LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen52024AR3403
Avis institutionnel52024AR3403

Avis du Comité européen des régions — Proposition de règlement relatif au filtrage des investissements étrangers dans l’Union

CELEX52024AR3403
TypeAvis institutionnel
Datemercredi 20 novembre 2024

Résumé IA

Le Comité européen des régions approuve la proposition de règlement visant à renforcer le cadre européen de filtrage des investissements étrangers, en soulignant la nécessité d'une coordination accrue entre les États membres et les collectivités locales. L'avis insiste sur l'importance de protéger les infrastructures critiques et les technologies sensibles tout en préservant un marché ouvert. Pour un professionnel du droit français, ce texte confirme la montée en puissance d'un contrôle harmonisé des investissements extra-UE, avec des implications directes sur les procédures nationales de filtrage et la sécurité juridique des opérations transfrontalières.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/290

24.1.2025

Avis du Comité européen des régions — Proposition de règlement relatif au filtrage des investissements étrangers dans l’Union

(C/2025/290)

Rapporteur : Pehr GRANFALK (SE/PPE), conseiller municipal de Solna

Texte de référence : Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif au filtrage des investissements étrangers dans l’Union et abrogeant le règlement (UE) 2019/452 du Parlement européen et du Conseil

[COM(2024) 23 final]

I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENTS

Amendement 1

COM(2024) 23 final — Considérant 9

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Pour garantir une approche cohérente du filtrage des investissements étrangers dans l’ensemble de l’Union, il convient que tous les États membres soient tenus de filtrer les investissements étrangers pour des motifs de sécurité ou d’ordre public. Par conséquent, il y a lieu d’harmoniser les éléments essentiels des mécanismes nationaux de filtrage. Cette harmonisation minimale inclut l’éventail des investissements à filtrer, les caractéristiques essentielles de la procédure de filtrage et l’interaction entre le mécanisme national et le mécanisme de coopération de l’Union. En outre, les États membres devraient également pouvoir étendre le champ d’application de leur mécanisme national de filtrage à d’autres types d’investissements étrangers, aux investissements étrangers dans d’autres secteurs, ainsi qu’à des cibles de l’Union et à des activités économiques supplémentaires que l’État membre concerné juge critiques pour sa sécurité ou son ordre public. Le cas échéant, ce filtrage devrait également être conforme aux dispositions du présent règlement.

Pour garantir une approche cohérente du filtrage des investissements étrangers dans l’ensemble de l’Union, il convient que tous les États membres soient tenus de filtrer les investissements étrangers pour des motifs de sécurité ou d’ordre public. Par conséquent, il y a lieu d’harmoniser les éléments essentiels des mécanismes nationaux de filtrage. Cette harmonisation minimale inclut l’éventail des investissements à filtrer, les caractéristiques essentielles de la procédure de filtrage et l’interaction entre le mécanisme national et le mécanisme de coopération de l’Union. En outre, les États membres devraient également pouvoir étendre le champ d’application de leur mécanisme national de filtrage à d’autres types d’investissements étrangers, aux investissements étrangers dans d’autres secteurs, ainsi qu’à des cibles de l’Union et à des activités économiques supplémentaires que l’État membre concerné juge critiques pour sa sécurité ou son ordre public. Les États membres devraient mettre en place un mécanisme visant, dans la mesure du possible, à consulter ou, à défaut, à informer les autorités régionales concernées par le filtrage d’un investissement étranger. Le cas échéant, ce filtrage devrait également être conforme aux dispositions du présent règlement.

Exposé des motifs

La proposition à l’examen ne prend pas en considération l’importance économique que revêtent les investissements étrangers pour les régions ni le rôle que celles-ci jouent tant pour attirer ces investissements que pour comprendre leurs répercussions économiques. Il convient dès lors d’encourager les États membres à mettre en place un mécanisme visant à consulter ou, à tout le moins, à informer les autorités régionales concernées par le filtrage d’un investissement étranger.

