| CELEX | 52024IP0009 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mardi 16 janvier 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/5703 | 17.10.2024 |
P9_TA(2024)0009
Mise en œuvre du programme «Citoyens, égalité, droits et valeurs» 2021-2027 - Engagement et participation des citoyens
Résolution du Parlement européen du 16 janvier 2024 sur la mise en œuvre du programme «Citoyens, égalité, droits et valeurs» 2021-2027 – Engagement et participation des citoyens (2023/2004(INI))
(C/2024/5703)
Le Parlement européen,
| — | vu le règlement (UE) 2021/692 du Parlement européen et du Conseil du 28 avril 2021 établissant le programme «Citoyens, égalité, droits et valeurs» et abrogeant le règlement (UE) no 1381/2013 du Parlement européen et du Conseil et le règlement (UE) no 390/2014 du Conseil (1), |
| — | vu le document de travail des services de la Commission du 30 mai 2018 intitulé «Résumé de l’analyse d’impact accompagnant les documents: proposition de règlement établissant le programme “Droits et valeurs”; proposition de règlement établissant le programme “Justice”, proposition de règlement établissant le programme “Europe créative” » (SWD(2018)0290), |
| — | vu le rapport 2020 sur la citoyenneté dans l’Union, |
| — | vu la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, |
| — | vu l’article 20 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et l’article 9 du traité sur l’Union européenne, |
| — | vu le rapport du Parlement européen du 6 avril 2022 sur le déploiement de mesures en faveur de l’éducation civique (2021/2008(INI)), |
| — | vu la recommandation du Conseil du 22 mai 2018 relative à la promotion de valeurs communes, à l’éducation inclusive et à la dimension européenne de l’enseignement, |
| — | vu la communication de la Commission du 3 décembre 2020 relative au plan d’action pour la démocratie européenne (COM(2020)0790), |
| — | vu la communication de la Commission du 2 décembre 2020 intitulée «Stratégie visant à renforcer l’application de la Charte des droits fondamentaux dans l’Union européenne» (COM(2020)0711), |
| — | vu la communication de la Commission du 18 septembre 2020 intitulée «Une Union de l’égalité: plan d’action de l’UE contre le racisme 2020-2025» (COM(2020)0565), |
| — | vu la communication de la Commission du 12 novembre 2020 intitulée «Union de l’égalité: stratégie en faveur de l’égalité de traitement à l’égard des personnes LGBTIQ pour la période 2020-2025» (COM(2020)0698), |
| — | vu la communication de la Commission du 5 mars 2020 intitulée «Une Union de l’égalité: stratégie en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes 2020-2025» (COM(2020)0152), |
| — | vu la communication de la Commission du 5 octobre 2021 intitulée «Stratégie européenne de lutte contre l’antisémitisme et de soutien à la vie juive (2021-2030)» (COM(2021)0615), |
| — | vu la communication de la Commission du 7 octobre 2020 intitulée «Union de l’égalité: cadre stratégique de l’UE pour l’égalité, l’inclusion et la participation des Roms» (COM(2020)0620), |
| — | vu la communication de la Commission du 24 mars 2021 intitulée «Stratégie de l’UE sur les droits de l’enfant» (COM(2021)0142), |
| — | vu l’article 54 de son règlement intérieur, ainsi que l’article 1er, paragraphe 1, point e), et l’annexe 3 de la décision de la Conférence des présidents du 12 décembre 2002 relative à la procédure d’autorisation pour l’élaboration de rapports d’initiative, |
| — | vu le rapport de la commission de la culture et de l’éducation (A9-0392/2023), |
| A. | considérant que la participation active à la vie politique et culturelle est un droit fondamental dont tout le monde doit pouvoir jouir en toute égalité; que la Déclaration universelle des droits de l’homme prévoit le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays et à des élections libres, le droit de participer à la vie culturelle de la communauté et le droit de réunion et d’association pacifiques, en vue de la pleine participation de tous à la société; |
| B. | considérant que la citoyenneté de l’Union confère aux citoyens divers droits, notamment le droit d’adresser une pétition au Parlement sur toute question relevant de la compétence de l’Union, le droit de saisir le médiateur européen en cas de mauvaise administration dans l’action des institutions de l’Union, le droit d’écrire à toute institution de l’Union dans l’une des langues officielles de l’Union et de recevoir une réponse rédigée dans la même langue, ainsi que le droit d’accès, conformément à la réglementation européenne applicable, aux documents du Parlement, du Conseil et de la Commission; |
