| CELEX | 52024AP0220 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | mercredi 10 avril 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2025/1328 | 13.3.2025 |
P9_TA(2024)0220
Code de l’Union relatif aux médicaments à usage humain
Résolution législative du Parlement européen du 10 avril 2024 sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil instituant un code de l’Union relatif aux médicaments à usage humain et abrogeant la directive 2001/83/CE et la directive 2009/35/CE (COM(2023)0192 – C9-0143/2023 – 2023/0132(COD))
(Procédure législative ordinaire: première lecture)
(C/2025/1328)
Le Parlement européen,
| — | vu la proposition de la Commission au Parlement européen et au Conseil (COM(2023)0192), |
| — | vu l’article 294, paragraphe 2, l’article 114, paragraphe 1 et l’article 168, paragraphe 4, point c), du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, conformément auxquels la proposition lui a été présentée par la Commission (C9-0143/2023), |
| — | vu l’article 294, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, |
| — | vu l’avis du Comité économique et social européen du 25 octobre 2023 (1), |
| — | après consultation du Comité des régions, |
| — | vu l’article 59 de son règlement intérieur, |
| — | vu l’avis de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie, |
| — | vu la lettre de la commission des affaires juridiques, |
| — | vu le rapport de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (A9-0140/2024), |
| 1. | arrête la position en première lecture figurant ci-après; |
| 2. | demande à la Commission de le saisir à nouveau, si elle remplace, modifie de manière substantielle ou entend modifier de manière substantielle sa proposition; |
| 3. | charge sa Présidente de transmettre sa position au Conseil, à la Commission ainsi qu’aux parlements nationaux. |
(1) JO C, C/2024/879, 6.2.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/879/oj.
P9_TC1-COD(2023)0132
Position du Parlement européen arrêtée en première lecture le 10 avril 2024 en vue de l’adoption de la directive (UE) 2024/… du Parlement européen et du Conseil instituant un code de l’Union relatif aux médicaments à usage humain et abrogeant la directive 2001/83/CE et la directive 2009/35/CE
(Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)
LE PARLEMENT EUROPÉEN ET LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 114, paragraphe 1, et son article 168, paragraphe 4, point c),
vu la proposition de la Commission européenne,
après transmission du projet d’acte législatif aux parlements nationaux,
vu l’avis du Comité économique et social européen,
vu l’avis du Comité des régions,
statuant conformément à la procédure législative ordinaire,
considérant ce qui suit:
| (1) | La législation pharmaceutique générale de l’Union a été établie en 1965 avec le double objectif de préserver la santé publique et d’harmoniser le marché intérieur des médicaments. Il a considérablement évolué depuis lors, mais ces objectifs majeurs ont orienté toutes les révisions. La législation régit l’octroi d’autorisations de mise sur le marché pour tous les médicaments à usage humain en définissant les conditions et les procédures d’entrée et de maintien sur le marché. Un principe fondamental est qu’une autorisation de mise sur le marché n’est octroyée qu’aux médicaments dont le rapport bénéfice-risque est positif, après évaluation de leur qualité, de leur sécurité et de leur efficacité. |
| (2) | La dernière révision complète a eu lieu entre 2001 et 2004, tandis que des révisions ciblées sur la surveillance postautorisation (pharmacovigilance) et sur les médicaments falsifiés ont été adoptées par la suite. Au cours des 20 années qui se sont écoulées depuis la dernière révision complète, le secteur pharmaceutique a évolué et s’est mondialisé, tant au niveau du développement que de la fabrication. En outre, la science et la technologie ont évolué à un rythme rapide. Cependant, il existe toujours des besoins médicaux non satisfaits, c’est-à-dire des maladies pour lesquelles il n’existe pas de traitement ou pour lesquelles le traitement est insuffisant ou extrêmement lourd ou encore pour lesquelles le traitement s’adresse uniquement à des sous-populations de patients . En outre, certains patients peuvent ne pas bénéficier de l’innovation parce que les médicaments sont inabordables ou ne sont pas mis sur le marché dans l’État membre concerné. Il y a également une plus grande prise de conscience des incidences des médicaments sur l’environnement. Plus récemment, la pandémie de COVID-19 a mis le cadre à l’épreuve. [Am. 1] |
| (2 bis) | La présente directive devrait jouer un rôle dans la mise en œuvre de l’approche «Une seule santé» en soulignant l’interdépendance clairement établie entre la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes ainsi que la nécessité d’inclure ces trois dimensions lors de la prise en charge des menaces pour la santé publique. Le stress environnemental et la dégradation de l’environnement, notamment la perte de biodiversité, contribuent à la transmission de maladies entre l’homme et l’animal ainsi qu’à la charge de morbidité chez ceux-ci. En outre, la pollution générée par les principes pharmaceutiques actifs nuit à la qualité de l’eau et des écosystèmes, ce qui fait peser des risques sur la santé publique à travers le monde. [Am. 2] |
| (3) | Cette révision s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie pharmaceutique pour l’Europe et vise à promouvoir l’innovation, en particulier afin de répondre à des besoins médicaux non satisfaits, tout en réduisant la charge réglementaire et les incidences des médicaments sur l’environnement; à créer un environnement attrayant pour la recherche, le développement et la fabrication de médicaments dans l’Union; à garantir l’accès des patients aux médicaments innovants et éprouvés , y compris le caractère abordable de ces médicaments , en veillant tout particulièrement à renforcer la sécurité de l’approvisionnement et à remédier aux risques de pénurie, en tenant compte des difficultés des marchés de petite taille de l’Union; et à créer un système équilibré et compétitif qui maintienne les médicaments à un prix abordable pour les systèmes de santé et les patients tout en récompensant l’innovation. [Am. 3] |
| (3 bis) | Parallèlement à la présente révision, l’Union devrait renforcer l’écosystème pharmaceutique européen pour accélérer la recherche et le développement de nouveaux médicaments et soutenir l’innovation grâce à la mise en place de partenariats public-privé et à la multiplication des instituts hospitalo-universitaires, des centres d’excellence et des biopôles. [Am. 4] |
| (3 ter) | Une série de programmes de l’Union peuvent être utilisés pour financer des projets de recherche pharmaceutique, tels qu’Horizon Europe, InvestEU, le programme «L’UE pour la santé», la politique de cohésion et le programme pour une Europe numérique. L’Union devrait également accorder la priorité, dans son programme de recherche, à la participation à une collaboration entre les pays de manière à permettre à la recherche transnationale de répondre aux besoins de santé publique. [Am. 5] |
| (4) | La présente révision porte sur les dispositions pertinentes pour réaliser ses objectifs spécifiques; par conséquent, elle concerne toutes les dispositions, sauf celles relatives aux médicaments falsifiés, aux médicaments produits homéopathiques et aux médicaments traditionnels à base de plantes. Néanmoins, dans un souci de clarté, il est nécessaire de remplacer la directive 2001/83/CE du Parlement européen et du Conseil (1) par une nouvelle directive. Par conséquent, les dispositions relatives aux médicaments falsifiés, aux médicaments produits homéopathiques et aux médicaments traditionnels à base de plantes sont maintenues dans la présente directive sans modification de leur substance par rapport aux harmonisations précédentes. Toutefois, compte tenu des changements intervenus dans la gouvernance de l’Agence, le comité des médicaments à base de plantes est remplacé par un groupe de travail. [Am. 6] |
| (5) | Toute règle en matière d’autorisation, de fabrication, de surveillance, de distribution et d’utilisation des médicaments doit avoir comme objectif essentiel la sauvegarde de la santé publique. Ces règles devraient également garantir la libre circulation des médicaments et l’élimination des obstacles au commerce des médicaments pour tous les patients de l’Union. |
| (6) | Le cadre réglementaire relatif à l’utilisation des aux médicaments à usage humain devrait également tenir compte des besoins des entreprises du secteur pharmaceutique et du commerce des médicaments au sein de l’Union, sans compromettre la qualité, la sécurité et l’efficacité des médicaments. [Am. 7] |
| (7) | L’Union et tous ses États membres, en tant que parties à la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées, sont liés par ses dispositions dans la mesure de leurs compétences. Il s’agit, entre autres, du droit d’accès à l’information, énoncé à l’article 21, et du droit de jouir du meilleur état de santé possible sans discrimination fondée sur le handicap, énoncé à l’article 25. |
| (8) | La présente révision maintient le niveau d’harmonisation atteint. Lorsque cela est nécessaire et approprié, elle réduit encore les disparités restantes en établissant des règles relatives à la surveillance et au contrôle des médicaments ainsi qu’aux droits et obligations qui incombent aux autorités compétentes des États membres en vue d’assurer le respect des exigences légales. À la lumière de l’expérience acquise dans l’application de la législation pharmaceutique de l’Union et de l’évaluation de son fonctionnement, le cadre réglementaire doit être adapté aux progrès scientifiques et technologiques, aux conditions actuelles du marché et à la réalité économique au sein de l’Union. Les progrès scientifiques et technologiques incitent à l’innovation et au développement de médicaments, y compris dans des domaines thérapeutiques où il subsiste toujours des besoins médicaux non satisfaits. Afin de tirer parti de ces progrès, il convient d’adapter le cadre pharmaceutique de l’Union aux progrès scientifiques, tels que la génomique, aux médicaments de pointe, tels que les médicaments personnalisés, aux nouveaux traitements médicaux et aux transformations technologiques, telles que l’analyse des données, les outils numériques et l’utilisation de l’intelligence artificielle. Ces adaptations contribuent également à renforcer la compétitivité de l’industrie pharmaceutique de l’Union. [Am. 8] |
| (8 bis) | La présente directive devrait viser à renforcer l’autonomie stratégique ouverte de l’Union en ce qui concerne ses objectifs de santé publique. L’augmentation des essais cliniques réalisés dans l’Union et la production locale de principes pharmaceutiques actifs favoriseraient un écosystème européen de la santé plus résilient et plus durable. [Am. 9] |
| (9) | Il convient de soumettre les médicaments destinés au traitement des maladies rares et les médicaments à usage pédiatrique aux mêmes conditions que tout autre médicament en ce qui concerne leur qualité, leur sécurité et leur efficacité, par exemple pour ce qui est des procédures d’autorisation de mise sur le marché, de la qualité et des exigences en matière de pharmacovigilance. Des exigences spécifiques s’appliquent toutefois également à eux compte tenu de leurs caractéristiques uniques. Ces exigences, qui sont actuellement définies dans des législations distinctes, devraient être intégrées dans le cadre juridique pharmaceutique général afin de garantir la clarté et la cohérence de toutes les mesures applicables à ces médicaments. En outre, étant donné que certains médicaments autorisés pour le traitement des enfants sont autorisés par les États membres, des dispositions particulières devraient être intégrées dans la présente directive. Il convient de s’efforcer de résoudre les problèmes rencontrés en ce qui concerne les médicaments à usage pédiatrique, tels que l’incapacité à réaliser les études cliniques pédiatriques en temps utile ainsi qu’à obtenir les données nécessaires pour l’autorisation de mise sur le marché, ce qui entraîne des retards importants dans l’approbation des médicaments destinés aux enfants par rapport à ceux d aux adultes. [Am. 10] |
| (10) | Le système d’une directive et d’un règlement pour la législation pharmaceutique générale devrait être maintenu afin d’éviter la fragmentation de la législation nationale relative aux médicaments à usage humain, étant donné que la législation repose sur un système d’autorisations de mise sur le marché au niveau des États membres et au niveau de l’Union. Les autorisations nationales de mise sur le marché des États membres sont octroyées et gérées sur la base des législations nationales mettant en œuvre la législation pharmaceutique de l’Union. L’évaluation de la législation pharmaceutique générale n’a pas révélé que le choix de l’instrument juridique avait occasionné des problèmes particuliers ou créé une désharmonisation. En outre, un avis publié en 2019 sur la plateforme REFIT (2) a montré que les États membres n’étaient pas favorables à transformer la directive 2001/83/CE en règlement. |
| (11) | La directive devrait fonctionner en synergie avec le règlement afin de favoriser l’innovation et de promouvoir la compétitivité de l’industrie pharmaceutique de l’Union, en particulier des PME. À cet égard, un système équilibré de mesures d’incitation est proposé, qui récompense l’innovation, en particulier dans des domaines où il subsiste toujours des besoins médicaux non satisfaits, et l’innovation qui atteint les patients et améliore l’accès dans l’ensemble de l’Union et l’innovation qui découle du développement dans l’Union. Afin de rendre le système réglementaire plus efficace et plus propice à l’innovation, la directive vise également à réduire la charge administrative et à simplifier les procédures pour les entreprises. [Am. 11] |
| (11 bis) | La présente directive devrait correspondre aux objectifs de l’Union sur la promotion de la recherche, de l’innovation, de la numérisation, du commerce, du développement international et de la compétitivité industrielle. [Am. 12] |
| (12) | Les définitions et le champ d’application de la directive 2001/83/CE devraient être clarifiés afin d’atteindre des normes élevées de qualité, de sécurité et d’efficacité des médicaments et de combler les lacunes réglementaires potentielles, sans modifier le champ d’application global ni empiéter sur les compétences nationales à cet égard , en raison des progrès scientifiques et technologiques, par exemple les produits à faible volume, la fabrication «magistrale» ou les médicaments personnalisés qui n’impliquent pas de processus de fabrication industrielle. [Am. 13] |
| (13) | Afin d’éviter la duplication des exigences relatives aux médicaments dans la présente directive et dans le règlement, les normes générales de qualité, de sécurité et , d’efficacité et de risque pour l’environnement des médicaments énoncées dans la présente directive sont applicables aux médicaments couverts par une autorisation nationale de mise sur le marché ainsi qu’aux médicaments couverts par une autorisation centralisée de mise sur le marché. Par conséquent, les exigences relatives à une demande de médicament sont valables pour les deux types de médicaments, et les règles relatives au statut de prescription, aux informations sur le produit, à la protection réglementaire, à la fabrication, à la fourniture, à la publicité, à la surveillance et aux autres exigences nationales sont applicables aux médicaments couverts par une autorisation centralisée de mise sur le marché. [Am. 14] |
| (14) | La détermination de l’appartenance d’un produit à la définition d’un médicament doit être faite au cas par cas, compte tenu des facteurs énoncés dans la présente directive, tels que la présentation du produit ou les propriétés pharmacologiques, immunologiques ou métaboliques. |
| (15) | Afin de tenir compte à la fois de l’émergence de nouvelles thérapies et de l’augmentation du nombre de produits dits «frontières» entre le secteur des médicaments et les autres secteurs, il convient de modifier certaines définitions et dérogations, afin d’éviter tout doute quant à la législation applicable . Dans les cas où le statut réglementaire d’un produit reste flou, les autorités compétentes ou l’Agence et les organes consultatifs compétents responsables d’autres cadres réglementaires, à savoir les dispositifs médicaux et les substances d’origine humaine, devraient se consulter. En pareils cas, il convient de consulter, le cas échéant, le compendium visé dans le règlement (UE) 2024/1938 du Parlement européen et du Conseil (3) . Si, après avoir consulté le compendium, un doute subsiste quant au statut réglementaire, les organes compétents devraient procéder à de nouvelles consultations pour déterminer ce statut. La Commission et les États membres devraient faciliter la coopération entre l’Agence, les autorités compétentes nationales et les organes consultatifs institués par d’autres actes législatifs de l’Union. Les avis et les recommandations de l’Agence et des organes consultatifs compétents sur le statut réglementaire du produit devraient être rendus publics à l’issue des consultations . Dans le même objectif de clarifier les situations où un produit répond à la fois à la définition d’un médicament et à celle d’autres produits réglementés, les règles applicables aux médicaments en vertu de la présente directive s’appliquent. En outre, afin de garantir la clarté des règles applicables, il convient également d’améliorer la cohérence de la terminologie de la législation pharmaceutique et d’indiquer clairement les produits exclus du champ d’application de la présente directive. [Am. 15] |
| (16) | La nouvelle définition d’une substance d’origine humaine (SoHO) par le [règlement SoHO] couvre toute substance prélevée sur le corps humain de quelque manière que ce soit, qu’elle contienne ou non des cellules et qu’elle réponde ou non à la définition de «sang», de «tissu» ou de «cellule», par exemple le lait maternel, le microbiote intestinal et toute autre SoHO qui pourrait être appliquée à l’homme à l’avenir. Ces substances d’origine humaine, autres que les tissus et les cellules, peuvent devenir des médicaments dérivés de SoHO, autres que les médicaments de thérapie innovante, lorsque la SoHO est soumise à un processus industriel impliquant la systématisation, la reproductibilité et des opérations effectuées sur une base routinière ou par lots, aboutissant à un produit qui satisfait à des normes de conformité. Lorsqu’un procédé consiste à extraire un principe actif à partir d’une SoHO, autre que les tissus et les cellules, ou à transformer une SoHO, autre que les tissus et les cellules, en modifiant ses propriétés intrinsèques, le médicament devrait également être considéré comme un médicament dérivé d’une SoHO. Lorsqu’un procédé consiste à concentrer, séparer ou isoler des éléments dans la préparation des composants sanguins, cela ne devrait pas être considéré comme une modification de leurs propriétés intrinsèques. |
| (17) | Afin d’éviter toute ambiguïté, la sécurité et la qualité des organes humains destinés à la transplantation sont régies uniquement par la directive 2010/53/UE du Parlement européen et du Conseil (4), et la sécurité et la qualité des substances d’origine humaine destinées à la procréation médicalement assistée sont régies uniquement par [le règlement SoHO ou, s’il n’est pas en vigueur, par la directive 2004/23/CE]. |
| (18) | Il convient d’exclure du champ d’application de la présente directive les médicaments de thérapie innovante qui sont préparés de façon ponctuelle, selon des normes de qualité spécifiques, et utilisés au sein du même État membre, dans un hôpital, sous la responsabilité professionnelle exclusive d’un médecin et d’un pharmacien hospitalier , pour exécuter une prescription médicale déterminée pour un produit spécialement conçu à l’intention d’un malade déterminé, tout en veillant à ce qu’il ne soit pas porté atteinte aux règles de l’Union applicables en matière de qualité et de sécurité (exclusion dénommée ci-après l’«exemption hospitalière»). L’expérience a montré qu’il existait de grandes différences dans l’application de l’exemption hospitalière entre les États membres. Afin d’améliorer et d’harmoniser l’application de l’exemption hospitalière, la présente directive introduit des mesures relatives à la collecte et à la communication des données, ainsi qu’à l’examen annuel de ces données par les autorités compétentes et à leur publication par l’Agence dans un répertoire. En outre, l’Agence devrait fournir un rapport sur la mise en œuvre de l’exemption hospitalière sur la base des contributions des États membres afin d’examiner s’il convient d’établir un cadre adapté pour certains médicaments de thérapie innovante moins complexes qui ont été développés et utilisés dans le cadre de l’exemption hospitalière. Lorsqu’une autorisation de fabrication et d’utilisation d’un médicament de thérapie innovante bénéficiant d’une exemption hospitalière est retirée pour des raisons de sécurité, les autorités compétentes concernées en informent les autorités compétentes des autres États membres. Les autorités compétentes devraient soutenir les établissements universitaires et les autres entités à but non lucratif au moyen des exigences de la clause d’exemption hospitalière. [Am. 16] |
| (18 bis) | L’Agence devrait établir un programme visant à guider les établissements universitaires et autres entités à but non lucratif tout au long de la procédure centralisée d’autorisation de mise sur le marché. Ce programme devrait pouvoir s’appuyer sur les résultats du programme pilote de l’Agence pour un soutien renforcé aux développeurs universitaires et à but non lucratif de médicaments de thérapie innovante, lancé en septembre 2022. [Am. 17] |
| (19) | La présente directive devrait être sans préjudice des dispositions de la directive 2013/59/Euratom du Conseil (5), y compris en ce qui concerne la justification et l’optimisation de la protection des patients et des autres personnes soumises à une exposition médicale aux rayonnements ionisants. Dans le cas des médicaments radiopharmaceutiques utilisés à des fins thérapeutiques, les autorisations de mise sur le marché, la posologie et les règles d’administration doivent notamment respecter les exigences de cette directive selon lesquelles les expositions des volumes cibles doivent être programmées au cas par cas et leur mise en œuvre, être contrôlée de manière appropriée, en tenant compte du fait que les doses pour les volumes et tissus autres que ceux de la cible doivent être maintenues au niveau le plus faible qu’il soit raisonnablement possible d’atteindre tout en étant conformes à l’objectif radiothérapeutique de l’exposition. |
| (20) | Dans l’intérêt de la santé publique, il convient qu’aucun médicament ne puisse être mis sur le marché de l’Union sans qu’une autorisation ait été octroyée et que la qualité, la sécurité et , l’efficacité et l’innocuité pour l’environnement du médicament aient été démontrées. Toutefois, il convient de prévoir une dérogation à cette exigence dans des situations caractérisées par un besoin urgent d’administrer un médicament pour répondre aux besoins spécifiques d’un patient, ou par la propagation confirmée d’agents pathogènes, de toxines, d’agents chimiques ou de radiations nucléaires, qui sont susceptibles de causer des dommages. En particulier, en vue de répondre à des besoins spéciaux, les États membres devraient être autorisés à exclure des dispositions de la présente directive les médicaments fournis pour répondre à une commande loyale et non sollicitée, élaborés conformément aux spécifications d’un professionnel de santé agréé et destinés à ses malades particuliers sous sa responsabilité personnelle directe. Il convient également que les États membres puissent autoriser temporairement la distribution d’un médicament non autorisé en réponse à la propagation suspectée ou confirmée d’agents pathogènes, de toxines, d’agents chimiques ou de radiations nucléaires, qui sont susceptibles de causer des dommages. [Am. 18] |
| (21) | Il convient que les décisions d’autorisation de mise sur le marché soient prises sur la base des critères scientifiques objectifs de la qualité, de la sécurité et de l’efficacité du médicament concerné, à l’exclusion de toute considération économique ou autre. Les États membres devraient toutefois pouvoir, à titre exceptionnel, interdire l’utilisation de médicaments sur leur territoire. |
| (22) | Les renseignements et documents qui doivent accompagner une demande d’autorisation de mise sur le marché d’un médicament démontrent que l’effet thérapeutique du produit l’emporte sur les risques potentiels. Le rapport bénéfice-risque de tous les médicaments sera évalué lors de leur mise sur le marché et à tout autre moment jugé approprié par l’autorité compétente. |
| (22 bis) | Il convient d’accorder une attention particulière à la composition des essais cliniques afin de garantir l’égalité entre les hommes et les femmes et l’exhaustivité des données cliniques. [Am. 19] |
| (23) | Les forces du marché s’étant révélées insuffisantes pour stimuler la recherche, le développement et l’autorisation de médicaments à usage pédiatrique, un système d’obligations, de récompenses et de mesures d’incitation a été mis en place. |
| (24) | Par conséquent, dans le cas de médicaments nouveaux ou lors du développement d’indications pédiatriques de médicaments déjà autorisés et protégés par un brevet ou un certificat complémentaire de protection, il est nécessaire de prévoir l’obligation de présenter, soit les résultats d’études pédiatriques réalisées conformément à un plan d’investigation pédiatrique approuvé, soit un document attestant l’obtention d’une dérogation ou d’un report lors de la présentation d’une demande d’autorisation de mise sur le marché ou d’une demande portant sur une nouvelle indication thérapeutique, une nouvelle forme pharmaceutique ou une nouvelle voie d’administration. Afin d’éviter d’exposer les enfants à des essais cliniques inutiles ou en raison de la nature des médicaments, cette exigence ne devrait toutefois pas s’appliquer aux médicaments génériques ou aux médicaments biologiques similaires et aux médicaments autorisés selon la procédure de l’usage médical bien établi, ni aux médicaments produits homéopathiques et aux médicaments traditionnels à base de plantes autorisés selon les procédures d’enregistrement simplifiées de la présente directive. [Am. 20] |
| (25) | Afin de garantir que les données étayant l’autorisation de mise sur le marché concernant l’utilisation d’un médicament chez les enfants à autoriser en vertu du présent règlement ont été correctement produites, les autorités compétentes devraient vérifier la conformité avec le plan d’investigation pédiatrique approuvé et les dérogations et reports éventuels lors de l’étape de validation des demandes d’autorisation de mise sur le marché. |
| (26) | Afin de récompenser le respect de toutes les mesures prévues dans le plan d’investigation pédiatrique approuvé, pour les médicaments protégés par un certificat complémentaire de protection, si les informations pertinentes sur les résultats des études menées sont incluses dans les informations relatives au produit, une récompense devrait être octroyée sous la forme d’une prolongation de six mois du certificat complémentaire de protection créé par [le règlement (CE) no 469/2009 du Parlement européen et du Conseil (6) — OP: merci de remplacer cette référence par une référence au nouvel instrument après adoption]. |
| (27) | Certains renseignements et documents qui doivent normalement être présentés dans le cadre d’une demande d’autorisation de mise sur le marché ne devraient pas être exigés lorsque le médicament concerné est un médicament générique ou un médicament biologique similaire (biosimilaire) autorisé dans l’Union ou l’ayant été. Les médicaments génériques et biosimilaires sont importants pour garantir l’accès aux médicaments à une population de patients plus large à des prix plus abordables et créer un marché intérieur compétitif. Dans une déclaration commune, les autorités des États membres ont confirmé que l’expérience acquise avec les médicaments biosimilaires approuvés au cours des 15 dernières années a montré qu’ils étaient comparables, sur le plan de l’efficacité, de la sécurité et de l’immunogénicité, à leur médicament de référence et qu’ils étaient, par conséquent, interchangeables et pouvaient être utilisés à la place de leur produit de référence (ou vice versa) ou remplacés par un autre médicament biosimilaire du même produit de référence. [Am. 21] |
| (28) | L’expérience a montré qu’il convient de préciser les cas où les résultats des essais toxicologiques et pharmacologiques ou des études cliniques n’ont pas à être fournis en vue de l’obtention de l’autorisation d’un médicament essentiellement analogue à un médicament autorisé, tout en veillant à ne pas désavantager les entreprises innovatrices. Pour ces catégories spécifiques de médicaments, une procédure abrégée permet aux demandeurs de s’appuyer sur les données fournies par les demandeurs précédents et, par conséquent, de ne fournir que certains documents spécifiques. |
| (29) | En ce qui concerne les médicaments génériques, seule l’équivalence du médicament générique avec le médicament de référence doit être démontrée. En ce qui concerne les médicaments biologiques, seuls les résultats des essais et études de comparabilité sont fournis aux autorités compétentes. En ce qui concerne les médicaments hybrides, c’est-à-dire dans les cas où le médicament ne répond pas à la définition d’un médicament générique ou présente des modifications du dosage, de la forme pharmaceutique, de la voie d’administration ou des indications thérapeutiques par rapport au médicament de référence, les résultats des essais non cliniques ou des études cliniques appropriés sont fournis dans la mesure nécessaire pour établir un lien scientifique avec les données sur lesquelles repose l’autorisation de mise sur le marché du médicament de référence. Il en va de même pour les biohybrides, c’est-à-dire dans les cas où un médicament biosimilaire présente des modifications au niveau du dosage, de la forme pharmaceutique, de la voie d’administration ou des indications thérapeutiques par rapport au médicament biologique de référence. Dans ces deux dernières situations, le lien scientifique établit que la substance active du médicament hybride ne présente pas de différences significatives au niveau de la sécurité ou de l’efficacité. Lorsqu’elle diffère de manière significative en ce qui concerne ces propriétés, le demandeur doit soumettre une demande complète. |
| (30) | La prise de décisions en matière de réglementation concernant le développement, l’autorisation et la surveillance des médicaments peut être étayée par l’accès et l’analyse de données sur la santé, y compris des données réelles, c’est-à-dire des données de santé générées en dehors d’études cliniques, le cas échéant. Les autorités compétentes devraient pouvoir utiliser ces données, notamment par l’intermédiaire de l’infrastructure interopérable de l’espace européen des données de santé. Les données générées par des méthodes in silico, telles que la modélisation et la simulation informatiques, la modélisation moléculaire, la modélisation mécanique, le jumeau numérique et l’intelligence artificielle, le cas échéant, pourraient également être utilisées pour soutenir la prise de décision en matière de réglementation. [Am. 22] |
| (31) | La directive 2010/63/UE du Parlement européen et du Conseil (7)établit des dispositions relatives à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques sur la base des principes de remplacement, de réduction et de raffinement. Toute étude impliquant l’utilisation d’animaux, qui fournit des informations essentielles sur la qualité, la sécurité et l’efficacité d’un médicament, devrait tenir compte de ces principes de remplacement, de réduction et de raffinement lorsqu’ils concernent les soins et l’utilisation d’animaux vivants à des fins scientifiques , devrait uniquement être utilisée si nécessaire et devrait être optimisée de façon à produire les résultats les plus satisfaisants tout en utilisant le plus petit nombre d’animaux . Le demandeur de l’autorisation de mise sur le marché ne devrait pas effectuer d’essais sur des animaux s’il existe des méthodes d’expérimentation non animale scientifiquement satisfaisantes. Lorsqu’il n’existe pas de méthodes d’expérimentation non animale scientifiquement satisfaisantes, les demandeurs qui recourent à l’expérimentation animale devraient veiller à ce que les principes de remplacement, de réduction et de raffinement de l’expérimentation animale à des fins scientifiques aient été appliqués pour toute étude animale réalisée à l’appui de la demande . Les procédures suivies dans ces essais devraient être conçues de manière à éviter toute douleur, toute souffrance, toute angoisse ou tout dommage durable aux animaux et devraient être conformes aux lignes directrices de l’EMA et de la Conférence internationale sur l’harmonisation des exigences techniques d’enregistrement des médicaments à usage humain. En particulier, le demandeur et le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché devraient tenir compte des principes énoncés dans la directive 2010/63/UE, y compris, dans la mesure du possible, le recours à de nouvelles méthodes au lieu de l’expérimentation animale. Il s’agit, entre autres: des modèles in vitro, tels que les systèmes microphysiologiques, y compris les organes sur puce, les modèles de culture cellulaire (2D et 3D), les organoïdes et les modèles à base de cellules souches humaines; des outils in silico ou le regroupement et les références croisées, des modèles de lecture croisée d’œufs aquatiques ainsi que des espèces invertébrées . [Am. 23] |
| (32) | Des procédures devraient être mises en place afin de faciliter les essais conjoints sur les animaux, dans la mesure du possible, et d’éviter ainsi la répétition inutile d’ les essais utilisant des inutiles sur les animaux vivants couverts par la directive 2010/63/UE. Les demandeurs et les titulaires d’autorisations de mise sur le marché devraient mettre tout en œuvre pour réutiliser les résultats des études animales et les rendre accessibles au public. En ce qui concerne les demandes abrégées, les demandeurs d’autorisations de mise sur le marché devraient se rapporter aux études pertinentes réalisées pour le médicament de référence. [Am. 24] |
| (33) | En ce qui concerne les essais cliniques, en particulier ceux réalisés en dehors de l’Union, sur des médicaments destinés à être autorisés dans l’Union, lors de l’évaluation de la demande d’autorisation de mise sur le marché, il devrait être vérifié que ces essais ont été réalisés conformément aux principes de bonnes pratiques cliniques et à des exigences éthiques équivalentes aux dispositions du règlement (UE) no 536/2014 du Parlement européen et du Conseil (8). |
| (34) | Dans certaines circonstances, les autorisations de mise sur le marché peuvent être octroyées, sous réserve d’obligations ou de conditions particulières, à titre conditionnel ou dans des circonstances exceptionnelles. La législation devrait permettre, dans des circonstances similaires, que des médicaments bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché standard pour de nouvelles indications thérapeutiques soient autorisés à titre conditionnel ou dans des circonstances exceptionnelles. Les produits autorisés à titre conditionnel ou dans des circonstances exceptionnelles devraient en principe satisfaire aux exigences d’une autorisation de mise sur le marché standard, à l’exception des dérogations ou conditions particulières énoncées dans l’autorisation de mise sur le marché concernée octroyée à titre conditionnel ou dans des circonstances exceptionnelles, et doivent faire l’objet d’un examen spécifique du respect des conditions ou obligations particulières imposées. Les motifs de refus d’une autorisation de mise sur le marché devraient s’appliquer mutatis mutandis à ces cas. |
