| CELEX | 52024AR1795 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | mercredi 9 octobre 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/7067 | 4.12.2024 |
Avis du Comité européen des régions — Un cadre de qualité renforcé pour les stages
(C/2024/7067)
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I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENTS
Proposition de directive du Parlement européen et du Conseil concernant l’amélioration des conditions de travail des stagiaires et le contrôle du respect de ces conditions ainsi que la lutte contre les relations d’emploi traditionnelles déguisées en stages (la «directive Stages»)
COM(2024) 132 final
Amendement 1
Considérant 5
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les stages peuvent aider les jeunes à acquérir une expérience pratique et professionnelle, à améliorer leur employabilité et à faciliter leur transition vers un emploi stable. En tant que tels, les stages constituent une voie d’acscès importante vers le marché du travail. Pour les employeurs, les stages sont autant de possibilités d’attirer, de former et de retenir les jeunes. Ils peuvent réduire le coût de la recherche et du recrutement de personnel qualifié, lorsque les stagiaires se voient proposer un emploi traditionnel après leusr stage. Toutefois, cet objectif ne peut être atteint que si les stages sont de bonne qualité et garantissent des conditions de travail décentes. | Les stages peuvent aider les jeunes à acquérir une expérience pratique et professionnelle, à améliorer leur employabilité et à faciliter leur transition vers un emploi stable. En tant que tels, les stages constituent une voie d’accès importante vers le marché du travail. Pour les employeurs, les stages sont autant de possibilités d’attirer, de former et de retenir les jeunes. Ils peuvent réduire le coût de la recherche et du recrutement de personnel qualifié, ainsi que le temps nécessaire à leur intégration effective, lorsque les stagiaires se voient proposer un emploi traditionnel après leur stage. Toutefois, cet objectif ne peut être atteint que si les stages sont de bonne qualité et garantissent des conditions de travail décentes. |
Exposé des motifs
Il est essentiel d’intégrer les nouveaux travailleurs dans le nouvel écosystème professionnel de manière effective pour leur permettre de devenir rapidement opérationnels. Ce temps d’intégration n’est pas nécessaire pour les stagiaires qui se voient proposer un emploi régulier après leur stage parce qu’ils connaissent déjà l’environnement de travail concerné.
Amendement 2
Considérant 6
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Des difficultés subsistent en ce qui concerne l’utilisation problématique des stages, notamment lorsque des emplois salariés traditionnels sont déguisés en stages, privant ainsi de droits conférés par le droit de l’Union, la législation nationale et les conventions collectives les travailleurs concernés, qui risquent de ce fait de se retrouver piégés dans des conditions de travail précaires. En désavantageant les employeurs qui respectent les règles, les relations d’emploi déguisées en stages non seulement faussent la concurrence entre les entreprises, mais entraînent aussi le contournement des obligations fiscales et sociales des employeurs et le remplacement de postes permanents. Il peut aussi arriver que des employeurs de «vrais» stagiaires ne respectent pas toutes les exigences découlant du droit de l’Union et de la législation, des conventions collectives ou de la pratique nationales, et privent ainsi les stagiaires de certains de leurs droits. | Des difficultés subsistent en ce qui concerne l’utilisation problématique et illégale des stages, comme les cas dans lesquels des emplois salariés traditionnels sont déguisés en stages, privant ainsi de droits conférés par le droit de l’Union, la législation nationale et les conventions collectives les travailleurs concernés, qui risquent de ce fait de se retrouver piégés dans des conditions de travail précaires. En désavantageant les employeurs qui respectent les règles, les relations d’emploi déguisées en stages non seulement faussent la concurrence entre les entreprises, mais entraînent aussi le contournement des obligations fiscales et sociales des employeurs et le remplacement de postes permanents. Il peut aussi arriver que des employeurs de «vrais» stagiaires ne respectent pas toutes les exigences découlant du droit de l’Union et de la législation, des conventions collectives ou de la pratique nationales, et privent ainsi les stagiaires de certains de leurs droits. |
Exposé des motifs
L’ajout du terme «illégale» est conforme au libellé de l’exposé des motifs de la proposition de directive. De plus, il existe des disparités au sein de l’UE en ce qui concerne la nature des défis à relever.