| C. | considérant que les défis systémiques actuels et émergents, tels que la crise climatique, les pandémies mondiales, la transition numérique et les inégalités sociales, requièrent l’adaptation des structures et des approches qui garantissent la participation active des citoyens à la société; que la participation numérique active des citoyens devrait tenir compte de la fracture numérique entre les générations, entre les groupes sociaux, ainsi qu’entre les zones urbaines bien connectées et les zones rurales et isolées, et y remédier, tout en renforçant la culture numérique globale; |
| D. | considérant que les programmes de l’Union qui promeuvent l’engagement civique, les droits, les valeurs et le sentiment d’appartenance, et qui améliorent les compétences sociociviques et l’esprit critique sont plus importants que jamais; |
| E. | considérant que la participation des citoyens doit être abordée sous plusieurs niveaux, en englobant les processus locaux, régionaux, nationaux, européens et mondiaux, grâce auxquels les citoyens connaissent les enjeux et expriment leur point de vue en participant aux décisions qui ont une incidence sur leur vie ou en les influençant; que les participants des zones rurales et isolées doivent être encouragés à participer au programme; que les processus actuels de mondialisation et d’intégration européenne exigeront de la nouvelle génération d’Européens qu’ils participent davantage à la politique à différents niveaux, afin d’être capables de vivre et de travailler de manière mondialisée, ainsi que de respecter les différences au quotidien; que les sociétés se diversifient, ce qui renforce encore l’importance du respect à l’égard de la dignité humaine, de la diversité des cultures et des origines, ainsi que du rejet de toute forme de discrimination envers les femmes, les personnes LGBTIQ+, les minorités ethniques et les autres groupes marginalisés en Europe; |
| F. | considérant que les évolutions sociopolitiques observées dans les États membres – notamment la polarisation sociale, la faible confiance accordée aux institutions, le recul de la démocratie, l’érosion de l’état de droit, le rétrécissement de l’espace dévolu à la société civile, le nationalisme entraînant des politiques d’exclusion, l’instrumentalisation de l’euroscepticisme à des fins politiques ainsi que la montée des mouvements extrémistes et de l’autoritarisme, l’entrisme des fondamentalismes religieux, les campagnes de désinformation et la mésinformation – peuvent gravement menacer les démocraties européennes et déstabiliser l’Union européenne dans son ensemble; que si l’on veut lutter contre ces tendances, il est crucial d’accroître la participation et l’engagement actifs des citoyens par l’enseignement formel, non formel et informel ainsi que par l’apprentissage tout au long de la vie; |
| G. | considérant que l’émergence d’une citoyenneté européenne a été entravée par des connaissances lacunaires et un déficit émotionnel, souvent liés à des conceptions erronées de l’Union européenne; qu’elle devrait donc être accompagnée et renforcée au moyen d’une série de mécanismes favorisant la participation des citoyens et le dialogue interculturel; qu’une meilleure compréhension de notre histoire européenne commune et un engagement plus fort des citoyens dans la vie sociale et politique peuvent avoir une incidence bénéfique sur l’émergence d’une identité européenne qui viendrait se greffer sur les multiples identités des citoyens, qu’elles soient locales, régionales, nationales, géographiques, culturelles ou autres; que la participation active des citoyens et le dialogue avec la population sont étroitement liés à la dimension européenne de l’éducation civique; qu’ils peuvent contribuer efficacement à la création d’une citoyenneté européenne assortie de droits et d’obligations clairs; |
| H. | considérant qu’une faible participation des citoyens, une connaissance insuffisante de l’Union et une mauvaise compréhension de sa valeur ajoutée peuvent contribuer à la perception d’un déficit démocratique et favoriser l’euroscepticisme dans les États membres; |