| (34 bis) | Lorsque l’évaluation des risques pour l’environnement est incomplète ou insuffisamment étayée pour un médicament autorisé avant le 30 octobre 2005, l’autorisation nationale de mise sur le marché devrait pouvoir être retirée. Toutefois, il convient de tenir dûment compte de la nécessité d’éviter de restreindre l’accès des patients à ces médicaments avant qu’une décision ne soit prise sur le retrait. [Am. 25] |
| (35) | À l’exception des médicaments soumis à la procédure d’autorisation centralisée établie par [le règlement (CE) no 726/2004], l’autorisation de mise sur le marché d’un médicament devrait être octroyée par une autorité compétente dans un seul État membre. Afin d’éviter des charges administratives et financières inutiles pour les demandeurs et les autorités compétentes, il convient qu’une demande d’autorisation d’un médicament ne soit évaluée de manière approfondie qu’une seule fois. Il y a lieu, par conséquent, de définir des procédures spéciales permettant la reconnaissance mutuelle des autorisations octroyées par un État membre. En outre, il devrait être possible de présenter la même demande en parallèle dans plusieurs États membres en vue d’une évaluation commune sous la direction de l’un des États membres concernés. |
| (36) | En outre, il convient d’établir des règles au titre de ces procédures afin que tout différend survenant entre des autorités compétentes puisse être résolu dans les meilleurs délais au sein d’un groupe de coordination pour la procédure de reconnaissance mutuelle et la procédure décentralisée pour les médicaments (ci-après le «groupe de coordination»). Dans l’éventualité d’un désaccord entre les États membres sur la qualité, la sécurité et l’efficacité d’un médicament, une évaluation scientifique de la question devrait être réalisée au niveau de l’Union, afin d’aboutir à une décision unique sur les points litigieux, et contraignante pour les États membres concernés. Cette décision devrait être adoptée selon une procédure rapide prévoyant une coopération étroite entre la Commission et les États membres. |
| (37) | Dans certains cas de désaccord majeur qui ne peut être résolu, l’affaire devrait être portée au niveau supérieur et faire l’objet d’un avis scientifique de l’Agence, qui est ensuite mis en œuvre par voie d’une décision de la Commission. |
| (38) | Afin de mieux protéger la santé publique et d’éviter la répétition inutile des efforts durant l’examen des demandes d’autorisation de mise sur le marché de médicaments, les États membres devraient établir systématiquement des rapports d’évaluation sur chaque médicament qu’ils ont autorisé, et les échanger sur demande. En outre, un État membre devrait pouvoir suspendre l’examen d’une demande d’autorisation de mise sur le marché d’un médicament qui est déjà activement examinée par un autre État membre, dans la perspective d’une reconnaissance de la décision prise par ce dernier État membre. |
| (39) | Dans l’intérêt de garantir un accès aussi large que possible aux médicaments, un État membre qui a un intérêt à recevoir l’accès à un médicament en particulier faisant l’objet d’une autorisation en application de la procédure décentralisée ou de la procédure de reconnaissance mutuelle devrait pouvoir choisir de participer à cette procédure. |
| (40) | Afin d’accroître la disponibilité des médicaments, en particulier sur les marchés de petite taille, lorsqu’un demandeur ne demande pas d’autorisation pour un médicament dans un État membre donné, dans le cadre de la procédure de reconnaissance mutuelle, ledit État membre devrait avoir la possibilité, pour des motifs de santé publique justifiés, d’autoriser la mise sur le marché du médicament concerné. |
| (41) | Dans le cas de médicaments génériques pour lesquels le médicament de référence a obtenu une autorisation de mise sur le marché en application de la procédure centralisée, les demandeurs de l’autorisation de mise sur le marché devraient pouvoir choisir l’une ou l’autre des deux procédures, sous certaines conditions. De même, la procédure de reconnaissance mutuelle ou la procédure décentralisée devrait rester accessible de façon optionnelle pour certains médicaments, même s’ils représentent une innovation thérapeutique ou apportent un bénéfice pour la société ou pour les patients. Étant donné que les médicaments génériques représentent une part importante du marché des médicaments, leur accès au marché de l’Union devrait être facilité à la lumière de l’expérience acquise. Par conséquent, il convient de simplifier davantage les procédures visant à inclure d’autres États membres concernés dans cette procédure. |
| (42) | La simplification des procédures ne devrait pas avoir d’incidence sur les normes ou la qualité de l’évaluation scientifique des médicaments afin de garantir la qualité, la sécurité et l’efficacité et, par conséquent, la période d’évaluation scientifique devrait être maintenue. Il est toutefois prévu de réduire la durée totale de la procédure d’autorisation de mise sur le marché de 210 jours à 180 jours. |
| (43) | Les États membres devraient assurer un financement adéquat des autorités compétentes afin qu’elles puissent s’acquitter des tâches qui leur incombent en vertu de la présente directive et du [règlement (CE) no 726/2004 révisé]. En outre, les États membres devraient veiller à ce que les autorités compétentes affectent des ressources suffisantes à leur contribution aux travaux de l’Agence, en tenant compte de la rémunération fondée sur les coûts qu’elles reçoivent de l’Agence. |
| (44) | En ce qui concerne l’accès aux médicaments, les modifications précédentes apportées à la législation pharmaceutique de l’Union ont permis de remédier à ce problème en prévoyant une évaluation accélérée des demandes d’autorisation de mise sur le marché ou en autorisant une autorisation de mise sur le marché conditionnelle pour les médicaments qui répondent à des besoins médicaux non satisfaits. Bien que ces mesures aient permis d’accélérer l’autorisation de mise sur le marché de thérapies innovantes et prometteuses dans certains domaines , certaines priorités de santé publique ne sont toujours pas prises en compte et ces médicaments ne parviennent pas toujours aux patients et les patients de l’Union ont toujours des niveaux différents d’accès aux médicaments. L’accès des patients aux médicaments dépend de nombreux facteurs. Les titulaires d’autorisations de mise sur le marché ne sont pas obligés de mettre un médicament sur le marché dans tous les États membres. Ils peuvent décider de ne pas mettre leurs médicaments sur le marché dans un ou plusieurs États membres ou de les en retirer , souvent pour des raisons commerciales . Les politiques nationales en matière de fixation des prix et du niveau de remboursement des médicaments, la taille de la population, l’organisation des systèmes de santé et les procédures administratives nationales sont autant d’autres facteurs qui influencent le lancement sur le marché et l’accès des patients. En outre, la complexité de l’environnement réglementaire et la charge administrative qui y est associée peuvent empêcher les PME, les instituts de recherche et les établissements universitaires de développer des traitements innovants prometteurs et d’introduire une demande d’autorisation de mise sur le marché conditionnelle. [Am. 26] |
| (44 bis) | Afin d’améliorer la disponibilité des médicaments et de contribuer à réduire les inégalités d’accès au sein de l’Union, les titulaires d’autorisations de mise sur le marché de médicaments devraient présenter une demande de fixation du prix et du niveau de remboursement dans les États membres, sur demande. [Am. 27] |
| (45) | La lutte contre l’inégalité d’accès des patients aux médicaments et la mise sur le marché de médicaments abordables sont devenues des priorités essentielles de la stratégie pharmaceutique pour l’Europe, comme le soulignent également des conclusions du Conseil (9) et des résolutions du Parlement européen (10). Les États membres ont demandé une révision des mécanismes et des mesures d’incitation au développement de médicaments adaptés au niveau des besoins médicaux non satisfaits, tout en garantissant la viabilité des systèmes de santé, l’accès des patients et la disponibilité de médicaments abordables dans tous les États membres. Il est important de contrôler et d’évaluer l’accès aux médicaments au niveau de l’Union afin de comprendre les résultats obtenus grâce aux mesures d’incitation. [Am. 28] |
| (46) | L’accès comprend également la notion de «caractère abordable». À cet égard, la législation pharmaceutique de l’Union respecte la compétence des États membres en matière de fixation des prix et du niveau de remboursement des médicaments. De manière complémentaire, elle vise à avoir une incidence positive sur le caractère abordable et la viabilité des systèmes de santé grâce à des mesures qui soutiennent la concurrence des médicaments génériques et biosimilaires. La concurrence des médicaments génériques et biosimilaires devrait également, à son tour, améliorer l’accès des patients aux médicaments. |
| (46 bis) | Les États membres appliquent diverses procédures et mesures en matière de fixation des prix et du niveau de remboursement des médicaments. Ces procédures et mesures ont une incidence significative sur l’accès aux médicaments, notamment en ce qui concerne la rapidité d’accès. De même, les États membres appliquent des procédures et des mesures spécifiques pour promouvoir la concurrence par des médicaments génériques et biosimilaires. Compte tenu des compétences des États membres et des disparités qui peuvent être observées en matière d’accès aux médicaments dans l’ensemble de l’Union, il convient de privilégier l’échange de bonnes pratiques entre les autorités nationales compétentes dans ce domaine. La Commission devrait d’ailleurs jouer un rôle propre de facilitateur en la matière. [Am. 29] |
| (47) | Afin d’assurer le dialogue entre tous les acteurs du cycle de vie des médicaments, les discussions sur les questions liées à l’application des règles relatives à la prolongation de la protection réglementaire des données aux fins de la mise sur le marché ont lieu au sein du comité pharmaceutique. La Commission peut inviter les organismes chargés de l’évaluation des technologies de la santé visés dans le règlement (UE) 2021/2282 ou les organismes nationaux chargés de la fixation des prix et du niveau de remboursement, selon les besoins, à participer aux délibérations du comité pharmaceutique. [Am. 30] |
| (48) | Bien que les décisions en matière de fixation des prix et du niveau de remboursement des médicaments relèvent de la compétence des États membres, la stratégie pharmaceutique pour l’Europe a annoncé des actions visant à soutenir la coopération entre les États membres afin de rendre les médicaments plus abordables . Bien que le prix payé dans un État membre donné reflète la préférence d’un système national de santé, une meilleure coordination en matière de fixation des prix et de marchés publics pourrait contribuer à un accès plus équitable et plus rapide aux médicaments, y compris pour les États membres dont le pouvoir d’achat est plus faible. La Commission peut soutenir des initiatives telles que l’initiative BeNeLuxA relative à la politique pharmaceutique et à la déclaration de La Valette . La Commission a transformé le groupe des autorités nationales compétentes en matière de fixation des prix et du niveau de remboursement des médicaments et des caisses d’assurance maladie publiques (NCAPR), qui n’était auparavant qu’une enceinte ad hoc, en un réseau de coopération volontaire continue dans le but d’échanger des informations et des bonnes pratiques sur les politiques en matière de tarification, de paiement et de passation de marchés afin de rendre les médicaments plus abordables ainsi que d’améliorer le rapport coût-efficacité des médicaments et la viabilité des systèmes de santé. La Commission est déterminée à intensifier cette coopération et à soutenir plus avant l’échange d’informations entre les autorités nationales, notamment sur les marchés publics de médicaments, tout en respectant pleinement les compétences des États membres dans ce domaine. La Commission devrait publier des orientations sur la meilleure manière de mettre en œuvre les critères de l’«offre économiquement la plus avantageuse» dans les marchés publics, qui visent à garantir le meilleur rapport qualité-prix plutôt que de se fonder uniquement sur les critères du prix le plus bas. La Commission peut également inviter les membres du NCAPR à participer aux délibérations du comité pharmaceutique sur des sujets susceptibles d’avoir une incidence sur les politiques en matière de fixation des prix et du niveau de remboursement des médicaments, tels que les mesures d’incitation au lancement sur le marché. La passation conjointe de marchés devrait avoir pour objectif de ne pas nuire à l’accès aux médicaments pour les pays qui ne participent pas à la procédure d’appel d’offres concernée. [Am. 31] |
| (49) | La passation conjointe de marchés, que ce soit à l’intérieur d’un pays ou entre pays, peut améliorer l’accès aux médicaments, le caractère abordable des médicaments et la sécurité de l’approvisionnement en médicaments, en particulier pour les petits pays. Les États membres intéressés par la passation conjointe de marchés publics de médicaments peuvent appliquer la directive 2014/24/UE (11), qui définit les procédures d’achat pour les acheteurs publics, l’accord de passation conjointe de marché (12) et la proposition de révision du règlement financier (13). À la demande des États membres, la Commission peut aider les États membres intéressés en facilitant la coordination pour permettre l’accès des patients de l’Union aux médicaments ainsi que l’échange d’informations, en particulier pour les médicaments destinés au traitement des maladies rares et chroniques. En cas de passation conjointe de marchés publics de médicaments à titre de contre-mesure médicale en cas de menaces transfrontières graves pour la santé, le règlement (UE) 2022/2371 du Parlement européen et du Conseil (14) s’applique. [Am. 32] |
| (50) | L’établissement d’une définition fondée sur des critères du concept de «besoin médical non satisfait» est nécessaire afin d’encourager le développement de médicaments dans des domaines thérapeutiques qui sont actuellement négligés. Afin que le concept de «besoin médical non satisfait» tienne compte des progrès scientifiques et technologiques et des connaissances actuelles concernant les maladies négligées et empêche des extensions de la protection des données qui ne seraient pas conformes à cet objectif en raison d’une interprétation imprécise du concept de «besoin médical non satisfait» , la Commission devrait préciser et mettre à jour, par voie d’actes d’exécution, les critères de méthode satisfaisante de diagnostic, de prévention ou de traitement ainsi que la définition des expressions «la morbidité ou la mortalité reste élevée» et «population de patients concernée», après évaluation scientifique par l’Agence. L’Agence sollicitera la contribution d’un large éventail d’autorités ou d’organismes actifs tout au long du cycle de vie des médicaments dans le cadre du processus de consultation établi en vertu du [règlement (CE) no 726/2004 révisé] et tiendra également compte des initiatives scientifiques menées à l’échelle de l’Union ou entre les États membres liées à l’analyse des besoins médicaux non satisfaits, à la charge de morbidité et à l’établissement de priorités pour la recherche et le développement. L’Agence devrait également recueillir les contributions d’autres parties prenantes concernées, y compris les populations de patients concernées. Les critères relatifs à un «besoin médical non satisfait» peuvent ensuite être utilisés par les États membres pour recenser des domaines d’intérêt thérapeutique spécifiques , mais ils ne doivent pas nécessairement avoir d’effet automatique sur les décisions des États membres en matière de fixation des prix et du niveau de remboursement des médicaments, qui devraient tenir compte d’autres facteurs que ceux énoncés dans la définition établie par la présente directive, en particulier l’évaluation des technologies de la santé . [Am. 33] |
| (50 bis) | Le concept de morbidité dans la définition de «besoin médical non satisfait» devrait englober une multitude de facteurs. La morbidité devrait s’entendre comme incluant des aspects relatifs à la qualité de vie des patients, à la lourdeur de la maladie et des traitements et à l’incapacité d’exercer des activités de la vie quotidienne. L’évaluation d’un «besoin médical non satisfait» devrait donc tenir compte des données pertinentes relatives à l’expérience des patients. [Am. 34] |
| (51) | L’ajout de nouvelles indications thérapeutiques à un médicament autorisé contribue à améliorer l’accès des patients à des thérapies supplémentaires et devrait par conséquent être encouragé. |
| (51 bis) | Le repositionnement des médicaments non protégés par un brevet pour développer de nouvelles options thérapeutiques devrait être soutenu, car il peut élargir l’accès de manière abordable, offrant ainsi des avantages significatifs aux patients. [Am. 35] |
| (52) | En ce qui concerne la demande initiale d’autorisation de mise sur le marché de médicaments contenant une nouvelle substance active, il convient d’encourager la soumission d’essais cliniques incluant comme comparateur un traitement existant fondé sur des données probantes, afin de favoriser la production de données cliniques comparatives pertinentes et donc susceptibles d’étayer les évaluations ultérieures des technologies de la santé et les décisions des États membres en matière de fixation des prix et du niveau de remboursement des médicaments. Les autorités compétentes nationales et l’Agence devraient encourager, lorsque cela est possible, le recours à des études qui comparent la nouvelle substance active au traitement existant lorsqu’elles donnent des conseils réglementaires avant d’accorder l’autorisation de mise sur le marché de médicaments. [Am. 36] |
| (53) | Le titulaire d’une autorisation de mise sur le marché devrait , dans le cadre de ses responsabilités, assurer l’approvisionnement approprié et continu d’un médicament tout au long de sa durée de vie, que ce médicament bénéficie ou non d’une mesure d’incitation à l’approvisionnement. . [Am. 37] |
| (54) | Les micro, petites et moyennes entreprises (PME), les entités à but non lucratif ou les entités ayant une expérience limitée du système de l’Union devraient bénéficier d’un délai supplémentaire pour mettre sur le marché introduire une demande de fixation des prix et du niveau de remboursement d’ un médicament dans les États membres où l’autorisation de mise sur le marché est valable, afin de bénéficier d’une protection réglementaire supplémentaire des données et lorsqu’un État membre en a fait la demande . [Am. 38] |
| (55) | Lorsqu’ils appliquent les dispositions relatives aux mesures d’incitation à la mise sur le marché, Les titulaires d’autorisations de mise sur le marché et les États membres devraient faire tout ce qui est en leur pouvoir pour parvenir à un approvisionnement en médicaments convenu d’un commun accord, conformément aux besoins de l’État membre concerné, sans retarder ou empêcher indûment l’autre partie de jouir des droits que lui confère la présente directive. [Am. 39] |
| (56) | Les États membres ont la possibilité de déroger à la condition de lancement sur leur territoire aux fins de la prolongation de la protection des données pour le lancement sur le marché. Cela peut se faire au moyen d’une déclaration de non-objection à prolonger la période de protection réglementaire des données. Cela devrait être le cas notamment lorsque le lancement dans un État membre donné est matériellement impossible ou lorsqu’un État membre souhaite, pour des raisons particulières, que le lancement ait lieu plus tard. [Am. 40] |
| (57) | La fourniture de documents par demande de fixation des prix et du niveau de remboursement dans les États membres concernant la prolongation de la protection des données aux fins de l’approvisionnement en médicaments dans tous les États membres où une autorisation de mise sur le marché est valable, en particulier la dérogation aux conditions de cette prolongation, n’a, à aucun moment, une incidence négative sur les compétences des États membres en ce qui concerne l’approvisionnement, la fixation des prix des médicaments ou leur inclusion dans le champ d’application des systèmes nationaux d’assurance maladie. Les États membres ne renoncent pas à la possibilité de demander la mise en circulation ou l’approvisionnement du médicament concerné à tout moment avant, pendant ou après la prolongation de la période de protection des données. [Am. 41] |
| (58) | Une autre façon de démontrer l’approvisionnement consiste à inclure les médicaments dans une liste positive de médicaments couverts par le système national d’assurance maladie, conformément à la directive 89/105/CEE du Conseil (15). Les négociations correspondantes entre les entreprises et l’État membre devraient être menées de bonne foi , et toutes les parties devraient respecter les délais fixés dans la directive 89/105/CEE . [Am. 42] |
| (58 bis) | Les soins de santé transfrontières sont une voie importante pour permettre aux patients d’accéder à des médicaments qui, autrement, pourraient ne pas leur être accessibles. Afin de favoriser l’accès aux médicaments, en particulier dans le cas de petites populations de patients, par exemple en ce qui concerne les maladies infantiles ou rares, populations qui sont souvent défavorisées en matière d’accès aux médicaments, ou lorsque l’administration d’un médicament nécessite des compétences ou des infrastructures particulières, il convient de soutenir la mise en œuvre intégrale de la directive 2011/24/UE du Parlement européen et du Conseil (16) . Il est important, à cet égard, d’envisager toutes les voies possibles de mise à disposition des médicaments aux patients. Les autorités compétentes des États membres devraient donc utiliser le NCAPR pour échanger et partager les bonnes pratiques en ce qui concerne la mise en œuvre des accords et négociations en matière d’accès transfrontière. [Am. 43] |
| (59) | Un État membre qui estime que les conditions d’approvisionnement ne sont pas remplies sur son territoire devrait fournir une déclaration motivée de non-conformité au plus tard dans le cadre de la procédure du comité permanent des médicaments à usage humain de la modification liée à la mise en place de la mesure d’incitation concernée. [Am. 44] |
| (60) | La Commission et les États membres surveillent en permanence les données et les enseignements tirés de l’application du système de mesures d’incitation afin d’améliorer, y compris par voie d’actes d’exécution, la manière dont ces dispositions sont appliquées. La Commission établit une liste des points de contact nationaux à cet égard. |
| (61) | Lorsqu’une licence obligatoire a été octroyée par une autorité compétente de l’Union pour faire face à une urgence de santé publique dans les conditions prévues par le droit de l’Union et dans le respect des accords internationaux , la protection réglementaire des données peut, si elle est toujours en vigueur, empêcher l’utilisation efficace de la licence obligatoire, car elle entrave l’autorisation de mise sur le marché de médicaments génériques et, partant, l’accès aux médicaments nécessaires pour faire face à la crise. C’est pourquoi la protection des données et du marché devrait être suspendue lorsqu’une licence obligatoire a été octroyée pour faire face à une urgence de santé publique. Une telle suspension de la protection réglementaire des données ne devrait être autorisée que pour la licence obligatoire octroyée et son bénéficiaire. La suspension doit être conforme à l’objectif, au champ d’application territorial, à la durée et à l’objet de la licence obligatoire octroyée. [Am. 45] |
| (62) | La suspension de la protection réglementaire des données ne devrait être accordée que pour la durée de la licence obligatoire dans les États membres où la licence obligatoire a été octroyée . Une «suspension» de la protection des données et du marché en cas d’urgence de santé publique conformément à une licence obligatoire octroyée par une autorité compétente dans l’Union dans les conditions prévues par le droit de l’Union et dans le respect des accords internationaux signifie que la protection des données et du marché ne produit aucun effet à l’égard du titulaire de la licence obligatoire tant que celle-ci est en vigueur. Lorsque la licence obligatoire prend fin, la protection des données et du marché reprend ses effets. La suspension ne devrait pas entraîner une prolongation de la durée initiale. [Am. 46] |
| (63) | Il est actuellement possible pour les demandeurs d’autorisation de mise sur le marché de médicaments génériques, biosimilaires, hybrides et biohybrides de mener des études et des essais ainsi que de satisfaire aux exigences pratiques nécessaires afin d’obtenir les autorisations réglementaires pour ces médicaments pendant la durée de protection du brevet ou du certificat complémentaire de protection (CCP) du médicament de référence, sans que cela soit considéré comme une violation du brevet ou du CCP. L’application de cette exemption limitée est toutefois fragmentée dans l’Union et il est jugé nécessaire, afin de faciliter l’entrée sur le marché des médicaments génériques, biosimilaires, hybrides et biohybrides qui reposent sur un médicament de référence, de clarifier son champ d’application afin de garantir une application harmonisée dans tous les États membres, en ce qui concerne tant les bénéficiaires que les activités couvertes. L’exemption doit être limitée à la réalisation d’études et d’essais et à d’autres activités nécessaires au processus d’approbation réglementaire, à l’évaluation des technologies de la santé, à la fixation des prix et à la demande de remboursement, même si cela peut nécessiter des quantités importantes d’essais pour démontrer la fiabilité de la fabrication. Pendant la durée de protection du médicament de référence par un brevet ou un CCP, il ne peut y avoir d’utilisation commerciale des médicaments finaux obtenus aux fins de la procédure d’approbation réglementaire. |
| (64) | La réforme de la législation pharmaceutique de l’Union permettra l’accomplissement de toutes les étapes nécessaires pour favoriser l’accès rapide aux médicaments génériques , entre autres, la réalisation d’études à l’appui de la fixation des prix et du niveau de remboursement, ainsi que de la fabrication ou de l’achat de substances actives protégées par un brevet afin de demander des autorisations de mise sur le marché au cours de cette période, contribuant ainsi à l’entrée sur le marché en temps utile de médicaments, en particulier de médicaments génériques et biosimilaires dès le jour où expire la protection conférée par un brevet ou par un CCP. [Am. 47] |
| (65) | Le caractère prioritaire de la disponibilité en temps utile des médicaments génériques et biosimilaires a été souligné dans les conclusions du Conseil sur le renforcement de l’équilibre au sein des systèmes pharmaceutiques de l’Union européenne et de ses États membres (17) , dans les conclusions du Conseil sur l’accès aux médicaments et aux dispositifs médicaux pour une UE plus forte et résiliente (18) et dans la résolution du Parlement européen du 2 mars 2017 sur les options de l’Union européenne pour améliorer l’accès aux médicaments (19) . Les autorités compétentes ne devraient refuser la validation d’une demande d’autorisation de mise sur le marché tenant compte des données d’un médicament de référence que sur la base des motifs énoncés dans la présente directive. Il en va de même pour toute décision d’octroi, de modification, de suspension, de restriction ou de retrait de l’autorisation de mise sur le marché. Les autorités compétentes ne peuvent fonder leur décision sur aucun autre motif. En particulier, ces décisions ne peuvent pas être fondées sur la situation du médicament de référence en matière de brevet ou de CCP. Il convient donc d’interdire explicitement cette pratique. [Am. 48] |
| (65 bis) | L’approche «Une seule santé» est nécessaire pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens, qui constitue l’une des menaces sanitaires actuelles les plus importantes. On estime que plus de 35 000 personnes dans l’Union/l’Espace économique européen et plus de 1,2 million de personnes dans le monde meurent chaque année en conséquence directe d’une infection due à des bactéries résistantes aux antibiotiques (20) . Il est nécessaire de mettre en place une coopération de haut niveau entre les secteurs, ainsi qu’à l’échelle mondiale. La présente directive met en place une action coordonnée destinée à garantir la prévention et la réduction au minimum des risques pour l’environnement tout au long de la chaîne d’approvisionnement, de l’utilisation et de l’élimination, ainsi que la sensibilisation des patients, des consommateurs et des professionnels de santé et le recours prudent et responsable aux antimicrobiens. [Am. 49] |
| (66) | Afin de remédier au problème de la résistance aux antimicrobiens, les antimicrobiens devraient être conditionnés en quantités appropriées pour le cycle thérapeutique correspondant à ce produit, y compris, dans la mesure du possible, la délivrance à l’unité, et les règles nationales relatives aux antimicrobiens soumis à prescription devraient garantir qu’ils sont délivrés d’une manière qui correspond aux quantités prévues dans la prescription. La délivrance du nombre exact d’unités nécessaires pourrait contribuer à lutter contre la résistance aux antimicrobiens et à remédier aux incidences sur l’environnement. [Am. 50] |
| (67) | La fourniture d’informations aux professionnels de la santé et aux patients sur l’utilisation, la conservation et l’élimination appropriées des antimicrobiens relève de la responsabilité commune des titulaires d’autorisations de mise sur le marché et des États membres, qui . Ces derniers devraient veiller à l’existence d’un système de collecte et d’élimination approprié pour tous les médicaments. [Am. 51] |
| (67 bis) | Les pharmaciens et autres professionnels des soins de santé devraient jouer un rôle dans la gestion des antimicrobiens, notamment en prodiguant des conseils sur l’utilisation prudente des antibiotiques et des autres agents antimicrobiens ainsi que sur la façon de les éliminer correctement. [Am. 52] |
| (68) | Bien que la présente directive restreigne l’utilisation des antimicrobiens en soumettant certaines catégories d’ les antibiotiques et les antimicrobiens qui présentent un risque identifié de résistance à prescription, en raison de l’augmentation de la résistance aux antimicrobiens dans l’Union, les autorités compétentes des États membres devraient envisager un certain nombre d’autres mesures, par exemple notamment l’élargissement du statut de prescription des antimicrobiens , la restriction de l’utilisation de certains antimicrobiens à l’usage hospitalier, une formation obligatoire des professionnels des soins de santé sur les incidences environnementales liées à l’utilisation des médicaments et sur la gestion des antimicrobiens et leur bon usage, ou l’utilisation obligatoire de tests de diagnostic avant la prescription. Les États membres devraient également veiller à ce que des mesures soient mises en place pour protéger la prescription d’antibiotiques de l’influence d’une quelconque forme d’incitation économique offerte directement ou indirectement aux personnes qui prescrivent des médicaments, compte tenu des risques associés à la résistance aux antimicrobiens, et pour éviter les risques pour l’environnement, conformément à l’approche stratégique de l’Union européenne concernant les produits pharmaceutiques dans l’environnement. En outre, l’utilisation d’une association de plusieurs substances actives antimicrobiennes peut représenter un risque particulier en ce qui concerne le développement d’une résistance aux antimicrobiens. Il convient donc de ne prescrire l’utilisation d’une telle association que dans des cas exceptionnels, lorsque le rapport bénéfice-risque de cette association est favorable. Les autorités compétentes des États membres devraient favoriser la disponibilité de tests de diagnostic rapide dans les États membres et envisager ces mesures supplémentaires en fonction du niveau de résistance aux antimicrobiens sur leur territoire et des besoins des patients. [Am. 53] |
| (69) | La pollution des eaux et des sols par les résidus pharmaceutiques est un problème environnemental émergent et il est scientifiquement prouvé que la présence de ces substances dans l’environnement, du fait de leur fabrication, de leur utilisation et de leur élimination, constitue un risque pour l’environnement et la santé publique. L’évaluation de la législation a montré qu’il était nécessaire de renforcer les mesures existantes afin de réduire les incidences du cycle de vie des médicaments sur l’environnement et la santé publique. Les mesures prévues par la présente directive complètent les principaux actes législatifs en matière d’environnement, notamment la directive-cadre sur l’eau (2000/60/CE (21)), la directive sur les normes de qualité environnementale (2008/105/CE (22)), la directive sur les eaux souterraines (2006/118/CE (23)), la directive sur le traitement des eaux urbaines résiduaires (91/271/CEE (24)), la directive sur l’eau potable (2020/2184 (25)) et la directive sur les émissions industrielles (2010/75/UE (26)) et la directive relative aux déchets (2008/98/CE (27) ) . [Am. 54] |
| (69 bis) | Les substances actives émises pendant la fabrication peuvent constituer une menace pour l’environnement et la santé publique. Par conséquent, il convient d’évaluer les risques pour l’environnement et d’y remédier tout au long du cycle de vie des médicaments, de leur fabrication à leur élimination en passant par leur utilisation. [Am. 55] |
| (69 ter) | L’emballage des médicaments à l’unité, en particulier dans les pharmacies hospitalières, où de tels produits sont conditionnés et distribués en vrac, pourrait entraîner une diminution des matériaux d’emballage utilisés et contribuer ainsi à réduire l’empreinte environnementale des médicaments, y compris leurs déchets. L’emballage à l’unité peut également contribuer à atténuer les pénuries de médicaments et la résistance aux antimicrobiens. En milieu hospitalier, l’utilisation d’unités à dose unique avec toutes les informations utiles pourrait en outre constituer une amélioration pour ce qui est du risque d’erreurs de médication et donc renforcer la protection des patients. Les États membres devraient encourager l’utilisation de blisters prédécoupés à doses unitaires en milieu hospitalier et, progressivement, dans les pharmacies, si nécessaire. [Am. 56] |
| (69 quater) | L’utilisation de produits pharmaceutiques dans les médicaments à usage humain et vétérinaire, y compris les antimicrobiens, a augmenté leur concentration dans nombre de réservoirs environnementaux tels que les sols, les sédiments et les masses d’eau au cours des vingt dernières années, et leur concentration dans l’environnement risque de continuer de s’accroître en raison de la croissance démographique et du vieillissement de la population. Le rejet de produits pharmaceutiques dans l’environnement risque de nuire non seulement aux écosystèmes et à la vie sauvage, mais également à l’efficacité de ces mêmes produits. En raison de la stabilité chimique et métabolique de certains produits pharmaceutiques, jusqu’à 90 % de leurs substances actives sont libérées dans l’environnement sous leur forme d’origine après utilisation. [Am. 57] |
| (70) | Les demandes d’autorisation de mise sur le marché de médicaments dans l’Union devraient comprendre une évaluation des risques pour l’environnement (ERE) et des mesures d’atténuation des risques. Si le demandeur ne présente pas une évaluation complète ou suffisamment étayée des risques pour l’environnement ou s’il ne propose pas de mesures d’atténuation des risques pour répondre de manière satisfaisante aux risques mentionnés dans l’évaluation des risques pour l’environnement, il convient de refuser l’autorisation de mise sur le marché. Il convient d’actualiser l’évaluation des risques pour l’environnement lorsque de nouvelles données ou connaissances sur les risques en question sont disponibles. |