Amendement 3
Considérant 7
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| En outre, étant donné leur situation vulnérable sur le marché du travail, les stagiaires sont moins susceptibles de faire valoir leurs droits. L’absence, la complexité ou la diversité des cadres réglementaires régissant les stages dans différents États membres, auxquelles s’ajoutent une application insuffisante de la législation nationale et un déficit de capacités pour la réalisation de contrôles et d’inspections, ainsi qu’un manque de clarté quant à l’autorité responsable de contrôler et de faire appliquer les règles, figurent parmi les principaux facteurs qui favorisent l’utilisation problématique des stages. | En outre, étant donné leur situation vulnérable sur le marché du travail, les stagiaires sont moins susceptibles de faire valoir leurs droits. L’absence, la complexité ou la diversité des cadres réglementaires régissant les stages dans différents États membres, auxquelles s’ajoutent une application insuffisante de la législation nationale et un déficit de capacités pour la réalisation de contrôles et d’inspections, ainsi qu’un manque de clarté quant à l’autorité responsable de contrôler et de faire appliquer les règles, figurent parmi les principaux facteurs qui favorisent l’utilisation problématique et illégale des stages. |
Exposé des motifs
Ce libellé est conforme à celui de l’exposé des motifs de la proposition de directive. Dans le même temps, les raisons de l’utilisation non conforme des stages résident également dans les choix des employeurs.
Amendement 4
Considérant 8
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les données disponibles montrent qu’une part importante de stagiaires sont soumis à des conditions de travail moins favorables que celles des salariés traditionnels , qu’il s’agisse du temps de travail, des droits à congé, de l’accès aux équipements ou de la rémunération. | Les données disponibles montrent qu’ en comparaison avec des salariés traditionnels, une part importante de stagiaires sont soumis à des conditions de travail moins favorables que celles applicables en vertu du droit de l’Union et de la législation, des conventions collectives ou de la pratique nationales en vigueur , qu’il s’agisse de la couverture des maladies et des soins de santé ainsi que des accidents du travail et des maladies professionnelles, du temps de travail, des droits à congé, de l’accès aux équipements ou de la rémunération. |
Exposé des motifs
Cet ajout est conforme à la recommandation du Conseil relative à l’accès des travailleurs salariés et non salariés à la protection sociale (JO C 387 du 15.11.2019, p. 1) et à la directive-cadre sur la sécurité et la santé au travail (SST) (JO L 183 du 29.6.1989).
Amendement 5
Considérant 22
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Par conséquent, les États membres devraient veiller à ce que, pour ce qui est des conditions de travail, y compris la rémunération, les stagiaires ne soient pas traités d’une manière moins favorable que les salariés traditionnels comparables du même établissement, à moins qu’un traitement différent ne soit justifié par des raisons objectives. La qualité de stagiaire à elle seule ne peut justifier un traitement moins favorable par rapport aux salariés traditionnels du même établissement. En revanche, des tâches différentes, des responsabilités moindres ou une plus faible intensité de travail par rapport à celles de salariés traditionnels comparables peuvent constituer des raisons objectives justifiant, le cas échéant, un traitement différencié au regard de la condition d’emploi en cause. Il convient cependant que la différence de traitement soit proportionnée à ces raisons. | Par conséquent, les États membres devraient veiller à ce que, pour ce qui est des conditions de travail, telles qu’elles sont appliquées en vertu du droit de l’Union et de la législation, des conventions collectives ou de la pratique nationales en vigueur, y compris la rémunération, les stagiaires ne soient pas traités d’une manière moins favorable que les salariés traditionnels comparables du même établissement, à moins qu’un traitement différent ne soit justifié par des raisons objectives. La qualité de stagiaire à elle seule ne peut justifier un traitement moins favorable par rapport aux salariés traditionnels du même établissement. En revanche, des tâches différentes, des responsabilités moindres ou une plus faible intensité de travail par rapport à celles de salariés traditionnels comparables peuvent constituer des raisons objectives justifiant, le cas échéant, un traitement différencié au regard de la condition d’emploi en cause. Il convient cependant que la différence de traitement soit proportionnée à ces raisons. Les stages devraient être rémunérés équitablement et couvrir les frais encourus par le stagiaire pour participer au stage, y compris les frais de voyage et d’hébergement. Les stages devraient s’appuyer sur une convention écrite passée au début du stage entre le stagiaire et le fournisseur du stage ou, le cas échéant, l’autorité nationale compétente concernée, et qui indique une date précise de début et de fin dudit stage et ses horaires exacts, en nombre d’heures par journée et de jours par semaine, et décrit les tâches à accomplir. Les États membres devraient veiller à ce que les connaissances, qualifications et compétences acquises au cours d’un stage soient reconnues et validées et à ce que les stages soient reconnus comme une expérience professionnelle. |
Exposé des motifs
Étant donné que le champ d’application de la directive ne couvre que les stagiaires qui ont un contrat ou une relation de travail au sens de la législation, des conventions collectives ou de la pratique en vigueur dans chaque État membre, compte tenu de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne, ils devraient être indemnisés en proportion, et la possibilité de stages non rémunérés devrait être exclue. Dans le même temps, cette rémunération devrait prendre en considération le coût de la vie des stagiaires, qui quittent souvent leur domicile pour effectuer un stage. Dans certains cas, la convention écrite peut faire intervenir (également) une institution agissant en tant qu’intermédiaire entre le fournisseur de stage et le stagiaire. La convention écrite et la reconnaissance des stages reflètent le libellé de la résolution du Parlement européen du 14 juin 2023 contenant des recommandations à la Commission sur des stages de qualité dans l’Union et elles devraient également faire partie de la présente directive, puisqu’elle réglemente les conditions de travail des stagiaires.
