| CELEX | 52024IP0034 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mercredi 17 janvier 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/5744 | 17.10.2024 |
P9_TA(2024)0034
Le rôle de la diplomatie préventive dans la gestion des conflits gelés dans le monde: une occasion manquée ou un changement pour l’avenir?
Recommandation du Parlement européen du 17 janvier 2024 à l'intention du Conseil, de la Commission et du vice-président de la Commission et haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité sur le rôle de la diplomatie préventive dans la résolution des conflits gelés dans le monde: une occasion manquée ou un changement pour l’avenir? (2023/2050(INI))
(C/2024/5744)
Le Parlement européen,
| — | vu le traité sur l’Union européenne et le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, |
| — | vu les conclusions du Conseil du 20 juin 2011 sur la prévention des conflits et du 22 janvier 2018 sur l’approche intégrée à l’égard des conflits et des crises extérieurs, |
| — | vu la stratégie globale pour la politique étrangère et de sécurité de l’Union européenne du 28 juin 2016, |
| — | vu les conclusions du Conseil et le concept sur la médiation de l’UE en faveur de la paix du 7 décembre 2020, |
| — | vu le plan d’action intitulé «Boussole stratégique en matière de sécurité et de défense – Pour une Union européenne qui protège ses citoyens, ses valeurs et ses intérêts, et qui contribue à la paix et à la sécurité internationales», adopté par le Conseil le 21 mars 2022 et approuvé par le Conseil européen le 25 mars 2022, |
| — | vu le document de travail commun de la Commission et du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité du 1er septembre 2023 intitulé «Updated toolset for EU Conflict Analysis and Conflict Early Warning — Objectives, processes and guidance» (Ensemble actualisé pour l’analyse des conflits et l’alerte précoce des conflits — Objectifs, processus et orientations) (SWD(2023)0295), |
| — | vu sa recommandation du 10 février 1999 sur la création d’un Corps civil européen de paix (1), |
| — | vu le nouvel agenda des Nations unies pour la paix du 20 juillet 2023, |
| — | vu la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité, adoptée le 31 octobre 2000, |
| — | vu sa résolution du 23 octobre 2020 sur l’égalité entre les hommes et les femmes dans la politique étrangère et de sécurité de l’Union (2), |
| — | vu sa résolution du 12 mars 2019 sur le renforcement des capacités de l’Union en matière de prévention des conflits et de médiation (3), |
| — | vu sa résolution du 18 avril 2023 sur la mise en œuvre de la PSDC civile et d’autres formes d’assistance de l’Union dans le domaine de la sécurité civile (4), |
| — | vu l’avis du Comité économique et social européen du 6 octobre 2023 sur la diplomatie climatique de l’UE, |
| — | vu sa résolution du 14 juin 2018 sur les territoires géorgiens qui demeurent occupés par la Russie dix ans après l’invasion du pays (5), |
| — | vu l’article 118 de son règlement intérieur, |
| — | vu le rapport de la commission des affaires étrangères (A9-0404/2023), |
| A. | considérant que la préservation de la paix, la prévention des conflits et le renforcement de la sécurité internationale figurent parmi les objectifs essentiels de l’action extérieure de l’Union européenne tels que fixés à l’article 21, paragraphe 2 du traité sur l’Union européenne; |
| B. | considérant qu’un contexte géopolitique en mutation, marqué par des confrontations entre des puissances émergentes et des acteurs longtemps dominants, des attaques contre le système multilatéral, la démocratie et l’ordre fondé sur des règles, la résurgence de la violence dans des conflits qui duraient depuis longtemps, les technologies émergentes, les cybermenaces, l’ingérence malveillante de tiers, les crises du climat et de la biodiversité, des niveaux mondiaux d’inégalité économique sans précédent, l’inversion des droits, notamment pour les femmes, l’exclusion et la discrimination persistantes et systématiques de groupes sociaux entiers, le recul mondial des droits de l’homme et de la démocratie, les problèmes de sécurité alimentaire et les migrations sont autant de facteurs qui contribuent aux conflits et à l’instabilité dans le monde, compte tenu notamment de la guerre d’agression illégale menée par la Russie contre l’Ukraine et des tensions croissantes au Moyen-Orient; |
| C. | considérant que les Nations unies définissent la «diplomatie préventive» comme «les mesures diplomatiques prises pour empêcher les différends de dégénérer en conflits et pour limiter la propagation des conflits lorsqu’ils éclatent»; |