| (70 bis) | Dans les cas exceptionnels où l’ERE est incomplète en raison de données manquantes et où le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché peut dûment justifier et étayer cet état de fait, la mise sur le marché du médicament devrait rester possible pour des raisons de santé publique et moyennant le respect de certaines conditions et obligations postérieures à l’autorisation. Si un médicament a été autorisé et que l’ERE s’avère incomplète en raison de données manquantes, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché devrait transmettre, dans les délais convenus avec les autorités compétentes, l’ERE achevée et s’acquitter de toute autre obligation postérieure à l’autorisation. [Am. 58] |
| (71) | Les demandeurs d’autorisations de mise sur le marché devraient tenir compte des procédures d’évaluation des risques pour l’environnement prévues par d’autres cadres juridiques de l’Union susceptibles de s’appliquer aux substances chimiques en fonction de leur utilisation. Outre le présent règlement, il existe quatre autres cadres principaux: i) le règlement (CE) no 1907/2006 concernant l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH); ii) le règlement (UE) no 528/2012 sur les produits biocides; iii) le règlement (CE) no 1107/2009 sur les produits phytopharmaceutiques (pesticides); et iv) le règlement (UE) 2019/6 sur les médicaments vétérinaires. Dans le cadre du pacte vert pour l’Europe, la Commission a proposé une approche «une substance, une évaluation» pour les produits chimiques (28), afin d’accroître l’efficacité du système d’enregistrement, de réduire les coûts et de limiter les essais inutiles sur les animaux. L’ERE couvre les risques liés à la production. De manière générale, il convient de considérer le respect, au stade de la fabrication, de la législation de l’Union et des États membres applicable en matière de protection de l’environnement comme une mesure d’atténuation des risques pertinente pour la production. Cela devrait également être le cas pour la production dans les pays tiers qui ont un niveau de protection de l’environnement équivalent à celui de l’Union. Des produits pharmaceutiques plus respectueux de l’environnement apporteraient une contribution positive à la santé humaine. [Am. 59] |
| (72) | Les émissions et les rejets d’antimicrobiens dans l’environnement à partir des sites de fabrication peuvent entraîner une résistance aux antimicrobiens, qui constitue une préoccupation mondiale, quel que soit le lieu où les émissions et les rejets ont lieu. Par conséquent, le champ d’application de l’ERE devrait être étendu afin de tenir compte du risque de sélection de la résistance aux antimicrobiens pendant tout le cycle de vie des antimicrobiens, y compris la fabrication. À la date d’adoption de la présente directive, aux fins de l’ERE, il n’existe pas de méthode scientifiquement convenue permettant de mesurer la résistance antimicrobienne autre que la résistance aux antibiotiques. La Commission devrait donc publier, après consultation de l’Agence européenne des médicaments (EMA), du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), des lignes directrices sur la manière de procéder à des ERE de la sélection de la résistance aux antimicrobiens pour les microbes non bactériens. [Am. 60] |
| (73) | La proposition comprend également des dispositions relatives à une approche fondée sur les risques en ce qui concerne les obligations en matière d’ERE pour les titulaires d’autorisations de mise sur le marché avant octobre 2005 et la mise en place d’un système de monographies d’ERE pour les substances actives. Ce système devrait être mis à la disposition des demandeurs afin qu’ils puissent l’utiliser lorsqu’ils effectuent une ERE dans le cadre d’une nouvelle demande. |
| (74) | En ce qui concerne les médicaments autorisés avant octobre 2005, pour lesquels aucune ERE n’a été réalisée, des dispositions particulières devraient être introduites afin de mettre en place un programme d’établissement des priorités fondé sur les risques aux fins de la remise ou de la mise à jour de l’ERE par les titulaires d’autorisations de mise sur le marché. |
| (74 bis) | Conformément à la convention d’Aarhus sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement (29) , le public a le droit d’obtenir des informations sur les questions environnementales, y compris sur l’ERE d’un produit pharmaceutique. [Am. 61] |
| (75) | Chypre, l’Irlande, Malte et l’Irlande du Nord sont historiquement dépendants de l’approvisionnement en médicaments depuis ou via des parties du Royaume-Uni autres que l’Irlande du Nord. À la suite du retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord de l’Union européenne et de la Communauté européenne de l’énergie atomique, afin d’éviter les pénuries de médicaments et, en fin de compte, d’assurer un niveau élevé de protection de la santé publique, des dérogations spécifiques à la présente directive doivent être prévues pour l’approvisionnement en médicaments de Chypre, de l’Irlande, de Malte et de l’Irlande du Nord depuis ou via des parties du Royaume-Uni autres que l’Irlande du Nord. Afin de garantir une application uniforme du droit de l’Union dans les États membres, les dérogations applicables à Chypre, à l’Irlande et à Malte ne devraient avoir qu’un caractère temporaire. |
| (76) | Afin que tous les enfants de l’Union aient accès aux produits spécifiquement autorisés pour un usage pédiatrique, lorsqu’un plan d’investigation pédiatrique approuvé a conduit à l’autorisation d’une indication pédiatrique pour un produit déjà mis sur le marché pour d’autres indications thérapeutiques, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché devrait être tenu de mettre le produit sur les mêmes marchés dans un délai de deux ans à compter de la date d’approbation de l’indication. |
| (77) | Dans l’intérêt de la santé publique, il est nécessaire de garantir la disponibilité continue de médicaments sûrs et efficaces autorisés pour des indications pédiatriques. Par conséquent, si le titulaire d’une autorisation de mise sur le marché compte retirer du marché un médicament de cette nature, des dispositions devraient être prévues pour permettre à la population pédiatrique de continuer à avoir accès à ce médicament. Afin de contribuer à ce résultat, l’Agence devrait être informée en temps utile de toute intention en ce sens et elle devrait rendre celle-ci publique. |
| (78) | Afin d’éviter des charges administratives et financières inutiles, tant pour les titulaires d’autorisations de mise sur le marché que pour les autorités compétentes, certaines mesures de rationalisation devraient être introduites, conformément au principe du «numérique par défaut». Il convient d’introduire la demande par voie électronique d’autorisation de mise sur le marché et de modification des termes de l’autorisation de mise sur le marché. |
| (79) | D’une manière générale, des plans de gestion des risques pour les médicaments génériques et biosimilaires ne devraient pas être élaborés et présentés, étant donné que le médicament de référence dispose d’un tel plan, sauf dans des cas particuliers, où un plan de gestion des risques devrait être fourni. En outre, d’une manière générale, une autorisation de mise sur le marché devrait être octroyée pour une durée illimitée. À titre exceptionnel, un renouvellement ne peut être décidé que pour des raisons justifiées liées à la sécurité du médicament. |
| (80) | En cas de risque pour la santé publique, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché ou les autorités compétentes devraient être en mesure de mettre en place, de leur propre initiative, des mesures de restriction urgentes motivées par la sécurité ou l’efficacité. Dans ce cas, lorsque la procédure de saisine est lancée, il convient d’éviter toute duplication de l’évaluation. |
| (81) | Afin de répondre aux besoins des patients, un nombre croissant de médicaments innovants dérivent d’autres produits ou sont associés à d’autres produits qui peuvent être fabriqués ou testés et réglementés par plus d’un cadre juridique de l’Union. De même, les mêmes sites sont de plus en plus surveillés par les autorités établies en vertu de différents cadres juridiques de l’Union. Afin de garantir une production et une supervision sûres et efficaces de ces produits et de permettre une livraison appropriée aux patients, il est important d’assurer la cohérence. La cohérence et l’alignement suffisant ne peuvent être assurés que grâce à une coopération appropriée dans le développement des pratiques et des principes appliqués dans les différents cadres juridiques de l’Union. Par conséquent, une coopération appropriée devrait être prévue dans plusieurs dispositions de la présente directive, telles que celles relatives aux avis de classification, à la surveillance ou à l’élaboration de lignes directrices. |
| (82) | En ce qui concerne les produits qui associent un médicament et un dispositif médical, il convient de préciser l’applicabilité des deux cadres réglementaires respectifs et de garantir l’interaction appropriée entre les deux cadres réglementaires applicables. Il en va de même pour les associations de produits médicaux et de produits autres que des dispositifs médicaux. |
| (83) | Afin de garantir que les autorités compétentes disposent de toutes les informations nécessaires à leur évaluation dans le cas d’associations intégrales d’un médicament et d’un dispositif médical ou d’associations d’un médicament et d’un produit autre qu’un dispositif médical, le demandeur de l’autorisation de mise sur le marché fournit des données établissant l’utilisation sûre et efficace de l’association intégrale du médicament et du dispositif médical ou de l’association du médicament et d’un produit autre qu’un dispositif médical. Il convient que l’autorité compétente évalue le rapport bénéfice-risque de l’association intégrale en tenant compte de l’adéquation de l’utilisation du médicament avec le dispositif médical ou avec un produit autre qu’un dispositif médical. |
| (84) | Afin de garantir que les autorités compétentes disposent de toutes les informations nécessaires à l’évaluation des médicaments s’employant exclusivement avec un dispositif médical (c’est-à-dire les médicaments emballés avec un dispositif médical ou destinés à être utilisés avec un dispositif médical référencé dans le résumé des caractéristiques du produit), le demandeur de l’autorisation de mise sur le marché fournit des données établissant l’utilisation sûre et efficace du médicament en tenant compte de son utilisation avec le dispositif médical. Il convient que l’autorité compétente évalue le rapport bénéfice-risque du médicament, en tenant compte également de l’utilisation du médicament avec le dispositif médical. |
| (85) | La directive précise également qu’un dispositif médical faisant partie d’une association intégrale doit être conforme aux exigences générales en matière de sécurité et de performances énoncées à l’annexe I du règlement (UE) 2017/745 du Parlement européen et du Conseil (30). Un dispositif médical s’employant exclusivement avec un dispositif médical doit répondre à toutes les exigences du règlement (UE) 2017/745. Un médicament s’employant exclusivement avec un dispositif médical et dont l’action n’est pas accessoire à celle du dispositif médical est conforme aux exigences de la présente directive et du [règlement (CE) no 726/2004 révisé] compte tenu de son utilisation avec le dispositif médical, sans préjudice des exigences spécifiques du règlement (UE) 2017/745. |
| (86) | Pour tous ces produits (associations intégrales d’un médicament et d’un dispositif médical, médicaments s’employant exclusivement avec des dispositifs médicaux et associations d’un médicament avec un produit autre qu’un dispositif médical), l’autorité compétente devrait également pouvoir demander au demandeur de l’autorisation de mise sur le marché de transmettre toute information supplémentaire nécessaire et le demandeur de l’autorisation de mise sur le marché devrait être tenu de fournir toute information demandée. En ce qui concerne les médicaments s’employant exclusivement avec un dispositif médical et dont l’action n’est pas accessoire à celle du dispositif médical, le demandeur de l’autorisation de mise sur le marché fournit également, à la demande de l’autorité compétente, toute information supplémentaire relative au dispositif médical, compte tenu de son utilisation avec le médicament, et qui revêt un intérêt pour la surveillance postautorisation du médicament, sans préjudice des exigences spécifiques du [règlement (CE) no 726/2004 révisé]. |
| (87) | En ce qui concerne l’association intégrale d’un médicament et d’un dispositif médical ainsi que l’association d’un médicament et d’un produit autre qu’un dispositif médical, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché devrait également assumer la responsabilité globale de l’ensemble du produit en ce qui concerne la conformité du médicament avec les exigences de la présente directive et du [règlement (CE) no 726/2004 révisé] et devrait assurer la coordination du flux d’informations entre les secteurs tout au long de la procédure d’évaluation et du cycle de vie du médicament. |
| (88) | Afin de garantir la qualité, la sécurité et l’efficacité du médicament à tous les stades de la fabrication et de la distribution, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché est responsable, si nécessaire, de la traçabilité d’une substance active, d’un excipient ou de toute autre substance utilisé(e) dans la fabrication du médicament et destiné(e) à faire partie du médicament ou susceptible d’être présent(e) dans le médicament, par exemple des impuretés, des produits de dégradation ou des contaminants. |
| (89) | Dans l’intérêt de la santé publique, les titulaires d’autorisations de mise sur le marché devraient pouvoir assurer la traçabilité de toute substance utilisée dans un médicament, destinée à faire partie d’un médicament ou susceptible d’être présente dans un médicament à tous les stades de la fabrication et de la distribution, et identifier toute personne physique ou morale qui leur a fourni ces substances. Par conséquent, il convient de mettre en place des procédures et des systèmes pour fournir ces informations au cas où elles seraient nécessaires en vue de garantir la qualité, la sécurité ou l’efficacité des médicaments. |
| (90) | Il est reconnu que le développement de produits pharmaceutiques est un domaine dans lequel ni la science ni la technologie ne s’arrêtent. Au cours des dernières décennies, de nouvelles catégories de médicaments ont vu le jour, des médicaments biologiques aux biosimilaires, en passant par les médicaments de thérapie innovante et, à l’avenir, les phagothérapies. Ces catégories de produits peuvent, dans certains cas, nécessiter des règles adaptées afin de tenir pleinement compte de leurs caractéristiques spécifiques. C’est pourquoi un cadre juridique prospectif devrait inclure des dispositions permettant de tels cadres adaptés sous réserve de critères stricts et d’une habilitation de la Commission guidée par la contribution scientifique de l’Agence européenne des médicaments. |
| (91) | Les adaptations peuvent comporter des exigences adaptées, renforcées, supprimées ou différées par rapport aux médicaments standard. Il pourrait notamment s’agir de modifications des exigences relatives au dossier de ces médicaments, de la manière dont leur qualité, leur sécurité et leur efficacité sont démontrées par les demandeurs ou de contrôles de fabrication adaptés et d’exigences en matière de bonnes pratiques de fabrication, ainsi que de méthodes de contrôle supplémentaires avant et pendant l’administration et l’utilisation de ces médicaments. Les adaptations ne devraient toutefois pas aller au-delà de ce qui est nécessaire pour réaliser l’objectif d’adaptation aux caractéristiques spécifiques. |
| (92) | Afin d’améliorer la préparation et la riposte face aux menaces sanitaires, en particulier face à l’émergence de la résistance aux antimicrobiens, des cadres adaptés peuvent être utiles pour faciliter la modification rapide de la composition des antimicrobiens afin de maintenir leur efficacité. L’utilisation de plateformes établies permettrait une adaptation efficace et rapide de ces médicaments au contexte clinique. |
| (93) | Afin d’optimiser l’utilisation des ressources tant pour les demandeurs d’autorisations de mise sur le marché que pour les autorités compétentes et d’éviter la répétition de l’évaluation des substances actives chimiques des médicaments qui incluent les thérapies cellulaires et géniques , les demandeurs d’autorisation de mise sur le marché devraient pouvoir s’appuyer sur un certificat du dossier permanent de la substance active ou sur une monographie de la Pharmacopée européenne, au lieu de fournir les données pertinentes requises conformément à l’annexe II. Un certificat du dossier permanent de la substance active peut être délivré par l’Agence lorsque les données pertinentes sur la substance active concernée ne sont pas déjà couvertes par une monographie de la Pharmacopée européenne ou par un autre certificat du dossier permanent de la substance active. La Commission devrait être habilitée à établir la procédure d’évaluation unique d’un dossier permanent de la substance active. Afin d’optimiser encore l’utilisation des ressources, la Commission devrait être habilitée à autoriser l’utilisation d’un programme de certification également pour des dossiers permanents supplémentaires, y compris des dossiers permanents de la qualité supplémentaire, c’est-à-dire pour des substances actives autres que des substances actives chimiques, ou pour d’autres substances présentes ou utilisées dans la fabrication d’un médicament, requises conformément à l’annexe II, par exemple dans le cas d’excipients, d’adjuvants, de matières premières, de vecteurs viraux et d’autres matières de départ, de milieux de culture, de précurseurs radiopharmaceutiques et d’intermédiaires de substances actives nouveaux, lorsque l’intermédiaire est une substance active chimique en soi ou utilisée en combinaison avec une substance biologique , ainsi que pour les matières premières et les matières de départ utilisées en thérapie cellulaire et génique . [Am. 62] |
| (94) | Pour des raisons de santé publique et de cohérence juridique et afin de réduire la charge administrative et de renforcer la prévisibilité pour les opérateurs économiques, il convient de soumettre à des règles harmonisées les modifications apportées à l’ensemble des types d’autorisations de mise sur le marché. |
| (95) | Les termes d’une autorisation de mise sur le marché d’un médicament peuvent être modifiés après qu’elle a été octroyée. Si les éléments essentiels d’une modification sont définis dans la présente directive, la Commission devrait être habilitée à les compléter en définissant d’autres éléments nécessaires, à adapter le système aux progrès scientifiques et technologiques, y compris la numérisation, et à veiller à ce que les titulaires d’autorisations de mise sur le marché et les autorités compétentes n’aient pas à supporter de charges administratives inutiles. |
| (96) | Les progrès scientifiques et technologiques dans le domaine de l’analyse des données et des infrastructures de données apportent un soutien précieux au développement, à l’autorisation et à la surveillance des médicaments. La transformation numérique a eu une incidence sur la prise de décisions en matière de réglementation, la rendant plus axée sur les données et multipliant les possibilités pour les autorités réglementaires d’accéder aux données probantes, tout au long du cycle de vie d’un médicament. La présente directive reconnaît la capacité des autorités compétentes des États membres à accéder aux données fournies indépendamment du demandeur ou du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché et à les analyser. Sur cette base, les autorités compétentes des États membres devraient prendre l’initiative de mettre à jour le résumé des caractéristiques du produit lorsque de nouvelles données en matière d’efficacité ou de sécurité ont une incidence sur le rapport bénéfice-risque d’un médicament. |
| (97) | L’accès aux données individuelles des patients issues d’études cliniques dans un format structuré permettant des analyses statistiques est précieux pour aider les régulateurs à comprendre les données probantes fournies et pour éclairer la prise de décisions en matière de réglementation concernant le rapport bénéfice-risque d’un médicament. L’introduction d’une telle possibilité dans la législation est importante afin de permettre une évaluation des bénéfices et des risques fondée sur des données à tous les stades du cycle de vie d’un médicament. Par conséquent, la présente directive habilite les autorités compétentes des États membres à demander ces données dans le cadre de l’évaluation des demandes initiales d’autorisation de mise sur le marché et des demandes de modification des termes d’une autorisation de mise sur le marché postérieures à l’octroi de celle-ci. Étant donné le caractère sensible des données de santé, les autorités compétentes devraient garantir leurs opérations de traitement et veiller à ce qu’elles respectent les principes relatifs à la protection des données tels que la licéité, la loyauté et la transparence, la limitation des finalités, la minimisation des données, l’exactitude, la limitation de la conservation, l’intégrité et la confidentialité. Lorsqu’il est nécessaire, aux fins de la présente directive, de traiter des données à caractère personnel, il convient de procéder à ce traitement conformément aux dispositions du droit de l’Union relatives à la protection des données à caractère personnel. Tout traitement de données à caractère personnel en vertu de la présente directive devrait être effectué conformément aux règlements (UE) 2016/679 (31) et (UE) 2018/1725 (32) du Parlement européen et du Conseil. |
| (98) | Des règles de pharmacovigilance sont nécessaires à la protection de la santé publique afin de prévenir, de détecter et d’évaluer les effets indésirables des médicaments mis sur le marché de l’Union, dans la mesure où le profil de sécurité des médicaments ne peut être connu dans son intégralité qu’après la mise sur le marché de ces médicaments. |
| (99) | Afin de garantir la sécurité des médicaments après leur mise sur le marché, les systèmes de pharmacovigilance dans l’Union doivent être adaptés constamment aux progrès scientifiques et techniques. |
| (100) | Il faut tenir compte des changements qui découlent de l’harmonisation internationale des définitions, de la terminologie et des progrès technologiques dans le domaine de la pharmacovigilance. |
| (101) | L’utilisation accrue des réseaux électroniques pour la transmission d’informations sur les effets indésirables des médicaments mis sur le marché dans l’Union a pour but de permettre aux autorités compétentes d’assurer simultanément la mise en commun de ces informations. À cet égard, les États membres devraient s’efforcer d’informer directement les parties prenantes qui signalent des effets indésirables en cas de mise à jour du profil de sécurité des médicaments. [Am. 63] |
| (102) | Il est de l’intérêt de l’Union de veiller à la cohérence des systèmes de pharmacovigilance dont relèvent, d’une part, les médicaments ayant fait l’objet d’une procédure d’autorisation centralisée et, d’autre part, ceux qui ayant fait l’objet d’une procédure d’un autre type. |
| (103) | Les titulaires d’autorisations de mise sur le marché devraient être responsables du suivi de la pharmacovigilance concernant les médicaments qu’ils mettent sur le marché. |
| (104) | L’utilisation de colorants dans les médicaments à usage humain et les médicaments vétérinaires est actuellement régie par la directive 2009/35/CE du Parlement européen et du Conseil (33), et limitée aux colorants autorisés conformément au règlement (CE) no 1333/2008 du Parlement européen et du Conseil sur les additifs alimentaires (34), dont les spécifications sont définies dans le règlement (UE) no 231/2012 de la Commission (35). Les utilisations d’excipients autres que des colorants dans les médicaments sont soumises aux règles de l’Union relatives aux médicaments et sont évaluées dans le cadre de l’établissement du profil global bénéfice-risque d’un médicament. |
| (105) | L’expérience a montré la nécessité de maintenir, dans une certaine mesure, le principe de l’utilisation dans les médicaments des colorants autorisés comme additifs alimentaires. Toutefois, il convient également de prévoir une évaluation spécifique pour l’utilisation du colorant dans les médicaments lorsqu’un additif alimentaire est retiré de la liste de l’Union des additifs alimentaires. Par conséquent, dans ce cas précis, l’EMA devrait procéder à sa propre évaluation de l’utilisation du colorant dans les médicaments, en tenant compte de l’avis de l’EFSA et des données scientifiques qui le sous-tendent, ainsi que de toute donnée scientifique supplémentaire, et en accordant une attention particulière à l’utilisation dans les médicaments. L’EMA devrait également être responsable du suivi de toute donnée scientifique concernant les colorants conservés pour un usage médical spécifique uniquement. Par conséquent, il y a lieu d’abroger la directive 2009/35/CE. |
| (106) | En ce qui concerne la surveillance et les inspections, la fabrication et l’importation de matières de départ ou de produits intermédiaires, ainsi que d’excipients fonctionnels, font l’objet d’une surveillance en raison de leur action accessoire sur la substance active et de leur incidence possible sur la qualité, la sécurité et l’efficacité des médicaments. |
| (107) | Toute réglementation en matière de fabrication et de distribution des médicaments devrait avoir comme objectif essentiel la sauvegarde de la santé publique. |
| (108) | Il importe que, dans les États membres, la surveillance et le contrôle de la fabrication et de la distribution des médicaments soient assurés par des représentants officiels de l’autorité compétente répondant à des conditions minimales de qualification. |
| (109) | Dans certains cas, les étapes de fabrication ou d’essai des médicaments doivent avoir lieu dans des sites situés à proximité des patients, par exemple pour les médicaments de thérapie innovante ayant une durée de conservation courte. Dans ces cas, il peut être nécessaire de décentraliser ces étapes de fabrication ou d’essai sur plusieurs sites afin que les médicaments parviennent aux patients dans toute l’Union. Lorsque les étapes de fabrication ou d’essai sont décentralisées, elles devraient être effectuées sous la responsabilité de la personne qualifiée d’un site central autorisé . En outre, afin d’assurer le bon fonctionnement des sites décentralisés au titre du présent cadre, sans heurts avec les activités pertinentes pour d’autres cadres juridiques de l’Union, les autorités compétentes des États membres qui supervisent un site décentralisé devraient coordonner leurs activités et leurs tâches de supervision avec les autorités compétentes chargées de la supervision des activités de fabrication ou d’essai au titre d’autres actes de l’Union . Les sites décentralisés ne devraient pas nécessiter une autorisation de fabrication distincte de celle accordée au site central concerné, mais devraient être enregistrés par l’autorité compétente de l’État membre dans lequel le site décentralisé est établi. Dans le cas de médicaments contenant des SoHO autologues, consistant en de telles substances ou issus de telles substances, les sites décentralisés doivent être enregistrés en tant qu’entité SoHO telle que définie dans [le règlement SoHO] et en application dudit règlement pour les activités d’examen des donneurs et d’évaluation de leur admissibilité, de contrôle des donneurs et de prélèvement, ou simplement pour le prélèvement dans le cas de produits fabriqués pour un usage autologue. [Am. 64] |
| (110) | Il convient de garantir la qualité des médicaments fabriqués ou disponibles dans l’Union, en exigeant que les substances actives qui entrent dans leur composition soient conformes aux principes relatifs aux bonnes pratiques de fabrication. Il s’est révélé nécessaire de renforcer les dispositions de l’Union relatives aux inspections et de constituer une base de données de l’Union sur les résultats de ces inspections. |
| (111) | La vérification du respect des exigences légales en matière de fabrication, de distribution et d’utilisation des médicaments par les entités concernées, au moyen d’un système de surveillance, est d’une importance fondamentale pour garantir que les objectifs de la présente directive sont effectivement réalisés. Par conséquent, les autorités compétentes des États membres devraient être habilitées à effectuer des inspections sur place ou à distance, dans le cadre du système de surveillance à tous les stades de la fabrication, de la distribution et de l’utilisation des médicaments ou des substances actives, et à s’appuyer sur les résultats des inspections menées par les autorités compétentes de pays tiers de confiance. Afin d’assurer l’efficacité des inspections, les autorités compétentes devraient avoir la possibilité d’effectuer des inspections communes et, le cas échéant, des inspections inopinées. |
| (112) | La fréquence des contrôles devrait être établie par les autorités compétentes eu égard au risque et au niveau de conformité attendu dans les différentes situations. Cette approche devrait permettre à ces autorités compétentes d’affecter les ressources là où le risque est le plus élevé. Dans certains cas, il convient d’appliquer le système de surveillance indépendamment du niveau de risque ou de non-conformité attendu, par exemple avant l’octroi d’autorisations de fabrication. |
| (113) | Dans le cadre de la procédure de «certification de conformité aux monographies de la Pharmacopée européenne», la direction européenne de la qualité du médicament et soins de santé du Conseil de l’Europe vérifie dans le cadre d’inspections si les données fournies par le demandeur confirment la capacité des monographies à contrôler la pureté chimique, la qualité microbiologique et le risque d’EST (le cas échéant). Elle vérifie également si la fabrication est conforme aux bonnes pratiques de fabrication de substances actives. Selon les résultats de l’inspection, un certificat de conformité ou de non-conformité avec les bonnes pratiques de fabrication est délivré par la direction européenne de la qualité du médicament et soins de santé ou par l’État membre participant à l’inspection. |
| (114) | Il convient que chaque entreprise qui fabrique ou importe des médicaments mette en place un dispositif permettant que toutes les informations communiquées à propos d’un médicament soient conformes aux conditions d’utilisation qui ont été approuvées. |
| (115) | Il importe d’harmoniser les conditions de délivrance des médicaments au public. |
| (116) | À cet égard, toute personne qui se déplace dans l’Union possède le droit d’emporter une quantité raisonnable de médicaments obtenus licitement pour son usage personnel. Il devrait également être possible, pour une personne établie dans un État membre, de se faire envoyer d’un autre État membre une quantité raisonnable de médicaments destinés à son usage personnel. |
| (117) | En vertu du [règlement (CE) no 726/2004 révisé], certains médicaments font l’objet d’une autorisation de mise sur le marché de l’Union. Dans ce contexte, il est nécessaire d’établir le statut de prescription des médicaments couverts par une autorisation de mise sur le marché de l’Union. Par conséquent, il importe de fixer les critères sur la base desquels les décisions de l’Union seront prises. |
| (118) | Il convient, dès lors, d’harmoniser les principes de base applicables au statut de prescription des médicaments dans l’Union ou dans l’État membre concerné, en s’inspirant des principes déjà établis en la matière par le Conseil de l’Europe ainsi que des travaux d’harmonisation réalisés dans le cadre des Nations unies en ce qui concerne les stupéfiants et les psychotropes (la convention unique des Nations unies de 1961 sur les stupéfiants et la convention des Nations unies de 1971 sur les substances psychotropes). |
| (119) | De nombreuses opérations de distribution en gros de médicaments sont susceptibles de couvrir simultanément plusieurs États membres. |
| (120) | Il y a lieu d’exercer un contrôle sur l’ensemble de la chaîne de distribution des médicaments, depuis leur fabrication ou leur importation dans l’Union jusqu’à la délivrance au public, de façon à garantir que les médicaments sont conservés, transportés et manipulés dans des conditions adéquates. Les dispositions qu’il convient d’adopter à cette fin faciliteront considérablement le retrait du marché de produits défectueux et permettront de lutter plus efficacement contre les contrefaçons. |
| (121) | Toute personne qui participe à la distribution en gros de médicaments devrait être titulaire d’une autorisation particulière. Il convient de dispenser de cette autorisation les pharmaciens et les personnes qui sont habilitées à délivrer des médicaments au public et qui se limitent à cette activité. Il est toutefois nécessaire, pour assurer le contrôle de l’ensemble de la chaîne de distribution des médicaments, que les pharmaciens et les personnes habilitées à délivrer des médicaments au public conservent des registres indiquant les transactions d’entrée. |
| (122) | L’autorisation de mise sur le marché doit être soumise à certaines exigences essentielles, dont il revient à l’État membre concerné de vérifier le respect. Chaque État membre doit reconnaître les autorisations octroyées par les autres États membres. |
| (123) | Certains États membres imposent aux grossistes qui fournissent des médicaments aux pharmaciens et aux personnes autorisées à délivrer des médicaments au public certaines obligations de service public. Ces États membres devraient pouvoir continuer à appliquer ces obligations aux grossistes établis sur leur territoire. Ils devraient pouvoir aussi les appliquer aux grossistes des autres États membres à condition de n’imposer aucune obligation plus stricte que celles qu’ils imposent à leurs propres grossistes et dans la mesure où elles peuvent être considérées comme justifiées par des raisons de protection de la santé publique et sont proportionnées par rapport à l’objectif concernant cette protection. |
| (123 | bis) Les pharmaciens et autres professionnels des soins de santé santé jouent un rôle important dans les soins primaires, notamment pour préparer, délivrer et vendre les médicaments dont les patients ont besoin, donner des conseils sur leur utilisation correcte et leurs éventuels effets indésirables et accompagner les patients souffrant de maladies aiguës ou chroniques. En milieu hospitalier, les pharmaciens hospitaliers proposent des consultations pharmaceutiques et élaborent des plans pharmaceutiques personnalisés, en collaboration avec d’autres professionnels de la santé, les patients et les soignants. Les pharmaciens hospitaliers et les pharmaciens d’officine pourraient jouer un rôle important dans l’utilisation des notices électroniques, ainsi que dans la compréhension des informations contenues dans les notices papier. [Am. 65] |
| (124) | Il convient de préciser les modalités selon lesquelles l’étiquetage doit être réalisé et la notice rédigée. La notice doit être facilement lisible et clairement compréhensible par les utilisateurs, notamment les groupes de patients cibles, et indélébile. Les notices destinées aux patients relèvent de la catégorie de la lecture consultative, ce qui signifie que les informations pertinentes devraient pouvoir être trouvées sans qu’il soit nécessaire de lire toute la notice. Par souci de clarté et de lisibilité, il est recommandé de hiérarchiser l’information par la typographie et d’utiliser des polices de caractères faciles à lire. Les choix de conception devraient répondre à des impératifs de fonctionnalité et de lisibilité plutôt que d’esthétique. [Am. 66] |