Amendement 2

COM(2024) 23 final — Considérant 22

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Afin que l’incidence probable d’un investissement étranger sur la sécurité ou l’ordre public d’un ou de plusieurs États membres soit correctement déterminée, les États membres devraient pouvoir communiquer des observations à un État membre dans lequel un investissement étranger est prévu ou a été réalisé, même si cet État membre ne procède pas à un filtrage de cet investissement étranger ou si l’investissement étranger fait l’objet d’un filtrage mais n’a pas été notifié au mécanisme de coopération. Les demandes d’informations, les réponses et les observations émanant des États membres devraient également être notifiées simultanément à la Commission.

Afin que l’incidence probable d’un investissement étranger sur la sécurité ou l’ordre public d’un ou de plusieurs États membres soit correctement déterminée , notamment en ce qui concerne les investissements dans les régions frontalières , les États membres devraient pouvoir communiquer des observations à un État membre dans lequel un investissement étranger est prévu ou a été réalisé, même si cet État membre ne procède pas à un filtrage de cet investissement étranger ou si l’investissement étranger fait l’objet d’un filtrage mais n’a pas été notifié au mécanisme de coopération. Les demandes d’informations, les réponses et les observations émanant des États membres devraient également être notifiées simultanément à la Commission.

Exposé des motifs

Il importe de souligner que, dans certains cas, les effets d’un investissement étranger sont plus susceptibles d’être pertinents pour un autre État membre lorsque cet investissement est réalisé à proximité de sa frontière.

Amendement 3

COM(2024) 23 final — Article 4, paragraphe 2

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

2.

Les États membres font en sorte que leur mécanisme de filtrage respecte les exigences suivantes:

2.

Les États membres font en sorte que leur mécanisme de filtrage respecte les exigences suivantes:

a)

des procédures appropriées sont établies pour permettre à l’autorité de filtrage de déterminer si elle est compétente pour examiner un investissement étranger pour lequel une demande d’autorisation a été introduite et pour procéder à un examen initial suivi, s’il y a lieu, par une enquête approfondie visant à déterminer si ledit investissement étranger est susceptible d’avoir une incidence négative sur la sécurité ou l’ordre public. L’enquête approfondie a notamment pour but de déterminer s’il y a lieu d’adopter une décision de filtrage en vertu de l’article 14, paragraphe 1, et d’en établir le contenu;

a)

des procédures appropriées sont établies pour permettre à l’autorité de filtrage de déterminer si elle est compétente pour examiner un investissement étranger pour lequel une demande d’autorisation a été introduite et pour procéder à un examen initial suivi, s’il y a lieu, par une enquête approfondie visant à déterminer si ledit investissement étranger est susceptible d’avoir une incidence négative sur la sécurité ou l’ordre public. L’enquête approfondie a notamment pour but de déterminer s’il y a lieu d’adopter une décision de filtrage en vertu de l’article 14, paragraphe 1, et d’en établir le contenu;

b)

l’autorité de filtrage surveille et assure le respect du mécanisme de filtrage et des décisions de filtrage. En particulier, elle met en place des procédures appropriées pour détecter et éviter le contournement du mécanisme de filtrage et des décisions de filtrage;

b)

l’autorité de filtrage surveille et assure le respect du mécanisme de filtrage et des décisions de filtrage. En particulier, elle met en place des procédures appropriées pour détecter et éviter le contournement du mécanisme de filtrage et des décisions de filtrage . Ces procédures peuvent notamment comprendre des mécanismes visant à consulter les autorités régionales concernées par l’investissement étranger ;

Exposé des motifs

La proposition à l’examen ne prend pas en considération l’importance économique que revêtent les investissements étrangers pour les régions ni le rôle que celles-ci jouent tant pour attirer ces investissements que pour comprendre leurs répercussions économiques. Il convient dès lors d’encourager les États membres à mettre en place un mécanisme visant à consulter ou, à tout le moins, à informer les autorités régionales concernées par le filtrage d’un investissement étranger.

Amendement 4

COM(2024) 23 final — Article 16

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

1.

Au plus tard le 31 mars de chaque année, à partir de [ajouter la date: première année d’application], les États membres remettent à la Commission un rapport confidentiel sur les activités qu’ils ont menées en vertu de leur mécanisme de filtrage et dans le cadre du mécanisme de coopération au cours de l’année calendaire précédente. Le rapport présente:

1.