| D. | considérant que la diplomatie préventive pratiquée dans l’Union embrasse le soutien politique et financier au système multilatéral, au commerce, au développement, à l’aide humanitaire et aux droits humains, en s’attachant à saisir les occasions de remédier aux causes des conflits et de créer des espaces de dialogues, souvent en partenariat avec des organisations internationales et régionales ainsi qu’avec les parties concernées; |
| E. | considérant que les conflits gelés alimentent et normalisent les récits et les sentiments nationalistes et pérennisent l’émergence de l’extrême droite; |
| F. | considérant que les pouvoirs émergents se confrontent aux acteurs traditionnels et que ce phénomène, aux côtés des nouvelles technologies et de l’approfondissement de la mondialisation, entraîne une concurrence internationale accrue, tandis que le changement climatique, la sécurité alimentaire et la migration suscitent des tensions croissantes et provoquent des conflits qui mettent également l’Union en difficulté; |
| G. | considérant que l’ordre multilatéral fondé sur des règles est actuellement menacé et remis en question, ce qui rend impératif que l’Union réponde aux situations de conflits internationaux conformément aux valeurs qu’elle proclame, à savoir les droits humains, l’égalité, la liberté, la démocratie, l’état de droit et la dignité humaine, afin de ne pas affaiblir davantage le soutien en faveur du multilatéralisme; que certaines anciennes alliances fondées sur l’intérêt commun de perturber ce système commencent à réapparaître, telles que le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud (BRICS); que les actions unilatérales de la Russie ont eu une incidence significative sur la formation d’alliances et l’établissement de ses sphères d’influence; |
| H. | considérant qu’il est urgent, dans l’intérêt du déploiement de la démocratie, des droits humains, de l’état de droit, de faire respecter et de soutenir le multilatéralisme et l’ordre international fondé sur des règles; |
| I. | considérant que des acteurs autocratiques mettent en péril l’universalité des droits de l’homme et sapent les normes démocratiques dans le monde; qu’un monde composé de démocraties saines, c’est-à-dire un monde de systèmes démocratiques forts, est un monde plus sûr, car elles disposent d’importants contre-pouvoirs qui prémunissent contre l’imprévisibilité des autocraties; |
| J. | considérant que les principaux conflits dérivent de l’utilisation, par des acteurs étatiques et non étatiques, de stratégies hybrides, de cyberattaques, de campagnes de désinformation et d’ingérence directe dans les élections et le processus politique ainsi que de la coercition économique et de l’instrumentalisation des flux migratoires illégaux; |
| K. | considérant que l’Union doit améliorer ses outils préventifs et reconnaître le rôle vital qu’ils jouent pour la préservation de la paix, de la stabilité et de la sécurité au sein de l’Union et au-delà de ses frontières; |
| L. | considérant que l’Union est le plus grand donateur d’aide internationale au monde, et qu’elle contribue à vaincre la pauvreté et à faire progresser le développement mondial; qu’elle n’a pas eu la même influence dans la sphère de la diplomatie publique et devrait donc accroître son ambition et sa présence en matière de diplomatie préventive dans le monde entier, en premier lieu en communiquant sur les progrès et les succès de ses activités diplomatiques entreprises jusqu’à présent, ainsi que sur les résultats de l’aide financière qu’elle accorde; que l’Union procède à une évaluation approfondie des instruments de financement de la coopération internationale; |
| M. | considérant que l’approche de l’Union en matière de diplomatie préventive vise à préserver la paix, à prévenir les conflits et à renforcer la sécurité internationale, ce qui implique de prendre des mesures dont les dimensions, les niveaux et les acteurs sont multiples, tout en traitant les différents aspects et étapes des conflits et en facilitant les espaces de dialogue; |
| N. | considérant que le seul recours à des stratégies politiques, diplomatiques ou militaires s’est souvent révélé inapte à prévenir les conflits, et qu’il est donc nécessaire d’adopter une approche globale, ambitieuse, inclusive et respectueuse de l’égalité entre les hommes et les femmes en matière de prévention des conflits et de consolidation de la paix, associant aide humanitaire, coopération au développement, politiques commerciales, étrangères et de sécurité, restauration et maintien de l’ordre juridique intérieur, création ou recréation de structures administratives, dialogue interethnique et interreligieux et d’autres approches en matière de résolution des conflits, sans oublier la lutte contre l’impunité; que les actions de l’Union dans le domaine de la diplomatie préventive doivent être en premier lieu guidées par un engagement indéfectible dans la coopération pour la démocratie et le développement et dans des mesures destinées à instaurer un climat de confiance entre les différentes parties; |