Amendement 6
Considérant 23
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| L’application du principe de non-discrimination nécessite d’identifier un salarié traditionnel comparable accomplissant un travail ou occupant un poste identique ou analogue à celui du stagiaire, en tenant dûment compte des qualifications et des compétences. | L’application du principe de non-discrimination devrait être fondée, dans la mesure du possible, sur l’identification d’ un salarié traditionnel comparable accomplissant un travail ou occupant un poste identique ou analogue à celui du stagiaire, en tenant dûment compte des qualifications et des compétences. À défaut d’un tel salarié traditionnel comparable, la comparaison s’effectue par référence à la convention collective applicable ou, en l’absence d’une telle convention, conformément à la législation ou aux pratiques nationales. Les collectivités locales et régionales peuvent être consultées pour veiller à ce que ces comparaisons reflètent fidèlement les conditions et les normes régionales du marché du travail. |
Exposé des motifs
Il convient de tenir dûment compte des microentreprises et des petites entreprises, dans lesquelles l’identification d’un salarié traditionnel comparable peut se révéler impossible. Cette situation ne devrait toutefois pas constituer une raison pour ne pas appliquer le principe de non-discrimination, à moins qu’un traitement différent ne soit justifié par des raisons objectives. Les collectivités locales et régionales peuvent faciliter le processus de comparaison.
Amendement 7
Considérant 29
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les États membres devraient disposer de mesures appropriées pour permettre d’évaluer plus facilement si un stage présenté comme tel en est réellement un. Une limite temporelle devrait notamment être fixée concernant la durée excessive d’un stage et de stages répétés, y compris consécutifs, auprès du même employeur. La durée maximale raisonnable des stages ne devrait pas, en principe, excéder six mois, ainsi que le prévoit la recommandation de 2014. Les États membres peuvent toutefois prévoir qu’une durée plus longue peut être justifiée si elle est fondée sur des raisons objectives. C’est le cas , par exemple, pour les stages qui doivent obligatoirement être accomplis pour accéder à une profession donnée, dont le parcours pour acquérir les connaissances, les compétences et l’expérience nécessaires justifie une expérience de stage plus longue. Certains stages qui s’inscrivent dans le cadre de politiques actives du marché du travail visant à l’insertion des personnes vulnérables pourraient également avoir une durée plus longue. D’autres, parmi ceux qui font partie de programmes d’éducation formelle ou d’enseignement et de formation professionnels, peuvent avoir une durée plus longue pour des raisons liées à ces programmes. | Les États membres devraient disposer de mesures appropriées pour permettre d’évaluer plus facilement si un stage présenté comme tel en est réellement un. Une limite temporelle devrait notamment être fixée concernant la durée déraisonnable d’un stage et de stages répétés, y compris consécutifs, auprès du même employeur. La durée maximale raisonnable des stages ne devrait pas, en principe, excéder six mois, ainsi que le prévoit la recommandation de 2014 , tandis que la durée minimale ne devrait pas être inférieure à un mois . Les États membres peuvent toutefois prévoir qu’une durée plus courte ou plus longue peut être justifiée si elle est fondée sur des raisons objectives. Des exceptions au seuil inférieur pourraient s’appliquer aux stages liés à des activités professionnelles spécifiques qui suivent des cycles courts, et des exceptions au seuil supérieur , par exemple, aux stages qui doivent obligatoirement être accomplis pour accéder à une profession donnée, dont le parcours pour acquérir les connaissances, les compétences et l’expérience nécessaires justifie une expérience de stage plus longue. Certains stages qui s’inscrivent dans le cadre de politiques actives du marché du travail visant à l’insertion des personnes vulnérables pourraient également avoir une durée plus longue. D’autres, parmi ceux qui font partie de programmes d’éducation formelle ou d’enseignement et de formation professionnels, peuvent avoir une durée plus longue ou plus courte pour des raisons liées à ces programmes. |
Exposé des motifs
Une durée minimale devrait également être indiquée afin de garantir qu’un stage soit suffisamment intéressant. Des exceptions dûment justifiées s’appliqueraient à la fois pour des durées plus courtes et pour des durées plus longues.
