COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 29.1.2024
COM(2024) 41 final
RAPPORT DE LA COMMISSION AU CONSEIL
Rapport relatif au mécanisme de soutien financier à moyen terme des balances des paiements des États membres de l’Union européenne conformément à l’article 10 du règlement (CE) nº 332/2002 du Conseil
1.Synthèse
Le présent document est un rapport de la Commission au Conseil sur l’utilisation du mécanisme de soutien financier à moyen terme de l’UE aux balances des paiements des États membres (ci-après le «mécanisme BdP») destiné aux États membres n’ayant pas encore adopté l’euro. Conformément à l’article 10 du règlement (CE) nº 332/2002 du Conseil du 18 février 2002 (ci-après le «règlement BdP»), sur la base d’un rapport de la Commission et compte tenu de l’avis du comité économique et financier (CEF), le Conseil est tenu d’examiner «[...] si le mécanisme mis en place demeure adapté dans son principe, dans ses modalités et dans ses plafonds aux besoins qui ont conduit à sa création».
Depuis le rapport précédent et les discussions qui ont eu lieu au sein du Conseil, le mécanisme BdP n’a pas été activé et aucun nouveau prêt n’a été accordé. Cela signifie que le dernier décaissement au titre du mécanisme BdP a eu lieu en juin 2011. Il s’agissait d’une tranche de 150 millions d’EUR d’un prêt accordé à la Roumanie.
La Roumanie et la Hongrie ont intégralement remboursé l’assistance reçue, tandis que sur les 2,9 milliards d’EUR de prêts accordés à la Lettonie et décaissés entre 2009 et 2010, 217 millions doivent encore être remboursés conformément au calendrier de remboursement convenu. À la suite de l’ajustement économique soutenu par le mécanisme BdP, ces États membres ont vu la viabilité de leur balance des paiements s’améliorer rapidement, ce qui leur a permis d’accéder à nouveau aux financements extérieurs sur les marchés et d’effectuer leurs remboursements en temps utile.
La Commission fait l’évaluation suivante de cet instrument.
·Depuis sa dernière modification en mai 2009, le mécanisme fonctionne correctement et les États membres bénéficiaires ont été en mesure de remédier à leurs difficultés de balance des paiements et de retrouver un accès systémique aux marchés des capitaux après avoir bénéficié de l’assistance financière. Dans tous les cas, le calendrier de remboursement a également été respecté.
·Le plafond global actuel de 50 milliards d’EUR fixé pour l’encours des prêts (en principal) et les lignes de crédit au titre de l’instrument semble approprié.
·En 2012, une proposition de la Commission relative à un nouveau règlement du Conseil [COM (2012) 336 final] a énoncé plusieurs modifications visant à tenir compte des changements intervenus dans le cadre de coordination des politiques économiques de l’UE pour la zone euro, comportant désormais le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et, ultérieurement, son successeur, le mécanisme européen de stabilité (MES), afin de décaisser l’assistance financière. L’objectif était de tenir compte également de certains de ces changements dans le cadre applicable aux États membres n’appartenant pas à la zone euro. Par exemple, la proposition de la Commission envisageait d’ajouter des lignes de crédit de précaution au mécanisme BdP afin d’imiter les outils d’assistance financière de précaution du MES. Le Conseil a examiné la proposition de la Commission mais, faute de consensus, le processus législatif n’a pas progressé depuis 2013.
·Depuis lors, de nouvelles évolutions institutionnelles et économiques ont eu lieu, en particulier la création du mécanisme de résolution unique en 2014 et la réforme du MES approuvée fin 2020.
·Le contexte ayant évolué depuis la dernière modification du mécanisme en mai 2009, le Conseil est invité, en examinant si le mécanisme demeure adapté dans son principe, dans ses modalités et dans ses plafonds aux besoins qui ont conduit à sa création, à étudier les enseignements à tirer des crises récentes et des évolutions institutionnelles et économiques qui ont eu lieu depuis 2009 en ce qui concerne la conception et la mise en œuvre du mécanisme BdP.