| I. | considérant que le rétrécissement de l’espace dévolu à la société civile dans l’Union et dans d’autres pays participant au programme nuit à la participation à la vie démocratique et à la capacité des OSC à jouer leur rôle de contre-pouvoir, notamment en ce qui concerne l’état de droit; que les actions visant à soutenir et à faciliter la participation de la société civile, notamment des minorités et des organisations de base dotées d’une longue et vaste expérience, sont primordiales pour défendre la démocratie, l’état de droit et les droits de l’homme dans les États membres; |
| J. | considérant que les OSC défendant les minorités sont essentielles à l’autoreprésentation et à l’engagement civique des personnes minoritaires, en particulier pour les groupes qui ne disposent pas d’autres voies formelles de représentation politique; |
| K. | considérant que les ressortissants de pays tiers résidant dans l’Union étaient plus de 22 millions en 2020; que ces groupes n’ont pas accès à des activités politiques formelles, ce qui a pour conséquence que des millions de personnes sont touchées par des décisions prises sans leur participation ou leur contribution; qu’il s’agit là d’un déficit démocratique fondamental dans l’ensemble de l’Union à tous les niveaux et d’un défi pour l’élaboration de politiques et de programmes durables, équitables et efficaces; que le respect des droits de l’homme liés à la participation politique et publique des individus qui ne sont pas citoyens joue un rôle crucial dans la promotion de la gouvernance démocratique, de l’état de droit, de l’inclusion sociale, du développement économique et de l’élimination de la marginalisation et de la discrimination dans l’Union; |
Première phase de mise en œuvre du programme «Citoyens, égalité, droits et valeurs» (2021-2027): Volet 3 - Engagement des citoyens
| 1. | est fermement convaincu que le programme «Citoyens, égalité, droits et valeurs» (CERV) contribue de façon unique au renforcement de l’engagement et de la participation des citoyens du point de vue des droits fondamentaux, en conciliant efficacement les valeurs, le dialogue civil et la citoyenneté, tout en promouvant la justice sociale, l’égalité entre les hommes et les femmes et la diversité, en aidant à préserver le patrimoine régional et la conscience historique, et en luttant contre les discriminations et la violence; est d’avis que le programme CERV est un instrument essentiel pour garantir l’avenir de l’Union et relever les défis sociopolitiques, tels que le manque de connaissances, l’euroscepticisme, le rétrécissement de l’espace dévolu à la société civile ainsi que l’érosion et la remise en cause de l’état de droit en Europe; encourage le programme à soutenir les actions visant à renforcer la résilience des OSC, y compris celles qui sont axées sur l’état de droit et les valeurs de l’Union; |
| 2. | rappelle que la mise en œuvre du programme CERV en est encore à ses balbutiements, le règlement établissant le programme n’ayant été adopté qu’en 2021; souligne que, pour cette raison, seuls quelques projets relevant du volet 3 ont été achevés et que trop peu d’informations ont été fournies par les bénéficiaires pour pouvoir évaluer les résultats avec précision; |
| 3. | invite la Commission à privilégier la collecte de données dans le cadre du programme CERV, en particulier sur les groupes défavorisés, notamment les communautés marginalisées, les minorités et les populations vulnérables, afin de pouvoir s’attaquer aux problèmes qui leur sont propres et de promouvoir la recherche sur leur expérience; insiste sur la nécessité de mettre en place des mécanismes solides de suivi et d’évaluation; souligne que cette approche servira à éclairer l’élaboration des politiques, en veillant à ce que les groupes défavorisés participent de manière significative aux initiatives d’engagement civique et à ce que leurs voix soient entendues; estime qu’elle débouchera sur un programme plus inclusif et plus équitable, et que les évaluations futures présenteront une meilleure qualité générale; |