Amendement 8
Considérant 33
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les stagiaires devraient avoir accès à un système de règlement des litiges efficace et impartial et bénéficier d’un droit de recours, assorti d’une compensation adéquate. Ils devraient être informés des mécanismes de recours afin de pouvoir exercer leur droit à réparation. En raison de la nature fondamentale du droit à une protection juridique effective, les stagiaires devraient continuer à bénéficier d’une telle protection même après la fin du stage ayant donné lieu à une violation présumée des droits établis dans la présente directive et d’autres dispositions pertinentes du droit de l’Union applicable aux travailleurs. | Les stagiaires devraient avoir accès à un système de règlement des litiges efficace et impartial et bénéficier d’un droit de recours, assorti d’une compensation adéquate. Ils devraient être informés , au début de leur période de stage, des mécanismes de recours afin de pouvoir exercer leur droit à réparation. En raison de la nature fondamentale du droit à une protection juridique effective, les stagiaires devraient continuer à bénéficier d’une telle protection même après la fin du stage ayant donné lieu à une violation présumée des droits établis dans la présente directive et d’autres dispositions pertinentes du droit de l’Union applicable aux travailleurs. |
Exposé des motifs
Conformément au principe no 7 du socle européen des droits sociaux et à la directive (UE) 2019/1152 du Parlement européen et du Conseil du 20 juin 2019 relative à des conditions de travail transparentes et prévisibles dans l’Union européenne (JO L 186 du 11.7.2019, p. 105).
Amendement 9
Considérant 38
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Étant donné que les objectifs de la présente directive, à savoir faire respecter les conditions de travail des stagiaires et lutter contre les relations de travail traditionnelles déguisées en stages, ne peuvent pas être atteints de manière suffisante par les États membres, en raison de leurs dimensions et de leurs effets, mais peuvent l’être mieux au niveau de l’Union, celle-ci peut prendre des mesures, conformément au principe de subsidiarité consacré à l’article 5 du TUE. Conformément au principe de proportionnalité tel qu’énoncé audit article, le présent règlement n’excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre ces objectifs. | Étant donné que les objectifs de la présente directive, à savoir faire respecter les conditions de travail équitables des stagiaires et lutter contre les relations de travail traditionnelles déguisées en stages, ne peuvent pas être atteints de manière suffisante par les États membres, en raison de leurs dimensions et de leurs effets, mais peuvent l’être mieux au niveau de l’Union, celle-ci peut prendre des mesures, conformément au principe de subsidiarité consacré à l’article 5 du TUE. Conformément au principe de proportionnalité tel qu’énoncé audit article, le présent règlement n’excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre ces objectifs. |
Exposé des motifs
Les motifs ressortent du texte même.
Amendement 10
Considérant 39
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Lors de la mise en œuvre de la présente directive, les États membres devraient éviter d’imposer des contraintes administratives, financières et juridiques inutiles, en particulier si elles contrarient la création et le développement des microentreprises et des petites et moyennes entreprises. Les États membres sont donc encouragés à évaluer les incidences de leurs mesures de transposition sur ces entreprises afin de veiller à ce que ces dernières ne subissent pas de conséquences disproportionnées, en portant une attention particulière aux microentreprises et à la charge administrative; ils sont en outre encouragés à publier les résultats de ces évaluations et à fournir un soutien à ces entreprises en tant que de besoin. | Lors de la mise en œuvre de la présente directive, les États membres devraient éviter d’imposer des contraintes administratives, financières et juridiques inutiles, en particulier si elles contrarient la création et le développement des microentreprises et des petites et moyennes entreprises. Les États membres sont donc encouragés à évaluer les incidences de leurs mesures de transposition sur ces entreprises afin de veiller à ce que ces dernières ne subissent pas de conséquences disproportionnées, en portant une attention particulière aux microentreprises et à la charge administrative; ils sont en outre encouragés à publier les résultats de ces évaluations et à fournir un soutien à ces entreprises en tant que de besoin et pour autant que ces dernières respectent les critères de qualité, la législation et les conventions collectives . |
Exposé des motifs
Conformément à la résolution du Parlement européen du 14 juin 2023 contenant des recommandations à la Commission sur des stages de qualité dans l’Union (JO C, C/2024/484, 23.1.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/484/oj).