| (125) | Il est essentiel de partager des informations exactes avec le grand public afin de favoriser la confiance dans la science et le système réglementaire et d’améliorer les connaissances des patients et des consommateurs en matière de santé. Le cas échéant, les autorités compétentes devraient également partager des informations actualisées avec les professionnels de la santé, y compris les pharmaciens, et la communauté scientifique. Les dispositions relatives à l’information des patients devraient assurer un niveau élevé de protection des consommateurs, de façon à permettre une utilisation correcte des médicaments, sur la base d’une information complète et compréhensible. [Am. 67] |
| (126) | La mise sur le marché des médicaments dont l’étiquetage et la notice sont réalisés conformément à la présente directive ne devrait pas être interdite ou empêchée pour une raison liée à l’étiquetage ou à la notice. |
| (127) | L’utilisation de moyens électroniques et technologiques autres que les notices papier , en complément des notices qui sont essentielles pour les patients ayant des connaissances limitées en matière de santé numérique, peut faciliter l’accès aux médicaments et la distribution des médicaments et devrait toujours garantir une qualité d’information égale ou supérieure à tous les patients par rapport à la forme papier des informations sur les produits. À cet égard, il est nécessaire de garantir la protection des données à caractère personnel conformément au règlement (UE) 2016/679 ainsi que la prévention de l’identification, du profilage ou du suivi des personnes. [Am. 68] |
| (128) | Les États membres n’ont pas les mêmes niveaux d’habileté numérique et d’accès à l’internet. En outre, les besoins des patients et des professionnels de la santé peuvent différer. Par conséquent, il est nécessaire que les États membres disposent d’une marge de manœuvre pour l’adoption de mesures permettant la fourniture par voie électronique des informations sur les produits, tout en veillant à ce qu’aucun patient ne soit laissé pour compte, en tenant compte des besoins des différentes catégories d’âge et des différents niveaux d’habileté numérique de la population, et en s’assurant que les informations sur les produits sont facilement accessibles à tous les patients. Les États membres devraient progressivement autoriser la fourniture d’ Une notice devrait être mise à disposition sous forme électronique et être incluse sous forme papier, sauf si l’État membre décide, à la suite d’une consultation, de mettre à disposition les informations électroniques sur les produits. Les informations électroniques sur les produits, tout en veillant à ce que les devraient être disponibles dans le plein respect des règles relatives à la protection des données à caractère personnel soient pleinement respectées, et adhérer aux et devraient respecter les normes harmonisées élaborées au niveau de l’Union. Les informations sous forme numérique devraient être facilement accessibles à tous les patients. Compte tenu des conclusions de projets pilotes menés dans des hôpitaux, l’obligation de fournir une notice papier ne devrait pas être appliquée pour les médicaments qui ne sont pas destinés à être administrés par le patient lui-même. [Am. 69] |
| (129) | Si Les États membres décident que devraient mettre la notice devrait en principe être mise à disposition sous forme électronique et sous forme papier, sauf si l’État membre décide de ne mettre à disposition que les informations électroniques sur les produits uniquement par voie électronique . Lorsque la notice n’est disponible que sous forme électronique, les États membres , ils devraient également veiller à ce qu’une version papier de la notice soit mise à disposition sur demande et sans frais supplémentaires pour les patients. Ils devraient également veiller à ce que les informations au format numérique soient facilement accessibles à tous les patients, par exemple en incluant dans l’emballage extérieur du produit un code-barres lisible numériquement, qui renverrait le patient à la version électronique de la notice. [Am. 70] |
| (130) | L’utilisation d’emballages multilingues peut être un outil pour améliorer l’accès aux médicaments, en particulier pour les petits marchés et dans les situations d’urgence de santé publique. Lorsque des emballages multilingues sont utilisés, les États membres peuvent autoriser l’utilisation, sur l’étiquetage et la notice, d’une langue officielle de l’Union communément comprise dans les États membres où l’emballage multilingue est mis sur le marché. Bien que les informations électroniques sur les produits puissent faciliter la redistribution d’emballages entre les États membres, les exigences linguistiques en matière d’étiquetage risquent de rester un défi. En accordant une dérogation à l’obligation d’utiliser une langue officielle, ainsi qu’en imposant l’emploi de la dénomination commune internationale pour les médicaments qui ne sont pas destinés à être administrés par le patient lui-même et en fournissant des informations électroniques sur les produits, il serait possible d’améliorer la disponibilité des médicaments et d’en faciliter la redistribution entre les États membres. [Am. 71] |
| (131) | Afin de garantir un niveau élevé de transparence du soutien public à la recherche et au développement de médicaments, la communication de la contribution publique au développement d’un médicament particulier devrait être une exigence pour tous les médicaments. Toutefois, compte tenu de la difficulté pratique de déterminer dans les pays tiers comment les instruments de financement public indirect, tels que les avantages fiscaux, ont soutenu un produit particulier, l’obligation de communication de tout soutien financier reçu d’entités situées en dehors de l’Union ne devrait concerner que le soutien financier public direct, tel que les subventions directes ou les contrats. Par conséquent, les dispositions de la présente directive garantissent, sans préjudice des règles relatives à la protection des données confidentielles et à caractère personnel, la transparence de tout soutien financier direct reçu d’une autorité publique ou , d’un organisme public ou d’une organisation ou d’un fonds philanthropique ou à but non lucratif pour mener des activités de recherche et de développement de médicaments. [Am. 72] |
| (132) | Afin de garantir l’exactitude des informations mises à la disposition du public par le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché, les informations déclarées doivent faire l’objet d’un contrôle par un auditeur indépendant. |
| (133) | Afin de garantir une communication harmonisée et cohérente de la contribution publique au développement d’un médicament particulier, la Commission devrait pouvoir adopter des actes d’exécution pour préciser les principes et le format que le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché devrait respecter lors de la communication de ces informations. |
| (134) | La présente directive est sans préjudice de l’application des mesures adoptées en vertu de la directive 2006/114/CE du Parlement européen et du Conseil (36) ou de la directive 2005/29/CE du Parlement européen et du Conseil (37). Par conséquent, les dispositions de la présente directive relatives à la publicité pour les médicaments devraient être considérées, le cas échéant, comme une lex specialis par rapport à la directive 2005/29/CE. |
| (135) | La publicité, y compris pour des médicaments non soumis à prescription, pourrait avoir une incidence sur la santé publique et fausser la concurrence. Par conséquent, il y a lieu de subordonner la publicité pour les médicaments au respect de certains critères. Les personnes habilitées à prescrire, à administrer ou à délivrer des médicaments sont à même d’évaluer correctement les informations disponibles dans la publicité en raison de leurs connaissances, de leur formation et de leur expérience. La publicité pour les médicaments auprès de personnes qui ne sont pas en mesure d’évaluer correctement le risque lié à leur utilisation peut entraîner un usage anormal ou une surconsommation de médicaments susceptibles de nuire à la santé publique. Par conséquent, la publicité auprès du grand public pour des médicaments qui ne sont disponibles que sur prescription médicale devrait être interdite. En outre, la distribution gratuite d’échantillons au grand public à des fins promotionnelles doit être interdite, de même que le téléachat de médicaments, en vertu de la directive 2010/13/UE du Parlement européen et du Conseil (38). Il convient que des échantillons gratuits de médicaments puissent être fournis, dans le respect de certaines conditions restrictives, aux personnes habilitées à prescrire ou à délivrer des médicaments, afin qu’elles se familiarisent avec les nouveaux médicaments et acquièrent une expérience de leur utilisation. |
| (135 bis) | Des informations claires, impartiales et indépendantes, destinées au grand public et émanant de professionnels des soins de santé, sur un médicament et son bon usage peuvent jouer un rôle important dans l’information des citoyens et la lutte contre la désinformation, en particulier lors d’urgences sanitaires telles que la pandémie de COVID-19. Les États membres devraient veiller à ce que les professionnels des soins de santé ne soient pas entravés dans leur capacité à communiquer des informations claires, impartiales et indépendantes, que ce soit dans leur dialogue direct avec un patient ou dans des communications plus larges. [Am. 73] |
| (136) | La publicité pour les médicaments devrait viser à diffuser des informations objectives et impartiales sur le médicament. À cette fin, il est expressément interdit de décrier un autre médicament ou de suggérer qu’un médicament faisant l’objet d’une publicité pourrait être plus sûr ou plus efficace qu’un autre médicament. La comparaison des médicaments ne devrait être autorisée que si cette information figure dans le résumé des caractéristiques du produit relatives aux indications et à la population de patients concernées du médicament faisant l’objet d’une publicité. Cette interdiction s’applique à tout médicament, y compris les médicaments biosimilaires. Par conséquent, il serait trompeur de mentionner dans la publicité qu’un médicament biosimilaire n’est pas interchangeable avec le médicament biologique original ou un autre médicament biosimilaire produit à partir du même médicament biologique original. Des règles strictes supplémentaires concernant la publicité négative et comparative pour les médicaments concurrents interdiront les allégations susceptibles d’induire en erreur les personnes qualifiées pour les prescrire, les administrer ou les délivrer. [Am. 74] |
| (137) | La diffusion d’informations incitant à l’achat de médicaments devrait être considérée comme relevant de la notion de publicité pour les médicaments, même lorsque ces informations ne se réfèrent pas à un médicament spécifique, mais à des médicaments non spécifiés. |
| (138) | La publicité pour les médicaments devrait être soumise à des conditions strictes et à un contrôle adéquat et efficace. Il convient, à cet égard, de s’inspirer des mécanismes de contrôle institués par la directive 2006/114/CE. |
| (138 bis) | En raison de la portée mondiale des réseaux sociaux, les patients et les consommateurs sont de plus en plus exposés à des pratiques promotionnelles utilisant des célébrités pour faire la publicité de médicaments. La Commission devrait évaluer l’exposition et l’incidence de la publicité et des promotions pharmaceutiques en ligne, ainsi qu’adopter des règles spécifiques afin d’encadrer ces pratiques publicitaires et promotionnelles. [Am. 75] |
| (139) | Les délégués médicaux exercent un rôle important dans la promotion des médicaments. Il convient dès lors de leur imposer certaines obligations, en particulier l’obligation de remettre à la personne visitée le résumé des caractéristiques du produit. |
| (139 bis) | Une incitation, même minime, peut entraîner des décisions biaisées en ce qui concerne le comportement des médecins en matière de prescription. Pour éviter tout conflit d’intérêts, les États membres devraient donc tenir un registre de transparence des transferts de valeur concernant les activités publicitaires qui ciblent les personnes habilitées à prescrire des médicaments. La Commission devrait mettre en place un portail internet qui répertorie tous les registres nationaux de transferts de valeur à destination des personnes habilitées à prescrire des médicaments. [Am. 76] |
| (140) | Les médicaments innovants, les associations médicamenteuses et les autres médicaments développés sont complexes en ce qui concerne leur composition et leur administration. Par conséquent, outre les personnes habilitées à prescrire des médicaments, les personnes habilitées à administrer des médicaments doivent connaître toutes les caractéristiques de ces médicaments, en particulier en ce qui concerne la sécurité de leur administration et de leur utilisation, y compris les instructions complètes à l’intention des patients. À cette fin, les informations sur les médicaments soumis à prescription médicale sont également clairement autorisées pour les personnes habilitées à les administrer. |
| (141) | S’il importe que les personnes habilitées à prescrire, à administrer ou à délivrer des médicaments disposent de sources d’information neutres et objectives sur les médicaments disponibles sur le marché, c’est cependant aux États membres qu’il incombe de prendre les mesures nécessaires à cette fin, en fonction de leur situation particulière. |
| (142) | Afin de garantir que les informations relatives à l’utilisation des médicaments chez l’enfant sont dûment prises en compte au moment de l’autorisation de mise sur le marché, il est dès lors nécessaire de prévoir l’obligation de présenter, pour les nouveaux médicaments ou lors du développement d’indications pédiatriques de produits déjà autorisés protégés par un brevet ou un certificat complémentaire de protection, soit les résultats d’études pédiatriques réalisées conformément à un plan d’investigation pédiatrique approuvé, soit un document attestant l’obtention d’une dérogation ou d’un report lors de la présentation d’une demande d’autorisation de mise sur le marché ou d’une demande portant sur une nouvelle indication thérapeutique, une nouvelle forme pharmaceutique ou une nouvelle voie d’administration. Afin de garantir que les données étayant l’autorisation de mise sur le marché concernant l’utilisation d’un médicament chez l’enfant, il convient que les autorités compétentes responsables de l’autorisation de mise sur le marché d’un médicament vérifient la conformité avec le plan d’investigation pédiatrique approuvé et les dérogations et reports éventuels lors de l’étape de validation des demandes d’autorisation de mise sur le marché. |
| (143) | Afin de fournir aux professionnels de la santé et aux patients des informations sur l’utilisation sûre et efficace des médicaments dans la population pédiatrique, les résultats des études menées conformément à un plan d’investigation pédiatrique, indépendamment du fait qu’ils étayent ou non l’utilisation du médicament chez l’enfant, devraient être inclus dans le résumé des caractéristiques du produit et, le cas échéant, dans la notice. Les informations sur les dérogations devraient également figurer dans les informations sur le produit. Lorsque toutes les mesures figurant dans le plan d’investigation pédiatrique ont été réalisées, mention devrait en être faite dans l’autorisation de mise sur le marché, et leur réalisation devrait servir de base à l’octroi des récompenses dont les entreprises peuvent bénéficier. |
| (144) | Les données et informations pertinentes recueillies dans le cadre d’études cliniques menées avant l’introduction dans l’Union d’un règlement relatif aux médicaments à usage pédiatrique et reçues par les autorités compétentes devraient être évaluées dans les meilleurs délais et prises en considération aux fins d’une éventuelle modification des autorisations de mise sur le marché existantes. |
| (145) | Afin d’assurer des conditions uniformes d’exécution du présent règlement de la présente directive , il convient de conférer des compétences d’exécution à la Commission. Ces compétences devraient être exercées conformément au règlement (UE) no 182/2011 du Parlement européen et du Conseil (39). [Am. 77] |
| (146) | En raison de la nécessité de réduire les délais globaux d’approbation des médicaments, le délai entre l’avis du comité des médicaments à usage humain (CHMP) et la décision définitive sur toute décision de la Commission concernant les autorisations nationales de mise sur le marché, en particulier pour les saisines, devrait être ramené, en principe, à 46 jours. |
| (147) | Sur la base de l’avis de l’Agence, la Commission devrait adopter, par voie d’actes d’exécution, une décision sur la saisine. Dans des cas justifiés, la Commission peut renvoyer l’avis pour examen complémentaire ou s’écarter dans sa décision de l’avis de l’Agence. Compte tenu de la nécessité de mettre rapidement les médicaments à la disposition des patients, il convient de reconnaître que le président du comité permanent des médicaments à usage humain utilisera les mécanismes disponibles en vertu du règlement (UE) no 182/2011 et notamment la possibilité d’obtenir l’avis du comité par procédure écrite et dans des délais rapides qui, en principe, n’excéderont pas 10 jours civils. |
| (148) | La Commission devrait être habilitée à adopter toute modification nécessaire de l’annexe II afin de l’adapter aux progrès scientifiques et techniques. |
| (149) | Afin de compléter ou de modifier certains éléments non essentiels de la présente directive, il convient de déléguer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du TFUE afin qu’elle puisse préciser la procédure d’examen de la demande de certificat du dossier permanent de la substance active, la publication de ces certificats, la procédure de modification du dossier permanent de la substance active et de son certificat, et l’accès au dossier permanent de la substance active et à son rapport d’évaluation; préciser les dossiers permanents de la qualité supplémentaire supplémentaires destinés à fournir des informations sur un composant d’un médicament, la procédure d’examen de la demande de certificat du dossier permanent de la qualité ou un certificat de dossier permanent de technologie de plateforme , la publication de ces certificats, la procédure de modification du dossier permanent de la qualité et de son certificat, et l’accès au dossier permanent de la qualité et à son rapport d’évaluation; déterminer les situations dans lesquelles des études d’efficacité postautorisation peuvent être nécessaires; préciser les catégories de médicaments pour lesquels une autorisation de mise sur le marché soumise à des obligations spécifiques pourrait être octroyée, ainsi que les procédures et exigences d’octroi et de renouvellement d’une telle autorisation de mise sur le marché; préciser les dérogations aux modifications et les catégories dans lesquelles les modifications devraient être classées, établir des procédures d’examen des demandes de modification des termes des autorisations de mise sur le marché, et préciser les conditions et les procédures de coopération avec les pays tiers et les organisations internationales pour l’examen des demandes de telles modifications. Il importe particulièrement que la Commission procède aux consultations appropriées durant son travail préparatoire, y compris au niveau des experts, et que ces consultations soient menées conformément aux principes définis dans l’accord interinstitutionnel «Mieux légiférer» du 13 avril 2016 (40). En particulier, afin d’assurer une participation égale à l’élaboration des actes délégués, le Parlement européen et le Conseil reçoivent tous les documents en même temps que les experts des États membres, et leurs experts ont systématiquement accès aux réunions des groupes d’experts de la Commission participant à l’élaboration des actes délégués. [Am. 78] |
| (150) | La présente directive vise à permettre le droit d’accéder à la prévention en matière de santé et de bénéficier de soins médicaux dans les conditions établies par les législations et pratiques nationales et à assurer un niveau élevé de protection de la santé humaine dans la définition et la mise en œuvre de toutes les politiques et actions de l’Union, conformément à l’article 35 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. |
| (151) | Étant donné que les objectifs de la présente directive, à savoir la fixation de règles applicables aux médicaments assurant un niveau élevé de protection de la santé publique et de l’environnement ainsi que le fonctionnement du marché intérieur, ne peuvent pas être réalisés de manière suffisante par les États membres, car les règles nationales conduiraient à une désharmonisation, à un accès inégal des patients aux médicaments et à des obstacles au marché intérieur, mais peuvent plutôt, en raison des effets de la directive, être mieux réalisés à l’échelle de l’Union, celle-ci peut prendre des mesures, conformément au principe de subsidiarité consacré à l’article 5 du traité sur l’Union européenne. Conformément au principe de proportionnalité tel qu’énoncé audit article, la présente directive n’excède pas ce qui est nécessaire pour réaliser ces objectifs. |
| (152) | Conformément à la déclaration politique commune des États membres et de la Commission du 28 septembre 2011 sur les documents explicatifs (41), les États membres se sont engagés à accompagner, dans les cas où cela se justifie, la notification de leurs mesures de transposition d’un ou plusieurs documents expliquant le lien entre les éléments d’une directive et les parties correspondantes des instruments nationaux de transposition. En ce qui concerne la présente directive, le législateur estime que la transmission de ces documents est justifiée, |
ONT ADOPTÉ LA PRÉSENTE DIRECTIVE:
Chapitre I
Objet, champ d’application et définitions
Article premier
Objet et champ d’application
1. La présente directive établit les règles applicables à la mise sur le marché, à la fabrication, à l’importation, à l’exportation, à la fourniture, à la distribution, à la pharmacovigilance, au contrôle et à l’utilisation des médicaments à usage humain.
2. La présente directive s’applique aux médicaments à usage humain destinés à être mis sur le marché dans les États membres . [Am. 79]
3. Outre les produits visés au paragraphe 2, le chapitre XI s’applique également aux matières de départ, aux substances actives, aux excipients et aux produits intermédiaires.
4. Lorsqu’un produit, eu égard à l’ensemble de ses caractéristiques, répond à la fois à la définition d’un «médicament» et à la définition d’un produit régi par un autre acte législatif de l’Union et qu’il existe un conflit entre la présente directive et cet autre acte législatif de l’Union, les dispositions de la présente directive prévalent.
Lorsque, eu égard à l’ensemble des caractéristiques d’une substance ou d’un produit, des questions se posent quant à son statut réglementaire, l’autorité compétente ou, dans le cas d’une autorisation centralisée de mise sur le marché, l’Agence demande l’avis des autres organes consultatifs et réglementaires concernés en vue d’une décision sur le statut réglementaire de cette substance ou de ce produit. Lorsqu’elle prend une décision sur cette question, l’autorité compétente ou l’Agence publie les avis des autres autorités ou organes consultés. [Am. 80]
5. La présente directive ne s’applique pas:
| a) | aux médicaments préparés en pharmacie selon une prescription médicale destinée à un malade déterminé (ci-après «formule magistrale»); |
| b) | aux médicaments préparés en pharmacie selon une pharmacopée et destinés à être délivrés directement aux patients approvisionnés par cette pharmacie ou à une autre pharmacie qui a l’intention de délivrer le médicament directement au patient (ci-après «formule officinale»); [Am. 81] |
| c) | aux médicaments expérimentaux au sens de l’article 2, point 5), du règlement (UE) no 536/2014. |
| c bis) | aux médicaments préparés à l’avance, dans des cas dûment justifiés, par le service pharmaceutique d’un hôpital (ci-après «formule hospitalière»), délivrés sur prescription médicale à un ou plusieurs patients par le service pharmaceutique de l’hôpital. [Am. 82] |
6. Les médicaments visés au paragraphe 5, point a) points a) et b) , peuvent être préparés à l’avance, dans des cas dûment justifiés, par une pharmacie desservant un hôpital, sur la base des prescriptions médicales estimées dans cet hôpital pour les sept jours suivants ou, dans des cas dûment justifiés par la stabilité du médicament, dans un autre délai . [Am. 83]
7. Les États membres prennent les mesures nécessaires pour développer la production et l’utilisation de médicaments dérivés de substances d’origine humaine provenant de dons volontaires non rémunérés , conformément au règlement (UE) 2024/1938. [Am. 84]
8. La présente directive et tous les règlements visés par celle-ci sont sans préjudice de l’application des législations nationales interdisant ou limitant l’utilisation de tout type spécifique de substances d’origine humaine ou de cellules animales, ou la vente, la fourniture ou l’utilisation de médicaments contenant de telles substances ou cellules, consistant en celles-ci ou issus de celles-ci, pour des motifs non prévus par le droit de l’Union susmentionné. Les États membres communiquent à la Commission les législations nationales concernées.
9. Les dispositions de la présente directive sont sans préjudice des compétences des autorités des États membres, que ce soit en matière de fixation des prix des médicaments ou en ce qui concerne leur inclusion dans le champ d’application des systèmes nationaux d’assurance maladie, sur la base de conditions sanitaires, économiques et sociales.
10. La présente directive est sans préjudice de l’application des législations nationales interdisant ou limitant:
| a) | la vente, la fourniture ou l’utilisation de médicaments à visée anticonceptionnelle ou abortive; [Am. 85] |
| b) | l’utilisation de tout type spécifique de substances d’origine humaine ou de cellules animales, pour des motifs non prévus par le droit de l’Union susmentionné; |
| c) | la vente, la fourniture ou l’utilisation de médicaments contenant de telles substances ou cellules, consistant en celles-ci ou issus de celles-ci, pour des motifs non prévus par le droit de l’Union. |
Article 2
Médicaments de thérapie innovante préparés dans le cadre d’une exemption hospitalière
1. Par dérogation à l’article 1er, paragraphe 1, seul le présent article s’applique aux médicaments de thérapie innovante préparés de façon ponctuelle conformément aux exigences énoncées au paragraphe 3 et utilisés au sein du même État membre, dans un hôpital, sous la responsabilité professionnelle exclusive d’un médecin et , le cas échéant, d’un pharmacien hospitalier. Aux fins du critère relatif à une préparation «ponctuelle», cette exemption ne s’applique que pour exécuter une prescription médicale déterminée pour un produit spécialement conçu à l’intention pour répondre aux besoins spécifiques d’un malade déterminé (ci-après les «médicaments de thérapie innovante préparés dans le cadre d’une exemption hospitalière»). [Am. 86]
2. La fabrication d’un médicament de thérapie innovante préparé dans le cadre d’une exemption hospitalière nécessite un agrément de l’autorité compétente de l’État membre (ci-après l’«agrément d’exemption hospitalière»). Les États membres notifient cet agrément, ainsi que les modifications ultérieures, à l’Agence. La demande d’agrément d’exemption hospitalière est présentée à l’autorité compétente de l’État membre dans lequel l’hôpital est situé.
Elle contient des données probantes relatives à la qualité, à la sécurité et à l’efficacité attendue des médicaments de thérapie innovante préparés dans le cadre d’une exemption hospitalière. [Am. 87]
3. Les États membres veillent à ce que les médicaments de thérapie innovante préparés dans le cadre d’une exemption hospitalière soient conformes à des exigences aux bonnes pratiques de préparation de médicaments adaptées aux procédés hospitaliers et, dans le même temps, équivalentes aux bonnes pratiques de fabrication et aux exigences de traçabilité des médicaments de thérapie innovante visées respectivement aux articles 5 et 15 du règlement (CE) no 1394/2007 du Parlement européen et du Conseil (42), ainsi qu’à des exigences de pharmacovigilance équivalentes à celles prévues au niveau de l’Union en vertu du [règlement (CE) no 726/2004 révisé]. Cela comprend des inspections sur place, des plans de traçabilité et de pharmacovigilance et l’évaluation des données précliniques et cliniques générées par le demandeur. [Am. 88]
4. Les États membres veillent à ce que les données relatives à l’utilisation, à la sécurité et à l’efficacité des médicaments de thérapie innovante préparés dans le cadre d’une exemption hospitalière , ainsi que toutes données pertinentes issues du suivi du patient sur une période suffisamment longue après l’administration du médicament de thérapie innovante, soient collectées et communiquées, au moins une fois par an, par le titulaire de l’agrément d’exemption hospitalière à l’autorité compétente de l’État membre . Ces données sont collectées et communiquées d’une manière structurée et normalisée qui permette d’obtenir des résultats et conclusions solides, fiables et comparables . L’autorité compétente de l’État membre examine ces données et vérifie la conformité des médicaments de thérapie innovante préparés dans le cadre d’une exemption hospitalière avec les exigences visées au paragraphe 3. Les autorités compétentes veillent à ce que des avis scientifiques et réglementaires soient fournis aux institutions à but non lucratif et aux établissements universitaires, afin de garantir des mécanismes de communication appropriés. [Am. 89]
5. Si un agrément d’exemption hospitalière est révoqué en raison de problèmes de sécurité ou d’efficacité, l’autorité compétente de l’État membre qui a délivré l’agrément d’exemption hospitalière en informe l’Agence et les autorités compétentes des autres États membres.
6. L’autorité compétente de l’État membre transmet chaque année à l’Agence les données relatives à l’utilisation, à la sécurité et à l’efficacité d’un médicament de thérapie innovante préparé au titre de l’agrément d’exemption hospitalière. L’Agence, en collaboration avec les autorités compétentes des États membres et la Commission, met en place et tient à jour actualise régulièrement un répertoire de ces données et d’informations relatives à l’autorisation, à la suspension ou au retrait d’agréments d’exemption hospitalière, qu’elle met à jour régulièrement. Ce répertoire est accessible au public, exception faite des données à caractère personnel et des informations présentant un caractère de confidentialité commerciale . [Am. 90]
7. La Commission adopte des actes d’exécution afin de préciser:
| a) | les détails de la demande d’agrément d’exemption hospitalière visée au paragraphe 1, deuxième alinéa, y compris les données probantes relatives à la qualité, à la sécurité et à l’efficacité des médicaments de thérapie innovante préparés dans le cadre d’une exemption hospitalière en vue de l’approbation et des modifications ultérieures; [Am. 91] |
| b) | le format de collecte et de communication des données visées au paragraphe 4; |
| c) | les modalités d’échange de connaissances entre les titulaires d’agréments d’exemption hospitalière d’un même État membre ou d’États membres différents; |
| c bis) | les modalités d’orientation pour les établissements universitaires et autres entités à but non lucratif par le biais des exigences de la clause d’exemption hospitalière. [Am. 92] |
| d) | les modalités de préparation et d’utilisation des médicaments de thérapie innovante faisant l’objet d’une exemption hospitalière à titre ponctuel. [Am. 93] |
Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 214, paragraphe 2.
Au plus tard le... [24 mois à compter de la date d’entrée en vigueur de la présente directive], la Commission adopte des actes délégués conformément à l’article 215 afin de compléter la présente directive en fixant:
| a) | les détails de la demande d’agrément d’exemption hospitalière visée au paragraphe 1, deuxième alinéa, y compris les données probantes relatives à la qualité, à la sécurité et à l’efficacité des médicaments de thérapie innovante préparés dans le cadre d’une exemption hospitalière en vue de l’approbation et des modifications ultérieures; |
| b) | les modalités de la mise en œuvre harmonisée de la préparation et de l’utilisation des médicaments de thérapie innovante faisant l’objet d’une exemption hospitalière de façon ponctuelle. [Am. 94] |
8. L’Agence fournit à la Commission un rapport sur l’expérience acquise en matière d’agréments d’exemption hospitalière, sur la base des contributions des États membres et des données visées au paragraphe 4. Ce rapport est mis à la disposition du public. Le premier rapport est fourni trois ans après le [OP: merci d’insérer la date correspondant à 18 mois après la date d’entrée en vigueur de la présente directive] et ensuite tous les cinq ans. [Am. 95]
8 bis. Par dérogation au paragraphe 1, les États membres peuvent autoriser l’échange transfrontière de médicaments de thérapie innovante préparés dans le cadre d’une exemption hospitalière, dans des cas justifiés de nécessité médicale et en l’absence d’autres solutions pour le patient concerné. Un deuxième médecin et un pharmacien hospitalier dans l’État membre de destination sont désignés pour porter la responsabilité professionnelle exclusive de l’utilisation du médicament de thérapie innovante et de la collecte de données issues du suivi. Des informations sur l’échange transfrontière sont communiquées aux autorités compétentes des deux États membres et l’autorité compétente de l’État membre d’origine du médicament de thérapie innovante inscrit ces informations dans le répertoire public visé au paragraphe 6. [Am. 96]
Article 3
Exceptions dans certaines circonstances
1. Un État membre peut, en vue de répondre à des besoins spéciaux, exclure du champ d’application de la présente directive les médicaments fournis pour répondre à une commande loyale et non sollicitée, préparés conformément aux spécifications d’un professionnel de santé agréé et destinés à ses malades particuliers sous sa responsabilité personnelle directe , ou préparés conformément aux spécifications d’une autorité compétente . Dans ce cas, les États membres encouragent toutefois les professionnels de la santé et les patients à communiquer à l’autorité compétente de l’État membre, conformément à l’article 97, les données relatives à la sécurité d’utilisation de ces produits , et ils établissent des canaux à cette fin . [Am. 97]
En ce qui concerne les médicaments allergènes fournis conformément au présent paragraphe, les autorités compétentes de l’État membre peuvent demander la présentation d’informations pertinentes conformément à l’annexe II.
2. Sans préjudice de l’article 30 du [règlement (CE) no 726/2004 révisé], les États membres peuvent autoriser temporairement l’utilisation et la distribution d’un médicament non autorisé en réponse à la propagation suspectée ou confirmée d’agents pathogènes, de toxines, d’agents chimiques ou de radiations nucléaires, qui sont susceptibles de causer des dommages.
3. Les États membres garantissent que la responsabilité civile ou administrative des titulaires d’autorisations de mise sur le marché, des fabricants et des professionnels de la santé n’est pas engagée pour toutes les conséquences résultant de l’utilisation d’un médicament en dehors des indications thérapeutiques autorisées ou de l’utilisation d’un médicament non autorisé, lorsque cette utilisation est recommandée ou exigée par une autorité compétente en réponse à la propagation suspectée ou confirmée d’agents pathogènes, de toxines, d’agents chimiques ou de radiations nucléaires, qui sont susceptibles de causer des dommages. Ces dispositions s’appliquent indépendamment du fait qu’une autorisation nationale ou centralisée de mise sur le marché ait été octroyée ou non.
4. La responsabilité du fait des produits défectueux, telle que prévue par [la directive 85/374/CEE du Conseil (43) — OP: merci de remplacer cette référence par une référence au nouvel instrument COM(2022) 495 après adoption], n’est pas concernée par le paragraphe 3.
