| CELEX | 52024IR1007 |
| Type | Initiative législative |
| Date | jeudi 21 novembre 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2025/286 | 24.1.2025 |
Avis du Comité européen des régions — «L’avenir de la coopération territoriale européenne après 2027»
(C/2025/286)
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RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CdR),
Observations générales
| 1. | a la conviction, tout comme le groupe de haut niveau sur l’avenir de la politique de cohésion et le rapport Letta, que la coopération territoriale revêt une importance décisive pour renforcer le développement et la cohésion de l’Union européenne. La coopération transfrontalière, transnationale et interrégionale, ainsi que celle menée dans les régions ultrapériphériques, offrent un instrument approprié pour résoudre des problèmes qui se posent de part et d’autre d’une frontière, et elles contribuent au partage des connaissances quant à la manière dont les régions d’Europe peuvent s’adapter face aux défis démographiques, industriels et géopolitiques actuels et opérer, dans le même temps, leur transition écologique et numérique; |
| 2. | reste persuadé que la politique de cohésion et la coopération territoriale européenne (CTE) constituent l’expression par excellence de la valeur ajoutée européenne et qu’elles devront bénéficier d’un renforcement à l’avenir. Cette coopération constitue le plus important des outils en faveur de l’intégration et de la solidarité européennes et il conviendrait que sa part dans le prochain budget soit augmentée pour atteindre au moins 8 % des ressources allouées à la politique de cohésion lors de la prochaine période de programmation; |
| 3. | rappelle que les régions frontalières couvrent 40 % du territoire de l’Union et abritent 30 % de sa population, et estime que le budget de la coopération transfrontalière, constituant le volet A d’Interreg, devrait être doublé lors de la prochaine période de programmation, compte tenu de la nécessité de renforcer la coopération par-delà les frontières après le ralentissement qu’elle a subi en lien avec les restrictions justifiées par la COVID et l’agression de la Russie contre l’Ukraine; |
| 4. | se dit gravement inquiet de constater que les tendances à la centralisation des ressources de l’Union européenne pour l’après-2027 font peser une menace sur les principes qui régissent la politique de cohésion et les programmes d’Interreg, voulant que les actions afférentes soient menées sur un pied d’égalité, dans le cadre d’une gestion partagée et de partenariats locaux et régionaux; souligne que la coopération territoriale européenne nécessite, par définition, une coopération au niveau infranational qui s’étende sur plus d’un État membre; coordonner cette coopération entre de multiples acteurs au moyen de plans nationaux distincts sera impossible et éloignera les parties prenantes infranationales du projet européen; |
| 5. | s’inquiète de constater que le neuvième rapport sur la cohésion ne s’exprime pas de manière suffisamment explicite sur les résultats d’Interreg et la valeur ajoutée résultant de chacun de ses quatre types de programmes pour ce qui est de réduire les inégalités régionales, de favoriser l’inclusion et les synergies, de soutenir la mise en œuvre et le bon fonctionnement du marché intérieur et de promouvoir la paix, la sécurité et le bien-être; |
| 6. | souligne que les crises qui ont récemment secoué l’Europe, comme celles de la pandémie de COVID-19, de la migration et de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, montrent la vulnérabilité des régions européennes frontalières face à des enjeux inattendus; attire également l’attention sur les défis auxquels sont confrontées les régions frontalières extérieures de l’Union en raison du contexte géopolitique actuel, notamment l’instrumentalisation des migrants; |
| 7. | fait observer que la coopération territoriale européenne soutient les objectifs de la politique de cohésion et contribue à cette même cohésion sur le plan territorial, ainsi qu’au développement économique et social des régions de l’Union européenne sur le long terme, couvrant des territoires et des impératifs de différents ordres, par exemple, dans le cas des îles, des aires de montagne, des zones à faible densité de population, ou encore des régions ultrapériphériques; |
