des résultats des prélèvements d’échantillons et d’autres contrôles entre les autorités douanières concernées; |
| (g) | les modalités du partage des informations sur les risques entre les autorités douanières, l’Autorité douanière de l’UE et la Commission; |
| (h) | les domaines de contrôle prioritaires communs et les critères et normes communs en matière de risque visés à l’article 51, paragraphes 1 et 2, et à l'article 52, y compris les modalités de leur application en urgence lorsque cela s’avère nécessaire. |
Ces actes d'exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d'examen visée à l'article 262, paragraphe 4.
2. Pour des raisons d'urgence impérieuses liées à ces mesures, y compris les modalités de leur application en urgence pour faire face efficacement aux crises ou aux incidents susceptibles de poser un risque imminent en matière de sûreté ou de sécurité, et dûment justifiées par la nécessité d'actualiser rapidement la gestion des risques commune et d'adapter rapidement l'échange d'informations, les critères et normes communs en matière de risque ainsi que les domaines de contrôle prioritaires communs en fonction de l'évolution des risques, la Commission adopte d
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.114781
30/12/2024
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.114943
30/12/2024
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.116252
30/12/2024
Avis institutionnel — 52024AB0042
30/12/2024