Amendement 11
Article 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Les États membres veillent à ce que les stages s’appuient sur une convention écrite passée au début du stage entre le stagiaire, le fournisseur du stage ou, le cas échéant, l’autorité compétente concernée, et qui indique une date précise de début et de fin dudit stage. Les conventions de stage doivent définir précisément les résultats d’apprentissage et de formation. |
| Les États membres veillent à ce que, pour ce qui est des conditions de travail, y compris la rémunération, les stagiaires ne soient pas traités d’une manière moins favorable que des salariés traditionnels comparables du même établissement, à moins qu’un traitement différent ne soit justifié par des raisons objectives, telles que des tâches différentes, des responsabilités moindres, une plus faible intensité de travail ou le poids de la composante «apprentissage et formation». | Les États membres veillent à ce que, pour ce qui est des conditions de travail, y compris la rémunération, les stagiaires ne soient pas traités d’une manière moins favorable que des salariés traditionnels comparables du même établissement, à moins qu’un traitement différent ne soit justifié par des raisons objectives, telles que des tâches différentes, des responsabilités moindres, une plus faible intensité de travail ou le poids de la composante «apprentissage et formation». Les stages ne devraient pas être non rémunérés. |
| Lorsqu’il n’existe aucun salarié traditionnel comparable dans le même établissement, la comparaison s’effectue par référence à la convention collective applicable ou, en l’absence de convention collective applicable, conformément à la législation ou aux pratiques nationales. | Lorsqu’il n’existe aucun salarié traditionnel comparable dans le même établissement, la comparaison s’effectue par référence à la convention collective applicable ou, en l’absence de convention collective applicable, conformément à la législation ou aux pratiques nationales. Les collectivités locales et régionales peuvent être consultées pour veiller à ce que ces comparaisons reflètent les conditions et les normes régionales du marché du travail. |
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| Par ailleurs, les États membres veillent à ce que les droits et les conditions de travail des stagiaires en vertu du droit de l’Union et de la législation, des conventions collectives ou de la pratique nationales applicables, y compris l’accès à la législation en matière de protection sociale, de santé et de sécurité, les limites de durée maximale hebdomadaire de travail, les périodes minimales de repos journalier et hebdomadaire et les droits minimaux à congé, soient respectés au moyen d’un suivi et d’un contrôle effectifs, quelle que soit la durée du stage. |
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| Les États membres veillent à ce que pour la réalisation de stages en leur sein, les entreprises ou structures équivalentes ne reçoivent ni ne sollicitent des personnes qui les effectuent ou de leurs centres de formation aucun paiement ou versement. |
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| Les États membres s’efforcent de veiller à ce que les stagiaires qui sont des personnes en situation de vulnérabilité ou moins favorisées aient un accès égal aux possibilités de stage. |
Exposé des motifs
La directive devrait être explicite sur la notion de conditions de travail équitables des stagiaires et sur la nécessité d’assurer l’égalité d’accès aux possibilités de stage. Dans certains cas, la convention écrite peut faire intervenir (également) une institution agissant en tant qu’intermédiaire entre le fournisseur de stage et le stagiaire. La consultation des collectivités locales et régionales peut faciliter l’application du principe de non-discrimination, en tenant compte de la diversité des contextes économiques et sociaux entre les régions. Étant donné que le champ d’application de la directive ne couvre que les stagiaires qui ont un contrat ou une relation de travail au sens de la législation, des conventions collectives ou de la pratique en vigueur dans chaque État membre, compte tenu de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne, ils devraient être indemnisés en proportion, et la possibilité de stages non rémunérés devrait être exclue.
L’amendement proposé vise à éviter que les entreprises n’abusent de leur position, tirant profit de la pénurie de postes de formation où les étudiants, tant universitaires que relevant de la formation professionnelle peuvent parachever leur cursus d’étude, et à leur interdire de demander aux universités ou aux centres de formation de leur verser une somme quelconque pour l’accomplissement de ces stages relevant de l’enseignement supérieur, qui ne sont pas de nature professionnelle, mais académique et formative.
Amendement 12
Nouvel article 3 bis
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Reconnaissance des stages |
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| Les États membres veillent à la reconnaissance et à la validation des connaissances, des qualifications et des compétences acquises au cours d’un stage ainsi qu’à encourager les fournisseurs de stage à certifier ces acquisitions, en se fondant sur une évaluation, au moyen d’un certificat. |
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| Les États membres veillent à ce que les stages soient reconnus comme une expérience professionnelle. |
Exposé des motifs
La reconnaissance et la validation formelle constituent des éléments essentiels des stages.