Un programme Interreg paré pour l’avenir
| 8. | estime que la politique de cohésion, en particulier les programmes Interreg, offre aux collectivités régionales et locales, et notamment aux régions relevant de l’article 174, une formidable occasion de relever leurs défis et d’enregistrer des améliorations dans les domaines de l’innovation, de l’action pour le climat, du tourisme durable, de la jeunesse, de l’emploi, de la mobilité ainsi que dans le domaine social, notamment dans les secteurs de la santé et des services publics; |
| 9. | estime qu’il convient de considérer que la coopération territoriale européenne s’inscrit au cœur même des politiques de l’Union visant à promouvoir sa cohésion, son élargissement et ses bonnes relations avec les pays de son voisinage, et qu’elle constitue l’une des actions les plus importantes qu’elle mène pour renforcer son marché intérieur et lever les obstacles qui, aux frontières, entravent la libre circulation des personnes, des services et des biens en Europe; |
| 10. | souligne qu’il importe de préserver les principes cardinaux de la coopération territoriale européenne, à savoir le caractère conjoint de sa planification, de sa mise en œuvre, de sa gestion et de l’élaboration de ses rapports d’activité faisant état de ses réalisations et résultats, reposant sur des initiatives venues de la base, des approches territorialisées, des partenariats locaux et régionaux et une relation de confiance; à ce titre, les outils permettant de développer ces approches, tels que l’objectif politique pour «une Europe plus proche des citoyens», doivent être maintenus et renforcés; |
| 11. | demande à la Commission de veiller à ce que la coopération territoriale européenne de demain maintienne ce principe du partenariat et conforte l’approche territoriale intégrée dans chacun des quatre types de coopération, à savoir celle d’ordre transfrontalier, transnational et interrégional et celle s’effectuant dans les régions ultrapériphériques, de manière à garantir la réalisation des objectifs poursuivis par les villes, les régions et l’Union européenne; |
| 12. | invite la Commission à poursuivre les efforts qu’elle déploie pour simplifier les règles de mise en œuvre de la coopération transfrontalière européenne, et requiert des États membres qu’ils évitent d’imposer des exigences supplémentaires susceptibles d’entraver la mise en œuvre par rapport à celles qui sont fixées à l’échelle de l’Union, et que, le cas échéant, ils modifient leur législation et leurs pratiques administratives de l’échelon national ou régional, afin de garantir une mise en œuvre aussi simple que possible; |
| 13. | reconnaît qu’il est nécessaire de disposer de priorités thématiques qui soient le reflet des orientations de l’Union européenne, mais prie la Commission de réduire les exigences applicables aux programmes de coopération transfrontalière, afin que les régions et les villes puissent proposer des projets qui soient adaptés à leurs besoins concrets et qui en soient une traduction; |
| 14. | met l’accent sur le rôle que joue la coopération territoriale menée entre les villes et les régions en tant qu’elle constitue un facteur de poids pour encourager les pouvoirs publics à collaborer afin de relever des défis partagés; |
| 15. | attire l’attention sur la nécessité d’assurer une meilleure articulation de la coopération territoriale européenne avec les dispositifs de cohésion régionale, afin d’étendre encore les résultats qu’ils produisent, et fait valoir que cette coordination renforcée ne sera possible qu’à la condition de mettre en place, dès la phase d’élaboration des programmes futurs, un mécanisme efficace réunissant les États membres, les régions et les villes; |
| 16. | demande par conséquent qu’en coopération avec lui-même, la Commission entreprenne, et ce d’ores et déjà lors de la période de programmation actuelle, de réunir les États membres, régions et villes intéressés afin d’étudier des mesures efficaces qui, en matière de coopération territoriale, pourraient être reprises dans les programmes régionaux; |
La coopération transfrontalière (Interreg A)
| 17. | tient à souligner qu’Interreg A constitue l’un des programmes phares de l’Union européenne ayant pour effet de rapprocher, de manière concrète et directe, les citoyens de l’Union européenne, d’améliorer les conditions de vie dans ses régions frontalières et de contribuer à son intégration; |