2.Introduction
Conformément au règlement BdP, le mécanisme BdP a été créé pour fournir un soutien financier à moyen terme de l’UE aux États membres n’ayant pas encore adopté l’euro (ci-après les «États membres faisant l’objet d’une dérogation») et éprouvant des difficultés ou des menaces de difficultés dans la balance des paiements. Ce soutien financier à la balance des paiements peut être accordé soit sous la forme d’un prêt de l’UE, soit sous la forme d’une «facilité de financement» (par exemple, une ligne de crédit). Ladite facilité peut également être accordée à titre de précaution. Le soutien financier à la balance des paiements est toujours subordonné à la mise en œuvre d’un programme de politiques favorisant l’ajustement de l’économie en fonction de ses contraintes financières extérieures.
Le règlement BdP impose au Conseil d’examiner régulièrement dans quelle mesure le mécanisme remplit sa fonction dans son principe, ses modalités et ses plafonds. Cet examen du Conseil doit s’effectuer sur la base d’un rapport de la Commission et après que le CEF a rendu un avis. Cet examen a conduit à la proposition du 22 juin 2012 [COM (2012) 336 final] visant à réformer le mécanisme BdP (voir section spécifique ci-dessous) à la lumière des évolutions institutionnelles intervenues depuis sa création. Toutefois, le Conseil n’a pas été en mesure d’arrêter une position commune et le processus législatif n’a pas progressé par la suite. Depuis lors, de nouvelles évolutions institutionnelles ont eu lieu, en particulier la création du mécanisme de résolution unique en 2014 et la réforme du MES approuvée fin 2020.
Dans ce contexte, le présent rapport invite le Conseil à examiner si le mécanisme demeure adapté dans son principe, dans ses modalités et dans ses plafonds aux besoins qui ont conduit à sa création, ainsi qu’à étudier les enseignements à tirer des crises récentes et des évolutions institutionnelles et économiques qui ont eu lieu depuis 2009 en ce qui concerne la mise en œuvre du mécanisme BdP.
3.Dernier déploiement en date et adéquation du mécanisme BdP
Depuis 2017, date à laquelle le dernier rapport requis au titre de l’article 10 du règlement BdP a été examiné, aucun État membre n’a demandé ou reçu d’assistance au titre du mécanisme. Les dernières opérations de soutien à la balance des paiements ont eu lieu entre 2008 et 2015 et concernaient:
·la Hongrie (5,5 milliards d’EUR décaissés en 2008-2009);
·la Lettonie (2,9 milliards d’EUR décaissés en 2009-2010); et
·la Roumanie (5 milliards d’EUR décaissés en 2009-2011; deux opérations ultérieures (2011-2013 et 2013-2015) ont été considérées comme une mesure de précaution et, par conséquent, aucune somme n’a été décaissée).
Les remboursements ont toujours été effectués conformément au calendrier: après le remboursement par la Hongrie, la Roumanie a intégralement remboursé l’assistance qu’elle avait reçue en 2019. En ce qui concerne la Lettonie, l’encours de son prêt s’élève encore à 217 millions d’EUR, conformément au calendrier de remboursement convenu (voir tableau 1).
Tableau 1: Obligations de paiement résiduelles au titre du mécanisme BdP
| Année | Pays | Remboursement du capital | Paiement d’intérêts | Total |
| 2023 | Lettonie | | 5,8 | 5,8 |
| 2024 | Lettonie | | 5,8 | 5,8 |
| 2025 | Lettonie | 200 | 5,8 | 205,8 |
| Total général | 200 | 17,4 | 217,4 |
En Mio EUR
Dans ces circonstances, la capacité restante du mécanisme BdP s’élève actuellement à 49,8 milliards d’EUR, qui sont disponibles pour venir en aide aux États membres n’appartenant pas à la zone euro lorsqu’ils sont confrontés à des problèmes de financement de leur balance des paiements. Le plafond de 50 milliards d’EUR du mécanisme BdP équivaut à environ 3 % du PIB des États membres n’appartenant pas à la zone euro en 2021. À titre de référence, la capacité totale de prêt du MES représente 4 % du PIB des États membres de la zone euro en 2021. Sur cette base et compte tenu des besoins de financement des précédents programmes de soutien à la balance des paiements, le plafond actuel du mécanisme BdP semble approprié.