Article 4
Définitions
1. Aux fins de la présente directive, on entend par:
| 1) | «médicament»: toute substance ou association de substances qui remplit au moins l’une des conditions suivantes:
|
| 2) | «substance»: toute matière quelle qu’en soit l’origine, celle-ci pouvant être:
|
| 3) | «substance active»: toute substance ou tout mélange de substances destiné à être utilisé pour la fabrication d’un médicament et qui, lorsqu’utilisé pour sa production, devient un composant actif de ce médicament exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métabolique en vue de restaurer, corriger ou modifier des fonctions physiologiques, ou d’établir un diagnostic médical; |
| 4) | «matière de départ»: toute matière à partir de laquelle une substance active est fabriquée ou extraite; |
| 5) | «excipient»: tout composant d’un médicament autre que la substance active; |
| 6) | «excipient fonctionnel»: un excipient qui contribue aux performances d’un médicament ou améliore celles-ci ou qui exerce une action accessoire de celle de la substance active, mais qui, à lui seul, n’apporte pas de contribution thérapeutique; |
| 7) | «médicament de thérapie innovante»: un médicament de thérapie innovante au sens de l’article 2, paragraphe 1, point a), du règlement (CE) no 1394/2007; |
| 8) | «produit allergène»: tout médicament destiné à identifier ou provoquer une modification spécifique et acquise de la réponse immunologique à un allergène; |
| 9) | «autorités compétentes»: l’Agence et les autorités compétentes des États membres; |
| 10) | «Agence»: l’Agence européenne des médicaments; |
| 11) | «non clinique»: soit une étude ou un essai in vitro , ex vivo , in silico ou in chemico, soit un essai in vivo sur des organismes non humains se rapportant à l’examen de la sécurité et de l’efficacité d’un médicament. Cet essai peut comprendre des essais simples et complexes sur des cellules humaines, des systèmes microphysiologiques, y compris des organes sur puce, la modélisation informatique et d’autres méthodes in silico , d’autres méthodes d’essai fondées sur la biologie humaine ou non humaine, notamment des modèles d’œufs aquatiques ainsi que des espèces invertébrées, ou encore des essais sur animaux; [Am. 98] |
| 12) | «médicament de référence»: un médicament qui est ou a été autorisé dans l’Union en vertu de l’article 5, conformément à l’article 6; |
| 13) | «médicament générique»: un médicament qui a la même composition qualitative et quantitative en substances actives et la même forme pharmaceutique que le médicament de référence; |
| 14) | «médicament biologique»: un médicament dont la substance active est produite par une source biologique ou extraite de celle-ci et qui, en raison de sa complexité, de sa caractérisation et de la détermination de sa qualité, peut nécessiter la réalisation conjointe d’une combinaison d’essais physicochimicobiologiques et de la stratégie de contrôle qui lui est applicable; |
| 15) | «lettre d’accès»: un document original, signé par le propriétaire des données ou son représentant, stipulant que ces données peuvent être utilisées au profit d’un tiers par une autorité compétente ou par la Commission aux fins de la présente directive; |
| 16) | «association médicamenteuse à dose fixe»: un médicament consistant en une association de substances actives destiné à être mis sur le marché sous une forme pharmaceutique unique; |
| 17) | «conditionnement multimédicament»: un conditionnement contenant, sous un seul nom de fantaisie, plusieurs médicaments destinés à être utilisés dans un traitement médical, lorsque les différents médicaments contenus dans le conditionnement sont administrés simultanément ou successivement à des fins médicales; |
| 18) | «médicament radiopharmaceutique»: tout médicament qui, lorsqu’il est prêt à l’emploi, contient un ou plusieurs radionucléides (isotopes radioactifs), incorporés à des fins médicales; |
| 19) | «générateur de radionucléides»: tout système contenant un radionucléide parent déterminé servant à la production d’un radionucléide de filiation obtenu par élution ou par toute autre méthode et utilisé dans un médicament radiopharmaceutique; |
| 20) | «trousse»: toute préparation qui doit être reconstituée ou combinée avec des radionucléides dans le médicament radiopharmaceutique final, généralement avant son administration; |
| 21) | «précurseur de radionucléides»: tout autre radionucléide produit pour le marquage radioactif d’une autre substance avant administration; |
| 22) | «antimicrobien»: tout médicament ayant une action directe sur les micro-organismes et utilisé pour le traitement ou la prévention d’infections ou de maladies infectieuses, dont les antibiotiques, les antiviraux et , les antifongiques et les antiprotozoaires ; [Am. 99] |
| 23) | «association intégrale d’un médicament et d’un dispositif médical»: l’association d’un médicament et d’un dispositif médical, tel que défini par le règlement (UE) 2017/745, lorsque:
|
| 24) | «médicament combiné de thérapie innovante»: un médicament au sens de l’article 2 du règlement (CE) no 1394/2007, y compris lorsqu’un médicament de thérapie génique fait partie du médicament combiné de thérapie innovante; |
| 25) | «médicament s’employant exclusivement avec un dispositif médical»: un médicament emballé avec un dispositif médical ou destiné à être utilisé avec un dispositif médical, tel que défini par le règlement (UE) 2017/745, spécifique, comme le précise le résumé des caractéristiques du produit; |
| 26) | «association d’un médicament et d’un produit autre qu’un dispositif médical»: l’association d’un médicament et d’un produit autre qu’un dispositif médical [tel que défini par le règlement (UE) 2017/745 et le règlement (UE) 2017/746 du Parlement européen et du Conseil (44)], les deux étant destinés à être utilisés dans l’association donnée conformément au résumé des caractéristiques du produit; [Am. 100] |
| 27) | «médicament immunologique»:
|
| 28) | «vaccin»: tout médicament destiné à provoquer une réponse immunitaire, utilisé pour la prévention, y compris la prophylaxie post-exposition, et le traitement de maladies causées par un agent infectieux; |
| 29) | «médicament de thérapie génique»: un médicament, à l’exception des vaccins contre les maladies infectieuses, qui contient ou consiste en: de type 1 ou de type 2; [Am. 101]
|
| (29 bis) | «médicament de thérapie génique de type 1»: un médicament qui contient ou consiste en une substance ou une association de substances qui modifie le génome hôte dans des séquences spécifiques ou qui contient des cellules soumises à une telle modification ou consiste en de telles cellules; [Am. 102] |
| (29 ter) | «médicament de thérapie génique de type 2»: un médicament, à l’exception des vaccins contre les maladies infectieuses, qui contient ou consiste en un acide nucléique recombinant ou synthétique utilisé chez l’homme ou administré à celui-ci en vue de réguler, de remplacer ou d’ajouter une séquence génétique qui assure son effet par la transcription ou la traduction des matériels génétiques transférés ou qui contient des cellules soumises à une telle modification ou consiste en de telles cellules; [Am. 103] |
| 30) | «médicament de thérapie cellulaire somatique»: un médicament biologique qui présente les caractéristiques suivantes:
Pour les besoins du point a), les manipulations visées à l’annexe I du règlement (CE) no 1394/2007, en particulier, ne sont pas considérées comme des manipulations substantielles; |
| 30 bis) | «technologie de plateforme»: une technologie ou une collection de technologies complète, bien définie, reproductible et utilisée pour soutenir le développement, le procédé de fabrication, le contrôle de la qualité ou les essais de médicaments ou de composants de médicaments qui reposent sur des connaissances antérieures et sont fondés sur les mêmes principes scientifiques sous-jacents; [Am. 104] |
| 30 ter) | «dossier permanent de la technologie de plateforme»: un document, élaboré par le propriétaire de la technologie de plateforme, qui contient les données d’une technologie de plateforme pour laquelle il existe une certitude raisonnable du point de vue scientifique que les principes scientifiques sous-jacents sur lesquels la technologie de plateforme est fondée resteront inchangés quel que soit le médicament et s’appliqueront à cette technologie indépendamment des composants ajoutés à la plateforme pour obtenir un médicament; [Am. 105] |
| 31) | «médicament dérivé de substances d’origine humaine autre qu’un médicament de thérapie innovante» (en abrégé «médicament SoHO non-MTI»): tout médicament contenant une substance d’origine humaine (SoHo), consistant en une telle substance ou dérivé d’une telle substance, telle que définie par le règlement [règlement SoHO], autre que les tissus et les cellules, qui satisfait à des normes de conformité et est préparé au moyen:
|
| 32) | «plan de gestion des risques»: une description détaillée du système de gestion des risques; |
| 33) | «évaluation des risques pour l’environnement»: l’évaluation des risques pour l’environnement, ou des risques pour la santé publique, liés à la dissémination du médicament dans l’environnement à la suite de la fabrication, de l’utilisation et de l’élimination du médicament, ainsi que la détermination des mesures de prévention, de limitation et d’atténuation des risques. Pour un médicament ayant un mode d’action antimicrobien, l’évaluation des risques pour l’environnement (ERE) comprend également une évaluation du risque de sélection de la résistance aux antimicrobiens dans l’environnement induit par la fabrication, l’utilisation et l’élimination de ce médicament; [Am. 107] |
| 34) | «résistance aux antimicrobiens»: l’aptitude d’un micro-organisme à survivre ou à se développer en présence d’une concentration d’un agent antimicrobien habituellement suffisante , ou qui était auparavant suffisante, pour inhiber ou tuer ce micro-organisme; [Am. 108] |
| 35) | «risques liés à l’utilisation du médicament»: tout risque:
|
| 36) | «dossier permanent de la substance active»: un document contenant une description détaillée du procédé de fabrication, du contrôle de la qualité pendant la fabrication et de la validation du procédé, établi sous forme de document distinct par le fabricant de la substance active; |
| 37) | «plan d’investigation pédiatrique»: programme de recherche et de développement visant à garantir que sont collectées les données nécessaires pour déterminer les conditions dans lesquelles un médicament peut être autorisé pour le traitement de la population pédiatrique; |
| 38) | «population pédiatrique»: partie de la population d’un âge compris entre la naissance et 18 ans; |
| 39) | «prescription médicale»: toute prescription de médicaments octroyée par un professionnel habilité à cet effet; |
| 40) | «abus de médicaments»: un usage excessif intentionnel, persistant ou sporadique, de médicaments accompagné de réactions physiques ou psychologiques nocives; |
| 41) | «rapport bénéfice-risque»: une évaluation des effets thérapeutiques positifs du médicament au regard du risque tel que défini au point 35) a); |
| 42) | «représentant du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché»: personne communément appelée représentant local, désignée par le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché pour le représenter dans l’État membre concerné; |
| 43) | «notice»: les informations destinées à l’utilisateur qui accompagnent le médicament; |
| 44) | «emballage extérieur»: l’emballage dans lequel est placé le conditionnement primaire; |
| 45) | «conditionnement primaire»: le récipient ou toute autre forme de conditionnement qui se trouve en contact direct avec le médicament; |
| 46) | «étiquetage»: les mentions portées sur le conditionnement primaire ou sur l’emballage extérieur; |
| 47) | «nom du médicament»: le nom, qui peut être soit un nom de fantaisie, ne pouvant se confondre avec la dénomination commune, soit une dénomination commune ou scientifique assortie d’une marque ou du nom du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché; |
| 48) | «dénomination commune»: la dénomination commune internationale recommandée par l’Organisation mondiale de la santé pour une substance active; |
| 49) | «dosage du médicament»: la teneur en substances actives d’un médicament, exprimée en quantité par unité de prise, par unité de volume ou de poids en fonction de la présentation; |
| 50) | «médicament falsifié»: tout médicament comportant une fausse présentation:
La présente définition n’inclut pas les défauts de qualité non intentionnels et s’entend sans préjudice des violations des droits de propriété intellectuelle; |
| 51) | «urgence de santé publique»: une urgence de santé publique reconnue au niveau de l’Union par la Commission en vertu de l’article 23, paragraphe 1, du règlement (UE) 2022/2371 du Parlement européen et du Conseil (45); |
| 52) | «entité n’exerçant pas d’activité économique»: toute personne physique ou morale qui n’exerce pas d’activité économique et qui:
|
| 53) | «micro, petites et moyennes entreprises»: les micro, petites et moyennes entreprises telles que définies à l’article 2 de la recommandation 2003/361/CE de la Commission (46); |
| 54) | «modification» ou «modification des termes d’une autorisation de mise sur le marché»: toute modification apportée:
|
| 55) | «étude de sécurité postautorisation»: toute étude portant sur un médicament autorisé et visant à détecter, décrire ou quantifier un risque de sécurité, à confirmer le profil de sécurité du médicament ou à mesurer l’efficacité des mesures de gestion des risques; |
| 56) | «système de pharmacovigilance»: un système utilisé par le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché et par les États membres afin de s’acquitter des tâches et des responsabilités leur incombant en application du chapitre IX et qui vise à surveiller la sécurité des médicaments autorisés et à repérer toute modification de leur rapport bénéfice-risque; |
| 57) | «dossier permanent du système de pharmacovigilance»: une description détaillée du système de pharmacovigilance utilisé par le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché concernant un ou plusieurs médicaments autorisés; |
| 58) | «système de gestion des risques»: un ensemble d’activités et d’interventions de pharmacovigilance ayant pour but de détecter, de décrire, de prévenir ou de réduire au minimum les risques liés à un médicament, y compris l’évaluation de l’efficacité desdites activités et interventions; |
| 59) | «effet indésirable»: une réaction nocive et non voulue à un médicament; |
| 60) | «effet indésirable grave»: un effet indésirable qui entraîne la mort, met en danger la vie du patient, nécessite une hospitalisation ou la prolongation de l’hospitalisation, entraîne une invalidité ou une incapacité importantes ou durables ou se traduit par une anomalie/malformation congénitale; |
| 61) | «effet indésirable inattendu»: un effet indésirable dont la nature, la sévérité ou l’évolution ne correspondent pas avec le résumé des caractéristiques du produit; |
| 62) | «médicament produit homéopathique»: un médicament obtenu à partir de souches homéopathiques selon un procédé de fabrication homéopathique décrit par la pharmacopée européenne ou, à défaut, par les pharmacopées actuellement utilisées de façon officielle dans les États membres; [Am. 109] |
| 63) | «médicament traditionnel à base de plantes»: un médicament à base de plantes qui répond aux conditions énumérées à l’article 134, paragraphe 1; |
| 64) | «médicament à base de plantes»: tout médicament dont les substances actives sont exclusivement une ou plusieurs substances végétales ou préparations à base de plantes ou une association d’une ou de plusieurs substances végétales ou préparations à base de plantes; |
| 65) | «substances végétales»: l’ensemble des plantes, parties de plantes, algues, champignons, lichens, principalement entiers, fragmentés ou coupés, sous forme non transformée, utilisés en l’état, le plus souvent desséchés ou frais, ainsi que certains exsudats n’ayant pas subi de traitements spécifiques. Les substances végétales sont précisément définies par la partie de la plante utilisée et la dénomination botanique selon le système à deux mots (genre, espèce, variété et auteur); |
| 66) | «préparations à base de plantes»: les préparations obtenues en soumettant des substances végétales à un traitement tel que l’extraction, la distillation, l’expression, le fractionnement, la purification, la concentration ou la fermentation, y compris les substances végétales concassées ou pulvérisées, les teintures, les extraits, les huiles essentielles, les jus obtenus par pression et les exsudats traités; |
| 67) | «médicament traditionnel à base de plantes équivalent»: un médicament traditionnel à base de plantes identique au médicament traditionnel à base de plantes faisant l’objet de la demande en ce qui concerne les substances actives, quels que soient les excipients utilisés, ou identique ou similaire en ce qui concerne l’effet recherché, le dosage ou la posologie et la voie d’administration; |
| 68) | «distribution en gros de médicaments»: toute activité qui consiste à se procurer, à détenir, à fournir ou à exporter des médicaments, dans une logique de profit ou non, exception faite de la délivrance de médicaments au public. Ces activités sont réalisées avec des fabricants ou leurs dépositaires, des importateurs, d’autres grossistes ou avec les pharmaciens et les personnes autorisées ou habilitées, dans l’État membre concerné, à délivrer des médicaments au public; |
| 69) | «courtage de médicaments»: toute activité liée à la vente ou à l’achat de médicaments, à l’exception de la distribution en gros, qui ne comprend pas de manipulation physique et qui consiste à négocier, indépendamment et au nom d’une personne physique ou morale; |
| 70) | «obligation de service public»: l’obligation de garantir d’assurer en permanence un assortiment de médicaments capables de répondre aux exigences d’un territoire géographiquement déterminé et d’assurer la livraison des fournitures demandées dans de très brefs délais sur l’ensemble dudit territoire. [Am. 110] |
2. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 215 pour adapter les définitions au paragraphe 1, points 2) à 6), 8), 14) et 16) à 31 , 16) à 28) et 30 ), à la lumière des progrès techniques et scientifiques et compte tenu des définitions adoptées par l’Union et à l’échelle internationale, sans étendre le champ d’application des définitions. [Am. 111]
Chapitre II
Exigences relatives aux demandes d’autorisation nationale ou centralisée de mise sur le marché
Section 1
Dispositions générales
Article 5
Autorisations de mise sur le marché
1. Un médicament n’est mis sur le marché d’un État membre que lorsqu’une autorisation de mise sur le marché a été octroyée par les autorités compétentes d’un État membre conformément aux dispositions du chapitre III (ci-après l’«autorisation nationale de mise sur le marché») ou qu’une autorisation de mise sur le marché a été octroyée conformément au [règlement (CE) no 726/2004 révisé] (ci-après l’«autorisation centralisée de mise sur le marché»).
2. Lorsqu’une autorisation initiale de mise sur le marché a été octroyée conformément au paragraphe 1, tout développement concernant le médicament couvert par l’autorisation, tel que des indications thérapeutiques, des dosages, des formes pharmaceutiques, des voies d’administration et des présentations supplémentaires, ainsi que toute modification de l’autorisation de mise sur le marché, doit également obtenir une autorisation conformément au paragraphe 1 ou être inclus dans l’autorisation initiale de mise sur le marché. Toutes ces autorisations de mise sur le marché sont considérées comme faisant partie de la même autorisation globale de mise sur le marché, en particulier aux fins des demandes d’autorisation de mise sur le marché au titre des articles 9 à 12, y compris en ce qui concerne l’expiration de la période de protection réglementaire des données pour les demandes utilisant un médicament de référence.
Article 6
Exigences générales applicables aux demandes d’autorisation de mise sur le marché
1. Afin d’obtenir une autorisation de mise sur le marché, une demande électronique d’autorisation de mise sur le marché est présentée à l’autorité compétente concernée dans un format commun. L’Agence met ce format à disposition après consultation avec les États membres.
2. La demande d’autorisation de mise sur le marché comprend les renseignements et documents énumérés à l’annexe I et fournis conformément à l’annexe II.
2 bis. Une autorisation de mise sur le marché d’un médicament peut être octroyée sur la base d’un dossier permanent de la substance active, d’un dossier permanent de la qualité supplémentaire ou d’un dossier permanent de la technologie de plateforme, lorsqu’un tel dossier existe et que la demande le mentionne. [Am. 112]
3. Les documents et informations concernant les résultats des essais pharmaceutiques et non cliniques et des études cliniques visés à l’annexe I sont accompagnés de résumés détaillés conformément à l’article 7 et de données brutes à l’appui.
4. Le système de gestion des risques visé à l’annexe I est proportionné aux risques avérés et aux risques potentiels du médicament pour la santé humaine ou l’environnement , ainsi qu’à la nécessité de disposer d’informations de sécurité postautorisation. [Am. 113]
5. La demande d’autorisation de mise sur le marché d’un médicament qui n’est pas autorisé dans l’Union au moment de l’entrée en vigueur de la présente directive et de nouvelles indications thérapeutiques, y compris pédiatriques, de nouvelles formes pharmaceutiques, de nouveaux dosages et de nouvelles voies d’administration de médicaments autorisés qui sont protégés soit par un certificat complémentaire de protection en vertu du [règlement (CE) no 469/2009 — OP: merci de remplacer cette référence par une référence au nouvel instrument après adoption], soit par un brevet qui remplit les conditions requises pour l’octroi du certificat complémentaire de protection, comprend l’un des éléments suivants:
| a) | les résultats de toutes les études effectuées et les détails de toutes les données collectées conformément à un plan d’investigation pédiatrique approuvé; |
| b) | une décision de l’Agence octroyant une dérogation spécifique pour un produit en application de l’article 75, paragraphe 1, du [règlement (CE) no 726/2004 révisé]; |
| c) | une décision de l’Agence octroyant une dérogation spécifique pour une classe de produits en application de l’article 75, paragraphe 2, du [règlement (CE) no 726/2004 révisé]; |
| d) | une décision de l’Agence octroyant un report en application de l’article 81 du [règlement (CE) no 726/2004 révisé]; |
| e) | une décision de l’Agence prise en consultation avec la Commission en application de l’article 83 du [règlement (CE) no 726/2004 révisé] afin de déroger temporairement à la disposition visée aux points a) à d) ci-dessus en cas d’urgence sanitaire. |
Les documents fournis conformément aux points a) à d) couvrent conjointement tous les sous-ensembles de la population pédiatrique.
En l’absence de plan d’investigation pédiatrique visé au premier alinéa, point a), ou lorsqu’aucune étude comparative n’a pas été menée à cet égard, une justification est fournie et, le cas échéant, des données probantes sont aussi obtenues à partir d’études à long terme postérieures à la mise sur le marché. [Am. 114]
6. Les dispositions du paragraphe 5 ne s’appliquent pas aux médicaments autorisés en vertu des articles 9, 11, 13 et 125 à 141 ni aux médicaments autorisés en vertu des articles 10 et 12 qui ne sont pas protégés par un certificat complémentaire de protection en vertu du [règlement (CE) no 469/2009 — OP: merci de remplacer cette référence par une référence au nouvel instrument après adoption] ou par un brevet qui remplit les conditions requises pour l’octroi du certificat complémentaire de protection.
7. Le demandeur de l’autorisation de mise sur le marché démontre que le principe de remplacement, de réduction et de raffinement de l’expérimentation animale à des fins scientifiques a été appliqué conformément à la directive 2010/63/UE pour toute étude animale réalisée à l’appui de la demande.
Le demandeur de l’autorisation de mise sur le marché n’effectue pas d’essais sur des animaux s’il existe des méthodes d’expérimentation non animale scientifiquement satisfaisantes. Lorsqu’il n’existe pas de méthodes d’expérimentation non animale scientifiquement satisfaisantes, les demandeurs qui recourent à l’expérimentation animale veillent à ce que le principe de remplacement, de réduction et de raffinement de l’expérimentation animale à des fins scientifiques ait été appliqué conformément à la directive 2010/63/UE pour toute étude animale réalisée dans le but d’étayer la demande. [Am. 115]
Article 7
Vérification par des experts
1. Le demandeur de l’autorisation de mise sur le marché veille à ce que les résumés détaillés visés à l’article 6, paragraphe 3, aient été établis et signés par des experts possédant les qualifications techniques ou professionnelles nécessaires avant d’être présentés aux autorités compétentes. Les qualifications techniques ou professionnelles des experts sont indiquées dans un curriculum vitæ succinct.
2. Les experts visés au paragraphe 1 justifient tout recours fait à la documentation bibliographique scientifique prévue à l’article 13 dans le respect des exigences énoncées à l’annexe II.
Article 8
Médicaments fabriqués en dehors de l’Union
Les États membres prennent toutes les dispositions utiles afin:
| a) | que les autorités compétentes des États membres vérifient que les fabricants et les importateurs de médicaments en provenance de pays tiers sont en mesure de réaliser la fabrication dans le respect des indications fournies en application de l’annexe I ou d’effectuer les contrôles suivant les méthodes décrites dans le dossier conformément à l’annexe I; |
| b) | que les autorités compétentes des États membres puissent autoriser les fabricants et les importateurs de médicaments en provenance de pays tiers, dans des cas justifiés, à faire effectuer par des tiers certaines phases de la fabrication ou certains des contrôles prévus au point a); dans ce cas, les vérifications des autorités compétentes des États membres s’effectuent également dans l’établissement désigné. |
Section 2
Exigences spécifiques applicables aux demandes abrégées d’autorisation de mise sur le marché
Article 9
Demandes relatives aux médicaments génériques
1. Par dérogation à l’article 6, paragraphe 2, le demandeur d’une autorisation de mise sur le marché d’un médicament générique n’est pas tenu de fournir aux autorités compétentes les résultats des essais non cliniques et des études cliniques si l’équivalence du médicament générique avec le médicament de référence est démontrée.
2. Afin de démontrer l’équivalence visée au paragraphe 1, le demandeur soumet aux autorités compétentes des études d’équivalence ou donne une explication des raisons pour lesquelles ces études n’ont pas été menées, et démontre que le médicament générique satisfait aux critères pertinents figurant dans les lignes directrices détaillées applicables.
3. Le paragraphe 1 est aussi applicable si le médicament de référence n’a pas été autorisé dans l’État membre où la demande concernant le médicament générique est déposée. Dans un tel cas, le demandeur mentionne dans la demande l’État membre où le médicament de référence est ou a été autorisé. À la demande de l’autorité compétente de l’État membre où la demande est déposée, l’autorité compétente de l’autre État membre lui fait parvenir, dans un délai d’un mois, une confirmation du fait que le médicament de référence est ou a été autorisé, accompagnée de la composition complète dudit médicament et, le cas échéant, de toute autre documentation pertinente.
Les différentes formes pharmaceutiques orales à libération immédiate sont considérées comme une même forme pharmaceutique.
4. Les différents sels, esters, éthers, isomères, mélanges d’isomères, complexes ou dérivés d’une substance active sont considérés comme une même substance active, à moins qu’ils ne présentent des propriétés sensiblement différentes au regard de la sécurité ou de l’efficacité. Dans ces cas, le demandeur fournit des informations complémentaires pour démontrer que les différents sels, esters, éthers, isomères, mélanges d’isomères, complexes ou dérivés d’une substance active ne présentent pas de propriétés sensiblement différentes.
5. Lorsque les propriétés visées au paragraphe 4 sont sensiblement différentes, le demandeur fournit des informations complémentaires afin de prouver la sécurité ou l’efficacité des différents sels, esters, éthers, isomères, mélanges d’isomères, complexes ou dérivés de la substance active autorisée du médicament de référence dans le cadre d’une demande présentée au titre de l’article 10.
Article 10
Demandes relatives aux médicaments hybrides
Lorsque le médicament ne répond pas à la définition d’un médicament générique ou présente des différences de dosage, de forme pharmaceutique, de voie d’administration ou d’indications thérapeutiques par rapport au médicament de référence, les résultats des essais non cliniques ou des études cliniques appropriés sont fournis aux autorités compétentes dans la mesure nécessaire pour établir un lien scientifique avec les données sur lesquelles repose l’autorisation de mise sur le marché du médicament de référence et pour démontrer le profil de sécurité et d’efficacité du médicament hybride. L’Agence adopte des lignes directrices sur les essais et les études cliniques adéquats en vue d’une autorisation de mise sur le marché de médicaments hybrides. [Am. 116]
Article 11
Demandes relatives aux médicaments biosimilaires
En ce qui concerne les médicaments biologiques analogues à des médicaments biologiques de référence (ci-après les «médicaments biosimilaires»), les résultats des essais et études de comparabilité appropriés sont communiqués aux autorités compétentes. Le type et la quantité des données supplémentaires à fournir doivent satisfaire aux critères pertinents énoncés à l’annexe II et dans les lignes directrices détaillées y afférentes. Les résultats d’autres essais et études figurant dans le dossier du médicament de référence ne doivent pas être fournis.
Article 12
Demandes relatives aux médicaments biohybrides
Lorsqu’un médicament biosimilaire présente des différences de dosage, de forme pharmaceutique, de voie d’administration ou d’indications thérapeutiques par rapport au médicament biologique de référence (ci-après le «biohybride»), les résultats des essais non cliniques ou des études cliniques appropriés sont communiqués aux autorités compétentes dans la mesure nécessaire pour établir un lien scientifique avec les données sur lesquelles repose l’autorisation de mise sur le marché du médicament biologique de référence et pour démontrer le profil de sécurité ou d’efficacité du médicament biosimilaire. L’Agence adopte des lignes directrices sur les essais et les études cliniques adéquats en vue d’une autorisation de mise sur le marché de médicaments biohybrides. [Am. 117]
Article 13
Demandes fondées sur des données bibliographiques
Lorsqu’aucun médicament de référence n’est ou n’a été autorisé pour la substance active du médicament concerné, le demandeur, par dérogation à l’article 6, paragraphe 2, n’est pas tenu de communiquer les résultats des essais non cliniques ou des études cliniques s’il peut démontrer que les substances actives du médicament sont d’un usage médical bien établi dans l’Union pour le même usage thérapeutique et la même voie d’administration depuis au moins dix ans et présentent une efficacité reconnue ainsi qu’un niveau acceptable de sécurité en vertu des conditions prévues à l’annexe II. Dans ce cas, les résultats de ces essais sont remplacés par une documentation bibliographique scientifique appropriée. La pertinence de cette documentation vis-à-vis du médicament concerné est justifiée. [Am. 118]
Article 14
Demandes fondées sur un consentement
Après l’octroi de l’autorisation de mise sur le marché, le titulaire de cette autorisation peut consentir, sous la forme d’une lettre d’accès, à ce qu’il soit fait recours à l’ensemble de la documentation visée à l’article 6, paragraphe 2, en vue de l’examen de demandes subséquentes relatives à d’autres médicaments ayant la même composition qualitative et quantitative en substances actives et la même forme pharmaceutique.
Section 3
Exigences spécifiques applicables aux demandes concernant certaines catégories de médicaments
Article 15
Associations médicamenteuses à dose fixe, technologies de plateformes autorisation de mise sur le marché relative à une plateforme et conditionnements multimédicaments [Am. 119]
1. Lorsque des fins thérapeutiques le justifient, une autorisation de mise sur le marché peut être octroyée pour une association médicamenteuse à dose fixe.
2. Lorsque des fins thérapeutiques le justifient, une autorisation de mise sur le marché peut, dans des circonstances exceptionnelles, être octroyée pour un médicament composé d’un élément fixe et d’un élément variable prédéfini afin, le cas échéant, de cibler différents variants d’un agent infectieux ou, si nécessaire, d’adapter le médicament aux caractéristiques d’un malade particulier ou d’un groupe de malades (ci-après la dénommée «technologie de autorisation de mise sur le marché relative à une plateforme»). [Am. 120]
Le demandeur qui a l’intention d’introduire une demande d’autorisation de mise sur le marché pour un tel médicament sollicite au préalable l’accord de l’autorité compétente concernée pour le dépôt d’une telle demande.
3. Lorsque des raisons de santé publique le justifient et que les substances actives ne peuvent être combinées dans une association médicamenteuse à dose fixe, une autorisation de mise sur le marché peut, dans des circonstances exceptionnelles, être octroyée à un conditionnement multimédicament.
Le demandeur qui a l’intention d’introduire une demande d’autorisation de mise sur le marché pour un tel médicament sollicite au préalable l’accord de l’autorité compétente concernée pour le dépôt d’une telle demande.
Article 16
Médicaments radiopharmaceutiques
1. Une autorisation de mise sur le marché est requise pour les générateurs de radionucléides, les trousses de radionucléides pour les préparations radiopharmaceutiques (ci-après dénommées «trousses») et les précurseurs de radionucléides, à moins qu’ils ne soient utilisés comme matière de départ, substance active ou intermédiaire de médicaments radiopharmaceutiques couverts par une autorisation de mise sur le marché en vertu de l’article 5, paragraphe 1. [Am. 121]
2. Une autorisation de mise sur le marché n’est pas requise pour les médicaments radiopharmaceutiques préparés au moment de l’utilisation par une personne ou institution qui, selon la législation nationale, est autorisée à utiliser ces médicaments radiopharmaceutiques, conformément aux instructions du fabricant, dans un établissement de soins de santé agréé et exclusivement à partir de générateurs de radionucléides, de trousses de radionucléides ou de précurseurs de radionucléides autorisés.
Article 17
Antimicrobiens
1. Lorsque la demande d’autorisation de mise sur le marché concerne un antimicrobien, elle contient, outre les informations visées à l’article 6, les éléments suivants:
| a) | un plan de gestion des antimicrobiens et d’accès aux antimicrobiens visé à l’annexe I; [Am. 122] |
| b) | une description des exigences particulières en matière d’information énoncées à l’article 69 et énumérées à l’annexe I. |
1 bis. Après l’octroi de l’autorisation de mise sur le marché, l’autorité compétente de l’État membre rend publics les documents visés au paragraphe 1. [Am. 123]
2. L’autorité compétente peut imposer examine les informations présentées conformément au paragraphe 1, point b). L’autorité compétente impose des obligations au titulaire de l’autorisation de mise sur le marché si elle estime que les mesures d’atténuation des risques contenues dans le plan de gestion des antimicrobiens et d’accès aux antimicrobiens ne sont pas satisfaisantes. [Am. 124]
3. Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché veille à ce que, chaque fois que cela est possible, l’agent antimicrobien puisse être délivré à l’unité dans des quantités correspondant à la durée du traitement. Si cela n’est pas possible, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché veille à ce que la taille de l’emballage de l’antimicrobien corresponde à la posologie et à la durée habituelles du traitement. [Am. 125]
Article 18
Associations intégrales de médicaments et de dispositifs médicaux
1. Dans le cas d’une association intégrale d’un médicament et d’un dispositif médical, le demandeur de l’autorisation de mise sur le marché fournit des données établissant l’utilisation sûre et efficace de l’association intégrale du médicament et du dispositif médical.
Dans le cadre de l’évaluation, effectuée conformément à l’article 29, de l’association intégrale d’un médicament et d’un dispositif médical, les autorités compétentes évaluent le rapport bénéfice-risque de l’association intégrale d’un médicament et d’un dispositif médical, en tenant compte de l’adéquation de l’utilisation du médicament avec le dispositif médical , en particulier pour les patients pédiatriques s’il échet, en incluant des aspects tels que le stockage, l’assemblage, la propreté et la technique nécessaires pour l’application ou la prise . [Am. 126]
2. Les exigences générales en matière de sécurité et de performances énoncées à l’annexe I du règlement (UE) 2017/745 s’appliquent pour ce qui est de la sécurité et des performances de la partie constituant le dispositif médical de l’association intégrale d’un médicament et d’un dispositif médical.
3. La demande d’autorisation de mise sur le marché d’une association intégrale d’un médicament et d’un dispositif médical comprend la documentation attestant la conformité de la partie constituant le dispositif médical avec les exigences générales en matière de sécurité et de performances visées au paragraphe 2 conformément à l’annexe II, y compris, le cas échéant, le rapport d’évaluation de la conformité établi par un organisme notifié.
4. Dans son évaluation de l’association intégrale d’un médicament avec un dispositif médical, les autorités compétentes reconnaissent les résultats de l’évaluation de la conformité de la partie constituant le dispositif médical de cette association intégrale avec les exigences générales en matière de sécurité et de performances conformément à l’annexe I du règlement (UE) 2017/745, y compris, le cas échéant, les résultats de l’évaluation réalisée par un organisme notifié.
5. Le demandeur de l’autorisation de mise sur le marché fournit, à la demande de l’autorité compétente, toute information supplémentaire relative au dispositif médical et utile pour l’évaluation du rapport bénéfice-risque de l’association intégrale d’un médicament avec un dispositif médical visée au paragraphe 1.
Article 19
Médicaments s’employant exclusivement avec des dispositifs médicaux
1. Dans le cas d’un médicament s’employant exclusivement avec un dispositif médical, le demandeur de l’autorisation de mise sur le marché fournit des données établissant l’utilisation sûre et efficace du médicament, en tenant compte de son utilisation avec le dispositif médical.
Dans le cadre de l’évaluation, effectuée conformément à l’article 29, du médicament visé au premier alinéa, les autorités compétentes évaluent le rapport bénéfice-risque du médicament, en tenant compte de l’utilisation du médicament avec le dispositif médical.
2. Dans le cas d’un médicament s’employant exclusivement avec un dispositif médical, le dispositif médical satisfait aux exigences énoncées dans le règlement (UE) 2017/745.
3. La demande d’autorisation de mise sur le marché d’un médicament s’employant exclusivement avec un dispositif médical comprend la documentation attestant la conformité du dispositif médical avec les exigences générales en matière de sécurité et de performances visées au paragraphe 2 conformément à l’annexe II, y compris, le cas échéant, le rapport d’évaluation de la conformité établi par un organisme notifié.
4. Dans son évaluation du médicament visé au paragraphe 1, l’autorité compétente reconnaît les résultats de l’évaluation de la conformité du dispositif médical concerné avec les exigences générales en matière de sécurité et de performances conformément à l’annexe I du règlement (UE) 2017/745, y compris, le cas échéant, les résultats de l’évaluation réalisée par un organisme notifié.
5. Le demandeur de l’autorisation de mise sur le marché fournit, à la demande de l’autorité compétente, toute information supplémentaire relative au dispositif médical et utile pour l’évaluation du rapport bénéfice-risque du médicament visé au paragraphe 1, en tenant compte de l’utilisation du médicament avec le dispositif médical.
6. Si l’action du médicament n’est pas accessoire à celle du dispositif médical, le médicament satisfait aux exigences de la présente directive et du [règlement (CE) no 726/2004 révisé], compte tenu de son utilisation avec le dispositif médical, sans préjudice des exigences spécifiques du règlement (UE) 2017/745.
Dans ce cas, le demandeur de l’autorisation de mise sur le marché fournit, à la demande des autorités compétentes, toute information supplémentaire relative au dispositif médical, compte tenu de son utilisation avec le médicament, et utile pour la surveillance postautorisation du médicament, sans préjudice des exigences spécifiques du [règlement (CE) no 726/2004 révisé].
Article 20
Associations de médicaments avec des produits autres que des dispositifs médicaux
1. Dans le cas d’une association d’un médicament avec un produit autre qu’un dispositif médical, le demandeur de l’autorisation de mise sur le marché fournit des données établissant l’utilisation sûre et efficace de l’association du médicament et du produit autre qu’un dispositif médical.
Dans le cadre de l’évaluation, effectuée conformément à l’article 29, de l’association d’un médicament avec un produit autre qu’un dispositif médical, l’autorité compétente évalue le rapport bénéfice-risque de l’association du médicament et du produit autre qu’un dispositif médical, en tenant compte de l’utilisation du médicament avec le produit autre qu’un dispositif médical.
2. Le demandeur de l’autorisation de mise sur le marché fournit, à la demande de l’autorité compétente, toute information supplémentaire relative au produit autre qu’un dispositif médical et utile pour l’évaluation du rapport bénéfice-risque de l’association du médicament avec le produit autre qu’un dispositif médical, en tenant compte de l’adéquation de l’utilisation du médicament avec le produit visé au paragraphe 1.
Section 4
Exigences spécifiques applicables aux dossiers
Article 21
Plan de gestion des risques
Le demandeur d’une autorisation de mise sur le marché d’un médicament visé aux articles 9 et 11 n’est pas tenu de présenter un plan de gestion des risques et un résumé de celui-ci, pour autant qu’il n’existe pas de mesures supplémentaires de réduction des risques pour le médicament de référence et que l’autorisation de mise sur le marché du médicament de référence n’ait pas été retirée avant le dépôt de la demande.