Amendement 13
Article 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les États membres prévoient la réalisation de contrôles et d’inspections efficaces par les autorités compétentes visant à détecter et à réprimer les pratiques consistant à déguiser en stage une relation de travail traditionnelle, qui se traduisent par des niveaux de protection, y compris concernant les conditions de travail et la rémunération, inférieurs à ceux auxquels le travailleur concerné pourrait prétendre en vertu du droit de l’Union ou de la législation, des conventions collectives ou de la pratique nationales. | Les États membres prévoient la réalisation de contrôles et d’inspections efficaces par les autorités compétentes visant à détecter et à réprimer les pratiques consistant à déguiser en stage une relation de travail traditionnelle, qui se traduisent par des niveaux de protection, y compris concernant les conditions de travail et la rémunération, inférieurs à ceux auxquels le travailleur concerné pourrait prétendre en vertu du droit de l’Union ou de la législation, des conventions collectives ou de la pratique nationales. Les collectivités locales et régionales peuvent jouer un rôle important dans ces inspections, en partageant leur compréhension des conditions et des pratiques commerciales locales pour améliorer l’application effective de la législation. |
Exposé des motifs
Bien que leur intervention ne soit pas obligatoire, les collectivités locales et régionales peuvent apporter de précieuses connaissances sur le terrain des pratiques et des conditions des entreprises locales lorsqu’il s’agit d’améliorer l’efficacité de la détection et de la lutte contre l’utilisation abusive des stages comme des emplois déguisés.
Amendement 14
Article 5, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| Pour déterminer si un stage présenté comme tel constitue en réalité une relation de travail traditionnelle, les autorités compétentes procèdent à une évaluation globale de tous les éléments de fait pertinents. Cette évaluation tient compte, entre autres, des éléments indicatifs suivants: | Pour déterminer si un stage présenté comme tel constitue en réalité une relation de travail traditionnelle, les autorités compétentes , en s’appuyant le cas échéant sur une collaboration avec les collectivités locales et régionales, procèdent à une évaluation globale de tous les éléments de fait pertinents. La constatation de deux éléments ou plus parmi les éléments indicatifs suivants est révélatrice de l’existence d’un emploi irrégulier : | ||||
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Exposé des motifs
Lorsqu’au moins deux des éléments indicatifs sont constatés dans le cadre d’un stage, cette observation devrait être révélatrice d’un emploi irrégulier. En outre, la composante «apprentissage» ou «formation» d’un stage devrait être non seulement significative, mais également pertinente, et inclure l’apprentissage des compétences sociales. De même, les stagiaires devraient être orientés dans l’exécution des tâches qui leur sont confiées et bénéficier d’un accompagnement et d’un soutien. Les rôles de maître de stage et de mentor, qui pourraient être confiés à la même personne conformément à la législation et aux pratiques des États membres, sont indispensables à la réalisation d’un stage. De plus, une durée minimale devrait également être indiquée afin de garantir qu’un stage soit suffisamment intéressant. Enfin, les collectivités locales et régionales peuvent contribuer à une détection plus efficace des stages non conformes, compte tenu de leur connaissance des spécificités régionales et des enjeux du marché du travail local.
Amendement 15
Article 5, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| Afin de permettre aux autorités compétentes de procéder à l’évaluation visée au paragraphe 1, l’employeur fournit à ces autorités, à leur demande, les informations suivantes: | Afin de permettre aux autorités compétentes de procéder à l’évaluation visée au paragraphe 1, l’employeur fournit à ces autorités, à leur demande, les informations suivantes: | ||||
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Exposé des motifs
L’ajout des éléments d’information susmentionnés facilite l’évaluation visée au paragraphe 1.
Amendement 16
Article 5, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| Afin de faciliter l’évaluation visée au paragraphe 1, les États membres: | Afin de faciliter l’évaluation visée au paragraphe 1, les États membres: | ||||
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| Les États membres peuvent prévoir des exceptions à la limite temporelle visée au point a) lorsqu’une durée plus longue est justifiée par des raisons objectives. | Les États membres peuvent prévoir des exceptions à la limite temporelle visée au point a) lorsqu’une durée plus courte ou plus longue est justifiée par des raisons objectives. |
Exposé des motifs
Alignement du texte sur la formulation des considérants selon lesquels les limites inférieure et supérieure pour la durée des stages sont définies dans la directive, tout en laissant aux États membres la liberté d’appliquer des exceptions dûment justifiées.
Amendement 17
Article 6
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| Les États membres prennent des mesures efficaces pour veiller à ce que l’ensemble des dispositions pertinentes du droit de l’Union applicables aux travailleurs soit pleinement mis en œuvre et appliqué en ce qui concerne les stagiaires. Ils doivent en particulier: | Les États membres , en collaboration avec les collectivités locales et régionales le cas échéant, prennent des mesures efficaces pour veiller à ce que l’ensemble des dispositions pertinentes du droit de l’Union applicables aux travailleurs soit pleinement mis en œuvre et appliqué en ce qui concerne les stagiaires. Ils doivent en particulier: | ||||
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Exposé des motifs
Les collectivités locales et régionales jouent un rôle déterminant dans la mise en œuvre des programmes de stages, y compris dans les régions transfrontalières, en contribuant, entre autres, à la diffusion d’informations sur les droits des stagiaires, à l’orientation des employeurs de stagiaires et à l’efficacité des contrôles et des inspections. En outre, le renforcement des capacités des autorités compétentes implique également une augmentation des ressources, tant humaines que techniques, afin de donner à ces autorités les moyens de contribuer à recenser les employeurs qui ne respectent pas les règles.