Au plus tard le 31 mars de chaque année, à partir de [ajouter la date: première année d’application], les États membres remettent à la Commission un rapport confidentiel sur les activités qu’ils ont menées en vertu de leur mécanisme de filtrage et dans le cadre du mécanisme de coopération au cours de l’année calendaire précédente. Le rapport présente:

a)

le nombre d’investissements étrangers ayant fait l’objet du filtrage à la suite d’une demande d’autorisation ou au titre d’une procédure engagée d’office;

a)

le nombre d’investissements étrangers ayant fait l’objet du filtrage à la suite d’une demande d’autorisation ou au titre d’une procédure engagée d’office;

b)

le nombre d’investissements étrangers approuvés avec et sans conditions;

b)

le nombre d’investissements étrangers approuvés avec et sans conditions;

c)

le nombre d’investissements étrangers interdits et le nombre d’investissements étrangers dont la demande a été retirée;

c)

le nombre d’investissements étrangers interdits et le nombre d’investissements étrangers dont la demande a été retirée;

d)

le nombre d’investissements étrangers notifiés au mécanisme de coopération et le nombre d’observations communiquées par l’État membre concerné;

d)

le nombre d’investissements étrangers notifiés au mécanisme de coopération et le nombre d’observations communiquées par l’État membre concerné;

e)

des informations sur l’origine des investisseurs étrangers et le secteur d’activité des cibles des investissements étrangers ayant fait l’objet du filtrage, d’une autorisation ou d’une interdiction;

e)

des informations sur l’origine des investisseurs étrangers et le secteur d’activité des cibles des investissements étrangers ayant fait l’objet du filtrage, d’une autorisation ou d’une interdiction;

f)

une synthèse des risques et vulnérabilités recensés en lien avec les investissements étrangers ayant donné lieu à l’adoption d’une décision de filtrage.

f)

une synthèse des risques et vulnérabilités recensés en lien avec les investissements étrangers ayant donné lieu à l’adoption d’une décision de filtrage;

g)

la mesure dans laquelle l’État membre concerné a consulté les autorités régionales (dotées des compétences juridiques pertinentes) touchées par une décision de filtrage.

Exposé des motifs

La proposition à l’examen ne prend pas en considération l’importance économique que revêtent les investissements étrangers pour les régions ni le rôle que celles-ci jouent tant pour attirer ces investissements que pour comprendre leurs répercussions économiques. Il convient dès lors d’encourager les États membres à mettre en place un mécanisme visant à consulter ou, à tout le moins, à informer les autorités régionales concernées par le filtrage d’un investissement étranger.

Amendement 5

COM(2024) 23 final — Article 18

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

1.

La Commission évalue le fonctionnement et l’efficacité du présent règlement cinq ans après la date d’application de celui-ci et tous les cinq ans par la suite, et présente un rapport au Parlement européen et au Conseil. Les États membres sont associés à cet exercice et , au besoin, fournissent à la Commission des informations supplémentaires pour la préparation dudit rapport.

1.

La Commission évalue le fonctionnement et l’efficacité du présent règlement cinq ans après la date d’application de celui-ci et tous les cinq ans par la suite, et présente un rapport au Parlement européen et au Conseil. Les États membres sont associés à cet exercice et fournissent à la Commission des informations supplémentaires pour la préparation dudit rapport , notamment concernant la mesure dans laquelle ils ont associé au filtrage des entités régionales dotées des compétences juridiques pertinentes .

2.

Lorsque le rapport de la Commission recommande la modification du présent règlement, il peut être accompagné d’une proposition législative.

2.

Lorsque le rapport de la Commission recommande la modification du présent règlement, il peut être accompagné d’une proposition législative étayée par une analyse d’impact .

Exposé des motifs

Pour procéder à l’évaluation du règlement, il serait utile de disposer d’informations concernant la mesure dans laquelle les États membres ont associé des entités régionales au filtrage et l’incidence de cette pratique, laquelle n’est actuellement suivie qu’en Autriche et en Belgique.

Tant le règlement en vigueur que la proposition révisée ont été présentés sans qu’une analyse d’impact ait été réalisée au préalable. Il serait regrettable que la prochaine révision ne soit pas non plus accompagnée d’une analyse d’impact.

