| CELEX | 52024AR1008 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | mercredi 17 avril 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/3672 | 26.6.2024 |
Avis du Comité européen des régions — «Mécanisme visant à lever les obstacles juridiques et administratifs dans un contexte transfrontalier — l’outil de facilitation transfrontalière»
(C/2024/3672)
|
RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CdR),
| 1. | renvoie à l’avis sur le «Mécanisme transfrontalier européen 2.0», adopté lors de sa session plénière du 10 octobre 2023 (1), et remercie la Commission européenne d’avoir accepté une vaste majorité des recommandations formulées dans cet avis, le règlement modifié reflétant désormais le point de vue du CdR sur la meilleure manière d’appliquer le règlement dans l’intérêt des régions, des villes et des citoyens frontaliers de l’Union européenne; |
| 2. | estime que plusieurs des préoccupations exprimées par certains États membres quant à la proposition initiale de 2018 ont désormais été clarifiées et qu’il a été précisé que l’outil de facilitation transfrontalière est volontaire et qu’il ne porte pas atteinte à la souveraineté nationale des États membres, ce qui leur permet de lever les obstacles frontaliers comme ils l’entendent, au moyen dudit outil proposé ou d’un outil national ou multinational; |
| 3. | souligne que le règlement modifié précise également les obstacles transfrontaliers pour lesquels l’outil peut être utilisé et que ledit règlement est ainsi applicable au cas par cas plutôt qu’en permanence à chaque frontière; |
| 4. | se félicite de la simplification du règlement et de l’outil de facilitation transfrontalière proposé, qui établit une procédure très claire; |
| 5. | met en exergue l’importance des points de coordination transfrontalière nationaux ou régionaux tels que définis dans le règlement et invite les États membres et les régions dotées de pouvoirs législatifs qui mettront en place ces points de coordination à leur conférer de réels pouvoirs afin de lever ces obstacles dans la mesure du possible ou à assurer, le cas échéant, leur articulation étroite avec les instances et organisations de coopération transfrontalière existantes, dans le but d’éviter la création de structures redondantes; |
| 6. | est d’avis que les points de coordination devraient être intégrés dans un ministère approprié au sein de chaque État membre ou de la région dotée de pouvoirs législatifs concernée en vue de maximiser leur influence, tout en maintenant la charge administrative et financière au niveau le plus bas possible; |
| 7. | fait remarquer qu’un nombre important d’obstacles transfrontaliers peuvent être levés au moyen de dérogations simples ou de procédures administratives révisées, susceptibles de constituer les solutions les plus rapides, les plus rentables, les plus légères sur le plan administratif et les plus efficaces; |
| 8. | suggère, dans un souci d’allègement de la charge administrative, de ne pas imposer d’obligations rigides en matière de rapports et d’information; |
| 9. | rappelle qu’il est essentiel de mettre en place des points de coordination transfrontalière dans tous les États membres, ou dans leurs régions frontalières dotées de pouvoirs législatifs, le cas échéant, et de veiller à ce que l’ensemble des citoyens transfrontaliers puissent facilement trouver ces points de coordination. Le Comité européen des régions accueille favorablement le fait qu’en application du règlement, pour la résolution d’un obstacle transfrontalier soumis au point de coordination, les États membres peuvent choisir d’appliquer leurs propres outils plutôt que l’outil de facilitation transfrontalière. En ce qui concerne le financement des points de coordination, le Comité européen des régions invite la Commission européenne à trouver, au-delà des financements Interreg, d’autres sources de financement, notamment à travers des crédits d’assistance technique de la politique de cohésion; |
| 10. | précise que les points de coordination transfrontalière, lorsqu’ils œuvrent à éliminer des obstacles aux frontières, devraient agir en réseau, sur chaque frontière en consultant si nécessaire leurs homologues dans les États membres voisins, ou être directement mis en place au niveau des deux États concernés; |
| 11. | demande à la Commission européenne d’établir, au niveau européen, un groupe de travail permanent entre les points de contact nationaux et régionaux, auquel pourront prendre part les groupements européens de coopération territoriale (GECT) en tant que structures à caractère régional, de manière que lesdits points de contact puissent partager leurs expériences et collaborer à des solutions communes, tout en bénéficiant dans le même temps du soutien de la Commission dans leurs travaux, notamment grâce au point de coordination transfrontalière européen mis en place au sein de la DG REGIO; |
| 12. | propose que les points de coordination transfrontalière assurent également un rôle de prévention afin d’éviter la création de nouveaux obstacles juridiques et administratifs qui pourraient résulter de nouvelles législations nationales, ainsi que de la transposition non coordonnée des directives de l’Union européenne dans leur droit national, et sensibilisent les législateurs à leur incidence transfrontalière; |
| 13. | prie les États membres d’engager les négociations avec une vision nouvelle du règlement, en gardant à l’esprit que la résolution des obstacles transfrontaliers pourrait entraîner une croissance économique très importante (2) dans les régions frontalières, souvent moins performantes sur le plan économique, et ainsi garantir à leurs citoyens et leurs entreprises le même niveau de vie que ceux des autres régions de leur État. |
Bruxelles, le 17 avril 2024.
Le président
du Comité économique et social européen
Vasco ALVES CORDEIRO
(1) Avis du Comité européen des régions sur le thème «Mécanisme transfrontalier européen 2.0» (JO C, C/2023/1326, 22.12.2023, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/1326/oj).
(2) Communication de la Commission au Conseil et au Parlement européen — «Stimuler la croissance et la cohésion des régions frontalières de l’Union européenne», [COM(2017) 534 final].
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/3672/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.114781
30/12/2024
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.114943
30/12/2024
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.116252
30/12/2024
Avis institutionnel — 52024AB0042
30/12/2024