| O. | considérant que les efforts de l’Union en matière de développement international et de soutien à la démocratie sont des outils clés de sa politique étrangère; que les missions d’observation électorale jouent un rôle important dans le renforcement de l’engagement de l’Union auprès des pays partenaires, notamment en soutenant leurs efforts pour respecter leurs obligations internationales en matière de droits de l’homme; |
| P. | considérant que, conformément au nouveau consensus européen sur le développement, l’Union et ses États membres reconnaissent le lien entre le développement durable, l’action humanitaire, la paix et la sécurité dans la poursuite des objectifs de l’Agenda 2030 des Nations unies pour le développement durable et des objectifs de développement durable (ODD), en particulier l’ODD 16 sur la promotion de sociétés pacifiques et inclusives; |
| Q. | considérant que le Conseil a nommé neuf représentants spéciaux de l’Union pour différentes régions instables et en conflit, certains d’entre eux agissant en tant que médiateurs et facilitateurs de paix afin d’empêcher les différends de dégénérer et de limiter la propagation des conflits lorsqu’ils éclatent, mais que leurs initiatives et les effets de leurs actions ne sont pas toujours suffisamment visibles ou efficaces; qu’il est important que les représentants spéciaux de l’Union dispose d’un mandat large et flexible, qui puisse s’adapter à des circonstances géopolitiques évolutives dans le but de promouvoir les politiques et les intérêts de l’Union dans des régions et des pays spécifiques et de jouer un rôle actif dans les efforts de diplomatie préventive; |
| R. | considérant que l’Union ne dispose pas de la confiance, des moyens, des ressources ou des outils nécessaires pour développer pleinement son potentiel de médiation dans des domaines d’importance stratégique et qu’elle pourrait ne pas être considérée comme impartiale par une ou plusieurs parties belligérantes; qu’un tel état de fait pourrait contribuer à l’émergence de récits anti-européens dans le voisinage immédiat de l’Union et dans les pays tiers; |
| S. | considérant que la guerre d’agression illégale, non provoquée et injustifiée de la Russie contre l’Ukraine et contre la Géorgie en août 2008, ainsi que ses conséquences dans le monde entier mettent en évidence la nécessité d’une action de l’Union plus forte, plus ambitieuse, plus crédible, plus stratégique, plus tangible et plus unifiée sur la scène mondiale, et souligne la nécessité pour l’Union de fixer de manière autonome ses propres objectifs stratégiques et de recourir aux capacités nécessaires à leur poursuite afin d’éviter de reproduire les mêmes erreurs et de retirer des enseignements utiles de celles qui ont été commises pour relever les défis à venir; que l’Union devrait engager toutes les ressources financières nécessaires pour relever les défis géopolitiques dont le nombre augmente rapidement et investir davantage dans la diplomatie préventive et d’autres mesures de prévention des conflits afin d’éviter que ceux-ci ne s’étendent, car ils sont préjudiciables au développement social et économique des régions touchées; |
| T. | considérant que la sécurité dans le voisinage oriental, dans les Balkans occidentaux ainsi que dans la région du Sahel, l’Afrique de l’Ouest et la Corne de l’Afrique est fortement menacée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie et les actions hybrides malveillantes que celle-ci mène, et par les possibles répercussions de cette agression sur les pays voisins; que la déstabilisation de notre voisinage immédiat met en péril la stabilité, la paix et la sécurité des frontières extérieures de l’Union et donc de l’Union elle-même et de ses États membres; que l’Union doit accroître l’efficacité de sa politique de sécurité et de défense, en particulier dans les pays du Partenariat oriental; |
| U. | considérant que la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine constitue un signal d’alarme pour l’Union, dans la mesure où elle présente une menace immédiate pour l’architecture de sécurité européenne et mondiale ainsi que pour la sécurité de l’Union, de ses États membres ainsi que de ses pays candidats et candidats potentiels; que l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie et ses conséquences dans le monde entier ont relancé la dynamique en faveur d’une redéfinition géopolitique de la politique étrangère de l’Union, y compris un réexamen de ses mécanismes de réponse, notamment de sa panoplie d’outils de diplomatie préventive, et ont vu naître une prise de conscience au sein d’un public qui appelle à une action cohérente de l’Union en réponse aux conflits internationaux; |