II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CdR),
| 1. | salue la révision de la recommandation du Conseil de 2014 relative à un cadre de qualité renforcé pour les stages et la proposition de directive, qui vise à lutter contre l’utilisation problématique et illégale des stages et à améliorer les droits et les conditions de travail des stagiaires. Note toutefois que la directive ne tient pas compte des divergences considérables entre les différents types de stages et de la grande variété de défis auxquels les stagiaires sont confrontés en conséquence; |
| 2. | reconnaît les défis auxquels le marché du travail européen est confronté, notamment la persistance de taux de chômage des jeunes élevés, en particulier dans certains pays, et reconnaît le rôle essentiel que jouent les stages pour les relever en permettant aux jeunes d’améliorer leur employabilité et aux employeurs de réduire le coût et le temps de recrutement et d’intégration de nouveaux salariés si les stagiaires se voient offrir un emploi régulier après leur stage. Note toutefois avec inquiétude les données récentes sur le nombre élevé de stages non rémunérés, déraisonnablement longs, répétés ou de qualité médiocre; |
| 3. | soutient pleinement l’intention de la Commission européenne d’établir des critères clairs pour éviter les faux stages et améliorer la qualité des stages dans l’ensemble. Note toutefois que la directive proposée devrait également refléter le même niveau de précision que celui constaté dans la proposition de recommandation. Regrette de la même manière que, malgré la définition large du terme «stage», le champ d’application de la directive ne couvre que les stagiaires considérés comme des travailleurs au sens de la législation, des conventions collectives ou de la pratique en vigueur dans chaque État membre, sans aborder les problèmes réellement rencontrés par les stagiaires qui n’ont pas le statut de travailleur et qui entreprennent différents types de stages (tels que les stages proposés librement sur le marché, les stages qui relèvent des politiques actives du marché du travail ou les stages liés à l’éducation formelle et à la formation professionnelle); |
| 4. | insiste pour que les stages comportent une composante «apprentissage et formation» importante et pertinente, y compris l’apprentissage des compétences sociales, et aurait apprécié que cette composante soit quantifiée. Insiste, dans ce contexte, sur la nécessité de faire clairement référence aux rôles de maître de stage et de mentor lorsqu’il s’agit de définir les caractéristiques des stages. Préconise que la directive fixe explicitement une durée maximale de six mois pour les stages et demande qu’elle définisse également une durée minimale d’un mois afin de garantir des expériences d’apprentissage enrichissantes. De la même manière, le CdR est conscient des divergences frappantes entre les différents types de stages et de leurs finalités spécifiques. Il reconnaît dès lors la nécessité de prendre en considération les écarts dûment justifiés par rapport auxdites limites, comme dans le cas des stages qui font partie intégrante de la formation professionnelle ou de l’éducation formelle, notamment les stages transnationaux dans le cadre d’Erasmus+; |
| 5. | se félicite de la réaffirmation du principe de non-discrimination afin de garantir les droits et les conditions de travail des stagiaires, mais insiste sur la nécessité d’une convention écrite au début du stage et de la reconnaissance des stages en tant qu’expérience professionnelle au moyen d’une certification appropriée. Souligne que les stagiaires devraient bénéficier de l’égalité de traitement par rapport aux travailleurs traditionnels, notamment en ce qui concerne l’accès à la protection sociale, à la santé et à la sécurité, les limites du temps de travail et les droits minimaux à congé; |
| 6. | réitère son appel en faveur d’une interdiction effective des stages non rémunérés dans l’ensemble des États membres (1), et demande que cette mesure s’applique à tous les stages afin de réduire l’exploitation sur le marché du travail et de permettre à tous les individus, y compris ceux issus de groupes vulnérables, d’avoir accès aux possibilités de stages intéressants et correctement rémunérés qui contribuent à leur croissance professionnelle et à leur mobilité socio-économique (2). Dans ce contexte, une indemnisation appropriée, qu’elle soit financière ou complétée par des prestations en nature, devrait couvrir les frais de subsistance de base des stagiaires, tels que la nourriture, le logement et les transports, de sorte que les stages soient plus abordables et que l’inclusion sociale soit assurée. Parallèlement, le Comité insiste sur l’importance d’étudier les moyens de soutenir les fournisseurs de stages de sorte à augmenter les possibilités de stages rémunérés. À cet effet, il met l’accent sur la nécessité d’un dialogue avec les acteurs du marché, y compris les employeurs et les établissements d’éducation, afin d’assurer que les réformes nécessaires des conditions d’octroi des stages présentent un équilibre fonctionnel entre une indemnisation juste et le maintien de l’accès aux possibilités; |