| 18. | fait valoir qu’à l’avenir aussi, Interreg A devrait jouer un rôle important pour surmonter les principaux obstacles d’ordre transfrontalier s’agissant, notamment, de renforcer la confiance de part et d’autre des frontières, d’accroître les compétences linguistiques, de développer des liaisons de transport, de recenser et réduire les obstacles juridiques et administratifs, d’assurer la reconnaissance des qualifications et d’augmenter le recours aux services publics de l’autre côté de ces mêmes frontières; |
| 19. | insiste en particulier sur la nécessité de renforcer la coopération transfrontalière entre les services d’urgence, étant donné que les obstacles dans ce domaine peuvent mettre inutilement des vies en péril; renvoie, dans ce contexte, à l’avis du CdR intitulé «Lever les obstacles à la coopération des services d’urgence dans les régions frontalières de l’UE» (1); |
| 20. | souligne le potentiel que présente Interreg A pour soutenir les zones fonctionnelles transfrontalières au moyen d’instruments intégrés, par exemple, les investissements territoriaux intégrés (ITI) et le développement local participatif, et recommande de poursuivre leur simplification afin qu’ils puissent être utilisés aisément dans un contexte transfrontalier; |
| 21. | rappelle la valeur essentielle que revêtent les initiatives interpersonnelles et le Fonds pour les petits projets et souhaite qu’ils soient encore simplifiés; demande, dans ce contexte, de supprimer l’exigence d’entité juridique unique pour la gestion des projets relevant du Fonds pour les petits projets et de favoriser l’application du principe de partenariat, en particulier dans les zones dépourvues de structures transfrontalières communes; estime que le prochain règlement devrait introduire le Fonds pour les petits projets dans tous les programmes d’Interreg A, car ces petites initiatives interpersonnelles et la coopération culturelle et sportive donnent à de nouveaux partenaires la possibilité de se rencontrer, d’échanger des idées et de nouer des relations inédites et elles établissent entre les deux parties prenantes ce rapport de confiance qui est impératif pour la coopération transfrontalière; |
| 22. | considère que la frontière maritime séparant deux régions doit continuer d’être assimilée à une démarcation terrestre si la distance qui les sépare n’excède pas 150 kilomètres; |
| 23. | soutient la proposition de la Commission relative à un «règlement visant à faciliter le recours à des solutions transfrontalières», qui entend lever les obstacles juridiques et administratifs et encourager les États membres à lever les obstacles transfrontaliers; souligne que toute action en la matière devra s’effectuer sur une base volontaire et de manière souple par rapport aux démarches nationales et bilatérales existantes. Grâce à leur expérience et leurs connaissances, les autorités de gestion d’Interreg, ainsi que les Groupements européens de coopération territoriale (GECT), pourront être d’un grand secours pour les points nationaux de coordination transfrontalière que prévoit le règlement envisagé; |
| 24. | recommande d’utiliser Interreg pour tester de nouvelles solutions transfrontalières, en faisant des régions frontalières des laboratoires de l’intégration européenne; souligne le rôle crucial des structures de coordination conjointe dans la facilitation des partenariats transfrontaliers et dans l’organisation de discussions visant à trouver des solutions aux défis communs; |
| 25. | insiste sur l’importance qu’Interreg revêt dans le processus d’adhésion du point de vue du développement des capacités dans les régions des pays candidats. Les programmes d’Interreg assurent le développement des compétences des collectivités locales et régionales et les préparent à assumer des projets plus complexes, qu’il leur sera possible de mener quand leur État intégrera l’Union; |
La coopération transnationale (Interreg B)
| 26. | reconnaît la valeur et la portée que revêt le volet B d’Interreg, car il est un instrument financier privilégié des stratégies macrorégionales et couvre des zones transnationales plus vastes, qui, à l’exemple des massifs montagneux, des bassins maritimes ou des macrorégions, présentent des traits communs sur le plan géographique, historique, culturel ou socio-économique; |