Les opérations menées avec succès au titre du mécanisme BdP ont démontré l’efficacité et la polyvalence de cet instrument. Les États membres bénéficiaires ont réglé leurs problèmes de balance des paiements et ont retrouvé ou conservé l’accès aux marchés des capitaux après avoir fait usage du mécanisme BdP.
S’il est permis de considérer que le mécanisme BdP remplit toujours son objectif du point de vue de son principe et de ses plafonds, certaines améliorations pourraient être envisagées quant à ses modalités, par exemple en ce qui concerne son mécanisme de financement.
4.Contenu de la proposition législative de 2012
Le 22 juin 2012, la Commission a présenté une proposition législative visant à réformer le mécanisme BdP. Cette proposition portait sur un nouveau règlement visant à abroger et à remplacer le règlement BdP existant. L’objectif général de la proposition de la Commission était de reproduire, à l’intention des États membres n’appartenant pas à la zone euro, le cadre institutionnel d’assistance financière et de coordination des politiques mis en place pour les États membres de la zone euro, en particulier le MES. La proposition suggérait d’apporter les principales modifications suivantes au mécanisme BdP.
I.Une gamme d’outils plus souples: sur le modèle des innovations du FESF/MES, les révisions proposées du mécanisme BdP auraient introduit des lignes de crédit spécifiques consistant en lignes de crédit conditionnelles à titre de précaution («precautionary conditioned credit lines», ou PCCL) ou en lignes de crédit assorties de conditions renforcées («enhanced conditions credit lines», ou ECCL). L’octroi d’une PCCL aurait été subordonné uniquement au respect de critères d’admissibilité, tandis que l’octroi d’une ECCL aurait également comporté l’obligation d’adopter des mesures correctives. Seuls les États membres dont la situation économique et financière était jugée «fondamentalement saine» devaient pouvoir prétendre au bénéfice d’une PCCL sur la base de ces critères . Les États membres ne remplissant pas les critères d’admissibilité à la PCCL devaient pouvoir prétendre au bénéfice d’une ECCL si leur situation économique et financière générale restait saine et qu’ils s’engageaient en outre à mettre en œuvre un ensemble (limité) de mesures correctives. Contrairement à un prêt octroyé à titre de précaution au titre du mécanisme BdP, les lignes de crédit n’auraient donc pas nécessité la mise en œuvre d’un programme d’ajustement macroéconomique et auraient été exemptes de conditions de politique économique (PCCL) ou n’en auraient comporté qu’un nombre réduit (ECCL).
II.Une surveillance plus étroite:
oComme c’est le cas pour les États membres de la zone euro [conformément au règlement (UE) nº 472/2013], une surveillance renforcée aurait été déclenchée par l’octroi d’une ECCL ou l’utilisation d’une PCCL. Dans le cadre de cette surveillance renforcée, la Commission aurait dû obtenir un accès plus large aux informations dont elle a besoin pour surveiller de près la situation économique, budgétaire et financière de l’État membre concerné et établir des rapports réguliers. L’État membre faisant l’objet d’une surveillance renforcée aurait pris des mesures en vue de remédier aux sources potentielles de difficultés économiques.
oCodification des pratiques en matière de surveillance post-assistance: après la fin de l’assistance, la capacité de remboursement des États membres serait restée sous surveillance jusqu’au remboursement de 75 % de l’assistance financière reçue.
III.Des procédures de surveillance rationalisées: en évitant les doubles emplois entre la surveillance budgétaire et économique de l’UE et le suivi du programme d’ajustement macroéconomique de la même manière que pour les États membres de la zone euro, conformément au règlement (UE) nº 472/2013.
IV.Calendrier des opérations d’emprunt: en autorisant la Commission à emprunter sur les marchés bien avant les décaissements de prêts prévus afin de bénéficier des conditions les plus avantageuses sur le marché.