Article 22
Évaluation des risques pour l’environnement et autres informations environnementales
1. Lors de la réalisation de l’évaluation des risques pour l’environnement (ci-après l’«ERE») à soumettre en application de l’article 6, paragraphe 2, le demandeur tient compte des lignes directrices scientifiques relatives à l’évaluation des risques pour l’environnement des médicaments à usage humain visées au paragraphe 6 5 , ou fournit en temps utile à l’Agence ou, le cas échéant, à l’autorité compétente de l’État membre concerné, les raisons dûment justifiées de toute divergence par rapport aux lignes directrices scientifiques. Le cas échéant, le demandeur tient compte des évaluations des risques pour l’environnement existantes réalisées au titre d’autres actes législatifs de l’Union. [Am. 127]
2. L’ERE indique si le médicament ou l’un de ses composants est l’une des substances suivantes, conformément aux critères de l’annexe I du règlement (CE) no 1272/2008:
| a) | substances persistantes, mobiles et toxiques (PBT); |
| b) | substances très persistantes et très bioaccumulables (vPvB); |
| c) | substances persistantes, mobiles et toxiques (PMT) ou très persistantes et très mobiles (vPvM); ou est un agent endocrinien actif. |
3. Le demandeur inclut également dans l’ERE des mesures d’atténuation des risques visant à éviter ou, lorsque ce n’est pas possible, à limiter les émissions dans l’air, l’eau et les sols des polluants énumérés dans les directives 2000/60/CE, 2006/118/CE, 2008/105/CE et 2010/75/UE lors de la fabrication, de l’utilisation et de l’élimination du médicament . Le demandeur explique en détail que les mesures d’atténuation proposées sont appropriées et suffisantes pour faire face aux risques constatés pour l’environnement. Lorsque cela est nécessaire, le demandeur inclut également des informations sur les techniques disponibles et sur les techniques qui seront utilisées pour réduire les rejets et les émissions du médicament, en particulier ceux qui interviennent dans les effluents de fabrication avant qu’ils ne quittent les sites de fabrication. [Am. 128]
4. En ce qui concerne les antimicrobiens, l’ERE comprend une évaluation du risque de sélection de la résistance aux antimicrobiens dans l’environnement en raison de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement à l’intérieur et à l’extérieur de l’Union, de l’utilisation et de l’élimination de l’antimicrobien, y compris par les professionnels de santé et les patients, en tenant compte, le cas échéant, des normes internationales existantes qui ont établi des concentrations prédites sans effet (PNEC) spécifiques pour les antibiotiques. [Am. 129]
4 bis. Au plus tard le... [12 mois à compter de la date d’entrée en vigueur de la présente directive], la Commission, après consultation de l’Agence, de l’AEE et de l’ECDC, publie des lignes directrices sur les modalités de réalisation de l’ERE pour les antimicrobiens non antibiotiques. [Am. 130]
5. L’Agence élabore des lignes directrices scientifiques conformément à l’article 138 du [règlement (CE) no 726/2004], afin de préciser les détails techniques concernant les exigences en matière d’ERE applicables aux médicaments à usage humain. Le cas échéant, l’Agence consulte l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) , l’AEE, l’ECDC et les autres parties prenantes, y compris les opérateurs du secteur de l’eau potable et des eaux usées, sur l’élaboration de ces lignes directrices scientifiques. [Am. 131]
6. Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché actualise l’ERE en communiquant de nouvelles informations, dans les meilleurs délais, aux autorités compétentes concernées, conformément à l’article 90, paragraphe 2, si de nouvelles informations relatives aux critères d’évaluation visés à l’article 29 sont disponibles et pourraient entraîner une modification des conclusions de l’ERE. La mise à jour comprend toute information pertinente provenant de la surveillance de l’environnement, y compris de la surveillance au titre de la directive 2000/60/CE, d’études d’écotoxicité, d’évaluations des risques nouvelles ou actualisées au titre d’autres actes législatifs de l’Union, tels que visés au paragraphe 1, et de données relatives à l’exposition environnementale.
Dans le cas d’une ERE réalisée avant le [OP: merci d’insérer la date correspondant à 18 mois après la date d’entrée en vigueur de la présente directive], l’autorité compétente demande au titulaire de l’autorisation de mise sur le marché d’actualiser l’ERE afin d’y inclure les mesures d’atténuation des risques visées au paragraphe 3. Elle lui demande également d’actualiser l’ERE si des informations manquantes ont été constatées pour des médicaments potentiellement nocifs pour l’environnement [Am . 132].
7. En ce qui concerne les médicaments visés aux articles 9 à 12, le demandeur peut tenir compte des ERE réalisées pour le médicament de référence lors de la réalisation de l’ERE et fournit toutes autres données et les lignes directrices scientifiques visées au paragraphe 1 du présent article . [Am. 133]
7 bis. Les résultats de l’évaluation de l’ERE, y compris les données fournies par le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché, sont rendus publics par l’Agence ou, le cas échéant, par l’autorité compétente de l’État membre. [Am. 134]
7 ter. Lorsqu’elle publie les informations relatives à l’ERE, y compris le plan de gestion des antimicrobiens et d’accès aux antimicrobiens visé à l’article 17, l’autorité compétente supprime toute information présentant un caractère de confidentialité commerciale. [Am. 135]
Article 23
Évaluation des risques pour l’environnement des médicaments autorisés avant le 30 octobre 2005
1. Au plus tard le [OP: merci d’insérer la date correspondant à 30 24 mois après la date d’entrée en vigueur de la présente directive], l’Agence établit, après consultation avec les autorités compétentes des États membres , l’ECDC , l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), un programme d’ERE, à soumettre conformément à l’article 22, pour les médicaments autorisés avant le 30 octobre 2005 qui n’ont pas fait l’objet d’une ERE et que l’Agence a considérés comme étant potentiellement dangereux pour l’environnement conformément au paragraphe 2. [Am. 136]
Ce programme est mis à la disposition du public par l’Agence.
2. L’Agence fixe les critères scientifiques pour repérer les médicaments potentiellement dangereux pour l’environnement et hiérarchiser leur ERE, en utilisant une approche fondée sur les risques. Pour ce faire, l’Agence consulte les parties prenantes concernées, y compris les gestionnaires des résidus de médicaments et de leur production dans l’environnement, et peut demander aux titulaires d’autorisations de mise sur le marché de fournir des données ou des informations pertinentes. [Am. 137]
3. Les titulaires d’autorisations de mise sur le marché de médicaments recensés dans le programme visé au paragraphe 1 soumettent l’ERE à l’Agence. Les résultats de l’évaluation de l’ERE, y compris des les données fournies et un résumé des études de l’ERE et des résultats de ces dernières qui ont été fournis par le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché, sont mis à la disposition du public par l’Agence. [Am. 138]
4. Lorsque plusieurs médicaments recensés dans le programme visé au paragraphe 1 contiennent la même substance active et sont susceptibles de présenter les mêmes risques pour l’environnement, les autorités compétentes des États membres ou l’Agence encouragent les titulaires d’autorisations de mise sur le marché à mener des études conjointes dans le cadre de l’ERE, afin de réduire au minimum la duplication inutile des données et l’utilisation d’animaux.
Article 24
Système de monographies ERE des données ERE relatives aux substances actives
1. L’Agence met en place, en collaboration avec les autorités compétentes des États membres, un système d’analyse par substance active des données ERE (monographies ERE) pour les médicaments autorisés et publie les informations pertinentes sur ce système . Une monographie ERE comprend un ensemble complet de données physiochimiques, de données sur le devenir et de données sur les effets, sur la base de l’évaluation d’une autorité compétente. [Am. 139]
2. La mise en place du système de monographies ERE repose sur une hiérarchisation des substances actives et des exigences en matière de données fondée sur les risques. [Am. 140]
3. Lors de l’élaboration de la monographie ERE visée au paragraphe 1, l’Agence peut demander des informations, des études et des données aux autorités compétentes des États membres et aux titulaires d’autorisations de mise sur le marché.
4. L’Agence, en coopération avec les autorités compétentes des États membres, mène un projet pilote de démonstration de faisabilité des monographies ERE, qui doit être achevé dans les trois ans 30 mois suivant l’entrée en vigueur de la présente directive , compte tenu des résultats des initiatives pertinentes de l’Union relatives aux essais sur les animaux . [Am. 141]
5. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 215 et sur la base des résultats d’un projet pilote de démonstration de faisabilité visé au paragraphe 4, afin de compléter la présente directive en précisant:
| a) | le contenu et le format des monographies ERE; |
| b) | les procédures d’adoption et de mise à jour des monographies ERE; |
| c) | les procédures de fourniture des informations, études et données visées au paragraphe 3; |
| d) | les critères de hiérarchisation fondés sur les risques pour la sélection et la hiérarchisation visées au paragraphe 2; |
| e) | l’utilisation des monographies ERE dans le cadre des nouvelles demandes d’autorisation de mise sur le marché de médicaments à l’appui de leur ERE. |
Article 25
Certificat du dossier permanent de la substance active
1. Les demandeurs d’autorisations de mise sur le marché peuvent, au lieu de fournir les données pertinentes sur une substance chimique active d’un médicament requises conformément à l’annexe II, s’appuyer sur un dossier permanent de la substance active, un certificat du dossier permanent de la substance active délivré par l’Agence conformément au présent article (ci-après le «certificat du dossier permanent de la substance active») ou un certificat confirmant que la qualité de la substance active concernée est convenablement contrôlée par la monographie pertinente de la Pharmacopée européenne.
Les demandeurs d’autorisations de mise sur le marché ne peuvent s’appuyer sur un dossier permanent de la substance active que si aucun certificat n’existe pour le même dossier permanent de la substance active.
2. Un certificat du dossier permanent de la substance active peut être délivré par l’Agence dans les cas où les données pertinentes sur la substance active concernée ne sont pas déjà couvertes par une monographie de la Pharmacopée européenne ou par un certificat du dossier permanent de la substance active.
Pour obtenir un certificat du dossier permanent de la substance active, une demande est présentée à l’Agence. Le demandeur d’un certificat du dossier permanent de la substance active démontre que la substance active concernée n’est pas déjà couverte par une monographie de la Pharmacopée européenne ou par un certificat du dossier permanent de la substance active. L’Agence examine la demande et, en cas de conclusion favorable, délivre le certificat qui est valable dans toute l’Union. Dans le cas des autorisations centralisées de mise sur le marché, la demande de certificat du dossier permanent de la substance active peut être présentée dans le cadre de la demande d’autorisation de mise sur le marché du médicament correspondant.
L’Agence crée un répertoire comprenant les dossiers permanents des substances actives, leurs rapports d’évaluation et leurs certificats et veille à la protection des données à caractère personnel. L’Agence veille à ce que les autorités compétentes de l’État membre aient accès à ce répertoire.
3. Le dossier permanent de la substance active et le certificat du dossier permanent de la substance active contiennent toutes les informations requises à l’annexe II sur la substance active.
4. Le titulaire du certificat du dossier permanent de la substance active est le fabricant de la substance active.
5. Le titulaire du certificat du dossier permanent de la substance active tient le dossier permanent de la substance active à jour en fonction des progrès scientifiques et technologiques et introduit les modifications nécessaires pour garantir que la substance active est fabriquée et contrôlée conformément aux méthodes scientifiques généralement admises.
6. À la demande de l’Agence, le fabricant de la substance pour laquelle une demande de certificat du dossier permanent de la substance active a été présentée ou le titulaire du certificat du dossier permanent de la substance active se soumet à une inspection destinée à vérifier les informations contenues dans la demande ou dans le dossier permanent de la substance active ou leur conformité avec les bonnes pratiques de fabrication des substances actives visées à l’article 160.
Si le fabricant d’une substance active refuse de se soumettre à une telle inspection, l’Agence peut suspendre ou résilier la demande de certificat du dossier permanent de la substance active.
7. Si le titulaire du certificat du dossier permanent de la substance active ne remplit pas les obligations énoncées aux paragraphes 5 et 6, l’Agence peut suspendre ou retirer le certificat et les autorités compétentes des États membres peuvent suspendre ou retirer l’autorisation de mise sur le marché d’un médicament fondée sur ce certificat ou prendre des mesures pour interdire la délivrance du médicament fondée sur ce certificat.
8. Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché du médicament octroyée sur la base d’un certificat du dossier permanent de la substance active reste responsable de ce médicament.
9. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 215 afin de compléter la présente directive en précisant:
| a) | les règles régissant le contenu et le format de la demande de certificat du dossier permanent de la substance active; |
| b) | les règles relatives à l’examen d’une demande de certificat du dossier permanent de la substance active et à la délivrance du certificat; |
| c) | les règles relatives à la mise à disposition du public des certificats des dossiers permanents des substances actives; |
| d) | les règles relatives à l’introduction de modifications dans le dossier permanent de la substance active et le certificat du dossier permanent de la substance active; |
| e) | les règles relatives à l’accès des autorités compétentes des États membres au dossier permanent de la substance active et à son rapport d’évaluation; |
| f) | les règles relatives à l’accès au dossier permanent de la substance active et au rapport d’évaluation applicables aux demandeurs et aux titulaires d’autorisations de mise sur le marché qui s’appuient sur un certificat du dossier permanent de la substance active. |
Article 26
Dossiers permanents de la qualité supplémentaire
1. Les demandeurs d’autorisations de mise sur le marché peuvent, au lieu de fournir les données pertinentes sur une substance active autre qu’une substance active chimique ou sur d’autres substances présentes ou utilisées dans la fabrication d’un médicament, requises conformément à l’annexe II, s’appuyer sur un dossier permanent de la qualité supplémentaire, un certificat du dossier permanent de la qualité supplémentaire délivré par l’Agence conformément au présent article (ci-après le «certificat du dossier permanent de la qualité supplémentaire») ou un certificat confirmant que la qualité de cette substance est convenablement contrôlée par la monographie pertinente de la Pharmacopée européenne.
Les demandeurs d’autorisations de mise sur le marché ne peuvent s’appuyer sur un certificat du dossier permanent de la qualité supplémentaire que si aucun certificat n’existe pour le même dossier permanent de la qualité supplémentaire.
2. L’article 25, paragraphes 1 à 5, 7 et 8, s’applique également mutatis mutandis à la certification du dossier permanent de la qualité supplémentaire.
3. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 215 afin de compléter la présente directive en précisant:
| a) | les règles régissant le contenu et le format de la demande de certificat du dossier permanent de la substance active; |
| b) | les dossiers permanents de la qualité supplémentaire pour lesquels un certificat peut être utilisé afin de fournir des informations spécifiques sur la qualité d’une substance , d’une préparation ou de tout autre matériel présent ou utilisé présente ou utilisée dans la fabrication d’un médicament , y compris de thérapies cellulaires et de thérapies géniques ; [Am. 142] |
| c) | les règles d’examen des demandes de mise à disposition du public de certificats des dossiers permanents de la qualité supplémentaire; |
| d) | les règles relatives à l’introduction de modifications dans le dossier permanent de la qualité supplémentaire et dans le certificat; |
| e) | les règles relatives à l’accès des autorités compétentes des États membres au dossier permanent de la qualité supplémentaire et à son rapport d’évaluation; |
| f) | les règles relatives à l’accès au dossier permanent de la qualité supplémentaire et au rapport d’évaluation applicables aux demandeurs et aux titulaires d’autorisations de mise sur le marché qui s’appuient sur un certificat du dossier permanent de la qualité supplémentaire. |
4. À la demande de l’Agence, le fabricant d’une substance présente ou utilisée dans la fabrication d’un médicament pour lequel une demande de certificat du dossier permanent de la qualité supplémentaire a été présentée ou le titulaire du certificat du dossier permanent de la qualité supplémentaire se soumet à une inspection afin de vérifier les informations contenues dans la demande ou dans le dossier permanent de la qualité.
Si le fabricant de cette substance refuse de se soumettre à une telle inspection, l’Agence peut suspendre ou résilier la demande de certificat du dossier permanent de la qualité supplémentaire.
Article 26 bis
Dossiers permanents de la technologie de plateforme supplémentaire
1. Les demandeurs d’autorisations de mise sur le marché peuvent, au lieu de fournir les données pertinentes relatives à une technologie de plateforme, s’appuyer sur un dossier permanent de la technologie de plateforme supplémentaire ou un certificat du dossier permanent de la technologie de plateforme supplémentaire délivré par l’Agence conformément au présent article (ci-après le «certificat du dossier permanent de la technologie de plateforme supplémentaire»).
2. L’article 25, paragraphes 1 à 5, 7 et 8, s’applique également mutatis mutandis aux certificats du dossier permanent de la technologie de plateforme supplémentaire.
3. Pour décrire de façon adéquate le dossier permanent de la technologie de plateforme, des informations appropriées sont fournies, conformément aux lignes directrices scientifiques publiées par l’Agence.
4. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 215 afin de compléter la présente directive en précisant:
| a) | les règles régissant le contenu et le format de la demande de certificat du dossier permanent de la technologie de plateforme supplémentaire; |
| b) | les dossiers permanents de la technologie de plateforme supplémentaire pour lesquels un certificat peut être utilisé afin de fournir des informations spécifiques sur la technologie de plateforme sur laquelle est fondée la fabrication d’une substance présente dans un médicament ou utilisée dans sa fabrication; |
| c) | les règles d’examen des demandes de mise à disposition du public des certificats des dossiers permanents de la technologie de plateforme supplémentaire; |
| d) | les règles relatives à l’introduction de modifications dans le dossier permanent de la technologie de plateforme supplémentaire et dans le certificat; |
| e) | les règles relatives à l’accès des autorités compétentes des États membres au dossier permanent de la technologie de plateforme supplémentaire et à son rapport d’évaluation; |
| f) | les règles relatives à l’accès au dossier permanent de la technologie de plateforme supplémentaire et au rapport d’évaluation applicables aux demandeurs et aux titulaires d’autorisations de mise sur le marché qui s’appuient sur un certificat du dossier permanent de la technologie de plateforme supplémentaire. |
5. L’Agence élabore et publie des lignes directrices scientifiques sur les exigences applicables au dossier permanent de la technologie de plateforme supplémentaire.
6. À la demande de l’Agence, le fabricant d’une substance présente ou utilisée dans la fabrication d’un médicament pour lequel une demande de certificat du dossier permanent de la technologie de plateforme supplémentaire a été présentée ou le titulaire du certificat du dossier permanent de la technologie de plateforme supplémentaire se soumet à une inspection visant à vérifier les informations contenues dans la demande ou dans le dossier permanent.
Si le titulaire du dossier permanent de la technologie de plateforme supplémentaire refuse de se soumettre à une telle inspection, l’Agence peut suspendre ou résilier la demande de certificat du dossier permanent de la technologie de plateforme supplémentaire. [Am. 143]
Article 27
Excipients
1. Le demandeur fournit des informations sur les excipients utilisés dans un médicament conformément aux exigences énoncées à l’annexe II.
Les excipients sont examinés par les autorités compétentes comme faisant partie du médicament.
2. Des colorants ne peuvent être utilisés dans les médicaments que s’ils figurent dans l’une des listes suivantes:
| a) | la liste de l’Union des additifs alimentaires autorisés figurant au tableau 1 de l’annexe II, partie B, du règlement (CE) no 1333/2008 et qu’ils sont conformes aux critères de pureté et aux spécifications établis par le règlement (UE) no 231/2012 de la Commission; |
| b) | la liste établie par la Commission en application du paragraphe 3. |
3. La Commission peut établir une liste des colorants dont l’utilisation est autorisée dans les médicaments autres que ceux figurant dans la liste de l’Union des additifs alimentaires autorisés.
La Commission adopte, le cas échéant sur la base d’un avis de l’Agence, une décision indiquant si le colorant doit être ajouté à la liste des colorants dont l’utilisation est autorisée dans les médicaments visée au premier alinéa.
Un colorant ne peut être ajouté à la liste des colorants autorisés dans les médicaments que s’il a été retiré de la liste de l’Union des additifs alimentaires autorisés.
Le cas échéant, la liste des colorants dont l’utilisation est autorisée dans les médicaments comprend des critères de pureté, des spécifications ou des restrictions applicables aux colorants figurant dans cette liste.
La liste des colorants dont l’utilisation est autorisée dans les médicaments est établie par voie d’actes d’exécution. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 214, paragraphe 2.
4. Si un colorant utilisé dans un médicament est retiré de la liste de l’Union des additifs alimentaires autorisés sur la base de l’avis scientifique de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), l’Agence, à la demande de la Commission ou de sa propre initiative, émet dans les meilleurs délais un avis scientifique concernant l’utilisation du colorant concerné dans les médicaments, en tenant compte, le cas échéant, de l’avis de l’EFSA. L’avis de l’Agence est adopté par le comité des médicaments à usage humain. [Am. 144]
L’Agence transmet, dans les meilleurs délais, à la Commission son avis scientifique sur l’utilisation du colorant dans les médicaments, accompagné d’un rapport d’évaluation.
Sur la base de l’avis de l’Agence, la Commission décide, dans les meilleurs délais, si le colorant concerné peut être utilisé dans les médicaments et, le cas échéant, l’inclut dans la liste des colorants dont l’utilisation est autorisée dans les médicaments visée au paragraphe 3.
5. Si un colorant a été retiré de la liste de l’Union des additifs alimentaires autorisés pour des raisons qui ne nécessitent pas d’avis de l’EFSA, la Commission décide de l’utilisation du colorant concerné dans les médicaments et, le cas échéant, l’inclut dans la liste des colorants dont l’utilisation est autorisée dans les médicaments visée au paragraphe 3. La Commission peut, demande dans ce cas, demander l’avis de l’Agence. [Am. 145]
6. Un colorant qui a été retiré de la liste de l’Union des additifs alimentaires autorisés peut encore être utilisé comme colorant dans les médicaments jusqu’à ce que la Commission prenne la décision d’inclure ou non le colorant dans la liste des colorants dont l’utilisation est autorisée dans les médicaments, conformément au paragraphe 3.
7. Les paragraphes 2 à 6 s’appliquent également aux colorants utilisés dans les médicaments vétérinaires tels que définis à l’article 4, point 1, du règlement (UE) 2019/6 du Parlement européen et du Conseil (47).
Section 5
Exigences adaptées applicables aux dossiers
Article 28
Cadres adaptés en raison des caractéristiques ou des méthodes inhérentes au médicament
1. Les médicaments énumérés à l’annexe VII sont soumis à des exigences scientifiques ou réglementaires spécifiques en raison des caractéristiques ou des méthodes inhérentes au médicament, dans les cas suivants:
| a) | il n’est pas possible d’évaluer correctement le médicament ou la catégorie de médicaments en appliquant les exigences applicables en raison de difficultés scientifiques ou réglementaires découlant de caractéristiques ou de méthodes inhérentes au médicament; et |
| b) | les caractéristiques ou les méthodes ont une incidence positive sur la qualité, la sécurité et l’efficacité du médicament ou de la catégorie de médicaments ou apportent une contribution majeure à l’accès des patients ou aux soins qui leur sont prodigués. |
2. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 215 afin de modifier l’annexe VII de manière à tenir compte des progrès scientifiques et techniques.
3. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 215 afin de compléter la présente directive en établissant:
| a) | les modalités de l’autorisation de mise sur le marché et de la surveillance des médicaments visés au paragraphe 1; |
| b) | la documentation technique à fournir par les demandeurs d’autorisations de mise sur le marché des médicaments visés au paragraphe 1. |
4. Les modalités visées au paragraphe 3, point a), sont proportionnées aux risques et aux incidences encourus. Il peut s’agir d’exigences adaptées, renforcées, retirées ou reportées. Toute dérogation ou tout report se limite à ce qui est strictement nécessaire, proportionné et dûment justifié par les caractéristiques ou méthodes inhérentes au médicament, et fait l’objet d’un réexamen et d’une évaluation réguliers. À l’exception des modalités visées au paragraphe 3, point a), toutes les autres règles énoncées dans la présente directive s’appliquent.
5. Jusqu’à l’adoption de modalités pour les médicaments spécifiques énumérés à l’annexe VII en application du paragraphe 3, une demande d’autorisation de mise sur le marché pour ce médicament peut être présentée conformément à l’article 6, paragraphe 2.
6. Lorsqu’elle adopte les actes délégués visés au présent article, la Commission tient compte de toute information disponible résultant d’un bac à sable réglementaire établi conformément à l’article 115 du [règlement (CE) no 726/2004 révisé].
6 bis. La Commission présente au Parlement européen et au Conseil un rapport sur l’application des cadres adaptés. Le premier rapport est fourni cinq ans à compter du [OP: merci d’insérer la date correspondant à 18 mois à compter de la date d’entrée en vigueur de la présente directive] et ensuite tous les cinq ans. [Am. 146]
Chapitre III
Procédures d’autorisation nationale de mise sur le marché
Section 1
Dispositions générales
Article 29
Examen de la demande d’autorisation de mise sur le marché
1. Pour examiner une demande présentée conformément aux articles 6 et 9 à 14, l’autorité compétente d’un État membre:
| a) | vérifie si les renseignements et documents fournis à l’appui de la demande sont conformes aux articles 6 et 9 à 14 (ci-après «validation») et examine si les conditions d’octroi d’une autorisation de mise sur le marché énoncées aux articles 43 à 45 sont remplies; |
| b) | peut soumettre le médicament, ses matières de départ ou composants et, si nécessaire, ses produits intermédiaires ou autres composants, au contrôle d’un laboratoire officiel de contrôle des médicaments ou d’un laboratoire désigné à cette fin par un État membre afin de s’assurer que les méthodes de contrôle utilisées par le fabricant de médicaments et décrites dans le dossier, conformément à l’annexe I, sont satisfaisantes; |
| c) | peut, le cas échéant, exiger du demandeur qu’il complète le dossier en ce qui concerne les éléments visés aux articles 6 et 9 à 14; |
| d) | peut examiner les données probantes supplémentaires disponibles, indépendamment des données fournies par le demandeur de l’autorisation de mise sur le marché, et prendre une décision en conséquence. |
2. Lorsque l’autorité compétente de l’État membre se prévaut de la faculté visée au premier alinéa, point c), les délais prévus à l’article 30 sont suspendus jusqu’à ce que les informations complémentaires requises aient été fournies ou pendant le temps accordé au demandeur pour fournir des explications orales ou écrites.
3. Lorsque l’autorité compétente de l’État membre estime que la demande d’autorisation de mise sur le marché est incomplète ou qu’elle présente de graves lacunes susceptibles d’empêcher l’évaluation du médicament, elle en informe le demandeur et fixe un délai pour la présentation des informations et de la documentation manquantes. Si le demandeur ne fournit pas les informations et la documentation manquantes dans le délai imparti, la demande est considérée comme ayant été retirée par défaut . [Am. 147]
4. Si, lors de l’examen d’une demande d’autorisation de mise sur le marché, l’autorité compétente de l’État membre estime que les données fournies ne sont pas d’une qualité ou d’une maturité suffisantes pour que l’examen de la demande soit mené à bien, l’examen peut être interrompu dans les 90 jours suivant la validation de la demande.
L’autorité compétente de l’État membre résume les lacunes par écrit. Sur cette base, l’autorité compétente de l’État membre informe le demandeur en conséquence et fixe un délai raisonnable pour remédier aux lacunes. La demande est suspendue jusqu’à ce que le demandeur ait remédié aux lacunes constatées. Si le demandeur ne remédie pas à ces lacunes dans le délai fixé par l’autorité compétente de l’État membre, la demande est considérée comme retirée par défaut . [Am. 148]
4 bis. Lorsqu’elle publie les informations relatives à l’ERE et le plan de gestion des antimicrobiens et d’accès aux antimicrobiens visé à l’article 17, l’autorité compétente supprime toute information présentant un caractère de confidentialité commerciale. [Am. 149]
Article 30
Durée de l’examen de la demande d’autorisation de mise sur le marché
Les États membres prennent toutes les dispositions utiles pour que la durée de la procédure d’octroi de l’autorisation de mise sur le marché d’un médicament n’excède pas un délai maximal de 180 jours après la présentation d’une demande valable, calculé à compter de la date de validité d’une autorisation de mise sur le marché.
Article 31
Types de procédures d’autorisation nationale de mise sur le marché
Les autorisations nationales de mise sur le marché peuvent être octroyées conformément aux procédures prévues à l’article 32 («procédure d’autorisation de mise sur le marché purement nationale»), aux articles 33 et 34 («procédure décentralisée d’autorisation nationale de mise sur le marché») ou aux articles 35 et 36 («procédure de reconnaissance mutuelle des autorisations de mise sur le marché»).
Section 2
Autorisations de mise sur le marché valables dans un seul État membre
Article 32
Procédure d’autorisation de mise sur le marché purement nationale
1. Une demande d’autorisation de mise sur le marché visée à l’article 6, paragraphe 2, au titre d’une procédure d’autorisation de mise sur le marché purement nationale est présentée à l’autorité compétente de l’État membre dans lequel il est fait usage de l’autorisation de mise sur le marché.
2. L’autorité compétente de l’État membre concerné examine la demande conformément aux articles 29 et 30 et octroie une autorisation de mise sur le marché conformément aux articles 43 à 45 et aux dispositions nationales applicables.
3. Une autorisation de mise sur le marché octroyée au titre d’une procédure d’autorisation de mise sur le marché purement nationale est valable uniquement dans l’État membre de l’autorité compétente qui l’a octroyée.
Section 3
Autorisations de mise sur le marché valables dans plusieurs États membres
Article 33
Champ d’application de la procédure décentralisée d’autorisation nationale de mise sur le marché
1. Une demande d’autorisation de mise sur le marché en application de la procédure décentralisée d’autorisation nationale de mise sur le marché d’un même médicament dans plusieurs États membres est présentée aux autorités compétentes des États membres dans lesquels il est fait usage de l’autorisation de mise sur le marché.
2. Les autorités compétentes de l’État membre concerné examinent les demandes conformément aux articles 29, 30 et 34 et octroient une autorisation de mise sur le marché conformément aux articles 43 à 45.
3. Lorsque l’autorité compétente d’un État membre constate qu’une demande d’autorisation de mise sur le marché pour un même médicament est déjà examinée par l’autorité compétente dans un autre État membre, les autorités compétentes des États membres concernés refusent d’examiner la demande et informent le demandeur que les dispositions visées aux articles 35 et 36 s’appliquent.
4. Lorsque les autorités compétentes des États membres sont informées qu’un autre État membre a autorisé un médicament qui fait l’objet d’une demande d’autorisation de mise sur le marché dans l’État membre concerné, elles rejettent la demande si celle-ci n’a pas été présentée conformément aux dispositions visées aux articles 35 et 36.
5. Les autorisations de mise sur le marché octroyées en application de la procédure décentralisée d’autorisation nationale de mise sur le marché sont valables uniquement dans les États membres de l’autorité compétente qui l’a octroyée.
Article 34
Procédure décentralisée d’autorisation nationale de mise sur le marché
1. En vue d’obtenir une autorisation nationale de mise sur le marché d’un même médicament dans plusieurs États membres en application de la procédure décentralisée d’autorisation nationale de mise sur le marché, le demandeur soumet une demande d’autorisation de mise sur le marché fondée sur un dossier identique à l’autorité compétente de l’État membre choisi par le demandeur, pour établir un rapport d’évaluation du médicament conformément à l’article 43, paragraphe 5, et pour agir conformément à la présente section (ci-après l’«État membre de référence pour la procédure décentralisée»), ainsi qu’aux autorités compétentes des autres États membres concernés.
2. La demande d’autorisation de mise sur le marché contient:
| a) | les renseignements et documents visés aux articles 6, 9 à 14 et 62; |
| b) | une liste des États membres concernés par la demande. |
3. Le demandeur L’autorité compétente de l’État membre de référence pour la procédure décentralisée informe toutes le groupe de coordination de la procédure décentralisée et de la procédure de reconnaissance mutuelle d’une demande, qui en informe ensuite les autorités compétentes de l’ensemble des États membres de sa demande au moment du dépôt. L’autorité compétente d’un État membre peut demander, pour des raisons de santé publique justifiées, de se joindre à la procédure et informe le demandeur et l’autorité compétente de l’État membre de référence pour la procédure décentralisée de sa demande dans un délai de 30 jours à compter de la date de dépôt de la demande. Le demandeur transmet, dans les meilleurs délais, la demande aux autorités compétentes des États membres qui se joignent à la procédure. [Am. 150]
4. Si, lors de l’examen d’une demande d’autorisation de mise sur le marché, l’autorité compétente de l’État membre de référence pour la procédure décentralisée estime que les données fournies ne sont pas d’une qualité ou d’une maturité suffisante pour que l’examen de la demande soit mené à bien, l’examen peut être clôturé dans les 90 jours suivant la validation de la demande.
L’autorité compétente de l’État membre de référence pour la procédure décentralisée résume les lacunes par écrit. Sur cette base, l’autorité compétente de l’État membre de référence pour la procédure décentralisée informe en conséquence le demandeur et les autorités compétentes des États membres concernés et fixe un délai pour remédier aux lacunes. La demande est suspendue jusqu’à ce que le demandeur ait remédié aux lacunes constatées. Si le demandeur ne remédie pas à ces lacunes dans le délai fixé par l’autorité compétente de l’État membre de référence pour la procédure décentralisée, la demande est considérée comme retirée par défaut . [Am. 151]
L’autorité compétente de l’État membre de référence pour la procédure décentralisée informe en conséquence les autorités compétentes des États membres concernés et le demandeur.