| 4. | fait remarquer que le programme a rencontré plusieurs difficultés lors des premières phases de sa mise en œuvre, dont bon nombre étaient liées à des facteurs externes, tels que la pandémie de COVID-19 et la guerre d’agression russe contre l’Ukraine; relève que ces difficultés ont perturbé et compromis les droits des citoyens et leur participation à la vie démocratique; note toutefois qu’après un démarrage lent, la mise en œuvre du programme a accéléré et que le programme fonctionne désormais de manière satisfaisante; souligne en outre que des campagnes de sensibilisation devraient être dirigées vers un public plus large, notamment vers les personnes issues des zones rurales; |
| 5. | s’inquiète du fait que l’utilisation et l’introduction de nouveaux outils numériques aux fins de l’exécution des fonds de l’Union (par exemple, l’outil eGrants) semblent représenter une grande difficulté pour les bénéficiaires en vue du développement du programme; regrette que la complexité des procédures ait également empêché les petites organisations ne disposant pas du temps et des ressources nécessaires de se porter candidates dans les délais impartis; estime que la conception de ces outils limite la capacité du programme à s’adapter aux nouvelles évolutions et aux nouveaux besoins; demande que les charges administratives soient supprimées et que les procédures de candidature, de passation de marchés et de déclaration soient simplifiées; souligne que la simplification des exigences administratives comprend également la mise en place d’une procédure de candidature plus efficace et plus souple pour les organisations qui ont signé des accords-cadres de partenariat pluriannuels, en prévision de l’évolution des politiques; insiste également pour que le portail de dépôt des demandes soit rendu plus convivial, notamment pour les petites organisations, et pour que l’ensemble des documents liés à la procédure soient traduits dans toutes les langues de l’Union, afin d’élargir la participation en provenance de tous les États membres et de garantir la diversité culturelle; |
| 6. | regrette que les États membres ne soient pas tenus de désigner un point de contact national du programme CERV, en le chargeant de fournir des conseils neutres, des informations pratiques et une assistance aux demandeurs, aux parties prenantes et aux bénéficiaires du programme, notamment en les aidant à remplir la procédure de candidature et en diffusant des informations compréhensibles quant aux résultats du programme; constate avec regret qu’en juin 2023, seuls 20 États membres avaient établi un point de contact national; |
| 7. | se déclare profondément préoccupé par le fait que les taux d’inflation actuels se répercutent sur les dépenses de fonctionnement des bénéficiaires du programme CERV; déplore le fait que les bénéficiaires éprouvent des difficultés à mettre en œuvre les activités prévues, notamment au regard des coûts unitaires des déplacements, de l’hébergement et des indemnités journalières, et qu’ils doivent parfois renoncer à certaines des activités qu’ils avaient initialement prévues afin de respecter leur budget; |
Recommandations stratégiques pour l’avenir du programme CERV
| 8. | invite la Commission à mettre en place le groupe de dialogue civil, afin d’assurer un dialogue régulier, ouvert et transparent et de renforcer le dialogue civil dans l’ensemble du programme, de manière à favoriser un processus à double sens entre les institutions, à tous les niveaux, et toutes les parties prenantes concernées, y compris les OSC, en application de l’article 11 du règlement (UE) 2021/692; suggère de recourir au dialogue civil comme mode de gouvernance et moyen de déterminer les priorités du programme de travail biennal, en promouvant davantage la dimension collective de l’engagement civique en tant que composante essentielle de la démocratie et de l’état de droit; rappelle, à cet égard, qu’il convient de promouvoir des actions innovantes pour encourager le dialogue avec la société civile, notamment en vue d’instaurer une culture du partenariat fondé sur la confiance avec les bénéficiaires; demande, en particulier, des actions de renforcement des capacités pour favoriser une large participation de la société civile, en établissant des liens avec d’autres programmes de financement mis en œuvre dans le cadre de la gestion partagée, tels que l’instrument d’appui technique; |