Outre les modifications proposées par la Commission, le Parlement européen a demandé la création d’un instrument spécifique pour l’octroi de prêts aux États membres (hors zone euro) en vue de recapitaliser leurs établissements financiers («recapitalisation indirecte»). La Commission a appuyé cette demande.
À l’instar du règlement BdP, la proposition de la Commission de 2012 relative au mécanisme BdP était fondée sur l’article 352 du TFUE. Elle nécessitait donc l’approbation unanime du Conseil et l’approbation du Parlement européen.
Le Conseil a examiné la proposition de la Commission pour la dernière fois en décembre 2013 en vue de l’adoption d’une position commune. La proposition n’a pas été adoptée et le processus législatif n’a pas progressé depuis 2013. Néanmoins, les modifications énoncées dans la proposition de la Commission de 2012 restent nécessaires pour harmoniser les outils d’assistance financière destinés aux États membres de la zone euro avec ceux destinés aux États membres n’appartenant pas à la zone euro.
5.État de la situation
Nonobstant les bons résultats enregistrés par le mécanisme BdP et l’efficacité dont il a fait preuve par le passé, le cadre général en matière d’assistance financière et de coordination des politiques économiques de l’UE a été confronté à d’importantes évolutions depuis la dernière révision du règlement BdP en 2009.
1.Le MESF, créé en 2010 en tant qu’instrument à l’échelle de l’UE et présentant un fonctionnement globalement similaire à celui du mécanisme BdP, a permis d’effectuer des opérations d’emprunt en prévision de décaissements de prêts ultérieurs, en s’écartant ainsi des traditionnels financements adossés de la Commission, afin de bénéficier des conditions les plus avantageuses sur le marché.
2.Le FESF a été créé en 2010, puis remplacé par le MES en 2012, afin de fournir une assistance financière aux États membres de la zone euro. Les outils inclus dans le MES comprennent des prêts subordonnés à un programme d’ajustement macroéconomique, une assistance financière de précaution, des achats d’obligations souveraines sur les marchés primaire et secondaire, des prêts pour la recapitalisation indirecte des banques et la recapitalisation directe des établissements financiers. Le MES s’appuie sur une stratégie de financement diversifiée afin de lever des fonds sur les marchés des capitaux.
3.En 2014, les colégislateurs ont adopté la directive établissant un cadre pour le redressement et la résolution des établissements de crédit et des entreprises d’investissement, qui constitue la pierre angulaire du cadre de l’UE pour la résolution des défaillances bancaires. L’intégration s’est poursuivie par la création du mécanisme de résolution unique, qui a renforcé le cadre législatif pour la résolution des défaillances bancaires et constitue deuxième pilier de l’Union bancaire. Dans ce cadre, le Fonds de résolution unique a été créé en 2014. Il est financé par les contributions du secteur bancaire et peut être utilisé en dernier ressort afin de garantir l’application effective des instruments de résolution.
4.En 2013, le cadre de surveillance économique de la zone euro s’est élargi avec l’entrée en vigueur du «two-pack». Le règlement (UE) n° 472/2013 a introduit un régime de surveillance renforcée pour les États membres de la zone euro qui connaissent ou risquent de connaître de sérieuses difficultés du point de vue de leur stabilité financière et, en particulier, pour les États membres bénéficiant d’une assistance financière à titre de précaution. Ce règlement contient également plusieurs dispositions visant à éviter la duplication des obligations de surveillance et de rapport pour les États membres de la zone euro soumis à un programme d’ajustement macroéconomique . Enfin, il établit un cadre pour la surveillance des États membres de la zone euro, après réception d’une assistance financière, sous la forme d’une «surveillance post-programme».
5.La réforme du MES, inscrite dans les révisions de son traité et approuvée fin 2020 mais non encore ratifiée, clarifie les règles en matière d’admissibilité et de conditionnalité attachées à la ligne de crédit de précaution assortie de conditions (PCCL) et à la ligne de crédit assortie de conditions renforcées (ECCL) du MES. La réforme du MES met également en place un filet de sécurité pour le Fonds de résolution unique (FRU). Si le FRU vient à être épuisé, le MES peut lui prêter les fonds nécessaires pour financer une résolution sous la forme d’une ligne de crédit renouvelable accordée à l’établissement, sous réserve de l’approbation des instances dirigeantes du MES.