| V. | considérant que l’Union devrait poursuivre activement une diplomatie préventive dans les régions de conflits gelés afin d’empêcher l’escalade et de promouvoir la stabilisation; |
| W. | considérant que l’Union s’est toujours efforcé de faciliter les échanges directs et de réduire le risque d’escalade dans différentes régions du monde en soutenant les processus de paix, les initiatives de consolidation de la paix et les systèmes d’alerte rapide dans un contexte géopolitique complexe; |
| X. | considérant que le peu de volonté dont font preuve les États membres pour mettre de côté leurs intérêts individuels, politiques ou économiques en matière de relations extérieures afin de bâtir des capacités conjointes et de développer pleinement l’autonomie stratégique est l’un des principaux obstacles qui empêchent l’Union de jouer un rôle de premier plan au niveau mondial dans le domaine de la diplomatie préventive; |
| Y. | considérant que l’Union devrait poursuivre son travail en vue d’élaborer pleinement ses propres instruments indépendants et permanents dans le cadre de son action extérieure, de sa politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et de sa politique de sécurité et de défense commune (PSDC); |
| Z. | considérant que la gestion civile des crises est un composant fondamental de la PESC; |
| AA. | considérant qu’il convient de réévaluer et de renforcer la coordination entre le Service européen pour l’action extérieure (SEAE), le Parlement et les États membres afin de construire des capacités conjointes et de moderniser l’approche actuelle en vue d’obtenir des résultats tangibles et de prendre des initiatives concrètes dans les domaines de la diplomatie préventive, de la consolidation de la paix et du rétablissement de la paix; que l’Union doit parler d’une seule voix et que son action sur le terrain doit être alignée sur celle de ses États membres en ce qui concerne les alertes précoces, la prévention des conflits et la gestion des crises; que la prévention des conflits est un objectif commun à tous les États membres; |
| AB. | considérant que la crédibilité de l’Union est une nécessité incontournable pour la bonne mise en œuvre de ses actions dans le domaine de la diplomatie préventive, puisqu’elle renforce la confiance qu’accordent à l’Union les différentes parties prenantes au conflit; que, à cet égard, il est nécessaire de garantir le plus haut degré de coordination et de cohérence dans l’action extérieure de l’Union, notamment en garantissant le rôle de premier plan du vice-président de la Commission et haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (VP/HR) en tant que passerelle entre la PESC et les relations extérieures de l’Union; que la Commission doit renforcer sa coordination avec le SEAE, y compris en ce qui concerne les initiatives et les actions de l’Union dans le domaine de la diplomatie préventive, en garantissant le plein respect de l’article 3, paragraphe 2 et de l’article 9 de la décision relative au SEAE (6); |
| AC. | considérant que le financement mondial de la prévention des conflits et de la consolidation de la paix est à son niveau le plus bas depuis 15 ans (7); |
| AD. | considérant que l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (IVCDCI – Europe dans le monde) comporte un programme thématique sur la paix, la stabilité et la prévention des conflits; que la Commission a publié un programme indicatif pluriannuel qui octroie 870 970 044 EUR à cette thématique pour la période 2021-2027, dont seulement 13 % à 18 % seront consacrés à la prévention des conflits; |
| AE. | considérant que les opérations civiles et militaires de l’Union ont pour mandat la prévention des conflits, le maintien de la paix et la gestion des crises; que la capacité de leur panoplie d’outils préventive devrait être élargie et que le personnel devrait bénéficier d’une formation supplémentaire; |
| AF. | considérant que l’Union a malheureusement démontré, à différentes occasions, le manque de clarté de sa représentation extérieure, ce qui altère clairement sa cohérence et donc sa crédibilité dans le monde entier; qu’il est nécessaire de définir clairement les compétences des fonctions de VP/HR, de président de la Commission et de président du Conseil européen au regard de l’action extérieure et de la représentation de l’Union, car le cadre réglementaire actuel ne définit pas clairement les compétences de chacune de ces figures institutionnelles; |
| AG. | considérant que les études montrent que les femmes et les hommes ont une expérience différente des conflits armés, s’y engagent différemment, en sont différemment affectés et ont une acception différente de la notion de paix (8); |