5. Dans les 120 jours suivant la validation de la demande, l’autorité compétente de l’État membre de référence pour la procédure décentralisée établit un rapport d’évaluation, un résumé des caractéristiques du produit, l’étiquetage et la notice et les transmet aux États membres concernés et au demandeur.
6. Dans les 60 jours suivant la réception du rapport d’évaluation, les autorités compétentes des États membres concernés approuvent le rapport d’évaluation, le résumé des caractéristiques du produit, l’étiquetage et la notice et en informent l’autorité compétente de l’État membre de référence pour la procédure décentralisée. L’autorité compétente de l’État membre de référence pour la procédure décentralisée constate l’accord général, clôt la procédure et en informe le demandeur.
7. Dans un délai de 30 jours à compter de la constatation de l’accord, les autorités compétentes de l’ensemble des États membres concernés dans lesquels une demande a été présentée conformément au paragraphe 1 adoptent une décision en vertu des articles 43 à 45 et en conformité avec le rapport d’évaluation, le résumé des caractéristiques du produit, l’étiquetage et la notice tels qu’approuvés.
Section 4
Reconnaissance mutuelle des autorisations nationales de mise sur le marché
Article 35
Champ d’application de la procédure de reconnaissance mutuelle des autorisations nationales de mise sur le marché
Une demande d’autorisation de mise sur le marché au titre de la procédure de reconnaissance mutuelle d’une autorisation nationale de mise sur le marché, octroyée en vertu des articles 43 à 45 et conformément à l’article 32, est présentée aux autorités compétentes des autres États membres conformément à la procédure prévue à l’article 36.
Article 36
Procédure de reconnaissance mutuelle des autorisations nationales de mise sur le marché
1. Une demande de reconnaissance mutuelle d’une autorisation de mise sur le marché, octroyée en vertu des articles 43 à 45 et conformément à l’article 32, dans plusieurs États membres pour un même médicament est présentée à l’autorité compétente de l’État membre qui a délivré l’autorisation de mise sur le marché (ci-après l’«État membre de référence pour la procédure de reconnaissance mutuelle») et aux autorités compétentes des États membres concernés pour lesquels le demandeur cherche à obtenir une autorisation nationale de mise sur le marché.
2. La demande contient une liste des États membres concernés par la demande.
3. L’autorité compétente de l’État membre de référence pour la procédure de reconnaissance mutuelle rejette une demande de reconnaissance mutuelle de l’autorisation de mise sur le marché d’un médicament dans un délai d’un an à compter de l’octroi de cette autorisation de mise sur le marché, sauf si l’autorité compétente de l’État membre informe l’autorité compétente de l’État membre de référence pour la procédure de reconnaissance mutuelle de l’intérêt qu’elle porte à ce médicament.
4. Le demandeur L’autorité compétente de l’État membre de référence pour la procédure décentralisée informe le groupe de coordination de la procédure décentralisée et de la procédure de reconnaissance mutuelle d’une demande, qui en informe ensuite les autorités compétentes de l’ensemble des États membres de sa demande au moment du dépôt. L’autorité compétente d’un État membre peut demander, pour des raisons de santé publique justifiées, à se joindre à la procédure et informe le demandeur et l’autorité compétente de l’État membre de référence pour la procédure de reconnaissance mutuelle de sa demande dans un délai de 30 jours à compter de la date de dépôt de la demande. Le demandeur transmet, dans les meilleurs délais, la demande aux autorités compétentes des États membres qui se joignent à la procédure. [Am. 152]
5. Si les autorités compétentes des États membres concernés l’exigent, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché demande à l’autorité compétente de l’État membre de référence pour la procédure de reconnaissance mutuelle d’actualiser le rapport d’évaluation établi sur le médicament concerné par la demande. Dans ce cas, l’État membre de référence actualise le rapport d’évaluation dans les 90 jours suivant la validation de la demande. Si les autorités compétentes des États membres concernés n’exigent pas l’actualisation du rapport d’évaluation, l’État membre de référence fournit le rapport d’évaluation dans un délai de 30 jours.
6. Dans les 60 jours suivant la réception du rapport d’évaluation, les autorités compétentes des États membres concernés approuvent le rapport d’évaluation, le résumé des caractéristiques du produit, l’étiquetage et la notice et en informent l’autorité compétente de l’État membre de référence pour la procédure de reconnaissance mutuelle.
7. L’autorité compétente de l’État membre de référence pour la procédure de reconnaissance mutuelle constate l’accord général, clôt la procédure et en informe le demandeur. Le rapport d’évaluation ainsi que le résumé des caractéristiques du produit, l’étiquetage et la notice approuvés par l’autorité compétente de l’État membre de référence pour la procédure de reconnaissance mutuelle sont transmis aux États membres concernés et au demandeur.
8. Dans un délai de 30 jours à compter de la constatation de l’accord, les autorités compétentes de l’ensemble des États membres concernés dans lesquels une demande a été présentée conformément au paragraphe 1 adoptent une décision en vertu des articles 43 à 45 et en conformité avec le rapport d’évaluation, le résumé des caractéristiques du produit, l’étiquetage et la notice tels qu’approuvés.
Section 5
Coordination des procédures d’autorisation nationale de mise sur le marché
Article 37
Groupe de coordination de la procédure décentralisée et de la procédure de reconnaissance mutuelle
1. Un groupe de coordination de la procédure décentralisée et de la procédure de reconnaissance mutuelle (ci-après le «groupe de coordination») est institué aux fins suivantes:
| a) | examiner toute question relative à une autorisation nationale de mise sur le marché d’un médicament dans deux États membres ou plus, conformément aux procédures prévues aux sections 3, 4 et 5 du présent chapitre et à l’article 95; |
| b) | examiner toute question relative à la pharmacovigilance pour les médicaments couverts par des autorisations nationales de mise sur le marché, conformément aux articles 108, 110, 112, 116 et 121; |
| c) | examiner toute question relative aux modifications des autorisations nationales de mise sur le marché, conformément à l’article 93, paragraphe 1. |
Pour s’acquitter des tâches en matière de pharmacovigilance visées au premier alinéa, point b), dont l’approbation des systèmes de gestion des risques et la surveillance de leur efficacité, le groupe de coordination s’appuie sur l’évaluation scientifique et les recommandations du comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance visé à l’article 149 du [règlement (CE) no 726/2004 révisé].
2. Le groupe de coordination comprend, pour un représentant de chaque État membre, et un représentant nommé des organisations de patients, nommés pour une période de trois ans renouvelable. Les États membres Des suppléants peuvent nommer un suppléant être nommés pour une période de trois ans renouvelable. Les membres du groupe de coordination peuvent se faire assister par des experts. [Am. 153]
Pour s’acquitter de leurs tâches, les membres du groupe de coordination et les experts s’appuient sur les ressources scientifiques et réglementaires dont disposent les autorités compétentes des États membres. Chaque autorité compétente de l’État membre contrôle le niveau d’expertise des évaluations réalisées et facilite les activités des membres du groupe de coordination et des experts désignés.
L’article 147 du [règlement (CE) no 726/2004 révisé] s’applique au groupe de coordination en ce qui concerne la transparence et l’indépendance de ses membres.
3. L’Agence assure le secrétariat de ce groupe de coordination. Le groupe de coordination établit son règlement intérieur, qui entre en vigueur après avis favorable de la Commission. Ce règlement intérieur est rendu public.
4. Le directeur exécutif de l’Agence ou son représentant ainsi que les représentants de la Commission peuvent assister à toutes les réunions du groupe de coordination.
5. Les membres du groupe de coordination veillent à ce qu’il existe une coordination adéquate entre les activités du groupe et les travaux des autorités compétentes des États membres, dont les organismes consultatifs concernés par l’autorisation de mise sur le marché.
6. À moins que la présente directive n’en dispose autrement, l’ensemble des représentants des États membres au sein du groupe de coordination s’efforcent au mieux d’aboutir à une position par consensus sur les mesures à prendre. Si le consensus ne peut être atteint, la position de la majorité des États membres représentés au sein du groupe de coordination prévaut.
7. Les membres du groupe de coordination sont tenus, même après la cessation de leurs fonctions, de ne pas divulguer d’informations qui, par leur nature, sont couvertes par le secret professionnel.
Article 38
Positions divergentes des États membres dans la procédure décentralisée ou la procédure de reconnaissance mutuelle
1. Si, à l’issue du délai prévu à l’article 34, paragraphe 6, ou à l’article 36, paragraphe 6, il existe un désaccord entre les États membres sur la question de savoir si l’autorisation de mise sur le marché peut être octroyée, en raison d’un risque potentiel grave pour la santé publique, l’État membre en désaccord concerné fournit à l’État membre de référence, aux autres États membres concernés et au demandeur une explication détaillée des éléments de désaccord et les raisons de sa position. Les éléments de désaccord sont communiqués dans les meilleurs délais au groupe de coordination.
2. La Commission adopte des lignes directrices qui définissent le risque potentiel grave pour la santé publique.
3. Au sein du groupe de coordination, tous les États membres en désaccord concernés déploient tous leurs efforts pour parvenir à un accord sur les mesures à prendre. Ils offrent au demandeur la possibilité de faire connaître son point de vue oralement ou par écrit. Si, dans un délai de 60 jours à compter de la communication des éléments de désaccord, les États membres parviennent à un accord par consensus, l’État membre de référence constate l’accord, clôt la procédure et en informe le demandeur. La procédure prévue à l’article 34, paragraphe 7, ou à l’article 36, paragraphe 8, s’applique.
4. Si, à l’issue du délai de 60 jours prévu au paragraphe 3, aucun accord par consensus n’a pu être conclu, la position de la majorité des États membres représentés au sein du groupe de coordination est communiquée à la Commission, pour application de la procédure visée aux articles 41 et 42.
5. Dans le cas visé au paragraphe 4, les États membres qui ont approuvé le rapport d’évaluation, le résumé des caractéristiques du produit, l’étiquetage et la notice de l’État membre de référence peuvent, à la requête du demandeur, autoriser la mise sur le marché du médicament sans attendre l’issue de la procédure prévue à l’article 41. Dans ce cas, l’autorisation nationale de mise sur le marché est octroyée sans préjudice de l’issue de cette procédure.
Article 39
Procédure de saisine des décisions divergentes des États membres
Lorsqu’un même médicament fait l’objet de plusieurs demandes d’autorisation nationale de mise sur le marché, introduites conformément aux articles 6 et 9 à 14, et que les États membres ont adopté des décisions divergentes concernant l’autorisation nationale de mise sur le marché, sa modification, sa suspension, son retrait ou le résumé des caractéristiques du produit, l’autorité compétente de l’État membre, la Commission ou le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché peuvent saisir le comité des médicaments à usage humain pour application de la procédure prévue aux articles 41 et 42.
Article 40
Harmonisation du résumé des caractéristiques du produit
1. Afin de promouvoir l’harmonisation des autorisations nationales de mise sur le marché de médicaments dans l’ensemble de l’Union, les autorités compétentes des États membres transmettent chaque année au groupe de coordination visé à l’article 37 une liste des médicaments pour lesquels un résumé harmonisé des caractéristiques du produit doit être élaboré.
2. Le groupe de coordination établit une liste des médicaments pour lesquels un résumé harmonisé des caractéristiques du produit doit être élaboré, en tenant compte des propositions des autorités compétentes de tous les États membres, et la transmet à la Commission.
3. La Commission ou l’autorité compétente d’un État membre, en accord avec l’Agence et en tenant compte des opinions des parties intéressées, peut saisir le comité des médicaments à usage humain de la question de l’harmonisation du résumé des caractéristiques de ces médicaments pour application de la procédure prévue aux articles 41 et 42.
Article 41
Évaluation scientifique par le comité des médicaments à usage humain dans le cadre d’une procédure de saisine
1. Lorsqu’il est fait référence à la procédure prévue au présent article, le comité des médicaments à usage humain visé à l’article 148 du [règlement (CE) no 726/2004] délibère et émet un avis motivé sur la question soulevée dans les 60 jours qui suivent la date à laquelle la question lui a été soumise.
Toutefois, dans les cas soumis au comité des médicaments à usage humain conformément aux articles 39, 40 et 95, ce délai peut être prolongé par le comité des médicaments à usage humain pour une durée supplémentaire pouvant aller jusqu’à 90 jours.
Sur proposition de son président, le comité des médicaments à usage humain peut décider d’un délai plus court.
2. Afin d’examiner la question, le comité des médicaments à usage humain désigne l’un de ses membres comme rapporteur. Le comité peut également désigner des experts indépendants pour le conseiller sur des sujets spécifiques. Lorsqu’il désigne ces experts, le comité des médicaments à usage humain définit leurs tâches et fixe une date limite pour la réalisation de celles-ci.
3. Avant d’émettre son avis, le comité des médicaments à usage humain offre au demandeur ou au titulaire de l’autorisation de mise sur le marché la possibilité de fournir des explications écrites ou orales, dans un délai qu’il précise.
L’avis du comité des médicaments à usage humain est accompagné d’un résumé des caractéristiques du produit, de l’étiquetage et de la notice.
En cas de besoin, le comité des médicaments à usage humain peut inviter toute autre personne à lui fournir des renseignements sur la question qui lui est soumise ou envisager une audition publique.
En consultation avec les parties concernées, l’Agence établit les règles de procédure relatives à l’organisation et à la conduite des auditions publiques, conformément à l’article 163 du [règlement (CE) no 726/2004 révisé].
Le comité des médicaments à usage humain peut suspendre les délais visés au paragraphe 1 pour permettre au demandeur ou au titulaire de l’autorisation de mise sur le marché de préparer ses explications.
4. L’Agence informe dans les meilleurs délais le demandeur ou le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché lorsque, de l’avis du comité des médicaments à usage humain:
| a) | la demande ne satisfait pas aux critères d’autorisation de mise sur le marché; |
| b) | le résumé des caractéristiques du produit proposé par le demandeur ou le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché conformément à l’article 62 doit être modifié; |
| c) | l’autorisation de mise sur le marché doit être soumise à certaines conditions jugées essentielles pour une utilisation sûre et efficace du médicament, y compris la pharmacovigilance; |
| d) | une autorisation de mise sur le marché doit être suspendue, modifiée ou retirée; |
| e) | le médicament satisfait aux conditions énoncées à l’article 83 concernant les médicaments répondant à un besoin médical non satisfait. |
Dans les 12 jours suivant la réception de l’avis, le demandeur ou le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché peut notifier par écrit à l’Agence son intention de demander un réexamen de l’avis. Dans ce cas, il transmet les motifs détaillés de la demande à l’Agence dans un délai de 60 jours à compter de la réception de l’avis.
Dans les 60 jours suivant la réception des motifs de la demande, le comité des médicaments à usage humain réexamine son avis conformément à l’article 12, paragraphe 2, troisième alinéa, du [règlement (CE) no 726/2004 révisé]. Les raisons qui motivent les conclusions tirées à l’issue de ce réexamen sont annexées au rapport d’évaluation visé à l’article 12, paragraphe 2, troisième alinéa, du [règlement (CE) no 726/2004 révisé].
5. Dans les 12 jours suivant son adoption, l’Agence transmet l’avis final du comité des médicaments à usage humain aux autorités compétentes des États membres, à la Commission et au demandeur ou au titulaire de l’autorisation de mise sur le marché, en même temps qu’un rapport décrivant l’évaluation du médicament et les raisons qui motivent ses conclusions.
En cas d’avis favorable à l’autorisation ou au maintien de l’autorisation de mise sur le marché du médicament concerné, les documents suivants sont annexés à l’avis final:
| a) | un résumé des caractéristiques du produit, tel que visé à l’article 62; |
| b) | le détail de toutes conditions auxquelles l’autorisation de mise sur le marché est soumise au sens du paragraphe 4, premier alinéa, point c); |
| c) | le détail de toutes conditions ou restrictions recommandées à l’égard de l’utilisation sûre et efficace du médicament; |
| d) | l’étiquetage et la notice. |
Article 42
Décision de la Commission
1. Dans les 12 jours suivant la réception de l’avis du comité des médicaments à usage humain, la Commission soumet au comité permanent des médicaments à usage humain visé à l’article 214, paragraphe 1, un projet de décision concernant la demande, sur la base des exigences énoncées dans la présente directive.
Dans des cas dûment justifiés, la Commission peut renvoyer l’avis à l’Agence pour examen complémentaire.
Lorsqu’un projet de décision envisage l’octroi d’une autorisation de mise sur le marché, il inclut les documents visés à l’article 41, paragraphe 5, deuxième alinéa, ou y fait référence.
Dans les cas où un projet de décision diffère de l’avis de l’Agence, la Commission fournit une explication détaillée des raisons des différences.
La Commission transmet le projet de décision aux autorités compétentes des États membres et au demandeur ou au titulaire de l’autorisation de mise sur le marché et met la décision et sa justification à la disposition du public . [Am. 154]
2. La Commission adopte, par voie d’actes d’exécution, une décision définitive dans les 12 jours qui suivent la réception de l’avis du comité permanent des médicaments à usage humain.
Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 214, paragraphes 2 et 3.
3. Lorsqu’un État membre soulève de nouvelles questions importantes d’ordre scientifique ou technique qui n’ont pas été traitées dans l’avis rendu par l’Agence, la Commission peut renvoyer la demande devant l’Agence pour examen complémentaire. Dans ce cas, les procédures visées aux paragraphes 1 et 2 recommencent dès réception de la réponse de l’Agence.
4. La décision visée au paragraphe 2 est adressée à tous les États membres et communiquée pour information au demandeur ou au titulaire de l’autorisation de mise sur le marché. Les États membres concernés et l’État membre de référence adoptent une décision d’octroi ou de retrait de l’autorisation de mise sur le marché ou apportent toute modification aux termes de cette autorisation qui peut être nécessaire pour la mettre en conformité avec la décision visée au paragraphe 2 dans les 30 jours suivant sa notification. Dans la décision d’octroi, de suspension, de retrait ou de modification de l’autorisation de mise sur le marché, les États membres tiennent compte de la décision adoptée en application du paragraphe 2. Ils informent l’Agence en conséquence.
5. Si l’objet de la procédure engagée en vertu de l’article 95 comprend des médicaments couverts par une autorisation centralisée de mise sur le marché délivrée en application de l’article 95, paragraphe 2, troisième alinéa, la Commission adopte si nécessaire des décisions modifiant, suspendant ou retirant les autorisations de mise sur le marché concernées, ou refusant leur renouvellement, conformément au présent article.
Section 6
Résultats de l’examen d’une demande d’autorisation nationale de mise sur le marché
Article 43
Octroi de l’autorisation nationale de mise sur le marché
1. Lorsqu’une autorité compétente de l’État membre octroie une autorisation nationale de mise sur le marché, elle informe le demandeur de l’autorisation de mise sur le marché du résumé des caractéristiques du produit, de la notice, de l’étiquetage ainsi que de toute condition fixée conformément aux articles 44 et 45 et des délais définis pour la réalisation de ces conditions.
2. Les autorités compétentes des États membres prennent toutes les mesures nécessaires pour s’assurer que les informations contenues dans le résumé des caractéristiques du produit sont conformes à celles acceptées lors de l’octroi de l’autorisation nationale de mise sur le marché ou ultérieurement.
3. Les autorités compétentes des États membres rendent publics, dans les meilleurs délais, l’autorisation nationale de mise sur le marché, le résumé des caractéristiques du produit, la notice , le plan de gestion des antimicrobiens et d’accès aux antimicrobiens et les exigences particulières en matière d’information visés à l’article 17, paragraphe 1, points a) et b), ainsi que les conditions fixées conformément aux articles 44 et 45 et les obligations imposées ultérieurement conformément à l’article 87, ainsi que les délais définis pour remplir les conditions et obligations applicables à chaque médicament qu’elles ont autorisé. [Am. 155]
4. L’autorité compétente de l’État membre peut examiner les données probantes supplémentaires disponibles, indépendamment des données fournies par le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché, et prendre une décision en conséquence. Sur cette base, le résumé des caractéristiques du produit est actualisé si les données probantes supplémentaires ont une incidence sur le rapport bénéfice-risque d’un médicament. L’autorité compétente informe le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché de cette décision, y compris des motifs de la décision, sans retard inutile. [Am. 156]
5. Les autorités compétentes des États membres rédigent un rapport d’évaluation et émettent des commentaires sur le dossier concernant les résultats des tests pharmaceutiques et non cliniques, les études cliniques, le système de gestion des risques, l’évaluation des risques pour l’environnement et le système de pharmacovigilance mis en place pour le médicament concerné.
6. Les autorités compétentes des États membres mettent, dans les meilleurs délais, à la disposition du public le rapport d’évaluation, ainsi que les raisons justifiant leur avis, après suppression de toute information présentant un caractère de confidentialité commerciale. Les motifs sont indiqués séparément pour chaque indication thérapeutique faisant l’objet d’une demande.
7. Le rapport public d’évaluation visé au paragraphe 5 contient un résumé qui est compréhensible par le public. Le résumé contient notamment une section relative aux conditions d’utilisation du médicament.
Article 44
Autorisation nationale de mise sur le marché soumise à certaines conditions
1. Une autorisation de mise sur le marché d’un médicament peut être assortie d’une ou de plusieurs des conditions suivantes:
| a) | l’adoption de certaines mesures garantissant l’utilisation sûre du médicament à inclure dans le système de gestion des risques; |
| b) | la réalisation d’études de sécurité postautorisation; |
| c) | le respect d’obligations plus rigoureuses que celles énoncées au chapitre IX en matière d’enregistrement ou de notification des effets indésirables suspectés; |
| d) | toute autre condition ou restriction destinée à garantir une utilisation sûre et efficace du médicament; |
| e) | l’existence d’un système de pharmacovigilance adéquat; |
| f) | la réalisation d’études d’efficacité postautorisation lorsque certains aspects de l’efficacité du médicament soulèvent des questions qui ne peuvent recevoir de réponse qu’après la mise sur le marché du médicament; |
| g) | dans le cas de médicaments pour lesquels , pour des raisons dûment justifiées indiquées dans le rapport d’évaluation, il existe une incertitude importante quant à la relation entre le critère d’évaluation de substitution et le résultat sanitaire escompté, le cas échéant et si cela est pertinent pour le rapport bénéfice-risque, une attention particulière étant portée aux nouvelles substances actives et aux nouvelles indications thérapeutiques, une obligation de justification du bénéfice clinique après l’octroi de l’autorisation; [Am. 157] |
| h) | la réalisation d’études d’évaluation des risques pour l’environnement ainsi que la collecte de données de surveillance ou d’informations sur l’utilisation après l’octroi de l’autorisation, lorsque des craintes réelles ou potentielles quant aux risques pour l’environnement ou la santé publique, y compris la résistance aux antimicrobiens, doivent être examinées de manière plus approfondie après la mise sur le marché du médicament; |
| i) | la réalisation d’études postautorisation afin d’améliorer l’utilisation sûre et efficace du médicament; |
| j) | le cas échéant, la réalisation d’études de validation spécifiques au médicament afin de remplacer les méthodes de contrôle fondées sur des animaux par des méthodes de contrôle non fondées sur des animaux. |
L’obligation de réaliser des études d’efficacité post-autorisation visée au premier alinéa, point f), est fondée sur les actes délégués adoptés en application de l’article 88.
2. L’autorisation de mise sur le marché précise, le cas échéant, dans quels délais les conditions visées au paragraphe 1, premier alinéa, doivent être remplies.
Article 45
Autorisation nationale de mise sur le marché dans des circonstances exceptionnelles
1. Dans des circonstances exceptionnelles, lors d’une demande d’autorisation de mise sur le marché d’un médicament au titre de l’article 6 ou d’une demande de nouvelle indication thérapeutique à une autorisation de mise sur le marché existante au titre de l’article 92, le demandeur n’est pas en mesure de fournir de données exhaustives sur l’efficacité et la sécurité du médicament dans les conditions normales d’utilisation, l’autorité compétente de l’État membre peut, par dérogation à l’article 6, octroyer une autorisation au titre de l’article 43, sous réserve de conditions spécifiques, lorsque les exigences suivantes sont remplies:
| a) | le demandeur a démontré, dans le dossier de demande, qu’il existe des raisons objectives et vérifiables l’empêchant de présenter des données exhaustives sur l’efficacité et la sécurité du médicament dans des conditions normales d’utilisation, pour l’un des motifs énoncés à l’annexe II; |
| b) | à l’exception des données visées au point a), le dossier de demande est complet et satisfait à toutes les exigences de la présente directive; |
| c) | des conditions spécifiques sont incluses dans la décision des autorités compétentes des États membres, notamment afin de garantir la sécurité du médicament ainsi que de veiller à ce que le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché notifie aux autorités compétentes des États membres tout incident lié à son utilisation et prenne les mesures nécessaires le cas échéant. |
2. Le maintien de la nouvelle indication thérapeutique autorisée et la validité de l’autorisation nationale de mise sur le marché sont liés à la réévaluation des conditions visées au paragraphe 1 après deux ans à compter de la date à laquelle la nouvelle indication thérapeutique a été autorisée ou l’autorisation de mise sur le marché octroyée et, par la suite, à une fréquence fondée sur le risque à déterminer par les autorités compétentes de l’État membre et indiquée dans l’autorisation de mise sur le marché.
Cette réévaluation est effectuée sur la base d’une demande du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché de maintenir la nouvelle indication thérapeutique autorisée ou de renouveler l’autorisation de mise sur le marché dans des circonstances exceptionnelles.
Article 46
Validité et renouvellement de l’autorisation de mise sur le marché
1. Sans préjudice du paragraphe 4, l’autorisation de mise sur le marché d’un médicament est valable pour une durée illimitée.
Par dérogation au premier alinéa, une autorisation nationale de mise sur le marché conformément à l’article 45, paragraphe 1, est valable pour cinq ans et peut être renouvelée conformément au paragraphe 2.
Par dérogation au premier alinéa, une autorité compétente de l’État membre peut décider, lors de l’octroi de l’autorisation nationale de mise sur le marché, pour des raisons objectives et dûment justifiées liées à la sécurité du médicament, de limiter à cinq ans la validité de l’autorisation nationale de mise sur le marché.
2. Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché peut soumettre une demande de renouvellement de l’autorisation nationale de mise sur le marché au titre du paragraphe 1, deuxième ou troisième alinéa. Cette demande est présentée au moins neuf mois avant la fin de la validité de l’autorisation nationale de mise sur le marché.
3. Une fois que la demande de renouvellement a été présentée dans le délai prévu au paragraphe 2, l’autorisation nationale de mise sur le marché reste valable jusqu’à ce que l’autorité compétente de l’État membre adopte une décision.
4. L’autorité compétente de l’État membre peut renouveler l’autorisation nationale de mise sur le marché sur la base d’une réévaluation du rapport bénéfice-risque. Une fois renouvelée, l’autorisation de mise sur le marché est valable pour une durée illimitée.
Article 47
Refus d’octroi d’une autorisation nationale de mise sur le marché
1. L’octroi d’une autorisation nationale de mise sur le marché est refusé si, après vérification des renseignements et documents visés à l’article 6 et sous réserve des exigences spécifiques prévues aux articles 9 à 14, il est considéré:
| a) | que le rapport bénéfice-risque n’est pas favorable; |
| b) | que le demandeur n’a pas démontré de façon adéquate et suffisante la qualité, la sécurité ou l’efficacité du médicament; |
| c) | que le médicament n’a pas la composition qualitative et quantitative déclarée; |
| d) | que l’évaluation des risques pour l’environnement est incomplète ou insuffisamment étayée , et que les raisons invoquées concernant le caractère incomplet de l’évaluation des risques pour l’environnement ne sont pas dûment justifiées et étayées par le demandeur ou que les risques mentionnés dans l’évaluation des risques pour l’environnement n’ont pas été suffisamment pris en compte par le demandeur ou par les mesures d’atténuation des risques prévues par le demandeur, conformément à l’article 22, paragraphe 3 ; [Am. 158] |
| d bis) | pour les médicaments pour lesquels le médicament de référence a reçu sa première autorisation de mise sur le marché avant le 30 octobre 2005, l’autorisation nationale de mise sur le marché peut être refusée s’il est estimé que l’évaluation des risques pour l’environnement est incomplète ou insuffisamment étayée et que ces médicaments peuvent être jugés potentiellement nocifs pour l’environnement. [Am. 159] |
| e) | que l’étiquetage et la notice proposés par le demandeur ne sont pas conformes au chapitre VI. |
2. L’octroi d’une autorisation nationale de mise sur le marché est également refusé si les renseignements ou documents présentés à l’appui de la demande ne sont pas conformes à l’article 6, paragraphes 1 à 6, et aux articles 9 à 14.
3. Le demandeur ou le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché est responsable de l’exactitude des renseignements et documents fournis.
Section 7
Exigences spécifiques applicables aux médicaments à usage pédiatrique
Article 48
Conformité avec le plan d’investigation pédiatrique
1. L’autorité compétente de l’État membre pour lequel une demande d’autorisation de mise sur le marché ou de modification d’une autorisation de mise sur le marché est présentée en vertu des dispositions du présent chapitre ou du chapitre VIII vérifie si elle est conforme aux exigences prévues à l’article 6, paragraphe 5.
2. Lorsque la demande est présentée conformément à la procédure prévue au présent chapitre, sections 3 et 4, la vérification de la conformité, y compris, au besoin, la demande d’avis à l’Agence conformément au paragraphe 3, point b), est effectuée par l’État membre de référence.
3. Le comité des médicaments à usage humain visé à l’article 148 du [règlement (CE) no 726/2004 révisé] peut, dans les cas suivants, être invité à donner son avis sur la conformité des études menées par le demandeur avec le plan d’investigation pédiatrique approuvé, tel que défini à l’article 74 du [règlement (CE) no 726/2004 révisé]:
| a) | par le demandeur, avant l’introduction d’une demande d’autorisation de mise sur le marché ou de modification d’une autorisation de mise sur le marché; |
| b) | par l’autorité compétente de l’État membre, lors de la validation d’une demande d’autorisation de mise sur le marché ou de modification d’une autorisation de mise sur le marché qui ne comporte pas déjà un tel avis. |
4. Dans le cas visé au paragraphe 3, point a), le demandeur ne présente pas sa demande avant que le comité des médicaments à usage humain n’ait adopté son avis, dont une copie est jointe à la demande.
5. Les États membres tiennent dûment compte d’un avis élaboré conformément au paragraphe 3.
6. Si, lors de l’évaluation scientifique d’une demande valable d’autorisation de mise sur le marché ou de modification d’une autorisation de mise sur le marché, l’autorité compétente de l’État membre estime que les études ne sont pas conformes au plan d’investigation pédiatrique approuvé, le médicament ne peut prétendre aux récompenses et mesures d’incitation prévues à l’article 86.
Article 49
Données issues d’un plan d’investigation pédiatrique
1. Lorsqu’une autorisation de mise sur le marché ou une modification d’une autorisation de mise sur le marché est octroyée conformément aux dispositions du présent chapitre ou aux dispositions du chapitre VIII:
| a) | les résultats de toutes les études cliniques menées conformément à un plan d’investigation pédiatrique approuvé visé à l’article 6, paragraphe 5, point a), sont inclus dans le résumé des caractéristiques du produit et, le cas échéant, dans la notice; ou |
| b) | toute dérogation convenue visée à l’article 6, paragraphe 5, points b) et c), est consignée dans le résumé des caractéristiques du produit et, le cas échéant, dans la notice du médicament concerné. |
2. Si la demande est conforme à toutes les mesures figurant dans le plan d’investigation pédiatrique approuvé, mené à son terme, et si le résumé des caractéristiques du produit tient compte des résultats d’études effectuées selon le plan d’investigation pédiatrique approuvé, l’autorité compétente de l’État membre inclut dans l’autorisation de mise sur le marché une déclaration attestant la conformité de la demande avec le plan d’investigation pédiatrique approuvé, mené à son terme. L’autorité compétente met à la disposition du public les conclusions de l’évaluation concernant le respect du plan d’investigation pédiatrique approuvé, mené à son terme. [Am. 160]
3. Une demande portant sur de nouvelles indications thérapeutiques, y compris pédiatriques, de nouvelles formes pharmaceutiques, de nouveaux dosages et de nouvelles voies d’administration de médicaments autorisés conformément aux dispositions du présent chapitre ou aux dispositions du chapitre VIII et protégés soit par un certificat complémentaire de protection en vertu du [règlement (CE) no 469/2009 — OP: merci de remplacer cette référence par une référence au nouvel instrument après adoption], soit par un brevet qui remplit les conditions pour l’octroi du certificat complémentaire de protection, peut être présentée en conformité avec la procédure prévue aux articles 41 et 42.
4. La procédure visée au paragraphe 3 est limitée à l’évaluation de la partie spécifique du résumé des caractéristiques du produit qui doit être modifiée.