| 27. | souligne qu’en associant à sa démarche les pays voisins de l’Union et ceux qui sont candidats à l’adhésion, ainsi que leurs régions, Interreg B offre à ces États un important outil de soutien pour exploiter leurs atouts et relever leurs défis; |
| 28. | réclame que les programmes relevant d’Interreg B fassent l’objet d’une différenciation et d’une spécialisation plus poussées, en fonction des besoins et potentialités spécifiques de chaque zone transnationale, et que soient accrues leurs synergies et leur coordination avec d’autres initiatives et politiques européennes et nationales, en particulier pour ce qui concerne le climat, l’environnement, l’énergie, les transports, la numérisation, la compétitivité et l’inclusion sociale; |
La coopération interrégionale (Interreg C)
| 29. | apprécie le rôle joué par Interreg C et ses potentialités, s’agissant du seul volet du programme qui offre à toutes les villes et les régions de l’Union la possibilité de coopérer au niveau européen et qui inclut des collectivités régionales de l’ensemble des États membres ainsi que de certains pays tiers; |
Interreg Europe
| 30. | insiste sur l’importance que le programme Interreg Europe revêt pour aider les collectivités territoriales à améliorer leurs politiques de développement régional dans les domaines d’intervention les plus pertinents et les plus prégnants, comme la transition numérique et écologique, la mobilité durable, l’éducation, l’inclusion sociale, la santé et les soins, le développement intégré ou l’amélioration de la gouvernance régionale; |
| 31. | apprécie le rôle que le programme Interreg Europe assume en soutien à l’échange de connaissances et de bonnes pratiques entre des régions de l’Union dont les niveaux de développement sont divergents; |
| 32. | adhère aux positions exprimées par le groupe de haut niveau quand il estime que la coopération interrégionale mérite davantage d’attention, en particulier pour ce qui est de relever les défis qui se posent à des régions en situation de stagnation ou de déclin économique; |
Interact
| 33. | reconnaît le rôle que joue le programme Interact pour harmoniser et simplifier la mise en œuvre des programmes d’Interreg et la bonne gestion des fonds de l’Union, et apprécie les actions de formation et les outils numériques qu’il met à disposition pour réduire les délais de demande, détecter les doublons et réduire au maximum les cas de double financement; |
| 34. | souligne qu’il est nécessaire que le programme Interact continue à promouvoir la gouvernance à niveaux multiples, accroître le soutien technique et administratif dispensé aux régions et aux villes et œuvrer en faveur du renforcement des connaissances et des capacités, de la simplification et de l’échange de bonnes pratiques, en organisant à l’intention des collectivités locales et régionales des ateliers ciblés, portant en particulier sur la transition verte et celle du numérique; |
L’ORATE
| 35. | reconnaît le rôle que joue l’Observatoire en réseau de l’aménagement du territoire européen (ORATE), en tant qu’il constitue un instrument unique qui, dans le cadre de la politique de cohésion, vise à fournir des exemples territoriaux probants et à combler les lacunes de connaissances, aidant ainsi les régions européennes à gagner en résilience face aux crises et à exploiter de nouvelles pistes de développement; |
| 36. | juge que les travaux menés par l’ORATE sur les analyses d’impact territorial sont essentiels pour améliorer les évaluations globales que la Commission effectue concernant les effets de la législation de l’Union européenne; |
URBACT
| 37. | salue le programme URBACT, en ce qu’il fournit un instrument pour faire évoluer les villes européennes, grâce au développement urbain intégré, aux compétences en matière de construction et au partage des connaissances en rapport avec l’initiative urbaine européenne et le programme urbain pour l’UE; |
| 38. | exprime son soutien aux résultats de l’analyse d’impact réalisée à propos d’URBACT III, qui invite à mieux l’harmoniser avec la ligne politique générale de l’Union, dont le pacte vert; |
| 39. | demande que l’Union mette un terme à la démarche éclatée qu’elle a suivie en matière de développement urbain, en multipliant, au cours de ces dernières années, les initiatives et voies de financement nouvelles; réclame en conséquence qu’elle améliore les synergies et la complémentarité entre ses actions de développement urbain et ses programmes de cohésion régionale; |