6.En novembre 2022, aux fins du réexamen en cours de la gouvernance économique, et en réponse au rapport publié en 2021 par la Cour des comptes européenne sur la surveillance post-programme, la Commission a proposé de laisser intacte la législation concernée, mais de mener la surveillance post-programme différemment, en lui fixant des objectifs plus clairs, et de lier l’intensité du cadre à ces objectifs. En particulier, la Commission a proposé d’axer la surveillance post-programme sur i) l’évaluation de la capacité de remboursement des États membres; ii) le suivi de la mise en œuvre des réformes inachevées qui ont débuté dans le cadre du programme d’ajustement; et iii) l’évaluation de la nécessité de prendre des mesures correctives supplémentaires.
7.Le règlement financier a été modifié fin 2022 afin de permettre à la Commission de mettre en œuvre une stratégie de financement diversifiée comprenant les emprunts autorisés en vertu de l’article 5, paragraphe 1, de la décision (UE, Euratom) 2020/2053 du Conseil et, sauf dans des cas dûment justifiés, des opérations d’emprunt et de gestion de la dette pour financer des programmes d’assistance financière.
8.Le 26 avril 2023, dans le cadre du réexamen de la gouvernance économique, la Commission a présenté une proposition législative sur la coordination efficace des politiques économiques et la surveillance budgétaire multilatérale. Cette proposition définit l’interaction avec le règlement (UE) n° 472/2013 relatif au renforcement de la surveillance économique et budgétaire des États membres de la zone euro connaissant ou risquant de connaître de sérieuses difficultés du point de vue de leur stabilité financière. La proposition de la Commission prévoit que les États membres de la zone euro faisant l’objet d’un programme d’ajustement macroéconomique seraient exemptés de l’obligation de présenter un plan budgétaire et structurel à moyen terme et un rapport d’avancement annuel. Elle prévoit également que les États membres de la zone euro faisant l’objet d’une surveillance renforcée devraient tenir compte des recommandations adressées par le Conseil conformément à l’article 121, paragraphe 4, du TFUE en cas d’écart par rapport au sentier des dépenses nettes.
Par contre, abstraction faite des modifications législatives de 2009 qui ont relevé le plafond du mécanisme BdP et clarifié les responsabilités de la Commission et des États membres, le fonctionnement de ce mécanisme est resté inchangé depuis 2002. Par exemple, l’UE doit emprunter de manière strictement «adossée» à ses opérations de prêt pour financer l’assistance financière au titre du mécanisme BdP.
6.Conclusions et recommandations
Depuis 2009, le mécanisme BdP a rempli efficacement son rôle. Les derniers États membres bénéficiaires ont pu rétablir la viabilité de leur balance des paiements et rembourser l’assistance dans les délais. Le plafond de 50 milliards d’EUR établi pour l’encours en principal des prêts semble approprié. Il a permis de répondre à la demande au titre du mécanisme BdP tout en conservant des capacités inutilisées. Cela constitue un signal fort de ce que l’UE a la volonté et la capacité de se tenir aux côtés de tous ses États membres dans les périodes difficiles.
Néanmoins, il est possible d’adapter le mécanisme BdP afin de tenir compte des réformes institutionnelles qui ont été effectuées depuis la dernière révision de ce mécanisme en 2009, ce qui était l’esprit de la proposition de la Commission de 2012. Les modifications suggérées dans cette proposition restent nécessaires pour harmoniser les outils d’assistance financière destinés aux États membres de la zone euro avec ceux destinés aux États membres n’appartenant pas à la zone euro. Dans ce contexte, le Conseil est invité à examiner les enseignements à tirer des crises récentes et de l’évolution des secteurs institutionnel, économique et financier depuis 2009, ainsi que leurs implications pour la conception et la mise en œuvre du mécanisme BdP.