Chapitre IV
Statut de prescription
Article 50
Statut de prescription des médicaments
1. Lorsqu’une autorisation de mise sur le marché est octroyée, les autorités compétentes précisent, en appliquant les critères énoncés à l’article 51, le statut de prescription du médicament:
| a) | médicament soumis à prescription médicale; ou |
| b) | médicament non soumis à prescription. |
2. Les autorités compétentes peuvent fixer des sous-catégories pour les médicaments soumis à prescription médicale. Dans ce cas, elles précisent le statut de prescription:
| a) | médicaments soumis à prescription médicale à délivrance renouvelable ou non renouvelable; |
| b) | médicaments soumis à prescription médicale spéciale; |
| c) | médicaments sur prescription médicale dite «restreinte», réservés à certains milieux spécialisés. |
Article 51
Médicaments soumis à prescription médicale
1. Un médicament est soumis à prescription médicale dans les cas suivants:
| a) | il est susceptible de présenter un danger, directement ou indirectement, même dans des conditions normales d’utilisation, s’il est utilisé sans surveillance médicale; |
| b) | il est souvent et dans une très large mesure utilisé dans des conditions anormales d’utilisation, au risque de mettre en danger directement ou indirectement la santé; |
| c) | il contient des substances ou des préparations à base de ces substances, dont il est indispensable d’approfondir l’activité et/ou les effets indésirables; |
| d) | il est, sauf exception, prescrit par un médecin pour être administré par voie parentérale; |
| e) | il est un antibiotique ou tout autre antimicrobien pour lequel il existe un risque identifié de résistance aux antimicrobiens ; ou [Am. 161] |
| f) | il contient une substance active persistante, bioaccumulable et toxique, ou très persistante et très bioaccumulable, ou persistante, mobile et toxique , des adjuvants ou tout autre ingrédient ou composant qui sont des substances persistantes, bioaccumulables et toxiques , ou très persistante persistantes et très mobile, pour laquelle bioaccumulables, ou persistantes, mobiles et toxiques, ou très persistantes et très mobiles, pour lesquelles une prescription médicale est requise en tant que mesure de réduction des risques pour l’environnement, à moins que l’utilisation du médicament et la sécurité du patient n’exigent qu’il en soit autrement. [Am. 162] |
1 bis. La Commission adopte des actes d’exécution afin de soumettre d’autres produits antimicrobiens à prescription lorsque l’Agence a détecté un risque de résistance aux antimicrobiens. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 214, paragraphe 2. [Am. 163]
2. Les États membres peuvent fixer des conditions supplémentaires à la prescription d’antimicrobiens, restreindre la validité de la prescription médicale et limiter les quantités prescrites à la quantité nécessaire au traitement ou à la thérapie concernés en autorisant l’utilisation de blisters unitaires prédécoupés, ou soumettre certains médicaments antimicrobiens à une prescription médicale spéciale ou à une prescription restreinte. [Am. 164]
2 bis. La prescription de produits antibiotiques est soumise aux conditions suivantes:
| a) | être limitée à la quantité nécessaire au traitement ou à la thérapie en question; |
| b) | n’être prescrite que pour une durée limitée à la période de risque lorsqu’elle est utilisée à titre prophylactique; |
| c) | être accompagnée d’une justification, si un test de diagnostic n’a pas été effectué. [Am. 165] |
2 ter. Les États membres prévoient, dans la mesure du possible, une prescription et une délivrance à l’unité pour le traitement ou la thérapie en question. [Am. 166]
3. Lorsque les États membres prévoient la sous-catégorie des médicaments soumis à prescription médicale spéciale, ils tiennent compte des éléments suivants:
| a) | le médicament contient, à une dose non exonérée, une substance classée comme stupéfiant ou psychotrope au sens des conventions internationales; |
| b) | le médicament est susceptible, en cas d’usage anormal, de faire l’objet de risques importants d’abus médicamenteux, d’entraîner une pharmacodépendance ou d’être détourné de son usage à des fins illégales; ou |
| c) | le médicament contient une substance qui, du fait de sa nouveauté ou de ses propriétés, pourrait être considérée comme appartenant au groupe visé au point a), par mesure de précaution. |
4. Lorsque les États membres prévoient la sous-catégorie des médicaments soumis à prescription médicale restreinte, ils tiennent compte des éléments suivants:
| a) | le médicament, du fait de ses caractéristiques pharmacologiques ou de sa nouveauté, ou pour des raisons de santé publique, est réservé à des traitements qui ne peuvent être suivis qu’en milieu hospitalier; |
| b) | le médicament est utilisé dans le traitement de maladies qui doivent être diagnostiquées en milieu hospitalier ou dans des établissements disposant de moyens de diagnostic adéquats, mais l’administration et le suivi peuvent se faire hors de l’hôpital; |
| c) | le médicament est destiné à des patients ambulatoires mais son utilisation peut produire des effets indésirables très graves, ce qui requiert une prescription établie, au besoin, par un spécialiste et une surveillance particulière pendant le traitement. |
| c bis) | l’utilisation du médicament entraîne un risque de résistance antimicrobienne et il existe des mesures d’atténuation à cet égard. [Am. 167] |
5. Une autorité compétente peut déroger à l’application des paragraphes 1, 3 et 4 eu égard:
| a) | à la dose maximale unique ou à la dose maximale journalière, au dosage, à la forme pharmaceutique, à certains conditionnements; ou |
| b) | à d’autres conditions d’utilisation qu’elle a précisées. [Am. 168] |
6. Si une autorité compétente ne classe pas un médicament dans l’une des sous-catégories visées à l’article 50, paragraphe 2, elle tient tout de même compte des critères fixés aux paragraphes 3 et 4 pour déterminer si un médicament doit être classé dans la catégorie des médicaments soumis à prescription médicale.
Article 52
Médicaments non soumis à prescription médicale
Les médicaments non soumis à prescription médicale sont ceux qui ne répondent pas aux critères fixés à l’article 51.
Article 53
Liste des médicaments soumis à prescription médicale
Les autorités compétentes établissent la liste des médicaments dont la délivrance est soumise sur leur territoire à l’obligation de prescription médicale, en précisant, si nécessaire, la catégorie de statut de prescription. Elles mettent à jour cette liste annuellement.
Article 54
Modification du statut de prescription
Lorsque des éléments nouveaux sont portés à la connaissance des autorités compétentes, celles-ci réexaminent et, le cas échéant, modifient le statut de prescription d’un médicament, en appliquant les critères énumérés à l’article 51.
Article 55
Protection des données probantes en vue de modifier le statut de prescription
Lorsqu’une modification du statut de prescription d’un médicament a été autorisée sur la base d’essais non cliniques ou d’études cliniques significatifs, l’autorité compétente ne tient pas compte des résultats de ces essais ou études lors de l’examen d’une demande émanant d’un autre demandeur ou titulaire d’autorisation de mise sur le marché en vue de modifier le statut de prescription de la même substance pendant une période d’un an après l’autorisation de la première modification.
Chapitre V
Obligations et responsabilité du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché
Article 56
Obligations générales
1. Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché est responsable de la mise à disposition sur le marché du médicament couvert par l’autorisation de mise sur le marché qui lui a été octroyée. La désignation d’un représentant du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché n’exonère pas le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché de sa responsabilité juridique.
2. Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché d’un médicament mis sur le marché dans un État membre notifie à l’autorité compétente de l’État membre concerné la date de mise sur le marché effective du médicament dans cet État membre, en tenant compte des différentes présentations autorisées.
3. Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché d’un médicament mis sur le marché dans un État membre assure, dans la limite de sa responsabilité, un approvisionnement approprié et continu de ce médicament pour les distributeurs en gros, les pharmacies et les personnes autorisées à délivrer des médicaments de manière à couvrir les besoins des patients de l’État membre concerné.
Il convient, en outre, que les modalités de mise en œuvre du premier alinéa soient justifiées par des raisons de protection de la santé publique et proportionnées par rapport à l’objectif de cette protection, dans le respect des règles du traité, et notamment de celles relatives à la libre circulation des marchandises et à la concurrence.
4. Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché veille, à tous les stades de la fabrication et de la distribution, à ce que les matières de départ et les composants des médicaments ainsi que les médicaments eux-mêmes soient conformes aux exigences de la présente directive et, le cas échéant, du [règlement (CE) no 726/2004 révisé] et des autres actes législatifs de l’Union, et il vérifie que ces exigences sont respectées.
5. Dans le cas d’une association intégrale d’un médicament avec un dispositif médical et d’une association d’un médicament avec un produit autre qu’un dispositif médical, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché est responsable de l’ensemble du produit en ce qui concerne la conformité du médicament avec les exigences de la présente directive et du [règlement (CE) no 726/2004 révisé].
6. Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché est établi dans l’Union.
7. Lorsque le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché considère ou a des raisons de croire que le médicament qu’il a mis à disposition sur le marché n’est pas conforme à l’autorisation de mise sur le marché ou à la présente directive et au [règlement (CE) no 726/2004 révisé], il prend immédiatement les mesures correctives nécessaires pour que ce médicament soit mis en conformité, retiré ou rappelé, selon le cas. Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché en informe immédiatement les autorités compétentes et les distributeurs concernés.
8. Sur demande, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché fournit aux autorités compétentes des échantillons gratuits en quantité suffisante pour permettre le contrôle des médicaments qu’il a mis sur le marché.
9. Sur demande, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché communique à l’autorité compétente toutes les informations relatives au volume des ventes du médicament et toute information qu’il détient concernant le volume des prescriptions.
Article 57
Obligation de rendre compte du soutien financier public
1. Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché déclare au public tout soutien financier direct reçu de toute autorité publique, de tout organisme financé par des fonds publics ou de tout fond ou organisation philanthropique ou à but non lucratif, quelle qu’en soit la situation géographique, et tout soutien financier indirect reçu de toute autorité publique ou de tout organisme financé par des fonds publics, de l’Union ou des États membres en faveur d’activités ayant trait à la recherche et au développement de médicaments faisant l’objet d’une autorisation nationale ou centralisée de mise sur le marché, quelle que soit l’entité juridique qui a reçu ce soutien. [Am. 169]
2. Dans les 30 jours suivant l’octroi de l’autorisation de mise sur le marché, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché:
| a) | établit un rapport électronique mentionnant:
|
| b) | veille à ce que le rapport électronique soit exact et qu’il ait été contrôlé par un auditeur externe indépendant; |
| c) | rend le rapport électronique accessible au public sur une page web prévue à cet effet; |
| d) | communique le lien électronique vers cette page web à l’autorité compétente de l’État membre ou, le cas échéant, à l’Agence. |
3. En ce qui concerne les médicaments autorisés en vertu de la présente directive, l’autorité compétente de l’État membre communique en temps utile le lien électronique à l’Agence.
4. Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché tient à jour le lien électronique et, le cas échéant, met à jour le rapport chaque année.
5. Les États membres prennent les mesures nécessaires pour que le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché établi dans leur pays respecte les dispositions des paragraphes 1, 2 et 4.
6. La Commission peut adopter adopte des actes d’exécution pour définir les principes et le format des informations à communiquer en application du paragraphe 2 , au plus tard le... [12 mois à compter de la date d’entrée en vigueur de la présente directive] . Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 214, paragraphe 2. [Am. 172]
6 bis. L’Agence met sur son site internet des liens vers les informations qui lui ont été communiquées en vertu des paragraphes 2 et 3, classées, le cas échéant, par médicament et par État membre. [Am. 173]
Article 58
Traçabilité des substances utilisées dans la fabrication des médicaments
1. Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché assure, si nécessaire, la traçabilité d’une substance active, d’une matière de départ, d’un excipient ou de toute autre substance destinée à être présente ou susceptible d’être présente dans un médicament, à toutes les étapes de la fabrication et de la distribution.
2. Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché est en mesure d’identifier toute personne physique ou morale qui lui a fourni une substance active, une matière de départ, un excipient ou toute autre substance destinée à être présente ou susceptible d’être présente dans un médicament.
3. Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché et ses fournisseurs d’une substance active, d’une matière de départ, d’un excipient ou de toute autre substance utilisée dans la fabrication d’un médicament disposent de systèmes et de procédures permettant de mettre à la disposition des autorités compétentes, sur demande, les informations visées au paragraphe 2.
4. Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché et ses fournisseurs disposent de systèmes et de procédures permettant d’identifier les autres personnes physiques ou morales auxquelles les produits visés au paragraphe 2 ont été fournis. Sur demande, ces informations sont communiquées aux autorités compétentes.
Article 58 bis
Obligation de soumettre une demande de fixation des prix et du niveau de remboursement dans l’ensemble des États membres
1. À la demande d’un État membre dans lequel l’autorisation de mise sur le marché est valable, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché soumet, de bonne foi et dans les limites de ses responsabilités, une demande de fixation des prix et du niveau de remboursement du médicament et, le cas échéant, négocie. Si la demande d’autorisation de mise sur le marché est suivie d’une décision favorable conformément à la directive 89/105/CEE, l’obligation visée à l’article 56, paragraphe 3, de la présente directive d’assurer un approvisionnement approprié et continu de manière à couvrir les besoins des patients de l’État membre concerné s’applique. La demande de fixation des prix et du niveau de remboursement du médicament en question est soumise au plus tard 12 mois à compter de la date à laquelle l’État membre a effectué sa demande, ou au plus tard 24 mois à compter de cette date dans le cas des entités suivantes:
| i) | les PME; |
| ii) | les entités n’exerçant pas d’activité économique (ci-après dénommées «entités à but non lucratif»); et |
| iii) | les entreprises qui, au moment de l’octroi de l’autorisation de mise sur le marché, n’ont pas reçu plus de cinq autorisations centralisées de mise sur le marché pour l’entreprise concernée ou, dans le cas d’une entreprise appartenant à un groupe, pour le groupe dont elle fait partie, depuis la création de l’entreprise ou du groupe, la date la plus proche étant retenue. |
Les délais fixés au premier alinéa du présent paragraphe sont prolongés de six mois sur notification du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché à l’autorité compétente. Dans ce cas, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché expose les motifs de la prolongation. Il notifie qu’il a rempli les obligations prévues au premier alinéa du présent paragraphe au moyen du système de notification de l’UE sur l’accès aux médicaments prévu à l’article 58 ter.
2. Aux fins du paragraphe 1 du présent article, les États membres effectuent leur demande ou notifient que leur demande sera effectuée à une date ultérieure dans un délai de 1 an à compter de l’octroi d’une autorisation de mise sur le marché. Cette notification se fait au moyen du système de notification de l’UE sur l’accès aux médicaments prévu à l’article 58 ter de la présente directive, et est accompagnée d’une justification dans le cas d’une notification que la demande sera effectuée à une date ultérieure. Après la présentation de la demande de fixation des prix et du niveau de remboursement par le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché, la directive 89/105/CEE s’applique. Lorsqu’un État membre n’a pas respecté les délais prévus par la directive 89/105/CEE, l’obligation qui incombe au titulaire de l’autorisation de mise sur le marché au titre du présent article est réputée remplie dans cet État membre.
3. Par dérogation au paragraphe 1, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché d’un médicament désigné comme médicament orphelin ou d’un médicament de thérapie innovante peut à la place choisir de remplir les obligations visées au paragraphe 1 dans les seuls États membres où la population de patients concernée a été identifiée.
4. Des délais différents des délais prévus aux paragraphes 1 et 2 peuvent s’appliquer en vertu d’un accord conclu entre un État membre et un titulaire d’une autorisation de mise sur le marché. Un État membre peut décider, après avoir effectué une demande conformément au paragraphe 1, d’exempter un médicament particulier, à la suite de quoi l’obligation de présenter une demande est réputée remplie dans cet État membre.
5. La Commission adopte des actes délégués conformément à l’article 215 pour compléter la présente directive en précisant des critères pour l’exemption d’un médicament des obligations définies dans le présent article, en fonction de la nature du médicament ou de son marché. Ces actes délégués apportent aux développeurs des clarifications sur l’application des exemptions et fixent des exigences d’impartialité et de transparence des décisions liées aux actes d’exécution visés au présent article. Après consultation de l’Agence, la Commission adopte, par voie d’actes d’exécution, la liste des médicaments exemptés des obligations prévues au présent article. L’inclusion d’un médicament dans cette liste prend en considération, le cas échéant, les circonstances entourant les procédures réglementaires et de remboursement relatives à des médicaments particuliers ou à l’administration d’un médicament dans la plupart des États membres. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 214, paragraphe 2.
6. Lorsqu’une autorisation de mise sur le marché est transférée à une autre entité juridique avant la fin de la période visée au paragraphe 1, les obligations sont transférées au nouveau titulaire de l’autorisation de mise sur le marché.
7. La Commission met en place, par voie d’actes d’exécution, un mécanisme de conciliation afin de faciliter les discussions entre les demandeurs et les États membres en vue de résoudre les éventuels litiges liés à la présentation de demandes de fixation des prix et du niveau de remboursement et aux échéances fixées dans la directive 89/105/CEE. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 214, paragraphe 2. En cas de désaccord persistant entre un demandeur et un État membre en ce qui concerne l’exécution des obligations prévues au présent article, la Commission est habilitée à publier une décision juridiquement contraignante après avis de l’Agence.
8. Le présent article n’empêche pas le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché de soumettre une demande de fixation des prix et du niveau de remboursement et de mettre un médicament sur le marché d’un État membre alors qu’aucun État membre n’a introduit de demande au titre du paragraphe 1. [Am. 174]
Article 58 ter
Système de notification de l’UE sur l’accès aux médicaments
1. La Commission met en place et tient à jour un système de notification électronique destiné à notifier le respect des obligations énoncées à l’article 58 bis (ci-après dénommé «système de notification de l’UE sur l’accès aux médicaments»). Le système de notification de l’UE sur l’accès aux médicaments est interopérable avec d’autres référentiels de données pour les médicaments à l’échelle de l’Union pertinents.
2. Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché utilise le système de notification de l’UE sur l’accès aux médicaments pour notifier qu’il respecte les obligations énoncées à l’article 58 bis. Dans les États membres où l’autorisation de mise sur le marché est valide, l’autorité nationale compétente utilise le système de notification de l’UE sur l’accès aux médicaments pour indiquer que le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché a rempli ses obligations énoncées à l’article 58 bis.
3. Au plus tard le... [trois ans à compter de la date d’entrée en vigueur de la présente directive], la Commission adopte des actes d’exécution en vue d’établir des exigences techniques et organisationnelles. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 214, paragraphe 2.
4. Au plus tard le... [cinq ans à compter de la date d’entrée en vigueur de la présente directive], la Commission évalue s’il est possible d’élargir le système de notification de l’UE sur l’accès aux médicaments à d’autres domaines du processus de fixation des prix des médicaments prévu par la directive 89/105/CEE et, le cas échéant, adopte des actes d’exécution pour établir ce système élargi. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 214, paragraphe 2, de la présente directive. Les données anonymisées, agrégées au niveau des États membres, provenant du système de notification de l’UE sur l’accès aux médicaments peuvent être rendues publiques aux fins des rapports sur l’accès visés à l’article 86 bis. [Am. 175]
Article 59
Mise sur le marché de médicaments en vue d’un usage pédiatrique
Lorsque des médicaments sont autorisés en vue d’un usage pédiatrique après la réalisation d’un plan d’investigation pédiatrique approuvé et que ces médicaments ont déjà été mis sur le marché avec d’autres indications thérapeutiques, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché met le médicament sur le marché dans les deux années suivant la date d’autorisation de l’indication pédiatrique, en tenant compte de l’indication pédiatrique dans tous les États membres où le médicament a déjà été mis sur le marché.
Un registre, placé sous la coordination de l’Agence et rendu accessible au public, indique ces délais.
Article 60
Suspension de la mise sur le marché de médicaments à usage pédiatrique
Dans le cas où un médicament est autorisé en vue d’un usage pédiatrique et où le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché a bénéficié des récompenses et mesures d’incitation prévues à l’article 86 de la présente directive ou à l’article 93 du [règlement (CE) no 726/2004 révisé], si ces périodes de protection sont arrivées à échéance et si le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché compte suspendre la mise sur le marché de ce médicament, il transfère l’autorisation de mise sur le marché à un tiers ou autorise un tiers ayant déclaré qu’il comptait poursuivre la mise sur le marché du médicament en question à recourir à la documentation pharmaceutique, non clinique et clinique figurant au dossier du médicament sur la base de l’article 14.
Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché informe les autorités compétentes de son intention de suspendre la mise sur le marché du médicament au moins 12 mois avant cette suspension. Les autorités compétentes rendent cette information publique.
Article 61
Responsabilité du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché
L’autorisation de mise sur le marché est sans préjudice de la responsabilité civile et pénale du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché.
Chapitre VI
Informations sur le produit et étiquetage
Article 62
Résumé des caractéristiques du produit
1. Le résumé des caractéristiques du produit contient les informations énumérées à l’annexe V.
2. En ce qui concerne les autorisations de mise sur le marché au titre des articles 9 et 11 et les modifications ultérieures de ces autorisations de mise sur le marché, si une ou plusieurs indications thérapeutiques, posologies, formes pharmaceutiques, méthodes ou voies d’administration ou tout autre mode d’utilisation du médicament sont encore protégés par le droit des brevets ou par un certificat complémentaire de protection pour les médicaments au moment de la mise sur le marché du médicament générique ou biosimilaire, le demandeur d’une autorisation pour un médicament générique ou biosimilaire peut demander de ne pas inclure ces informations dans son autorisation de mise sur le marché.
3. Tous les médicaments sont assortis d’un texte standard figurant dans le résumé des caractéristiques du produit et invitant expressément les professionnels de la santé à signaler tout effet indésirable suspecté selon le système national de notification visé à l’article 106, paragraphe 1. Différents modes de notification, dont la notification par voie électronique, sont rendus accessibles, conformément à l’article 106, paragraphe 1, deuxième alinéa.
Article 63
Principes généraux concernant la notice
1. Une notice est obligatoire pour les médicaments.
2. La notice est rédigée et conçue de façon à être claire et compréhensible, permettant ainsi aux utilisateurs d’agir de façon appropriée, si nécessaire avec l’aide de professionnels de la santé.
3. Les États membres peuvent décider que, pour des médicaments individuels, des catégories de médicaments ou pour tous les médicaments, la notice est mise de mettre à disposition à la fois la notice sous forme papier ou et sous forme électronique ou uniquement sous forme électronique. Dans ce dernier cas, la décision n’est prise qu’après consultation des patients, des soignants et des autres parties prenantes concernées , voire les deux. En l’absence de telles règles spécifiques dans un État membre, une notice est mise à disposition sous forme électronique et incluse sous forme papier est incluse dans l’emballage d’un médicament. Si la notice n’est disponible que sous forme électronique, le droit du patient à une copie imprimée de la notice est garanti sur demande et gratuitement, et il convient de veiller à ce que les informations sous forme numérique soient facilement accessibles à tous les patients , de même que rédigées et conçues d’une manière claire et compréhensible . [Am. 176]
3 bis. Si un État membre a décidé que la notice n’est mise à disposition que sous forme électronique, les patients sont informés de leur droit à une copie imprimée de la notice. [Am. 177]
3 ter. Si un État membre décide que la notice est mise à disposition sous forme électronique, une notice sous forme papier peut être mise à disposition sur une base volontaire par le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché, en plus de la notice électronique. [Am. 178]
4. Par dérogation aux paragraphes 1 et 2, lorsque les informations requises en vertu des articles 64 et 73 figurent directement sur l’emballage extérieur ou sur le conditionnement primaire, une notice n’est pas obligatoire.
4 bis. Par dérogation au paragraphe 3, lorsque le médicament est destiné à être délivré et administré par un professionnel de la santé qualifié plutôt qu’administré par le patient lui-même, la notice peut être mise à disposition uniquement sous forme électronique. [Am. 179]
5. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 215 afin de modifier le paragraphe 3 en rendant obligatoire la version électronique de la notice. Cet acte délégué établit également le droit du patient à recevoir, sur demande et gratuitement, une copie imprimée de la notice. La délégation de pouvoir s’applique à partir du [OP: merci d’insérer la date correspondant à 5 ans après 18 mois après la date d’entrée en vigueur de la présente directive]. [Am. 180]
6. Au plus tard le... [12 mois à compter de la date d’entrée en vigueur de la présente directive], la Commission adopte des actes d’exécution en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 214, paragraphe 2, afin d’établir des normes communes pour la version électronique de la notice, le résumé des caractéristiques du produit et l’étiquetage, en tenant compte des technologies disponibles. [Am. 181]
6 bis. L’Agence met à disposition un système permettant d’intégrer les informations électroniques sur les produits après consultation des États membres et des parties prenantes concernées. Le système est disponible au plus tard le... [24 mois à compter de la date d’entrée en vigueur de la présente directive]. [Am. 182]
7. Lorsque Lors de l’accès à la notice est mise à disposition par voie électronique, le droit individuel au respect de la vie privée est garanti. Toute technologie donnant accès aux informations garantit la protection des données à caractère personnel conformément au règlement (UE) 2016/679 et à la directive 2002/58/CE et ne doit pas permettre l’identification , le profilage ou le suivi des personnes, ni être utilisée à des fins commerciales , y compris de publicité ou de commercialisation . [Am. 183]
Article 64
Contenu de la notice
1. La notice est établie en conformité avec le résumé des caractéristiques du produit visé à l’article 62, paragraphe 1, et comprend les renseignements énumérés à l’annexe VI.
2. Tous les médicaments sont assortis d’un texte standard invitant expressément les patients à signaler tout effet indésirable suspecté à leur médecin, pharmacien ou professionnel de la santé ou directement au système national de notification visé à l’article 106, paragraphe 1, et précisant les différents modes de notification possibles (notification par voie électronique, voie postale et/ou autres) conformément à l’article 106, paragraphe 1, deuxième alinéa.
3. La notice reflète les résultats de la Après consultation de des groupes cibles de patients et d’autres parties prenantes concernées, la Commission adopte des lignes directrices pour , afin de garantir sa lisibilité, sa clarté et sa facilité que la notice est lisible, claire et facile d’utilisation. [Am. 184]
Article 65
Contenu des mentions d’étiquetage
1. L’emballage extérieur des médicaments ou, à défaut d’emballage extérieur, le conditionnement primaire, à l’exception de l’emballage visé à l’article 66, paragraphes 2 et 3, comporte les mentions d’étiquetage figurant à l’annexe IV.
2. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués en conformité avec l’article 215 aux fins suivantes:
| a) | modifier la liste des mentions d’étiquetage figurant à l’annexe IV afin de tenir compte des progrès scientifiques ou des besoins des patients; |
| b) | compléter l’annexe IV en établissant une liste réduite des mentions d’étiquetage qui doivent figurer sur l’emballage extérieur des emballages multilingues. |
Article 66
Étiquetage des blisters ou des petits conditionnements primaires
1. Les conditionnements primaires autres que ceux visés aux paragraphes 2 et 3 doivent porter les mentions figurant à l’annexe IV et permettre, à la demande des autorités nationales compétentes, une délivrance unique, notamment en cas de pénurie ou de problème majeur de santé publique . [Am. 185]
2. Lorsqu’ils sont contenus dans un emballage extérieur conforme aux exigences énoncées aux articles 65 et 73, les conditionnements primaires qui se présentent sous la forme de blisters doivent porter au moins les mentions suivantes:
| a) | le nom du médicament; |
| b) | le nom du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché; |
| c) | la date de péremption; |
| d) | le numéro du lot de fabrication. |
2 bis. Chaque dose unique d’un blister comprend les mentions d’étiquetage suivantes:
| a) | le nom du médicament, suivi du dosage et de la forme pharmaceutique; |
| b) | un code Datamatrix dans lequel les informations suivantes sont encodées:
|
3. L’étiquetage des petits conditionnements primaires sur lesquels il est impossible de mentionner les informations prévues aux articles 65 et 73 doit porter au moins les mentions suivantes:
| a) | le nom du médicament et, si nécessaire, la voie d’administration; |
| b) | le mode d’administration; |
| c) | la date de péremption; |
| d) | le numéro du lot de fabrication; |
| e) | le contenu en poids, en volume ou en unités. |
Article 67
Dispositifs de sécurité
1. Les médicaments soumis à prescription sont dotés des dispositifs de sécurité visés à l’annexe IV, à moins qu’ils ne figurent sur la liste établie conformément à la procédure mentionnée au paragraphe 2, deuxième alinéa, point b).
Les médicaments non soumis à prescription ne doivent pas être dotés des dispositifs de sécurité visés à l’annexe IV, à moins qu’ils ne figurent, par dérogation, sur la liste établie conformément à la procédure mentionnée au paragraphe 2, deuxième alinéa, point b) , ou que le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché ne décide de le faire volontairement . [Am. 187]
2. La Commission adopte des actes délégués en conformité avec l’article 215 afin de compléter l’annexe IV en fixant les modalités des dispositifs de sécurité.
Ces actes délégués établissent:
| a) | les caractéristiques et spécifications techniques de l’identifiant unique des dispositifs de sécurité visés à l’annexe IV, permettant de vérifier l’authenticité des médicaments et d’identifier les boîtes individuelles; |
| b) | les listes répertoriant les médicaments ou les catégories de médicaments qui, dans le cas des médicaments soumis à prescription, ne doivent pas être dotés des dispositifs de sécurité visés à l’annexe IV, et qui, dans le cas des médicaments non soumis à prescription, doivent en être dotés; |
| c) | les procédures de notification à la Commission, prévues au paragraphe 4, et un système rapide d’évaluation et de décision concernant cette notification en vue de la mise en œuvre du point b); |
| d) | les modalités de la procédure de vérification des dispositifs de sécurité visés à l’annexe IV, à appliquer par les fabricants, les distributeurs en gros, les pharmaciens et les personnes physiques ou morales autorisées ou habilitées à délivrer des médicaments au public ainsi que par les autorités compétentes; |
| e) | des dispositions relatives à l’établissement, à la gestion et à l’accessibilité du système de répertoires devant contenir les informations relatives aux dispositifs de sécurité permettant de vérifier l’authenticité des médicaments et de les identifier, comme prévu à l’annexe IV. |
Les listes visées au deuxième alinéa, point b), sont établies en tenant compte du risque de falsification qui menace les médicaments ou catégories de médicaments concernés. À cette fin, les critères suivants, au minimum, sont appliqués:
| a) | le prix et le volume des ventes du médicament; |
| b) | le nombre et la fréquence des précédents cas de médicaments falsifiés enregistrés dans l’Union et dans des pays tiers ainsi que l’évolution du nombre et de la fréquence de ces précédents; |
| c) | les caractéristiques spécifiques des médicaments concernés; |
| d) | la gravité des affections à traiter; |
| e) | les autres risques potentiels pour la santé publique. |
Les modalités visées au deuxième alinéa, point d), permettent de vérifier l’authenticité de chaque boîte de médicaments distribuée portant les dispositifs de sécurité visés à l’annexe IV, et de déterminer l’étendue de cette vérification. Lors de l’établissement de ces modalités, il est tenu compte des caractéristiques spécifiques des chaînes d’approvisionnement dans les États membres, ainsi que de la nécessité de veiller à ce que l’incidence des mesures de vérification sur les différents acteurs des chaînes d’approvisionnement soit proportionnée.
Aux fins de l’application du deuxième alinéa, point e), les coûts liés à ce système de répertoires sont supportés par les titulaires d’autorisations de fabrication pour les médicaments dotés des dispositifs de sécurité.
3. Lorsqu’elle adopte les actes délégués visés au paragraphe 2, la Commission tient dûment compte, au minimum, des aspects suivants:
| a) | la protection des données à caractère personnel, telle que prévue par le droit de l’Union; |
| b) | les intérêts légitimes de protection des informations présentant un caractère de confidentialité commerciale; |
| c) | la propriété et la confidentialité des données générées par l’utilisation des dispositifs de sécurité; et |
| d) | le rapport coût-efficacité des mesures. |
4. Les autorités compétentes des États membres notifient à la Commission les médicaments non soumis à prescription pour lesquels elles estiment qu’il existe un risque de falsification et peuvent informer la Commission des médicaments qu’elles estiment n’être pas concernés par ce risque, conformément aux critères énoncés au paragraphe 2, deuxième alinéa, point b).
5. Les États membres peuvent, à des fins de remboursement ou de pharmacovigilance, élargir le champ d’application de l’identifiant unique visé à l’annexe IV à tout médicament soumis à prescription ou faisant l’objet d’un remboursement.
6. Les États membres peuvent, à des fins de remboursement, de pharmacovigilance, de pharmacoépidémiologie ou de prolongation de la protection des données en vue de la mise sur le marché, utiliser les informations contenues dans le système de répertoires visé au paragraphe 2, deuxième alinéa, point e).
7. Les États membres peuvent, à des fins de sécurité des patients, élargir le champ d’application du dispositif antieffraction visé à l’annexe IV à tout médicament.
7 bis. Pour la sécurité des patients, les États membres peuvent décider que les médicaments importés ou distribués en parallèle doivent être reconditionnés dans un nouvel emballage extérieur. [Am. 188]
Article 68
Étiquetage et notice d’instructions des radionucléides et des médicaments radiopharmaceutiques
1. En plus des règles établies dans le présent chapitre, l’emballage extérieur et le récipient de médicaments contenant des radionucléides doivent être étiquetés conformément aux réglementations de l’agence internationale de l’énergie atomique sur la sécurité du transport des matériaux radioactifs. De plus, l’étiquetage satisfait aux dispositions énoncées aux paragraphes 2 et 3.
2. L’étiquetage du blindage de protection comporte les renseignements mentionnés à l’article 65. En outre, l’étiquetage du blindage de protection fournit toutes les explications relatives aux codes utilisés sur le flacon et, pour une heure et date données, indique s’il y a lieu la quantité totale ou unitaire de radioactivité et le nombre de capsules ou, pour les liquides, le nombre de millilitres contenus dans le récipient.
3. L’étiquetage du flacon comporte les renseignements suivants:
| a) | le nom ou code du médicament, y compris le nom ou symbole chimique du radionucléide; |
| b) | l’identification du lot et la date de péremption; |
| c) | le symbole international de la radioactivité; |