COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 12.7.2024
SWD(2024) 178 final
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION
RÉSUMÉ DE L'ÉVALUATION
Accompagnant le document
Recommandation de
DÉCISION DU CONSEIL
autorisant l'ouverture de négociations au nom de l'Union européenne d'un nouveau protocole de mise en oeuvre de l’accord de partenariat dans le secteur de la pêche avec la République démocratique de Sao Tomé-et-Principe, et d'éventuelles modifications à l'accord de partenariat dans le secteur de la pêche ou d'un nouveau texte d'un accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable
{COM(2024) 295 final} - {SWD(2024) 177 final}
Dans le cadre de la dimension extérieure de la politique commune de la pêche (PCP) de l’UE, la Commission négocie et met en œuvre les protocoles de mise en œuvre des accords de partenariat dans le domaine de la pêche durable (APPD) conclus avec des pays tiers. Les APPD créent un cadre de gouvernance juridique, environnementale, économique et sociale pour les activités de pêche menées par les navires de pêche de l’Union dans les eaux de pays tiers. En échange, l’UE fournit à un pays partenaire une compensation financière pour l’accès à ses eaux et une aide financière pour la mise en œuvre d’une stratégie nationale portant sur la pêche et l’économie bleue. La contribution de l’UE est complétée par des redevances dues par les armateurs de l’UE.
Conformément à l’article 31, paragraphe 10, du règlement de base de la PCP1, la Commission européenne fait en sorte que des évaluations ex ante et ex post indépendantes soient réalisées pour chaque protocole à un accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable, avant de présenter au Conseil une recommandation visant à autoriser l'ouverture de négociations en vue d'un nouveau protocole.
Le présent document de travail (SWD) procède à une évaluation ex ante et ex post portant sur l’application de l’actuel protocole de mise en œuvre («le protocole de mise en œuvre») de l’accord de partenariat dans le secteur de la pêche conclu entre l’Union et la République de Sao Tomé-et-Principe («l’accord»). Ces évaluations sont principalement fondées sur une étude d’évaluation indépendante réalisée par un consultant externe.
L’évaluation ex post couvre la majeure partie (jusqu’en décembre 2023) de la période d’application de l’actuel protocole de mise en œuvre, qui s’applique du 1er août 2019 au 31 juillet 2024. Elle fournit une évaluation globale du protocole de mise en œuvre, en tirant des conclusions du point de vue de son efficacité, son efficience, sa pertinence, sa cohérence, son acceptation et de la valeur ajoutée européenne de l’intervention. Les questions d’évaluation détaillées correspondant à ces critères d’évaluation figurent à l’annexe III et sont traitées plus en détail à la section 4.
L’évaluation ex ante analyse les objectifs pertinents de l’accord et de son protocole de mise en œuvre, en tenant compte des besoins actuels et futurs de cette intervention. Elle examine les leçons tirées des protocoles de mise en œuvre précédents et les résultats de l’évaluation ex post de l’actuel protocole de mise en œuvre. Enfin, elle procède à un examen et tire des conclusions en ce qui concerne les incidences possibles des deux principales options: la négociation ou la non-négociation d’un nouveau protocole de mise en œuvre.
L’évaluation ex ante privilégie l’option de la négociation d’un nouveau protocole de mise en œuvre de l’accord, moyennant quelques ajustements:
·En ce qui concerne l’accès et la composante technique, ces ajustements viseraient à assurer un meilleur partage d’informations sur l’utilisation effective des possibilités de pêche et la tenue d’un dialogue sur les conditions sociales pour les gens de mer.
·Pour ce qui est de la composante relative à l’appui sectoriel, des ajustements devraient être apportés pour permettre aux parties de mettre en œuvre effectivement les priorités convenues, conformément à la politique nationale de développement de Sao Tomé-et-Principe.
·Ceci devrait assurer la poursuite de la coopération dans les domaines de la gouvernance des océans, des sciences halieutiques, du suivi et du contrôle des pêches et de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (pêche INN).
·Le rythme de mise en œuvre devrait être amélioré grâce à une meilleure planification et définition du programme.