| 9. | rappelle la nécessité d’encourager la participation active des citoyens, en renforçant la dimension européenne de l’éducation à la citoyenneté, tant dans les programmes scolaires que dans les activités extrascolaires; souligne qu’une éducation à la citoyenneté véritablement européenne peut permettre aux citoyens de se former et de s’informer dans un esprit d’engagement et de participation civiques; affirme que des lignes directrices adéquates de l’Union peuvent être utiles en ce sens; souligne l’importance d’inclure les individus qui vivent dans l’Union sans en être citoyens et les organisations qu’ils dirigent dans le groupe cible du programme CERV, afin de favoriser la gouvernance démocratique, l’état de droit et l’inclusion sociale; |
| 10. | invite les États membres qui n’ont pas encore désigné de point de contact national à le faire le plus rapidement possible; demande à la Commission de poursuivre sa collaboration avec le réseau des points de contact nationaux au moyen de réunions, d’actions de formation et d’échanges spécifiques, initiatives qui, jusqu’à présent, ont été organisées avec un grand succès; encourage, dans ce contexte, la Commission, les États membres et les points de contact nationaux à mettre en place un réseau européen de points de contact nationaux, qui favoriserait les échanges de bonnes pratiques et de connaissances; incite également la Commission à mettre en place un réseau de bénéficiaires du programme CERV, leur permettant d’échanger leurs expériences et leurs bonnes pratiques et de mieux comprendre les réalités locales et nationales dans l’ensemble de l’Union et en dehors de celle-ci; |
| 11. | prend acte des résultats obtenus à la suite de l’introduction de différents types de mécanismes de réattribution des fonds au sein du programme CERV, qui se sont révélés très encourageants jusqu’à présent; demande que soit réalisée une analyse qualitative et quantitative des différents appels à réattribution, en vue d’étendre leur application, s’il y a lieu, aux autres volets du programme CERV, en particulier au volet 3, afin de s’assurer que le financement de l’Union parvienne aux OSC de base qui jouissent d’une longue et vaste expérience; invite instamment la Commission à simplifier davantage les procédures administratives ainsi que les exigences relatives à la réattribution de fonds, afin d’accorder aux organisations candidates une plus grande flexibilité à l’égard des sous-bénéficiaires, en garantissant des normes appropriées en matière de travail, de soins de santé et de protection sociale; estime que les exigences en matière de cofinancement pourraient être révisées pour adapter les règles à la situation du bénéficiaire, de sorte qu’une plus grande variété de bénéficiaires, dont des particuliers et des microstructures, et de domaines thématiques puissent être pris en considération; insiste sur l’importance de promouvoir l’utilisation du programme dans le secteur éducatif dans son ensemble, y compris auprès des étudiants, des enseignants, du personnel éducatif et des personnes qui travaillent au contact des jeunes; souligne qu’il convient que les financements octroyés au titre du programme CERV dans les domaines des droits, de l’égalité, des valeurs et de l’engagement civique (pour lesquels les autres sources de financement sont très rares, voire inexistantes) couvrent un pourcentage plus important des montants des subventions; demande instamment à la Commission de veiller, grâce notamment à des mécanismes de contrôle, à ce que les financements soient attribués à des structures qui respectent la charte des droits fondamentaux de l’Union, afin de garantir le respect des normes adéquates en matière de travail, de soins de santé et de protection sociale; réclame une évaluation de l’efficacité et de la souplesse des mécanismes de réattribution, ainsi que de leur capacité à atteindre les associations de base et à soutenir les organisations dans les pays où l’espace dévolu à la société civile rétrécit; |
| 12. | souhaite que le budget du programme soit porté à 2,6 milliards d’euros dans le prochain cadre financier pluriannuel, afin de répondre à la demande croissante d’engagement civique et de participation démocratique; suggère de mettre en place un mécanisme ad hoc de protection des défenseurs des droits de l’homme, sur le modèle de ceux mis en place en dehors de l’Union pour protéger les défenseurs des droits de l’homme ou les journalistes; demande, plus généralement, d’ajuster les coûts des programmes à l’inflation, compte tenu des conclusions de la conférence sur l’avenir de l’Europe dans les domaines de la citoyenneté et de l’éducation européennes, ainsi que de l’importance stratégique du programme CERV pour la mise en œuvre des priorités de l’Union; |