| 7. | se félicite des critères d’évaluation proposés pour les faux stages et estime que la présence d’au moins deux de ces critères indicatifs devrait être révélatrice d’un emploi irrégulier. Demande toutefois que les informations requises incluent le nombre de stagiaires et de travailleurs traditionnels au cours d’une période de référence et la proportion réelle de postes d’emploi traditionnels ouverts ou occupés par d’anciens stagiaires par rapport au nombre de stages. Invite la Commission européenne à encourager les employeurs à publier leurs données sur les stages de sorte qu’elles soient librement accessibles pour garantir la transparence et l’obligation de rendre des comptes. Recommande la création d’une base de données de l’Union pour le suivi des résultats des stages afin de contrôler l’efficacité des programmes de stages et d’éclairer les ajustements politiques; |
| 8. | se félicite de l’accent particulier mis sur la transparence et l’accessibilité des informations sur les droits des stagiaires et sur l’accès à des mécanismes efficaces de règlement des litiges et à des voies de recours en cas de violation des droits des stagiaires. Souligne toutefois que les stagiaires devraient être informés de leurs droits au début de la période de stage; |
| 9. | exhorte les collectivités locales et régionales, en tant que fournisseurs de stages, y compris en coopération avec les établissements d’enseignement et de recherche locaux et régionaux, à montrer l’exemple en ce qui concerne la mise en œuvre de la directive; |
| 10. | prie instamment les États membres de veiller à ce que des ressources suffisantes soient allouées et à ce qu’un renforcement adéquat des capacités soit mis en place pour permettre aux autorités compétentes de contrôler et de faire respecter efficacement la réglementation en matière de stages; |
| 11. | insiste sur la nécessité de réduire les charges administratives, financières et juridiques pour les stages proposés par les microentreprises et les PME, mais précise que ces entreprises ne devraient pas être exemptées de l’obligation de respecter les critères de qualité des stages, la législation et les conventions collectives. Relève le rôle des collectivités locales et régionales dans la facilitation de l’application du principe de non-discrimination par ces entreprises en l’absence de salariés traditionnels comparables ou de conventions collectives, dans la mesure où elles peuvent refléter avec précision les conditions et les normes régionales du marché du travail lorsqu’elles sont consultées; |
| 12. | invite la Commission européenne et les États membres à examiner la contribution des collectivités locales et régionales au suivi et à la mise en œuvre efficaces des politiques en matière de stages, y compris pour faciliter la mobilité transfrontière des stagiaires. Plaide pour une coopération renforcée entre tous les niveaux de pouvoir afin de veiller à ce que les stages soient axés sur la qualité, inclusifs et conformes aux besoins économiques locaux et régionaux; |
| 13. | reconnaît la nécessité d’une action de l’UE pour faire respecter les conditions de travail des stagiaires et lutter contre les relations d’emploi traditionnelles déguisées en stages, afin de parer au risque de divergences entre les États membres. Prend acte à cet égard de l’objectif de la directive proposée consistant à garantir des conditions de concurrence équitables pour les stagiaires dans l’ensemble de l’UE grâce à une harmonisation minimale des systèmes nationaux, tout en laissant aux États membres une flexibilité suffisante pour définir la méthode et la forme d’intervention pour la mise en œuvre progressive des exigences minimales pertinentes. Par conséquent, convient que la proposition à l’examen satisfait aux principes de subsidiarité et de proportionnalité. |
Bruxelles, le 9 octobre 2024.
Le président
du Comité européen des régions
Vasco ALVES CORDEIRO
(1) Avis du Comité européen des régions — L’avenir de la politique de la jeunesse dans l’Union européenne — Réflexion sur la politique de la jeunesse et l’intégration généralisée de cette thématique, dans le contexte de l’Année européenne de la jeunesse 2022 (JO C 79 du 2.3.2023, p. 30).
(2) D’après les estimations fondées sur les données de l’enquête européenne sur les forces de travail (EFT-UE), il y a 3,1 millions de stagiaires dans l’UE (données de 2019), dont 1,6 million sont rémunérés et 1,5 million non rémunérés [COM(2024) 132 et COM(2024) 133].
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/7067/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.114781
30/12/2024
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.114943
30/12/2024
Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.116252
30/12/2024
Avis institutionnel — 52024AB0042
30/12/2024