La coopération dans les régions ultrapériphériques (Interreg D)
| 40. | souligne que les régions ultrapériphériques constituent une partie des frontières extérieures de l’Union européenne, qui sont soumises à des contraintes structurelles permanentes, reconnues à l’article 349 du traité sur le fonctionnement de l’Union; insiste sur l’importance que revêtent le rôle joué par le volet D d’Interreg et la coopération entre les régions ultrapériphériques et les pays tiers voisins pour renforcer leur intégration régionale et pour asseoir la présence et l’action extérieure de l’Union dans les zones géographiques où ces régions se situent; |
| 41. | se félicite que, dans ses orientations politiques pour la prochaine Commission européenne, Ursula von der Leyen évoque les défis auxquels sont confrontées les régions ultrapériphériques; souligne qu’il est nécessaire de progresser dans la définition de stratégies de développement spécifiques pour les régions ultrapériphériques et les pays tiers voisins, et que le volet D d’Interreg devra conserver suffisamment de souplesse pour mieux s’articuler avec lesdites stratégies de développement; |
| 42. | demande que le volet D d’Interreg devienne un programme de coopération aux frontières extérieures à part entière, et qu’il puisse recevoir des fonds au titre des instruments de financement de l’action extérieure (IVCDCI — Europe dans le monde et décision d’association outre-mer); |
Mesures de simplification
| 43. | estime qu’il conviendrait de ménager plus de flexibilité et de réduire les contraintes administratives pour la mise en œuvre de stratégies territorialisées, communes et globales, assorties de plans d’exécution faisant intervenir plusieurs types de subventions et de financement; |
| 44. | demande que les institutions nationales et celles de l’Union s’engagent davantage et offrent un soutien accru pour faciliter et simplifier l’encadrement juridique et administratif de la coopération territoriale et assurer une cohésion et une complémentarité entre les programmes de coopération territoriale européenne et d’autres initiatives et politiques des États membres et de l’Union, y compris en étudiant des formes et formats nouveaux aux fins de cette coopération, comme les petits projets, les liaisons frontalières stratégiques, les zones fonctionnelles et les services publics transfrontaliers; |
| 45. | fait observer que le développement de systèmes pour l’échange de données représente une surcharge pour les programmes, et, en conséquence, demande à la Commission d’examiner, y compris sous l’angle des avantages et des inconvénients d’une telle démarche, s’il serait possible d’établir une procédure de demande qui serait identique pour tous les programmes; fait référence, à cet égard, aux ressources d’Interact et au partage des connaissances qui s’effectue par son truchement; |
| 46. | est d’avis qu’il conviendrait de se pencher sur le jeu d’indicateurs et de s’attacher à l’améliorer, afin qu’ils restituent une image concrète et de meilleure qualité des résultats produits par les projets de coopération territoriale européenne et qu’ainsi, ils soient susceptibles de fournir des éléments pour établir l’utilité et la valeur que les programmes visés revêtent pour l’Union européenne; |
| 47. | demande que la Commission, les autorités de gestion d’Interreg A et les communautés locales promeuvent activement le Fonds pour les petits projets, qu’elles en ouvrent l’accès aux citoyens vivant dans les régions frontalières et qu’elles leur donnent la possibilité d’en solliciter un concours suivant des procédures simples et sous la forme d’une subvention forfaitaire; |
Financement et gouvernance
| 48. | souligne que la décision du montant de l’enveloppe des programmes et espaces doit être effectuée au niveau européen, mais que le financement actuel d’Interreg est insuffisant et n’est à la mesure ni des besoins de la coopération territoriale européenne, ni de l’intérêt qu’elle suscite. Pour des raisons de manque de budget, nombre de demandes sont refusées, alors même qu’elles concernent des projets de grande qualité et d’une haute pertinence; |