II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CdR),

1.

se félicite de la proposition de révision du règlement relatif au filtrage des investissements directs étrangers (IDE) présentée par la Commission européenne, eu égard à la nécessité de s’adapter au contexte géopolitique et de traiter les questions de sécurité et d’ordre public, lesquelles ont gagné en importance et en complexité ces dernières années;

2.

fait observer que les traités de l’Union européenne définissent la politique commerciale commune comme une contribution au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux IDE, ainsi qu’à la réduction des barrières douanières et autres;

3.

indique que selon l’indice de restrictivité de la réglementation applicable à l’IDE défini par l’OCDE, l’Union compte l’une des régions d’investissement les plus ouvertes au monde, et que plus de 35 % des actifs de l’Union sont actuellement détenus par des investisseurs de pays tiers; estime risqué que les investissements étrangers concernent de plus en plus des infrastructures critiques et des secteurs de haute technologie, et souligne qu’il est dès lors impératif de procéder à leur filtrage;

4.

regrette vivement que la proposition mise à jour ne prenne pas en compte le point de vue des régions et des villes. Il va de soi que les collectivités locales et régionales partagent souvent les mêmes préoccupations que les États membres. En raison du degré élevé d’intégration du marché intérieur, un IDE dans une entreprise de l’Union peut créer un risque non seulement dans d’autres États membres, mais aussi dans certaines régions de l’État membre concerné ou au-delà de ses frontières;

5.

met par ailleurs l’accent sur les préoccupations et les conclusions, notamment les recommandations, formulées par la Cour des comptes européenne dans le rapport spécial qu’elle a élaboré sur cette thématique (1), et attire également l’attention sur les réponses fournies par la Commission européenne (2);

6.

souligne l’importance de prendre en compte, lors de la conception de cadres de protection des infrastructures critiques, l’interdépendance toujours plus grande des secteurs et l’émergence de nouvelles menaces telles que le changement climatique et les pandémies; insiste sur la nécessité de procéder à des évaluations complètes des risques et de mettre en œuvre des mesures rigoureuses pour y répondre;

7.

fait valoir que les infrastructures critiques englobent l’ensemble des systèmes indispensables au maintien de fonctions économiques et sociales essentielles, comme les soins de santé, l’approvisionnement alimentaire, la sécurité, les transports, l’énergie, les réseaux d’information et les services financiers; note qu’il est urgent de renforcer les mesures de protection de ces systèmes contre les menaces aussi bien naturelles que d’origine humaine, notamment le terrorisme, les cyberattaques, les campagnes de désinformation et le contrôle exercé par des entités étrangères hostiles;

Harmonisation

8.

se félicite que le règlement révisé ait pour objectif d’améliorer l’efficacité et l’efficience de la coopération entre les États membres et entre ceux-ci et la Commission en promouvant une «harmonisation minimale» des concepts et des procédures, ainsi que l’élaboration d’une procédure et la fixation de délais plus précis en ce qui concerne le mécanisme de coopération de l’Union;

9.

est préoccupé par les conclusions du rapport susmentionné de la Cour des comptes selon lesquelles le règlement ne comporte pas de dispositions précises qui permettraient de garantir que les concepts soient systématiquement interprétés de la même manière et que des règles analogues soient appliquées à des situations comparables;

10.

soutient, comme point de départ, l’objectif consistant à harmoniser un certain nombre d’éléments clés des mécanismes nationaux de filtrage. Cet ensemble d’éléments harmonisés devrait inclure l’éventail des investissements à filtrer, les caractéristiques essentielles de la procédure de filtrage et l’interaction entre le mécanisme national et le mécanisme de coopération de l’Union. Pour atteindre cet objectif, les définitions des principaux éléments et concepts en lien avec les IDE et leur filtrage doivent être précises et compatibles avec la jurisprudence existante;

11.

demande que des efforts soient réalisés dans le cadre de la coopération internationale transfrontalière entre les États membres et la Commission d’une part, et avec les autorités des pays tiers d’autre part;

Évaluation

12.

se félicite que, cinq ans après son entrée en vigueur, le règlement fasse l’objet d’une évaluation et d’un réexamen, mais regrette que cette proposition importante ne soit pas accompagnée d’une analyse d’impact, ce qui porte préjudice aux bonnes pratiques définies en matière d’amélioration de la réglementation; souligne que le règlement en vigueur n’était pas non plus accompagné d’une analyse d’impact, ce que la Commission européenne a qualifié de cas exceptionnel; fait valoir que la réalisation d’une analyse d’impact avant la présentation de la proposition aurait permis de fonder les discussions interinstitutionnelles sur des éléments concrets;