| AH. | considérant que la mise en œuvre du programme concernant les femmes, la paix et la sécurité constitue un outil essentiel pour garantir aux femmes de tous âges un rôle décisionnel réel et équitable, à toutes les étapes de la prévention des conflits, du rétablissement de la paix, de la consolidation de la paix et de la réhabilitation après un conflit; que les femmes, la paix et la sécurité font partie intégrante de la boussole stratégique de l’Union; |
| AI. | considérant que les monuments emblématiques du patrimoine culturel situés dans des zones touchées par des guerres contribuent à la consolidation de la paix et à la réconciliation des communautés; |
| AJ. | considérant que le soutien apporté à la culture et la mobilisation de ressources clairement ciblées sur les relations culturelles internationales renforcent la capacité de l’Union à déployer et à soutenir pleinement les relations interculturelles qu’elle entretient avec ses partenaires, ce qui constitue une part non négligeable de la panoplie d’outils de diplomatie préventive; |
| AK. | considérant que la diplomatie culturelle et la protection du patrimoine culturel et historique chères à l’Union sont importantes pour la coexistence, la paix, la démocratie et le développement durable, car de tels engagements promeuvent la solidarité, la tolérance et la réconciliation grâce aux délégations et aux acteurs présents sur le terrain; |
| AL. | considérant que le retour des États-Unis au sein de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) est important pour la coopération mondiale relative aux difficultés transnationales, y compris en ce qui concerne les efforts de diplomatie préventive; |
| AM. | considérant que l'axe de plus en plus important Russie-Chine-Iran instrumentalise les organisations internationales, en particulier les organes des Nations unies, pour miner le droit international et le soumettre à ses intérêts, ce qui est de plus en plus en contradiction avec la charte des Nations unies et l'ordre mondial fondé sur des règles; |
| AN. | considérant que la diplomatie climatique envisage le changement climatique comme un élément de la politique d’action extérieure et souligne la nécessité d’intégrer les objectifs climatiques et de lutter contre les risques climatiques au plus haut niveau de la diplomatie et dans tous les domaines politiques; |
| AO. | considérant que la coopération avec les États membres, les institutions, les partenaires transatlantiques et internationaux, les pays candidats à l’Union et les autres pays grâce à l’échange d’outils, d’informations et de pratiques peut jouer un rôle essentiel pour valoriser et améliorer les outils de diplomatie préventive de l’Union; |
| AP. | considérant que le récent regain de tensions entre le Venezuela et la Guyane au sujet de la région de l’Essequibo est l’occasion pour la communauté internationale, y compris l’Union, de prendre d’urgence des mesures diplomatiques préventives avant que la situation ne s’aggrave davantage; |
| 1. | Recommande au Conseil, à la Commission et au VP/HR:
|
| 2. | charge sa Présidente de transmettre la présente recommandation au Conseil, à la Commission et au vice-président de la Commission et haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. |
(1) JO C 150 du 28.5.1999, p. 164.
(2) JO C 404 du 6.10.2021, p. 202.
(3) JO C 23 du 21.1.2021, p. 16.
(4) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2023)0106.
(5) JO C 28 du 27.1.2020, p. 97.
(6) Décision 2010/427/UE du Conseil du 26 juillet 2010 fixant l’organisation et le fonctionnement du service européen pour l’action extérieure (JO L 201 du 3.8.2010, p. 30).
(7) Comité d’aide au développement de l’OCDE, « Peace and Official Development Assistance » (Paix et aide publique au développement), octobre 2023.
(8) Gendered impacts of armed conflict and implications for the application of IHL (Incidences des conflits armés sur les hommes et les femmes et implications pour l’application du droit international humanitaire), Humanitarian Law & Policy, 30 juin 2022.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/5744/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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19/12/2024
P10_TA(2024)0072 — La 11e année d'occupation de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol par la Fédération de Russie et la détérioration de la situation des droits de l’homme en Crimée occupée, notamment les cas d'Iryna Danylovych, de Tofik Abdulhaziiev et d'Amet Suleymanov — Résolution du Parlement européen du 19 décembre 2024 sur la 11e année d’occupation de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol par la Fédération de Russie et la détérioration de la situation des droits de l’homme en Crimée occupée, notamment les cas d’Irina Danilovich, de Tofik Abdoulgaziev et d’Amet Suleymanov (2024/2992(RSP))
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