| 49. | insiste pour maintenir la gouvernance des programmes de coopération au niveau régional et local, en particulier dans le cadre de la coopération transfrontalière. Cette approche garantit une meilleure compréhension des besoins spécifiques des territoires concernés, favorise une gestion plus agile et adaptée des projets, et renforce la solidarité entre les communautés locales. La proximité des autorités régionales et locales avec les réalités du terrain est essentielle pour assurer l’efficacité, la pertinence et la durabilité des initiatives transfrontalières; |
| 50. | reconnaît la nécessité de moduler les taux de cofinancement, dans une fourchette de 50 à 85 %, en fonction du niveau de développement des régions visées et de leur intégration; |
| 51. | propose d’introduire davantage de souplesse et d’instaurer la possibilité d’opérer des transferts de ressources entre les programmes et les priorités, ainsi que d’augmenter le préfinancement et les versements d’avances pour lesdits programmes et les projets; |
| 52. | est d’avis que fondé sur des vérifications et certifications par les États membres, des exigences essentielles de gestion et de contrôle, ainsi que des règles détaillées concernant la notification des irrégularités, aux fins de protéger l’argent du contribuable européen, le système actuel de remboursement de fonds a fait ses preuves; |
| 53. | reconnaît toutefois qu’il convient de tirer parti de l’expérience acquise concernant des démarches plus axées sur les performances, dans le domaine de la politique de cohésion comme de la facilité pour la reprise et la résilience, et invite la Commission à examiner la possibilité de recourir à d’éventuels dispositifs fondés sur des objectifs, assortis de jalons intermédiaires, ainsi qu’à mettre en évidence les visées d’Interreg et sa valeur ajoutée; |
| 54. | incite la Commission et les États membres à procéder rapidement, avec le Parlement européen, à l’adoption du futur cadre juridique et à faire en sorte que les programmes soient approuvés en temps utile avant le début de la période de programmation, pour que ces fonds en faveur de la croissance et du développement dans les régions puissent être octroyés, utilisés et décaissés promptement, évitant ainsi les habituels retards dans l’approbation des programmes, qui créent des contraintes et des difficultés pour leur mise en œuvre. |
Bruxelles, le 21 novembre 2024.
Le président
du Comité européen des régions
Vasco ALVES CORDEIRO
(1) Avis du Comité européen des régions — Lever les obstacles à la coopération des services d’urgence dans les régions frontalières de l’UE (JO C, C/2025/282, 24.1.2025, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/282/oj).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/286/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
P10_TA(2024)0075 — Recommandation au Conseil sur les priorités de l’Union européenne pour la 69e session de la commission de la condition de la femme des Nations unies — Recommandation du Parlement européen du 19 décembre 2024 à l'intention du Conseil concernant les priorités de l’Union européenne pour la 69e session de la Commission de la condition de la femme (CSW) des Nations unies (2024/2057(INI))
19/12/2024
P10_TA(2024)0074 — Répression constante exercée contre la société civile et les médias indépendants en Azerbaïdjan, et le cas de Gubad Ibadoghlu, d'Anar Mammadli, de Kamran Mammadli, de Rufat Safarov et de Meydan TV — Résolution du Parlement européen du 19 décembre 2024 sur la répression constante exercée contre la société civile et les médias indépendants en Azerbaïdjan, et le cas de Gubad Ibadoghlu, d’Anar Mammadli, de Kamran Mammadli, de Rufat Safarov et de MeydanTV (2024/2994(RSP))
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19/12/2024
P10_TA(2024)0072 — La 11e année d'occupation de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol par la Fédération de Russie et la détérioration de la situation des droits de l’homme en Crimée occupée, notamment les cas d'Iryna Danylovych, de Tofik Abdulhaziiev et d'Amet Suleymanov — Résolution du Parlement européen du 19 décembre 2024 sur la 11e année d’occupation de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol par la Fédération de Russie et la détérioration de la situation des droits de l’homme en Crimée occupée, notamment les cas d’Irina Danilovich, de Tofik Abdoulgaziev et d’Amet Suleymanov (2024/2992(RSP))
19/12/2024