13.

demande que le règlement mis à jour précise les informations à inclure dans le rapport annuel afin de pouvoir procéder à une analyse en glissement annuel de l’efficience et de l’efficacité du filtrage des IDE ainsi que de la coopération au niveau de l’UE; invite en outre la Commission européenne à lui présenter son rapport annuel;

Charge administrative

14.

constate qu’il ressort du troisième rapport annuel sur les IDE que l’utilisation du mécanisme de filtrage par les États membres a continué d’augmenter en 2022, une progression favorisée par la rapidité de la procédure d’évaluation de la Commission relative aux transactions d’IDE, dont 87 % ont été clôturées dans un délai de 15 jours;

15.

souligne la nécessité d’agir dans des délais courts pour ne pas nuire aux entreprises concernées, en respectant des conditions de confidentialité strictes et en réduisant au minimum les formalités administratives, afin de garantir que l’Europe reste l’un des environnements de la planète les plus ouverts aux investissements dans la perspective des IDE;

16.

souligne que, compte tenu de l’importance potentielle du règlement à l’examen, la Commission européenne et les États membres doivent veiller à ce que des ressources suffisantes soient allouées à sa mise en œuvre effective;

Contexte local et régional

17.

regrette que les IDE ne soient pas répartis de manière égale entre les régions de l’Union. Il ressort en effet d’une étude de l’ORATE (3) que dans l’Union européenne, pas moins de 11 % de la production sont réalisés par des entreprises étrangères, mais que celles-ci sont essentiellement implantées dans les zones urbaines, les régions métropolitaines des capitales et les régions plus développées;

18.

attire l’attention sur une étude de la revue Economic and Business Review (EBR) (4), selon laquelle les IDE sont un facteur déterminant de la croissance régionale, en particulier dans les régions moins développées et les régions périphériques;

19.

invite la Commission à faire en sorte qu’un représentant du CdR participe au groupe de travail d’experts sur le filtrage des IDE dans l’UE, de sorte que le point de vue des collectivités locales et régionales soit formellement reconnu;

20.

appelle la Commission à élaborer un manuel de bonnes pratiques concernant la définition de normes minimales d’harmonisation dans les agences nationales chargées des opérations de filtrage; recommande que ce manuel précise qu’il y a lieu de consulter, dans la mesure du possible, ou d’informer les collectivités locales et régionales lorsqu’un IDE fait l’objet d’un filtrage dans leur région et que cette information doit leur être communiquée si le processus de filtrage retarde l’IDE dans leur région.

Bruxelles, le 20 novembre 2024.

Le président

du Comité européen des régions

Vasco ALVES CORDEIRO


(1) Rapport spécial 27/2023 — Filtrage des investissements directs étrangers dans l’UE – Le cadre est en place, mais des limites importantes empêchent une gestion efficace des risques pour la sécurité et l’ordre public (JO C, C/2023/1457, 7.12.2023, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/1457/oj).

(2) Réponses de la Commission européenne au rapport spécial 27/2023 de la Cour des comptes européenne: «Filtrage des investissements directs étrangers dans l’UE — Le cadre est en place, mais des limites importantes empêchent une gestion efficace des risques pour la sécurité et l’ordre public» .

(3) The World in Europe, global FDI flows towards Europe (Le monde en Europe, les flux mondiaux d’IDE vers l’Europe), 2018.

(4) The Impact of FDI and Financial Depth on EU Regional Growth: Income and Spatial Heterogeneity (Les retombées des IDE et de la profondeur financière sur la croissance régionale dans l’UE: hétérogénéité en matière de revenus et de localisation), septembre 2023.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/290/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


Documents similaires

Avis institutionnel52024AS114781

Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.114781

30/12/2024

Avis institutionnel52024AS114943

Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.114943

30/12/2024

Avis institutionnel52024AS116252

Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.116252

30/12/2024

Avis institutionnel52024AB0042

Avis institutionnel — 52024AB0042

30/12/2024

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →