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AccueilDroit européen52024DC0395
Acte préparatoire52024DC0395

RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL conformément à l’article 278 bis du code des douanes de l’Union sur les progrès réalisés dans le développement des systèmes électroniques prévus dans le code au cours de l’année 2023

CELEX52024DC0395
TypeActe préparatoire
Datelundi 9 septembre 2024

Résumé IA

Ce rapport de la Commission, présenté en 2024, fait le point sur l'état d'avancement du déploiement des systèmes électroniques requis par le code des douanes de l'Union (CDU) pour l'année 2023. Il dresse un bilan des projets achevés, en cours et retardés, et identifie les principaux défis techniques et opérationnels rencontrés par les États membres. Pour un professionnel du droit français, ce document est essentiel pour anticiper les évolutions procédurales et les échéances de mise en conformité des systèmes douaniers nationaux avec le cadre numérique européen.

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 9.9.2024

COM(2024) 395 final

RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL



conformément à l’article 278 bis du code des douanes de l’Union sur les progrès réalisés dans le développement des systèmes électroniques prévus dans le code au cours de l’année 2023

{SWD(2024) 214 final}


Table des matières

1. Introduction

2. CONTENU DU rapport

3. Méthodologie des projets pour les systèmes électroniques prévus dans le CDU

4. Aperçu général des progrès réalisés dans la mise en œuvre des systèmes électroniques prévus dans le CDU

4.1 Projets achevés avant 2023

4.2 Projets en cours

4.2.1 Projets transeuropéens

4.2.2 Projets nationaux

4.3 Risques de retard dans la mise en œuvre des systèmes informatiques prévus dans le CDU

4.4 Mesures d’atténuation

4.5 État de la situation pour les pays visés par l’élargissement

5. Résumé et conclusions concernant la gestion



1.Introduction

Le présent rapport est le cinquième rapport annuel sur les progrès réalisés dans le déploiement des systèmes électroniques en cours, élaboré conformément à l’article 278 bis du code des douanes de l’Union (CDU) 1 , en ce qui concerne les progrès réalisés dans le développement des systèmes électroniques prévus dans le CDU 2 . Ce rapport détaille les progrès constants réalisés dans le développement des systèmes électroniques et décrit les avancées accomplies vers un environnement douanier entièrement numérique depuis l’entrée en vigueur du CDU. À cet effet, il s’appuie sur le programme de travail relatif au CDU 3 (PT CDU), établi en 2019, qui fait office de référence pour rendre compte des progrès réalisés.

Le CDU est entré en vigueur le 1er mai 2016 et, après avoir été modifié en 2019 4 , il a fixé les dates limites en 2020, 2022 et 2025 pour l’achèvement progressif des projets relatifs à la transition et à la mise en œuvre des systèmes informatiques. Les systèmes électroniques et sur support papier existants peuvent continuer à être utilisés pour accomplir des formalités douanières (les «mesures transitoires») jusqu’au moment où les systèmes électroniques prévus par le CDU, qu’ils soient nouveaux ou mis à niveau, sont opérationnels. Cet instrument juridique a vocation à piloter et accompagner le processus de transition tridimensionnel progressif et complexe vers un environnement douanier entièrement numérique, en tenant compte des interdépendances entre les systèmes .

Il convient de noter que, lors de la rédaction du présent rapport, le PT CDU de 2019 faisait l’objet d’une révision, entre autres sur la base des contributions transmises par les États membres sur les progrès accomplis dans le cadre de l’élaboration du rapport. Le nouveau PT CDU est l’instrument destiné à orienter les États membres vers une mise en œuvre, commune et réalisable, des projets en cours, en leur laissant davantage de souplesse pour respecter les délais définitifs, tout en maintenant la pression nécessaire pour une mise en œuvre complète du PT CDU pour le 31 décembre 2025 au plus tard. C’est pourquoi le rapport adopte une démarche prospective en ce qui concerne l’état de préparation par rapport aux horizons fixés dans le nouveau PT CDU 5 adopté par la Commission le 15 décembre 2023.

2.CONTENU DU rapport

Les projets répertoriés dans le PT CDU peuvent être répartis en trois catégories de systèmes:

I)les systèmes centraux transeuropéens devant être conçus ou mis à niveau par la Commission (ils requièrent souvent également le développement ou la mise à niveau des systèmes nationaux par les États membres);

II)les systèmes transeuropéens décentralisés devant être conçus ou mis à niveau par la Commission, mais qui présentent une composante nationale essentielle devant être mise en œuvre par les États membres;

III)les systèmes nationaux devant être conçus ou mis à niveau exclusivement par les États membres.

Le présent rapport analyse les progrès concrets réalisés pour l’ensemble de ces systèmes, et précise la portée et la planification de chaque projet (section 3). Il attire également l’attention sur les retards éventuels, dès lors qu’ils sont détectés, ainsi que sur les mesures d’atténuation envisagées (section 4). L’évaluation globale des progrès réalisés dans la mise en œuvre du PT CDU est résumée dans la conclusion du présent rapport (section 5 ).

De plus amples informations concernant la planification et le statut de chaque projet sont fournies dans un document de travail des services de la Commission 6 qui accompagne le présent rapport. Le rapport et le document de travail des services de la Commission ont été élaborés sur la base des informations recueillies à partir des sources suivantes:

1) les plans nationaux que les États membres sont tenus de présenter deux fois par an (en janvier et en juin);

2) une enquête distribuée aux États membres et aux services de la Commission afin de mesurer les progrès accomplis par rapport aux plans.

Les données recueillies sont à la fois quantitatives, sous forme d’étapes ou de délais respectés ou non, et qualitatives, sous forme de descriptions détaillées portant sur la complexité estimée des projets, les difficultés rencontrées, les risques anticipés, les retards et leurs raisons sous-jacentes, ainsi que les mesures d’atténuation prévues et/ou prises.

Au cours de l’exercice de cette année, les États membres ont également été invités à fournir des informations sur les enseignements tirés de l’élaboration des projets et sur les éventuels besoins supplémentaires en matière de soutien.

3) plusieurs réunions bilatérales de haut niveau entre les directions informatiques des douanes des États membres et la Direction générale de la fiscalité et de l’union douanière (DG TAXUD) de la Commission.

Les résultats de l’enquête ont permis à la Commission d’avoir une idée claire de l’état d’avancement de chaque système. Toutefois, la Commission a estimé qu’il était important d’acquérir des connaissances actualisées afin d’appréhender de manière globale et précise l’état d’avancement de chacun des projets prévus par le CDU dans les États membres, de comprendre les problèmes auxquels ceux-ci étaient confrontés et de trouver des solutions pour améliorer les situations problématiques.

4) les résultats des programmes transeuropéens de coordination et de suivi.

Le présent rapport contient également une analyse fondée sur des informations plus détaillées qui ont été communiquées par les États membres dans le cadre des programmes de coordination en place depuis 2020 pour les systèmes transeuropéens.

3.Méthodologie des projets pour les systèmes électroniques prévus dans le CDU

En fonction de l’architecture du système convenue entre les États membres et la Commission pour chacun des systèmes, les responsabilités en matière de conception, de déploiement, d’exploitation et de maintenance sont définies et partagées, comme le prévoit le règlement d’exécution établissant des dispositions techniques aux fins de la conception, du fonctionnement et de l’exploitation des systèmes électroniques, qui décrit les composantes que ces systèmes devraient comporter et leur nature — nationales (conçues au niveau national) ou communes (conçues au niveau de l’UE).

Conformément à l’article 103 de ce même règlement, les composantes communes sont conçues, testées, déployées et gérées par la Commission, et peuvent être testées par les États membres. Les composantes nationales sont conçues, testées, déployées et gérées par les États membres. Les États membres veillent à l’interopérabilité des composantes nationales avec les composantes communes. La Commission conçoit et gère les spécifications communes des systèmes décentralisés en étroite coopération avec les États membres. Les États membres conçoivent, exploitent et gèrent des interfaces afin de fournir les fonctionnalités des systèmes décentralisés nécessaires à l’échange d’informations avec les opérateurs économiques et d’autres personnes au moyen des composantes et interfaces nationales, et avec les autres États membres au moyen des composantes communes.

Depuis 2022, la méthodologie des projets pour la conception des systèmes a été encore optimisée. Au niveau de la Commission, la modélisation des processus opérationnels et des données ainsi que les spécifications techniques ont été élaborées plus en parallèle et, dès le début, en étroite collaboration avec des experts des domaines juridique, opérationnel et informatique. Cette démarche de bonne pratique a également été intégrée par la plupart des États membres. Par ailleurs, les travaux évoluent afin d’adopter des méthodologies plus agiles pour le développement des systèmes électroniques prévus dans le CDU, qui offrent une fonctionnalité utilisateur progressive au moyen de versions logicielles plus rapides et plus faciles à gérer. La Commission a adapté l’approche et la documentation qu’elle utilise pour les systèmes transeuropéens afin de permettre cette agilité afin d’aider les États membres à accélérer les progrès. Cette évolution se reflète également dans le nouveau PT CDU.

Les États membres et la Commission ont continué de se réunir régulièrement au sein du groupe de coordination sur la douane électronique (ECCG) afin de définir les documents de projet, et de s’entendre sur ceux-ci, pour chaque système transeuropéen. L’ECCG est également l’instance de pilotage et de coordination des activités entre les États membres et la Commission. En outre, la Commission a systématiquement consulté les opérateurs par l’intermédiaire du groupe de contact avec les opérateurs économiques. Les États membres ont la responsabilité de maintenir un contact direct avec leurs opérateurs économiques pour ce qui est des plans nationaux et de la documentation des activités économiques. Une fois qu’un système est opérationnel, il est de la plus haute importance que les États membres veillent à ce que la transition des systèmes existants vers les systèmes mis à niveau se fasse en douceur. Il s’agit d’un point essentiel pour éviter toute incidence sur les opérations économiques et douanières.

4.Aperçu général des progrès réalisés dans la mise en œuvre des systèmes électroniques prévus dans le CDU

Le PT CDU comprend dix-sept projets destinés au déploiement des systèmes électroniques requis: quatorze systèmes transeuropéens qui relèvent de la responsabilité de la Commission et des États membres, et trois systèmes qui relèvent de la responsabilité exclusive des États membres.

4.1Projets achevés avant 2023

La Commission rend compte de la réussite du déploiement des neuf systèmes suivants (nouveaux ou mis à niveau):

·système des exportateurs enregistrés — REX dans le cadre du CDU (nouveau): déployé en 2017;

·décisions douanières — CDS dans le cadre du CDU (nouveau): déployé en 2017;

·accès direct des opérateurs aux systèmes d’information européens — UUM&DS (gestion uniforme des utilisateurs et signature numérique) dans le cadre du CDU (nouveau): déployé en 2017;

·version 2 du système d’enregistrement et d’identification des opérateurs économiques — EORI2 dans le cadre du CDU (mise à niveau): déployé en 2018;

·Surveillance 3 — SURV3 dans le cadre du CDU (mise à niveau): déployé en 2018;

·renseignements tarifaires contraignants — RTC dans le cadre du CDU (mise à niveau): déployé en 2019;

·opérateurs économiques agréés — OEA dans le cadre du CDU (mise à niveau): déployé en 2019;

·bulletins d’information pour les régimes particuliers — INF dans le cadre du CDU (nouveau): déployé en 2020;

·version 1 du système de contrôle des importations 2 — version 1 de l’ICS2 dans le cadre du CDU (mise à niveau): déployé en 2021.

4.2Projets en cours

Le présent rapport vise à mettre en évidence les réalisations et les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des projets en cours en 2023.

La section 4.2.1 donne un aperçu des six projets transeuropéens dont le déploiement est prévu entre 2023 et 2025. Pour quatre de ces projets, la fin des fenêtres de déploiement était prévue en 2023 dans le PT CDU de 2019; toutefois, certains États membres ayant signalé des difficultés, le PT CDU a été révisé en 2023.

La section 4.2.2 retrace la mise en œuvre des trois projets nationaux, à savoir la notification d’arrivée, la notification de présentation et le dépôt temporaire, les régimes particuliers et les systèmes nationaux d’importation. Il était initialement prévu que ces projets soient opérationnels d’ici au 31 décembre 2022, selon le CDU. Toutefois, en raison de l’incapacité à respecter ce délai et comme indiqué précédemment dans les rapports annuels sur l’état d’avancement du CDU, plusieurs États membres ont demandé une dérogation au titre de l’article 6, paragraphe 4, du CDU. Le 1er février 2023, la Commission a adopté des décisions d’exécution accordant des dérogations à certains États membres, prolongeant le délai jusqu’au 31 décembre 2023.

4.2.1 Projets transeuropéens

Les projets transeuropéens présentent une structure particulière, qui peut comporter une combinaison d’éléments centraux et nationaux ainsi que plusieurs phases. Comme indiqué à l’article 278, paragraphe 3, du CDU, ils doivent être achevés le 31 décembre 2025 au plus tard. Une brève description et l’état d’avancement de chaque projet sont présentés ci-dessous:

1)Gestion des garanties dans le cadre du CDU — GUM (nouveau): le but est de garantir l’attribution et la gestion en temps réel au sein de l’Union des différents types de garanties, en mettant l’accent sur l’amélioration de la rapidité de traitement, de la traçabilité et du suivi des garanties entre les bureaux de douane.

État d’avancement: un document d’orientations opérationnelles, un module d’apprentissage en ligne et des formations informatiques ont été mis à disposition en 2023. Un risque faible a été associé au déploiement dans les délais du volet 1 relatif au GUM, qui doit être mis en œuvre au niveau central le 11 mars 2024 au plus tard.

En ce qui concerne le volet 2 du GUM, les États membres devraient établir des connexions opérationnelles avec la composante centrale entre mars 2024 et juin 2025. Les États membres ont indiqué essentiellement un faible niveau de risque pour la mise en œuvre du projet dans les délais. Au deuxième trimestre de 2023, sept États membres avaient indiqué que le déploiement de leur composante nationale était achevé, tandis que pour d’autres, les travaux étaient en cours. Deux États membres s’attendent à des retards dans la réalisation de cette étape.

2)Version 2 du système de contrôle des importations dans le cadre du CDU — ICS2 (mise à niveau): le but est de renforcer la sûreté et la sécurité de la chaîne d’approvisionnement en améliorant la qualité des données, les fichiers de données, ainsi que la disponibilité et le partage d’informations anticipées sur les marchandises.

État d’avancement: la version 2 de l’ICS2 étend le champ d’application du système à toutes les marchandises (y compris les envois express et postaux) entrant dans l’UE par voie aérienne.

Le système central de la version 2 de l’ICS2 a été déployé par la Commission le 1er mars 2023 conformément au délai légal.

En ce qui concerne l’état de préparation des États membres au rôle qui leur revient dans la mise en œuvre, le 1er mars 2023, douze États membres avaient déployé la version 2 de l’ICS2. Des dérogations ont été accordées à douze autres États membres, prolongeant le délai de déploiement jusqu’au 30 juin 2023 7 en raison d’un risque élevé de retard. Fin 2023, la version 2 était opérationnelle dans vingt-six États membres. L’État membre restant envisageait de se connecter au cours du premier semestre de 2024.

Les opérateurs économiques ont progressivement effectué la transition jusqu’en octobre 2023, mais à la fin de l’année, environ 40 transporteurs aériens étaient toujours en attente. Les États membres sont responsables de la mise en conformité des opérateurs économiques avec l’ICS2. La Commission suit l’intégration progressive des opérateurs économiques conjointement avec les États membres et les associations professionnelles concernées. Elle a rappelé aux États membres qu’ils devaient prendre toutes les mesures nécessaires, ce qui inclut la possibilité d'imposer des sanctions, en cas de non-respect persistant des règles par les opérateurs économiques.

Le développement de la version 3 de l’ICS2 a débuté comme prévu. La plupart des États membres ont indiqué que le projet présentait un risque faible et était en bonne voie pour que le système soit entièrement déployé à la date indiquée dans le PT CDU.

3)Preuve du statut douanier de l’Union dans le cadre du CDU — PoUS (nouveau): le but est de stocker, gérer et consulter l’ensemble des preuves fournies pour prouver que les opérateurs indiquent le statut douanier de l’Union de leurs marchandises. En raison des interdépendances avec le manifeste douanier des marchandises dans le cadre du CDU (MDM) et avec l'environnement de guichet unique maritime européen (EMSWe), l’achèvement du projet s’effectuera en deux phases distinctes afin de réduire au minimum les risques et les incohérences.

État d’avancement: la phase 1 du projet PoUS devrait être opérationnelle d’ici au 1er mars 2024, avec un faible risque de retard.

En ce qui concerne la phase 2 du projet PoUS, la Commission a achevé les spécifications techniques au deuxième trimestre de 2023, et il est prévu que les activités des tests de conformité se terminent au troisième trimestre de 2025. La Commission progresse comme prévu, et le projet sera mis en œuvre dans les temps. Toutefois, il convient de noter que, compte tenu de l’écart entre la date de déploiement du manifeste des marchandises douanières de la phase 2 du projet PoUS (2 juin 2025) et la date de déploiement de l’environnement de guichet unique maritime européen (EMSWe) (15 août 2025), il a été procédé à un alignement de ces dates dans le nouveau PT CDU. Par conséquent, le déploiement a été reprogrammé dans le nouveau PT CDU et fixé au 15 août 2025 8 . Un risque moyen a été associé à ce projet au vu des progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’EMSWe.

4)Dédouanement centralisé des importations dans le cadre du CDU — CCI (nouveau): le but est de permettre aux opérateurs économiques de placer des marchandises sous un régime douanier en déposant dans leur lieu d’établissement une déclaration pour des marchandises présentées en douane dans un autre État membre. S’appuyant sur les nouveaux systèmes nationaux d’importation, le CCI automatisera le dédouanement centralisé au niveau européen.

État d’avancement: en ce qui concerne la phase 1 du CCI, la Commission avance selon le calendrier convenu et les essais de conformité en cours avec les États membres. Un niveau de risque moyen à élevé a été attribué à ce projet, qui dépend de l’état de préparation des États membres en ce qui concerne la mise à niveau de leur système national d’importation (SNI), condition préalable au déploiement du CCI.

Compte tenu des retards signalés dans le déploiement de la phase 1 du CCI, au-delà du 1er décembre 2023, la Commission met en œuvre une nouvelle approche itérative qui donne la priorité aux déclarations normales et au libre choix du type de message, tout en prolongeant le délai de déploiement de la phase 1 du CCI 9 et reportant le déploiement final au 1er juillet 2024, comme indiqué dans le nouveau PT CDU.

En ce qui concerne la phase 2 du CCI, la Commission a apporté les dernières touches aux spécifications techniques en 2022, bien avant la fenêtre de déploiement prévue qui va d’octobre 2023 au 2 juin 2025.

Pour ce qui est de l’évaluation du caractère complet du système CCI, la plupart des États membres ont indiqué que les activités de développement avançaient, et qu’un niveau de risque moyen était associé à la mise en œuvre du projet dans les délais par rapport à la date butoir fixée pour la phase 2 du CCI.

Certains États membres ont fait part de leur intention de déployer la phase 1 du CCI et la phase 2 du CCI concurremment.

5)Nouveau système de transit informatisé dans le cadre du CDU — NSTI (mise à niveau): le but est d’aligner le système de transit commun de l’Union existant sur les nouvelles dispositions législatives du CDU, notamment sur les exigences du CDU en matière de données et sur les interfaces avec d’autres systèmes.

État d’avancement: dans l’ensemble, en ce qui concerne la phase 5 du NSTI, des progrès significatifs ont été réalisés. Toutefois, un risque élevé a été attribué à ce projet, car la date limite de déploiement du 1er décembre 2023 n’a pas pu être respectée par un certain nombre d’États membres. Par conséquent, une nouvelle approche a été adoptée et intégrée dans le nouveau PT CDU, qui prévoit une mise en œuvre de la phase 5 du NSTI en deux étapes: les fonctionnalités essentielles au plus tard le 1er décembre 2023, la continuité des activités étant conforme au CDU, et les fonctionnalités non essentielles au plus tard le 2 décembre 2024.

Comme le montre la Figure 1 , la mise en service est intervenue dans trois États membres en février 2023 et, dans quatre autres, en septembre 2023. Tous les États membres, sauf six, se sont engagés à ce que les fonctionnalités essentielles soient opérationnelles le 1er décembre 2023 au plus tard, et la plupart ont confirmé que les fonctionnalités essentielles comme non essentielles seraient opérationnelles le 1er décembre 2024 au plus tard.

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