| 13. | souligne qu’il est essentiel pour le succès du programme de mettre en place des activités de communication et de sensibilisation efficaces et de leur accorder la priorité pour favoriser la participation des bénéficiaires potentiels, en particulier au niveau local; |
| 14. | reconnaît que les échanges et la participation à des activités prévues dans le cadre du programme CERV sont essentiels pour renforcer la capacité des OSC à s’engager sur le plan civique et à promouvoir les valeurs de l’Union dans les pays tiers; souligne que l’engagement actif et l’adhésion aux valeurs européennes ne prennent pas naissance au moment de la conclusion des accords d’adhésion, mais sont le fruit d’un travail de longue haleine entrepris par des militants et des OSC pour promouvoir ces idées et soutenir les militants locaux dans les pays tiers; encourage la Commission à faciliter la participation des individus qui ne sont pas citoyens européens, en associant des OSC extérieures à l’Union aux activités du CERV; demande donc que le programme CERV couvre les frais de participation des représentants de la société civile, du moins ceux des pays candidats et associés, que leur pays participe ou non au programme CERV; insiste sur la nécessité de relever les défis posés par la guerre en Ukraine, en encourageant les projets menés avec des partenaires ukrainiens dans le cadre d’activités commémoratives, de participation à la vie démocratique et de défense du patrimoine culturel ukrainien; |
| 15. | réitère son appel à faire du programme CERV un levier d’action dans le domaine de la conscience historique européenne, en soutenant activement les structures qui visent à promouvoir la mémoire historique critique, par exemple par des activités transnationales de recherche et de visite des lieux de mémoire, dans l’Union et les pays tiers, notamment pour faire échec au révisionnisme historique et culturel; prie la Commission et les États membres d’accorder une attention particulière aux questions sociétales sensibles qui risquent d’être instrumentalisées; |
| 16. | demande que le programme CERV soutienne la dynamique émergente consistant à relier les jumelages de villes et les réseaux de villes au jumelage d’établissements d’enseignement, ce qui peut renforcer la dimension européenne, l’échange de bonnes pratiques et le sentiment d’appartenance; |
| 17. | prie instamment la Commission de simplifier davantage les procédures administratives relatives aux accords-cadres de partenariat quadriennaux pour l’attribution des subventions de fonctionnement, eu égard notamment aux caractéristiques spécifiques de l’outil informatique utilisé, qui semble plus adapté aux subventions à l’action; ° ° ° |
| 18. | charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission. |
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/5703/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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P10_TA(2024)0074 — Répression constante exercée contre la société civile et les médias indépendants en Azerbaïdjan, et le cas de Gubad Ibadoghlu, d'Anar Mammadli, de Kamran Mammadli, de Rufat Safarov et de Meydan TV — Résolution du Parlement européen du 19 décembre 2024 sur la répression constante exercée contre la société civile et les médias indépendants en Azerbaïdjan, et le cas de Gubad Ibadoghlu, d’Anar Mammadli, de Kamran Mammadli, de Rufat Safarov et de MeydanTV (2024/2994(RSP))
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19/12/2024
P10_TA(2024)0072 — La 11e année d'occupation de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol par la Fédération de Russie et la détérioration de la situation des droits de l’homme en Crimée occupée, notamment les cas d'Iryna Danylovych, de Tofik Abdulhaziiev et d'Amet Suleymanov — Résolution du Parlement européen du 19 décembre 2024 sur la 11e année d’occupation de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol par la Fédération de Russie et la détérioration de la situation des droits de l’homme en Crimée occupée, notamment les cas d’Irina Danilovich, de Tofik Abdoulgaziev et d’Amet Suleymanov (2024/2992(RSP))
19/12/2024